24 août 2019

La curieuse (Laura)

 

Cette petite fille m'a fait penser à un petit personnage que j'ai dans ma bibliothèque que la personne qui me l'a offert a qualifié de "curieux." Cette petite fille curieuse me fait penser à moi  : ma curiosité insatiable ne me laisse guère de repos. Le jour du retour de vacances, je nous ai fait  faire six kilomètres à pied pour voir l'endroit où je pourrais mieux sentir la présence de Nerval il y a presque deux siècles. C'est souvent que je cherche le paysage que j'ai lu dans un livre ou vu dans un tableau. Parfois, c'est le tableau qui représente un endroit vu que je cherche et pour ça, je parcours la France, l'Europe et le monde. La curiosité, un vilain défaut? Je préfère penser que ceux qui passent mille fois pendant des années  près d'un lieu sans avoir envie de le voir de plus près ont du sang du navet dans les veines.

 

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17 août 2019

Pourquoi à Saint-Sulpice? (Laura)

 

Comme tout le monde, je crois que j'ai lu le "Da Vinci Code"

J'ai trouvé ce livre moyen au niveau de l'intrigue

Et mauvais au niveau du style, par rapport à mes lectures

De polars littéraires et d'essais sur les sciences occultes.

Je crois que j'ai vu le film tiré de ce livre.

Peu de souvenirs dans ma mémoire.

Tout le monde  s'est rué au Louvre et à Saint-Sulpice

Pour (re)voir la Joconde et la Méridienne[1].

Je suis allée au Louvre pour "Bouchardon[2]" et à Sulpice

Avant tout le monde pour sur les traces de Baudelaire

Qui y appréciait de Delacroix les peintures murales[3].

Sûrement ai-je aussi là-bas à Nerval car je pense

Souvent à lui mais pourquoi à Saint-Sulpice?

 

 


[3] https://www.actualitte.com/article/culture-arts-lettres/ou-l-on-decouvre-baudelaire-admirateur-de-delacroix/25409

 

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27 juillet 2019

Vive le gris et la pluie! (Laura)

 

J'ai failli vous renvoyer un texte déjà envoyé[1]
Ce ne serait pas la première fois, me direz-
Vous! Alors je vais quand même un peu me la creuser
Pour vous parler du gris et de la pluie injuriés
Par presque tout le monde mais que dans certaines contrées
Comme celle de la photo de la semaine ou celle où je suis née,
On est bien obligé d'accepter et de s'adapter
Comme on devra le faire si les températures venaient à augmenter
Encore et plus souvent; quand j'étais gamine, je me régalais
A sauter dans les flasques, sous l'eau du ciel, me mouiller.
Comme j'étais loin de ceux que je vois sortir sans regarder
Le pébroc même quand le ciel ne fait que renifler!



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20 juillet 2019

J'en... (Laura)

 

J'en ai vidé des fiasques
J'en ai aimé des hommes
J'en ai fumé des cibiches
J'en ai fait des frasques

J'ai été scandaleuse
J'ai été une grosse fumeuse
J'ai collectionné les conquêtes
J'ai été alcoolique

J'ai fait beaucoup d'excès
Je n'avais pas d'équilibre
Jamais rien je ne regretterais
Rien de rien, je ne regrette

A force de vouloir remplacer
La timidité par le rire
Et l'outrance, je me suis transformé
En un Pantagruel grotesque

Aujourd'hui, alors que je remonte
Mes sept collines en marche arrière
Je peine mais je bois avec enthousiasme
Beaucoup d'eau assaisonnée de fièvre curieuse.

 

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13 juillet 2019

Land art (Laura)

 

Ce n'est plus le paysage dans l'art qui fut longtemps un art mineur avant de prendre le devant de la scène au dix-neuvième siècle et surtout grâce aux impressionnismes qui lui donna ses lettres de noblesse au point d'éclipser parfois le paysage de l'art des siècles précédents, de ceux qui firent à la même époque autre chose que l'impressionnisme et de ce qui suivit ce courant si populaire(aujourd'hui mais décrié à l'époque) comme le land art ou "art paysage."                           

Le dernier exemple que j'ai vu, samedi dernier, est le parcours "art et architecture" du Château Lacoste[1].

 

 


[1] http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2019/06/21/la-promenade-art-architecture-6159536.html

 

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06 juillet 2019

Morbleu (Laura)


Morbleu
Pourquoi ne pas croire en dieu
Plutôt que de croire au diable !
 
Et puis Morbleu
Pourquoi ne pas croire à Satan
En enfer  en même temps qu' aux cieux
 

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29 juin 2019

Paysages aux lampadaires (Laura)

 

Les paysages aux lampadaires sentent  la Belle époque comme le "Boulevard Montmartre[1]."
Avec la prospérité de la ville, viennent les voitures, le progrès, la modernité selon Baudelaire.
Murmurer des poèmes de cette époque, Georges Rodenbach, ses "Réverbères[2]."
Plus expressionnistes sont les lampadaires du même quartier de Van Gogh[3], personnages
Au premier plan d'un paysages, les lampadaires éclipsent les promeneurs derrière.
"Des trottoirs de Broadway[4]" , le réverbère éclaire le monde comme les poètes.
Avec des mots ou des images, l'artiste même ténébreux comme Caravage est lumière;
Il représente  le monde comme nous le voyons ou pas, ou comme on l'espère
Représenter le paysage tel que nous le craignions est aussi son rôle non grégaire.
En découvrant de nouvelles œuvres écrites ou picturales, le lampadaire[5]
Signé Giacomo Ballà avec son arc, l'industrie, les phares et les gares. 

 


 

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22 juin 2019

Kit (Laura)

 

Pour certains,  les meubles à monter sont des épreuves entraînant des colères sans limites;

Pour d'autres, c'est juste une tâche de la vie, voire un jeu, ils méritent  bien un accessit.

Pour ma part, je n'ai pas besoin de kit de survie si je t'ai toi et un livre  qui m'agite.

Si notre rencontre fut fortuite, notre couple s'est construite comme un vrai kit:

De la souffrance, des colères, de la patience, des déménagements et des coïts.

Tu sais(presque) tout faire et dans les situations critiques, mon admiration, tu mérites.

Moi, j'ai dans la tête des prétérits,  des préraphaélites, des choses qui se récitent.

Tu m'as donné du sens pratique et je t'ai donné le goût des musées qui m'habite.

Parfois, on s'irrite, on évite, on essaie au moins mais jamais on se quitte vraiment.

Car tu es mon mari, mon amant, mon ami, mon compagnon, mon satellite.

Et autour de toi, j'oublie d'être une ermite et comme une lune, je gravite.

Tu m 'habites, m'invites, tu es mon kif, mon tout, mon toi, mon kit

Même quand on n'avait plus rien, tu étais là et même notre vie en kit

N'était rien dés que je t'avais, toi et un livre car sans vous, je suis en kit.

 

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15 juin 2019

"Jugulaire?" (Laura)

 

Je ne sais pas si je suis vraiment dans le sujet si je dis que je n'aurais jamais pu exercer une fonction qui m'oblige à porter une jugulaire car je ne supporte pas d'avoir quelque chose qui me serre à cet endroit-là de mon corps; à la rigueur, une écharpe en hiver ou un foulard en arrière- saison, parce que ça s'enlève.

Ça a commencé à l'adolescence avec les cols roulés qui étaient très à la mode  dans les années quatre-vingt et les chemisiers blancs à collerette car j'étais dans un établissement de sœurs avec uniforme "jupe marine, chemisier blanc, chaussettes blanches"

Ça se poursuit aujourd'hui avec les blouses d'examens ou d'opération et j'en ai porté pas mal ces dernières années

La blouse chez le coiffeur

Je tire tellement le col que la blouse finirait par ne plus servir à rien.

 

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08 juin 2019

Incandescent (Laura)

 

Tel Prométhée, il a volé le feu du ciel pour en faire de l’art.

Il a beaucoup réfléchi mais aussi laissé une place au hasard.

Comme Nerval, mon voleur de feu préféré, un peu bizarre ;

Le même bizarre que prône Baudelaire dans ses critiques d’art.

 

Du feu, il a tiré une œuvre terrienne se découpant sur le ciel bleu

Feu, terre, air, son art nous désaltère et nous console un peu

Des laideurs du quotidien, il est un baume pour nos yeux.

Il inquiète parfois celui qui n’y reconnaît rien, celui qui veut

 

Tout comprendre et souhaite savoir ce que représentent

Ces sculptures ; ils n’y voient que des corps sans tête,

Des bonhommes grossiers se tenir la main dans une ronde

Pas de vraies figures, trop abstrait : ça n’a ni queue, ni tête !

 

Disent ces rabat-joie qui regardent sans jamais vraiment voir.

Qui ne voient l’art du présent, aucun avenir, aucun espoir

D’œuvres qui représenteraient au-delà de la matière et du noir

 

Une lumière abstraite qui figurerait l’oxymore contradictoire.

 

 

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