24 juin 2017

DEFI DU SAMEDI (Laura)

 

Dès le petit déjeuner, je me jette comme une affamée sur le défi
En buvant mon thé de Chine sans sucre, je goûte le sel de tous les écrits
Finie la semaine, je cours pas ce matin, je profite, fini le CDI
Il est temps de penser à ma participation: une réchauffée ou un inédit?

Dès la fin du petit déjeuner, si le défi m'inspire, vite, j'écris
Une illumination comme on en a parfois le matin du samedi

Satisfaite, j'ai découvert que c'était dans mes cordes, ce défi
Acrostiches, j'en ai fait un livre, c'est ma came, comme elle dit
Merci aux patrons du défi, merci pour ce démarrage du samedi
Et voilà les dernières lettres de l'acrostiche, quel défi
De terminer comme j'ai commencé, retourner à la vie
Inspirer, respirer, aimer, caresser, embrasser avant le prochain samedi

 

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17 juin 2017

Zygomatique(s) (Laura)

 

Point n’est besoin de prendre des poses acrobatiques pour faire marcher ses zygomatiques
Les jeux aquatiques peuvent être une bonne façon de sourire et rire à gorge déployée
Il est des muscles  zygomatiques bien entraînés qui ne donnent rien d’aristocratique
Rire  provoquent parfois des phénomènes qui ne sont ni élégants, ni aromatiques
Le fait de « rire jaune » a-t-il quelque chose d’asiatique ou simplement hépatique ?
Je suis asthmatique et le rire m’a parfois entraîné dans des crises qui n’avaient rien de drôle

Je suis méfiante envers le rire automatique, cynique, rire pour rire, la dérision systématique

 

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03 juin 2017

Participation de Laura

 

Je ne suis pas xylophage
C’est dommage, c’est dommage
Je ne suis pas une termite
Quelle faillite, quelle faillite

Je ne suis pas xylophage
Mais quand j’étais enfant,
J’ai eu un xylophone
Il était multicolore et charmant
Mais je suis restée aphone

Je ne suis pas xylophage
Mais je suis papivore
Accro aux livres et leurs émois
J’en dévore, j’en dévore
Mais le bois, ce n’est pas pour moi

Je ne suis pas anthropophage
Mais la lecture, c’est chronophage
Je laisse de côté le ménage
Mais pas le sexe qui éloigne les nuages
Et le spleen du paysage

Je ne suis pas xylophage
C’est dommage, c’est dommage
Je ne suis pas une termite

Quelle faillite, quelle faillite

 

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27 mai 2017

Au Nord, c’étaient les chicons (Laura)


Au Nord, c’étaient les chicons
En salade ou en gratins
Au Sud, c’étaient les melons
De toutes les formes et couleurs

Au Nord, il y a plusieurs Nord :
Le Nord où je suis né, en Champagne
Et celui où j’ai été adopté : le département
Anobli en région Hauts de France

Au Sud, il y a plusieurs sud
Le Sud –Est où nous nous sommes aimés
Et le Sud-ouest où nous avons habité
Et le Maroc où on nous a accueillis

Au Nord, il y a le Nord du Nord
Et le Nord du Sud, qui commence à Lyon
Voire plus bas selon les sudistes
Pour lesquels je suis une nordiste

Au Sud de Lyon, il y a St Etienne
Snobé par les nordistes et les sudistes
Qui ne font qu’y passer, du Rhône
A la Loire puis la mer et ses plages

Au Nord, il y a de si belles places
Qu’on n’y sent pas la pluie
Qui ne tombe pas tant que ça
Moins que les sourires et la fête

Au sud, il y a le Maroc qui me manque
Ses fraises en toutes saisons qui sont des points
Rouges dans le bleu du ciel alors que les melons
Sont des boules jaunes, vertes et orange près du soleil.

Au Nord, c’étaient les chicons
En salade ou en gratins
Au Sud, c’était les melons
De toutes les formes et couleurs

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20 mai 2017

A la va-comme-je-te-pousse (Laura)


Il y a des choses que j’ai toujours faites à la va-comme-je-te-pousse.
Il en est toujours ainsi pour la coiffure de mes cheveux : rapide et simple
Devaient être mes coupes : rares ont été les  bouclettes et autres élégances.
Ils sont courts depuis  l’effort de les laisser pousser pour le chignon du mariage.

Il y a des choses que je n’ai jamais faites à la va-comme-je-te-pousse.
Il en est ainsi de la lecture : ça n’a jamais été un passe-temps, au contraire ;
La lecture a dévoré mes yeux usés par la faible lumière sous les draps d’une torche
Nécessaire face à l’obligation d’éteindre : j’ai toujours dormi à la va-comme-je-te-pousse.

Il y a des choses que j’ai toujours faites à la va-comme-je-te-pousse.
Il en est toujours ainsi du ménage : ne croyez pas que j’aime la crasse
Je l’évite mais je ne traque pas-loin de là-le moindre grain de poussière.
Par contre, je n’ai jamais rangé ma bibliothèque à la va-comme-je-te-pousse

Il y a des choses que je n’ai jamais faites à la va-comme-je-te-pousse.
L’amour a toujours été important dans ma vie :qu’il soit de Dieu ou de la famille
J’ai choisi les hommes et les femmes à la va-comme-je-te-pousse, pas d’attente
De prince charmant dont les mères rabattent les oreilles de leurs filles à la va-comme-je-te-pousse

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13 mai 2017

Paysages de montagne, entre ombre et lumière (Laura)


Je me revois marcher dans une des nombreuses représentations de la Montagne Sainte-Victoire de Paul Cézanne: je voulais comme lui la voir sous toutes ses coutures.

J'aurais voulu être avec Gustav Klimt lorsqu'il a découvert  son "Versant de montagne A Hunterach": a t-il  ensuite peint ces chalets et arbres sur place ou de mémoire?

Caspar David Friedrich dans ses  "Croix et cathédrale dans la montagne" si romantique
Dans son sens premier  du sublime de Burke et non dans son interprétation mièvre!

Après Van Gogh, j'ai vu les "Oliviers et montagnes" du côté de St Rémy et d'Arles
Comme je me suis senti proche de lui, comme si son ombre me suivait dans ce paysage!

Ernst Ludwig Kirchner me plonge dans des souvenirs de "Coucher de soleil en montagne"
Je m'y plongeais dans les couleurs et les flamboyances de ce décor grandiose

Je voudrais traverser la terre entière avec Gauguin pour y voir à Tahiti ses  "Montagnes"
Marcher sur ce sol jaune, voir ce sommet rouge avec mes chers palmiers casaouis

Claude Monet m'a emmené dans une promenade à la Rousseau vers les "Montagnes
De l'Esterel":  le pin se penche vers la mer bleue  comme le ciel, en plus sombre

J'ai marché sur les pas de Gustave Courbet en Franche-Comté entre montagnes
Effrayantes de froideur et sources magiques où se baignent des femmes ouvertes

A Grenoble, j'ai revu Kandinsky qui vivait à ce moment-là dans notre capitale
Nous n'avons  pas parlé  de son "Paysage de montagne avec un village."

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06 mai 2017

Rue des étoiles (Laura)

 

Rue des étoiles, j’ai rencontré Gérard de Nerval

Qui cherchait sa « seule étoile » qui était déjà morte.

Rue des étoiles, j’ai ramassé des « Fleurs du Mal »

Sous un soleil noir qui rendait mélancolique.

 

J’ai marché jusqu’à la rue de la Lanterne

Où j’ai aperçu un gibet cythéréen lugubre

Qui assombrissait des côtes charmantes.

Je suis retournée lentement rue des Etoiles.

 

J’y ai croisé des « Bohémiens en voyage »

Peints par Chagall, Lautrec et Matisse.

Ils buvaient de l’absinthe forte et verte

En regardant passer une « Goulue » scandaleuse.

 

Rue des Etoiles, j’ai écrit des strophes érotiques

Qui plaisaient à Apollinaire et au marquis de Sade.

Rue des Etoiles, un tremblement de terre

A tout englouti dans la poussière des astres.

 

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29 avril 2017

Le cirque (Laura)

 

Une représentation des bohémiens qui en rejoint  ou en précède d’autres :

 

Franz Hals et le sourire de sa « bohémienne,»

 

 Tony Gatlif vantant sa « liberté » dans la Loire.

 

Les Grüss  incarnant la noblesse du cirque.

 

Dans un camp de gitans, sur un air de jazz manouche.

 

La « tribu prophétique aux prunelles ardentes » chère à Baudelaire.

 

 Toulouse-Lautrec fait tourner dans son « manège »

 

Une « clownesse » au salut et une « écuyère à cru.»

 

C’étaient ses nuits fatalement syphilitiques.

 

Ils   peuplent l'imaginaire des arts et des lettres depuis des siècles.

 

L’Esméralda  du grand Hugo sur le parvis de Notre-Dame.

 

Des 1915, des camps de concentration pour Tziganes.

 

Picasso peignant des « saltimbanques » pathétiques.

 

Picasso-Carmen, Sol y Sombra, amour tragique.

 

Il se peignait avec un nez rouge, acrobate du risque.

 

André Dassary, chantant «Les yeux noirs » sur un air tzigane.

 

Georges Moustaki s’identifiant à sa guitare, « jolie fille d’Espagne . »

 

Cervantès et la gitanilla de ses « Nouvelles exemplaires. »

 

George Borrow et les Gypsies, « maître des mots » et des rêves.

 

Frantz Listz célébrant les bohémiens et leur musique,

 

Notamment les chanteuses tziganes à Moscou au XIX e siècle

 

Marc Chagall fait sa « Parade au cirque » en mots et en images.

 

« Les Bohémiens" d'Alexandre Pouchkine.

 

Georges de la Tour, Victor Schnetz, François-Joseph Navez  et leurs  diseuses de bonne  aventure :

 

"Les bohémiens" d'Albert Glatigny (1839-1873) dans "Les vignes folles"

 

"Salomé" de Guillaume Apollinaire

 

Arthur Rimbaud et sa « Fantaisie » de Bohême »

 

Le «Crépuscule" de Guillaume Apollinaire

 

« Le cirque » enfin de Georges Seurat, divisionniste.

 

 

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22 avril 2017

RODOMONTADE (Laura)

 

Rodomonte, personnage du "Roland furieux" de l’Arioste dont le nom signifie "Ronge-Montagne. Roi d'Alger, il, rejoint sur les scènes comiques la famille des capitans italiens, insolents, fanfarons[1]."

 

"Orlando furioso est un poème épique composé de 46 chansons in ottava rima, comptant 38 736 vers[2]"

 

Doré illustre une édition de 1878

 

Osera faire la " traversée, quitte à y perdre, et ce fut ce qui arriva, toute sa flotte[3]."

 

Modestie est ton antonyme

 

Orlondo furioso illustré par Ingres

 

Nom féminin dérivé d'un personnage masculin

 

Terrible tempête, il ose affronter: « Souffle vent, disais-je, si tu sais souffler ; car je veux traverser cette nuit en dépit de toi. Je ne suis ni ton vassal, ni celui de la mer pour que vous puissiez me retenir ici à votre disposition[4]. »

 

Attitude prétentieuse et ridicule[5], altière et bruyante

 

Deseffrois, gentilhomme auvergnac ou le rodomont, comédie en vers et en ...

 

Exagération, tendance à se targuer d'"exploits imaginaires."

 

 


[5] https://fr.wiktionary.org/wiki/rodomontade

 

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15 avril 2017

Pas de quarterback entre nous (Laura)

 

Pas de quarterback entre nous mais des matchs de tas de sports que nous regardions ensemble

N'est-ce pas plutôt  moi qui regardait avec toi, croyant construire avec toi, une relation

De nos liens de sang? Te souviens-tu de ces victoires que nous avons acclamées ensemble,

De ces défaites que nous avons déplorées, de ces remontées magiques au Tour de France.

 

 

Pas de quarterback entre nous mais des paroles et des silences aussi musclés que cet athlète

Des mensonges et des  secrets qui bloquent toute tentative de percée sportive, pas de point

Marqué, score nul, j'ai couru, crié mais le public ne m'a pas soutenu et j'ai perdu

L'envie d'essayer de gagner ton coeur car y a t-il  eu un jour autre chose que nos liens de sang?

 

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