15 juin 2019

"Jugulaire?" (Laura)

 

Je ne sais pas si je suis vraiment dans le sujet si je dis que je n'aurais jamais pu exercer une fonction qui m'oblige à porter une jugulaire car je ne supporte pas d'avoir quelque chose qui me serre à cet endroit-là de mon corps; à la rigueur, une écharpe en hiver ou un foulard en arrière- saison, parce que ça s'enlève.

Ça a commencé à l'adolescence avec les cols roulés qui étaient très à la mode  dans les années quatre-vingt et les chemisiers blancs à collerette car j'étais dans un établissement de sœurs avec uniforme "jupe marine, chemisier blanc, chaussettes blanches"

Ça se poursuit aujourd'hui avec les blouses d'examens ou d'opération et j'en ai porté pas mal ces dernières années

La blouse chez le coiffeur

Je tire tellement le col que la blouse finirait par ne plus servir à rien.

 

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08 juin 2019

Incandescent (Laura)

 

Tel Prométhée, il a volé le feu du ciel pour en faire de l’art.

Il a beaucoup réfléchi mais aussi laissé une place au hasard.

Comme Nerval, mon voleur de feu préféré, un peu bizarre ;

Le même bizarre que prône Baudelaire dans ses critiques d’art.

 

Du feu, il a tiré une œuvre terrienne se découpant sur le ciel bleu

Feu, terre, air, son art nous désaltère et nous console un peu

Des laideurs du quotidien, il est un baume pour nos yeux.

Il inquiète parfois celui qui n’y reconnaît rien, celui qui veut

 

Tout comprendre et souhaite savoir ce que représentent

Ces sculptures ; ils n’y voient que des corps sans tête,

Des bonhommes grossiers se tenir la main dans une ronde

Pas de vraies figures, trop abstrait : ça n’a ni queue, ni tête !

 

Disent ces rabat-joie qui regardent sans jamais vraiment voir.

Qui ne voient l’art du présent, aucun avenir, aucun espoir

D’œuvres qui représenteraient au-delà de la matière et du noir

 

Une lumière abstraite qui figurerait l’oxymore contradictoire.

 

 

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01 juin 2019

Histologie? (Laura)

 

A première vue, ce mot pour le défi n'est pas facile
Car ça ramène à la médecine, aux analyses et à la maladie
Potentiellement; histologie rime donc biologie ou chirurgie.
Mais histologie rime avec anthologie, déjà plus littéraire.

Alors je sors mon dictionnaire (en ligne) et par métaphore,
Paul Valéry avait envie de faire de  "l'histologie ethnique ,"
"Avec les procédés à vif", "l'histoire d'un bonhomme qui pense"
Plus ragoûtant quand même que l'histologie pathologique[1].

Comme je l'ai fait dans mes lectures, je passerais de la littérature
A l'art pour parler des curieuses abstraites que donnent ces histologies[2]
De la peau: poésie, rêve, paysage onirique et couleurs agréables
Faites avec des analyses qui peuvent virer  au cauchemar et la tragédie

 


 

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25 mai 2019

La goualante de la pauvre écrivaine (Laura)

La goualante[1] de la pauvre écrivaine[2]

Esgourdez[3] bien cette semaine
La goualante de la pauvre écrivaine
Que les hommes aimaient
Mais elle savait
Dans la vie y a qu'une morale
Qu'on soit aimé ou pas
Sans mots on n'est rien du tout
Alors elle lisait et lisait
Des polars et des poèmes
Puis elle écrivait et écrivait
Des poèmes et d'autres encore

Esgourdez bien cette semaine
La goualante de la pauvre écrivaine
Qu'on soit aimé ou pas

Sans mots on n'est rien du tout
Son amour lisait ses écrits
Et elle gagna trente prix
Elle fut publié quatre
Vingt six fois en groupe.

Esgourdez bien cette semaine
La goualante de la pauvre écrivaine
Qu'on soit aimé ou pas

Sans mots on n'est rien du tout
Et elle lisait et lisait
Elle publia quatorze livres
Que quelques uns lisaient
Et elle écrivait et écrivait

Esgourdez bien cette semaine
La goualante de la pauvre écrivaine
Qu'on soit aimé ou pas

Sans mots on n'est rien du tout

 

 


[3] https://www.paroles.net/edith-piaf/paroles-goualante-du-pauvre-jean-la

 

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18 mai 2019

Mets flamberge au vent! (Laura)

 

Mets flamberge au vent[1]!

Prends -toi pour Roland

Avec sa  fidèle Durandal

Sois sauvage et martial!

 

Fais blanc de ton épée

Que les troubadours ont chanté.

C'est la Joyeuse de Charlemagne

De Rome au Louvre[2]

 

Mets flamberge au vent!

Sois Renaud de Montauban

Sur le fidèle Bayard[3];

Entre dans la bagarre!

 

Sois l'Etudiant Flamberge[4]

Dors sur les pierres[5] des berges

"Il faut toujours faire bon œil

A mauvais jeu." Fierté et orgueil.

 

 


[5] https://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2005/09/benjamin_pretdo.html

 

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11 mai 2019

Mes paysages de châteaux (Laura)

 

Grâce ou à cause du défi du samedi, il va falloir que je revisite mes châteaux à pied, en imagination, en lisant ou en tableau, pour savoir s'ils ont ou non une échauguette.

 

Du château réel de Brienne où dormit Napoléon qui a donné son nom au musée de la ville qui va rouvrir[1] à celui de  la « Fantaisie[2] » nervalienne que je récite pour me rassurer pendant les IRM.

Du château de la Motte-Tilly[3], visité en famille ou avec l’école, au Château du Jarez[4] découvert avec toi, un château du présent.

Du château vu à Auvers-sur-Oise[5], ville peinte par Van Gogh et Daubigny au château noir peint par Cézanne[6], vu en peinture, en vrai puis à nouveau en tableau.

Des « Petits châteaux de Bohême[7] » de Nerval aux châteaux du « Voyage en Espagne » de son ami Gautier, les construire est inutile, puisqu’ils sont comme tous les châteaux de papier et de toile, à portée quotidienne de mes yeux fatigués et secs et de mes mains folles.

 

 


[7] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2011/03/09/gerard-de-nerval-petits-chateaux-de-boheme.html

 

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04 mai 2019

Déjanté? (Laura)

 

On le dit souvent fou voire déjanté avec un vocabulaire plus familier. On le dit aussi mineur parce qu'il n'est pas aussi connu que Baudelaire ou encore Hugo, redevenu en quelques jours, grâce à Notre-Dame, "bankable" selon un terme moderne.                                                   

Pourtant, mon cher Nerval a aussi parlé de Notre-Dame[1] en rendant hommage d'ailleurs à celui qu'il avait défendu lors de la bataille d'Hernani[2]. Il est aussi l'auteur de "Sylvie" qui figure  dans les "100 romans[3]" à lire alors qu'"Avril" -d'actualité à l'heure où j'écris-, "Epitaphe" et "Laisse-moi" sont dans "Les 100 poèmes qu'il faut absolument connaître[4]." Moi, c'est "Fantaisie" que je connais par coeur, que je me récite les nuits d'insomnie ou pendant un IRM pour me rassurer. Sont-ce des textes ou des poèmes déjantés? On pourrait  sans doute dire d'après "Sylvie" et autre "Filles de feu" ou "Aurélia" que son rapport aux femmes n'est pas très normal mais qu'est-ce que la norme? A part, acheter mes livres sur Nerval, je ne vois pas...

 

 


[4] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2019/04/16/le-guide-des-100-poemes-qu-il-faut-absolument-connaitre-6144313.html

 

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27 avril 2019

Je m'en bats les ...castagnettes? (Laura)

 

Je suis loin d'être un modèle de beau langage; j'utilise beaucoup le mot de Cambronne et s'y mêle souvent des termes faisant allusion au sexe féminin ou au plus vieux métier du monde, peut-être parce que je suis passée par le sud. Bref, je ne suis pas prude non plus, loin de là.

Mais lorsque j'entends dans la cour des lycées où je travaille dans la bouche des filles, je m'en bats les c....les! ça heurte mes oreilles comme les "fuck" du cinéma anglo-saxon en VO. Ne me demandez pas pourquoi mais je trouve ça moche comme les joggings en molleton hors de chez soi ou de la salle de sport.

Alors pourquoi ne pas dire plutôt, Je m'en bats les ...castagnettes?

 

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20 avril 2019

C'est la java bleue (Laura)

 

C'est la java bleue, 
La java la plus belle, 
Celle qui ensorcelle 
Et que l'on danse les yeux dans les yeux, 
Au rythme joyeux, 
Quand les corps se confondent. 
Comme elle au monde 
Il n'y en a pas deux, 
C'est la java bleue. 

 

Celle que ma grand-mère

Avait dansé avec mon grand-père

Un jour dans un bastringue,

Un  bal musette où est née leur idylle.

Celle que ma grand-mère

Tenta de m’apprendre à danser ;

Avec mes talons à la mode

Je perçais son lino, mettant à nu

Le parquet : une marque du souvenir.

 

Eh Monsieur, une cigarette 
Une cibiche, ça n'engage à rien 
Si je te plais on fera la causette 

Cette cibiche que fumait mon grand-père.                                                                                 

Des paquets de quatre de l’époque, des P4.     

Cette cibiche que je fumais pour me donner confiance

Pour oublier ma timidité et mes angoisses.

Une cibiche que je fumais à la fenêtre de ma grand-mère

En cachette de mes parents.

 

Leur idylle, ses cibiches

Qu’elle me racontait.

Mes idylles, mes cibiches

Que je partageais avec elle.

Notre relation

Quoi qu’ils en disent

N’étaient  qu’à nous.

 

 

La chanson d'origine:http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2017/01/09/c-est-la-java-bleue-5894278.html

 

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13 avril 2019

Astrolabe (Laura)

 

Amoureuse folle[1] de la peinture flamande et hollandaise, l'astrolabe

Me mène à "L'astronome" de Vermeer[2] à retourner voir au Louvre.

Un astrolabe hors sa fonction habituelle, réfléchit une belle lumière

Ce serait celui de Willem Jansz. Blaeu[3], l'auteur de la carte du "Géographe[4]."

Un autre astrolabe est dessiné sur le livre qui illustre l'utilisation de la roue

De l'astrolabe; astrolabe, globe et livre; le trio de ce paysage de l'astronome.

 


[4] https://socgeo.com/2017/03/16/vermeer-peintre-geographe/

 

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