Le défi du samedi

Défi #495

 

Vous les fréquentez, vous, les

bistrots

Oui : racontez !

Non ? Imaginez !

4951

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17 février 2018

Ont fait la tournée des bistrots

pas cons

4952

Laura ; Vegas sur sarthe ; Venise ; maryline18 ;

Pascal ;

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Se sont pris pour Molière

pas cons

4941

Laura ; Vegas sur sarthe ; Nana Fafo ; Tilleul ; Kate ;

Pascal ; Maryline18 ; Venise ; joye ; JAK ; Cavalier ;

Adrienne ; Walrus ; bongopinot ; Joe Krapov ;

Caro_Carito ;

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RIVER (Caro_Carito)

 

Atrabilaire

Je rêve ; ils m’ont traitée d’atrabilaire. J’ai le choix : ouvrir le dictionnaire du grand-père qui trône dans la bibliothèque familiale, fouiner sur wiki ou aller voir un psy. J’avais pourtant cru que le repas de famille, à défaut de bien se passer, ne se révélerait pas anxiogène. Au final, il a fallu qu’ils posent sur la table leurs biles et leurs angoisses.

Atrabilaire

Je pense à ce mec dans cette série, River, celui qui parle avec les morts ; il se sentait différent, limite zombique. Moi c’est pareil. Atrabilaire… Je leur en ficherai. Sale bande de cruciverbistes amateurs de scrabble.

Atrabilaire

Je pique le Côte-rôtie avant que la Bérangère le boive jusqu’à la lie. Je me damnerai pour son bouquet, pour sa jambe, pour son goût qui tient en bouche et son retour. Je gémirais de plaisir s’il y n’avait pas cette tablée de sots dont la complaisance tient lieu d’intelligence.

Atrabilaire

On ne m’y reprendra plus. J’ai pris la tangente avec une part d’un brie qui vaut des épousailles et le Pomerol. Sacré ce pinard. Et un verre en cristal, il faut bien ça. Je gare la bagnole quelque part entre Luynes et Cinq-Mars-la-Pile. Je voyage toujours avec un couteau avec tire-bouchon alors je peux déguster, pour de vrai. Je m’enivre d’un coup en pensant à Baudelaire et tous les autres, les Carver, Baudelaire, Goffette, Neruda, Lorca, Verhaeren, Jaccottet ou bien la Chedid. Et leurs frères… Je m’enivre de vin et de poésie.

Et puis là, à la marge, je regarde le ciel, détrempé comme une aquarelle sombre. Un mélange de nuées et de lumière… atrabilaires. Je repense encore à ce mec, dans River, et je me dis que l’on parle toujours avec ceux que l’on invente, et il vaut mieux l’esprit d’un Morgon que celui d’un bileux de surface.

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Léon, Lucette, Sam et Yvette : atrabiloute ? (Joe Krapov)

sucettes 45

Je ne suis pas de caractère
Atrabilaire.

Un jour sur deux je suis jovial,
L’autre d’humeur primesautière.

J’aime les guinguettes printanières ;
J’y garde le sac de ma copine
Car je danse vraiment trop mal.

Je reste derrière ma chopine,
J’observe le cérémonial
Du fest-noz, de la boîte, du bal
Populaire.

Et comme j’ai aussi la guitare amicale
Je chante des javas pour plaire
Aux défiantes septentrionales
Qui aiment quand ça part en sucette ! 

Spécial dédicace à Maryline18 qui a pondu   ici  ces  paroles immortelles !

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Que se passe t-il par bongopinot


Que m’arrive t-il
Aujourd’hui
Envie de rien
Cœur chagrin

Tempérament atrabilaire
Ce n’est pas pour déplaire
Mais j’ai un coup de cafard
J’ai la bile noire

Prise d’une mélancolie
Et suit une petite folie
Une humeur bien chagrine
Voyez-vous j’ai le spleen

C’est embêtant
Ami défiant
Je suis dans tourment
C’est déprimant

Que m’arrive t-il
Aujourd’hui
Envi de rien
Cœur chagrin

 

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Qu'est-ce que vous dites ? (Walrus)

 

Atrabilaire ?

Moi !?

Naaan !

Acariâtre, ça, peut-être...

Mais je ne vais pas vous raconter ma vie, hein ?

 

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Atrabilaire (Adrienne)

 

a1

Quand ses copains de comptoir lui demandent pourquoi il arpente la plage de si bon matin, jour après jour, avec son détecteur à métaux qui ne détecte jamais que quelques détritus rouillés, il répond que c'est l'humeur acariâtre de son épouse qui le chasse de chez lui. 

Eux, ça les fait bien rire. Pas lui. D'ailleurs son propre fils lui répète assez souvent qu'il ne pourrait dire, entre son père et sa mère, lequel est le plus grincheux. Il y a des gens comme ça, qui ne se sentent bien que quand ils peuvent bougonner. 

Ce ne sont d'ailleurs pas les causes d'acrimonie qui manquent, se dit-il ce matin-là au moment où son appareil se met à sérieusement disjoncter. 

 a2

- Rogntudjû! s'écrie-t-il. Qui c'est qui est venu mettre ce bordel sur MA plage? 

a3

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Mélancolie (Cavalier)

 

Je semble être assise ici 
Loin de mes amitiés brisées,
La vie se poursuit,
Je vous cherche autour de moi,
Vous mes amies disparues,
Qu'êtes-vous devenues ??  

Le fil de ma vie s'assombrit,
La gomme bloque les branches du cerisier,
Que me content leurs floraisons ? 

Les iris flamboient
Autour de la barrière,
À l'abri du banc de bois,
Et tous les oiseaux sont partis,
Où se sont enfuis mes doux verdiers ? 

Je ne vois plus les fleurs des champs,
Je ne vois plus le soleil,
Les nuages et la pluie m'indiffèrent.
Tout passe. Me lasse. 

L'amitié de la jeunesse s'est éparpillée
Sur les notes d un violon,
Son coffre s est fissuré,
Personne ne connaît plus notre joie,
Notre insouciance, nos rires,
Qu'est-il advenu des princesses ? 

Maladroite majesté par ces mots retrouvés
Sur cette lettre froissée,
Tu m'aperçois ma douce,
Je suis l'étrangère,
Mes cadeaux d'amitiés partout écartelés. 

Au fond du jardin
Je me suis terrée,
Les cartouches de la vie ont éclaté
Sur mon destin, 

Et aucune tristesse ne m'a contournée  

 

Source: Externe
Davidson Knowles
 


"Le pont entre hier et demain, se soulevant parfois à la jonction d'aujourd'hui ?

Et tout ce qu'on a un jour espéré rassembler en ce point est tombé au soulèvement aléatoire de ce dernier à l'eau.

Il n'y a que les sentiments forts pour outrepasser ces lois récurrentes à la vie. Que ceux qui sauront nager par envie, par amour, qui resteront par une autre route attaché à leur lien ; fil d'émotion étiré du temps qui passe  "  

Une amie dixit il y a si longtemps ?



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EPOPEE ANECDOTIQUE (JAK)

 

Voici le premier trimestre terminé. Vincent jeune prof.  de collège  connait maintenant bien  ses élèves.

Pour l’instant, ils sont avachis sur leur bureau,  l’œil un peu absent, complètement désintéressés. Ils arborent tous le jean déchiré,  leur involontaire uniforme.

Cependant aujourd’hui relaxe, Vincent  veut rester cool, la veille de vacances c’est prometteur de galéjades.

Au fond de la classe il y a Titouan, jamais volontaire pour passer au tableau.

Vincent lui demande d’avancer pour  exposer ses projets concernant  les vacances à venir.

Tituan, bougonne,  je t’en foutrais des vacances, avec ma mère cette acariâtre qui se plaint sans cesse, elle va me faire travailler comme d’hab. je préférerais rester  à l’école.

Vincent compatissant,  lui réplique, avec toute  la puissance de son vocabulaire

Alors votre mère est ainsi une atrabilaire ?

Tituan  n’aime pas se sentir insulté,  comme il a l’esprit de famille un peu hérissé, il ne supporte pas que sa génitrice soit ainsi  vilipendée,- même si il a de sérieux différents avec elle -  il voit  rouge, se jette sur le prof, lui casse ses lunettes.

Vincent le mène chez le dirlo  - Explications musclées

Titouan est renvoyé dans  ses foyers : 15 jours à pieds

Le lendemain, la mère, irascible telle  une hargneuse furie, paraît suivie de  toute une flopée de congénères  dont elle a requis l’’aide protestataire.  

C’est l’émeute dans la cour du lycée

Le dirlo pour calmer ce beau monde concède que Vincent y est  allé un peu fort en traitant la mère de Tituan d’atrabilaire.

Devant ses plates excuses la tension tombe

Vincent est profondément déçu.

En septembre,  Vincent déserte l’enseignement.

 Il renonce,  comme beaucoup d’autres collègues, à se battre contre des moulins à vent.

Il gardera pour lui  tout son vocabulaire, ces mots  qui structurent, et permettent de véhiculer  la pensée.

Son oncle, lui a demandé de venir lui prêter main forte,  dans son asinerie où il s’est spécialisé dans l’élevage d’ânes en culottes *

 

ja

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Les atrabilaires lettrés (joye)

bordered

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Participation de Venise

 

On nous avait conviés  au théâtre du vieux colombier là où devait se dérouler la dictée de Pivot.

Tous les érudits, comme moi qui n’avais jamais renoncé à scruter les ténèbres de l’orthographe s’étaient rués sur ledit lieu.

 

Tout ce qui compte de mondes civilisés devait d’après moi se soumettre à l’exercice.

Nous attendions avec impatience les premiers mots quand le premier fut

 ATRABILAIRE.

L’incrédulité a dû se voir sur mon visage, car PIVOT a prononcé trois fois ce mot.

On n’imagine pas l’envergure de ma gêne à la découverte de ce mot barbare .

Soudain Pivot me parut docte et solennel avec son ATRABILAIRE et moi pauvre pèlerin qui avait oublié dans sa besace , la peste et la gale .

ATRABILAIRE devait être un lieu de ville , et pour étancher ma soif  je me plongeai  dans mon portable discrètement dissimulé sous ma jupe .

 

Je jure que j’ai tenté de peigner le lion afin de m’adapter à ces rugissements , mais cette rupture de réseau me fut fatale .

J’avais connu des hauts et maintenant je me noyais  dans les bas .

Ce terme ressemblait à un aquarium et moi à une grenouille albinos qui s’agitait sans trouver d’issue.

Puis j’ai senti sur moi passer  le vent de l’aile de l’imbécilité.

Avoir son abîme à côté de soi n’est pas chose aisée , du coup je pris la tangente et sortis de ce lieu hanté , comme une barque qui prend le large à la vue du récif.

Je suis revenue plus tard à l’écriture cela reste un breuvage inoubliable.

 

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L'Atrabilaire...(Maryline18)

 

Je me souviens lorsque tu t'apprêtais,

Le coeur gai, les jours non ouvrés...

D'où te venait cette joie, Si vite volée en éclat ?

Je me défends, quelque fois,

Comme si l'on pouvait changer le passé,

De te revoir les poings serrés,

Avec ce besoin en toi de cogner.

D'où te venait cette haine ces tristes soirs ?

Pétrifiés, en nous, s'insinuait le désespoir...

La soirée s'éternisait

Par tous ces verres ajoutés,

Aux injures vociférées : autant de regrets...

Comment a t-elle pu supporter

Les coups, la honte, toutes ces années ?

Entre deux orages , quand les heures s'apaisaient

Juste un peu, nous as-tu aimés ?

 

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Atrabilaire (Pascal)

pa

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Atrabilaire mais pas trop (Kate)

 

début

Donc noire est la bile comme celle de l'Alceste du "Misanthrope" de Molière, comme "Si tu t'appelles Mélancolie"

Joe Dassin

et si "l'amour n'est plus qu'une habitude" ?...

Certes !

Recette ?

Attraper la maladie déjà

Tu peux mourir d'amour

Rien ne le décrètera

Aimer fait souffrir et tu cours

Belle ou beau on ne te regarde pas

Insister bien sûr je suis pour

Languir mais pas toujours

Arrêter car ta vie tu pourriras

Ignorer arrêter de faire la cour

Retrouver sa joie pas à pas

Et apprécier chaque instant chaque jour

fin

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Atrabilaire ou pas... (Tilleul)

 

A minuit, il neigeait... Ce matin, ça continuait... J'aime pas la neige, il faut déblayer avec la grande pelle, c'est fatigant, ça mouille les gants et le bonnet (et ce n'est pas un gros bonnet). Marre !
Tous les touristes vont débarquer pour skier... Je ne trouverai pas de place pour garer la voiture... et ma trottinette est trop petite pour ranger les skis. Marre !
Routes enneigées, encombrées, les camions qui bloquent les côtes, et moi, coincée entre deux mastodontes et des routiers pas sympas... Marre !
Ah taisez-vous ! Venez vivre dans ce trou perdu et vous comprendrez. Vos réflexions me mettent en colère... Marre !
Bouvreuils, mésanges ou chardonnerets, tous ont déserté mon jardin fuyant les chats des voisins qui prennent trop souvent ma pelouse pour une litière... Marre !
Infiniment heureuse d'habiter la campagne, ne croyez pas ce qui est écrit plus haut... Non, je ne suis pas atrabilaire. Ce matin, il neigeait ! La pelle pour déblayer n'est pas si grande que cela. Le bonnet et les gants sèchent très vite devant un bon feu de bois... Chouette !
Les touristes débarquent, c'est parfait pour les loueurs de skis. Les tavernes et les restos vont se remplir de clients... Chouette !
Avec les pneus hiver, un peu de patience, et les camions de déneigement, il n'y a aucun souci de circulation... C'est agréable d'habiter dans un petit village, le calme règne en maître ; la nuit, c'est le grand silence... Chouette !
Il n'y a pas de zébu mais dès le printemps, les troupeaux de vaches remplissent les prairies. Vous me direz qu'au moment de l'engraissement des sols, l'odeur s'éloigne du parfum de la rose... mais la pluie estompe très vite ce désagrément. Chouette !
Rendons à Molière ce qui appartient à Molière, et laissons cet atrabilaire avec Célimène... « Notre » Germaine aurait-elle voulu Alceste ? Rien n'est moins sûr, elle est entourée de défiants... euh... amoureux ? Sympathiques ? Les deux !! ?? Rassurez-moi, ils ne sont pas atrabilaires ? Chouette !
Etles paysages sont sublimes, les sapins couverts de neige, belle opportunité pour les photographes...
Chouette !

 

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Episode 06 : Karl y bout l'québécois (Nana Fafo)

 Karlybout_atrabilaire 

 

 

Le Mans. 

Tout le monde ment. 

Raconte des histoires. 

 

Quelle vacherie cette Germaine, à peine arrivée, la voilà qui file entre les pattes de Pingouinnot et Ronchonchon en leur criant :
“ Ne vous faites pas de bile, JP est de cette couleur,
“foi de Zébu”, comme dirait mon cousin Végas
avec ses proverbes à la mords-moi-le-noeud,
mais attention, je n’ai pas dit atrabile ! ” 

Vert de rage, Ronchonchon maugréa ses humeurs comiques,
comme Ben Jonson ou Don Johnson.
Tel un Django déchaîné
accompagné d’un Pingouinnot, qu’il aimait appeler “son savant docteur Schultz”,
il se laissa aller à une pièce misanthropique,
histoire de se faire péter de la broue,* façon Karl y bout l’québécois. 

Il eut une montée de lait, toujours très vite sur ses patins, la broue dans le toupet, mais il dût manger ses bas, car il avait vraiment l’air d’un chien de poche.
Surtout quand Pingouinnot lui dit :
“ Niaise pas avec la puck, calme-toi le pompon, on va pas se chicaner dans la cabane, je veux pas avoir le front tout le tour de la tête, mais au lieu de se pogner le beigne, et même si je ne suis pas le boss des bécosses, attache ta tuque avec d’la broche, on s’en jettera un plus plus tard, histoire de caller l’orignal”   

traduction : Ronchonchon, histoire de se faire mousser façon Karl y bout l’québécois :
Il était de mauvaise humeur, il démarrait au quart de tour, très agité, mais il dût ravaler son égo, car il commençait à être lourd, surtout quand Pingouinnot lui dit :

“Ne tourne pas autour du pot, garde la tête froide, on va pas s’engueuler, je ne veux paraître effronté, mais au lieu de perdre son temps et sans vouloir te commander, tiens-toi prêt, on s’en jettera un plus tard à s’en faire vomir. 

La boussole Zéba venait elle aussi de manifester son caractère. Elle datait de l’époque d'Hypocrite, une ère nommée Billy, intemporelle, paraît-il !
Zéba indiquait “Trabitz
La vie est faite de signes… 

Pingouinnot connaissait ce bled, c’est là qu’il avait rencontré Kamélia-Kamélius,
lors de son voyage à Nuremberg, sur les traces d’Alfred Durex le jaune ou Albrecht Dürer le jeune, il ne savait plus trop.
Il en avait profité pour visiter la région.
A Trabitz l’air est glacial, on en bave, l’humeur est grise, comme le temps, les doigts sont bleus, comme les schtroumpfs, l’humour est noir, comme l’ambiance. 

Kamélia-Kamélius dit K-K (prononcez KTK et non Kaka, svp !)
cette Fomme (mi femme, mi homme) avait une intuition incroyable, une puissante clairvoyance et des chaussures qu’elle (ou il) encadrait au mur.
K-K lui avait appris que la vie n’était qu’une succession d’inconstances et de changements, que ça ne servait à rien d’être mélancolique d’une époque qui n’existait que dans nos souvenirs, ça file la colique et ça rend limite hypocochondriaque (une maladie qui te joue des tours de cochon). 

C’est sur que K-K pourrait les aider à comprendre ce que Germaine, cette vacherie, avait bien pu vouloir insinuer avec son histoire d’atrabile.
Pingouinnot, lui, ne savait même pas ce que Atrabilaire voulait dire (merci Walrus ce russe ou rustre un peu extraterrestre qu’on appelait Wall-E !).  
Et Pingouinnot, n’allait pas se mettre la rate au court-bouillon pour cela. 

Rouge de honte Ronchonchon avoua à Pingouinnot qu’il connaissait aussi Kamélia-Kamélius, il en pinçait pour cette Fomme.
K-K avait déménagé récemment  vers l’Aisne dans le quartier Verlaines à Eppeville, près de chez Monsieur AKrapovic, le réparateur des causes perdues, fan des films de Rambo.
Ronchonchon retrouvait K-K, au Bon accueil pour boire un pot, en laissant échapper des soupirs de passion qu’elle (ou il) n’entendait pas. 

Malgré son désordre intérieur, il avait l’air beau, en mal de fleurs, il ne pouvait se résoudre à ne pas passer du temps avec K-K, à croire qu’il avait vu la vierge Marie.
Son spleen n’avait jamais basculé du côté obscur. Son esprit critique et contestataire n’était pas le reflet d’une âme tourmentée et féroce, enfin c’est ce que l’Abbé Pierre, le Jars lui avait dit, et comme le message venait de Ciel et pas de la TV, ça devait être vrai. 

Ronchonchon et Pingouinnot, tels Alceste et Philinte, s’en allèrent à la rencontre de leur Célimène, sur un air martiniquais sans avoir l’air atrabilaire. 

Dommage, Pingouinnot serait bien passé par Leman, voir les expressions de nos amis suisses ! 

‘* expressions québécoises
péter de la broue = se faire mousser

avoir une montée de lait = être de mauvaise humeur
être vite sur ses patins = démarrer au quart de tour
avoir de la broue dans le toupet = être très agité
manger ses bas = situation d’échec, ravaler son égo
chien de poche = personne trop présente
niaise pas avec la puck = ne tourne pas autour du pot
calme-toi le pompon = garder la tête froide
pas de chicane dans ma cabane = ne pas se quereller
avoir le front tout le tour de la tête = être effronté
se pogner le beigne =perdre son temps, se tourner les pouces
le boss des bécosses = chef hiérarchique autoritaire
Attache ta tuque avec d'la broche = Tiens toi prêt
caller l’orignal = être malade à vomir avoir trop bu

 

 

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La rate au court-bouillon (Vegas sur sarthe)


"Alors, qu'est-ce qui vous amène Monsieur Vegas ?"
"Un 18, Docteur"
"Oui, je sais... vous m'avez déjà fait le coup la dernière fois. Et à part l'autobus, qu'est-ce qui vous amène ?"
"Je m'fais de la bile, Docteur"
"C'est normal, nous sommes au XXIème siècle. Vous ne voudriez pas avoir le moral quand même ?"
"Oui mais j'ai la bile bien noire"
"Elle est noire, noire ?"
"Je ne savais pas qu'il existait différents noirs. Toujours est-il qu'elle n'est pas blanche"
"Je vous explique: Si elle est noire vous faites de la mélancolie et si elle est noire, noire vous êtes hypocondriaque"
"Euh... et c'est quoi le mieux, Docteur ?"
"Le mieux c'est de ne rien avoir, mais je serais au chômage. Alors vous allez vous mettre au régime de la rate au court-bouillon, vous m'en direz des nouvelles! Ma mère faisait ça avec une branche de céleri et du laurier avec..."
"C'est à dire qu'à la maison c'est Germaine qui cuisine et surtout pas moi"
"Et où est le problème, Monsieur Vegas ?"
"La spécialité de Germaine c'est le foie de veau au vinaigre balsamique. Voyez-vous, elle caramélise au sucre avant de déglacer ce qui fait que..."
"D'accord ! Je ne mets pas en doute ses talents culinaires et..."
"Vous avez bien raison Docteur. Celui qui critique la cuisine de Germaine est un homme mort car quand elle est de mauvaise humeur..."
"Ah ? Elle aussi a des soucis de rate ?"
"Non Docteur. Pas de rate, c'est du foie, elle le fait tremper la veille dans du lait pour qu'il soit moelleux et..."
"D'accord ! On va devoir transiger... vous lui demanderez de vous cuisiner une rate au vinaigre balsamique en remplaçant le vinaigre balsamique par un court-bouillon"
"Bon... et comme accompagnement, Docteur ?"
"L'accompagnement habituel Monsieur Vegas... ordonnance, carte vitale, sécu et mutuelle"
"Euh... je voulais dire... on mange quoi avec votre rate ?"
"Ah... des rattes du Touquet, par exemple"
"C'est mieux au Touquet ?"
"Non. Vous les mangez chez vous tout simplement mais en gardant la peau, c'est plus facile"
"Ca m'arrange, Docteur. On n'a pas de bon dermato dans le quartier... ou alors il faut prendre le 25"
"Je vois, Monsieur Vegas. Gardez le 18, comme d'habitude et transmettez mes hommages à Madame Vegas"

 

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Mélancolique mais pas atrabilaire (Laura)

 

On résume souvent Nerval à sa supposée Folie
On ne parle souvent que de son suicide
Je ne dis pas qu'il était sain d'esprit
Ni qu'il ne s'est pas pendu derrière un théâtre 

Je n'en sais rien et ça m'est égal
Ce qui m'intéresse, c'est son œuvre
Et c'est seulement ce Nerval
Qui lit et écrit comme moi qui me passionne 

Ainsi, dans le première chapitre
De la première partie d'Aurélia
Le narrateur raconte son premier rêve
Et il s'agit de la  gravure de Durer, Melencolia[1] 

Un soir, vers minuit, il croise une femme
Qui ressemble à Aurélia en fantôme
C'est une prémonition de sa mort
Le lendemain à la même heure 

Le rêve de la nuit confirme ce présage
Il erre dans des salles d'étude
Où il prend part à des discussions philosophiques
Avec des anciens maîtres et condisciples 

Après la prière à la déesse Mnémosyne
Il se perd dans des couloirs où vole une créature
Qui finit par tomber au milieu d'une cour obscure
Il était coloré de teintes vermeilles 

Ses ailes ont mille reflets et sa robe est longue
Avec des plis antiques comme l'Ange
De la Mélancolie : le narrateur pousse
Des cris qui brutalement le réveillent. 



[1] 1514

 

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