26 décembre 2020

Défi #644

 

Ah, vous avez cru que j'allais choisir Vœux à cause de la fin de l'année !
Ben non, va falloir vous montrer volubiles

Volubilis

Mes meilleurs vœux malgré tout !

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Eh non, ça les a démangé !

pas cons

Ils ont peut-être forcé sur les fraises...

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Walrus ; Laura ; AlainX ; TOKYO ; Lecrilibriste ;

Vegas sur sarthe ; Vanina ; Kate ; Yvanne ; joye ;

maryline18 ; petitmoulin ;

 

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La peau est à vif (petitmoulin)


La peau est à vif
Le feu coule
dans les veines
Les fureurs du geste
fouillent la brûlure
jusqu'au sang
Dans la bouche fiévreuse
l'écorce des mots
se fissure
La nuit lacère
tous les sommeils
 

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"ECRIS L'HISTOIRE" (maryline18)

 

_"Je sais, c'était avouer ma défaite, mais tu l'avais bien cherché après tout. Oh et puis, bon, je ne t'ai pas fait de mal, je t'ai juste abandonnée à ton sort de... pleurnicheuse !

J'avais pourtant inventé des tas d'histoires pour que tu arrêtes de pleurer ! Je t'avais lu mes plus beaux livres de contes en changeant de voix quand parlait les sorcières...Je t'avais même donné ma fève en l'enfonçant dans l'interstice de ta bouche et on s'était prêté la couronne, rappelle-toi !

Mais tu l'as encore, dis-donc ! Ecoute, je l'entends claquer dans ton corps quand je te secoue !

...Non, vraiment, je ne pouvais pas faire mieux ! Un jour, je t'avais coupé les cheveux parce que tu avais trop chaud, tu te souviens ? Maman n'était pas contente après moi et elle avait crié : " Le Père Noël ne te rapportera plus rien, vilaine fille !"

...Maintenant que je t'ai retrouvée, je vais te rendre heureuse, je te le promets. Personne ne savait où tu étais cachée... Tu as du verser ta petite larme chaque soir, ta rougeur sur la joue droite s'est accentuée, elle ressemble plus à un méchant urticaire à présent...Je suis vieille et tu es moche, mais on va s'en sortir toutes les deux. Je vais prendre mon courage à deux main pour t'écrire une belle histoire et tu pourras sécher tes larmes.

Oh regardes, tu as encore la notice de l'usine dans ta poche :

La poupée " ECRIS L'HISTOIRE " est une poupée presque vivante, si tu lui inventes une belle vie, un sourire se dessinera sur son beau visage. Dans le cas contraire, une larme s'écoulera chaque soir de son oeil droit juste avant qu'elle ne s'endorme.

* N'oublies pas de changer sa pile et de remplir son réservoir d'eau, non calcaire.

_"J'ai plein de projets, tu sais...On va économiser et puis on partira toutes les deux. Je vais te coudre des robes et préparer ta valise . De quelles couleurs les voudrais-tu ?"

_"J'aimerais du velour bleu marine surmonté d'un petit col de dentelle blanche !"

_"Mais le velour est passé de mode ma vieille ! Bon je vais voir ce que je peux faire ! Aide-moi à tirer sur ce sac de laine ! Regarde la belle laine rouge ! Je vais commencer par te tricoter un bonnet, et ne fais pas la moue s'il te plait !

C'est l'hiver, ma fille, il ne faut pas que tu prennes froid !"

 

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Mieux lui que Mémé (joye)

Il y avait un gars nommé Kurt Icaire,

Qui vivait dans une yourte précaire.

Il fit des sorties

Parmi les orties

Car il aimait se gratter les urticaires.

Kurt Icaire for poem

 

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Charivari à la messe de minuit (Yvanne)


- Entre vite toubib. Fait pas chaud ce matin.
- Salut curé ! Qu'est-ce qui ne va pas ? Tu veux que je t 'aide à accoucher la Vierge ?
- Plaisante pas. J'ai pas envie de rire crois-moi.
- Allons bon. Qu'est-ce qui se passe ?
- Viens par là.

Le curé Tage et le docteur Piquemal se connaissent depuis longtemps. Ils exercent - chacun dans sa partie - en la jolie commune de Chèvrecujol. Et ont bien entendu les mêmes clients. Le secret du confessionnal et celui du cabinet médical subissent parfois quelques entorses quand les deux compères se retrouvent pour aller chasser la bécasse. Surtout après la chasse d'ailleurs quand ils ont éclusé quelques bonnes bouteilles au presbytère ou chez le médecin. La gouvernante de l'abbé lui fait la tête pendant huit jours après ces incartades et ne parlons pas de Madame Piquemal qui menace d'avertir l'évêque.  Il faut dire que les deux femmes ne manquent pas de tendre l'oreille, les hypocrites. Cependant, rien n'y fait. Les deux amis adorent se raconter les petits travers de leurs ouailles. Rien de méchant.

Aujourd'hui, il en va tout autrement. Le curé semble soucieux et ne dit mot. Un ange passe.
- Alors ? demande Piquemal.
- Ben, c'est un peu délicat...
- Dis-donc, tu ne vas pas me faire perdre mon temps. J'ai promis à Madame de la conduire à Limoges cet après midi. Elle veut s'offrir un service de table en porcelaine pour Noël. Ça sera le troisième. Pour épater les copines sûrement. Quand tu l'entendras en confession arrange-toi pour soulever le péché de vanité et ne lésine pas sur la pénitence parce que moi je vais devoir sacrément cracher au bassinet.
- Ah ! Très bien. Vous viendrez à la messe de minuit ?
- Bien sûr. Alors ?
- Eh bien c'est que...ça me gratte.
- Où ça ?
- Là.

Et justement ça le démange tellement rien qu'en en parlant que l'abbé se tourne pour se soulager. Le toubib a compris et rit sous cape, ce qui n'est pas très charitable pense le curé à qui rien n'échappe .  Rougissant, il n'en mène pas large. Il n'a jusqu'à présent enlevé que le haut chez le médecin.  A la demande de ce dernier il pose son pantalon, hésite un moment avec le caleçon mais devant l'œil exaspéré de son ami, il consent à montrer le bas.
Le toubib siffle entre ses dents et ne peut s'empêcher de  s'esclaffer devant  ce qu'il voit : les testicules du prêtre sont rouges et gonflées et son derrière est à l'identique.
- Ma foi, tu fais concurrence aux singes mon pauvre curé. Une belle poussée d'urticaire. T'as bouffé combien de boîtes de chocolat ? Je vais te prescrire une pommade.
- Ce sera passé ce soir ?
- Je ne crois pas. Il faut bien deux ou trois jours avant que cela agisse vraiment.
- Tu n'y penses pas ! Et la messe ? Comment je vais faire pendant la messe ? s'écrie le curé tout affolé.
- Ecoute. Pour ce soir, tu vas suivre les consignes de Rika Zaraï.
- Quoi ? Tu te fous de moi ?
- Pas du tout. Tu n'as jamais entendu parler des bains de siège de Rika Zaraï ? Tu demandes à ta Marcelline de faire chauffer de l'eau. Juste tiède l'eau hein ! Elle la verse dans une bassine et y ajoute un bon verre de bicarbonate de soude. Tu devines la suite. Tu trempes ton cul dedans. Ça devrait te soulager momentanément.

Le curé a gourmandé vertement Marcelline qui se demandait bien à quoi pouvait servir ce remède de grand-mère prescrit par le médecin. Et qui voulait savoir et surtout voir. Le curé s'est isolé dans la salle de bain avec son attirail et a suivi scrupuleusement les instructions de Piquemal.
- Ah, ça va mieux ! Ce diable de toubib a raison pense l'abbé. Rien ne vaut la médecine d'antan. Même lui, l'homme de science comme il aime se nommer parfois y a recours. Mais mieux vaut prévenir toutefois. Si jamais l'envie me reprenait pendant la messe...J'ai une idée.

Ce soir, ce sont Jules et Antoine qui vont officier. Pendant que les deux enfants revêtent la robe rouge et le surplis blanc à dentelles, le curé, songeur, enfile sa plus belle chasuble dorée – celle des fêtes – dans la sacristie. Puis ils rejoignent le chœur.
- Mes enfants, quand je vous ferai un signe comme ça dit le prêtre qui se tourne vers l'autel, et agite sa main gauche derrière lui, vous secouerez la clochette pour la génuflexion.
Les gamins se regardent. Ils savent exactement à quel moment ils doivent agiter la sonnette habituellement. Ce n'est pas ordinaire ce soir  mais le curé sait bien ce qu'il fait sans doute.

Les enfants, ces chenapans, ont vite compris la stratégie du curé. Ils ont remarqué que chaque fois qu'il demande la sonnette – c'est très souvent - et qu'il s'agenouille, il se gratte furieusement les parties en douce. Ils n'en peuvent plus de retenir leurs rires.
Tout va très vite. Le prêtre escamote la belle messe de minuit. Les fidèles, grands amateurs de Minuit Chrétiens, Douce Nuit, Sainte Nuit et Il est né le divin enfant commencent à marmonner  puisqu'ils ne peuvent chanter.

Jules prend la petite corbeille destinée aux offrandes et entreprend de faire la quête. Quand il rencontre dans les travées un camarade il murmure : « le curé a des morpions, le curé a des morpions... » La nouvelle se répand comme une traînée de poudre et l'église retentit soudain de rires étouffés.

Le curé aussi a compris : ces diables de gamins ne perdent rien pour attendre. Il monte en chaire. En lieu et place de la célébration de la Nativité dans son homélie qu'il avait pourtant préparée avec amour,  il entame un prêche sur la charité chrétienne.

Le docteur Piquemal, stoïque, ne bronche pas. Il en a vu d'autres. Mais enfin c'est une drôle de messe. Il se gratte la tête – tiens, lui aussi ? - en se demandant ce qu'il va raconter à sa femme en rentrant. Comme il sait que de lui et aussi d'elle dépend la suite de l'évènement, il pense que, cette fois, la vérité est bonne à dire. Mieux vaut avouer une urticaire pour ce pauvre Tage qu'une invasion de petites bestioles. L'honneur, au moins sera sauf.

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Sarah rencontre Côme (Kate)

 

Chère Marianne,

La cave, toi aussi ! Une seule idée au sortir de cette expé souterraine, rentrer prendre une douche. Et comme nul verre en vue (non) et nulle étoile à qui dire bonsoir (non plus), je suis juste descendue faire un tour à la librairie, à deux pas.

Vitrine attrayante, comme il se doit, à contempler, à lire voire à méditer (non, j'exagère un peu).

Quel homme s'approche de moi ? Non, tu ne devineras pas : Côme. Oui, Côme, on n'en connaît qu'un, celui qu'on appelait Pacôme parce qu'il n'était pas comme tout le monde, celui qui portait toujours une besace pleine de livres et autres... Celui qui avait littéralement "bousillé" les affiches de La Semaine de la Poésie (du jamais vu), l'évènement de mars qu'on préparait depuis une année.

- Pâcome ! donc

- Sarah ! Oh, ma jolie Sarah !(grand sourire)

"Merci pour ton effort"... de mémoire, aurais-je dû répliquer, mais sous le coup de la surprise, j'ai ri en le voyant et en superposant en une fraction de seconde le grand barbu en kaki qu'il était à l'homme en blouson de cuir, cheveux très courts, face à moi. Plus de musette débordante de tout mais un gros cartable noir, quelques cheveux blancs (bon, je m'égare)...

- Qui a volé ta grosse natte ?

- Et ta grosse barbe et tout ton barda ? Et dans ton cartable, des livres de droit à la place des araignées, fourmis, bombes de peinture, marqueurs indélébiles, peaux de bananes, poil à gratter ?

tvmag hlt

- Je te montre : le programme télé avec la photo de notre ami, tu te rends compte !

oui hlt sdlp

- Oui, formidable, le Goncourt pour un Papou, je cours l'acheter. Regarde, je viens de retomber sur le marque-page avec un extrait de "Zindien" qu'on avait choisi et diffusé.

- "Zindien", ce Z m'avait inspiré et j'en avais rajouté sur pas mal d'affiches de la Semaine de la Poésie !

- Partout on pouvait lire "Semaine de la PoésieZI", jusque dans le hall de l'IUFM où on t'avait croisé bombe de peinture en main...

- En flag de chez flag et Hervé m'avait appelé Lurti : "Mais c'est Lurti !"

- C'est vrai, Lurti, alors que tu t'appelles Pacôme, enfin "Côme pas comme tout le monde" comme tu disais... Tu avais même répliqué tout de go : "Bonjour les Zindiens et les Zindiennes, je ne suis pas Lurti", quel aplomb ! Et il t'avait lancé : "Mais si, Monsieur, vous êtes Lurti, l'Urticant, enchanté de faire votre connaissance, vous prendrez bien un café avec nous ?"

- Je n'en menais pas large et je me suis excusé. "L'Urticant", c'était bien ça, d'ailleurs, regarde :

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fin urti

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Et il ouvre son cartable dans lequel il a le livre d'Hervé "Je m'attache très facilement" et il a finement souligné au crayon le mot "urticant"...

Oui, j'ai acheté "L'anomalie", oui, ensuite nous sommes allés boire un verre... oui, moi aussi "Je m'attache (très) facilement" !

Bises de ta cousine,

Sarah

 

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Il manque une case à Vanina!

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Faut pas pousser mémé (Vegas sur sarthe)


Sur la porte de l'officine il y avait une grosse plaque mais différente de celles qui m'étaient apparues un peu partout sur le corps.
Il y était écrit en lettres dorées « Comte Potard, apothicaire »
Je me suis gratté la tête avant d'entrer.
Un grand type trônait derrière le comptoir avec un regard de cocker mais il n'avait rien d'un comte à part un gilet garni de petits boutons suspects qui ne m'inspirait pas confiance.
« Vous êtes vraiment comte ? » ai-je demandé en me grattouillant.
Il m'a toisé de toute sa grandeur : «Z'avez jamais entendu parler des Comtes d'apothicaire ? »
Je n'avais pas fait le rapprochement.
« J'espère que vous ne soignez pas que les calculs, je voudrais quelque chose pour arrêter de me griffer » ai-je supplié.
« Vous faites quelle pointure ? » me demanda t-il en s'approchant pour me prendre la main.
J'ignorais que les comtes – fussent ils apothicaires – avaient des manières si cavalières.
Cet espèce de grand comte n'avait ni queue-de-pie ni jaquette flottante et figurez vous qu'il voulait tout bonnement me refiler une paire de gants en latex !

« J'ai besoin d'une médecine pour soigner ces plaques rouges que j'ai chopées sur le corps » ai-je rugi en me labourant le dos de ma main libre.
Il lâcha enfin l'autre main : «Je vois... vous êtes en train de nous faire une poussée de fièvre ortiée »
Ce NOUS ne me disait rien qui vaille ; on n'avait pas gardé les gueux ensemble, ni les soubrettes.
J'étais perplexe : «C'est quoi une fièvre ortiée ? »
Sur les étagères trônaient des bocaux remplis de formol où ricanaient des crapauds à deux têtes.
Il prit un air inspiré, l'air du cocker devant une gamelle de croquettes pour  chat: «Nous désignerons ça par poussée d'urticaire
celle qui autrefois ravagea la mouquère »
J'étais perplexe comme je l'ai déjà dit : «Vous êtes obligé de vous exprimer en alexandrins ? »
Ignorant ma question il continua, le bougre : «Prenez donc ce flacon de poudre de calcaire
à laquelle j'ai joint la fleur de persicaire »
Ça commençait à être lourdingue toutes ces rimes en caire ; j'ai failli prendre un joker mais j'ai juste pris son flacon tout en m'épluchant les épaules.
« Ça coûte cher ce machin? » me suis-je inquiété en redoutant une rime en découvert bancaire.
« Une plaque » a t-il simplement lancé en entrebâillant son tiroir-caisse.
Décidément on nageait dans les plaques me dis-je en écorchant mes bras.

Alors je lui ai refilé une plaque d'une main tremblante – c'était toujours une de perdue – et j'allais sortir quand il m'a demandé : «Vous sucrez souvent les fraises ? »
Dans trente secondes il allait me diagnostiquer un Parkinson et me vendre une décoction à base de bébé crocodile et de bave de salamandre.
Je suis parti tout en m'arrachant la peau des fesses.
Croyez moi, je ne suis pas prêt de retourner folâtrer dans les orties avec Germaine !

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Urticaire (Lecrilibriste)

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