12 janvier 2019

Nonante (Laura)

 

À nonante années, ma grand-mère paternelle était toujours bretonnante,
Avenante, chantonnante, étonnante, mais jamais grisonnante
Pour les pisse-froid, elle était  parfois inconvenante
Avec moi, elle était prévenante mais jamais raisonnante

À nonante années, mon beau-père est toujours aimant avec moi
Il m’accueille chez lui et s’intéresse à ce que je vis et souffre
À nonante années, il conduit et apprécie mes effets vestimentaires
Pour faire pétiller son regard de joli papa fier

À  nonante années, ma grand-mère était bien grisonnante
Mais douce, intelligente, croyante en dieu et la bonté humaine
Elle était aimée car aimante, je l’appelais ma petite mémère chérie
Et rien de détruira dans mon cœur ce lien indestructible

À presque nonante années, ma belle-mère a lu deux de mes livres
Alors qu’elle n’est pas une lectrice dans l’âme, je n’oublierais pas ce geste
Envers moi, ces compliments alors qu’elle est souvent si maladroite
Je vous aime, sachez-le, malgré tout

 

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A fond les gamelles ! (Nana Fafo)

 

Ronchonchon en van volkswagen

 

Ronchonchon calenchait à toute berzingue

dans son VV flambant neuf

Une suite de chiffres apparut sur le GPS “ 4-20-10 “

Comme si un appareil surnommé “Grand Père Sénile” était capable

de délivrer des messages utiles et subtiles.

 

 

Il semblerait que la mise à jour n’ait pas pris en compte “feu 90”

 

Ronchonchon devait se rendre de Belfort à Nonant le Pin,

ça faisait une trotte, surtout dans ce sens,

les routes de France ne sont pas conçues pour un découpage horizontal.

La verticalité et la pyramide (de Ponzi ?) sont plus courantes.

Evidemment, ça dépend comment tu regardes la carte.

Ce n’était tout de même pas aussi long que l’interstate qui relie Boston à Seattle,

mais dans l’idée ça y ressemblait.

 

Ronchonchon qu’est-ce que tu fous à Belfort, t’es fou ou quoi ?

Et surtout … Pourquoi tu vas à Nonant ?

Un bled paumé au milieu de Saint Germain de Clairefeuille, Marmouillé et Godisson …

avec des noms pareils, ça ne sonne pas très vacances, soleil et bikini.

On se croirait plutôt dans un sketche de Chevalier et Laspales…

 

Ces 3 chiffres intrigaient vraiment Ronchonchon, une suite logique, peut-être, mais pour qui ?

Fibro-nacci avait-il quelque chose à voir là dedans ?

Georges Lucas alors ?

Il devait bien exister une “relation de récurrence linéaire” (entre guillemet car vous vous doutez bien que ce n’est pas tous les jours que j’emploie des expressions savantes… merci wiki !)

 

 

 

Ronchonchon en connaissait une, de suite logique : la CPOM

(No, Nan, T’as pas bien lu, j’ai pas écrit CPAM)

 

 

 

La suite de CPOM c’est une relation entre :

mon Corps, mon Pyjama, mon Oreiller et mon Matelas.

Rien à voir avec le Oblong, hétéro où se “re”produisent 2 entiers naturels consécutifs.

Je m’abstiendrai de tout commentaire sur ce dernier mot duquel on pourrait tirer quelques images en lien avec la thématique “lit-térale”.

 

En parlant de C'POM, là où il allait, il y en avait des Pommes,

mais ce n’était pas pour cela qu’il se rendait à Nonant.

 

Non(ant)stant,

il continuait sa route et ses calculs, délaissant le nombre harshad,

trop hasardeux au profit d’un concept qu’il adore “anti” tout …

Même si ses théories ne sont pas “anti-âne”, elles s’approchent tout de même du thorium et pètent le feu, avec un gros potentiel !

 

 

 

Laissant vagabonder son esprit sur la théorie des nombres,

il se remémorait quelques cours ...

lorsque tu es entier, strictement positif, tu es un anti-indicateur, car “x” est inconnu…

hum… tout ceci semblait tellement logique à présent : l’infini équilibre en toute chose, tout et son contraire doivent être connus pour exister, sinon tu nais sous x (rayon ou film).

 

 

Traversant la Gaule au rythme d’un système vicésimal (20/20) le voici arrivé à Nonante…

hum... comment est-ce possible qu’en additionnant des 20 on tombe sur 90 ???  

 

 

 

Il faut croire qu’en géographie c’est possible, en additionnant des vins on tombe à Nonant …

Ce système de vices était très subtil !

Comme quoi, il faut toujours boire les paroles d’un Grand Père Sénile…

elles mènent à bon port, mon cochon.

 

 

 

 

Et pourquoi Ronchonchon allait à Nonant ?

J’sais pu, une certaine Alphonsine, je crois...

 

Ronchonchon roule a 90

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

Pour le defi 541 - Nonante

http://samedidefi.canalblog.com/

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05 janvier 2019

Défi #541

 

Une petite blague belge ?

nonante

 

5412

 

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Les macaronis par bongopinot

b

 
Les macaronis
Je les préfère
Avec du gruyère
Comme mon papy

Qui revient d’Italie
Avec son frère
Qui est trop fier
D’arriver jusqu’ici

En Normandie
Au bord de la mer
Sous un ciel clair
D’un bel après-midi

Sans une goutte de pluie
Et c’est moins galère
Pour une journée familière
En famille ou entre amis

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La main à la pâte (JAK)

 

Gramignia , l’auteur de célèbres best-sellers, se  faisait un sang d’omelette car il ne pouvait plus cogiter dans sa p’tite cervelle où des vermicelles  avaient remplacé ses neurones.

 Les fameuses cellules nerveuses, étaient devenues raviolis  .

 

Son  Pappardelle du moment, un macaroni d’origine, lui  faisait  des onigiris, pour stimuler ses méninges,  mais il restait pâte molle et s’en tapait  la coquillette.

Il prenait des pillus vitaminées, suivait une reginette équilibré,   aucune idée  ne pacherr(a)i pour noircir la page blanche.

Il était bien en penne.

 

Pourtant, un beau jour de printemps, la sève sautant en tripoline ,  il stortini de sa langueur, après s’être tant et tant vermicelli au lit durant tout un hiver.

 

Alors il se barbilla avec son pull d’écrivain à col roulé et torsades irlandaises, reprit en mains sa girandole Montblanc  , se grattât les très rares  cheveux d’ange du  ziti , et mis finalement, sans spätzlé ,  la main à la pâte.

 

Quelques mois passèrent où il fusilli plusieurs stylos, mais rien ne le stoppa.

 

Aujourd’hui, après s’être bien crozets les méninges, il sort enfin son roman-spaghetti   dont les lecteurs sont ravioles.

 

Son éditeur Maultaschen, lui a stortini  un bel acompte de farfales sonnantes et trébuchantes

 

Il est heureux et bavetinne  comme trenette :

 

 Y A DE LA JOIE 

 

Il était temps avant, qu’il ne devienne une nouille molle

 

 RdG 03.01.2019 Jak pour Défi #540

Nom des pates ici

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Macaroni (Venise)

Le vieillard regardait le ciel , derrière l’étoupe noire des nuages il devinait la lumière du printemps .

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Celui qu’on avait traité de sale macaroni dans son enfance se tenait là dans la rue principale vociférant des couplets enroués, dévisageant les badauds avec effronterie et chaleur .

Ceux qui n’avaient rien à faire lui emboitaient le pas pour chanter avec lui .

Le buste un peu penché et les mains dans le dos le sale macaroni des vieilles cours d’école dansait maintenant d’un pas léger et alerte.

La foule acquiesçait du regard. Ainsi escorté il humait l’air vif du matin et se réjouissait d’apporter cette gaité dans les cœurs.

C’était une foule inoffensive guidée par un macaroni qui a retrouvé la saveur de la vie dans le chant la danse et la musique.

La rue est maintenant inondée de lumière, la large ceinture de cotonnade ceinturait les reins du vieillard et parfaitement à l’aise il saluait la foule .

Sa voix flottait comme une arche au-dessus de toit puis il s’étendit par terre  et mourut .

Bon d’accord cette fin abrupte vous déplait !

Mais je trouve que commencer l’année par la fin de quelque chose , c’est comme si on nous servait pour le soir du nouvel an un plat de macaroni en disant bientôt on aura du caviar .

La fin de cette histoire appartient à tout le monde et à personne à la fois ainsi personne ne sera dépossédé de la fin de ce macaroni qui a dévissé . je sais votre déception est immense mais ne vous tourmentez point et filez comme Jésus marchant sur l’eau en quête d’un miracle 2019 en sera plein et tout sera possible .

 

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Sarbacane (Lecrilibriste)

 

Allez mes potes  ! On va se marrer ! Je vous refile un bon tuyau !

Lundi pour la rentrée apportez tous quelques macaronis. Vous vérifierez bien que le trou soit assez gros pour faire une sarbacane. On bombardera le plafond du labo de chimie avec du papier machouillé (que vous aurez préparé auparavant et qui restera légèrement humecté) pour faire péter les plombs du prof  qui nous fait ch....! Vérifiez bien également que la boulette s'adapte au trou du macaroni et … que ça marche !

Vous verrez, c'est trop drôle ! Quand les boules de papier sont sèches, elles retombent d'un seul coup comme une pluie de météores !!!

C'est une colle assurée, mais rien ne vaut une bonne rigolade pour fêter le premier cours de l'an nouveau !

 

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bonne p âte (joye)

mon

amoureux

carissimo

a

rougi

ouvertement de

nos

intimités

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Les deux bouts (Vegas sur sarthe)

 

« Allo... le service après-vente Macaroni ? »
« Oui, Ettore Maccheroni en personne... arrière-arrière-arrière-petit-fils de l'inventeur et fier de lui parce que je le vaux bien et parce que... »
« Hum... laissez tomber, c'est pour une réclamation »
« Oui je sais, enfin je me doute parce que nous en recevons pas mal depuis quelques mois... mais dites toujours »
« … toujours »
« Non, je disais Dites toujours ce qui vous amène à réclamer »
« Il s'agit des pâtes »
« Ah ? »
« Vous semblez surpris ? »
« Non mais on nous appelle parfois à propos de l'emballage alors qu'on a mis le paquet là-dessus »
« Non, il s'agit des bouts »
« Des bouts ? »
« Oui, des bouts de pâtes. Il faut vous dire que ma femme et moi nous avons du mal à joindre les deux en fin de mois alors on mange exclusivement des pâtes»
« J'en suis ravi, je dirais même ravi au lit... oh oh... ah ah... euh... pardon, revenons à vos bouts de pâtes »
« Oui, notre rituel à Germaine et moi c'est de manger nos pâtes à la manière de la belle et du clochard »
« Laissez moi deviner... la belle c'est Germaine ? »
« Oui mais là n'est pas le problème, et ne cherchez pas à être désagréable. D'habitude nous aspirons chacun une pâte dans notre unique assiette en souhaitant ardemment que nos deux bouts appartiennent à la même pâte »
« Vous aimez les jeux de hasard ? »
« Non, nous sommes juste romantiques »
« Ah ! Le romantisme de nos pâtes... ça pourrait faire l'objet de notre prochaine campagne publicitaire »
« Hum... à propos de publicité, je ne souhaite pas vous en faire une mauvaise mais dans le paquet que nous venons d'acheter il n'y avait que deux bouts ! »
« Que deux bouts ? Et entre les deux bouts il y avait bien de la pâte ? »
« Oui, évidemment »
« Vous me rassurez parce que deux bouts de rien, c'eut été catastrophique pour notre image de marque»
« Bref, tout ça pour vous dire que le jeu était faussé puisqu'on a fatalement partagé la même pâte »
« Je comprends... plus de suspense, plus de romantisme. Germaine était déçue...»
« Plus de suspense, passe encore mais une pâte de quatorze mètres de long à engloutir sans respirer... vous devriez essayer pour voir. Bref, j'ai dû emmener Germaine aux urgences pour une syncope ! »
« Hum... et avant de la cuisiner vous n'avez pas songé à la couper en morceaux ? »
« Cuisiner et découper Germaine ? Vous avez des idées radicales chez Macaroni »
« Je parlais de la pâte »
« Non, la courte paille c'est moins romantique... et puis c'est votre travail de les couper, c'est bien ce que je vous reproche »
« Je vois, ça doit venir d'Ornella »
« Ornella ? »
« Ornella c'est notre stagiaire au poste de coupeuse de pâtes ; elle remplace notre championne absente pour cause de maternité. Vous la verriez découper ! Ca fait peur !»
« Et votre championne qui fait peur, elle accouche quand ? »
« Hum... tout ce qui touche à notre secret de fabrication doit rester confidentiel »
« Ah oui ? Et tout ce qui touche à la santé de Germaine ? Vous vous en foutez ? »
« Hum... je pourrais essayer d'en parler à Ornella »
«Comment ça... essayer de lui parler ? »
« Hum... C'est une sicilienne et vous savez, ici on prend des pincettes avec les siciliennes »
« Ah ? Si en plus vous utilisez des pincettes, je comprends que le produit en pâtisse ! »
« En pâtisse... oh oh... ah ah... euh... pardon, revenons au sujet. Vous me soufflez là une belle idée de pâte unique de quatorze mètres de long ! Ca pourrait faire un tabac»
« Faites-en du tabac si vous voulez mais j'attends de vous un geste commercial pour le préjudice causé à Germaine »
« Comment va t-elle ? »
« Désolé... top secret ... on ne demande jamais à Germaine comment elle va... Germaine elle va, c'est tout »
« Je vois, c'est comme ma Filomena qui... »
« Désolé, ne dites pas C'est comme... car personne n'est comme Germaine »
« Je vois »
« Non, vous ne voyez pas... alors, ce geste commercial ? »
« Justement, bien que ce soit une bonne pâte il faut que j'en parle à Filomena »
« Elle n'est pas sicilienne au moins ? »
«Désolé... tout ce qui touche à nos secrets de famille doit rester confidentiel »
« Je comprends, donc pour le geste... »
« Je vous ferais bien un bras d'honneur mais je tiens le téléphone »
« Je comprends, c'est la même chose pour moi »
« Alors, au revoir »
« Au revoir »

 

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