13 avril 2019

Regrets (Walrus)


Après avoir lâché le mot dans l'arène des défis du samedi, je me suis penché sur sa signification.

Ben oui, je suis comme ça, je n'hésite jamais à user de mots dont je ne sais rien !

Donc, si j'ai bien compris, l'astrolabe serait une sorte de projection stéréographique d'une sphère armillaire munie d'un système de visée.

Ben zut alors, j'aurais dû choisir Armillaire !

w554

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L’astrolabe par bongopinot

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Il a fallu attendre le septième siècle
Pour une meilleure utilisation
De cet outil en forme de cercle
Un objet pour l’observation

Qui a permis la navigation en mer
Avant l'invention du sextant
C’est un astrolabe nécessaire
Instrument devenu courant

il calcule la hauteur de l'astre dans le ciel
Il matérialise la vision géocentrique de l'Univers
Observez encore et encore tout l'essentiel
De ces planètes plus ou moins sévères

Il mesure aussi la position des astres
Déterminant l'heure du jour ou de la nuit
Le soleil les étoiles se mesurent
Sur un rythme où toujours le temps fuit

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astrolabe (joye)

astrolabe 2

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L'astrolabe (petitmoulin)


Tu jettes l’astrolabe
Par-dessus l'horizon
Comme on efface
Les mots en trop
Sur le silence
Qu'importe la hauteur
Des étoiles
Quand tu les tiens
Serrées dans les yeux
Ou qu'elles s'ébrouent
Dans une flaque
Quand elles te mènent
À la lisière de l'infini
Quand elles te prêtent
Cet instant-là
D'éternité

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L’Astrolabe (Pascal)


C’est le nom de l’hôtel restaurant que ma patronne avait réservé pour moi, pendant les trois jours de réunion où nous étions conviés, avec tout le Service. C’est elle qui gère nos déplacements, le billet de train, le taxi, le restaurant, l’hôtel de tous ses collaborateurs ; je n’ai même plus à sortir un franc ; tout est pris en charge par l’Entreprise. Pendant cette période de vacances, et selon ses dires, elle n’avait rien trouvé d’autre, au plus près de notre salle de conférence, situé en ville. Mais, comme je la connais, avec son petit sourire en coin, j’étais sûr que c’était encore une de ses taquineries habituelles…
Étant disséminés dans diverses hôtelleries, je me suis donc retrouvé seul, dans cet Astrolabe. Au moins, pour une chose, c’était bien : je n’avais plus à parler du boulot, en dehors des heures. Jusqu’au lendemain, adieu, les pompeux discours, le défilement  monotone des diapos sur le rétroprojecteur, les discussions aussi enjouées que stériles…  

Le premier soir, après la journée de réunion, la valise à la main, quand je débarquai dans la place, je me retrouvai dans un autre monde. Retiré de la route, hôtel sélect, restaurant attenant, les pieds dans l’eau, lumières tamisées, coucher de soleil dans toutes les baies vitrées, ce n’était pas franchement en rapport avec un hôtel restaurant qui sert de relais à un employé qui bosse au Service des Contentieux.
À la réception, je lus la brochure d’accueil de l’établissement. « L’Astrolabe : Hôtel Restaurant de qualité, réservé aux couples, aux jeunes mariés avides d’une inoubliable lune de miel… ». Je me disais, aussi…
Imaginez le décor !... Au plafond, il y avait des guirlandes multicolores accrochées, des cœurs gonflés qui flottaient dans les courants d’air, des bouquets de fleurs dans tous les coins !... Aux tables alentour, il n’y avait que des couples qui s’admiraient, les yeux dans les yeux ! Ce n’était que roucoulades, main dans la main, murmures énamourés et promesses éternelles !...
La nuit ?... La nuit fut torride !... « Mais ils ne savent pas ce qu’est l’insonorisation des chambres, ici, ou quoi ?!... ». À travers les murs, à la musique des sommiers malmenés, pendant des galipettes d’anthologie, je subis les « Encore, encore, encore !… », les « T’arrête pas !... T’arrête pas !... », les « Viens !...Viens !... ».
« Ou bien, c’est pour motiver les autres, les béotiens, les timides !... Les amoindris du Calvin Klein !... Leur apprendre les cadences, les fréquences, les temps de repos et les remises en forme !... ». Les râles, les craquements du plancher, les rires, les bouchons de bouteilles de Champagne qui sautent, c’était l’ordinaire nuiteux, dans cet hôtel !...

« Bien dormi ?... », me dit ma chef, en souriant, quand je la rejoignis devant la machine à café, au matin du deuxième jour de la réunion. Bien sûr, un peu rougissant, si je lui parlais du menu, du panorama, de la plage, j’omettais, bien entendu, de lui raconter les détails croustillants de la nuit…

J’avoue, j’ai un faible pour elle, un grand faible, même ; sa façon anodine de ranger ses cheveux derrière l’oreille, sa barrette mordante semblant arranger sa coiffure dans une désorganisation savante, ses yeux qu’elle maquille avec un filet de mascara, ses sourires si frais, ses lèvres si roses et ses quelques grains de beauté disséminés comme une carte secrète, entre la base de son cou et derrière son oreille, sont une invite permanente à la chasse au trésor. Autour de son visage, l’aura de son parfum est comme une légère brume cachant cette île paradisiaque…
Quand elle est dans mon espace, les battements de mon cœur s’accélèrent, je transpire un peu, j’ai une sorte de gêne que je ne m’explique qu’en l’admirant sous cape…  
Elle ne parle pas dans le vide, elle est curieuse, intelligente, pondérée ; elle est à l’écoute. J’aime son esprit de discernement et son esprit tout court. Elle est maligne ; on dirait qu’elle sait tout sur tout mais elle ne le montre jamais. C’est le genre de femme avec qui on pourrait construire quelque chose de solide, en s’engageant sur la voie difficile du couple…

Matador avec les autres femmes, je suis tellement maladroit avec elle, j’en perds mes moyens ; addict à tous ses charmes, je suis sous l’emprise de sa séduction. Jamais, je n’oserais le premier pas, et puis, c’est ma chef du Contentieux. Imaginez le terrible vent que je prendrais si elle me refoulait d’un simple geste de dédain !... Ma fierté de mâle en prendrait un sacré coup dans la figure !... Je ne serais plus bon qu’à jeter mon cœur en pâture...
Pourtant, au fond de moi, il me semble que je ne lui suis pas tout à fait indifférent. Alors, c’est le statu quo ; je l’aime, c’est ma croix et mon rêve le plus fou. Je me contente de son bonjour matinal…  

Avec elle, cette bise du matin, c’est toujours franc et direct ; elle fait péter ses smacks sur mes joues et, pendant ce furtif aller retour, tous les sens en éveil, je sais son haleine, son parfum, le velouté de sa peau. Parfois, je pose même ma main dans son dos pour mieux ressentir son contact ; j’ai l’impression de recevoir plein d’informations aussi subtiles qu’animales. Parfois, nos lèvres se touchent presque, je crois qu’on le fait exprès, c’est notre jeu coquin ; on a du mal à nous écarter, comme si nos corps étaient plus aimantés que la bienséance ordinaire du salut journalier…  

Le deuxième soir, quand je rejoignis ma table, je fus surpris par tout le cérémonial de la salle, comme si on allait fêter quelque chose d’exceptionnel. La nappe était blanche et tellement bien repassée, les couverts étaient en argent, il y avait plusieurs verres ! Un petit bâtonnet d’encens dansait ses arabesques parfumées au centre de ma table ! C’était un véritable petit nid d’Amour, propice à toutes les déclarations !...
Eclairages diffus, musique douce, vue imprenable sur la mer et son coucher de soleil, effluves capiteux d’iode et de sable chaud se baladant dans l’air, c’était idyllique. Je devais m’être trompé d’emplacement mais une des serveuses me dit que c’était bien ma place… Après tout, c’était ma chef qui payait ; je me disais que, même à distance, elle avait des attentions pour moi et, quand je lui dirais tout cela, demain, cela la ferait encore sourire…

Je n’eus pas à attendre le lendemain ; vêtue d’un petit tailleur fragile qui subjuguait ses formes, un peu intimidée, elle était là ; je l’avais remarquée dans le reflet d’une baie vitrée. Elle s’approcha lentement de ma table. Je me levai et je la serrai dans mes bras comme on étreint le plus grand des trophées de sa vie ; nos lèvres se touchèrent, se reconnurent et nous nous embrassâmes longuement sous les applaudissements des couples alentour…  
Quand nous nous séparâmes, quittant cette extraordinaire étreinte, je sortis de la poche de mon veston une petite boîte avec un ruban et une belle alliance cachée à l’intérieur ; depuis le temps que je la baladais avec moi… À genoux, je lui fis ma demande et, adoubé par ma princesse, nous reprîmes le cours de nos baisers fougueux, scellant notre collusion. Sous les ovations du public conquis, main dans la main, nous allâmes sacraliser le coucher de soleil ; je peux vous le dire : tous nos frissons n’étaient pas que pour les lumières finissantes. Je lui disais : « Je t’aime », et dire « Je t’aime » quand c’est sincère, c’est toucher le Ciel, c’est se retrouver paralysé de Bonheur, c’est être foudroyé jusqu’à l’âme, c’est vaciller mais c’est tenir debout pour justifier ses larmes…

Après ?... Demandez au personnel de l’Astrolabe !... Depuis notre passage, ma belle et moi, nous sommes même inscrits sur le fronton de leur Livre d’Or ! Nous avons la palme en matière de tapage nocturne ! J’ai appris les chemins secrets de tous ses grains de beauté ! J’ai mesuré la hauteur des étoiles dans ses yeux ! Nous avons cassé plusieurs ressorts ! Fait trembler les murs ! Renvoyé Rocco Siffredi à ses études, et plein de choses encore, que la pudeur m’interdit de rapporter ici.
Et puis, c’est ma chef ; vous comprenez, même sur cette feuille rapporteuse, pudique, elle ne permettrait pas que je m’étale un peu plus sur le sujet. Après tout, c’est elle qui paie ; comme je suis un peu taquin, et puisque tout n’est que rires, je lui demanderai si je peux mettre l’alliance sur ma note de frais…

Astrolable_1

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X Y Z et après on recommence ? (Nana fafo)

Au laboratoire d'Astringence.

ronchonchon-bricolage

 

 

Ronchonchon a été très occupé ces dernières semaines.

Il avait un coup fumant sur le feu.

Dans son Laboratoire de “machin”logie où il étudie savamment ses futures potions,

il a mis au point un nouveau couteau suisse à en faire pâlir McGivers, l’historienne de fiction.

(Qui a pensé Mac Gyver ?)

Il a bossé sur comment décrisper les muqueuses buccales, libérer la parole et le sourire restés coincés.

 

Ce nouvel outil observe et mesure, il est inspiré de son ancêtre l’Astrolabe.

Au départ, il a juste une mère (ce n’est pas Jésus, quand même !), il est issu des limbes et des méandres de Ronchonchon.

Son tympan lui permet une écoute pointue, il vise à éviter le dés-astre.

Ses règles sont évolutives et permettent ainsi, à chacun, de trouver le bon alignement.

Tout comme l’araignée une toile se tisse autour de l’essieu central.

 

Il permet notamment de détecter les phobies nées sous X,

de partir en voyage sur l’embarcation du chromosome Y pour retrouver ses pairs, et ses repères,

impossible alors de ne pas bouger d’un yota,

Zut ! It’s not a mistake ! chaque civilisation en -tèque a dû mourir pour renaître,

c’est ce que chacun de nous fait, lorsqu’il décide d’avancer, de comprendre.

 

Mais, il ne prédit pas l’avenir…

Par contre il a besoin d’un petit coup de pouce (nan rien à voir avec le pouce bleu de la face du schtroumpf grognon)

Juste quelques visites sur mon blog professionnel, pour l’aider à grandir.

http://psydomicilevar.canalblog.com/

Et pour celles ou ceux qui ont des remarques d’amélioration, je reste à l’écoute !

 

Belle lecture créative à toutes et à tous

DEFI  554 - ASTROLABE

sur http://samedidefi.canalblog.com/

baniere blog psy domicile brignoles-2

 

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Astrolabe (Venise)

 

À l’époque je vivais aux états-unis j’essayais d’intéresser les journaux à mes dessins.v

Absurde, j’aurais dû être à Paris pour parles aux éditeurs !!

Je me baladais avec mes dernières planches. Un astrolabe géant recouvrait la première page.

L’histoire parlait de conquêtes et de voyages. J’aurais mieux fait de m’adonner à la franche grossièreté et me moquer des faibles et des pauvres plutôt que d’essayer de gagner l’adhésion de la bande de nuls qui dirigeait les éditions new-yorkaises.

J’avais déposé les maquettes de l’astrolabe sur le bureau d’une secrétaire.

« Cela ne dépend pas de mon service » dit-elle en souriant, tout en ouvrant la fenêtre pour laisser entrer une chauve-souris.

Celle-ci vint se poser sur mon astrolabe comme si elle voulait inspecter les planches à dessin.

C’est alors qu’un tout jeune rédacteur adjoint pointa son nez avec son nœud papillon à pois.

« Vous êtes trop européen «  m’avait-il dit en tournant les pages de mon livret.
Ici nous cherchons les futurs Melville !! Votre astrolabe ne fait pas le poids par rapport à sa baleine blanche.

Vous voyez me dit-il en s’approchant de la planche n°6 .

Cette débauche d’écume n’est pas d’un meilleur effet.

Puis il me déconseilla de faire carrière dans la bande dessinée.

Je sortis de cet endroit le pied léger, la chauve-souris me suivait .

« Ton histoire est formidable » me chuchota-t-elle

 « viens  suis-moi . »

Je crus un instant que j’allais m’envoler avec elle.

 Plaisantait-elle ?v

 

Je me demande encore pourquoi je l'ai prise au sérieux.

 

La seule réponse que j’ai c’est      Le désespoir.

Oui je ne faisais plus le malin, car à la faveur d’une fenêtre ouverte voilà que mon destin tout entier reposait dans les mains de cette chauve-souris fantasque.

Je n’en croyais pas mes yeux elle était d’en train d’ameuter une armée de consœurs et tenaient à quelques mètres de distance un conciliabule autour de l’astrolabe.

Je tendis alors l’oreille

 

« Les reculades se comptent  plus dans le rang des humains nous avons l’inventeur de l’astrolabe voilà avec quoi les hommes doivent se déplacer et arrêter les GPS qui nous flinguent les tympans . »

Ça faisait peine à voir, elles me prenaient pour l’inventeur de l’astrolabe et confondaient mes dessins ridicules avec des projets d’ingénieurs !!!

Vous serez notre lanceur d’alerte cher ami dit ma chauve-souris en tant que porte-parole

v

Ce qui était sûr c’est que j’avais une sacrée cote.

J’ai alors accepté d’être l’étendard de leur cause. Elles étaient comme moi en voie d’extinction en tant que dessinateur. On logeait à la même enseigne.

Mon capital sympathie était si énorme auprès d’elles que je décidais sur-le-champ de changer mes dessins

Mort aux GPS VIVE LES ASTROLABES criai-je dans la rue !!

Je partageais moi aussi avec elle et leurs consœurs les abeilles une répression à hauteur de gilets jaunes.

Il y avait la pierre philosophale qui changeait tout argent en or.

Il y aurait maintenant l’astrolabe pour sauver le monde.

v

 

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L'astrolabe nautique (maryline18)

m18

 

La sortie se voulait éducative mais Céline la trouvait ennuyeuse, alors, trépignant d'impatience, elle tirait sur le bras de sa nounou :

- Marie ! Marie ! c'est bientôt fini ? J'en ai marre MOI !

-Regarde Céline, ce qu'utilisaient les marins autrefois !

-Oh j'aime bien celui-là, on dirait un trêfle à quatre feuilles !

-Oui, c'est vrai !

-Tu crois que Christophe Colomb en avait un ?

-Oui, sans doute ma puce !

-C'est vrai qu'un trêfle à quatre feuilles, c'est un "porte- bonheur" ?

-C'est ce qu'on dit...

-Et, c'est vrai que l'argent fait pas l'bonheur ? C'est Maman qui dit tout le temps ça...

-Euh..., non, pas forcément, mais...

-Marie, c'est quoi le bonheur ?

Marie prit la main de Céline et l'emmena à l'extérieur du musée.

Elle avait toute l'après-midi pour lui répondre. Aussitôt sortie, la fillette oublia pourtant sa question, trop occupée à courir sur le sable.

En la regardant, Marie se souvint d'une photo d'elle qui avait été prise à Merlimont, alors qu'elle devait avoir son âge, un jour ou elle était bigrement heureuse, elle se souvient de cette joie qui l'irradiait alors qu'elle jouait avec les vagues...

...Le bonheur c'est comme ces grains de sable, on s'en saisit, la paume bien ouverte pour en avoir le maximum et très vite on l'enferme de ses doigts protecteurs. Quand on ouvre à nouveau la main, plus rien.

...Je pourrais te mentir, Céline, te dire que le bonheur c'est de bien apprendre à l'école, d'avoir un bon travail, une bonne situation, une belle maison, une belle voiture, ou alors que c'est la joie de partir en voyage, de voir des paysages, oui, je pourrais te dire tout cela...

...Et pourtant quand tu auras tout cela, tu checheras peut-être toujours le bonheur...

...Le bonheur, écoute, le bonheur... c'est son regard dans le tien, ses silences paisibles où les mots deviennent superflus,  son souffle sur ta peau, ta main dans la sienne, quoi qu'il arrive... Ce sont ses caresses, dont la douceur te fait oublier le monde et toutes ses injustices. Le bonheur c'est... ses "je t'aime" qui devancent les tiens et qui réchauffent tout ton être, tellement mieux que n'importe quel soleil d'été. Le bonheur c'est son visage entre tes mains, tes lèvres cherchant les siennes dans la pénombre d'une soirée sans fin...C'est cette magie qui émante les âmes quand les mots improvisent, quand les corps se cherchent pour se confondre.

...Le bonheur c'est ce rêve que tu  fais éveillée comme pour lui donner une consistance, onctueuse à souhait...avec des goûts d'encore et de toujours à déposer sur sa bouche affamée. Le bonheur c'est de l'aimer et de te sentir vibrer comme un djembé sous ses mains expertes...Le bonheur c'est ...

-Marie, tu viens te baigner ? Allez, viens !

-"J'arrive ma chérie, j'arrive !"    

 

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Vive le progrès ! (Vegas sur sarthe)


Pour l'anniversaire de Germaine, j'avais acheté une montre chez un marchand d'art spécialisé, un instrument astronomique Made in Taïwan pour lire l'heure et qui m'avait coûté un chèque également astronomique.
C'était le prix à payer pour avoir quelque chose qui sorte de l'ordinaire … mais j'ai bien vu qu'elle appréciait modérément ce somptueux cadeau : un astrolabe de chez Astrolabos dans le quartier latin.
Heureusement la notice était claire pour du Made in Taïwan, ne serait-ce que pour repérer le recto du verso car ce modèle disposait des deux !
On reconnaît aisément le verso à son alidade à pinnules, à son limbe et à ses calendriers.
C'est très pratique pour mesurer la hauteur d'un astre sauf pour le Soleil où il faut décaler son oeil sous peine de le brûler mais il y a peu de soleil chez nous.
Une fois qu'on a trouvé la hauteur de l'astre – ce dont Germaine se foutait comme de l'an 40 – on regarde l'astrolabe au recto pour connaître l'heure et c'est tant mieux puisque c'est une montre !
Le recto se reconnaît facilement à sa mère – pas la mère de Germaine qui a le même recto que sa fille  –  son tympan et son araignée avec les signes du zodiaque.
L'araignée est la pièce la plus ouvragée de l'instrument et aussi celle dont Germaine a le plus en horreur … mais c'est le prix à payer pour avoir l'heure.
Ce jour-là le Soleil entrait dans le signe du Cancer ce qui est bien normal puisque c'était l'anniversaire de Germaine et qu'elle était du Cancer depuis sa naissance ; bref, on a tourné l'araignée pour l'amener en contact avec l'almucantarat « 45° sud-ouest » et on a lu l'heure solaire à laquelle on a retranché une heure, non pas à cause de l'heure d'été mais parce que l'opération nous avait pris une heure.
Germaine était ravie: il était 15 heures ! Exactement comme sur sa Swatch à 20 euros.
Elle m'a sauté au cou mais elle a gardé sa Swatch.
Fort de tant d'enthousiasme, j'avais proposé de lui montrer comment on détermine la direction de La Mecque mais vu qu'on va chaque année au camping municipal de Palavas pour les vacances, je n'ai pas insisté.

Par contre elle était déçue de ne pouvoir lire l'heure la nuit et on n'a jamais trouvé le mode Lune dans la notice ; je trouve les taïwanais un peu laxistes sur ce point et bien qu'on ait écrit au service après-vente on attend toujours la réponse ...
Vive le progrès !

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Ptolémée (Lecrilibriste)


Pour elle,  il aurait voulu
décrocher la lune
mesurer l'immensité du ciel
supprimer les heures
éclairer les ombres
qui l'éloignaient de sa brune

Pour elle, il aurait voulu
 murmurer des mots d'étoile
remonter les années lumière
parcourir la voute céleste
accroché à la queue des comètes
jusqu'à la naissance de la vie

Pour elle, il aurait voulu
s'approcher du soleil et découvrir
les mystères de la lune
les stratégies de Mercure
la beauté de Vénus
la niaque de Mars
les festivités de Jupiter
les anneaux de Saturne
les brouillards de Neptune
et renaître avec elle de ses cendres
chez Pluton

A force de scruter le ciel
pour le relier à la terre
et pour le visiter
avec sa quête d' immensité
ses observations
son intuition
ses questions
et sa tête pour imaginer
des réponses et des solutions
avec ses chiffres et son crayon
et ses mains pour créer ...

Dans un éclair de génie
après  avoir bien tatonné
essayé encore et reessayé
de réaliser l'improbable
dans sa quête d'infini
Pour elle, et pour l'épater
 il réussit à faire l'astrolabe
cet outil extraordinaire
auquel personne n'avait pensé
et qui révolutionna le monde entier.

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