22 février 2020

Lemniscate (Laura)

 

Le procédé de l' acrostiche
Est aussi une forme de fuite
Mais comme fuir un huit ?
Ne pas penser à l' indéfini limite
Imposé à moi par ta mort subite
Car je voulais croire que l'amour invite
Absolu, beauté et l 'infini lemniscate
Savourer chaque instant qui imite
Tant le dernier moment avant que la mort s' invite
Et quand on aime infiniment,  comment accepter cette limite

 

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15 février 2020

KILT (Laura)

 

Kannelle (que j’affuble d’un K  par commodité) aime imaginer les hommes

Intégralement nus et avec de jolis fesses, sous leurs kilts comme elle aime

Les regarder sous le niveau de la mer, à la piscine, une

Telle attitude ne seyant guère à une écrivaine veuve, je lui ai cédé la parole.

 

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08 février 2020

Joute (Laura)

 

Je voulais vivre à St Etienne, toi à Valence

Où il y avait des joutes, mais comme

Un choix s'imposait; le textile

T'entraînait d'usine en usine

Et c'était à moi de choisir ma racine.
 

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01 février 2020

Illumination (Laura)

 

 

Il fut impossible pour moi en entendant ce mot de ne pas penser à Rimbaud, émotion

Le challenge était de ne pas parler de toi mais  parler de notre visite à Charleville était une obligation

L'illumination douloureuse a lieu à chaque instant devant les paysages, incarnation

Ultime de nos promenades et voyages ensemble, la curiosité, commune passion

Mais voilà que je m'égare  du thème à Rimbaud, Charleville et toi, déambulation

Imposée par  ton absence physique qui me taraude comme la lutte  contre une addiction

Ne passez pas à côté de Charleville-Mézières, sa place ducale, illumination

Associée à la beauté de l'architecture, un paysage rêvé qui se transforme en apparition

Tenez les musées Rimbaud, passez au dessus de la Meuse, art déco: expédition

Intime dans la ville sur les traces d'un poète illuminé par ses errances, sensation[1]

Onirique sur la tombe du poète, à rebours[2], je me dis que nous avons

Navigué vers ta mort, mon amour illuminé par mon souvenir, inspiration.

 

25  janvier 2020

 


[2] https://m.musee-orsay.fr/fr/expositions/article/joris-karl-huysmans-critique-dart-de-degas-a-grunewald-sous-le-regard-de-francesco-vezzoli-47721.html catalogue d'expo que je lis en ce moment

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25 janvier 2020

Sauter (Laura)

 

Quand j’étais gamine, l’exercice que je préférais (après mon père qui me parlait de ses sauts), c’était le saut en hauteur mais sans perche.

Quand j’étais plus jeune encore, j’ai beaucoup sauté à la corde ou à l’élastique.

 

Aujourd’hui, ma discopathie sévère me déconseille fortement de monter  et sauter à cheval  mais je ne peux m’empêcher de sauter  de bonheur lorsque j’entends certains rocks de mon adolescence comme Indochine.

 

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18 janvier 2020

GABELOU (Laura)

 
Je ne saurais vous dire comment se dit « gabelou » ou « douanier » en arabe ou en marocain car si j’ai eu l’intention d’apprendre cette langue (j’ai encore le livre dans ma bibliothèque qui le prouve), j’ai vite abandonné à cause de la prononciation.

Par contre, nous avons eu affaire avec les douaniers là-bas et ce fut une triste affaire qui se termina bien et qui après la mort de mon mari me paraît dérisoire.

Ceci dit, ce fut long, cher et stressant.

Je vais la raconter ou la rappeler à ceux qui disent que mon mari était speed et que c’est donc sa faute s’il est mort : heureusement qu’il a  été speed sur ce coup.

A ceux aussi qui me disent de jeter ceci ou cela, que ça n’a aucune valeur et qui ne sont pas capables de faire de la place pour loger leur fille ou à peine  pour l’urne des cendres de leur gendre.

Bref (comme disait Pépin). Avant de partir au Maroc, j’ai demandé à certaines personnes si elles pouvaient stocker des choses que je voulais garder mais qui ne nécessitaient pas de traverser l’Atlantique. Certains ont stocké pour nous ; d’autres, non. Les mêmes qui…

Je suis allée vendre en catastrophe des livres que je n’ai pas choisis. Le hasard a fait que je me suis débarrassé dans l’urgence de choses que j’ai regretté ensuite de ne plus avoir ; j’en ai racheté certaines et on me dit maintenant de balancer ça !...

Notre meilleur ami nous avait dit de presque tout acheter là-bas mais nous avons quand même fait partir un container qui est pari avant nous et arrivé après nous.

Nous sommes partis et avons passé la semaine là-bas (voire plus) avec les bagages autorisés dans l’avion.

Après trois ans de travail acharné(le Maroc travaille 40 heures par semaine et mon mari en faisait parfois bien le double, de bonheur, de belle vie, et de galères (on nous a perdu notre chat alors que nous étions parti un peu en France) dont je tairais la plupart ; nous n’avions plus notre place là-bas (comme de venir là, nous n’avions pas d’autre choix que partir) et nous avons refait un container et refait les bagages pour l’avions.  Nous sommes partis avec 25 kg de bagages chacun par 25 degrés là bas et arrivés  dans le nord alors qu’il gelait.

Pour récupérer le container, il a fallu 2 ans et demi de discussions avec les gabelous de là-bas, des allers-retours de mon mari, d’espoirs et de résignation de voir les lettres de ma grand-mère, les photos, les meubles, livres, disques, vêtements etc. perdus à jamais.

A la fin, nos affaires étaient partagées entre LE Nord où mes beaux-parents avaient stockés des meubles et nos vélos (on m’a volé le mien il y a quelques semaines et laissé celui de mon mari…), une pièce de l’usine que dirigeait mon mari en Ardèche (où nous avions stockés les affaires du Maroc enfin arrivées), notre meublé de la Drôme où nous vivions à deux et mon meublé de la Loire où je faisais un remplacement.

Quand nous avons emménagé dans l’appartement que je vais (certainement) quitter, ce fut un 4 en 1 ! Et  on me dit de bazarder ceci ou cela. Je préfère presque les gabelous aux conseilleurs  qui ne sont pas les payeurs.

 

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11 janvier 2020

Participation de Laura

 

Far comme l' avenue de Casablanca[1]
Que nous n 'avons pas pris la dernière fois
Far - oui je prends des libertés pour une fois
Avec la langue-, far comme l' endroit
Que j'ai voulu atteindre encore une fois[2]

 

4 janvier 2020

 


[2] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2015/05/12/a-casablanca-je-retrouve-avec-plaisir-l-ocean-atlantique-5620657.html

 

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04 janvier 2020

Emplumée (Laura)

 

Emplumez- moi même si c'est un verbe inventé.
Même si vingt sept kilos se sont envolés.
Partagez mon amour et ma peine, achetez
Les livres qui parlent de lui, emplumez
Un peu l' enclume remplie de larmes versées.
Mon mari, mon amant, mon ami inégalé
Essayez de m' aimer un peu, lisez
Et relisez les mots que nous avons partagés.

 

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21 décembre 2019

Le sacré et le profane" (Laura)


Longtemps, j’ai adoré m’asseoir dans une sorte de cathèdre
Un siège inconfortable mais sacré que je vouais à la prière
C’était avant  que je pense que les paysages sont des sièges
Idéaux pour méditer, lire, prier, marcher : sacrer le profane ?

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