15 juin 2019

Ont trouvé la bonne veine

pas cons

5632

maryline18 ; Laura ; Walrus ; Lecrilibriste ;

Vegas sur sarthe ; Venise ; joye ; Pascal ;

bongopinot ; Joe Krapov ;

 

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Tian'anmen, LBD et toutes ces sortes de choses (Joe Krapov)

La pierre angulaire
De tout militaire
C’est la jugulaire.

C‘est à elle qu’il incombe
De protéger des bombes
Sa petite calbombe :
Faut pas que son chapeau tombe !

Elle maintient le casque
Sur sa cervelle flasque
Où jamais un pourquoi
Ne reçoit 
De Parc’que

Parce que le « Scrongneugneu »
Le « Jeveuxpasl’savoir »
Le « Silence ou l’mitard ! »
Sont la pierre angulaire
De ce discours vieux jeu
Des hommes de pouvoir 
Qui manient le bâton :

« Jugulons ! Jugulons !
Jugulons les motions, 
Les passions, les pulsions, 
Les questions,
Les revendications
Des jeunes à cheveux longs
Telle est notre chanson !

Si tant est que l’on puisse, 
La jugulaire serrée,
Emettre un son de voix
En tapant sur son fils
Ou en tirant dans le tas
Au nom de la police ! ».

 190608 Nikon 086

Photo prise dans la cathédrale de Nantes 
le 8 juin 2019

Eh bien alors, militaire ?
On oublie sa jugulaire ?
Bataillon discipinaire !


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En route par bongopinot

b


Mon chapeau sur la tête
Jugulaire au menton
Sur mes yeux mes lunettes
Autour du cou un foulard en coton

Sac à dos sur les épaules
Dans mes mains des bâtons
Dans les poches des babioles
Je quitte mon habitation

Je pars un peu à l’aventure
A la rencontre de paysages
Des moments faits sur mesures
Se ressourcer près d’un rivage

Puis se balader dans les villages
Partagée entre la mer et les terres
Je côtoie des maison à colombages
Une pause regarder les bateaux et le phare

Un tour en forêt je passe près des falaises
Puis je longe une prairie vallonnée
La côte fleurie, la plage ma parenthèse
Et le retour chez moi à la nuit tombée

Mon chapeau sur la tête
Jugulaire au menton
Sur mes yeux mes lunettes
Autour du cou un foulard en coton

Sac à dos sur les épaules
Dans mes mains des bâtons
Dans les poches des babioles
Je rentre me reposer à la maison

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La Garde d’Honneur (Pascal)


Ce grand jour de cérémonial, pour je ne sais quelle cérémonie protocolaire, le vice-amiral d’escadre, aussi commandant de la zone maritime, et aussi préfet maritime de la méditerranée, nous faisait l’insigne honneur de monter à notre bord. Aussi, à cette date, il valait mieux se planquer, se faire porter pâle ou tenter tout autre subterfuge, pour disparaître du bord…  
Manque de bol, un péremptoire : « Dupont ?!... Dupont ?!... Vous ferez partie de la Garde d’Honneur !... », lancé devant le poste des mécanos, par le cipié* machine, tua net toutes mes velléités d’absence…

L’immaculée jugulaire ajustée au menton, en grande tenue de sortie, nous étions magnifiques. Les coiffes de nos bâchis étaient impeccablement repassées ; au centre de cette mire si blanche, notre pompon épanoui était plus rouge qu’un soleil finissant ; nos cols bleus amidonnés rivalisaient avec le cobalt du clapot ombreux. Nos chaussures ? Elles éblouissaient évidemment nos regards mais on ne pouvait s’empêcher d’aller les frotter encore derrière la jambe du pantalon, comme un réflexe instinctif d’excellence.
Tels des Narcisse cérémonieux, dans le reflet de la peinture du pont, refaite pour l’événement, on pouvait s’admirer à loisir…  

Nous avions récupéré les fusils à l’armurerie et un des saccos nous entraînait à la manœuvre des « Garde-à-vous !... », des « Présentez arme !... » et des « Reposez arme !... » à la cadence de la perfection requise qu’il réclamait pour cette auguste visite.
Tour à tour, nous fûmes inspectés par le capitaine d’armes, puis par l’officier de garde, puis par le pacha lui-même, soucieux de son avenir. Jusque dans les moindres détails, tout devait être parfait ; il en allait des avancements, des affectations futures ou des réflexions en forme de crachin avant la tempête…  

À la coupée, en rang irréprochable, on attendait sans fébrilité la suite du programme. Véritables marins d’apparat, nous étions altiers, jeunes et fringants ; il se dégageait de notre alignement une forme d’arrogance, une fierté militaire que rien n’aurait pu perturber. Mine de rien, cette tenue de mataf, c’était mon premier costume et, un peu bleu, un peu blanc, un peu rouge, ce n’était pas n’importe lequel. À part les ourlets, il n’y avait pas de retouche à faire ; m’man disait que j’avais la taille mannequin ; aussi, il m’allait comme un gant…  

De temps en temps, pour nous maintenir dans le tempo du grandissime événement, on nous commandait encore et encore des efforts de redressement, avec des « Garde-à-vous !... » rigoureux, gueulés avec rudesse. Au repos, l’arme au pied et le pouce dans le ceinturon, on envisageait le futur avec nos impressions intimes en liberté, celles que personne n’aurait pu inspecter…

Tout l’arsenal semblait attendre cette prestigieuse visite. Le soleil avait mis des couleurs sur les points chauds et les ombres claires-obscures jouaient à cache-cache avec les quelques nuages passagers. Parfois, un éblouissement soudain arrivait de la ville comme un clin d’œil, un rappel à l’amusement nocturne, un semblant de désamorçage dégonflant ce pompeux rituel. Bizarrement, cela inversait la tendance ; tout ce qui arrivait de là-bas devenait réel et cette attente longuette était intemporelle.
À force de tendre l’oreille, j’étais capable de discerner le bruit d’une clé tombant sur un glacis devant un hangar, de reconnaître des éclats de voix sur un autre bateau, le teuf-teuf d’un pointu allant récupérer ses casiers, un impromptu klaxon, une vitesse qui passait mal, un coup de frein, dans les profondeurs d’un paysage plus vivant que le nôtre.
Parfois, le clapot giflait un peu plus fort le dessous du quai et il me semblait distinguer un borborygme sous-marin qui crevait la surface. Quand les aussières du bateau se tendaient, il y avait des craquements dans les tresses du cordage comme si elles étaient capables de s’essorer encore.
Des coups de vent ramenaient des remugles de parfums iodés ou bien des odeurs approximatives de cuisine, ou bien encore des senteurs de pinède, comme si le Mont Faron s’était soudainement invité à bord…  
On chuchotait, on avait quelques bons mots ou quelques observations amusantes à confier au collègue d’à côté, mais l’officier commandeur de la Garde d’Honneur, d’un simple froncement de sourcils, remettait toute la pesanteur de sa loi sur notre rang. Quand une voiture passait au loin, tout le monde rectifiait inconsciemment la position…

Debout sur le pont, cela faisait plus de trois heures qu’on poireautait ; la bâche en arrière, le soupir en bandoulière, on transpirait, on mâchait notre jugulaire comme un chewing-gum de lassitude ; haut perché, notre pompon avait dû flétrir au soleil. Courbatus, on se supportait mal en dansant d’un pied sur l’autre ; nos semelles collaient au pont comme si la peinture fondait sous la virulence de la chaleur, maintenant omniprésente.
L’atmosphère était tendue et puait cette même peinture jusqu’à nous donner mal à la tête. Le silence du bateau n’était plus une déférence officielle mais un grand malaise général…  

Dans les rangs, ça commençait à râler, même avec les regards réprobateurs des gradés, eux-mêmes désabusés. On espérait qu’il se pointe enfin, cet amiral et toutes ses étoiles, lui et sa clique, lui et tout son déferlement de saluts protocolaires, lui et tous ses sourires pincés de grand manitou de la Méditerranée…  

Les odeurs de bouffe de la cuisine, l’insolation, les vapeurs nocives de la peinture, je ne savais plus comment me tenir tellement j’étais nauséeux. Tout à coup, j’ai eu envie de jeter mon flingue par-dessus bord ! Dans ma logique, c’était devenu la seule issue possible pour sortir de ce cauchemar ! C’était évident ! Qu’importe, qu’ils me foutent en prison !... De toute façon, je voulais être à l’ombre !...

Sortant d’une coursive, un pimpant planton vint chuchoter quelque chose à l’officier responsable de la Garde d’Honneur. Dans un geste de dépit, celui-ci nous fit rompre de notre alignement tellement solennel. L’amiral ne viendrait pas ; la cérémonie était reportée à une date ultérieure. C’est à ce moment que je jetai mon fusil à la mer…




*Cipié : Commandant Machine

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accident vasculaire (joye)


mince

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Le duel (Venise)


Ils l’ont cherché toute la nuit avec des lanternes
Quel beau visage éclairé doucement par un rayon de lune ! s’exclame le premier serviteur du prince
Quelques pièces d’or sont étalées dans l’herbe folle .
A son bras gauche un papillon noir bat des ailes.
La sœur du prince arrive en larmes ;

Theodore, Theodore que t’es -t-il arrivé
Encore un duel de trop crie -t elle
Il tourne la tête, la jugulaire presque tranchée et le sang qui ne cesse de s’écouler.
Prends la bague murmure -t-il à sa sœur ouvre là .
Il vient de se rappeler à l’instant les mots de son père.
« N’ouvre cette bague que si une grande menace advient. »
La poudre d’étoiles qu’elle contient te sauvera alors .
Léopoldine s’exécute sur le champ .

v

 
Soudain la montagne devient bleu et le château au loin blanc comme neige
Que dire à présent pense le prince alors qu’une deuxième vie vient de lui être accordée.
Ce matin il a trouvé sous sa porte le faire part d’un ami décédé à un duel.
Il reste immobile et silencieux puis,  fou de rage il interdit les duels dans tout le royaume.
Une manière pour lui d’être plus égal aux autres dans l’adversité.

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La bride sur le cou (Vegas sur sarthe)


Découvrant son vocabulaire
je sus qu'elle était bipolaire
je vivais un mauvais thriller
elle parlait de travellers

Juchée en perpendiculaire
balançant ses aréolaires
elle brandit un formulaire
parlant d'anneau et d'annulaire !

Mes rhumatismes articulaires
et mes ennuis testiculaires
auraient pourtant dû lui déplaire
je grelottais sous ma polaire

Elle fit le funiculaire
et la brouette pendulaire
la galoche mandibulaire
et le ciseau grand-angulaire

Elle s'appelait Marie-Claire
et était gendarme auxiliaire
quand j'ai crié « la belle affaire »
elle a serré la jugulaire ...

 

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Le casque de dragons de la Garde Impériale (Lecrilibriste)

 
- Moi, j'veux çui là !
- Çui-là ? Mais pour te déguiser en quoi ?
- en çui-là
- Mais c'est pas possible , Pépé ne le prête pas, celui-là , c'est le casque de dragons de la Garde Impériale du grand-père de ton arrière, arrière grand-père, on peut pas le prendre, il est à Pépé et il est sacré !
- Eh ben moi, j' veux çui-là quand même !

- Il est dans la vitrine, on ne peut pas le prendre
- Si, on peut le prendre, un jour, Pépé me l'a mis sur la tête
- Pépé te l'a mis sur la tête ???, ça m'étonnerait !
- T'as qu'à lui demander...

- C'est vrai Papa que tu as mis le casque de Dragons sur la tête de Charlie ?
- Pépé est un peu embêté
- Oui, quand vous l'avez laissé le soir de votre fiesta avec les copains. Je lui ai raconté l'histoire du colonel Chabert pour l'endormir !
- Pour l'endormir ?? ? l'histoire du Colonel Chabert ??? Eh bien c'est pas étonnant s'il fait des cauchemars !
- Non, t'inquiète, j'ai un peu modifié l'histoire, la mienne se finit bien !
- Ouf, je suis rassuré, mais quand je pense que nous, on avait le droit que de le regarder et que tu lui as mis sur la tête ! Alors là, t'as fait fort  et t'as réussi, maintenant, il veut le casque pour Mardi-Gras !

Pépé ne refuse rien à son petit fils, le seul à pouvoir transmettre le nom illuste du premier grenadier de la vieille garde, l'ancêtre prestigieux, le fier dragon de la Garde Impériale.

…........

Alors, Pépé est embêté car mettre un casque sur la tête de Charlie, juste pour lui faire voir et lui laisser pour la journée avec les copains,. Pas possible ! Il faut trouver une astuce...

Mais Pépé a de la ressource … Il appelle …. Charlie, Charlie …Viens ici  et va me chercher ma casquette noire pour le sacre du Dragon de la Garde Impériale.

- C'est qui que tu vas sacrer ?
- Toi bien sûr !
- Pour ça, il te faut un casque de Dragon ! Celui-là est trop vieux, il t'en faut un neuf, car les dragons avaient chacun le leur  …. Et ils ne le prêtaient pas, tu peux me croire !
- C'est vrai ?
- Oui, c'est vrai !

Tiens une tombée de tissu velours en imitation panthère, ça devrait faire mon affaire pour le turban ... et puis ce vieux pompom rouge du vieux rideau du salon sera parfait pour la houpette du cimier...

Me voilà bien ….Moi qui rouspète toujours après ma femme qui fait des conserves  !!! Allez, le carton d'un papier toilettes peint en noir pour tenir le pompom. Tant pis, je fais un trou à la casquette pour le planter et je crante dessous pour le faire tenir … avec un peu de colle, quand même

Manque plus que l'aigle... L'aigle ... Je vais le peindre en doré.... Et la jugulaire....

- Qu'est-ce que je vais bien lui trouver, au gone, pour la jugulaire  à écailles ?
- Pardi, un cordon tressé lui dit sa femme ! J'ai justement du cordon noir ...Allez, Je te la fais ta jugulaire !
- Magnifique !

Charlie s'admire dans le miroir. Ses yeux brillent, il guerroie devant le miroir...

Il sera demain le Colonnel Chabert et jouera du tambour et du sabre en carton toute la journée, mais le soir, épuisé, il serrera ses doudous sur son cœur en rêvant aux exploits incroyables du Colonnel Chabert, à son merveilleux casque de dragons et aux zim ba boum ba boum tralalère, zim ba boum ba boum tralala.

Charlie apporte la casquette, Pépé la pose sur la tête de Charlie et règle la largeur . Puis il va fouiller dans les tiroirs de couture de sa femme …. il va bien trouver quelque astuce pour la transformer cette casquette !

 

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Coïncidence (Walrus)


"Jugulaire, jugulaire..."

J'aime autant vous dire que je n'avais pas à juguler le flot de mes idées pour répondre à cet appel tandis que je rentrais en voiture d'avoir été remettre un pain fait maison par ma femme à une de ses amies juste rentrée de clinique. Vous suivez ?

Mon épouse m'avait délégué la livraison parce que, comme chaque année à la même époque, elle ne voulait pour rien au monde louper la retransmission du Trooping the colors*.

Au moment de mon retour, c'étaient les King's Troop qui défilaient. Je jette un coup d'œil à l'écran...

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Ben zut, y a des artilleuses maintenant !

J'ai fait mon service militaire à l'artillerie (vous savez bien : "Regis Ultima Ratio") et j'ai pas vu la moindre artilleuse, je ne suis pas né à la bonne époque !

Comment ? Si j'avais le même costard ? Non ! ... enfin, si, un jour j'en ai porté un similaire pour une cérémonie et non, je n'ai pas de photo, je l'ai déjà dit.

Grâce précisément à l'artilleuse qui tourne la tête à droite et vous permet ainsi d'admirer son chignon, vous pouvez constater que la jugulaire de sa toque passe largement derrière le menton alors que dans les régiments de la Garde...

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Ah ! Vous vous demandez bien pourquoi ces guignols à bonnet d'ourson portent la leur à l'avant du menton, sous la lèvre inférieure, hein ?

Mon épouse connait la réponse (bon, elle lui a été soufflée par le représentant britannique engagé pour la circonstance par la RTBF) : en raison du bras de levier dû à la hauteur du bonnet et du poids de ce dernier, si un grenadier recevait un projectile en haut (et forcément à l'avant, un soldat de la Garde fait toujours face à l'ennemi) de son couvre-chef, le recul de celui-ci lui brisait la nuque. Il fallait donc qu'en pareille circonstance le bonnet tombe, raison pour laquelle sa jugulaire ne passe pas sous le menton. CQFD !

Qu'est-ce qu'on dit à tonton Walrus ?

Chapeau !

Merci !

___

* Oui, je sais, la vidéo date un peu, merci aussi de l'avoir remarqué...

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"Jugulaire?" (Laura)

 

Je ne sais pas si je suis vraiment dans le sujet si je dis que je n'aurais jamais pu exercer une fonction qui m'oblige à porter une jugulaire car je ne supporte pas d'avoir quelque chose qui me serre à cet endroit-là de mon corps; à la rigueur, une écharpe en hiver ou un foulard en arrière- saison, parce que ça s'enlève.

Ça a commencé à l'adolescence avec les cols roulés qui étaient très à la mode  dans les années quatre-vingt et les chemisiers blancs à collerette car j'étais dans un établissement de sœurs avec uniforme "jupe marine, chemisier blanc, chaussettes blanches"

Ça se poursuit aujourd'hui avec les blouses d'examens ou d'opération et j'en ai porté pas mal ces dernières années

La blouse chez le coiffeur

Je tire tellement le col que la blouse finirait par ne plus servir à rien.

 

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