Le défi du samedi

Défi photo #418

9ème et dernier défi

des Vacances

avec cette photo :

Donner la papatte en toute confianceMerci à toutes et à tous pour

votre présence estivale. 

La semaine prochaine c'est la rentrée !

Nous retrouverons de nouveaux sujets

et aussi différentes photos

pour le plaisir de découvrir

chacune de vos participations !

A tout bientôt 

à

samedidefi@gmail.com  

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Blog d'écriture

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O combien! (Laura)

O combien de cartes postales, ai-je envoyé
Au gré de mes déménagements et voyages!
O  combien de cartes  de voeux ai-je envoyé
Des cartes pour les anniversaires et les fêtes!
 
O combien de stylos ai-je usé, de timbres collé!
O combien de mots ai-je écrits, reflets de mon âme!
O combien ai-je aimé, ai-je téléphoné, ai-je pensé
A ma famille pour leur dire que je les aime
 
O combien de secondes, de minutes, ai-je passé
O combien d'heures  pour le choix de la carte idéale
Celle  qui irait avec le paysage d'âme envoyé
Et avec le destinataire, notre relation, sa différence
 
J'ai semé mes petits cailloux au fil de mes pensées
Images et mots   pesés pour tomber au plus juste
Des dates, des événements et des personnes visées
Si peu de cartes écrites à la va vite!
 
O combien de ces cartes  sont tombées à côté!
De leur but: aussi vite oubliées qu'elles
Avaient été longtemps muries et  pensées.
Remisées même aux cachots de la mémoire
 
O combien de sentiments sincères exprimées
Pour si peu de retour, pas un merci, même
Même si ce n'est pas obligé, on l'espère
Si peu  de paysages ou de mots commentées
 
O combien de silences face à des cris étranglés!
O combien d'indifférence répondant à l'intense
Besoin d'amour et d'intérêt seulement demandé
Si peu de demande et aucune réponse exprimée!

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LE CARTOPHILLE (Alain André)

Cartes

 

-Ah, vraiment ?… tu fais la collection de cartes de vœux ? Anciennes ? Et tartes ? Des cartes tartes ?

 -Ah ? …-Plus elles sont tartes et plus elles ont de la valeur ! Heu… commerciale ?...

 -Non, à tes yeux, pour toi ? Ah, ouais ! Bon ! Et bien ! Tous les gouts sont dans la nature, hein ?

-Moi… C’est les femmes que je collectionne! Enfin,…c’était… parce que maintenant… : MMS !... Tu ne connais pas le principe MMS ? -Au début, c’est : Matin, Midi et Soir  ; Après, c’est Mardi,  Mercredi et Samedi ; …  Vers soixante ans : Mars, Mai et Septembre ;  Et enfin…Mes Meilleurs Souvenirs !

-Oui, ben, on fait c’qu’on peut, hein ?...  enfin, plus  beaucoup, c’est mécanique, c’est dans les gênes ( et quand  y a gène, y’a pas d’plaisir !)

-Et puis, quand je parle de collection, ce n’est  pas tout à fait vrai ! Parce-que les meufs, je ne les gardais pas ! Non, en fait, je collectionne juste le souvenir  de l’aventure, comme des madeleines, tu vois ?... De Proust !... Non ? Tu vois pas ? Bon, ça ne fait rien !

-Revenons-en à tes cartes postales : Tu collectionnes aussi les timbres qu’il y a dessus ?

– Non ? -Mais faut qu’il y en ait, des timbres, dessus… Parce-que si elles n’ont pas circulé, c’est pas bon, si ? …

-Ah, tu t’intéresses surtout aux textes écrits au dos !... Oui, je vois, tu vis par procuration : « Mon gros loup que j’adore ! », tu le prends pour toi, c’est ça ? Mais sur celle-ci : « Je rêve de tes seins merveilleux, ma douce amante » ! Ah ! Oui, tu te mets à la place du galant !- Ben, c’est bien joli, mais tu ne sais pas c’qu’elle a répondu, la minette ! Enfin, si c’était une minette !  Et puis, t’as belle mine avec tous ces mots qui n’étaient pas pour toi !

-Et moi avec ma collection de souvenirs ? J’ai belle mine aussi ?... Ouais, si tu veux, mais moi, c’est mes souvenirs à moi… les miens, tu vois ? Et moi, quand la mémoire m’aura quittée… Et bien, tu vois, je mourrai…  Parce que la vie, c’est le souvenir qui en assure la continuité !

Si j’ai jamais été fidèle ? Si, si, tout le temps : Une seule à la fois ! Un seul souvenir à garder par période, mais foin du mariage, avec ses déclarations dégoulinantes de mièvrerie, d’hypocrisie, de doucereuses inepties, de serments murmurés ou déclamés fièrement devant un pitre enrubanné !

Il m’a toujours semblé bizarre,  ce serment d’unicité, rien ne me semble aussi incompatible avec notre animalité que la monogamie : Combien d’animaux sont-ils  monogames sur terre ? A part les curés et les bonnes sœurs ( et encore, faut voir !)

Ou alors, on est monogame par paresse !

C’est tellement fatigant, la drague ( excitant, mais très fatigant ! ) Alors, certains se lovent dans le creux de bras tendres et langoureux, enveloppants, protecteurs mais trompeurs d’une déesse multifonction, d’une robote pratique et reposante, un ersatz de l’amour, le contraire de la passion !

L’amour, c’est parfait au début, puis ça devient vite douloureux : On ne supporte pas l’éloignement de l’autre…Et puis, les femmes  veulent toutes un enfant, très vite ! Non ! Pas de descendance pour moi ! trop de responsabilités ! Trop de tracas, de soucis, d’inquiétudes ! Célibataire et heureux ! Sans attaches et sans chaînes ! Alors, oui, j’ai collectionné les bonnes fortunes (les mauvaises aussi)

 Le mariage est une chose tellement sérieuse que nos anciens ne  laissaient pas la décision aux amoureux, mais aux froides exigences de la pérennité de l’espèce et de la  comptabilité familiale : « Not champ plus le champ du René, cha fait deux champs, vain dieu ! » : On ne demandait pas à la fiancé d’être jolie, mais on supputait  ce qu’il y avait sous l’matelas du papé !

Mais c’est pareil pour les collections, la fidélité du collectionneur pour un seul type d’objet me trouble beaucoup. Pourquoi, uniquement des cartes postales ? Et des vœux ? Parce que, encore, avec des photos de villes, de monuments, ça peut avoir un certain intérêt, voir par exemple un bâtiment qui a disparu, comme le palais du Trocadéro, par exemple, ou le champ de Mars sans tour Effel…

-Il y a des mecs qui collectionnent n’importe quoi : Tu savais qu’il y a des collectionneurs de pots de chambre ?

https://www.francebleu.fr/infos/insolite/sa-passion-le-pot-de-chambre-1445697063

 D’autres  exemples incongrus :

https://andrela107.wordpress.com/2010/11/06/le-plus-etrange-collection-10-photos-texte/

 

(Il va sans dire que le personnage qui interview le collectionneur n’a aucun rapport avec moi)

 

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C'est toute une histoire...(par joye)

Je n’ai jamais eu de fête.

Oui, je sais, pas très catholique.

Ni française, ni canadienne, l’ignoble Protestante que j’étais n’a jamais eu droit ni à un nom de sainte, ni à une fête. À mon baptême, je n’ai même pas eu de marraine ou de parrain. Oui, je sais, c’est un sacrilège !

Vous aurez noté que j’ai dit « Protestante que j’étais ». La simple vérité, c’est que je ne me considère plus chrétienne. Je ne suis pas agnostique non plus. Je me dirais athée, mais si je le fais, il faudra que vous le gardiez pour vous-mêmes, chers lecteurs, parce que, où je vis, c’est encore considéré comme quelque chose de terrible, et, pire, les gens d’ici n’ont jamais lu l’Enfer de Dante, le grand poème qui dit que Dieu envoie les athées dans une partie d’enfer beaucoup moins cruelle que celle réservée aux agnostiques.

Au mieux, je me dirais humaniste, mais là, je m’égare, parce que mon sujet serait que je n’ai jamais eu de fête, ni de nom de saint, ni des sponsors genre marraine-parrain.

Hélas, c’est comme ça. Sortez vos mouchoirs...

Euh, j’imagine quand même que je pourrais m’inventer une sainte patronne…on m’a parfois traitée de Sainte Nitouche, mais je ne connais pas vraiment son histoire. Je ne crois pas que celle-là ait été brûlée vive ou jetée aux lions non plus, comme il convient aux vrais saints. Après tout, s’il faut une vraie martyre qui a vécu un vrai martyre même chichement intéressant, il me faudra choisir quelque chose de plus fructueux.

Et La Sainte-Glin-Glin n’a pas de date non plus, si j’ai tout bien suivi. C’est peu commode.

Alors, bon, laissez-moi réfléchir…

Eh bien, j’ai trouvé. 

J'ai l'honneur de vous présenter la très Sainte Défiante de Çamedy, ancien village au lointain pays de la Cambrousse. C’était une femme pieuse qui a choisi une vie de sacrifice à la langue française toute seule dans son coin perdu de L’Anglo-américanophonie. Chaque samedi, elle faisait son offrande aux dieux et déesses de l’Académie, mais seulement le samedi. Son symbole est une plume d'oie avec laquelle elle écrit. Pour son martyre, chaque samedi elle se saignait aux quatre veines pour trouver de quoi écrire (eh non, pas vraiment, mais pourquoi laisser à la vérité de gâcher une belle histoire sainte, hein ?),

Là Défiante est la sainte patronne des allophones iowaniennes et des chatons blancs et noirs. Sa fête, c’est le 27 août – ça tombe bien, c’est aujourd’hui !

Ô vous, les héritiques, vous doutez de son histoire ?? Ben, regardez, il y a même photo :

camedy

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Les mots venaient de loin (petitmoulin)


Les mots venaient de loin
Du lointain murmuré
Où la main malhabile
Errait en inconnu
Où l'été parlait bas
À la nuit désirante
Les mots venaient de loin
Pliés dans le silence
À l'abri d'une rose

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Photos d'hier par bongopinot

Cartes



Photos du passé
Jeunesse figée
Marquent le temps
Et les histoires d’antan

Portrait d’une mère
Avec un bouquet de fleurs
Son sourire éternel
Elle restera belle

Quelques mots écrits
Qui arrivent vers lui
Témoignent d’un amour
Qui durera toujours

De très jolies cartes
Qui marquent les fêtes
Ou l’anniversaire
D’un père ou d’une mère

Précieusement rangées
Ou bien encadrées
Et passent les années
 Mais rien n’est effacé

 Le père a dans son portefeuille
Qui gentiment accueille
Des souvenirs présents
De tous ses enfants

Des mots griffonnés
Des dessins pliés
Il les sort de temps en temps
Tout en souriant

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Une enveloppe retrouvée (Marco Québec)

 

J’ai retrouvé parmi de vieux cahiers
Une enveloppe qui m’était adressée

L’adresse sur l’enveloppe me dit
Que j’habitais alors dans un autre pays
Je vois qu’elle provient d’un ami
Apparu à cette époque de ma vie
Le prix du timbre qui est apposé
Indique qu’elle a été postée
Il y a un bon nombre d’années
Le papier est vert clair
Probablement une carte d’anniversaire

L’enveloppe recèle en effet
Une carte de souhaits
Un enfant en pyjama
Est assis sagement
Et serre de ses deux bras
Un ourson tendrement

Le message est court
L’écriture appliquée

Cher ami, je t’envoie plein d’amour
Et une tonne de baisers

L’auteur a signé son prénom
Un prénom de garçon

Remonte encore aujourd’hui
Le trouble qu’avaient produit
Ces quelques mots
Des mots pourtant si beaux

La carte est retournée
Rejoindre mes vieux cahiers
Pendant que j’essuyais
Les larmes qui coulaient

 

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Mystère et boule de gomme (JAK)

 

Cette dernière semaine a été éprouvante moralement pour Suzanne.

Il lui a fallu débarrasser la vieille maison de sa mère, où elle vécue une partie de son enfance, et devenue maison de vacances abandonnée.

Vendue à un promoteur pour démolition. Il parait qu’un bel immeuble moderne y prendra place.

D’antiques meubles furent bradés par un brocanteur d’avantage véreux qu’eux, mais il fallait faire vite.

Les déménageurs devaient arriver en fin de semaine

Aussi a-t-elle profité de ce délai pour faire un tour dans le grenier où elle a tant aimé fouiner dans sa jeunesse

 Un album, au fond d’un coffre, a attiré son attention : sa mère y avait gardé des cartes postales. Elle a feuilleté l’album, machinalement, mais trois d’entre elles l’ont intriguées et longtemps elle les a   examinées pour comprendre.

 

Cartes

 

La première adressée à sa mère, elle ignore totalement qui est ce Pierre, le signataire. Sa mère avait-elle connu un Pierre avant son père ?

La seconde adressée à sa mère et à elle-même, le plus intriguant, la signature Arsène alors que le prénom de son père était François. Elle n’a jamais entendu parler dans la famille d’un quelconque Arsène

La troisième, adressée celle-ci ci à sa grand-mère Pierrette, Elle n’y reconnaissait          pas sa propre écriture ; une de ses grands-mères se nommait bien Pierrette, mais elle, Suzette, à l’époque où elle est écrite n’était pas encore née, et elle était la seule   petite fille de la famille. Pour quelle raison a-t-elle été conservée précieusement avec les deux autres sur une même page de l’album ?  Cette carte était cependant signée <

Des mystères dissimulés dans la famille ? Des non-dits, maîtres muets de la destinée ?

Cela pourrait être la cause de son caractère ombrageux et déconcertant ?

 

 

Voici les textes au dos des trois photos    

1

ja1

 

2

ja2

 

3

ja3

 

Il lui revient en mémoire, avoir saisi des silences dans son enfance, lorsqu’elle entrait brusquement dans une pièce où sa mère, Marie, bavardait avec sa meilleure amie Linette.

 

Elle ira voir Madame Irma et vérifiera si elle a bien une boule de cristal, pour peut-être connaitre la vérité, car elle désire ardemment éclaircir ce mystère, n’ayant plus de proches pouvant la mettre sur la voie de ce dilemme ?

 

 

« PS Signification de mystère et boule de gomme

Vous savez que, chez une voyante, la boule de cristal permet de découvrir un certain nombre de choses, passées ou à venir, et à expliquer certains mystères concernant la personne qui consulte l'experte en divinations. Il va de soi que c'est la limpidité du verre qui favorise ces découvertes étonnantes (pour qui y croit).

Mais si, à la place d'une boule de cristal, madame Irma utilise une boule d'un matériau sans transparence, comme une boule de gomme, par exemple, elle ne pourra rien voir et le mystère restera inexpliqué. »

  vu  sur www.expressio.fr/expressions/mystere-et-boule-de-gomme.php-

 

Mais peut être devrait- elle mieux imaginer et écrire une histoire qui serait plus salvatrice. Genre roman à l’eau de rose par exemple

 

Allez tchao à la semaine prochaine

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Les cartes postales (Pascal)


Ardu, le challenge de cette semaine ! Je vais téléphoner aux défiants que je connais, ceux qui laissent gentiment leurs impressions sous mes textes, pour savoir ce qu’ils en pensent, et peut-être que je trouverai une bonne idée…

« Hello Joye, what do you think about the subject of this week ?... »  

« Hum, hum…»

« Je te réveille ?... Désolé, c’est à cause de cet intraitable décalage horaire !... Quelle idée aussi d’habiter l’Amérique !... Pourtant, un simple pont d’océan nous sépare !... »

« Ho… (bâillement) je vais bien trouver quelque chose qui colle à cette affaire ! Les cartes postales surannées ont gardé le charme inextinguible d’antan, leurs sourires sont inaltérables et leurs « je t’aime » avaient encore toute leur valeur à cette époque… »

« Salut Joe, tu as des idées quant au sujet de cette semaine ?… »

« Oui, ce n’est pas compliqué ! Avec des métaphores fort à propos et des bons mots, je vais enrober tout cela dans des belles phrases un rien déjantées et foncièrement spirituelles !... Je vais citer quelques auteurs, chercher des références adéquates, balancer des liens utiles vers You Tube, pour corroborer au mieux mon texte, trouver aussi des cartes postales anciennes et rigolotes à afficher, et le tour sera joué !... »

Dring… Dring… Dring… Encore à la besogne, il doit naturellement s’amuser à organiser ses rimes avec Bourgogne, celui-là…

« Bonjour Vegas, tu es enfin revenu de vacances ? Tu nous manquerais presque avec ta vision tellement décalée et élégante des choses de ce monde... Et comment vois-tu le défi de cette semaine ?... »

« Fi des mots savants, des aventures pour les Nuls et des blasphèmes faciles ! Je vais mettre l’inspecteur La Bavure sur l’affaire ! Je vois bien une histoire de vieilles cartes postales de contrebande. Oui, en souriant, on va du Mans (dûment) franchir les frontières du Temps !...  On va rilletter !... (de Rillettes of corse)…  

« Bonjour Bongopinot, tu as des idées par rapport au sujet de cette semaine ?... »

« Je vais mettre des vers aux pieds d’argile à cette aventure de cartes postales si docile. Ce sera doux, chaud et sincère. Dans mon monde fantastique, tout est beau, tout est lumineux, tout est Amour comme l’aura brillante inondant une image pieuse ; j’ai banni le mal, la souffrance et l’opprobre. On vit mieux quand on s’est défait de ce manteau de carcan tellement… épineux… »

« Salut Walrus !... Et toi, comment tu vois ça ?... »

« Ho, je vais faire sobre, comme d’habitude ; j’irai d’un bon jeu de mots, peut-être, si j’en ai envie, s’il fait beau, et s’il me passe par la tête. Je serai bref, comme dirait Pépin. Un cartésien comme moi, parler de cartes postales, tu imagines ?... C’est une gageure !... »  

« Bonjour Laura, comment as-tu envisagé le sujet de cette semaine ?... »

« Moi, je vois ça de ma fenêtre, forcément ensoleillée ; la personnalité de mon écriture m’autorise des paraboles à mes seules sentences heureuses ; mes souvenirs sont ma trousse de voyage et ma plume saura bien me guider vers mes meilleures aspirations… »

« Bonjour Jack, quelles sont tes idées pour les adapter au mieux au défi du moment ?...»

« Facile !... Je vais accommoder ces cartes postales au meilleur profil des billets de mon voyage ! Avec ces sourires en devanture, j’ai plein d’idées de grands paysages ! Tu verras, je ne suis pas encore au bout de mon aventure !... »

« Bonjour Marco Québec, comment appréhendes-tu le sujet de la semaine ?... »

«  En vers et contre tous !... Je saurai faire perdurer la douceur sur les visages énamourés de ces cartes postales ; je sais déjà leurs questionnements et leurs réponses, la révérence de leurs majuscules, la force de leurs allégories, l’énigme de leurs points de suspension, et la justesse de leurs signatures si penchées. Je vais mettre du soleil entre mes mots et on bronzera d’Amour véritable entre le clair et l’obscur, jusqu’au point final… »

« Salut Alain André ! Comment vois-tu ce défi, en cette fin d’août ?... »

« En poème, bien sûr !... Un poème avec des mots faciles, un poème rempli d’entrain, avec des rimes heureuses qui se retrouvent en se donnant la main, avec des mots au réel pouvoir tactile ! Je mettrai tout cela en musique, un rien comique, un rien tragique, même pas biblique, rien que de très ludique !... »

« Venise ?...  Fait beau en Italie ?... La consigne, tu la vois comment ?... »

« Avec mes mots, bien sûr ; des mots embrouillés, des mots en désordre, des mots qu’il faut déchiffrer et remettre dans une logique qu’on s’approprie comme une conclusion inéluctable. Se faire comprendre, c’est autoriser le lecteur à la mansuétude d’apprendre à se retrouver lui-même… »

« Et toi, Pascal, que penses-tu de ces cartes si… postales ?... »

« Tu sais, après les vielles pierres, les vieux jeux, ces vielles cartes n’ont pas l’heur d’exciter mon mental… Au contraire, elles me fichent un sacré coup au moral. J’aimerais plutôt les falbalas d’un coucher de soleil, un de ceux qui émerveillent, un de ceux sans nul autre pareil, un coucher de soleil comme une fin de rêve, une apothéose, ce genre de chose… juste avant le réveil…

Dring… Dring… Dring… les autres n’ont pas répondu…

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LES CARTES ILLUSTREES (Lorraine)

 

            Si je collectionne les cartes illustrées, ne vous moquez pas , c’est une si ancienne haitude !. A six ans, combien d’heures silencieuses n’ai-je pas charmées par ces visages de jeunes filles qui étaient alors à la mode et témoignaient d’une pensée amoureuse ! Mes frères sortaient de leurs tiroirs les Suzette et les Marguerite oublieuses ou oubliées, et je les rangeais précieusement après des chiens chapeautés balayant la cour ou du chat penaud affalé contre une borne et qui disait : « Je vous attends ! ».

            Quand mes frère furent au régiment, ils m’envoyèrent des piou-pious, la sérénade de Pierrot, des lunes ivres, des Noêls au champagne. Ma sœur Lizzie s’était fiancée et nouait d’un ruban rose les billets qu’elle enfermait dans un secrétaire. Quelquefois, elle dénouait ce ruban et sortait de dessous la liasse une carte ancienne, qui montrait un jeune homme dans un cœur ! Quand je sus lire, j’épelai que la « chère Lizzie » désespérait René, notre ami de toujours. Comme la chère Lizzie était sage, elle ne répondit pas aux aveux et j’héritai ainsi l’une après l’autre, des supplications , des révoltes et enfin de l’adieu. J’ai gardé si longtemps ce bagage sentimental que je le confonds parfois avec mes propres souvenirs.

            C’est en mémoire de ce temps merveilleux de l’enfance que je garde les cartes illustrées...

 

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20 août 2016

Défi photo #417

Huitième défi photo

de l'été :

Cartes

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A tout bientôt !

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En ont fait des camions

pas cons

416

Laura ; Venise ; JAK ; Marco Québec ; Pascal ; Joe

Krapov ; Walrus ; Alain André ; joye ; bongopinot ;

Emma ;

 

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Histoire phonétique (Emma)

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Pour Pierre par bongopinot

bo


De belles lettres et des chiffres
Sur de petits cubes de bois
Gravés par mon grand-père
Pour un petit jeu de choix

Pensé pour mon petit cousin
 En situation de handicap
Pour qu’il apprenne sur son chemin
Et qu’il suive tranquillement son cap

Et tout doucement il se mit à reconnaître
Les lettres et les chiffres de zéro à neuf
C’est alors que notre grand-mère
Découpa dans des catalogues neufs

Les images de fruits et de légumes
Qu’elle colla sur les cubes de bois
Puis un soleil, la pluie, la neige, la brume
Décorèrent les autres faces des cubes de joies

Puis les animaux de la ferme et les animaux sauvages
Les feuilles des arbres les fleurs de toutes sortes
Les outils du quotidien le bricolage le jardinage
Égayèrent très vite toutes les faces des cubes papillotes

Et je lisais la fierté dans leurs beaux yeux
Dés que mon cousin trouvait le cube demandé
Il y eut des centaines de cubes merveilleux
Des moments de jeu où nous étions tous apaisés

Loin des moqueries et de tous ces regards mauvais
Mon cousin qui n’est que gentillesse et amour
Ces bêtises du dehors faites d’ignorance m’attristaient
Et rendaient certains moments de vie un peu lourds

Merci Mapnancy pour cette image
Qui m’a rappelé des moments heureux
D’enfance d’amour vrai et de partage
Avec mon cousin Pierre si merveilleux

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Après-guerre (par joye)

boite

Hier soir, je rêvai de cette ère avant-plastique, où les jouets étaient faits de bois et d'imagination, et parfois même d'acier.

Je me souviens de tes cheveux à cette époque, blancs comme ils sont encore sur cette photo, bouclés et lisses, scintillant sous le soleil des étés interminables.

Tes yeux étaient bleu ciel, ton sourire rare mais rose, tendre comme ces petits boutons qui se cachent­ d’abord au printemps derrière les feuilles timidement verdoyantes­­. Et puis, un jour, ils s’annoncent tous frais comme une surprise, un éclat de joie joueuse. Comme ton sourire, à cette époque.

Et maintenant quand je respire le parfum de tes blocs aux bords usés, quand je caresse leur surface dure sous mes doigts, quand j’examine l’encre fade de ces lettres, tout cela me rappelle, dans cette chambre d’enfants abandonnée, tout cela fait revenir les cicatrices, les cris, et les dommages que pourra nous faire un amour fugace, qui nous ravit avec ses bourgeons et qui nous blesse avec ses épines.

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UN BOUQUET DE MOTS (Alain André)

 

Plutôt qu’un bouquet de fleurs, je voulais t’offrir un bouquet de mots. Des mots savants, des mots forts, des mots intéressants, des bons mots, enfin, un grand beau bouquet de mots divers.

Mais je n’ai pas su trouver ces mots dans les méandres de mon cerveau invalide.

C’est en flânant, aux puces, que je suis tombé en arrêt devant ce jeu de chiffres et lettres des années quarante : L’idée me vint aussitôt que tu saurais mieux que moi agencer ces lettres et former les mots que je voudrais t’écrire :

 

Source: Externe

 

Qui, mieux que toi, pourrait  trouver les mots qui te feront plaisir ? Qui saura écrire ce que tu as envie de lire ?

Tu disposes donc de vingt cinq cubes de six lettres et de dix fois six chiffres.

Il te faut, si tu aimes mon idée, écrire en commentaire ce qu’il t’aurait plu que je t’écrive.

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Réflexe malheureux... (Walrus)

 

... quand j'ai aperçu l'image, j'ai freiné à bloc !

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Jeux tordus pour je tordu (Joe Krapov)

DDS 416 cubes image du défi

- Vous voyez ? Ces parallélépipèdes, ces objets cubiques ? On en fait de fichus jeux pour les gamins, Monsieur K.

Chaque face du cube ? Recouverte par une lettre ou un chiffre. Imaginez qu’Ajax veuille y voir un wiki ?

Il saurait alors qu’au zoo de la Flèche le yack jouxte le zébu et que le kiwi grimpe sur le vieux wapiti.

Il ferait la connaissance de Virginie Hocq, de Najat Belkacem, de Wim Wenders, des chromosomes X et Y.

On lui dirait qu’à Wimereux-plage le port du burkini est conseillé : il ne fait que 12 ° et aujourd’hui Yasmina en zézaie.

Constatez-le vous-même, citoyen K : ces faux-nez et phonèmes, mon wok s’en badigeonne la coque !

Car à l’issue de ces cogitations, bien lassé des quizz, Ajax va ficher le camp sur sa Kawazaki !

Nos zygomatiques sont amorphes. Ne vous vexez pas, B’wana ! Les folies pérecquiennes, c’est du vent !

 

- Comment ça, c’est du vent ? Ce poème est construit selon le schéma de la belle absente et il contient une révélation essentielle pour l’histoire de la littérature ! Car ici c’est le bel absent.

- Le bel absent ?

- Dans chacune des phrases qui constituent le poème, toutes les lettres de l’alphabet ont été utilisées sauf une. Ainsi dans «Vous voyez ? Ces parallélépipèdes, ces objets cubiques ? On en fait de fichus jeux pour les gamins, Monsieur K.» on trouve a,b,c,d,e,f,g,h,i,j,k,l,m,n,o,p,q,r,s,t,u,v,x,y,z mais surtout pas w. La lettre w est le premier élément du bel absent. Le même principe a été appliqué aux vers suivant. Et si on met ces lettres écartées à la suite les unes des autres, verticalement, comme pour un acrostiche, on obtient W. SNUVRYK !

Je vous concède qu’il faut maintenant expliquer qui est ce monsieur au nom si mystérieux. Et c’est bien là que l’on constate l’utilité de la poésie : jusqu’à aujourd’hui cet homme célébrissime était resté anonyme. Grâce à Georges Pérec, grâce à moi et grâce à Miss MAP qui nous a donné sur sa photo de cube les lettres absentes qui sont donc l’anagramme de W. SNUVRYK nous connaissons aujourd’hui l’identité exacte de « ce juge blond auquel vous portez ce vieux whisky ».

- ???

- Il faut tout vous expliquer à vous, hein ? « Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume », c’est un pangramme : une phrase courte écrite en y incluant toutes les lettres de notre alphabet !

DDS 416 juge blond qui fume

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