Vous savez qu' Hergé s'est toujours beaucoup documenté avant d'écrire ses histoires ; qu'elles se passent en Afrique, en Amérique, en Asie et même au Tibet... Donc, ce yéti existait, j'en étais sûre.

Je décidai donc de me rendre sur place pour constater moi-même la présence de ce phénomène. (Mais vous, n'y allez pas, il n'y est plus, un homme en baskets l'a apprivoisé).

A l'agence de voyages, j'ai réservé un train qui me conduirait jusqu'à Vienne : « Le train des rois, le roi des trains », pensant que de là, il devait bien exister un moyen pour m'emmener plus loin.

Et là, vous ne me croirez pas ! Sur le quai de la gare, je l'ai vu! « Comprimé dans un fourreau en lamé... Les cheveux en choucroute », une étole en vison jetée sur les épaules, claudiquant pieds nus (visiblement la capture de cette chose n'a pas dû être facile)... Un homme de Sarthe la soutenait, elle le suivait docilement... C'est étrange, il appelait le yéti « Germaine ». J'ai même cru l'entendre dire « voir Vienne et puis mourir ».

 

P.S. J'espère que Vegas ne m'en voudra pas d'avoir emprunté le même train que lui...