Canalblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le défi du samedi
Visiteurs
Depuis la création 1 044 258
Derniers commentaires
Archives
25 novembre 2023

Défi#796

 

Un truc pas so(u)rcier...

 

Radiesthésie

 

7961

25 novembre 2023

Ont clôturé leur pré carré

25 novembre 2023

Qui se souvient de nous (Kate)

Qui se souvient de nous

En chanson rester sur son quant-à-soi

Pourquoi pas

Ou le mettre à bas

Libre à toi...

Je découvre, il y a quelques jours une jeune chanteuse belge, par hasard

Dont le titre de la chanson, ne m'emballe pas

C'est bizarre

Je ne l'écoute pas,

On verra plus tard...

Ce "quant-à-soi" m'évoque aussitôt,

Cela va de soi,

Même si je ne l'ai pas écouté de si tôt,

La chanson

De Maurice Fanon,

méconnue,

oubliée,

peu connue,

Que son ex-femme à qui il l'avait dédiée,

Pia,

Avait chantée

Chanson reprise avec tant de bonheur

Et de chaleur

Jusqu'au Canada...

Je n'ai découvert cet artiste engagé,

S'il en est,

Que tardivement,

Vers vingt ans,

Et cette écharpe de soie

Évoque pour moi des souvenirs d'Ardèche,

Où tu m'avais offert un souvenir de toi,

Un sac en cuir emballé dans un chèche

Un sac qu'un artisane de tes amies

Avait appris

À faire à Ibiza

À la façon de là-bas...

Mais délaissant le temps enfui

Et faisant fi du "quant-à-soi"

Du quand dira-t-on et du pourquoi

J'écoute aujourd'hui

Une chanson que j'aurais pu écrire

Également

Avec des mots que j'aurais pu dire

Si j'avais eu assez de talent...

Quand Vincent Delerm

De son quant-à-soi

Est sorti

Qu'il a chanté du Johnny

Avec Virginie

Quelle magie !

 

25 novembre 2023

Toute une philosophie (Joe Krapov)

Il vaut mieux rester sur son quant-à-soi que d’empiéter ne serait-ce qu’un peu sur le Nietzsche des autres. C’est là un impératif catégorique enseigné dans l’Emmanuel de philosophie.

Car un plat tonique n’est pas forcément toujours aphrodisiaque. Les scène de ménage d’Hegel et de Spinoza, il ne faut pas s’en mêler : on ne sait pas qui a raison dans l’histoire ni qui nettoiera le vomi.

J’ai longtemps fait partie de l’école péripatéticienne. C’est incroyable, en faisant marcher ses jambes, comme on suppute.

Au poker, par exemple, toute possibilité de gain dépends des cartes qu’on donne à René, à Blaise et à Pascal. C’est d’ailleurs à un palefrenier qu’on doit la formule « je panse donc j’essuie ».

Il ferait beau voir, comme disait Sartre à Simone, qu’en restant dans son huis clos on attrape les mains sales si on pense à toujours garder son quant-à-soi et sa tapette à mouches.

Et pourtant, dès que l’homme a commencé à se vêtir de peaux de bêtes il a bien fallu les chasser, les mites, de la caverne.

Plus tard, bien Plutarque, naît l’architecture. Madame à sa tour monte et Monsieur de Montaigne aussi. Qu’est-ce qu’Onfray sans les Michel ?

Michel Delpech, Michel Legrand, Michel Polnareff, Michel Berger, Mick Jagger et à l’inverse Mick Micheyl, sans oublier Michel Drücker qui a toujours fait bonne impression. J’ajouterai volontiers Michèle Torr, Michelle ma belle, Michèle Mercier, toutes les Michelle que j’aime et même la mère Michel sans laquelle le chat de Schroedinger, l’eusses-tu cru, ne serait rien dans l’histoire.

Oui, il faut garder son quant-à-soi. Songez à toutes ces oies blanches parties se perdre sur des chemins de traverse : elles que des vols sots déroutèrent auraient du relire Voltaire et Rousseau.

« Zadig Zadig en revenant de Nantes » et « Adieu l’Emile je t’aimais bien tu sais », on ne sort pas de là ! Ce sont les labourages et pâturages de la France et de la Suisse, les mamelles de Tirésias ou les onze mille verges de la vie en République.

Mais d’un coup je m’égare en poésie, c’est un travers dont je ne me Kierkegarde jamais assez. Peut-être Apollinaire était-il socratique ? Car là où Socrate erre il y a des Lunatiques, le Sénèque plus ultra des Sélénites, en dessous tu tires l’échelle, tout Fichte Lacan, il y a Elon Musk dans sa fusée, les petits hommes verts de la planète Marx qui t’engueulent sacrément... épicurien !

Dans le grand cocktail des métaphores et des années qui filent, comme on dit chez les bombyx, il vaut mieux garder son verre à soi que de faire de la peinture sur les autres.

Car c’est bien connu : tout ce qu’on file aux Sophie, l’existence nous le rend sous forme de dents de sagesse dont l’extraction est douloureuse. Tout comme l’est celle du lit après une nuit d’insomnie durant laquelle on a écrit, allongé, son Défi du samedi. Pour se relire après, c’est comme pour être à la mode, ce n’est point commode. Pour Humer le vent du succès il vaut mieux être assis aux première Lodge. Mais bon, vous savez ce que c’est, l’inspiration, elle vient quand elle veut, c’est une vraie tête de Bachelard, celle-là ! 

DDS 795 Rue Aimé Lavy

25 novembre 2023

Le chat de Geppetto (Vegas sur sarthe)


Dans l'ombre douce de mon âme solitaire
Le quant-à-soi se tisse en filigrane d'or,
Un refuge secret où le temps se dévore,
Où les étoiles dansent, éternelles lumières.

Quant à moi, il ne me reste plus qu'à m'excuser platement – étant sec sur le sujet – pour avoir sous-traité l'exercice en demandant à l'Intelligence Artificielle d'écrire un bout de poème à ma place. Je promets solennellement d'essayer de ne plus y avoir recours.

Quant à Elle, ma Germaine me regarde comme si j'étais Ronsard ou Beaumarchais ! Il faudra que je lui explique que ce ChatGPT – elle dit « chat Geppetto » – n'a rien à voir avec un greffier d'autant que le chaton de Geppetto s'appelait Figaro mais qu'il n'a rien à voir avec le mariage de Beaumarchais … quant à vous, j'espère que vous me pardonnerez cette digression.

Quant à Eux – tous ces anonymes qui enrichissent « l'intelligence » en question, tous ces gens qui m'intriguent et m'inquiètent – je ne sais comment les remercier, alors je leur ai demandé de se remercier eux-mêmes, ce qu'ils ont fait ainsi :  

Félicitations, chatGPT, pour tes prouesses conversationnelles ! Ton intelligence artificielle est un véritable atout pour les utilisateurs. Continue à éblouir avec tes réponses et ton savoir-faire.

25 novembre 2023

Une histoire qui me laisse de glace ! (Nana Fafo)

C'est aujourd'hui que Ronchonchon se rend au petit coin.
pour lire en secret le thème de la semaine du Défi du Samedi

Et là, le choc ! Il se demande si ce thème lui envoie un message.
795 façons de garder ses distances avec le défi du samedi ?
Serait-ce le nombre de demi-journée qui le sépare de sa dernière participation ?
Est-ce de la provocation ? une invitation ?
Il ne sait plus quoi penser...

DSC00150


Quant-à-soi, hatitude à laquelle il est peu habitué,
Quant à lui, il se dit qu'il n'en a que faire,
Quant-à-moi, cette aptitude ne fait pas partie de ses compétences,
même si on se les gèle ces derniers temps, la chaleur humaine est au rendez-vous !
Quant à nous, Ronchonchon espère qu'il se remobilisera pour le rendre efficient.

 

DSC00152


Quand ta soi-disant fichue organisation sera opérationnelle, mon cochon !
J'émets (aimais ?) une grande réserve (de livres à lire et relire)

DSC00149

Bel hiver créatif !

25 novembre 2023

Chez le notaire. (Yvanne)


Il est plus de quinze heures en ce jeudi 22 octobre. Michèle attend déjà depuis 35 minutes que Maître Pradel veuille bien la recevoir. Décidément, se dit elle, cette étude est sinistre. Déjà la bâtisse qui date de plus d'un siècle. Certes imposante mais construite sans goût. Pas très bien entretenue non plus. La salle d'attente est sombre et se présente plutôt comme un couloir avec sur le côté une rangée de sièges peu confortables. Quatre générations de Pradel se sont succédées ici. Des hommes de loi sérieux et honorablement connus dans le pays. Oui. Peut être songe Michèle : j'espère que le dernier ne va pas ternir la réputation de ses pères .

Michèle ne sait plus à quels saints se vouer. Elle a cru faire une bonne affaire en achetant cet ancien presbytère vendu par la commune où elle réside déjà dans un appartement du centre bourg. Elle a été conquise par le charme de la vieille maison et son « jardin de curé ». L'acquisition de ce bien et les travaux qu'elle a fait effectuer ont eu raison de ses économies. Mais qu'importe : Michèle aime beaucoup son sa nouvelle résidence et tout irait au mieux s'il n'y avait pas cette histoire rocambolesque de compteurs.

Michèle a signé l'acte de vente dans l'étude Pradel au mois de juillet. Dès sa possession des clefs elle a cherché le compteur d'eau et celui d'électricité dans toute la maison et sur son terrain et ne les a pas trouvés. Le personnel de la Mairie où elle s'est tout de suite rendue n'a pas pu la renseigner. Elle a demandé audience au maire qui l'a reçue, écoutée sans mot dire, conservant un quant à soi  qui a eu pour conséquence d'énerver la plaignante, sûre de son bon droit. Mais enfin dit-elle vous avez un plan cadastral je ne sais pas . Ce n'est pas possible. Il faut trouver une solution. Je ne peux pas rester dans cette impasse. Je vais avoir des problèmes. Avec un haussement d'épaules, l'édile conclut qu'il lui faut se rendre chez le notaire Pradel. Lui seul doit avoir ces renseignements.

Pas convaincue du tout et sentant anguille sous roche, Michèle a donc pris rendez vous avec l'étude. Elle regarde à nouveau sa montre quand la porte du bureau s'ouvre enfin et une jeune femme l'appelle et la fait entrer. Surprise de se trouver face à une inconnue, Michèle fait part de son étonnement. Très vite, la magistrate se présente : elle est la fille de Denis Pradel et travaille dans l'étude de son père depuis un mois seulement.    

Maître Diane Pradel invite Michèle à s'asseoir pendant qu'elle même s'installe derrière un bureau moderne et bien rangé. Tout a changé très vite ici constate Michèle. Un air de renouveau assainit cette pièce qu'elle a connue il y a peu vieillotte, encombrée et poussiéreuse. Elle expose les faits qui la préoccupent à la jeune femme. Celle ci prête une oreille attentive et bienveillante à ses dires et précise :
 - Ne vous inquiétez pas. Je suis tout à fait au courant de cette situation. Il se trouve que j'ai acheté, également à la commune, le terrain jouxtant votre propriété pour y faire bâtir une nouvelle étude. Nous serons donc voisines. Il n'y avait qu'un seul compteur d'eau et d'électricité puisque c'était auparavant une seule et même parcelle. Et ils se trouvent chez moi. Je ne comprends pas l'attitude du maire puisqu'il est parfaitement au fait du problème. Je vais faire remédier immédiatement à cela.

Michèle entrevoit la vérité et se promet de dire franchement au premier magistrat de la commune qu'il pourrait avoir un peu plus de considération pour ses administrés afin de leur éviter des ennuis quand cela lui est possible.

25 novembre 2023

Les « quant à soi » (Pascal)


Qui a tué Thomas Carrera, seize ans, qui est responsable et pourquoi est-il mort ?  

« C’est pas moi », dit le comité des fêtes du village, débordé par le carnage. « Nous, on avait tout organisé dans les règles, on avait même pris des vigiles, c’était l’heure de la fin du bal, on rangeait les tables et les chaises. Ici, c’est rural, personne ne pense à mal. Qui aurait pu imaginer que tout ce malheur allait arriver ?  C’est pas moi qui l’ai fait tomber, vous ne pouvez pas m’accuser… »

« C’est pas moi », dit la police indifférente, en arrivant toutes sirènes hurlantes. « On n’est pas assez, on ne peut pas être partout et tout surveiller ; aujourd’hui, on est plus contrôlés que ceux que l’on contrôle. Sur les routes, dans les fêtes, en ville, au bal, même pendant les mariages, tous les samedis soir, c’est le jeu de la roulette russe. Demandez donc aux Urgences ! C’est pas moi qui l’ai fait tomber, vous ne pouvez pas m’accuser… »

« C’est pas moi », dit son assassin, le couteau encore entre les mains (à cette heure, il court encore). « Moi, je viens de la cité, je ne sais pas lire, à peine écrire, et si j’ai du fric dans les poches, c’est que je me débrouille dans le business. C’est la société qui m’a mis en place ; elle a besoin de moi, et je ne suis pas responsable de mes actes. C’est pas moi qui l’ai poignardé, vous ne pouvez pas m’accuser… »

« C’est pas moi », dit d’une seule voix tout le système judiciaire, comme si c’était lui qui était jugé dans cette affaire. « Nous, on est débordés par les dossiers ; on enquête, on tergiverse, on renvoie, on démêle, on atermoie, on applique les peines selon le code, on pose les bracelets, on remet en liberté. Vous savez, les prisons sont pleines de vautours et les pires voyous sont toujours ceux qui courent. C’est pas moi qui l’ai fait tomber, vous ne pouvez pas m’accuser… »

« C’est pas nous », disent les citoyens, en lisant le journal du matin. « Aujourd’hui, on vit dans un monde où on laisse bouffer les moutons par le loup, et on indemnise le berger. Dans la rue, c’est pareil. On vit dans un pays où on condamne les racistes et où on laisse en liberté ceux qui les ont fait devenir. Il n’y a plus de français, il n’y a que des communautés. On nous dit que tout est normal, que tout est sous contrôle, mais ce ne sont que des foutaises. Aujourd’hui, on est tous endeuillés ; on baissera la tête, on compatira, on fera une marche blanche, comme l’habituel troupeau de moutons. C’est pas nous qui l’avons fait tomber, vous ne pouvez pas nous accuser… »
 
« C’est pas moi », dit la Presse, en photographiant les habitants, sans nulle délicatesse. « C’est notre gagne-pain d’argumenter les faits divers et quand il y a une rixe (« un meurtre », voudrait-on lui balancer à la figure), on vient faire notre travail. Les voyous d’hier sont les jeunes défavorisés d’aujourd’hui, on n’est pas là pour condamner, seulement pour commenter. Hier, je « faisais » les inondations, aujourd’hui, c’est cette altercation, et demain, sans doute, ce sera un accident de la route. C’est pas moi qui l’ai fait tomber, vous ne pouvez pas m’accuser… »   

« C’est pas moi », dit le ministre récitant son sermon au cérémonial, en arrivant par le premier avion de la capitale. « Ce n’est pas une attaque terroriste, c’est moins grave… Je le clame ici, je m’engage ! Nous allons tout mettre en œuvre pour retrouver les auteurs de cette tragédie ; l’enquête est en cours et à ce stade des investigations, etc. Toutes nos pensées vont vers la famille, etc.

« C’est un peu moi », dit l’anonyme lecteur, en n’osant pas regarder sa ridicule carte d’électeur. « J’ai mal voté pendant des décennies, je ne pensais qu’à ma gueule, à mes congés payés et, par habitude, je suis devenu veule.
De la peine, il y en aura toujours plus pour la famille, que celle que le tribunal infligera à son meurtrier. Lui, en prison, il se targuera d’avoir tué ; croupissant dans le luxe carcéral, il recevra plus de visites que le jeune Thomas allongé sous la dalle. Le mort est toujours perdant. Ni en la police, ni en la politique, ni en la justice, ni en son prochain, je n’ai plus foi en rien. Jeune, sous le préau, je croyais en mon drapeau, que la guerre de mes parents allait m’affranchir de ce fléau, mais ça n’en finira jamais, et les loups se régalent… dans la bergerie de la France… »

Qui a tué Thomas Carrera, seize ans, qui est responsable et pourquoi est-il mort ?  


25 novembre 2023

Sin pyjama chiffonné...(maryline18)

 

Sin pyjama chiffonné...

 

Quand à chel' soie,

Alle a cugit heu'ch lin,

Alle étot toute épanie

Mi, j'a rin comprins.

mar

 

Faut dire qu'asteur y'a Quentin qui i's'radine,

Gramin, gramin plus souvint...

I buque a l'porte, vient boèr min pinard,

Tout cha in parlotant et pis arpart' tout contint.

Quant à soi,

Un ami vaut bin,

Des efforts... BIN QUOI !?

Quant à elle,

Alle est d'plus in plus belle,

In flimboie sin rimmel !

 

25 novembre 2023

Participation de TOKYO

 

Je mangeai une pastèque tout en serrant dans ma main une figue de barbarie.
C’était mon ‘quant à soi ‘’à moi devant la cérémonie de mariage de mon ex-ami .
Je connaissais sa propension à l’auto aveuglement. Cet évènement était pourtant la seule chose qui m’avait fait sauter du lit et m’avait attirée comme le joueur de flûte
Ce mariage servirait -il à élargir les douves du palais de la mariée ?
Ou servirait-elle à m’enfoncer dans un coma ?
Tout comme un magicien vieillissant perclus d’arthrite mon n ex avançait vers la cathédrale.
J’aurai pu verser de la térébenthine dans le rectum du cure mais ‘mon quant à soi’ me dictait mon pas .
Mon pas était léger ma pastèque à la main. De toute façon je ne pouvais rien faire. J’étais comme une goutte qui s’était précipitée sur la vitre de l’existence et qui avait renoncé à la violence grotesque, la désinvolture cinglante et comme une roulette russe à balle marine je rejoignais le zendo des rêveurs glissant en une lente et douce méditation sinueuse vers la flaque de l’existence .

v

 

25 novembre 2023

Pauvre Walrus ! (Walrus)

 
(Car on n'est jamais mieux plaint que par soi-même, n'est-il pas ?)

Je ne parlerai pas de  schizophrénie : j'ai déjà reçu une volée de bois vert d'un professionnel qui me reprochait amèrement d'avoir confondu dans un de mes billets schizophrénie et dédoublement de la personnalité ! (Remarquez que j'ai déjà bien assez de mal à asseoir ma personnalité (pour peu que j'en aie une)  que pour m'en forger une seconde (à moins qu'à "l'insu de mon plein gré")).

(faut absolument que je me débarrasse de cette manie des parenthèses qui s'est aggravée, dieu sait pourquoi, depuis la semaine dernière (faut aussi que j'évite de confondre  "semaine dernière" et "semaine passée"))

Bon, revenons à mon cas !

J'ai tenté de retrouver le billet dont question ci-dessus assorti du fameux commentaire, mais je n'ai trouvé que celui-ci où j'évoquais mon état "schizophrène", mais où personne n'est intervenu pour mettre les choses au point. Vous pouvez cependant en lire le début qui vous éclairera sur mon problème : ce n'est pas le même mec en moi qui choisit les sujets et écrit la parti(cipa)tion !

La présente semaine ne déroge pas à la règle : au moment où j'ai posté le sujet est née l'angoisse de la réponse à donner à cette sollicitation.

Franchement : "Quant à soi" (avec ou sans tirets) !

Comme si j'avais un pré carré ! Déjà, j'ai pas de jardin et si j'en avais un, je n'irais pas le faire "à la française". Pour moi, Le Nôtre est au jardin ce que Boileau est à la poésie : un empêcheur de rêver en rond ! Carré ! Tu sais où tu peux te le carrer ton carré ?

Oups, désolé joye !

Donc, me voilà face à ce quant à soi que je répète sur tous les tons jusqu'à ce qu'une voix perverse surgie de mon Ça (je savais même pas que j'en avais un avant de rencontrer Zigmund) me susurre "Kant assoit".

Mais qu'est-ce que ce brave Emmanuel peut bien asseoir et asseoir sur quoi ? Une théorie, une thèse, une philosophie sur des bases irréfutables, mais lesquelles  ?

Faut que je me renseigne sur  lui,  parce qu'en dehors du fait qu'il a pondu des trucs dont "Critique de la raison pure" (un titre à te faire regretter d'avoir critiqué Marcel) je n'ai entendu parler de lui que par Umberto Eco dans un petit ouvrage sur la sémantique (parce que le drôle avait aussi des positions, bien assises je suppose, sur la sémantique !).

Et aussi parce que moi, quand on me parle de s'asseoir et d'Emmanuel, ça m'évoquerait plutôt un fauteuil Pomaré, si vous voyez ce que je veux dire...

Pomare

Comment ? C'est pas Emmanuelle ? Dites, faudrait pas me prendre pour un bigleux, je parviens encore à reconnaître mon épouse ! Même si la photo date un tantinet...

Bon, je vais me renseigner et je trouverai bien un autre sujet qui me permettra de vous faire part de mes découvertes...

25 novembre 2023

La quadrature du cercle (JAK)

Défi #795

18 novembre 2023

Défi #795

 
Un petit coin secret ?

 

Quant-à-soi

 

7952

18 novembre 2023

Ont fait dans l'incision

18 novembre 2023

Une parenthèse (Lecrilibriste)


Une parenthèse
C’est un petit plus,
Ou un petit moins
Que l’on rajoute
Pour le plaisir de la précision
Ou d’un sous-entendu
Ça s’ouvre, ça se ferme à volonté
C’est une trousse à maquillage
Dans le sac où tout se perd
Un sachet de boules de gommes
A côté du frein à main
Une poche intérieure
Où l’on range les clés
Qui ouvrent des portes
Une île au milieu de la mer
Où l’on peut accoster
Pour charger du lest
Une digression sous-jacente
Qui procure un questionnement
Qui retarde ou qui diffère
Qui explique, ajoute ou sous-entend
Une divagation, un rappel, une précision
Qui a sa place
Qui perturbe l’ordre mais rajoute du poids
Au cheminement d’un raisonnement

« Et si vous avez un peu trop d’air
Je la refermerai tout de suite »
Disait Philippe Tesson, journaliste
A propos de ses parenthèses

Alors Fermons la parenthèse !

18 novembre 2023

Proust ma chère ! (Walrus)

 
Cette fois-ci, je ne me suis pas fait avoir (j'ai  assimilé la leçon de la semaine dernière) : j'ai immédiatement consulté le dictionnaire (généralement j'utilise celui du CNRTL  (sigle du "Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales" (ne cofondez pas CNRTL et CTRL qui est l'inscription figurant sur la touche "Contrôle" de votre ordinateur (et qu'entend-t-on là par  "Contrôle" ?)))).

Bref, je vous donne la définition du dit dictionnaire :

  • Procédé stylistique consistant à insérer dans le corps de la phrase principale un élément grammatical autonome (mot, proposition, phrase...) qui en précise le sens ou introduit une digression.
  • Développement accessoire dans un discours, un texte

Mais oui, c'est bien sûr !

Tout à fait le style de Marcel ! Lequel, par parenthèses, néglige d'y associer les signes typographiques ad hoc...

 

18 novembre 2023

La liste de courses (maryline18)


Les parents taisent
Aux enfants "rois"
Leur manque d'aise
De fin de mois.
Entre deux chaises
Quand ils s'assoient
C'est pour lister
Le cœur sans joie :

< Un peu de lait

Une tranche de foie

Pour la purée

J'oublie la noix. >

...

Ils étais treize
À partager
(Ignorant Blaise
Et ses pensées)
Le pain, le lard
Et les veillées,
Les épinards
Sans beurre, ajouté.

J'aimais tellement
Au coin du feu
Imaginer
Tu sais, de mon mieux :
Mes oncles, mes tantes,
Pour un soir invités,
À vingt heures tapantes
Dans nôtre maisonnée.

Tu nous contais
Noël jadis,
Le tube de rouge
Que l'on t'offrais.
Je t'écoutais
Avec aux pieds,
Les Charantaises (qu'en bonne maman)
Tu nous achetais...

Belles parenthèses dans nos vies que celles dont on se souvient , sans faire de bruit...

18 novembre 2023

Insatisfaction (Kate)

Insatisfaction

(Je peux avoir de l')

Insatisfaction

Pourtant j'essaie

À maintes occasions

d'obtenir quelque émotion

Et j'essaie...

Quand je conduis ma bagnole

Et qu'à la radio le guignol

Me donne des infos inutiles

Mon imagination n'en sera pas plus fertile

Et j'essaie...

Quand je regarde ma téloche

Et qu'un mec plutôt moche

Me dit à quel point mes fringues

Doivent avoir une blancheur dingue

Mais ça ne peut être qu'un troll

Parce que ses cigarettes ne sont pas drôles

Et j'essaie...

Quand je fais le tour de la planète

Même si je suis une vedette

Aucune fan qui veuille de moi

On me dit reviens mais dans deux mois

(Je peux avoir de l')

Insatisfaction

Ouvrons une parenthèse :

(La photo du dimanche matin

ABC

Inspiration... option ?

Fermons la parenthèse)

Une évocation

Originale :

Et bien sûr l'original !

 

18 novembre 2023

La parenthèse (Joe Krapov)

Il est vraiment dommage que je ne sois pas ici pour raconter ma vie !

Parce qu’aujourd’hui, j’aurais pu ouvrir une parenthèse dans mon récit pour vous relater l’épisode de notre parenthèse.

D 93 11 16 Pénichette à Sablé

Notre parenthèse à nous est constituée des années que nous avons passées à Samfou-les-Boules, une localité du Sud de la Sarthe, un petit royaume (la Sabolie !) tout à fait à part dans notre grande République française. Dans notre trajet d’Est en Ouest, de Paris à Rennes, ce séjour a duré de janvier 1985 à août 1997.

Une parenthèse de douze ans quand même, donc conséquente. Dans ce jardin extraordinaire qu’est le département n° 72, j’ai mené la vie de château et, soit dit entre parenthèses, j’ai planté deux petites graines qui ont bien poussé depuis et sont toujours chères à mon coeur, même si je n’en parle pas souvent et pour ainsi dire jamais par ici.

C’est ça, la vie privée, ça ne regarde que nous. Par contre je n’ai aucun scrupule à vous conter ma vie de château, d’autant plus que je viens de décider cette semaine de mettre mon blog entre parenthèses et de m’en servir pour partager « les Trésors de papier » que j’ai empruntés à la Bibliothèque nationale.

Cet établissement possédait (possède toujours mais plus pour longtemps), dans cette ville de Samfou-les-Boules, un « hôpital pour livres » où l’on envoie les documents en péril des collections parisiennes afin qu’ils y soient photographiés, chimiquement traités, thermocollés puis reliés ou mis sous pochette de papier permanent. Mon travail s’inscrivait dans cette chaîne de traitement. Cela a eu pour effet que j’ai vu passer pendant tout ce temps des documents pour le moins inattendus : le fonds 8° Y2 de littérature romanesque du XIXe siècle avec les premiers ouvrages de la Bibliothèque rose, « Télémaque » de Fénelon qui semble avoir eu à l’époque le même succès que "Harry Potter" de nos jours, la palanquée de prénoms de Madame Gyp (Sibylle-Gabrielle-Marie-Antoinette de Riquetti de Mirabeau, comtesse de Martel de Janville), les œuvres complètes du chanoine Schmid (totalement oubliées depuis leur parution !), la totalité des ouvrages publiés en Indochine de 1922 à 1954, le fonds Ln27 consacré aux pamphlets divers et variés parus avant et pendant la Révolution française, des cartes géographiques, des affiches électorales…

Tangram à 29 pièces réduit

Tout ce travail de sauvegarde et de microfilmage a été récupéré plus tard sur la plate-forme en ligne Gallica mais je n’y ai pas retrouvé l’ouvrage « Cach dung khai tri ban » de M. Nguyen Ba Xuong paru en 1933 dont j’avais photocopié (ce n’est pas bien du tout, je l’avoue), pour usage personnel ou plutôt pour mémoire, deux pages très intéressantes. On trouve là en effet le plan d’un jeu de tangram à 29 pièces que je me fais fort de reconstituer en cartonnette ce week-end pour occuper le temps libre dont je dispose désormais (mais en quantité plus que réduite) à imaginer de nouvelles formes graphiques (les puzzles de mille pièce avec « que du ciel » ne me suffisent plus!).

Comment ? J’ai déjà rempli une page ? Alors je vais arrêter là (je ne suis pas ici pour raconter ma vie !) et vous faire cadeau de deux objets relatifs à la Belgique : une carte ancienne du royaume et une publicité surréaliste et magrittéenne avant l’heure (c’est le cas de le dire !).

Léo Belgicus (ensemble) réduit

Publicité Pipe-chronomètre recadrée

P.S. Merci à l’oncle Walrus de ne pas nous proposer « Quoc ngu » la semaine prochaine, je viens de donner dans le genre aujourd’hui et je n’ai pas envie de recopier les accents à la main ( comme je l'ai fait pendant deux ans ! Je ne l’ai pas fait, du reste sur le titre mentionné dans ce texte !).

18 novembre 2023

Les parenthèses (Pascal)


Puisqu’on ne peut nommer l’une sans l’autre, voici deux belles arches de ponctuation sur le chemin de la lecture, des gémeaux de phrases qui se regardent dans le reflet des mots qu’ils contiennent. Les parenthèses sont les deux mains en porte-voix de l’auteur qui murmure un fait de l’histoire au visiteur.   

Lecteurs assidus, avec un certain empressement, quand on ouvre la première, on entre dans un autre monde. Plus qu’une affirmation, un détail qu’il soutient avec ardeur, une précision évidente, une simple date, l’auteur s’autorise, un instant, à être lui-même dans l’histoire qu’il écrit. Simple anecdote ou broderie, divagation ou excursion, c’est une courte histoire, parfois un mot, un bémol, une partie de sa vraie vie, son expérience en filigrane, un peu plus de couleur dans l’allégorie qu’il déclame, un « vous me comprenez » sous-entendu. C’est son explication entre quatre yeux avec le lecteur, la vérité vraie, son petit « quant à moi » qu’il ne peut éviter tant il faut qu’il le raconte.  

C’est une communion intime que l’auteur conçoit avec le lecteur, avec une digression opportune. Saillie ou litote, c’est une partie de la clé de son histoire, une parcelle de son secret, un soupir de réflexion accordé à son hôte. C’est un pied de nez à son histoire, un égarement convenu et inopiné, absolument nécessaire à son inspiration. C’est parfois le départ d’une autre aventure, un chemin de traverse, une différenciation avec son analyse, une contingence qui déporte son sujet.  

Elles sont le portemanteau théâtral de l’écrivain. Révérence sardonique ou grimace émue, s’y accrochent la familiarité, l’austérité, la sincérité, la vulgarité, l’extraordinaire, le paradisiaque, qu’il pourra s’autoriser entre le sceau de ses parenthèses. Lire l’intérieur d’une parenthèse raconte parfois plus l’auteur que son histoire.

Dans le cheminement lyrique, avant les points de suspension qui suggèrent, les parenthèses détaillent sans dévoiler ; elles sont les cousines des guillemets ; les mots s’y dispensent de majuscule, souvent de ponctuation et de verbe. Mais point trop n’en faut car, fréquemment, la parenthèse évente le secret ou l’enfouit dans les ténèbres de l’entendement du lecteur. Elle induit en erreur, s’en va dans des labyrinthes inextricables où la seule issue possible est de ne pas la lire.  

Pourtant, pour qui sait traduire ses mots emprisonnés, la parenthèse est un éternuement de diva, une larme de poète ; dans sa transparence grossie mille fois, assujetti au secret, le lecteur, devenu naturellement ami, comprend toute la déroute. Elle est une signature d’amoureux (surtout entre les miennes), un poème entre les creux d’une seule vague, une lumière passionnée entre deux nuages complices, un empêchement, un maléfice, un retard de calèche ou un automne trop précoce. Elle est un no man’s land, une frontière, un fourre-tout où on n’entasse que l’essentiel en mots sibyllins. Souvent, quand on ferme la deuxième, on est investis dans le secret ; on n’est plus pareils, comme si on avait parlé à l’auteur.

Tout à coup, nos yeux s’emballent ! Le train de la phrase repart vers son aventure ! L’une après l’autre, les deux portières des parenthèses se referment et, dans une autre gare de partage, les mots voyageurs ne délivreront leur confidence… qu’au prochain lecteur…  


1 2 3 > >>
Newsletter
Le défi du samedi