21 avril 2018

JACUZZI sans bulle (Tilleul)

 

JA : jardin, celui qui me donne bien du travail en ces beaux jours de printemps... Désherber le pied des rhododendrons, des hortensias... Aller à la chasse aux orties, tondre la pelouse... etc.

CU : prononcer « cou » comme couleur que je suis occupée à changer dans ma chambre : nouvelle tapisserie, nouvelle peinture au sol, au plafond... etc. et cou douloureux après avoir regardé en l'air un peu trop longtemps.

ZZI comme zibeline, mais ce n'est pas cet animal qui squatte nos greniers, c'est la fouine... dommage que le mot donné pour le défi ne soit pas JACUFOUI...

 

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24 mars 2018

Funambule sans fil... (Tilleul)


Les gamins se demandaient à quoi pouvait bien
Servir ce câble tendu entre le clocher
Et le haut balcon de la maison de Martin
Les filles et les garçons étaient bien intrigués.

A la tombée du jour, les gens sont arrivés
Les yeux fixés sur le sommet de l'église.
Une clameur fusa : mais quelle bêtise
Une moto roulait sur le fil éclairé...

De rose vêtue, une demoiselle,
Glissait sur ses pieds nus en tenant une ombrelle.
Effrayé, mon cœur battait en accéléré,
Était-elle attachée ? Et si elle tombait ?

Parfois dans la vie, sans être funambule,
Tu marches sur un fil sans aucun vertige,
Mais choisir devient de la haute voltige...
Tu voudrais tellement sortir de ta bulle...

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03 mars 2018

Le carrousel de mon enfance. (Tilleul)

 

J'adorais les carrousels... Toute petite, dès que j'ai pu marcher, j'attendais la « fête du village » avec impatience. Dès le mardi, quand les convois de caravanes et roulottes arrivaient, je devenais bien énervée... De la fenêtre du salon, j'observais le montage du manège. C'était la kermesse chaque année... Un tir aux pipes, des balançoires beiges garnies de rouge, en forme de barquettes et un carrousel magnifique, avec des voitures rouges ou bleues qui brillaient au soleil, et une « floche » qu'il fallait essayer d'attraper pour avoir droit à un tour gratuit... et « tous » ces manèges installés à trente mètres de la maison... Le dimanche, toute la famille était réunie pour un grand repas, les oncles et les tantes invités me glissaient une petite pièce dans la main et sitôt que la musique se faisait entendre, la petite Tilleul courait pour être la première à grimper sur le carrousel... c'est que, pour attraper la floche, il fallait choisir le véhicule le plus haut... Mon argent de poche bien vite dépensé, je revenais mendier à la maison et je repartais aussi vite pour ne rater aucun tour... Ça avait coûté tellement cher que l'année suivante, maman m'avait acheté un abonnement pour tout l'après-midi... Pendant des heures, je suis restée sur ce carrousel et bizarrement, j'attrapais presque toujours la floche ; ça n'avait plus de charme et le carrousel m'attirait moins...

Aujourd'hui, mes petits-enfants ont pris la relève... et mamie Tilleul les accompagne avec plaisir...

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17 février 2018

Atrabilaire ou pas... (Tilleul)

 

A minuit, il neigeait... Ce matin, ça continuait... J'aime pas la neige, il faut déblayer avec la grande pelle, c'est fatigant, ça mouille les gants et le bonnet (et ce n'est pas un gros bonnet). Marre !
Tous les touristes vont débarquer pour skier... Je ne trouverai pas de place pour garer la voiture... et ma trottinette est trop petite pour ranger les skis. Marre !
Routes enneigées, encombrées, les camions qui bloquent les côtes, et moi, coincée entre deux mastodontes et des routiers pas sympas... Marre !
Ah taisez-vous ! Venez vivre dans ce trou perdu et vous comprendrez. Vos réflexions me mettent en colère... Marre !
Bouvreuils, mésanges ou chardonnerets, tous ont déserté mon jardin fuyant les chats des voisins qui prennent trop souvent ma pelouse pour une litière... Marre !
Infiniment heureuse d'habiter la campagne, ne croyez pas ce qui est écrit plus haut... Non, je ne suis pas atrabilaire. Ce matin, il neigeait ! La pelle pour déblayer n'est pas si grande que cela. Le bonnet et les gants sèchent très vite devant un bon feu de bois... Chouette !
Les touristes débarquent, c'est parfait pour les loueurs de skis. Les tavernes et les restos vont se remplir de clients... Chouette !
Avec les pneus hiver, un peu de patience, et les camions de déneigement, il n'y a aucun souci de circulation... C'est agréable d'habiter dans un petit village, le calme règne en maître ; la nuit, c'est le grand silence... Chouette !
Il n'y a pas de zébu mais dès le printemps, les troupeaux de vaches remplissent les prairies. Vous me direz qu'au moment de l'engraissement des sols, l'odeur s'éloigne du parfum de la rose... mais la pluie estompe très vite ce désagrément. Chouette !
Rendons à Molière ce qui appartient à Molière, et laissons cet atrabilaire avec Célimène... « Notre » Germaine aurait-elle voulu Alceste ? Rien n'est moins sûr, elle est entourée de défiants... euh... amoureux ? Sympathiques ? Les deux !! ?? Rassurez-moi, ils ne sont pas atrabilaires ? Chouette !
Etles paysages sont sublimes, les sapins couverts de neige, belle opportunité pour les photographes...
Chouette !

 

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03 février 2018

Le yéti existe. Je l'ai vu (Tilleul)

 

Vous savez qu' Hergé s'est toujours beaucoup documenté avant d'écrire ses histoires ; qu'elles se passent en Afrique, en Amérique, en Asie et même au Tibet... Donc, ce yéti existait, j'en étais sûre.

Je décidai donc de me rendre sur place pour constater moi-même la présence de ce phénomène. (Mais vous, n'y allez pas, il n'y est plus, un homme en baskets l'a apprivoisé).

A l'agence de voyages, j'ai réservé un train qui me conduirait jusqu'à Vienne : « Le train des rois, le roi des trains », pensant que de là, il devait bien exister un moyen pour m'emmener plus loin.

Et là, vous ne me croirez pas ! Sur le quai de la gare, je l'ai vu! « Comprimé dans un fourreau en lamé... Les cheveux en choucroute », une étole en vison jetée sur les épaules, claudiquant pieds nus (visiblement la capture de cette chose n'a pas dû être facile)... Un homme de Sarthe la soutenait, elle le suivait docilement... C'est étrange, il appelait le yéti « Germaine ». J'ai même cru l'entendre dire « voir Vienne et puis mourir ».

 

P.S. J'espère que Vegas ne m'en voudra pas d'avoir emprunté le même train que lui...

 

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27 janvier 2018

Le xérès qui a failli nous coûter cher... (Tilleul)


L'histoire que je vous raconte se passe en 1978. L’Europe sans frontière n'existe pas encore. Cette année-là nous sommes allés quinze jours en vacances en Espagne dans un petit village où les rues sans tarmac sont tout simplement empierrées. Il n'y a pratiquement pas de voitures. Les enfants découvrent le patelin aux volets clos, sans crainte de se faire renverser par l'un ou l'autre conducteur distrait. Chaque matin, le berger traverse la « Grand-Place » accompagné de son troupeau bêlant et sonnant – certaines brebis portent, en effet, une cloche autour du cou. Même si nous habitons la campagne, c'est un réel dépaysement. Nous logeons au château. Nos chambres aux murs blancs dont les lits sont uniquement garnis d'un drap – couettes et édredons sont inutiles en été- hébergent parfois un petit lézard qui a fui la chaleur de midi.
Les propriétaires cultivent des tomates, des pêches et des nectarines et nous en offrent par caissettes entières, juteuses à souhait. (Aujourd'hui, on les appelle « les mal-aimés » parce qu'ils sont trop gros ou trop petits ou trop mûrs pour la vente)
Outre ces fruits délicieux, dans les caves du château, il y a également des fûts de xérès et de muscat à la belle couleur ambrée que nous goûtons et re-goûtons avant chaque repas. Une publicité pour une bière belge dit « au plus que tu la goûtes, au plus qu'elle te goûte » ; c'est ce qui s'est passé avec le xérès. Nous décidons d'en acheter un petit tonneau et le casons entre les sièges de la voiture. Dissimulé sous un oreiller, il sert de couchette à nos enfants. (Les ceintures de sécurité n'existent pas encore).
Peu avant de passer la douane française, nous avons conseillé à nos fils de faire semblant de dormir, ainsi, pensons-nous, si le douanier éclaire l'intérieur de l'auto avec sa lampe de poche et qu'il voit les enfants endormis, il ne voudra pas les éveiller...

Le douanier : « Bonsoir Monsieur, bonsoir Madame, vous n'avez rien à déclarer » ?
Notre fils (4 ans) en se redressant : « C'est maintenant qu'il faut faire semblant de dormir » ?

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07 janvier 2017

Participation de Tilleul


Comme chaque été, nous nous retrouvions mes frères et moi, en vacances chez mes grands-parents. Ce n'était pas l'hémisphère sud, parfois le soleil boudait mais nous adorions ces jours où le ciel montrait grise mine. Après un copieux petit déjeuner, nous nous enfermions au « grenier des anges », une mansarde surnommée ainsi par mon grand-père – sans doute nous trouvait-il bien sages... Là, étaient stockés de véritables trésors. Chiner était la passion de ma grand-mère. Sur un vieux secrétaire, la plume d'oie, ramassée lors d'une balade à la ferme voisine, trempait dans un vieil encrier de  bronze. L'encre bleue ardoise avait séché depuis bien longtemps mais nous aimions jouer à faire semblant, tantôt j'étais marquise, tantôt j'étais reine et prenait plaisir à diriger mes valets...
Dans un coin, une Marianne grandeur nature, donnait l'impression de surveiller nos moindres faits et gestes. Elle avait longtemps trôné au milieu d'un parc, au temps où mes aïeux, jeunes mariés, habitaient une petite maison bleue. Ils avaient emporté la statue en changeant de demeure. Elle était dans le grenier provisoirement avant de retrouver une place dans le nouveau jardin... Le provisoire était devenu définitif...
Sous la toiture, à l'endroit où il fallait se baisser pour avancer, il y avait un grand coffre noir. Nous aimions fouiller  ses secrets... Des vieux chapeaux, des photos jaunies, couleur du temps qui passe, montraient bon-papa et bonne-maman tout jeunets... A l'arrière d'un cliché, on pouvait lire « promenade d'un dimanche dans l'allée des orangers »... Il y avait un paquet de lettres aussi, serrées par un ruban de satin bleu. C'était sans doute le courrier échangé par mes grands-parents au temps de leurs fiançailles mais nous n'avons jamais lu ces missives, par respect pour leur vie privée. Pour des enfants, les grands-parents ont toujours été vieux. Il était dès lors difficile d'imaginer que papy et mamie aient pu être de jeunes amoureux...
La rentrée des classes approchant, nous repartions le cœur gros mais la tête remplie de doux souvenirs en attendant les vacances suivantes...

N.B Je n'ai pas connu mes grands-parents... Aujourd'hui, je suis mamie et j'aimerais que mes petits-enfants gardent de tels beaux souvenirs de leurs vacances chez moi...
 

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17 mars 2012

Matricaire discoïde (Tilleul)

 

En été, l’entretien du jardin prend la plupart de mon temps. L’an dernier, alors que le soleil brille après quelques jours de pluie, un sarclage est nécessaire. Chaussée de bottes, tenant en main l’outil adéquat, je me penche et… tout d’un coup, une odeur particulière me transporte cinquante ans en arrière...

Je me revois assise sur le seuil en pierre bleue de la maison de mon petit voisin avec qui je partage tous mes jeux. Il fait beau, la pierre est chaude, je suis bien. Dans le verger, les linges mis à sécher sur le fil dansent au vent léger. La barrière fermée du jardin potager interdit aux poules en liberté d’y entrer mais ne nous empêche pas d’aller de temps en temps croquer une jeune carotte ou une feuille d’oseille… Papa est sans doute parti en forêt, maman est peut-être derrière sa machine à coudre, occupée à nous confectionner une jolie  robe ? Mon souvenir reste vague, seule une impression d’immense bien-être, de jours heureux,  a marqué ma mémoire…

Dans la terre battue du sentier piétiné, poussent quelques mauvaises herbes, des petites boules jaunes que l’on cueille tantôt pour simplement les écraser entre nos doigts, tantôt les  déposer dans une assiette de dînette pour le repas d’une poupée…

 

Chaussée de bottes, tenant en main l’outil adéquat, je me penche et… je n’ai pas arraché cette plante qui me rappelle de si bons souvenirs…

 

« L’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer… à porter sans fléchir… l’édifice immense du souvenir » (M.Proust)

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04 février 2012

Le bourg de tilleul (Tilleul)

  

Entouré de bois et de collines, mon bourg est tout petit. Je ne cite point son nom, il renferme une lettre interdite…

Tout près de chez moi, une forêt de chênes rouvres, de frênes, de peupliers et de conifères qui restent toujours verts, offre son ombre et ses sentiers en été et permet surtout de trouver du bois pour nourrir le poêle en hiver. Chevreuils, cerfs ou biches y trouvent refuge. Les derniers loups ont été tués depuis bien longtemps…

Mon logis est modeste, je m’y sens bien. Non loin de chez moi demeure une copine qui tient une boutique ou vous pouvez trouver outre du sucre, des légumes ou des boites de conserve, une serpillière, des piles, ou des serviettes… Je ne peux tout énumérer. C’est précieux pour les têtes de linotte comme moi qui oublie bien souvent des petites choses lors de ses courses en ville.

Les nuits sont silencieuses et noires, point de bruit de voiture pour troubler vos rêves. Les réverbères éteints permettent de découvrir des milliers d’étoiles qui scintillent. De temps en temps, vous pouvez percevoir le ululement d’une chouette chevêche. Qu’il pleuve, qu’il vente ou que le soleil brille, les bouvreuils, merles ou rouge gorge côtoient les pies et les corneilles venues pour engloutir les tournesols semés pour eux.

Pour vos sorties, point de ciné ni de musée, seules quelques soirées entre voisins où rires, bonne humeur et jeux de belote s’invitent. Cinq kilomètres plus loin, une petite ville offre tous les loisirs possibles… Non ! Je ne m’ennuie nullement. Pour meubler mes temps libres, je peins, je tricote, je visite différents blogs que j’estime (Berthoise, Joye…*) ou bien j’écris ce défi…

 

* Je ne peux nommer les blogs qui renferment une lettre interdite. Mille excuses.

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14 janvier 2012

Poussières … (Tilleul)


Petites particules,
Oubliées dans le vestibule,
Unanimement chassées
Sur les meubles cirés et
Sous l’escalier,
Il faut vous en aller.
Envoyez-vous en l’air,
Retournez à la terre,
Evitez de vous montrer !
Saletés !

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