16 juin 2018

Ragtime (Laura)

 


Rythme, it' s Time

A Time to dance

Get your body beat , it 's Time

Time to hear the voice

My voice,my music, it 's Time

 

Et l 'heure tourne, alors joue!

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,


09 juin 2018

La quête (Laura)

 

Un père une fille

Un lien naturel

Une admiration filiale

 

La quête commence

Celle de l’approbation paternelle

Quête impossible

 

Un père

Un fils, deux filles

Un enfant de trop

 

Quelques instants encore

De complicité, trompeuse,

Autour d’une édition précieuse

Du Don Quichotte

Joué par Jacques Brel

 

Un père

Une fille

La quête impossible

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

02 juin 2018

Participation de Laura

 

Je ne suis pas très branchée "bande dessinée". Plus jeune, j'ai lu Tintin, Astérix et le Journal de Mickey surtout,; j''étais membre du club des Castor junior. J'ai toujours quelques livres de cette époque dans ma bibliothèque.

Et puis à un moment, je me suis branchée sur les bruns ténébreux style Etienne Daho et Corto Maltese.  J'aime les phylactères littéraires et artistiques d'Hugo Pratt.

 

J'ai déjà vu aussi à la synagogue de Casablanca des phylactères ou dans certains quartiers de Paris, notamment le Sentier, que nous fréquentons depuis vingt cinq ans avec mon mari (et lui plus encore).

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

26 mai 2018

Origami (Laura)

 

Origami,  de oru, « plier », et kami,
« Papier »,du chinois  zhézhǐ ,
"Pliage de papier[1]", l'origami
Est japonais comme le  jiǎnzhǐ ,
"Papier découpé" et le   chiyogami,
L'ensemble des arts du pliage, le bushi
Est celui qui doit maîtriser l'origami.

Pour ma part, mes amis
Je ne maîtrise pas l'origami
Juste un peu le shifumi.
Comme toujours, j'ai mal dormi
Et je sens comme des fourmis
Dans mes mains, mes ennemies
Alors pour moi, l'origami

Je le fais  dans une académie
Imaginaire des mots amis
Et des arts affermis
Je plie les vers en sushi
Les rimes en catimini
Assis sur un tatami
Où je blêmis et frémis

 

 


[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Origami

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,

19 mai 2018

Numis, mate ! (Laura)

 
Numis, mon ami, mate ma collection de livres
Je n’ai pas de pièce bien rare, ni bien chère
Mais c’est ma collection de livres, mon monde
De mots et de papier, la base de ma vie numérique
Sur mon blog et dans les ateliers ; numis, mate !
Même si n’est pas ton kif, si ton monde est autre.
Si tu as envie de me connaître, mate ma bibliothèque
Ou mon blog pour son reflet numérique

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags : ,


12 mai 2018

Mirliton (Laura)

 

Je me souviens qu’en 1978, nous avions joué du kazou (qui ressemble au mirliton) pour la fête de mon école sur une chanson d’Annie Cordy[1].

A ce moment, on n’avait pas retrouvé « Le mirliton » de Louis Anquetin[2]. Je ne sais pas s’il chantait ou déclamait des vers de mauvaise qualité[3].

Personnellement au Nouvel An, je  préfère danser que me déchaîner sur le mirliton, objet de farce et attrape.

En amoureuse des trains et d’un mari qui les aime e encore plus, je préfère penser au mirliton[4], signal d’avertissement utilisé par la SNCF et le métro de Paris.

Je ne peux terminer que par « Le mirliton » de Tristan Corbière[5].



Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : ,

05 mai 2018

Participation de Laura

l01

l02


Lombric, asticots et  vers


Si le grand Victor Hugo a su  placer un lombric dans une pièce de théâtre:
Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là - Qui vous aime,perdu dans la nuit qui le voile; - Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile;- Qui pour vous donnera son âme, s'il le faut; - Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut (1) .

Je me bornerais à évoquer des souvenirs personnels en me permettant d'évoquer ma famille(je m'en excuse auprès d'elle, même si elle ne me lira pas et même si je crois qu'on ne peut rien percevoir de négatif dans les lignes qui suivent). Mes grand-parents paternels(et ma mère à leur suite) étaient marchands d'articles de pêche dans un magasin acheté à la fin de la deuxième guerre mondiale et qui a vécu plus de soixante ans.
Dans ce magasin, on vendait des vers de terre (pour servir d'appât au bout de l'hameçon du pêcheur) que mon grand-père (et mon père) allait chercher dans la nature, la terre, des coins de nature dont ils gardaient jalousement le secret.
Pour servir d'appat,on vendait aussi des vers de vase (2) que mon grand-père allait chercher dans leur milieu naturel.
Je ne peux m'empêcher d'évoquer les asticots(qui ne sont pas ddes vers) mais des êtres rampants qui servent aussi d'appats et que la petite fille que j'étais utilisait pour faire des courses avec des bêtes de couleurs différentes.

Je vais cependant terminer par des vers de Jacques Roubaud dont le titre est vraiment "Le lombric":

Conseils à un jeune poète de douze ans.

Dans la nuit parfumée aux herbes de Provence,
Le lombric se réveille et bâille sous le sol,
Étirant ses anneaux au sein des mottes molles
Il les mâche, digère et fore avec conscience.
 
Il travaille, il laboure en vrai lombric de France
Comme, avant lui, ses père et grand-père ; son rôle,
Il le connaît. Il meurt. La terre prend l’obole   
De son corps. Aérée, elle reprend confiance.
 
Le poète, vois-tu, est comme un ver de terre
Il laboure les mots, qui sont comme un grand champ
Où les hommes récoltent les denrées langagières ;
Mais la terre s’épuise à l’effort incessant !
Sans le poète lombric et l’air qu’il lui apporte
Le monde étoufferait sous les paroles mortes.

Jacques Roubaud, Les Animaux de tout le monde, Seghers, 1983.


_____________________________

1. Ruy Blas (1838), II, 2, lettre de Ruy Blas à la reine de Victor Hugo

2. https://www.aquaportail.com/definition-290-vers-de-vase.html

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,

28 avril 2018

Le sens de la fête (Laura)

 

Je ne prétends pas tout savoir et heureusement sinon ma vie serait bien triste
Sans plus rien à apprendre à l'avenir, rien pour satisfaire ma curiosité ou lire.

Je ne prétends pas avoir tout vu, tout lu, observé et encore moins compris
Mais j'ai cependant regardé de tous mes yeux certaines choses et la mi-temps de ma vie

(J'en espère une deuxième pour en voir et lire au moins autant et plus encore)

J'ai  observé des différences et des constances entre les différents paysages
Traversés: entre la Champagne de ma naissance et ma jeunesse

Où les gens m'ont paru froids, indifférents et aimant peu la différence
Je ne veux nulle part généraliser, ce sont des rencontres et des expériences

Des différences entre la Champagne où j'ai fait une partie de mes études
Et la capitale où on voit plus de tout, de tout le monde et parfois n'importe

Quoi aussi: entre la Champagne froide et le nord si chaud hors températures
Qui peuvent être très lourdes: mais au Nord, ce sens de l'accueil, l'entraide

Et le sens de la fête même quand il fait froid ou qu'il pleut, du monde
Dans les rues de Lille et d'ailleurs: cet allant pour sortir, bouger, vivre

D'où sans doute cette tradition de tableaux de kermesses et autres bamboches
Dans la peinture flamande, néerlandaise plus fine que les comédies soi-disant nordistes.

A l'opposé géographique, les sud que je connais et même le Maroc qui ouvre
Grand ses bras et son coeur, mais malgré la lumière, une tristesse fataliste

L'accueil des montagnes ariégeoises comme de celles de l'Auvergne
A été plus timide mais profond; à l'usage l'attachement fut moins durable

Ici, à St Etienne, j'ai eu le coup de foudre pour cette ferveur populaire
Des Verts: j'ai eu envie de rester et même d'y revenir, prendre enfin racine

Ceci dit et plus au sud, les portes, les fenêtres et les volets se ferment
Aussi vite que le soleil  arrive ou revient et le parapluie s'ouvre

A la moindre goutte comme si quoi que ce soit pouvait protéger des colères
Du ciel, bien anodines par rapport à celles sous lesquelles je dansais petite fille.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,

21 avril 2018

Je hais les jacuzzis (Laura)

 

Je hais les jacuzzis et spas qui vont avec, cette hystérie collective à la mode
De mariner en coeur dans une soupe bouillonnante pour se détendre.
Lorsque une télé ou une radio offre un séjour, c'est une espèce de cure
Comme faisait ma grand-mère, rebaptisé thalassothérapie pour les angoisses.

J'aime ma baignoire mais à dose homéopathique et seulement parce que
Je peux y lire sinon rester immobile dans l'eau chaude est une souffrance
Le contraire de mes  longueurs en musique, bouger pour rester vivante,
Souple et mobile, regarder les mollusques qui bullent en groupe

J'ai aimé les petits hammams de Casablanca où j'ai vécu et j'aime
Y retourner, m'y laisser maltraiter plus que masser par des mains brusques
Ou alors une fois ces mains enchanteresses dans le petit salon où les marocaines
Aux doigts de fées soignent tous les corps mieux que notre médecine.

A la rigueur, je pourrais me laisser aller à un jacuzzi avec toi: en couple
Et au naturel: la pudeur m'interdit de dire ce que nous y ferions, champagne!
Je hais les jacuzzis sauf seul avec toi entre baisers et caresses
Mais pas de boue, ni de massage sophistiqué; de la marche et des visites
 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,

14 avril 2018

Improviser (Laura)

 

Quand la réserve de ce que les autres ont à vous apprendre est épuisée
Quand être une jeune fille parfaite  n'est plus un but à viser
Quand tout ne semble que mensonge et hypocrisie, improviser
Est la seule option, imaginer une autre voie, sa propre visée

Improviser une nouvelle attitude, s'alcooliser pour extérioriser
S'autodétruire parfois mais avancer en crabe, chuter, se relever
Se faire mal, jouir, séduire, souffrir, crier dans le silence des nuées
Etre comme l'albatros, un poète incompris qui ne peut voler.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : ,