Le défi du samedi

Défi #474

 

Faute d'avoir terminé notre premier tour d'alphabet en fanfare,
nous allons commencer le second en musique

 

Gramophone

 

4741

 

 

Posté par Walrus à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


Pour participer, une seule adresse :

samedidefi@gmail.com

Blog d'écriture

Vous êtes nouveau ?

Vous désirez vous aussi vous joindre à nous?

Le règlement,

c'est ici !

Employez aussi cette adresse de préférence aux commentaires pour toute remarque ou communication à propos de ce blog.


Posté par Walrus à 08:27 - Commentaires [6] - Permalien [#]

23 septembre 2017

Nous ont passé leur disque favori

pas cons

4743

Laura ;

 

Posté par Walrus à 19:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Participation de Venise

 

J’aurai aimé que tu m’appelles FRIPOUILLE

Que tu me déloges  , afin de m’extraire de ma gangue

Le matin tu me servais comme chaque matin un :

Bonjour Madame nous allons avoir une belle journée aujourd’hui

Et ce bon jour là me restait en travers de la gorge comme l’arrête d’un poisson .

Ce salut glacé et stupide m’expédiait au pôle nord où toutes les fripouilles se mourraient .

Combien j’ai attendu au petit matin épiant le passage des étourneaux  un geste un égarement

Dans ta démarche  qui  me laisse espérer  un élan fripon , un geste tendre , un sourire complice .

Rien , de rien j’ai rangé les fripouilles dans le grenier des mes printemps

v

J’ai continué à te saluer  comme une poupée de cire et lentement  la fripouille que je supposais être s’est endormie sur le sofa du temps .

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,


Fripouille par bongopinot


Elle s’appelait fripouille
Avait une robe couleur du soleil
Une véritable merveille
Avec son museau comme tacheté de rouille

Elle était arrivée le jour du printemps
Son maître ne pouvant plus s’en occuper
Mes parents l’avaient de suite adoptée
Et elle, elle les avait acceptés joyeusement

Elle arrivait tous les matins
Toujours de bonne humeur
Elle réveillait les cœurs
Faisait oublier les chagrins

C’est comme ça que cet animal
Fit irruption dans la vie de mes parents
Elle les accompagna pendant dix ans
Avant de s’endormir par un jour automnal

Elle s’appelait Fripouille
C’était une chienne adorable
D’une douceur incroyable
Avec son museau comme tacheté de rouille

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

Monsieur Fripouille (joye)

meilleure rime

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

A posteriori (Walrus)

 

Après vous avoir livré en pâture le mot de la semaine, je suis allé consulter mon dico favori.

Oui, je suis comme ça, j'agis puis je réfléchis (comme disait un ex-premier ministre de mon pays : Achille van Acker. (Un cas intéressant que ce fils de vannier ayant quitté l'école à onze ans et ayant finalement dirigé quatre gouvernements et été fait docteur honoris causa de l'Université de... Lille ! (certes, là n'est pas la question, mais faut bien meubler n'est-ce pas ?))).

Je suis toujours amusé par le glissement sémantique des mots.

Ainsi, celui qui nous intéresse semble avoir été utilisé à l'origine pour désigner plutôt un couche sociale, comme on le voit clairement pour Jacouille la Fripouille qui contrairement à son seigneur est de basse extraction et vêtu de fripe.

Le terme a ensuite pris un côté plus péjoratif, sans doute par (c'est hélas toujours pareil aujourd'hui) assssociation de la classe pauvre au monde de la délinquance.

Aujourd'hui, par usure, le mot a perdu de son mordant et on est bien obligé d'en souligner le côté plus ou moins fort en lui adjoignant un adjectif : "petite" pour en faire presque un mot gentil vis-à-vis d'un enfant ou d'un animal domestique, "vraie" ou "vieille" pour désigner comme avant un personnage sans scrupule.

Et moi, dites-moi, quel genre de fripouille serais-je donc ?

... comment ça, "Les deux, mon capitaine !" ?

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

Ecrire à Rimbaud ? 8, Fripouille (Joe Krapov)

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

« - Fripouille ! Andouille ! Arsouille !
- Ah non, non, non ! Pas les rimes en ouille ! »

Juliette Noureddine (Mémère dans les orties)

Revoilà, vas-tu te dire, l’autre casse-couilles aves ses bafouilles !

En vérité, tu ne vas rien te dire. Tous les échanges à la surface de la Terre, qu’ils soient de papouilles ou de carabistouilles, te passent désormais par-dessus alors que, de ton vivant, c’est toi qui survolais tout, ne t’attardais nulle part sauf pendant cette année terrible, 1872-1873 où tu collas aux basques de Verlaine, à moins que ce ne fût l’inverse ! Ou l’inverti. Ou l’inversitude. 

DDS 473 reviens

Je viens de terminer cette semaine la lecture de «Reviens, reviens, cher ami : Rimbaud-Verlaine, l’affaire de Bruxelles» de Bernard Bousmanne et j’en sors quelque peu abasourdi : que d’embrouilles dans votre vadrouille !

Cette société du XIXe siècle que tu enjolivas de tes mots de sauvagerie ne me semble composée que de fripouilles plus ou moins notables ou notoires. «Des noms ! Des noms !» me réclame la foule excitée qui n’a plus le temps de lire les pavés à la plage ou sous la plage ! Je n’en livrerai pas ou alors j’en citerai peu.

Je n’épouserai aucune cause, pas même la tienne, gueule d’ange échappée de la maison de redressement ! On constate dans ta relation avec le Pauvre Lélian – c’est l’anagramme de Paul Verlaine – une certaine radicalité. Et lui dont on nous fait poser sur un piédestal en airain sa poésie si musicale est peut-être bien le plus sale type de la bande. J’espère ne pas commettre d’impair en écrivant cela, même si c’est, paraît-il, préférable, l’impair, en temps de pluie, quand Gribouille se débarbouille dans la Meuse.

Je ne ferai pas son procès. D’autres s’en sont chargés après qu’il t’eût lardé d’un coup de pistolet. Parmi eux il y avait le juge Théodore t’Serstevens, être sévère qui incarcère les gens qui jouent du revolver et fait examiner pénis et fondement des mauvais garnements. Ce n’est pas une fripouille, c’est juste l’instrument de la loi. C’est un homme avec ses petits défauts : entre deux jugements, même avant le dîner, il se gave de petits gâteaux rue de la Régence. Le docteur qui procède à l’examen s’appelle Semal et je n’en dirai pas de bien mais je suis mauvais juge car je suis iatrophobe !

Verlaine, quand même ! Un homme marié de frais qui se soûle toutes les nuits avec du mauvais vin, qui bat sa jeune épouse, abandonne son jeune fils pour partir sur les routes et en capilotade avec un jeune fou débarqué des Ardennes, Boudu sauvé des eaux de la ferme de Roche, Rimbaud, pas mieux que lui, qui rythme la lecture des poèmes des autres d’irrespecteux «Merde ! C’est de la merde !». Qui le lacère à coups de canif ! C’est réellement un club sado-maso, l’atelier d’écriture, chez vous ?

Ah les vilains bonshommes ! Ne peut-on transformer le cercle zutique en cercle mutique ? Ah les vilains poètes cymbalistes ! Soiffards ! Alcooliques ! Parasites pas rasés ! 

mathilde mauté 2

Que faites-vous dans l’univers des de Fleurville ? Certes la particule est usurpée, la demoiselle est un peu godiche mais son blaze en jette un max, non ? Mathilde Mauté de Fleurville ! Doigt en l’air et tasse de thé, tout juste sortie du pensionnat, méritait-elle vraiment que vous lui écrivissiez cette chanson infâme, «Maudite Mathilde, puisque te v’là !» ?

Quels crétins vous fûtes, aussi, d’avoir laissé traîner en les tiroirs de sa maison ton manuscrit de «La Chasse spiriruelle»et ces lettres que tu adressas à Verlaine, celles que vous appeliez la «correspondance martyrique», notamment celle où tu lui dis «Ne me quitte pas ! Il faut oublier ! Tout peut s'oublier qui s'enfuit déjà, oublier le temps des malentendus et le temps perdu à savoir comment oublier ces heures qui tuaient parfois à coups de pourquoi le cœur du bonheur. Ne me quitte pas ! Ne me quitte pas ! Ne me quitte pas ! Ne me quitte pas !». 

DDS 473 petite-fripouille

Il est très intéressant ce bouquin et me laisse avec plein de questions. Peut-on ranger parmi les fripouilles le préfet de police de Paris qui accable Verlaine auprès de la justice belge en mentionnant ses liens avec les Communards et le fait qu’il ait continué à trravailler à l’hôtel de ville pendant la Commune de Paris ? Ils ont fait quoi, les préfets de police entre 1940 et 1944. Ils n'ont pas continué à bosser ? Ils ont quoi ? Collaboré à la bonne marche du monde ? Tant pis si  la marche est bancale et si les gens trébuchent. C’est juste la définition du voyou qui fluctue. Un type qui signe des contrats de vente d’armes avec la Turquie et voyage avec Donald T. dans son avion n’est plus un voyou de nos jours. C’est juste une aimable fripouille. Un patriote économique. C'est sympa, "fripouille", au finale. De la petite bière !

Et l’indicateur Lombard ? Son résumé des faits concernant l’affaire «Robert» Verlaine mériterait d’être reproduit ici in extenso. Je me limite à ceci : «Le ménage [Paul et Mathilde] allait assez bien, en dépit des toquades insensées de Verlaine dont le cerveau est depuis longtemps détraqué, lorsque le malheur amena à Paris un gamin, Raimbaud, originaire de Charleville, qui vint tout seul présenter ses œuvres aux Parnassiens. Comme moral et comme talent, ce Raimbaud, âgé de 15 ou 16 ans, était et est une monstruosité. Il a la mécanique des vers comme personne, seulement ses œuvres sont absolument inintelligibles et repoussants. Verlaine devint amoureux de Rimbaud qui partagea sa flamme et ils allèrent goûter en Belgique la paix du cœur et ce qui s’ensuit. […] Verlaine eut avec son amie [sic] Raimbaud une dispute à propos d’argent et après toutes les injures imaginables tira un coup de pistolet sur Raimbaud qui cria à l’assassin.».

Et M. Google books ? A-t-il le droit de reproduire partiellement le livre «Arthur Rimbaud et le foutoir zutique» de Bernard Teyssèdre ? N’est-ce pas surtout un crime effroyable de le faire de manière partielle et de couper le récit juste au moment où tu entres, Arthur, dans la maison des Mauté ?

Et Leonardo Di Caprio ? Etait-il bien raisonnable qu’il incarnât ton rôle dans un film «Hollywoodien» à souhait qui a l’air d'être un maximum crispant si j’en juge d’après le «trailer» ? Car on ne dit plus «bande-annonce» maintenant, c’est trop ringard d’utiliser la langue française. On dit «biopic» pour «biographie à l’écran», «talk show» pour «émission de parlote» et «think tank» pour "cercle de pensée" mais "chez ces gens-là, on ne pense pas, Monsieur" ou alors en 140 caractères sur Twitter. Autant se taire. Shut up ! Ce film craint tellement que j’ai déjà oublié son titre ! Ah oui, «Rimbaud-Verlaine : Total eclipse» ! Fondu au noir !

Et j’oublie le Paterne Berrichon, le Paul Claudel, l’Alfred Valette, tous ces gens propres sur eux qui ont rêvé de faire disparaitre «Une Saison en enfer» et de te présenter en chantre plus très mou de la catholicitude. Et ceux qui, en Belgique, ont bloqué l’accès aux pièces du procès de Verlaine jusqu’en 1985 !

Et Hubert-Félix Thiéfaine ? C’est quoi son «Horreur Harar Arthur» qui me traîne dans la tête depuis que je l’ai découvert ?

Et Thierry Beinstingel avec son roman « Vie prolongée d’Arthur Rimbaud » dont je n’arrive pas à décrocher tant il est bien écrit et me tient en haleine mais dont je sens qu'il va finir en eau de rose ou en eau de boudin ?

Et ce dévédé de «Rimbaud, l’homme aux semelles de vent», quand est-ce que je vais pouvoir le regarder ?

C‘est vrai ! Pourquoi je m’intéresse à tout ça, moi ? J’ai dû choper la fièvre à Charlestown cet été !

C’est que vois-tu, mon cher Arthur, je suis une fripouille normale, moi ! Je ne suis pas un héros, un voyant, un voyou, juste peut-être un voyeur, un voyageur ou un dévoyé : j’ai la saison 5 de «Girls» à regarder et mon Défi du samedi à écrire ! Ah non, ça y est, ça c’est fait !

Salut à toi cher vieux fripon fripé ! A un de ces samedis pour une autre bafouille sur ta tambouille poético-existentielle et les nombreuses magouilles autour de ta dépouille !
 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

Pince fesses (Vegas sur sarthe)


Je suis un malappris, j'enfume les grenouilles
on me dit chenapan, auteur de tours pendables
aux admonestations je suis imperméable
en un mot comme en cent je suis une fripouille

Je cherche le grabuge et la carabistouille
pinçant le cul des filles en dessous de la table
le regard au plafond, nigaud, irresponsable
ne vous y fiez pas je suis une fripouille

C'est pas ma faute à moi si quelque niguedouille
tombe dans le panneau et me prend pour un ange
si elle se fourbit c'est que ça la démange

Je crie à l'infamie, j'accuse son voisin
qui prend un coup de poing et pisse son raisin  
je suis fieffé coquin, je suis une fripouille

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

Mes paysages de bières (Laura)

 

Je ne connais pas la fripouille, bière ambrée aromatisée au chanvre
D'ailleurs, excusez-moi mais je goûte peu les bières aromatisées quoique
D'autre part, je préfère en général boire la bière en pression plutôt qu'en bouteille

Ma première bière, je l'ai bue en bouteille, en cachette de mes parents
Je peux l'avouer ici puisqu'ils ne me lisent pas: j'ai bu avec des fripouilles
Moi qui venait d'une famille où je n'ai jamais vu ni cigarette, ni bière

Ma deuxième bière fut bue avec du Picon, comme c'était bon... et fort
Ma deuxième bière me monta directement au cerveau, case ivresse
Je retins que le Picon était bon et fort; ce ne fut pas ma dernière sensation forte.

Après ma passion pour l'Irlande, après ma majorité, je me pris de passion
Pour la Guinness, une histoire d'amour alcoolisée qui dure contrairement à d'autres
Je la goûte moins l'été car elle ne sert pas très fraîche, elle nourrit aussi

Pour moi, la Guinness comme les autres est meilleure en pression
Je me souviens de la tête de mon père quand j'ai commandé un Monaco:
Période tendre de ma vie en bière: version sucrée comme le panaché.

"Les trois brasseurs" comme son nom l'indique est une brasserie, maison mère
Située en face de la Gare Lille Flandres; elle  essaimé de Lyon à St Quentin
Notre lieu de rendez-vous entre Tourcoing, la fac et la Lys: avec une flamkuche

"La brasserie Georges" est notre lieu de rendez-vous du Sud de la Loire
Entre St Etienne, la fac, le  CDI, pas loin d'un de mes autres paysages de gare:
La gare Perrache; boire un demi en attendant le retour de son chéri à Part-Dieu.

La pils du Maroc, pas toujours autorisé, pas partout, d'autant plus appréciable
Et la Casablanca, en bouteille, en terrasse là-bas, un luxe suprême
Le meilleur spot, une pression fraîche en regardant l'Océan de la Corniche.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

16 septembre 2017

Défi #473

Fripouille

4731

J'avais déjà mis doryphore,
j'allais pas ajouter fridolin...

 

Posté par Walrus à 00:05 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,

Sont redescendus sur terre

pas cons

4722

Venise ; Vegas sur sarthe ; Laura ; Joe Krapov ;

joye ; Walrus ; bongopinot ;

 

Posté par Walrus à 00:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

L'extase par bongopinot


Regardez cet enfant
Devant la confiserie
Ses yeux sont si grands
Sur un air d’euphorie

Il s’approche doucement
Et passe par plusieurs phases
Le ravissement, l’étonnement
Et pour finir l’extase

Il tend sa petite main
Qui cogne la vitrine
Un visage de bambin
A l’humeur bien chagrine

Mais ces bonbons de couleurs
Réveillent son petit cœur
Et l’entourent d’un bonheur
Aux mille senteurs

Regardez cet enfant
Devant cette boutique
Ses yeux sont si grands
Et son air euphorique

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : ,

Walrus persiste et signe

 

Et voilà, c'est reparti ! Emporté par mon élan, j'ai encore fait fort en choisissant un sujet qui ne me concerne pas !

L'extase ! Ce serait pas le domaine réservé des femmes, ça ?

Comment ?

Juan de Yepes Álvarez ?

Ah, je vois que vous aussi vous êtes intéressés au mysticisme, comme moi, aux temps lointains de ma folle jeunesse...

C'est arrivé bêtement : je me passionnais pour Saint-Exupéry et j'avais bien sûr lu toutes ses œuvres (bon, ça fait pas des masses non plus) et une large sélection de tout ce qu'on avait écrit à son sujet à l'époque. Et c'est là que ça m'est tombé dessus : un certain Clément Borgal avait pondu un essai intitulé "Saint-Exupéry, mystique sans la foi" et de fil en aiguille...

J'en ai passé du temps dans les librairies ! Faut dire qu'à l'époque, c'était pas comme aujourd'hui où en quelques clics de souris, vous vous retrouvez au cœur de l'œuvre de Thérèse d'Avila, de Jean de la Croix, de Maître Eckhart, d'Avicenne pour ne citer que ceux-là. Pareil pour leurs commentateurs et pour des centaines d'écrits sur le sujet.

Mais hélas, que ce soit hier ou aujourd'hui, ce n'est pas en parcourant de long en large cette vaste littérature que s'est manifestée en moi le moindre infime début d'expérience extatique.

Mais depuis qu'un moine Zen a déclaré que l'illumination peut surgir en nettoyant les légumes, je ne désespère pas, même plus besoin d'aller se paumer dans le Sahara comme Eric-Emmanuel Schmitt...

T'en foutrai des nuits de feu, moi !

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,

Mots croisés (joye)

- Chéri, il me faut un mot de six lettres.

- Et la définition ?

- « État de félicité ».

- Hmm, je ne suis pas sûre où elle vit.

- Qui ça ?

- Ta cousine Félicité…dans le Nioujerzi, je crois.

- Beuh non, « Nioujerzi » a neuf lettres.

- Y a d’autres indices ?

- Je crois que le mot contient un x.

- Ah. Alors, Texass.

- Téksasse contient un x ? T'es sûr ?

- J’en sais rien…euh, ouais, maintenant que j’y pense, son ex vit au Texass.

- Sonixe ? C’est pas eux qui fabriquent des appareils pour les hérissons sourds ?

- Peut-être bien. Il commence par quelle lettre, ton mot ?

- Euh…

- Ah !

- Non, euh…

- Allez, c’est E…X…et encore quatre lettres ?

- Paraît-il.

- Exquis ?

- Non, et sois raisonnable ! C’est trop tôt pour boire ta bière mexicaine.

- Allez, va, on est samedi, je peux m’en permettre une Dos Exquis.

- Oui, mais tu ne t’arrêtes jamais après une, et même pas dos

- Hé, j’ai trouvé…

- Quoi, ta bière ? Je pensais l’avoir bien cachée !

- Nan, ton mot !

- Ah oui, quoi t’est-ce ?

- Ex-mari !

- Ah, encore heureux… E..X..M..A..R..I.. ! Tiens, tu me donnes des idées...

- Parfait !  Et hop ! À la bonne mienne !

crossword puzzle

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

Ecrire à Rimbaud ? 7, Extase (Joe Krapov)

 Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

«Il y avait un jardin qu’on appelait la Terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu
Non ce n’était pas le paradis ni l’enfer
Ni rien de déjà vu ou déjà entendu»

Georges Moustaki

 


Cette semaine on me demande de parler d’extase. Et mon commanditaire de préciser : « Et ne levez pas les yeux au Ciel, hein ! ».
 

170712 Nikon 001

Dans ce cas c’est tant pis pour les nuages de Barfleur, pour ceux du Cul-de-loup à Morsalines qu’Eugène Boudin chérissait, tant pis pour les vitraux de la basilique de Mézières, ceux de Dieppe ou Varengeville et basta pour le partage de la meilleure des journées, celle des 32 kilomètres de marche sous la pluie de Saint-Vaast-La-Hougue, exit la merveilleuse étape au restaurant « La Bisquine » qui entrecoupa cette randonnée. Je ne parlerai pas non plus de l’étrange grenier de ton musée à Charleville, de ses chaises grises et des enceintes suspendues d’où sort l’étrange musique de tes mots traduits et emmêlés en différentes langues.

L’extase, dont Madame Wikipe nous dit qu’elle désigne un état où l'individu se ressent comme « transporté hors de lui-même », caractérisé par un ravissement, une vision, une jouissance ou une joie extrême, n’a pas grand-chose à voir avec l’exorcisme qui consiste à faire sortir de soi le je qui est un autre. 

170715 Nikon B 011

Mon extase principale de cet été est et restera bien longtemps encore la découverte de cette boîte à lettres fantastique, posée dans le cimetière de Charleville-Mézières, sans mention des heures de levées – tu ne te lèveras plus pour lire mes bêtises – à destination unique : Arthur Rimbaud.

Arthur Rimbaud ! Arthur Rimbaud ! Vous êtes arrivés à Arthur Rimbaud, terminus de la ligne ! Assurez-vous que vous n’avez rien oublié avant de descendre du véhicule !

L’été de Rimbaud ! Extase de la marche autour du lac des Vieilles forges, au-dessus de la Meuse à Monthermé, sur le chemin d’Hautot-sur-Mer à Dieppe ou le long de la mer au phare de Gatteville !

S’il y a bien quelque chose qui nous unit, toi et moi, quelque part, c’est bien ce goût pour la musique des mots, pour ce qui sort de soi et fait qu’un auditeur cesse d’être lui-même pour écouter, entendre ce parler différent, découvrir un coin nouveau de ce jardin humain que chante Moustaki.

Celles et ceux qui pratiquent la musique et la poésie savent le temps que cela prend et le travail qu’il faut fournir avant de parvenir à ces quelques secondes du bonheur de chanter ou d’entendre chanter.

Nous aurons ajouté, cet été de Rimbaud, à notre phonothèque et à nos souvenirs les aventures de Marina B. et Gisèle C. qui s’étaient inscrites à un stage de chant en quatuor et qui, tous les soirs, me contaient les pérégrinations de leur bateau ivre au pays du diapason 415, du canon à 24 voix, des montées de pression entre les voyageurs de ce projet étrange. C’est tout juste si on ne se tira pas dessus au revolver, cette année-là, au conservatoire de Dieppe et à l’Académie Bach ! Normal, on était à Arques-la-Bataille !

Mais au moment du concert, le vendredi soir, silence, admiration, extase : finies, les discussions de spécialistes, les pinaillages sur la prononciation, les fous-rires en cherchant la voiture ou la sortie dans le parking souterrain. Autant en emporte le vent !

 
A l’écoute de ces dames j’eus presque des frissons. Comment ? La divine mélodie de la Renaissance sortait vraiment de cette même bouche qui me dit quelquefois « T’as mal fermé le frigo » ou « Ca manque de poivre à mon goût » ? – Oui, ne t’inquiète pas, Arthur, chez moi l’extase ne dure jamais très longtemps. Mais, heureusement, ses effets sont impérissables .

J’ai failli ajouter que la voix me susurrait aussi « Chéri fais-moi l’amour, fous ce réveil en l’air et fais-moi du café brûlant comme tes lèvres » mais de fait, je confonds :  c’est la copine de Pierre Perret qui lui dit ça quand le soleil entre dans sa maison et en plus j’ai toujours des doutes sur l’orthographe de « susurrer » qui me fait d’ailleurs plus penser à Ferdinand le linguiste qu’à une fièvre érotique.

Celle de ce dimanche 10 septembre, d’extase, me marquera aussi. Nous nous produisions en concert privé avec mes ami(e)s du groupe Am’nez zique et les Biches aux jardins Rocambole à Bourgbarré (Tu parles d’un blaze ! Tout est annoncé dès que tu tombes dans le panneau !). Un jardin extraordinaire qui aurait plu à Moustaki comme à Trénet.

Vers la fin de ce concert de rengaines « métézorrologiques » nous avons interprété cette chanson plombante, « Nantes » de Barbara, dont je n’aurais jamais cru que j’aurais à la chanter un jour mais, vois-tu, tout arrive, qu'est-ce que je ne ferais pas pour faire plaisir aux copines ! Je crois que nous ne l’avions jamais aussi bien interprétée que ce jour-là. Je la dédie, a posteriori, à toutes les filles qui ont perdu leur père et plus particulièrement à cette semeuse d’étoiles de ma famille à qui c’est arrivé récemment.

 
Dommage que tu ne puisses pas entendre ces documents sonores, cher semeur d’étoiles des Ardennes !

A ce jour, même mal, le monde continue de tourner et nous, en avançant, de chasser sa folie, les ennuis et l’ennui, tant que faire se peut. De façon extatique et sans besoin du Ciel mais, comme dit la chanson, « Chacun fait, fait, fait, c’qui lui plaît, plaît, plaît ».

A un de ces samedis, cher Arthur !

P.S. Histoire de rigoler un peu après cette lettre tout compte fait assez sérieuse je te livre une des krapoveries que j’avais pondues comme premier jet d’une participation possible à ce Défi « extase » :

« L’extase du navigateur, c’est quand son sextant. ».

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

Un jour, j’ai entendu une voix… (Laura)


Un jour, j’ai entendu une voix qui me disait : « Viens et suis-moi. »
Ma première réponse fut de dire à Dieu : « Oui, je veux être ton épouse. »
Des propositions comme celle-ci, on n’en a pas tous les jours, des demandes en mariage
J’en ai eu quelques unes mais celle-ci me posa un cas de conscience
Cela dura des mois, dans un cycle de quelques années où je voulais être sainte.
Je voulais être  Sainte Thérèse ou rien : je voulais connaître l’extase
Telle qu’elle fut sculptée par Le Bernin, architecte de la chapelle qui est son écrin.
Je suivais les traces de Jeanne d’Arc, je lisais des récits de martyres.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

Extase molle à tartiner (Vegas sur sarthe)


"Dis M'man, c'est quoi l'extase?"
"Et ben c'est un peu c'que tu ressens quand tu t'goinfres de Nutella"
"Moi, quand je mange du Nutella je ressens surtout l'angoisse d'arriver au fond du pot"
"Euh... envisager l'fond du pot c'est plutôt d'la frustration"
"Et dis M'man, c'est quoi l'orgasme?"
"C'est plutôt comme quand à défaut d'Nutella tu bouffes ton oreiller"
"Ah bon? Et un fantasme?"
"Pour les fantasmes, va plutôt d'mander à ton père"
...
"Dis P'pa, c'est quoi un fantasme?"
"Euh... c'est quand ta mère pense que les pots de Nutella n'ont pas de fond!"
"Alors M'man est tout le temps en extase?"
"Oui,enfin... tant que c'est moi qui achète le Nutella par cartons de dix"
"Et un cauchemar, c'est quoi un cauchemar?"
"Euh... c'est quand la fin du carton arrive avant la fin du mois"
"Mais P'pa, la différence entre la fin du mois et le début du mois suivant c'est juste un jour!"
"Oui mais ce jour-là... comment dire... c'est l'extase"
"C'est bien c'que M'man disait... après on n'a plus qu'à bouffer nos oreillers"
"Hein? Pourquoi tu manges ton oreiller?"
"Laisse tomber P'pa, c'est seulement quand j'ai un orgasme"
"Qui t'a parlé de ça?"
"C'est M'man... et une extravagance, c'est quoi une extravagance?"
"Justement, va demander à ta mère"

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

Participation de Venise


Les murs étaient infranchissables.
Très hauts , trop gris.
Alors je suis parti du bleu du ciel .
Qui enveloppe tout le reste .
Une étoffe de voile de mariée
Vers qui ma joie sans objet s’envolait comme un moineau
Un ciel prophétique qui me donnait des ailes
Moi le bagnard sur qui
Les portes s’étaient refermées.
Un mystère enveloppait le silence de ma cellule .
Un silence si épais  qu’un couteau n’aurait pu le fendre.
Un silence paradisiaque qui fracassait tous les bruits du ciel .
Et moi dedans , qui ne pouvait arrêter  cette hémorragie

De ce bleu qui pénétrait mes veines.

Sans le vent , sans la brise, sans l’odeur
Plus aucun intermédiaire et moi comme un enfant aux pieds lacérés par les chaînes
Pareil à un perce neige
Au cœur de ce vide sidéral je le voyais .

v


Lui dans sa transparence sidérante .

Dans cette inquiétude tangible il étouffait l’horizon de mon ciel .
L’émerveillement qui était le mien , faisait de moi un oiseau mort
Un destin minuscule devant sa délicate présence  .
J’appartenais alors à la confrérie des témoins tels des rayons qui partaient du centre
Pour en faire le récit extasié de sa rencontre .
Un chant profond remontait des cellules de la prison
Cette langue des hommes oubliés  à la mâchoire cassée.
 La relique respirait maintenant si bruyamment qu’on pouvait voir sa poitrine se soulever et le front des hommes se plisser sous le vent .
Les murs s’apprêtaient à s’effondrer  sur eux comme une erreur judiciaire .

J’ai ramassé des brides de sa présence ,
Je sais je ne devrais pas voler l’insupportable comme un bègue vole la langue des autres.
Une vague géante marche sur l’extase sucrée de ce moment .
Depuis j’ai tout oublié avec  le voisinage des tendres hommes libres .

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,