13 juillet 2019

Pierre Quiroule est malade (Vegas sur sarthe)


Ce samedi matin au jardin il fallut bien se rendre à l'évidence : Pierre Quiroule – connu plus familièrement sous le nom de père Quiroule – s'était mis à cracher vert !
Tout le monde se rendit donc à l'Evidence – joli nom pour un jardinet – pour apercevoir le phénomène.
C'étaient des sortes d'algues, comme de longues herbes ligneuses, des pieuvres qui dégueulaient de sa bouche exsangue pour se répandre sur les galets des allées d'ordinaire bien proprettes.
Le vieux jardinier – surnommé Namassepamousse – nota scrupuleusement l'incident sur son calendrier lunaire avant de courir prévenir Quidedroit, la maîtresse du jardin.  
Devant la pâleur cadavérique du père Quiroule, Mademoiselle Quidedroit s'empressa de mander l'équipe du docteur Ecoutesilpleut que ses travaux sur les maladies du  cresson de fontaine avaient élevé au rang de Grand Maître es Gardinium.
Après une auscultation au coût exorbitant et une visio conférence avec le Centre de Recherche Toutpourlebio, le verdict tomba : Le père Quiroule dégueulait du vert...

Namassepamousse le jardinier attendit que l'impressionnant aréopage ait quitté les lieux pour s'approcher du grabataire.
Il s'apprêtait à user de sa recette miracle – une vieille sulfateuse à bouillie bordelaise des années 30 qui était venue à bout de tant de saloperies  – lorsqu'il entendit le père Quiroule murmurer entre deux crachats d'algues nauséabondes : » Laisse tomber … c'est encore un coup de Défidusamedi »
Namassepamousse remit sa sulfateuse à l'épaule en maugréant : »Morbleu ! ça sert à quoi que je me décarcasse ? ».

Ce Défidusamedi commençait à lui courir sur le haricot, au propre comme au figuré !


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06 juillet 2019

Brèves de comptoir (Vegas sur sarthe)

 

« C'est marrant. Donald Trump a sanctionné l'ayatollah Khomeini … sauf que le bougre est mort en 1989 »
« Morbleu ! »
« Et à Paris, des drônes de la police ont été attaqués par des goélands »
« Morbleu ! »
« Arrête de dire Morbleu à la fin !»
«  … «
« Et ça ? Alexandre Benalla est consultant sécurité de la Foire du Trône pour Marcel Campion... s'il croit qu'on n'a pas compris son petit manège »
« Morbleu ! »
« En Virginie, une femme décède et - selon ses dernières volontés - fait euthanasier son chien en bonne santé pour qu'il repose avec elle »
« Morbleu ! »
« T'as pas bientôt fini avec tes Morbleu ? »
«  … «
« A propos de N.D. de Paris, le gouvernement veut former des tailleurs de Pierre »
« Morbleu ! ça nous changera des tailleurs de Brigitte »
« T'es pas drôle … au fait, tu connais le thème du prochain défi du samedi ? »
« Euh … non »
« Morbleu ! »
« C'est toi qu'es pas drôle »

 

 

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29 juin 2019

La jarretière (Vegas sur sarthe)

 

Mais qu'est-ce qui m'a pris d'accepter la clope de ce gros endimanché?

Suite à une sérieuse baisse de mes revenus j'avais depuis trente ans tiré un trait et un dernier cigarillo sur vingt ans de cotisation assidue à la Seita.


Je viens de rendre avec ma bile toute cette bouffe qui a dû leur coûter un bras, un vrai gâchis sur cette plage de sable immaculée ; ça doit se voir du ciel pour un oeil exercé et surtout pour les mouettes!

Oui sur les îles désertes les mouettes ricanent et voient clair, sur les îles désertes le sable est toujours immaculé, les cocotiers toujours penchés du même côté sous le vent  et parfois même sur l'horizon un paquebot vient droit vers toi au cas où t'en aurais marre de jouer les Robinson.

Ici y'a rien que moi, du sable souillé et un seul cocotier raide et dur comme du métal qu'on croirait un lampadaire.

Y a que moi pour tomber sur une île déserte avec un lampadaire !
Qu'est-ce qui m'a pris de fumer cette daube ?

A ma place, un vrai Robinson aurait déjà fait l'inventaire de ses poches, fait douze fois le tour de l'île à cloche-pied et construit un casino avec hammam et tout le toutim.
Dans une de mes poches j'ai la note du loueur de costume, enfin ... du déguisement de pingouin, un pingouin sur une île déserte c'est plausible.
Dans l'autre poche il y a une sorte de dentelle élastique que je tripatouille depuis un moment – ça y est, ça me revient – c'est la jarretière que cette vicelarde avait remontée en haut de sa cuisse.
Ah ça la faisait marrer que je la pelote sous le fatras de ses jupons et lui aussi ricanait, son gros endimanché de mari qui savait bien qu'elle avait été ma meuf et que c'était la toute toute dernière fois que je la tripotais.

J'ai l'estomac – du moins ce qu'il en reste – qui refait des siennes rien que d'y repenser; on devrait obliger les mariées à porter une culotte.
Les mouettes reviennent comme au self. Allez-y les filles, c'est gratos, c'est l'endimanché qui régale.
D'abord qu'est-ce qu'il a de mieux que moi ce bâtard? Une très grosse 'situation' comme disent ses vieux? Comme si on mesurait les sentiments à la taille de son job! (Voilà que je zozote maintenant)

Mais qu'est-ce qui m'avait pris de la tirer? On vous l'offre sournoisement avec un petit sourire complice, qu'elle soit brune ou blonde – on n'est jamais vraiment sûr de la teinte sous l'emballage – en vous affirmant qu'une petite ça compte pour du beurre, alors vous la tétez, vous la cramez jusqu'au bout entre deux choux à la crème, dans la moiteur d'un costume de pingouin, les tristes bulles d'un mousseux pas frais et les canards de 'Riquita' que l'oncle Alfred fait jaillir de son piano à bretelles... et pour finir en apothéose vous voilà à cracher vos tripes sur une île déserte.
Avec le pot que j'ai toujours eu, cette île est foutue d'abriter un Vendredi; j'imagine qu'il sera collant et du genre phoque mais je n'ose imaginer le fruit d'un croisement avec un pingouin!
J'avais rêvé ça autrement... j'me dis que j'aurais pu avoir le dessus sur le gros endimanché, j'aurais esquivé sa méchante droite à la Cassius Clay, j'aurais récupéré ma Fiat Panda qui aurait peut-être tenu le coup jusqu'à mon mobile-home, j'aurai enlevé la mariée vicelarde et on aurait fini le mousseux pas frais, elle et moi tranquilos loin des convives.
Des convives... Mort aux cons et aux convives!!

Le lampadaire a perdu de sa raideur, celui-là a comme deux bras musclés qui me remettent sur mes guiboles et il me dit en langage lampadaire :"ça va mieux?"
Des réverbères qui parlent, j'en avais pas vu depuis ma mémorable cuite de France-Brésil en 98 et c'est marrant parce que cette nuit-là on s'était juré de plus s'quitter elle et moi.

Y'a bien longtemps que j'm'étais pas entendu rigoler comme ça, j'entends plus les vagues ni les mouettes, juste mon estomac.
Le lampadaire insiste : "Vous avez pas l'air dans votre assiette. Y'a un hosto pas très loin"
Il aurait jamais dû parler d'assiette avec des chaussures de location à ce prix-là! C'est fou c'que ça peut contenir un estomac.
Dégoûté, mon lampadaire s'est tiré et je reste comme un con de pingouin qui aurait trouvé une jarretière et qui ne sait pas d'où ça vient ni à quoi ça peut servir.
Maintenant que j'y pense, à quoi ça sert une jarretière à part foutre la merde ?
Un hosto sur une île déserte? Y s'est bien foutu d'ma gueule, ce lampadaire.
 

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22 juin 2019

Kit (Vegas sur sarthe)

 

Procrastiner je crois que c'est remettre à deux mains ce qu'on peut faire avec une seule

J'en étais là de ma masturbation intellectuelle quand Germaine a déboulé sous l'appentis où je poursuivais le montage de ma tondeuse à gazon en kit.
Tu sortiras les poubelles, chou” m'a t-elle susurré de cette voix de crécelle dont raffolent les voisins à l'heure de la sieste alors que je cherchais bêtement la mèche de la bougie.
Je n'ai jamais compris pourquoi la délicate opération de transport des poubelles est le propre de l'homme alors que la vue de mains féminines cramponnant les anses et celle d'une croupe vacillante au bord du trottoir sont un ravissement pour les yeux... bref je venais d'écoper de cette corvée rébarbative et dégradante pour un mâle normalement constitué.

Tu sortiras les poubelles, mon petit chou” répéta t-elle en écho tandis que l'homme au sommet de son art s'essuyait le front d'un ample revers de main crasseuse, soulignant ses rides viriles d'un sillon de cambouis qu'aurait envié Jean Gabin dans la Bête humaine.
J'eus alors droit à un baiser fougueux doublé d'un balayage de cheveux embroussaillés aux fragrances head&shoulder Air fresh car ma Germaine le vaut bien.
Je compris que pour elle la coupe était pleine et sans doute aussi les poubelles.

J'ai marmonné un “J'le f'rai demain” auquel a répondu un “Demain, ça s'ra trop tard” et j'ai repris mon autopsie: chant stérile, clés à haleine, compresses ou plutôt sparadrap, Chatterton ; Germaine m'observait, admirative mais surtout impatiente.
Depuis le premier jour j'avais aimé cette ténacité chez Germaine, cette manière de camper sur sa ligne de front avec ses yeux revolver prêts à défourailler, sa choucroute blonde à la Pamela Anderson et ce tremblement de la lèvre inférieure qui ôte toute envie de quémander un baiser.
C'est ainsi que je l'aime... rebelle, belle et rebelle – c'est marrant, ça rime avec poubelle – indomptable!
C'est le mot qu'elle emploierait mais je préfère têtue.
Têtue c'est moins blessant qu'incurable et je n'ai pas envie de la blesser à cet instant crucial où je sens que cette foutue tondeuse à gazon va finir au fond du garage avec l'aspirateur en kit, le banc de musculation en kit et tous ces objets qui se ressemblent mais ne s'assemblent pas.
Rien ne ressemble plus à un kit qu'un autre kit, un ensemble de pièces détachées destinées à être attachées au moyen d'une notice alambiquée, bref c'est l'instant que Germaine choisit pour entamer les négociations à coups d'arguments crescendo:
et que les éboueurs passent demain matin à cinq heures pétantes
et que si on manque l'heure pétante il faudra se farcir dix bornes jusqu'à la déchetterie qui sera fermée
et que tous nos voisins eux ont déjà sorti leurs poubelles
et que si la tondeuse finit par démarrer il y aura de l'herbe coupée à jeter dans une poubelle pleine

et pour finir, l'argument qui tue: sa mère arrive ce soir et elle ne supportera pas une odeur de rat crevé!

J'évacue son sarcasme sur mes capacités à monter un kit car j'ai une bonne raison de m'étrangler: “Ta mère débarque ce soir?”
Les yeux revolver crachent le feu façon Kalachnikov :”Ma mère ne débarque pas... elle nous rend visite”
Je ne me risquerai pas à faire une comparaison entre un débarquement et l'arrivage de trois grosses valises et deux labradors séniles.

La prochaine fois, si j'ai le choix je choisirai une auto-portée”
Germaine explose :”En vingt ans t'avais jamais parlé comme ça d'ma mère!”
Le tournevis m'échappe des mains :”Euh... j'parlais d'la tondeuse, poussin”
Poussin ravale un sanglot, remet de l'ordre dans sa choucroute et resussure :”Alors tu vas me les sortir ces poubelles, hein chou?”

Le marteau est parti tout seul. Je le jure

 

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15 juin 2019

La bride sur le cou (Vegas sur sarthe)


Découvrant son vocabulaire
je sus qu'elle était bipolaire
je vivais un mauvais thriller
elle parlait de travellers

Juchée en perpendiculaire
balançant ses aréolaires
elle brandit un formulaire
parlant d'anneau et d'annulaire !

Mes rhumatismes articulaires
et mes ennuis testiculaires
auraient pourtant dû lui déplaire
je grelottais sous ma polaire

Elle fit le funiculaire
et la brouette pendulaire
la galoche mandibulaire
et le ciseau grand-angulaire

Elle s'appelait Marie-Claire
et était gendarme auxiliaire
quand j'ai crié « la belle affaire »
elle a serré la jugulaire ...

 

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08 juin 2019

Une sombre histoire de bambou carbonisé (Vegas sur sarthe)


Pour une fois qu'on partait en camping avec Germaine et qu'on venait juste de trouver un camp décent pour y planter notre canadienne, voilà t-y pas qu'Eddy sonne !
Je décroche tandis que Germaine raccroche le dernier tendeur … (« Love me tendeur » fredonne t-elle pour se donner du cœur à l'ouvrage. C'est dans ces moments là que le bonheur est dans l'attente)
Eddy qui se prénomme en fait Thomas m'annonce qu'il vient de damer le pion à Volta – celui sans qui on serait dans le noir pour monter la tente – et il me raconte une histoire à dormir debout, l'histoire d'une lampe à filament de bambou japonais carbonisé qui éclairerait soit disant pendant quarante heures.
J'y connais rien en filaments alors je lui demande d'éclairer ma lanterne, ce qu'il fait de bonne grâce sinon le sujet serait clos.
En 1879 il en faut du culot pour déposer un brevet sur de la vannerie asiatique !
Je ne sais pas s'il se rend bien compte qu'il va foutre au chômage les fabricants de chandelles de suif et les marchands de cierges de cire sans compter les industriels de l'éclairage au gaz ou au pétrole.

Sur ces entrefaites, Germaine vient pleurnicher au prétexte qu'elle vient de se faire une ampoule !
Ça fait marrer Eddy.
J'explique à Eddy qui se prénomme Thomas qu'une durée de vie de quarante heures, ça pue l'obsolescence programmée et que ça ne va pas plaire au consommateur éclairé.
Il me répond que c'est quand même la moins chère du marché et que le client aura deux heures pour se faire rembourser s'il n'est pas satisfait, d'autant plus que sa lampe produit bien plus de chaleur que de lumière.
Je lui suggère de faire breveter sa loupiote dans la catégorie Chauffage électrique.
Il me répond que c'est prévu mais pas avant qu'on ait inventé la seconde guerre mondiale.
Germaine demande ce que c'est qu'une seconde guerre mondiale ce à quoi je lui réponds gentiment qu'elle me gonfle et qu'elle ferait mieux d'aller le faire à notre matelas pneumatique.
Eddy finit par prendre congé car son filament de bambou japonais est presque complètement carbonisé.
Germaine a fini de gonfler tout le monde et notre camp décent commence à s'endormir ; il est temps pour nous d'en faire autant mais ça sonne de nouveau... c'est fou ce que ça peut sonner depuis que Graham Bell a pondu son bigophone !
On n'aurait jamais dû réserver un emplacement connecté, enfin bref.
« Allo... Gênes ? »
Encore une erreur.
Je réponds : « Non... ici on est à Chilleurs-aux-Bois dans le Loiret »
Le gonze insiste... halogène... il parle d'un truc révolutionnaire qui va mettre au chômage les planteurs de bambou japonais !
Je lui propose d'aller se faire voir et de rappeler dans 80 ans quand ça sera au point et je débranche le « télégraphe parlant ». Pas envie d'être emmerdé toute la nuit par les démarcheurs de tout poil !
Germaine m'attend, impatiente sous notre couette en duvet d'oie. Elle vient de finir son livre de chevet... « Cinquante nuances de noir ».
J'éteins la lampe de Volta, un truc qui parait-il ne s'use qu'à Sancerre ou à Pouilly, enfin bref.
« Chéri...  c'est quoi une seconde guerre mondiale ? »
Je sens qu'on ne va pas dormir beaucoup.

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01 juin 2019

Parlons chiffons (Vegas sur sarthe)


Au début j'avais mis ce coup de foudre sur le compte d'une belle osmose épidermique mais au fil des jours j'ai constaté qu'elle s'intéressait de trop près à mon derme et à ces follicules pileux qui nourrissaient ma barbe et mon torse …
J'allais comprendre plus tard qu'elle kiffait moins mes attributs pileux que mes glandes et ce microscope qu'elle m'avait offert pour Noël soi-disant pour booster mon matériel de philatélie lui était en fait destiné !

S'il est vrai qu'elle avait un passé de chercheuse en sécrétion glandulaire chez les abeilles, elle travaillait aujourd'hui à l'observation des cellules en culture mais de là à faire de moi son cobaye, sa souris …
Moi qui imaginais que l'observation des cellules n'était qu'un job de maton à Fleury-Mérogis, je tombais de haut.
J'étais devenu sa souris - son souris sot - un banal sujet d'expérience et quand dans nos moments d'intimité je lui parlais extase et transpiration elle trouvait mes glandes exocrines « un peu pelotonnées » et son regard sévère d'observatrice de cellules en culture me coupait tous mes moyens.

C'est quand elle me proposa un frottis urétral que le vase déborda …
Je la revois encore le coton tige en main et cette image me poursuivra longtemps.
Au prochain speed dating, je me méfierai.
Je veux bien parler chiffons mais pas tissus !
 

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25 mai 2019

Complainte d'aujourd'hui (Vegas sur sarthe)

 

En haut de la rue St-Vincent
Un rimeur et une cougar
Flirtèrent l'espace d'un instant
sur le siège d'une Jaguar

 

Tête de linotte
Je sens sa menotte
Qui cherche ma main
Je sens ses roberts
et son mont pubère
j'en prends le chemin

Je sens sur sa bouche
Un fumet manouche
et de spaghetti
Et sous sa caresse
Je sens que ça presse
Que tout est parti …

L'escalator de la butte est dur aux ulcéreux
Les ailes des berlines protègent les ténébreux

 

Mais voilà qu'il flotte
mouille ma culotte
La gonzesse aussi
Sous le ciel sans lune
J'ai pris une prune
ça sent le roussi

Les policiers de la butte sont durs aux coléreux
Les gardes à vue ne protègent pas des vigoureux

 

Cette goualante il écrivit
pour qu'un Défiant assidu
Un samedi, un brin ravi
pardonne à cet individu

 

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18 mai 2019

Flamberge (Vegas sur sarthe)


Godelureaux

On était à l'âge idiot
celui où, flamberge au vent
on s'affrontait bien souvent
à pisser plus loin, plus haut

Les filles plus délurées
considéraient nos rapières
nos mèches de poudrière
sensées nous godelurer

Tirer l'épée du fourreau
n'était pas chose facile
l'apathie de l'ustensile

n'aidait pas à la manoeuvre
On avalait des couleuvres
quand nous raillaient nos bourreaux

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11 mai 2019

Sus à la tour ! (Vegas sur sarthe)


Dame Jeanne aime les saillies
excroissances, encorbellements
guérites où viennent ses amants
en absence de son bailli

Elle a la passion meurtrière
croque guetteurs et sentinelles
c'est secret de polichinelle
en cul-de-lampe et poivrière

D'embrasure en mâchicoulis
elle s'offre au premier venu
à la pudeur nul n'est tenu

pour faire le guet elle embauche
des diplômés de la débauche
qui lui sonneront l'hallali

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