18 avril 2020

Tous les chemins mènent au troène (Laura)

 

De mon premier poème à sept ans
A mon bac économique
De la prépa HEC au droit
De la fac aux lettres par correspondance
De Baudelaire et Nerval à la peinture
De l'art aux paysages
De l'art topiaire au troène

 

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11 avril 2020

Défi #607


Un petit truc volontaire :

Troène

6071

 

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Sol-fa, Sceau Gouda (joye)

AVIS AU PUBLIC

in re le Chantier Covid:

(chantier sol-fa)

Restez sur votre divan.

(sofa)

Faites livrer à la maison une bonne quantité de fromage.

(gouda)

Ne bougez plus avant que votre stock ne soit épuisé.

(de fromage)

Attendez encore quelques jours.

(cela vous rendra plus prudent que Cheeto)

On vous enverra votre badge.

(sceau ouate)

bedtime

 Portrait de monsieur Récamier par Joye-Louis David

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Ces instants par bongopinot

 

b

 

Assise sur mon sofa

Je regarde le ciel

Ces moments intemporels

Vont guider mes choix

 

Je vois passer un goéland

Dans ce ciel bleu clair

Mon esprit divague et s’aère

S’évadant du confinement

 

Je me retrouve sur un nuage

Encore plus confortable qu’un sofa

Je regarde ce qu’il y a en bas

Et admire le beau paysage

 

Ce n’est pas la foule des grands jours

Il n’y a presque personne dehors

Et ça change tout le décor

J’ouvre un œil je retrouve mon séjour

 

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Les Aveux d'Haroun El Poussah (Joe Krapov)

DDS 605 Raymond Kopa

J’étais sur ce sofa quand Kopa écopa d’un méchant pénalty ; l’arbitre s’appelait Coppi, comme Fausto, et c’était à Sofia, chef-lieu d’la Bulgarie.

J’étais sur ce sofa quand Sophie se défit de tous ses beaux habits et fauta un iota.

J’étais sur ce sofa à manger du moka lorsque Mocky tomba dans un méchant coma après avoir commis tant de films très moqués car aucun du niveau de Pépé le Moko.

C’est sur ce sofa là que j’ai lu Modiano, Akim, Kamo (Pennac), Kerouac, Chaval et Gus Bofa (ici la rime est riche !).

C’est sur ce sofa-là que Lagaffe a gaffé et que De Mesmaeker une nouvelle fois ne signa pas contrat.

DDS 605 fox-et-croa-l-emprunt-quotidienSur ce sofa passa tout le gotha : Truffaut, Léaud, Sapho ; ici Nino Rota et Verlaine vomit, Rimbaud gifla Basile Boli et puis lança la tombola du Stromboli. Ont défilé ici Philémon et Baucis rejoints à la coda par Alexandre Lagoya, un joueur de cora des îles sous le vent (en fait Bora-Bora), le directeur des disques Ocora, l’inventeur du Coca-cola, Michèle Cotta, Benoît Dauga, Alice Dona qu’on adora, qui se dopa et répéta toute la doxa du mouvement des bodegas de Mendoza et même aussi Fox et Croa !

Sur ce magique sofa on se gaussa de ces beaux gars, Nicky Lauda, Robert Rocca, Emile Zola, Podalydès, Donatello et Jean Roba.

Sur ce sofa qu’est-ce qu’on a ri de Deborah, de Sorayah, Mona Lisa, Nick et Nora, Rona Hartner, Lotharingen et Konakry ! Du mollah Omar, de Radio-Nova, de l’auteur de la Torah, de tous les ayatollahs et même de Saint-Thomas qui ne voulait pas nous croire quand on lui affirmait que son amour était parti avec le loup dans les grottes de Rocamadour (il en fit un zona par la suite !).

Sur ce sofa on rigola, on caressa des chats, surtout des angoras, on visionna maître Yoda et des vidéos de yoga, on cria « hop-là ! », on yodla au-delà de tout ce qui est permis dans le kama-soutra en matière de cris !

Sur ce sofa on osa tout et jamais on ne mit le holà à quoi que ce soit : on y gueula djobi-djoba, on y joua au jokari, on y chanta du Joe Dassin, on y moqua Michel Jonasz plus chauve qui peut que Charles II à son retour des grandes Jorasses quand il se shootait à la Josacine et voulait jouait de l’ocarina.

Sur ce sofa, la semaine dernière, se donna Lola Rastaquouère !

Sur ce sofa on s’y lova, on ânonna, on y alla à Canossa, on annota Benjamin Stora, on pelota Paula, la cousine Rosa et toutes celles qui voulurent bien nous laisser faire (les autres nous giflèrent, en colère, ou alors nous violèrent, en chaleur). Je me souviens encore de Constance Bonacieux, de Nicole Notat et d’autres audacieuses de la montée aux cieux comme de Fausta Tulmouche, reine des Sainte-Nitouche le tiercé pas dans l’ordre !  Sur ce sofa, on y sauta même des repas ! On dansa la soca sans qu’Iznogoud le sache, on y but du soda et y engloutit des tonnes de gelati Motta aux germes de soja.

Ce sofa sur lequel Aladin me faussa compagnie n’était qu’un vieux tapis volant qu’il me faucha ! Il mérite l'échafaud, ce fâcheux ! Heureusement me sont restés les rêves des mille et une nuits que j’ai rêvés dessus dans l’humble médina où l’on me confina à cause du corona lorsque j’étais pacha.


N.B. Il n'y a ni nota bene ni post-scriptum à cette divagation de calife bonasse !

DDS 605 haroun-el-poussah

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Sauf à (Kate)

 

Sous ma frange noir nos yeux en miroir

Otées mes chaussures les tiennes

Feu sous mes pieds nus

Allez on danse !

 You never can tell

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Rester SAUF Alfred, rester SAUF Avec la musique (Sebarjo)


Détendez-vous… Facile à dire ! Mais quand on a l’impression d’avoir en permanence la mort aux trousses – alors qu’on ne peut plus sortir et qu’on se sent tous comme enchaînés !- on a forcément l’impression que l’étau se resserre. On a des sueurs froides et c’est la psychose dans toute la maison. Il suffit d’avoir quelques soupçons de fièvre pour se dire que sans l’ombre d’un doute, on a chopé le covid-19 ou le Pie 14. Okay, Ils sont bien gentils avec leur relaxation et les oiseaux qui gazouillent guillerets ou les baleines évaporées qui soi-disant chantent, mais se détendre quand on a l’impression de vivre une histoire du grand Alfred, c’est pas simple !

Bon faut dire que je suis à cran depuis quelques temps. Normal à force d’écouter du hard-core-ona, du metal hurlant ou du heavy morbide… Quand j’y pense maintenant, il fallait être complètement dingue… Enchaîner directement avec une séance de relaxologie animé par popol le rossignol et ugo le cachalot, c’est un peu faire le grand écart ! Non, il faut que je passe d’abord par un sas de décompression, de déconfinement si j’ose dire…

Je décide donc de quitter youtube et la chaîne relax au logis avec max et lili, et fouille dans mes vieux vinyles…

Je crois que j’ai trouvé ce qu’il me fallait. Alors que le trente centimètres crépite de plaisir, sillonné par le diamant de ma chaîne w-hifi, je m’assois bien sagement, le plus calmement possible dans mon humble canapé. Je ferme les yeux et entends la basse qui démarre puis la voix feutré de Mark Knopfler. Tout va mieux soudainement, j’ai l’impression de m’enfoncer dans leur Sofa... Re-ouais… !

 

Où écouter Sebarjo

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Madame Carrier (Yvanne)


    • Oh, pardon !

Josy referme doucement la porte du salon. Elle s'apprêtait à faire le ménage dans cette pièce comme chaque lundi, suivant les instructions de son employeur, Monsieur Carrier. Mais elle a été coupée brutalement dans son élan. Josy s'appuie contre le mur du couloir et réfléchit : que faire ? Le salon est occupé et ce qu'elle a aperçu la laisse pantoise. Elle ne peut  quand même pas entrer. Elle reviendra plus tard pense-t-elle. Peut être la personne entrevue sera-t-elle alors plus présentable. Ou aura déguerpi.

Tout en s'affairant dans la cuisine, Josy se pose des questions. Que fait cette femme dans la maison ? Qui est-elle ?  Pas possible : Carrier aurait-il déjà trouvé quelqu'un ? Son épouse  vient juste de refroidir : à peine trois mois depuis son décès. D'une longue et cruelle maladie comme on dit. La pauvre. Ces hommes. Tout de même !  Et le genre de la remplaçante ! L'image de la jeune femme – car il s'agit d'une jeune à n'en pas douter – s'impose à son esprit. Elle a vu, de ses yeux vu une silhouette allongée sur le sofa. Le beau sofa que Madame Carrier  avait choisi elle-même quelques mois avant son décès et qu'elle aimait tant. Un canapé de cuir pleine fleur, aux belles lignes et très confortable. Blonde aux longs cheveux défaits, la demoiselle, avec une bouche rouge et pulpeuse comme celle de Marilyn et d'immenses yeux bleus qui la regardaient tranquillement. Nue, entièrement nue avec de gros seins. Une prostituée sûrement. Quelle indécence ! Et puis Carrier ne lui a rien dit à sa poule ? Il sait pourtant bien que le lundi est le jour de Josy. Qu'a cette créature à traîner encore dans la maison à cette heure ?

Josy s'énerve. Elle n'aime pas être contrariée dans son travail. Et puis, si la pauvre madame Carrier, si gentille, si douce découvrait ça !  Même morte elle ne mérite pas que cette gourgandine trône ainsi chez elle. Sans aucune gêne. Sans aucun scrupule. Sa rage se tourne maintenant contre son patron. Mais comment ose-t-il ce saligaud ? Il n'attendait que ça : le départ de sa malheureuse épouse  pour assouvir ses bas instincts sans doute ! Dégoûtant.

Josy guette l'arrivée de la jeune femme.  Elle finira bien par sortir du salon quand même ! Elle ne la saluera pas. Ah ça non ! Une heure passe et rien ne bouge. Josy bout d'impatience. N'y tenant plus, elle marche d'un pas décidé dans le couloir. Elle ne va pas pas passer toute la journée à attendre que la...chose se décide à partir.  Et puis hein se dit-elle je vais aller passer l'aspirateur dans le salon. Si la traînée campe toujours là, elle fera son travail en l'ignorant. Le silence n'est-il pas le plus grand des mépris ?

Josy frappe assez brusquement à la porte. Écoute. Rien : pas un bruit. Elle recommence une deuxième, puis troisième fois. Pas davantage de mouvement à l'intérieur de la pièce. Faut-il insister ? Elle dort peut être, cette...cette...Manquerait plus que ça tiens !  Je vais la réveiller moi ! Ou bien, elle fait semblant de ne rien entendre. On va voir . Là, c'est trop.

Cette fois, Josy ouvre en grand la porte du salon, le traverse et se plante devant le canapé. La créature gît toujours dans la même posture. Mon dieu, mais elle est morte, on dirait. Qu'est-ce que je fais ? Je ne vais tout de même pas lui fermer les yeux ? J'appelle Carrier à son cabinet – ben oui, Carrier est dentiste -  et je file. Il n'aura qu'à se débrouiller. Moi, je n'ai rien vu hein ! Je ne veux pas me mêler de ça. Déjà que les flics me connaissent à cause de mon fils, ce crétin qui circule sans permis...

Josy ne peut résister à une certaine curiosité cependant. Je vais regarder de plus près quand même. Après tout, cette personne a peut être besoin d'aide. Je ne peux pas me tirer comme ça. A moins que...Une idée germe dans la tête de la femme de ménage. Elle se penche et surprise ! Elle éclate de rire devant sa découverte : la remplaçante de Madame Carrier, dans le cœur et surtout  - qui l'eût cru – la libido de Monsieur Carrier est une vulgaire poupée gonflable.

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Sofa away (Pascal)


Te souviens-tu ?... Confinés d’amour, dans notre petit appartement, tous les jours, nous apprenions à le faire. La somme de nos deux âges, c’était la quarantaine ; c’est pour cela qu’on s’enfermait loin du monde souffreteux et de ses agitations guerrières. Les volets à l’espagnolette, dans un moment de matin, seul le soleil pouvait nous rendre visite. Sa clarté voulait nous surprendre dans notre lit douillet. Pour t’enlever, pour t’envoûter, il « vertébrait » la poussière, il la maquillait en paillettes multicolores qui s’élevaient jusqu’à ressembler à un galant cousu d’or. Divinement impudique, vêtue d’une seule barrette, tu allais jusqu’à la fenêtre, tu te plaçais dans son rayon lumineux, tu te laissais éblouir, et j’étais jaloux, et je venais te chercher, et je venais te soustraire à ses sortilèges savants…  
 
Comme deux gosses, on se courait après, autour de la table ; je ne sais plus qui rattrapait l’autre ou qui se laissait prendre. On se donnait des gages ; diablesse, ensorceleuse, avec des effets de sourires enchanteurs, des doses savantes de chair blanche découvertes, un trait de parfum accaparant mes narines frémissantes, tu savais rallumer le feu de ma passion ; en braille de mes doigts, de ma langue, au jeu de piste de mes sens, j’avais des chemins balisés à caresser, des collines à visiter, des forêts à traverser, des grottes à explorer. À pleines dents, je croquais dans le fruit offert. À deux, on tenait le monde ; on s’exerçait à le repeupler en riant, en râlant, en criant. Essoufflés, sur ce sofa défoncé, encore, on s’échangeait nos frissons, nos murmures, nos secrets, nos illusions ; on se tricotait un futur ambitieux en forme de bonheur…  

Te souviens-tu ?... Quand tu sortais de la douche, je te réchauffais, je t’essuyais avec la grande serviette, tu cherchais un baiser, et tu volais le chewing-gum dans ma bouche. Au coin du sofa, comme deux souris affamées, on grignotait des gaufrettes et quand on s’embrassait, quand on se redécouvrait, on léchait nos miettes. On dansait nus, on avait les mêmes refrains de chanson, on fumait la même cigarette, on buvait dans la même bouteille d’eau ; tu me donnais la becquée, j’essayais tes bagues, tu tentais ma chemise, je récupérais mon chewing-gum, et je te regardais te recoiffer dans la glace de la vieille armoire, et ma seule pensée, c’était de te reprendre dans mes bras…  

Telles deux mouches éprises, sous l’éclairage de l’ampoule-lustre, on se tournait autour ; on cherchait la faille, j’étais taureau, tu étais banderille, j’étais Pégase, tu étais Vénus, j’étais Dylan « Just like a woman », tu étais sa guitare, et mes doigts couraient sur ton corps à la recherche des meilleurs accords. Coude à coude, yeux dans les yeux, pendant de longs silences connivents, chercheur de saphir et de topaze, je scrutais le fond de tes pupilles ; en apnée d’admiration, dans l’immensité de ces bleus abyssaux, je voyais des trésors, je voyais mon avenir, je voyais mes décors. Toi, comme si tu ne savais pas que tu étais aussi la détentrice de mon âme, tu cherchais toujours à savoir ce que je pensais. On faisait semblant de bouder pour mieux nous retrouver…

Te souviens-tu ?... Nos gourmands bouche-à-bouche nous ravitaillaient d’Amour, nos somnolences nous enlaçaient, nos endormissements nous scellaient aux mêmes paysages voluptueux. Quand je me réveillais de cette douce léthargie, j’avais le nez dans ton cou, j’étais bercé par ta respiration, réchauffé par la chaleur de ton corps ; je flottais dans une allégresse incommensurable, et je ne savais pas si je rêvais ou si c’était la réalité. Zéphyr de désir, en soufflant doucement sur ton duvet, je créais des frissons courant sur ton corps et, explorateur infatigable, je cherchais où ils pouvaient se cacher…

Tout ça, c’est si loin…  

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