16 février 2019

La sagouine (Laura)

La sagouine[1]

 

Grâce à cette souillon[2]  (et à d'autres titres de cette auteure et d'autres), j'ai découvert la littérature acadienne. Cette femme(comme tout personnage de livre et tout livre), ayant existé ,nous ouvre à un monde, son monde dont la philosophie naturelle touche à l'universel. Comme pour chaque polycopié que j'ai travaillé lors de mes études de lettres modernes par correspondance, j'ai lu le livre associé principal, les accessoires et bien plus encore par envie de comprendre tout(ou presque). Que ce(ux) ou celles qui n'ont jamais que visé la note nécessaire pour passer pendant leurs études de lettres me disent que ces études à la Sorbonne sont des études au rabais?

Vive La sagouine et son pendant masculin mais aussi Pélagie-la -Charrette[3], Rejean Ducharme, Maria Chapdelaine, Jacques Godbout(etc.), la poésie québécoise dont le merveilleux Emile Nelligan.

 



Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,


09 février 2019

Roture (Laura)

 

 Nom féminin, du  latin, ruptura est issu de l'ancien français , roture « ouverture, déchirure[1]. »

 

Faut-il en déduire que la vulgarité de ce, celui ou celle qui n'est pas noble est une ouverture?

 

Ouverture pour devenir noble, se cultiver, s' améliorer, s' ouvrir au monde, être plus curieux, sourire sous la pluie.

 

Faut-il en déduire que la vulgarité de ce, celui ou celle qui n'est pas noble est une déchirure?

 

Déchirure du contrat social rousseauiste, assombrissement du ciel des lumières dont la violence effraie.

 

3 février 2019

 

 


[1] 1174-87, Chrétien de Troyes, Perceval, éd. F. Lecoy, 3709 in http://www.cnrtl.fr/etymologie/roture

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

02 février 2019

Le quorum s’est réuni et m’a élue (Laura)

 

Auteure (autoéditée) la plus persévérante de ces 40 dernières années.
Elle a écrit son premier poème à sept ans ; il a été publié dans le journal de l’école.
Elle a continué à écrire et vers vingt ans a commencé à participer à des concours de poèmes, gagner des prix, être publiée dans des anthologies ou des revues.
Au Maroc, où elle a vécu  trois ans, comme c’était plus compliqué  de faire des concours, elle a crée ce blog, commencé à participer à des ateliers sur le net puis autoédité ses 14 livres
Quarante et un ans après son premier poème, treize ans après la création de son blog, elle ne vend pas assez pour sortir un quinzième livre.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

26 janvier 2019

Léaud/Doinel/Truffaut (Laura)

 

Jean-Pierre Léaud n'était pas favori pour le casting des "400 coups" mais il l'a emporté avec sa gouaille[1]. Cet "enfant-acteur" incarnera donc François Truffaut et sera avec lui les figures de proue de la Nouvelle vague. Principal protagoniste de la saga "Antoine Doinel" on le suit de l'enfance de son mentor à sa dernière apparition dans sa peau dans "L'amour en fuite."

Malgré la différence d'âge de treize ans, on les prenait l'un pour l'autre. A la mort du réalisateur, son acteur-double est comme orphelin et reste pour son bonheur et peut-être parfois au détriment de sa carrière postérieure, Antoine Doinel, Antoine Doinel, Antoine Doinel...(allusion à une scène où le protagoniste s'entraîne à dire son nom correctement à Claude Jade, autre protagoniste de cette saga. Je me revois regarder Léaud/Doinel/Truffaut dans le salon de mes parents et pour le cinéma de minuit, courir vers la mer et vers moi. Revoyez  aussi la scène chez le psychologue[2]. François Truffaut s'est incarné dans d'autres personnages comme le professeur Itard de "L'enfant sauvage" ou le savant spécialiste des ovins pour Spielberg. Mais l'éternel enfant Doinel, protagoniste de cinq de ses  films(la saga et les "Deux anglaises et le continent) lui colle à la peau et inversement et reste dans nos cœurs comme des instants magiques de  films de cinéma car" Les films sont plus harmonieux que la vie. Il n'y a pas d'embouteillage dans les films, il n'y a pas de temps mort."(François Truffaut)

 



Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,

19 janvier 2019

Ours - on les aime dans l'art (Laura)


Nos ancêtres, les hommes préhistoriques, représentent les ours comme des animaux Impressionnants qu'ils côtoient, craignent et chassent[1]

. Certaines formes sont exagérées.

l1


Au Moyen-âge, en héraldique, l'ours a une représentation négative, synonyme de félonie.
 

l2


Moi, qui ne suis pas fan des animaux, j'aime la sculpture animalière de François Pompon dont l'ours blanc[2]


l3


Plus enfantin, ourson, chaton et tout ce qui est mignon(dont on s'extasie sur le net), il y a Paddington que j'avais dans ma bibliothèque.
 

l4


Il y encore Colargol, Bonne nuit les petits
 

l5


Et mes préférés dans le genre mièvre, mes préférés, quand même, les Bisounours.
Oui, je suis contradictoire et j'assume.
 

l6

 






Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,


12 janvier 2019

Nonante (Laura)

 

À nonante années, ma grand-mère paternelle était toujours bretonnante,
Avenante, chantonnante, étonnante, mais jamais grisonnante
Pour les pisse-froid, elle était  parfois inconvenante
Avec moi, elle était prévenante mais jamais raisonnante

À nonante années, mon beau-père est toujours aimant avec moi
Il m’accueille chez lui et s’intéresse à ce que je vis et souffre
À nonante années, il conduit et apprécie mes effets vestimentaires
Pour faire pétiller son regard de joli papa fier

À  nonante années, ma grand-mère était bien grisonnante
Mais douce, intelligente, croyante en dieu et la bonté humaine
Elle était aimée car aimante, je l’appelais ma petite mémère chérie
Et rien de détruira dans mon cœur ce lien indestructible

À presque nonante années, ma belle-mère a lu deux de mes livres
Alors qu’elle n’est pas une lectrice dans l’âme, je n’oublierais pas ce geste
Envers moi, ces compliments alors qu’elle est souvent si maladroite
Je vous aime, sachez-le, malgré tout

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

05 janvier 2019

Macaronis (Laura)

 

Dans mon enfance, dans le quartier où nous vivions, il y avait beaucoup de familles d'origine italienne mais on les appelait plutôt "macaronis", "ritals" ou pire, on les qualifiait de "traîtres" à cause de la guerre; même si ce n'était pas aussi simple et même si l'Italie avait trahi, tous les Italiens étaient-ils des traîtres?

Il y avait aussi des "polaks" qui étaient tous alcooliques.

Certains français de souche auraient mieux fait de se regarder dans la glace... pour l'alcoolisme ou la traîtrise mais..... mieux vaut regarder chez les voisins que regarder la poutre dans son œil.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,

22 décembre 2018

Korrigan, fées, dahut(etc.) (Laura)

 

Même si je ne suis pas fan de lectures fantastiques telles
Qu'il y en a tant dans les librairies, bibliothèques
Et dans mes CDI, je garde un souvenir ébloui de mes aventures
Avec Tolkien, Bilbo surtout, Le Seigneur et en film encore
Moins. Je préfère les contes et légendes de nos ancêtres.
J'aime penser qu'il existe des êtres invisibles à nos regards réalistes
Qui vivent dans un monde parallèle aux nôtre et dans les livres
Que nous devrions lire et faire lire aux petits aux lieux de stupides
Contes de fées édulcorés où la femme attend son prince.
La femme se crée et crée son prince tel qu'elle le souhaite.
J'aime penser qu'il existe des êtres invisibles à nos regards réalistes
Tels que les dieux grecs, romains, étrusques, incas, aztèques.
J'aime ce polythéisme, sa fantaisie et sa richesse iconographique
Cette représentation des croyances m'attire plus que
La foi même: l'atmosphère de sacré des messes, cette attente
De l'Avent et la délivrance de PAQUES. 

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

15 décembre 2018

Jargon(s) (Laura)

 

J'étais admirative de mon père  quand il parlait à ses clients en tant que directeur créatif technico-commercial; je voulais lui ressembler. Je crois que je n'ai gardé le créatif qu'il ne me reconnaît pas.

J'étais admirative de ma mère qui, dans son commerce, maîtrisait le jargon  d'un loisir qu'elle ne pratiquait pas.

Je n'ai jamais admiré quelqu'un autant que toi quand je t'écoutais parler de ton métier qui était aussi une passion. En plus, tu m'expliquais tout, me rendais accessible ton savoir de toutes les branches de cette industrie. C'est pourquoi je t'appelais "le roi du textile." En mon coeur, tu le restes.

Je ne sais si je sais aussi bien (je suis presque sûre que non) que toi  transmettre (à part à toi qui est si attentif à ce que je dis) ce que j'ai appris pendant mes études de commerce et de droit. Quand j'ai repris les études de lettres par correspondance, j'ai souffert du mépris jargonnant des agrégés qui n'admettent pas qu'on passe par la porte de derrière pour rentrer dans leur domaine.

J'adore le jargon de l'art où je suis rentrée grâce à des maîtres accueillants , des expos et des livres.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

08 décembre 2018

Participation de Laura

 

Il  ne mérite pas forcément d'accessit
Ne présage pas toujours d'un coït
C'est juste des préliminaires, un introït
Il se peut qu'il annonce des pépites
Peut-être juste un flirt, une invite
Il nous met doucement sur orbite
Tend parfois vers nos limites

Ouvrant une oeuvre maudite, qui se mérite, nous parasite, nous pénètre tel un sodomite puis brusquement nous quitte.

 

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,