21 avril 2018

De bulles en sources (Kate)

De bulles en sources

Pardonnez-moi, c’est ma période BD. Ma pensée semble s’exprimer plus facilement par ce biais iconique que par des mots se suivant en  enfilades de phrases.

 

Que voulez- vous ! Je lutte bien contre cette tendance vers la facilité (cf. le dernier défi sur le thème « improviser » où il n’y avait nulle BD mais une photo bien triste)... Là, je ne résiste pas à exploiter cette mine d’or !

 

Comme j’ai cru il y a fort longtemps déjà qu’on pouvait inventer une méthode de grammaire anglaise à partir des titres des chansons des Beatles (ex. « When I’m sixty-four » pour le futur ; « Here comes the sun » pour le présentatif… and so on), pourquoi ne pas utiliser la BD ?

Paul McCartney - When I'm 64 Original

Bon, un petit délire et je m’égare même si une pointe d’humour ne fait pas de mal...

Résumons : c’est ma période BD et le mot est « jacuzzi », mot d’origine italienne, du nom de son inventeur (antonomase) qui a inventé le bain à bulles, grosso modo e la nave va !

Côté  bulles, la région Champagne, ma seule et unique préférence et d’ailleurs Dom Pérignon est plus célèbre que les sept frères Jacuzzi qui en 1917 délaissèrent la culture des oranges en Italie (et certainement la misère) pour se lancer aux States dans la construction de pompes hydrauliques, etc. 

Ah, oui ! J’oubliais presque ! C’est ma période BD.

Donc :

1°) Période gréco-romaine/Antiquité :

Cléopâtre, reine d’Egypte, invite son chien dans son bain pour qu’il agite l’eau et qu’elle bouillonne (d’après Voici). 

L’eau serait du lait d’ânesse et le chien un lion (d’après Gala).

Enfin, elle se lave avec une éponge naturelle très en vogue à l’époque (d’après Elle).

Unknown-3

Unknown-4

Le lourd maquillage convient puisqu’elle ne met pas la tête sous l’eau, ayant beaucoup de choses sur la tête l’en empêchant (d’après Coiffures Magazine).  D’autre part, (d’après Historia), attirer l’attention sur ses yeux aurait été un bon plan afin de faire oublier la longueur de son nez qui, « s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. », (d’après une pensée de Blaise Pascal).

images

Enfin, c’est une reine en son palais et force domestiques et gardes l’entourent (d’après Terre information magazine).

 

2°) Epoque gauloise, revue par les années 60/70 :

Obélix dans son baquet avec force mousse. Si les Gaulois avaient inventé le savon lustrant (surtout pour les longs cheveux de ces messieurs) dit « sopo », à partir de cendres et de suif, ils avaient également inventé le tonneau et les deux sont ici parfaitement associés à une époque où les salles de bain arrivaient dans les HLM (d’après L’Huma).

63e55a1d5275b3455fcaa1585bfb5f7c

Je soupçonne Obélix de « passer un savon » à un ami plutôt que de se préoccuper d’ablutions personnelles (d’après Le Point).

a12p6c9

Enfin, un Romain de passage n’en revient pas de voir le chef Abraracourcix, habituellement représenté sur un bouclier tel un piédestal, sortir de la Hutte gauloise (d’après La Montagne), dans un baquet porté par deux poteaux, mais c’est une autre histoire et ça va faire des bulles ou tout du moins du remous ! (d’après Ouest France).

 

3°) Version US vue de l’Europe :

Lucky Luke dans son baquet avec une brosse vraiment GÉANTE !

Unknown-5

Normal, beaucoup de poussière à cette époque même s’il y avait moins de nanoparticules (d’après Bio Info).

 

 

 

 

 

 

 

4°) Tintin au bain :

Unknown-6

Non, ce n’est pas un tableau de Watteau ni du Tintoret (d’après Beaux-Arts Magazine) ! C’est Hergé qui nous montre que si Tintin prend un bain avec éponge naturelle (d'après GQ) et savon, il ne perd pas son temps pour autant et écoute la radio (BFM), réagit immédiatement (gouttes de sueur géantes). Tant de choses en une image !Hergé = génie (d’après Philosophie Magazine hors série).

 

5°) Picsou navigue sur ses sous :

Picsou Magazine nous montre Onc’ Picsou dans son état le plus habituel : la transe (d’après Psychologie Magazine). Oui, le liquide il aime, il adore ! (d’après Investir).

Ses études de physique abandonnées très tôt pour la finance (d'après L'Étudiant), il ne renonce pas à l’énonciation de la loi de Newton : tu lances une pièce en l’air et elle te retombe sur la tronche ! Si c’est pas du bol, ça ! (d’après Enfant Magazine).

images-1

 

 

 

 

 

 

 

 

6°) Encore un chien mais pas un vrai non plus (d’après « 60 millions d’amis »)

Unknown-7

Piégé le toutou et quand on en a un, on comprend quelles ruses inimaginables il faut déployer pour arriver à le baquer de temps en temps, même dans une marmite !

 

 

 

 

 

 

7°) Un Schtroumpf qui schtroumfe rien !

L’eau est tellement bonne, qu’on n’y schtroumpfe pas à Schtroumpf les Bains (d’après Piscine magazine).

Unknown-8

Sous le soleil exactement (d’après Gainsbourg) ; mais pas nu au soleil (d’après Bardot) : on garde son bonnet de bain et son maillot (d’après Inexpliqué magazine). Un verre de cocktail avec une paille pour ne pas se déshydrater (d’après Notre Temps) et rigidement allongé sur un flotteur et en suspension sur son matelas pneumatique, pas un neurone en mouvement (d’après le magazine Lire).

 

8°)  Enfin le jacuzzi !

Mais le voilà le jacuzzi ! Tout chaud, tout bouillonnant ! (d’après le druide Panoramix)…

 

Unknown-2

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : ,


14 avril 2018

Improviser, ça ne s'improvise pas ! (Kate)

Improviser, ça ne s'improvise pas !

Improviser, serait-ce :

- ne pas préparer ?

- ne pas se préparer ?

- attendre, "on verra bien" ?

Ou plutôt :

En musique : on s'y connaît assez pour enchaîner quelques accords mélodieux ?

En cuisine : on a assez de provisions et de savoir-faire pour préparer quelque chose ?

En théâtre : on a tellement l'habitude de la scène, de ses codes, de ses gestes, de la voix, du sens du dialogue et de la répartie, de la joute oratoire que les matches d'impro on les gagne ?

Donc,

pour "improviser", il faut préparer, se préparer, ne pas attendre et voir à l'avance (c'est-à-dire "pré-voir") ?

Improviser, ça ne s'improvise pas !

D'ailleurs, le/les visiteur(s) se rendant dans cet immeuble n'aurai(en)t-il(s) pas (un peu trop) improvisé leur visite ?

 

IMG_2702

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : ,

07 avril 2018

Dans quel état ! (Kate)

Dans quel état !

Les verbes d'état sont:

être, devenir, paraître, sembler, demeurer, rester, avoir l'air, passer pour. 

Les verbes d’état sont là, tout en couleurs et tout droit sortis de « francaisfacile » (tu parles !). Allons, ne soyons pas hystérique déjà ! Utilisons les verbes d’état puisque l’état les met à notre service (et que nous sommes aussi au service de l’état). Délaissons donc aujourd’hui les verbes d’action qui décrivent une action que fait ou subit le sujet.

Non, on ne se prend pas pour Saxo Grammaticus (qui d’ailleurs, comme son nom l’indique à moitié était danois) qui aimait bien la grammaire (puisque que Grammaticus est un surnom lié à sa passion). Tout simplement tenter d’aborder le thème, pour le moins périlleux, sans être hystérique !

être

 

devenir

images copie

paraître

 

images copie 2

 

 sembler

Unknown-3

demeurer

Unknown-1 copie

 rester

Unknown

avoir l’air

images

 passer pour

Unknown-2

Comme on dit, tapez pas, y'en a eu pour tout le monde (de la BD !)...

Remonter jusqu'à Charcot ? Non, pas le boulevard !

Sinon décrire par des mots le mot "hystérique"...

Plutôt quelques images lancées ça et là... simplement... pour sourire (un tant soit peu) d'un thème plutôt sérieux.

Cadeau bonus :

images-1 copie

 

 

 

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,

31 mars 2018

Ça bruite ! (Kate)

 

Guimbarde ?

De barde !

64bf09d888f238eaf59fcc7c865ec3a0--marcel-caricatures

Bagnole ?

Tu rigoles !

Caisse ?

A roulettes !

Tacot ?

Des années 20 !

Tape-cul ?

Hue !

Épave ?

Roulante !

M'enfin !

 

3ca21c1e270b8f179276fe0651b891a0--cg

La guimbarde fait du bruit

Dit-on sur Wikipédie

Pour sûr qu'elle en fait

De là à y déceler une mélodie

Je déclare forfait

Tout net je vous le dis !

 

 

Quoi que...

images copie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cadeau bonus 

Couv_200667

 

 

 

 

 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags : ,

24 mars 2018

Martine funambule (Kate)

Martine funambule

"En escadrille !"... comme disait un ancien Président, et il n'est pas facile de trouver un vrai équilibre sur le parcours semé d'embûches de la vie...

Allons, soeurs et frères funambules, marchons sur le fil de la vie tendu d'un point que l'on connaît à celui que l'on ne connaît pas. Radieuse, en éclaireuse, Martine regarde droit devant comme il se doit, un bras servant de balancier tandis que l'autre tient la charmante ombrelle, ne se retournant pas sur les facéties des clowns qui s'apprêtent à tomber...

martine-au-cirque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur une couverture plus ancienne, elle est précédée de ce charmant petit ami au canotier de travers ! 

velo

Je ne concluerai pas sans présenter la couverture originale de 1956 du livre de Gilbert Delahaye où Martine a bien les pieds sur terre et salue en costume de ballerine.

martine-au-cirque-collection-farandole-aquarelles-de-marcel-marlier-de-gilbert-delahaye-1075780275_L

On nous y explique que Martine réussit tout et c'est agréable comme histoire pour une/un (petite/petit) fille/garçon !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien sûr, on comprend pourquoi dès le début, page 12 :merci les rêves !

martine_au_cirque_le_reve

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
Tags : ,


17 mars 2018

Escoveillon belle équation (Kate)

 

En effet, belle équation : Bâton + Linge = Ecouvillon !

IMG_2563

"Bâton", vers 1100, bastun "long morceau de bois servant à frapper, se déplacer..." (Chanson de Roland...)

+ "linge", 1er quart XIIème s., "voile de lin, morceau de toile"

= écouvillon très utile car sans chercher, j'en ai trouvé plusieurs...

IMG_2560

 On remonte au Moyen Age et j'aime ça... si loin, si proche !

"Li escoveillons a un fornier" : nous voilà donc à la boulangerie !

Celle-ci dont le nom m'intrigue ?

Unknown 

Le sieur Gaffiot (en ligne, s'il vous plaît !) nous en indique ses belles origines latines...

IMG_2564

 Déjà des "forniers" avec une organisation du travail bien "huilée" : les uns pilant dans un mortier et les autres vannant (travail de meunerie). Sans doute devaient-ils aussi avoir le bâton entouré d'un chiffon afin de nettoyer le four qu'on appelait au Moyen-Age "escoveillon" puisque ce mot vient du latin classique "scōpa" (balai)...

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags : ,

10 mars 2018

Dynastie, dites-vous ? (Kate)

Dynastie, dites-vous ?

Pas celle qui se bat pour une guitare, une moto, un disque dédicacé en hurlant un requiem ? Non !

Qui dit dynastie me ramène au temps où j'étais lycéenne et où j'étudiais le soir dans ma chambre mais qu'à travers la mince cloison la télé hurlait : "Da-llas !"... Et les conversations allaient bon train entre adultes : "vous êtes plutôt Dallas ou Dynastie (autre feuilleton culte de l'époque) ?"... Pour ma part, j'étais plutôt Beatles et Bach, enfin... 

Ma mère était tout à fait "Dallas", oui, avec son univers impitoyable sur fond de puits de pétrole, je crois, ça plaisait plutôt bien aux français moyens (et moi, qui n'étais rien, qu'une petite fille de français moyens, ça ne me plaisait pas du tout)... Enfin...

UnknownAutre flash back. Elève de CM2, ma maîtresse m'avait dit, sur un ton de confidence, que je lui évoquais Fleur Forsyte, de la "Dynastie des Forsyte", ça m'avait fait plaisir mais je ne voyais pas du tout pourquoi, enfin...

En classe de 6ème, ma jeune et enthousiaste professeur de français, qui me prêtait ses livres ("Le lion", "L'enfant noir", "La gloire de mon père", "Le vieil homme et la mer", "Le moulin sur la Floss"...), m'avait écrit à la suite de ses vacances en Iran pendant l'été où elle avait assisté aux fêtes de Persépolis : célébration du 2500 ème anniversaire de la fondation de l'empire perse. Depuis, je me suis toujours intéressée au Shah, à Farah, leur fils et à la suite de l'histoire jusqu'à aujourd'hui... Enfin...

Unknown-1

Bien sûr, j'ai plusieurs fois eu l'occasion d'aller à Monaco et je connais la dynastie Grimaldi, accrochée à son rocher. Un choc tout de même en voyant jeudi soir à La Grande Librairie Charlotte Casiraghi qui ressemble tant à sa mère... Enfin, comme Caroline, j'ai eu étant bébé une jolie layette jaune (et non pas rose)...

 

Enfin, une pensée spéciale à (a special thought to...) Lady Diana, car qui dit dynastie dit Lady Di. Le jour de son mariage, à l'agence de pub où je travaillais à l'époque, on n'avait pas vraiment cessé le travail mais on avait regardé toute la cérémonie et son faste, l'évènement !

images

Ce 31 août 1997, je repassais tranquillement en écoutant la radio quand soudain j'ai entendu la tragique nouvelle de son accident de voiture. Même âge que ma soeur, j'ai pensé.

Oui, qui dit dynastie me renvoie aux autres... et donc à moi. Enfin...

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
Tags : ,

03 mars 2018

Et la boucle est bouclée ! (Kate)

Et la boucle est bouclée !

 

échecs

Carrousel ! Non, pas Cadet Roussel, non, pas trois chevaux, ni un, ni deux pour un manège !

Mais quatre : rouge, bleu, jaune, vert et on jouera aux Petits Chevaux, les "dadas", quoi.

Une course, un circuit, quoi de plus amusant ?

Un peu plus tard on jouera avec les chevaux blancs et noirs avec leur déplacement spécial qui n'est pas sans rappeler le cercle. Les deux armées face à face puis qui lentement se contourneront peu à peu par élimination, stratégie, pas de hasard, guerre en bataille rangée, tout un art difficile !

Et on lira des BD ensuite où Petit Tonnerre permettra à Yakari de poursuivre ses aventures qui peu à peu l'amèneront à jouer dans la cour des grands...

yakari

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On apprendra aussi avec le couple Lucky Luke qui, en compagnie de Jolly Jumper

lucky

nous amèneront dans des lieux "Western"

plus fréquentés

par des humains de toute trempe que par les animaux des plaines sioux...

 

 

Evidemment, à quatre, on est plus fort, ce n'est pas les Trois Mousquetaires qui me contrediront ! N'est-ce-pas, fier d'Artagnan chevauchant Bouton d'Or ?

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, puisqu'on aime les bandes dessinées, en voici une géante en "bonus", mais pour les plus grands car ces quatre cavaliers : vert, noir, rouge et blême sont terribles !

cathédrale

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
Tags : ,

24 février 2018

La semaine 7 (Kate)

La semaine 7

Mais pourquoi, mon Dieu, pourquoi, j'avais pris tous ces rendez-vous ?

IMG_2403

Je ne sais pas, je ne sais plus... Je ne veux plus savoir...La sociologie, une vocation contrariée ? Oui, c'est ça, on dira ça, ça m'arrange...

Disons une sorte de "challenge" Saint Valentinesque, de speed dating de "fond" qui tombait à ce moment-là, comme il aurait pu tomber à un autre moment, enfin, peut-être pas au 15 août ou à Noël ("après les fêtes !")...

Un élan qui aurait dû s'appliquer à prendre des rendez-vous éludés depuis pas mal de temps : dentiste, dermato, ophtalmo, généraliste, j'en passe et des meilleurs !

Bref, moi qui collectionne mes agendas aussi précieusement que si j'étais une célébrité (en puissance) pour laquelle le moindre écrit revêtirait une valeur inestimable permettant de décrypter la pensée... comme si cela était possible !

Le fait est que...

Lundi 12, 11 heures 30, je suis allée au bar du Conservatoire boire un apéro avec J. C., oui, Jean-Christophe.

Premier rendez-vous, première carte qu'on entame, pour voir, pourquoi pas, la partie commence doucement.

Mais J. C. était là avant moi, raie au milieu, noeud papillon, je ne pouvais pas le rater... Le violoncelle bien posé à côté de lui comme un personnage imposant devant s'écarter un peu pour me faire une place à la petite table ronde en marbre.

- "Un kir.

- Pour moi aussi, s'il vous plaît."

Comme il ne disait rien (et regardait sa montre), et moi pas grand chose (comme dans la chanson de Delerm : "elle parle pas trop et moi j'dis rien"...), j'ai parlé musique au professeur de musique :

- "Le violoncelle, quel instrument !"

Après m'avoir fait répéter à cause du brouhaha des conversations animées à l'entour, j'ai alors pu me taire et regarder l'environnement plutôt cool des autres tables...

Jean-Christophe était intarrissable sur le plus bel instrument de musique du monde (j'approuvais silencieusement, bien sûr). J'avais repéré un violoniste beaucoup plus discret qui faisait des sms et un guitariste pas mal qui lisait le journal.

Je voyais que Jean-Christophe croyait que je l'écoutais parler de tous les virtuoses du violoncelle puisque mon visage lui renvoyait des micro-expressions admiratives ou étonnées et parfois des "hum..." voire des "ah bon !"...

A midi, je lui ai dit que je devais y aller (où, quand, pourquoi ? non mentionnés et sans importance).

Je me suis levée pour lui dire au revoir. Il s'est dit enchanté : il me rappellerait. Bien sûr, bien sûr...

Je ne lui avais pas dit un mot de moi (et l'envie ne m'en était d'ailleurs jamais venue) et m'étais bien abstenue de lui parler de son prénom littéraire et musical...

La sortie à l'air libre parmi la foule de midi m'a emplie de joie, je sifflottais "Jésus, que ma joie demeure !", j'avais envie de piano, de saxo, de batterie, de synthé, de banjo, d'accordéon diatonique... tout sauf du violoncelle !

 

Mardi 13, 17 heures 30.

Cher Ernest, alors nous avions atterri là une énième fois lors de ton passage dans la région, au café du Port pour un traditionnel Lapsang qui nous transportait ailleurs très loin dans l'espace et le temps...

Histoire finie depuis longtemps.

Bien sûr, Ernest n'était pas ton vrai prénom car tu n'avais pas écrit "Le vieil homme et la mer" (à ton grand regret) mais tes trois ans au Costa Rica t'avaient permis de passer de traducteur à auteur. Beau parcours pas évident. Une heure bien courte mais tu avais rendez-vous en librairie pour une séance de dédicace et tu as pris ton sac de matelot, ton bonnet et ta veste.

Hasta Ernesto !

 

Mercredi 14, 14 heures au Bar du Jardin. Le SMS de William était court et le mien aussi : OK.

Des mois (non, des années...) que je n'avais pas eu des nouvelles de mon camarade de fac mais on s'était croisés le mois dernier en ville tout à fait par hasard.

Il avait dû faire son cours sur la période élizabétaine ce matin.

Bon, je l'ai retrouvé semblable à lui-même : même voix, un peu moins blond, un peu moins jeune, un peu plus loquace aussi.

On a parlé de nos familles, des copains, des copines... De la Californie où il avait vécu... Du polar nordique, de la bossa nova...

Déjà 16 heures, ma veste et mon écharpe, j'y vais. 

"Kate..."

"William ?"

IMG_2425

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [28] - Permalien [#]
Tags : ,

17 février 2018

Atrabilaire mais pas trop (Kate)

 

début

Donc noire est la bile comme celle de l'Alceste du "Misanthrope" de Molière, comme "Si tu t'appelles Mélancolie"

Joe Dassin

et si "l'amour n'est plus qu'une habitude" ?...

Certes !

Recette ?

Attraper la maladie déjà

Tu peux mourir d'amour

Rien ne le décrètera

Aimer fait souffrir et tu cours

Belle ou beau on ne te regarde pas

Insister bien sûr je suis pour

Languir mais pas toujours

Arrêter car ta vie tu pourriras

Ignorer arrêter de faire la cour

Retrouver sa joie pas à pas

Et apprécier chaque instant chaque jour

fin

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags : ,