24 février 2018

La semaine 7 (Kate)

La semaine 7

Mais pourquoi, mon Dieu, pourquoi, j'avais pris tous ces rendez-vous ?

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Je ne sais pas, je ne sais plus... Je ne veux plus savoir...La sociologie, une vocation contrariée ? Oui, c'est ça, on dira ça, ça m'arrange...

Disons une sorte de "challenge" Saint Valentinesque, de speed dating de "fond" qui tombait à ce moment-là, comme il aurait pu tomber à un autre moment, enfin, peut-être pas au 15 août ou à Noël ("après les fêtes !")...

Un élan qui aurait dû s'appliquer à prendre des rendez-vous éludés depuis pas mal de temps : dentiste, dermato, ophtalmo, généraliste, j'en passe et des meilleurs !

Bref, moi qui collectionne mes agendas aussi précieusement que si j'étais une célébrité (en puissance) pour laquelle le moindre écrit revêtirait une valeur inestimable permettant de décrypter la pensée... comme si cela était possible !

Le fait est que...

Lundi 12, 11 heures 30, je suis allée au bar du Conservatoire boire un apéro avec J. C., oui, Jean-Christophe.

Premier rendez-vous, première carte qu'on entame, pour voir, pourquoi pas, la partie commence doucement.

Mais J. C. était là avant moi, raie au milieu, noeud papillon, je ne pouvais pas le rater... Le violoncelle bien posé à côté de lui comme un personnage imposant devant s'écarter un peu pour me faire une place à la petite table ronde en marbre.

- "Un kir.

- Pour moi aussi, s'il vous plaît."

Comme il ne disait rien (et regardait sa montre), et moi pas grand chose (comme dans la chanson de Delerm : "elle parle pas trop et moi j'dis rien"...), j'ai parlé musique au professeur de musique :

- "Le violoncelle, quel instrument !"

Après m'avoir fait répéter à cause du brouhaha des conversations animées à l'entour, j'ai alors pu me taire et regarder l'environnement plutôt cool des autres tables...

Jean-Christophe était intarrissable sur le plus bel instrument de musique du monde (j'approuvais silencieusement, bien sûr). J'avais repéré un violoniste beaucoup plus discret qui faisait des sms et un guitariste pas mal qui lisait le journal.

Je voyais que Jean-Christophe croyait que je l'écoutais parler de tous les virtuoses du violoncelle puisque mon visage lui renvoyait des micro-expressions admiratives ou étonnées et parfois des "hum..." voire des "ah bon !"...

A midi, je lui ai dit que je devais y aller (où, quand, pourquoi ? non mentionnés et sans importance).

Je me suis levée pour lui dire au revoir. Il s'est dit enchanté : il me rappellerait. Bien sûr, bien sûr...

Je ne lui avais pas dit un mot de moi (et l'envie ne m'en était d'ailleurs jamais venue) et m'étais bien abstenue de lui parler de son prénom littéraire et musical...

La sortie à l'air libre parmi la foule de midi m'a emplie de joie, je sifflottais "Jésus, que ma joie demeure !", j'avais envie de piano, de saxo, de batterie, de synthé, de banjo, d'accordéon diatonique... tout sauf du violoncelle !

 

Mardi 13, 17 heures 30.

Cher Ernest, alors nous avions atterri là une énième fois lors de ton passage dans la région, au café du Port pour un traditionnel Lapsang qui nous transportait ailleurs très loin dans l'espace et le temps...

Histoire finie depuis longtemps.

Bien sûr, Ernest n'était pas ton vrai prénom car tu n'avais pas écrit "Le vieil homme et la mer" (à ton grand regret) mais tes trois ans au Costa Rica t'avaient permis de passer de traducteur à auteur. Beau parcours pas évident. Une heure bien courte mais tu avais rendez-vous en librairie pour une séance de dédicace et tu as pris ton sac de matelot, ton bonnet et ta veste.

Hasta Ernesto !

 

Mercredi 14, 14 heures au Bar du Jardin. Le SMS de William était court et le mien aussi : OK.

Des mois (non, des années...) que je n'avais pas eu des nouvelles de mon camarade de fac mais on s'était croisés le mois dernier en ville tout à fait par hasard.

Il avait dû faire son cours sur la période élizabétaine ce matin.

Bon, je l'ai retrouvé semblable à lui-même : même voix, un peu moins blond, un peu moins jeune, un peu plus loquace aussi.

On a parlé de nos familles, des copains, des copines... De la Californie où il avait vécu... Du polar nordique, de la bossa nova...

Déjà 16 heures, ma veste et mon écharpe, j'y vais. 

"Kate..."

"William ?"

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17 février 2018

Atrabilaire mais pas trop (Kate)

 

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Donc noire est la bile comme celle de l'Alceste du "Misanthrope" de Molière, comme "Si tu t'appelles Mélancolie"

Joe Dassin

et si "l'amour n'est plus qu'une habitude" ?...

Certes !

Recette ?

Attraper la maladie déjà

Tu peux mourir d'amour

Rien ne le décrètera

Aimer fait souffrir et tu cours

Belle ou beau on ne te regarde pas

Insister bien sûr je suis pour

Languir mais pas toujours

Arrêter car ta vie tu pourriras

Ignorer arrêter de faire la cour

Retrouver sa joie pas à pas

Et apprécier chaque instant chaque jour

fin

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10 février 2018

Zébu (Kate)

Bosse... fort !

Comment ça, Monsieur W. ? La consigne stipule qu'on n'aurait pas le droit au jeu de mot facile, "quoique"... Ah ! Ah !... La perplexité me saisit mais l'inspiration ne vient pas...

Zut alors ! Sans ce zézaiement "facile", je ne vois pas trop où je pourrais aller hormis vers...

- "Monsieur et Madame... Zébu ont une fille..." ?

- Annabelle, peut-être ?

- Non, Belle !

- Mais c'est déjà le prénom de la fille de leurs voisins, Monsieur et Madame Duseigneur !...

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Non, cette piste n'est décidément pas bonne (mais ouf ! J'ai évité "z'ai plus soif" !)...

Autre piste : la piste animalière, tout simplement !

Mais en zébu, je cale, je n'y connais rien du tout, à part le "Zoo Zumains Zébu" de H.F. Thiéfaine, c'est un peu "just" tout de même...

Et si je convoquais mes souvenirs d'enfance ?

Ça ne marche pas trop mal, parfois...

pollux-et-le-manege-enchante-exposes-cordemais

"Tournicoti-tournicoton, c'est moi qui suis le zébulon !", celui qui est monté sur ressort et tout rouge... Non pas le zébulon !

Mais... j'entends une voix :

"Touchez ma bosse, Monseigneur, elle vous portera bonheur...".

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La voix de Lagardère, grimé en bossu repoussant et repoussé qui, comme dans les contes se révèle être en fait le beau prince charmant pour la belle Aurore de Nevers, la fille de son ami d'enfance...

 

 

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03 février 2018

Yéti là, yéti pas là ? (Kate)

 

Yéti là, yéti pas là ?

Il est où le Migou, il est où ?

Parcouru tous les sommets

Du Népal au Tibet

Tout mis sens dessus dessous

Et tu n'es pas là...

1

 

Aux States ici ou là

Pas rencontré du tout

Ni à Disney

Ni à L.A.

Bigfoot grand fou

Tu n'es pas là...

2

 

Au fond tant pis pour moi

J'ai peur de tout

D'une libellule d'un criquet

D'un elfe d'un feu follet

J'aurais crié au loup

Puis sympathisé avec toi...

3

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27 janvier 2018

Xérès que c'est ? (Kate)

 

Comment ne me suis-je pas plus préparée à l'arrivée de ce mot étrange que je connais mais n'emploie jamais ?

Pourquoi ai-je passé tant de temps à creuser encore le sujet "thuriféraire" ?

Comment n'ai-je pas pensé que la lettre X allait poser problème ?

Pourquoi ne pas avoir anticipé, cherché, pioché, planché, sachant que le mot "xylophage" avait déjà été traité (et bien traité !), dans le défi #457 ?

Comment faire pour me sortir de ce manque d'inspiration total ?

Pourquoi me suis-je secrètement persuadée que la lettre "x" elle-même allait être le thème du défi de la semaine non sans avoir envisagé qu'après T, U, W suivrait peut-être Y directement puisque suivant une logique (interne) la lettre V avait été négligée auparavant ?

Du xérès ? Mais je n'en ai jamais bu et même jamais vu !

scrabble xeres

verre xeres

Le mot servait (rarement !) au scrabble pour ma mère et était pour mon père prétexte à de longues digressions en forme de monologue sur la prononciation : à la française, à l'espagnole... ou à l'anglaise, le fameux "sherry" dont on entend toujours parler dans les films ("Vous prendrez bien un verre de sherry ?") mais qu'on ne consomme jamais ...

Certes, il en est de toutes les couleurs (des vertes et des pas mûres, sûrement !), de tous les degrés, du plus sec au plus liquoreux, du plus cher au moins cher, etc. C'est une religion merveilleuse et étrange à laquelle je vais être sous peu initiée par des fervents pratiquants, je vous en remercie par avance !

Post Scriptum : "tempus fugit", le temps s'en va, on ne peut le retenir mais ces verrières  (du XIVème siècle) de la cathédrale, choeur nord, baie Marie Madeleine, enfin trouvées et "nous en province aussi l'on a..." des anges thuriféraires ! Mais on ne le sait pas car ils sont tout là haut là haut !

 

 

tout

droit

gauche

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20 janvier 2018

Wagon doré mi fa sol (Kate)

  

J'aurais dû faire rimer

Wagon

Avec charbon

Mais ça n'est plus de saison

 

J'aurais pu faire rimer

Wagon 

Avec chanson

Mais trop bidon

 

J'aurais voulu faire rimer

Wagon

Avec attention

Mais c'était trop de tension

 

J'aurais voulu faire rimer

Wagon

Avec polisson

Mais motus petits démons

 

Alors j'ai fait quelques vers de mirliton...

 

Non sans avoir tenté toutefois de raconter comment je suis arrivée à la gare de Perpignan, un soir de juillet, avec ma valise et ma raquette de tennis... Souvenirs de trente ans réactivés après mon passage en septembre dernier devant la fameuse gare, "centre du monde" pour Salvador Dalì. Tournant en rond pour sortir de la ville après la visite de la superbe expo Picasso, juste un instantané pris à l'arrêt au feu rouge.

fleurs

Non, ce n'est pas un wagon ! Mais c'est ferroviaire quand même !

P.S. : s'il faut un wagon, alors c'est un wagon doré comme dans le poème de Jacques Prévert "En sortant de l'école"...

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13 janvier 2018

Carnet rose rouge et noir (Kate)

 

Votre tout dévoué serviteur, Oeil-de-Lynx, a eu la joie et l'honneur d'être convié au mariage de :

- Françoise Dupont (le jour) alias Fantômette (la nuit), née à Framboisy (Saine, 75), traductrice ;

et de 

- Vilfrid Brequin (Vil pour ses amis, et il en a, le gars !), né à Bagnoles-sur-Cesse (Gare, 30), mécano.

Assistés de leurs témoins respectifs et respectables : Mesdames Boulotte et Ficelle (robes rouges en tulle) et de Messieurs Chignole et Taraud (perfectos noirs), largement ovationnés sous une pluie de confettis rouges et noirs !

Quid de leur rencontre, me direz-vous, lecteur, lectrice curieux autant qu'impatients ?

avespa

Dûe à un hasard mécanique : la Vespa ne démarrait plus. Vil a aussitôt laissé tomber sa lecture pour s'en occuper toutes affaires cessantes.

 

Il avait déjà tout compris mais faisait celui qui réfléchissait (en fait, il était encore dans l'ambiance poker, whisky, US...) !

ablock

Et puis il avait eu un éblouissement : elle. Une vacancière sûrement...

apalais

"Repassez demain soir".

Et roule !

Meilleurs voeux à eux !

Pierre Dupont (oui avec un "t", oui on a dansé "Sur le Pont...")

 

 

 

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06 janvier 2018

Ubiqui...t'es où ?! (Kate)

 

N'ayant pas le don d'ubiquité, sinon j'aurais réussi la semaine dernière à aller photographier un potentiel ange thuriféraire dans une hypothétique église romane auvergnate en lieu et place de briquer mes sols et diverses activités récurrentes (si j'ose m'exprimer ainsi), j'ai pourtant déniché la recette de ce pouvoir (assez rare, convenons-en) et je vous la transmets ci-dessous.

En voici les ingrédients nécessaires : un chapeau noir, rigide, à larges bords ; un étalon noir ; un loup noir en tissu ; une tenue noire intégrale ; une épée ; un fidèle serviteur muet également présenté comme sourd et enfin un pseudo à signer de "la pointe de l'épée", d'un "Z" (et oui !!!) qui veut dire Zèbre (non !) mais Zorro ! (oui : "Zorro ! Zorro ! Zorro !..." en écho à l'infini).

Là, j'ai pu prendre un cliché (mais de nuit, sans lune comme il se doit !).

Source: Externe

  En cherchant bien dans mes "archives", j'ai aussi trouvé un autre cas d'ubiquité :

 

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Deux "Mille pompons !"

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30 décembre 2017

Tuerie ferraire… (Kate) (22)

 

Non, j’ai mal lu, c’est : « thuriféraire » ! Encore plus obscur, plus fumeux (oserai-je ? oui !)… 

Fonçons donc, puisqu’un mail de Walrus a, par un heureux hasard, réveillé mon envie (rentrée) d’écrire et de participer (après tant d’années) à ce défi aux puissants parfums d’encens. 

Plusieurs ont déjà « envoyé la fumée » et même si on est déjà jeudi soir et « entre les fêtes » ou « pendant les fêtes », je n’attendrai pas « après les fêtes » comme tout un chacun jouant le débordé (de « chez débordé ») que je ne suis pas vraiment mais que je peux feindre d’être aussi… 

Toutes ces digressions qui envahissent mon texte ! Non, qui sont mon texte, comme le livre que je viens de finir où l’on en apprend autant sur son auteur que sur son sujet (« La serpe » de Philippe Jaenada, passionnant !). 

Un acrostiche peut-être, vu le temps imparti restant, le manque d’imagination et le peu d’humour qui m’habite en ce moment… Je sais que certains ne manqueront pas le sens figuré... Mon humeur terre-à-terre de cette fin décembre me pousse sur une pente « premier degré » et donc : 

Théologie
Hommage
Utile
Rome
Idolâtrie
Fumée
Encens
Respect
Autel
Infini
Rite
Effluves 

Bien sûr, je voulais joindre une petite photo mais le temps que je traverse la ville pour rechercher une verrière du 14ème siècle mentionnée sur internet mais dont aucune photo n’est disponible sur internet (que j’ai écumé) ni dans ma doc perso,  alors, comme dit la chanson « Non, je n’aurai pas le temps… »  et donc à suivre !

 

 

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02 juillet 2011

Hommage haut ! (Kate)


Je te remercie, "haut" toi pour :

- avoir réjoui ma vue,

- égayé mon trajet à pied,

- présenté ta silhouette svelte et gracile.IMGP4163

Non, j'avoue que je ne m'attendais pas à te voir sur la terrasse de cette résidence d'aspect récent (années 2000) et tes couleurs m'ont charmée. Lors d'autres passages dans mon ancien quartier, je ne remarquais que le côté spacieux de ces terrasses, leur bonne exposition ouest mais aussi la proximité assez immédiate de la rue plutôt bruyante au niveau de ce carrefour en face de la boulangerie. Je notais aussi le laboratoire d'Analyses médicales nouvellement installé situé au rez-de-chaussée/rez-de-jardin en ce mercredi de juin.

Ta vivifiante présence verticale dans cet ensemble neutre injecte une touche verte que j'appellerais presque naturellement "vert parasol". Oui, mais tu es double cependant (né sous le signe des Gémeaux ? Là, je blague !).

Ton ombre a dû donner envie aux voisins du dessus ou du dessous, je ne sais.IMGP4154

Ton élégance sobre décore la résidence aussi bien quand tu (je devrais dire "vous" mais désolée, je tutoie facilement) es plié qu'ouvert pour procurer une ombre bienfaisante, un écran protecteur, un filtre verdoyant.

 

Hommage haut... mage !

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