Le défi du samedi

Défi #606


Détendez-vous !

Sofa

 

6061

 

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04 avril 2020

Ont donné dans le moelleux

pas cons

6062

Laura ; maryline18 ; TOKYO ; Lecrilibriste ;

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Le Rastaquouère (Joe Krapov)

La Renaissance sportive de Libercourt (section ballet) en 1946 01

Voilà : tu es content d’avoir récupéré cette photo de 1946 sur laquelle on voit ta mère, ta grand-mère, ta tante Lucie, sœur de celle-ci, et surtout tes deux autres tantes du côté paternel : Paulette et Marie. Tu reconnais aussi une grande copine de ta mère et de Lucie, Andrée V.

Tu trouves que c’est vraiment dommage d’hériter d’une photo en si mauvais état mais tu es quand même épaté de ce qu’on trouve entre les pliures : une belle absence de grain, une coloration entre le sépia et le noir et blanc, du joli détail sur les visages.

Tu sais qu’il y a Alfred Langlet à droite, tu apprendras bientôt que c'est Fernand Catenne à gauche. Alors tu tapes sur Google «Renaissance Sportive de Libercourt» et tu atterris sur ce site, Histo Libercourt et surtout sur cette page.

En bas de celle-ci qu’est-ce que tu trouves ? La même image et d’autres de cette section «ballet» de la RSL. Mais quel dommage que ces photos soient de si petite taille !

La Renaissance sportive de Libercourt 3 (récupérée sur Histo Libercourt) 68102114


Avec un peu de technique on peut arriver à les agrandir. Et puis tu peux joindre, pour faire un joli billet de blog  à destination de nonagénaires nostalgiques, les autres photos que tu possèdes de ces jolies jeunes filles de 13 ou 14 ans.

Et c’est là que ton unique neurone se remet à fonctionner – on ne remerciera jamais assez le confinement qui lui accorde tout ce repos inattendu – et tu te dis que c’est peut-être par l’intermédiaire des deux jeunes sœurs de ton père que ta mère a connu ton père et que ton père a connu ta mère.

En tout cas tu comprends pourquoi, tous les premiers de l’an, elle ne ratait jamais l'occasion de regarder à la télé le concert de la nouvelle année pour voir exécuter « Le Beau Danube bleu » dans les beaux décors de Vienne !

Et tu comprends aussi que tu es un rastaquouère dans cette famille : tu as lu des tonnes de bouquins, tu écoutes de la musique classique, tu as voyagé, tu écris, tu as épousé la Denise, une fille de la ville, enfin, d’une autre ville mais… Mais… MAIS…

Tu danses comme une patate, le rastaquouère !

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Le beau par bongopinot

 

Le joli parvenu

Petit rastaquouère

Toujours si fier

A de gros revenus

 

Un mauvais goût

Un luxe suspect

Un drôle de toupet

Et un fort bagou

 

Quoi qu’on en dise

Lorsqu’on le croise

Avec sa folle tenue

 

On se moque un peu

Nous les facétieux

De son passage sur l’avenue

 

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Le Parisien (Yvanne)

 

  • Qu'est ce qu'il fait chaud aujourd'hui ! Pfff ! Va faire orage avant ce soir tiens !

  • Eh bien, Maria, t'en as beaucoup à cueillir des haricots verts ?

  • Pas de trop. ( des fois que la voisine en voudrait ) Ils vont me coûter une fortune en eau ma pauvre Lucette. Mais il faut bien que je fasse quelques conserves pour la petite.

  • Ah oui, la Françoise ! Ça se passe bien à Paris ?

  • Pas trop bien, pas trop bien : les grèves n'en finissent pas. Les étudiants lancent des pavés sur les policiers. Si c'est pas une honte cette jeunesse ! La Françoise ne peut plus aller travailler au central téléphonique. Il y a des piquets devant la porte il paraît. Alors, elle a pris le train et est arrivée hier au soir.

  • Je l'ai pas vue dit la Lucette en se redressant, soudain intéressée.

  • Elle dort. Je l'ai trouvée fatiguée, mauvaise mine. Ils veulent tous aller à la ville, ces gosses. Fonctionnaires. Comme si c'était la solution miracle de monter à Paris.

  • Tu vois Maria : on des bouseux ici, des sous-développés, des pas intelligents mais on y revient vite à la terre dès que ça chauffe un peu. M'est avis que c'est qu'un début. Toi et moi on le verra pas, on est trop vieilles mais un jour, il faudra que ça change.

  • Hé, t'as pas tort Lucette. Ma Françoise, j'aurais bien voulu qu'elle marie un gars du coin Té, le Jean-Yves par exemple. La famille possède une belle propriété, juste à côté de la nôtre. Et c'est un garçon bien comme il faut le Jean-Yves : vaillant, fort...

  • Oui mais il est pas beau le pauvre avec son bec de lièvre que je sais pas comment ça se fait qu'on l'ait laissé comme ça. Et pour la propreté, c'est pas le top comme ils disent. Allez, je vais faire un peu de soupe. A bientôt.

 

Le lendemain les deux femmes se retrouvent, chacune dans son jardin comme la veille. Mais la Lucette a pris la mesure de la situation chez les voisins. Et elle pense que ce n'est pas brillant tout à coup. Elle n'est pas méchante ni jalouse Lucette mais enfin, elle la trouve bien arrogante Maria qui expose ses biens chaque fois qu'elle ouvre la bouche. : «  et nos truffes par ci, et nos canards gras par là ... »Aussi, elle est bien décidée à lui tirer les vers du nez pour lui rabaisser un peu son caquet.

 

  • Bonjour Maria 

  • Té, salut Lucette. Ça va depuis hier ? Tes salades « montent » pas ? Les miennes, je vais devoir les donner aux poules.

  • Elles prennent le chemin (des fois que la voisine en voudrait) Juste assez pour moi et les enfants. Dis-donc, j'ai aperçu ta Françoise ce matin. Qui c'est ce garçon avec elle?

  • ...

  • Elle a trouvé un copain on dirait.

  • Ils m'ont salué. Il a l'air bien élevé...

  • M'en parle pas tiens. J'en suis malade. Et l'Ernest, mon fils, va péter les plombs je t'assure. Y'a que la Simone, ma bru qu'est contente. M'étonne pas. Cette mijaurée. Elle glousse devant le Parisien. Elle fait des manières. Tu veux que je te dise : elle a même pas vu que sa fille portait le baigneur dans le tiroir. Elle met des robes longues maintenant la Françoise. Et très larges. Mais on me la fait pas. J'ai deviné.

  • Oh ! Si vite ? Z'ont pas perdu de temps. Je croyais que maintenant, ils avaient inventé le bonbon pour pas faire de bébé. Ils sont venus pour les noces ?

  • J'en sais rien. Et t'as vu à quoi il ressemble le Parisien, Lucette ? Tiens, j'en ai honte.

  • Ben... J'ai pas compris ce qu'il avait autour du cou ? Des colliers ? Comme les filles ? Il s'habille drôlement non ?

  • Ah, tu trouves ? J'ai jamais vu ça : ce pantalon large qui traîne dans la poussière, et d'un rouge que ça pique les yeux, cette chemise qu'on dirait un parterre de fleurs …

  • Oui, c'est la mode. L'Antoine, là, de la télé, il porte la même.

  • Mais le pire, c'est les cheveux. Je te jure, j'ai envie de prendre la tondeuse pour les moutons. Doit sûrement avoir des poux, il se gratte tout le temps. Je comprends pas ce qui a pris à la Françoise de ramener ici cet outil. Un rastaquouère, voilà ce que c'est, un rastaquouère qu'on sait pas trop d'où il sort. En plus, il s'appelle Renato. Renâââto, qu'elles disent la mère et la fille comme si elles suçaient une gourmandise. C'est un prénom chrétien, ça, Renato ? Il paraît que ses parents viennent de Calabre. De l'Italie quoi. Y a pas assez de Français? Et de garçons chez nous ?

  • Elle l'a connu comment le Renato  en question ? A son travail ?

  • Non. A un endroit qu'on nomme le Mimi Pinson à Paris. Un bal, je crois. Elle en parlait tout le temps quand elle venait en ouikinde. Une réussite. Ah ça oui, une vraie réussite !

  • Et...si je ne suis pas trop curieuse, il fait quoi le fiancé ?

  • Ah ça, c'est pas pour dire mais il a une bonne situation. Il est actionnaire.

  • Quoi ? Tu veux dire fonctionnaire ?

  • Non pas ! Il a un métier dans les autos. Chez Renault. Et il va passer actionnaire.

  • Ah bon ! C'est pas mal ça ! (la Lucette n'y connait rien aux actionnaires de chez Renault)

  • Peut être. Mais tu sais, j'aurais préféré...un d'ici qui ne ressemble pas à ce pangolin.

  • Je te comprends ma pauvre Maria. Mais vois-tu, la misère n'est pas toute chez les riches.

 

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La haine au temps du Covid-19 (joye)

Premier aveu, beuheuheu...

Rastaquouère

N’était pas dans

Mon vocabulouère !

Alors, coup de pousse [ortho voulu, lâche-moi, veux-tu?]

chez Larousse.. 

screedbot  

Ohhhhhhhhhhhh !!!

Bon. Alors...

j'y vais parce que je ne suis pas le genre de fille qui lâche

par manque de savoir-participer, c'est vache...

Alors, la voici

mon acrobatie...

 Ya basta

Le rasta

Qui traîne son cuir

Qui souhaite

Qui guette

Qui cherche à séduire

L'est falot, ce salaud,

Et ça va sans dire.

Rastacheeto 

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En bref (Walrus)


Quand j'ai découvert le sujet, une question m'est venue à l'esprit : y a-t-il un lien entre ce mot un brin désuet et les rastas mieux au goût du jour ?

Ben, j'ai rien trouvé sauf une petite dissertation d'un certain Charles-Vincent Aubrun, un sorbonnard hispaniste (hispanologue ? hispanophile ?) qui y relève et discute les origines possibles du mot rastaquouère.

Ça va d'onomatopées produites par un acteur de théâtre aux équivalents espagnols de "racleur de cuir" ou "traîneur de lanières". Mais je vous laisse découvrir la chose et vous faire votre propre opinion.

Le plus marrant c'est qu'il attribue à Verlaine (l'ami de l'ami de mon neveu Joe) l'abréviation de rastaquouère en rasta.

Quand je dis que le rastaquouère est passé de mode, il semblerait qu'il y en ait encore eu assez récemment, si j'en crois Pierre Perret en tout cas.

 

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De Rastignac à Rastapopoulos (Kate)

De Rastignac à Rastapopoulos

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De Rast-

ignac

à

Rast-

apopoulos

 

De la France

à la Belgique

 

De la Comédie humaine

à la comédie du monde

 

De Dario Moreno

à Serge Gainsbourg

Une bonne dose d'exotisme

En route pour un tour du monde...

En restant sur place !

 

Allez, on oublie tout,

on part en voyage ?

 

 

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605 raisons d'être rasta quèquechose (Nana Fafo)

 

qui est Al

 

La partie de Quidditch duchmol venait de se terminer,

tout le monde commençait à se disperser

Quand enfin Ronchonchon aperçut Al … il était là, devant lui, haut en couleur.

 

Ronchonchon : "Hey, salut Al, ça fait un moment que je te cherche."

Al : "Et bien cherche encore…"

 

Al commençait à se carapater, le saligaud, il ne tenait pas en place, l’animal !

 

rastanimal

Ronchonchon : "Attends-moi, je voulais te parler."

Al : "Ecoutes Rastaquette (contraction entre rasta et bistouquette) ! je ne sais pas pourquoi tu viens te perdre au Moulin de l’oubli, mais moi je décampe de là, dare dare..."

Ronchonchon : "Je venais voir si t’en n’avais pas marre de tourner en rond ?"

Al : "Et pourquoi pas tourner en carré… ah ces jeunes ils ont de ces idées ! Tu m’as pris pour un Lion ou quoi ! "

 

rastalion

 

Ronchonchon : "Tu n’as pas perdu ton charisme flamboyant... "

Al : "Je perds juste un peu la tête, parfois."

Ronchonchon : "Comme nous tous !"

Al : "Dis Rastacouette (contraction entre rasta et couette), on monte dans ma chambre."

Ronchonchon : "Tu sais que je ne suis pas gay … et puis, tu ne voulais déguerpir ?"

Al : "Voila que tu me prends pour un guêpe ! "

Ronchonchon : "Vu ta taille, pas de risque !"

 

rastabeille

 

Al : "Ne sois pas grossier, Rastachon (contraction entre rasta et cochon) !"

Ronchonchon : "C’est dans ma nature que veux-tu !"

Al : "Je veux que tu me foutes la paix, Rastamallow (contraction entre rasta et chamallow)"

Ronchonchon : "Tu n’es pas content de me voir ?"

Al : "Je sais même pas qui tu es Rastaquouère !"

 

Ronchonchon resta bouche bée devant son ami, perdu dans les limbes de sa mémoire défaillante.
Mais il ne se démonta pas …

 

Ronchonchon : "Et toi Al, qui es-tu ?"

Al resta un moment silencieux et répondit …

qui sera AL

 

 

Belle lecture créative à toutes et à tous

Pour le défi 605 - Rastaquère- du défi du samedi

 

Episode 01 - Episode 02 - Episode 03 - Episode 04

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DINER DE CONS CHEZ LES RASTAQUOUERES (TOKYO)

 

Y’avait Brigitte Macron

Y’avait le Père Brossard

Y’avait le Petit lu

Y’avait Tante Lustucru et sa nouille de fille.

v

Y’avait le Père Auchan et son petit caddy

Y’avait PO, Paul Ricard avec les Max Brothers

Diner de cons chez les RASTAQUOUERES

v2

Tout le gratin est là

Qui est le dindon

Qui est le con ?

Y’avait Claude Afflelou  qui lorgnait les seins de MONICA

Y’avait p’tit Nicolas et ses talonnettes

Y’avait le clan Campbell qui sirotait un scotch avec Marie blizzard.

v3

DINER DE CONS CHEZ LES RASTAQUOUERES

Y’avait tout le gratin

Qui est le dindon qui est le con ?

Y’avait Firestone qui venait d’arriver

Y’avait Michelin qui trainait du pied

Y’avait le p’tit Marseillais

Y’avait le P’tit filou

Y’avait coco chanel

Avait caca chanel

 Diner de cons chez les  Rastaquoueres

v4

Tout le gratin était là                                       

Qui est le dindon qui est le con ?

Y avait Intermarché

Y’avait Claude ségala et sa montre au poignet

Y’avait serge Gainsbourg

v5

Y’avait le révérend 

Y’avait un monde fou

Y’avait même le chat de la mère Michel

Et Brassens qui grattait le dos du petit Pepito

Diner de cons chez les rastaquouéres  

 Tout le gratin était là

Qui est le dindon

Qui est le con ?

v6

Y’ avait le p’tit Larousse 

Silence dans les rangs

Y’avait le p’tit robert

Et la vache qui rit

On a sonné chez les Rastaquoueres.

Qui est le con ?

 

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"Vous n'avez pas de nouveau message..." (maryline18)


Déjà tout petit, il cherchait à monopoliser toute l'attention de la maîtresse d'école !

-" Madame Farfallé, vôtre garçon est devenu gaucher !"

-"Ah bon, et pourquoi, cela vous dérangeait qu'il ne le soit pas ?"

-"Mais pas le moins du monde Madame, mais demandez lui donc ! De plus, toute la classe l'a imité et je n'ai plus que des droitiers contrariés aux mains pleines d'encre !"

La maman de Josélito s'abaissa jusqu'à rencontrer le regard de son rejeton rouge de confusion.

-"Ce que dit Madame Rose est vrai ? Attention, ne mens pas ou tu seras privé de dessert !"

-"C'est juste que je voulais dessiner aussi bien que Paul, qui est le seul vrai gaucher de la classe..."

La Maîtresse : -"Vous voyez !"

Madame Farfallé :-" Je vois...je vois que vous le perturbez à lui crier dessus, si vous le félicitiez plus souvent, il serait content d'être droitier ! Hein  mon bilou ?"

-"Oui maman !"

...
Fallait-il contrarier sa nature pour être intéressant, remarqué, aimé à la hauteur de ses espérances ? Depuis toujours cette question restait en suspens et il luttait chaque jour contre sa timidité pour se démarquer, pour étonner, pour briller...Il en était devenu un réservé contrarié, une imposture, une caricature grotesque dont il observait sous cape, le reflet dans les vitrines.

Excellent élève, il était entré au conservatoire et avait étudié le violon pour épater la fille du boucher qui était devenu le modèle de Paul, le premier en dessin. Sa dégaine d'artiste mal réveillé, la faisait rêver...

Premier violon, il se produisait dans le monde avec brio et rapportait des cadeaux sublimes à Ophélie qui les acceptait en lui rendant à chaque fois un petit sourire narquois qui le faisait souffrir. Bon sang qu'il l'aimait...

Il dînait dans les plus grands restaurants, déclenchait des scènes proches de l'hystérie quand il laissait ses fans l'interpeler après les concerts. Il était beau, cultivé, élégant, riche d'une fortune qu'il dilapidait au fil de ses voyages pour rester à la une des magazines à la mode. Son emploi du temps débordait de soirées mondaines où il jouait son propre personnage en s'évertuant tant bien que mal à cacher son ennui...

Ce soir là, il avait joué à Paris devant Ophélie. Son coeur battait la chamade mais à peine le concert terminé, elle s'était enfuie. Il aurait voulu la retenir jusqu'à l'aube, la voir manger et l'entendre rire sans effort...Il aurait trouvé les mots pour lui parler de tout cet amour qui le brûlait mais hélas, une fois encore, il rentra seul, comme un zombie, se cognant parfois dans des promeneurs distraits. 

A l'hôtel, il desserra son noeud papillon et écouta une dernière fois la voix blanche de son répondeur avec un espoir aussi mince que fou :

-"Vous n'avez pas de nouveau message !"

Il s'allongea, tout habillé sur le lit, après avoir avalé  les nombreux comprimés préparés. Il ne pouvait plus faire croire à tous que l'argent et la notoriété rendent heureux. Il se sentait si las de mentir, de se mentir...

N'est pas Rastaquouère qui veut !
 

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Le rastaquouère (Lecrilibriste)

 

rasta


Avec tes bottines à boutons
et ta chemise à coeurs
ta cravatte comme un cordon
et tes bretelles à  fleurs
t'as pas l'air d'un baroudeur
ni çui d'un minet en blazer
t'imposes ton style de flambeur
t'as l'air d'un vrai rastaquouère

J'sais bien qu'ton père racleur de peaux
avait commencé comme Grenouille
qui râclait les peaux dans la souille
pour faire bouffer tous ses loupiots
La protection des animaux
la fondation Brigitte Bardot
ça faisait pas bien son affaire
Fallait bien l' faire, ce sale boulot

Mais toi, tu rêvais de glamour
de revêtir de beaux atours
une fleur à la boutonnière
ou pour trouver le grand amour
Mais t'allais leur faire voir, un jour
ce qu' c'est qu'un vrai rastaquouère

Avec ta belle tête d'hispano
tu fus r'marqué par un bobo
pour tenir l' devant de la scène
Et quand on est grand couturier
Faut bien un jour  se démarquer
 imposer dans les défilés
un style quelque peu déjanté
devant le people de la mode
pour dégager Coco Chanel

Ton style qui est aux antipodes
fustigeant les dictats des codes
et du noir trop conventionnel
dans tous les systèmes, tu essaimes
pendant que tu te fends la poire
imposes au top, sans t'émouvoir
ton style de vrai rastaquouère

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Le gigolo (Vegas sur sarthe)


J'ai un nom à coucher dehors
on me traite d'incognito
de charlatan, de gros mytho
je suis la fiotte des pandores

On me dit roi du mauvais goût
de l'exotisme bon marché
on critique mon déhanché
mon arrogance et mon bagou

Je suis un virus, un malware
le plus suspect des étrangers
n'y a t-il pas pire danger ?

Je suis un homo erectus
pas de quoi risquer l'infarctus
je suis fier d'être rastaquouère

 

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Sans crier gare (Brindille tartine)

 
Il m’a abordé pour me parler de ses succès
Je n’avais rien demandé 
Il m’invitait à déjeuner
Je n’ai pas su refuser
Ce que je vais vous raconter
Va bien sûr vous étonner
Car vous me connaissez 
Prudente et avisée 
Et pourtant c’est la stricte vérité 
C’était en pleine été 
Je venais de m’installer
Tout près de Calais
D’inspiration je manquais 
Pour choisir mon parquet
Je devais tout de même vaquer
Et c’est avec regret
Que je quittais mon canapé 
Moi si prompte à rêver 
Je me languissais
Pourquoi me balader
Mais cela s’imposait 
Je me sentais guidée 
Vers les boutiques du quai
Il n’y eut pas de hasard
Il n’y en a jamais 
Je le rencontrai
Fringant et attifé 
Arpentant le pavé
Je n’ai pas résisté 
Je veux vous l’avouer 
Je lui ai tout donné 
Ma vertu ma jeunesse 
J’en passe et des meilleurs
Sans aucun regret
Il fut le premier 
Mon bel aventurier
Mon sud américain
Outrancier fortuné 
Je t’ai tant aimé 
Mon »RASTAQUOUEROUNET »


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Du rastaquouérisme[1], moi? (Laura)

 

Quand mon mari, qui ne trouvait pas en France de travail à sa mesure, m'a dit qu'on lui avait proposé d'accompagner les machines (de son ancienne usine, vendues aux enchères, un déchirement pour nous) au Maroc où il superviserait leur installation dans une nouvelle usine en construction. Si je dis que, quand nous sommes arrivés là-bas, il y avait à peine la dalle au sol, je fais du rastaquouérisme? Car c'est ce que certains Marocains m'ont accusée de faire dans des photos que j'avais mises sur mon blog. Peut-être aussi que dans mon livre "Paysages marocains", j'ai fait encore du rastaquouérisme. D'ailleurs, quand nous sommes retournés au Maroc juste avant la mort de mon mari, je me suis dit que je lui ai dit que je ne retournerais jamais là-bas. Sans doute lui ai-je fait de la peine mais la déception était à la hauteur  de l'attente que j'avais de ce voyage que lui ne  le sentait pas trop. Il avait raison et je n'ai rien compris: que c'était notre dernier voyage et je n'ai sans doute rien compris au Maroc. Excuse-moi, mon amour; excusez-moi,  Marocains d'être toujours et encore dans le rastaquouérisme. Pourtant, comme je vous ai aimés, toi et vous.

 



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28 mars 2020

Défi #605


Un mot riche, cette semaine

Rastaquouère

 

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J'ai quidditch par bongopinot

b

 

 

                      Quatre balles sur un terrain

                      Un jeu collectif et mixte où :

                      Il y a sept personnes par équipe

                      Différents postes de jeu avec balais

                      Des remplaçants en nombre illimité

                      Ici des poursuiveurs là-bas des batteurs

                      Toujours un gardien et un attrapeur

                      Courir attraper souafle cognards vif-d’or

                      Hélas je ne peux vous en dire plus

 

 

CAR J’AI QUIDDITCH

 

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