09 décembre 2017

Quinze ans (Laura) (126)

 

Quinze ans : l’âge où j’ai cessé d’être une enfant, définitivement
Un processus entamé vers  treize ans à la faveur d’un événement familial
Il n’était plus possible de croire aux contes de fées, aux princes charmants
Naître une deuxième fois et comme la première dans les cris et la souffrance
Zut alors : arrêtez les mensonges et l’hypocrisie, assumez vos envies
Etre soi malgré les convenances, les rôles préétablis, oublier les complexes 

Aimer chaque instant, chaque bouche, chaque corps, chaque caresse
N’être que  feu malgré les signes d’eau, lire, vivre, souffrir pour le jeu 

Savourer la pluie, le vent, la neige qui cingle les années de jeunesse

 

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02 décembre 2017

Derrière le paravent (Laura) (125)


Derrière le paravent, Cannelle a laissé avec ses vêtements, sa fausse pudeur, ses complexes,
Sa timidité. Son amant à moitié asiatique l’avait dépouillé des principes inculqués par sa Famille alors que dans ses veines coulait plus de feu que de sang de sa naissance. Il l’avait Découverte belle des qualités qu’on nommait ailleurs des défauts .
Devant le paravent, il l’attendait pour lui dire qu’elle n’aurait plus besoin de se cacher derrière
Des vêtements, simples voiles de décence en public mais oripeaux inutiles aux délices Asiatiques.
Nue devant l’artiste et sa toile, elle fit tomber le paravent et son amant sur le lit.

 

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25 novembre 2017

A Paris (Laura) (124)

 

A Paris, je n’ai jamais su choisir entre revoir l’Obélisque ou une des Odalisques de la peinture.
Au Louvre, je n’ai jamais su me décider entre admirer la grande Odalisque d’Ingres et  une des saisons de Poussin
A Paris, je n’ai jamais su choisir entre revoir une Odalisque de Matisse au Centre Pompidou ou flâner au Jardin du Luxembourg en récitant Nerval
Au centre Pompidou, je n’ai jamais su me décider entre visiter une exposition et revoir les Kandinsky
A Paris, je n’ai jamais su choisir entre revoir l’Obélisque ou un futur événement sur les Odalisques
A Paris, je n’ai jamais su me décider entre l’actuel et l’immortel, entre les tableaux parisiens de Baudelaire et les Odelettes
A Paris, je n’ai jamais vraiment choisi
J’essaie de tout faire
Et je sais que je n’y arriverai jamais
Et c’est ça qui est bien
A Paris
Essayer de tout voir
L’obélisque
L’Odelette

Le tableau et le paysage

 

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18 novembre 2017

Noctambules (Laura)

 

Les oiseaux de nuit ne trouvent plus d’appui
Pour distinguer hier, demain  et aujourd’hui
Ils n’attendent plus grand-chose d’autrui
Leurs rêves et leurs désirs se sont enfuis
Ils boivent seulement  pour noyer leur ennui.
Les oiseaux de nuit ne trouvent plus l’étui
Qui contient leurs lunettes de pluie.
L’alcool a nui et tout le plaisir a fui.
Si le bar a un instant relui
Il ne reflète même plus celui
Qui confond le jour et la nuit.

 

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11 novembre 2017

Paysages de maléfices (Laura)

 

À force de regarder des tableaux, je finis par ne plus pouvoir me voir en peinture
À force de fréquenter les sorcières en tableaux, j’ai du attirer sur moi des maléfices.
Est-ce « Le sabbat des sorcières » de Francisco Goya  qui a décidé de ma jeter un sort[1] ?
Quand elles ont pris leur envol[2], ont-elles plané sur mon crâne pour qu’il me déchire ?
Le taureau qui présidait leur assemblée semblait pourtant si sympathique…
« La sorcière au chat noir [3]» de Paul Ranson  avait beaucoup d’autres préoccupations
Pour se pencher sur mon cas ; j’avais presque envie de la consoler.
Otto Dix aurait-il relevé sa sorcière blonde[4] de son drap rouge pour me poursuivre ?
Devant « La Célestine [5]» de Pablo Picasso, j’hésitais encore entre pitié et peur.
Quelle potion maléfique, la sorcière de Paul Ranson faisait-elle mijoter dans son chaudron[6] ?
Dans la forêt,  « les sorcières [7]» de Paul Klee jetait des maléfices naturels comme des douleurs.
Ma grand-mère n’a jamais ressemblé à la « Sorcière bretonne[8] » de Paul Sérusier ;
Elle fut plutôt la bonne fée qui de sa baguette magique me donnait de la confiance.



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04 novembre 2017

Paysages avec chevaux (Laura)

 

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Des chevaux bleus tournent sur la piste de Raoul Dufy.
Ils me font penser à ceux qui trônent à côté de ma gare à St Etienne[1].
Alors que Rosa Bonheur peint une foire aux chevaux aux couleurs plus classiques: Lipizzan
       ou Isabelle.
Quatre chevaux et leurs cavaliers se dirigent vers la plage sous le pinceau d'Edgar Degas.
Le cheval de Théodore Géricault est gris alors que je me souviens de la "Complainte du petit cheval blanc" de Paul Fort apprise à l'école: si belle, si triste.
Pendant ce temps les "Chevaux de bois" de  Paul Verlaine tournent sur toutes les places de France.
La "femme cheval" de Chagall est rouge alors que le "petit cheval" de Franz Marc est violet".
Chagall voit aussi parfois le cheval en vert mais je veux terminer avec un cheval bleu de Marc.



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28 octobre 2017

Kaléidoscope (Laura)

 

J'aime l'étymologie du mot "kaléidoscope": "kalos" signifie "beau;"j'aime
Ce qui me semble beau car la notion de beauté est bien relative.

J'aime l'étymologie du mot "kaléidoscope": "eidos" signifie "image"
Et comme Baudelaire-sans me comparer à son génie- j'ai le "culte des images[1]"

J'aime l'étymologie du mot "kaléidoscope":"skopein" signifie "regarder"; j'aime
Regarder les images qui me semblent belles et je vois la beauté où d'autres

Ne voient rien. La ou les couleurs n'apparaissent pas dans "kaléidoscope
Etymologiquement: j'aime la couleur, les couleurs que reflètent la lumière extérieure

 


[1] Mon coeur mis à nu

 

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21 octobre 2017

Paysages de Jouvence (Laura)

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Selon des mythes anciens accordant une fonction régénératrice à l’eau, l’intérieur d’un kylix[1] Attique[2] représente  un « Jeune homme se lavant à la fontaine[3]. »

Alexandre le Grand serait mort d’avoir cherché en vain cette  source de vie dans les régions Polaires : il s’émerveillait de voir revenir à la vie des  poissons séchés et salés trempés dans l'eau de la fontaine de vie.

Au XVI e siècle, Lucas Cranach et Jérôme Bosch sont les plus célèbres artistes à avoir représentée la Fontaine de Jouvence  qui se trouve dans le « Jardin des délices. »

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14 octobre 2017

Je ne suis pas iatrophobe (Laura)

 

Je ne suis pas iatrophobe mais je ne cours pas aux mammographies
Je le fais par goût de la vie et non par envie
Je ne suis pas iatrophobe mais je supporte mal l’IRM
Car je suis claustrophobe et souffre physiquement de rester sans bouger
Je ne suis pas iatrophobe mais je ne cours après l’infiltration
Surtout l’intra discale : elle me fait aussi mal que la douleur
Et ne me soulage pas, alors basta !
Je ne suis pas iatrophobe mais s’il faut que je refasse une gastroscopie
J’accepterai cette fois qu’on m’endorme
Je ne suis pas iatrophobe ; je me soigne, je me soigne !

 

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07 octobre 2017

Hypocondriaque (Laura)

 

Je ne suis pas hypocondriaque
Et pourtant parfois je craque
Je n’ai pas peur des microbes
Par contre, je suis un peu snob
Je ne fuis pas le soleil
Mais ne me bronze pas jusqu’aux oreilles
Je suis insomniaque
Et je n’ai pas toujours la niaque
Je fuis les courants d’air
Et ça gène parfois mes congénères
Je mange beaucoup de fruits
C’est comme ça ma vie
Je mange beaucoup de pommes
Et aussi souvent mon homme
Je me dope aux yaourts sans sucre
Nature mais j’aime le stupre

 

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