17 février 2018

Mélancolique mais pas atrabilaire (Laura)

 

On résume souvent Nerval à sa supposée Folie
On ne parle souvent que de son suicide
Je ne dis pas qu'il était sain d'esprit
Ni qu'il ne s'est pas pendu derrière un théâtre 

Je n'en sais rien et ça m'est égal
Ce qui m'intéresse, c'est son œuvre
Et c'est seulement ce Nerval
Qui lit et écrit comme moi qui me passionne 

Ainsi, dans le première chapitre
De la première partie d'Aurélia
Le narrateur raconte son premier rêve
Et il s'agit de la  gravure de Durer, Melencolia[1] 

Un soir, vers minuit, il croise une femme
Qui ressemble à Aurélia en fantôme
C'est une prémonition de sa mort
Le lendemain à la même heure 

Le rêve de la nuit confirme ce présage
Il erre dans des salles d'étude
Où il prend part à des discussions philosophiques
Avec des anciens maîtres et condisciples 

Après la prière à la déesse Mnémosyne
Il se perd dans des couloirs où vole une créature
Qui finit par tomber au milieu d'une cour obscure
Il était coloré de teintes vermeilles 

Ses ailes ont mille reflets et sa robe est longue
Avec des plis antiques comme l'Ange
De la Mélancolie : le narrateur pousse
Des cris qui brutalement le réveillent. 



[1] 1514

 

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10 février 2018

ZEBU (Laura)

 

Zut, voilà qu'on nous demande d'écrire sur le mot zébu! zou, jouons les zinzins  avec le zébu!
En ayant vécu, sans avoir  trop bu, sans être trop repus, alors nom d'un cul,
Butinant dans un paysage herbu, nous  jouons au  zébu, loin de notre tribu, sans être imbu
Encore de ma personne parce que j'ai évité : "Quand zébu z'ai plus soif". Vive le zébu!

 

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03 février 2018

Billet d’humeur (Laura)

 

La neige en altitude

 

Il a neigé hier par chez nous, de gros (puis moins) flocons, du matin au soir. Dit comme ça, si j’étais en plaine ou au bord de la mer, ce serait un événement… exceptionnel.

Mais j’habite à Saint-Etienne qui est , « après Madrid et Sofia, Saint-Étienne est l'une des plus grandes villes d'altitude d'Europe (env. 170 000 hab. à plus de 480 m d'altitude6,7). La ville est très vallonnée et la tradition locale lui attribue sept collines8 comme RomeNîmesBesançonLisbonneYaoundé et Bergen[1]. »

J’habite personnellement sur une de ces collines et hier midi, le bus qui nous dessert ne montait plus la colline et laissait ses passagers au bas de la colline.   

Bref, hier, il neigeait dans une ville d’altitude situé entre le massif du Pilat et le Massif central. Bref, rien de rare par chez nous.

Personnellement, je ne suis pas très neige. J’aime le paysage enneigé  que je trouve beau mais je ne skie pas. J’aime la regarder tomber de chez moi mais si je peux éviter de me mouiller et de me geler… Ceci dit, comme c’est plus que probable (et souvent annoncé) qu’il neige entre octobre et mars, on met des pneus adéquats, on évite qu’ils soient lisses. Si on ne peut faire coucher sa voiture à l’abri (comme nous), on sort un peu plus tôt et on déneige sa voiture. De toute manière, on se lève un peu plus tôt au cas où les routes ou rues soient un peu délicates. Pui, on s’éclaire si nécessaire et on roule prudemment.

Ca, c’est la théorie, celle du code de la route et du bon sens. Eh bien, hier, une personne sur deux n’était pas éclairée et la même moitié des automobilistes roulaient comme des fous… comme sur du sec.

Sortie de la voiture, chaussée de bottes adéquates, je marche prudemment car je crains les glissages et les chutes mais la neige tombait sur un sol chaud (deux jours avant, nous mangions dehors le midi) et la neige a mis du temps à tenir un tant peu au sol  avant de se transformer en gadoue[2] sous l’effet de la pluie. Bon, je ne vais pas vous dire que c’est agréable de se mouiller les pieds, la tête et le manteau et de goutter de partout en rentrant à la maison. Mais bon, c’est quelques jours par an, non ?

Eh bien, non, les parents de nos élèves appelaient mon lycée (comme à chaque événement neigeux) pour qu’on arrête les cours vite pour qu’eux et leurs enfants ne soient pas bloqués sur la route. Quant aux collègues, ils espéraient bien sûr la même chose.

Moi-même, c’est un temps où j’aime rester sous la couette mais bon, on ne fait pas toujours ce qu’on veut, on s’adapte, on sourit et on reste poli, non ?

Sinon le yéti surgira des neiges éternelles pour nous dévorer !



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27 janvier 2018

Participation de Laura

l01

l02

[1] Carte du terroir producteur de xérès in https://fr.wikipedia.org/wiki/X%C3%A9r%C3%A8s_(DO)
[1] Falstaff dans ses œuvres
[1] http://journals.openedition.org/aof/269?lang=fr#article-269
[1] http://journals.openedition.org/aof/269?lang=fr#article-269 et http://www.jerezsiempre.com/index.php/El_vino_de_Jerez_en_la_pintura_cubista

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20 janvier 2018

Vitesse, vapeur, pluie (Laura)

 


Comme la locomotive du Great Western Railway a du paraître rapide
A ceux qui étaient dans ses wagons, aux spectateurs comme le peintre !
Comme William Turner a représenté dans ce tableau le train et sa vitesse
Comme un monstre mythologique sortant du néant, innovation presque abstraite.

Comme l’application de la machine à vapeur à la locomotive
Par notre voisin ardéchois Marc Seguin a bouleversé nos modes
De transport alors que le voyage est un moyen de connaissance.
Du monde ; facilité, le Grand Tour n’est pas encore un monstre touristique.

Comme la pluie se mêle à la vapeur d’eau pour flouter « la bête humaine »
Que nous conduisait pas encore Jean Gabin ; bienheureux les peintres de la liquide
Offrande du ciel ; bienheureux Turner, qui, comme Boudin a su voir l’étrange
Beauté des ciels brouillés[1] et nous entraîner dans « Pluie, vapeur, vitesse[2]. »

 

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13 janvier 2018

VILEBREQUIN (Laura)

 

Je vais et je viens, je fais des allers-retours, entre tes reins

Tel sur un arbre à cames, un joli vilebrequin

J’explose, comme un moteur, arrivé au point

De non retour dans les plaisirs donnés par tes mains.

 

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06 janvier 2018

Participation de Laura

 

Ubiquité, nom féminin, du latin ubique, partout

Biologie moléculaire: il existe des molécules ubiquitaires,dites de ménage

Informatique: les ordinateurs sont omniprésents dans le monde réel

Quel don formidable que l'ubiquité: lire et regarder la télé est mon interprétation

Ubik de Philip K.Dick: ubiquité des figures du Bien et du Mal

Il est possible aussi de lire en écoutant de la musique

Théologie protestante: ubiquisme ou omniprésence divine

 

Ecologie: certains êtres vivants peuvent habiter dans des biotopes variés

 

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23 décembre 2017

Syncope (Laura)


S'éclater sans repos sur un rythme parfois trop binaire
Y a trop de bruit: trop fort, ce n'est plus de la musique
Nerfs à vifs, coeurs qui s'accélérent au rythme de la danse
Corps qui transpirent en cherchant une place
Or des vêtements, argent des vêtements, tout brille
Pieds qui s'écrasent, jambes qui fatiguent, bras qui se lèvent

Eclater la nuit jusqu'à la SYNCOPE

 

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16 décembre 2017

Faire rhododendron (Laura) (127)

 

Faire rhododendron comme Odette et Swan faisaient cattleya sans se prendre

Pour Proust

Faire rhododendron parce que c' est aussi naturel que manger dormir ou boire

Faire rhododendron le matin au réveil comme un joli salut à l' "aurore grelottante aux doigts de rose[1]"

Faire rhododendron après le petit déjeuner parce que ça fait digérer l’exercice physique

Faire rhododendron avant et après la lecture car le plaisir du corps n' exclut pas celui de l' âme

Faire rhododendron car tu es plus beau à contempler qu' un massif de Bretagne

Faire rhododendron sur une chanson de Johnny douce ou énergique

Faire rhododendron  pour la tendresse et la violence, te dévorer et être tendre

Faire rhododendron parce que c' est bon de  caresser ton corps de rêve

 



[1] Homère

 

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09 décembre 2017

Quinze ans (Laura) (126)

 

Quinze ans : l’âge où j’ai cessé d’être une enfant, définitivement
Un processus entamé vers  treize ans à la faveur d’un événement familial
Il n’était plus possible de croire aux contes de fées, aux princes charmants
Naître une deuxième fois et comme la première dans les cris et la souffrance
Zut alors : arrêtez les mensonges et l’hypocrisie, assumez vos envies
Etre soi malgré les convenances, les rôles préétablis, oublier les complexes 

Aimer chaque instant, chaque bouche, chaque corps, chaque caresse
N’être que  feu malgré les signes d’eau, lire, vivre, souffrir pour le jeu 

Savourer la pluie, le vent, la neige qui cingle les années de jeunesse

 

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