02 février 2019

Seize contre seize sur le forum, c'est ça le quorum ! (Joe Krapov)

- Vous aussi vous êtes tout seul sur le terrain, sire Banania ?

- Comme vous voyez, bwana Arthur ! J’espère qu’on aura le quorum. Parce que roi contre roi, je ne sais pas si vous savez, c’est nul ! Et nulle même ! Mais je vois votre dame qui arrive !

- Enfin ! Non mais dites donc, Guenièvre, qu’est-ce que vous foutiez ? Je ne sais pas si vous savez mais y’a match aujourd’hui ! Vous séchez les tournois, maintenant ?


- Désolé Majesté mais le cavalier Lancelot m’apprenait à jouer d’un instrument de musique africain !


- Alors vous mélangez les pièces avant même qu’on ait commencé ? Du métissage musical, maintenant ? Une blanche vaut toujours deux noires avec cette… chose, là ?


- La cora il appelle ça. J’ai l’impression que ça va super-marcher ce truc-là ! C’est bon pour le décorum, qu’il dit, de jouer de la cora. Surtout des chorus.


- Chorus, cora, décorum, on va y perdre son latin avec vos lubies ! En attendant, je ne sais pas si vous voyez, on n’a pas le quorum !


- Ah mais maintenant que je suis là on peut y aller. Profitons de ce qu’elle n’y est pas la dondon fessue du gars Mamadou !


- Taisez-vous malheureuse, vous allez nous créer un incident diplomatique ! Tenez la voilà justement avec toute sa cour, le prince noir, Razibus Zouzou, Tornado et compagnie ! Mais qu’est-ce qu’ils foutent, les gars de chez nous ? Les deux autres fous, là, Loreille et Lardu, je n’ai jamais vu des bouffons pareils !


- Vous n’avez vraiment pas le sens de l’humour, vous, Arthur, hein ? Ils doivent juste être encore à fianchetter dans les coins !


- Avant même que j’aie construit mon château ? Ah ben bravo !


- Ecoutez, ce sont des conceptions hypermodernes. Faut pas rester comme ça attaché à l’ancien monde non plus !


- Et les pions, ils sont où ?


- Ben c’te question ! Au lycée, à surveiller les mômes ! Tiens non, les voilà tous qui arrivent en poussant les deux tours !


- Bon, manque plus que qui ? Lancelot et Saint-Georges comme d’habitude ! Si les autres en face nous sortent un dragon, on va être mal !


- Ils ont pas des têtes à jouer de la sicilienne ! Faut peut-être arrêter aussi de jouer 1. e4, sire ! lance Lancelot en prenant sa place sur la case c1.


- C’est ça, c’est ça, dévoilez nos plans secrets ! Déjà si eux n’avaient pas le quorum pour débuter la partie, ça m’arrangerait assez, voyez-vous ! Ah, voilà Saint-Georges, on est au complet ?


- Alors, bwana Arthur ? On commence ? Pendant que vous palabriez avec votre dame, on a atteint le quorum et plus si affinités nous aussi ! Allez-y ! Tirez les premiers, messieurs les Anglais !


- Y m’énerve celui-là, maugrée Arthur, avec sa culture et ses expressions toutes faites. Je ne sais pas ce qui me retient de lui balancer un orang-outang sur la gueule. Non quand même pas b4, c’est trop risqué. Allez tiens, une anglaise. 1. c4 ! Accrochez-vous les noirs !

 Pour assister à la bataille, cliquez ici 

puis faites avancer les pièces ci-dessous en appuyant sur la flèche orientée vers la droite. 

P.S. Et alors comme ça, y'aurait une arnaque ?
Je ne serais pas capable de gagner avec les noirs ?

Pas plus tard qu'hier encore, voyez-vous...

(En fait c'est juste que je ne publie pas les parties que je perds !)

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26 janvier 2019

Le jeu du post-it (Joe Krapov)

Aux différents protagonistes rassemblés autour de cette table, j’ai posé les questions suivantes :

- Suis-je un personnage de fiction ou un être réel ?
Un personnage de fiction.

Est-ce que je marche sur deux pattes ?
Oui.

Suis-je un homme ou une femme ?
Un homme.

Suis-je un personnage de roman ?
Non.

Un personnage de bande dessinée ?
Oui.

Mes aventures se déroulent-elles en France ?
Non.

Exercé-je mes talents aux Etats-Unis ?
Oui.

Ai-je de grandes oreilles et une petite queue ?
Non.

Suis-je un personnage de bande dessinée comique ou réaliste ?
Comique.

Est-ce que je tire plus vite que mon ombre ?
Non.

Comment ai-je fait pour ne pas me reconnaître dans ce portrait ? C’est quand même moi qui, toutes les semaines, achète à Dame Martine, sur le marché des lices, une livre d’épinards !

C’est quand même moi, quelque part, qui suis le roi de la mise en boîte dans cet atelier d'écriture où, pour une fois, je suis plus maso que sado !

Qui d’autre que moi, dopé aux légumes verts, peut inventer ces consignes de fier-à-bras qui ont pour effet de transformer la salle Mandoline en réunion de célébrités positionnées dans un voisinage tel que Marilyn Monroe jouxte Jolly Jumper qui est assis à côté de la Joconde et on trouve ensuite, en allant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, Rantanplan, la Castafiore, Jean-Claude Van Damme, le Petit Poucet, Mary Poppins, Arthur Rimbaud, Louis de Funès et Agatha Christie.

DDS 542 jeu du post-it 4

J’ai juste oublié de demander à ces protagonistes du jeu du post-it où je me situais sur l’échelle du temps !

Sûr que je suis une vieille gloire désormais, tout juste bonne à se trouver, place Hoche où se tient à Rennes le marché des libraires, dans un vieux numéro de Charlie Mensuel ou dans un fascicule de «bédé des gars de la rue» comme on disait jadis.

Mais c’est de ma faute aussi. Je n’ai pas posé de question sur mon environnement familial, Olive, Mimosa, Wimpy…

Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois qu’on jouera à cette variante à douze joueurs du jeu du post-it. Sauf que ce sera difficile : il n’y a, paraît-il, pas plus de fer dans les épinards que dans les noix de cajou, amandes, noisettes et surtout dans le ti-punch martiniquais (et toujours pas revenu) que nous avons bu avant de monter et qui m’a bien troublé l’esprit !

DDS 543 popeye

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19 janvier 2019

Rasséréner le môme ? Ça, Céphée ! (Joe Krapov)

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- J’ai beau scruter le ciel
Et chercher la Grande ourse
La Petite ourse et sous la Table
Je ne vois pas l’ourson.
Encore moins Boucle d’Or.

Le Téléscope est-il à ce point déréglé 
Qu’on n’aperçoit plus la Baleine ?
Prévert l’aurait chassée ?
Elle se serait envolée
Dans le Triangle des Bermudes ?

Que la Licorne ait disparu
C’est acceptable. Dame !
Elle faisait tapisserie
Parmi ces femme d’âge moyen
Qui auraient fait perdre la tête
Au puissant Hydre mâle
Et la queue à l’Hercule. 

pegasec

Que Pégase envolé
(Qu’ont suivi dans les cieux
Capricorne et Centaure)
Rejoigne au mauvais temps
Le bon Petit cheval
Avec le Sagittaire
Avant de s’en servir,
Ni Brassens ni Pierre Dac
Ne s’en offusqueront
Que ces beaux quadrupèdes
Aient pu mettre les Voiles ;

Que le Petit renard,
Le Corbeau et le Lièvre,
Le Lion, le Loup, la Mouche
Aient choisi de cocher
La case «Château-Thierry»
Pour boire à La Fontaine
Il n’y a pas de Lézard ;

Que le Caméléon,
Animal cachottier,
Peintre polychromique,
Se soit encore caché 
En se peignant le corps ,
C’est là ruse d’Indien
Que nous pardonnerons 
A ce grand mimétique ;

Mais enfin – j’en reste mutique ! –
On ne voit même plus la Girafe !
Qu’est-ce qu’ils peignent 
Dans les ministères ?

china-dragon-constallationOui, franchement, la Coupe est pleine !
Où est donc passé mon Teddy bear
Avec son quelque chose en peluche?

Lui seul savait me consoler,
Plus que maman et papa même,
Quand je rentrais à la maison
Tout constellé d’(h)Orion(s)

- Ce n’est rien mon enfant
C’est juste que ce soir 
Le ciel est nuageux,
Que janvier nous grisaille,
Nous gris houille, nous grisouille,
Que le Dragon du mauvais temps
Résiste plus que de raison
- Depuis quatre-vingt-dix-neuf jours - 
Aux Chiens de chasse de Saint-Georges

Elles sont comme le Phénix
Elles renaîtront de ces cendres
Tu les retrouveras plus tard
Les étoiles de ton enfance. 

Tiens, écoute déjà
Cette voix d’outre-ciel,
« La berceuse des ours
Qui ne sont pas là »
Que Boris composa
Pour son ourson, son Ursula : 

Ursula et Boris Vian"… Oursi Ourson Ourzoula
Je voudrais que tu sois là
Que tu frappes à la porte
Et tu me dirais : "C’est moi
Devine ce que j’apporte ?"
Et tu m’apporterais toi"

Boris Vian

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12 janvier 2019

Quand j'aurai nonante ans (Joe Krapov)

1
Quand je s’rai plus vieux
Que j’perdrai mes ch’veux
Dans vraiment longtemps

M’en-
Verras-tu en-
Cor’ des mots doux
Pour la saint-Valentin ?
M’offriras-tu du Chambertin ?

Si je rentre fin
Soûl au p’tit matin
M’ouvriras-tu ta porte ?

Est-ce que j’aurai droit
A tes bons p’tits plats
Quand j’aurai nonante trois ?

Pont 1
Depuis l’temps qu’on s’écrit
J’crois qu’on s’apprécie
Tu t’fais vieille aussi

Mon amie si tu m’ réponds oui
J’t’aim’rai pour la vie

Et on ira à la mairie pour se dire « oui »

2
J’ pourrai si tu veux
Changer les plombs
Quand ils sauteront

Tu tricoteras des pulls au coin du feu
Le dimanche on marchera un peu

Tu bêcheras l’jardin
J’tondrai l’gazon
Quel bel horizon !

M’aim’ras-tu encore
Même si j’fais plus d’sport
A nonante and more ?

Pont 2
L’été on louera un mobil home dans un camping de l’île de Ré
Et on invitera
Tes petits-enfants

Ils s’amuseront comme des fous
Arthur, Jeanne et Lou
Sur leurs consoles qui nous désolent

3
Réponds-moi par mèl
Ou par SMS
Dis-moi c’que t’en penses

D’ajouter au bas « bien cordialement »
Ou un smiley tout souriant
Je te dispense

Tu peux si tu veux
Cocher la case deux
De ce formulaire (en pièce jointe)

Celle qui est marquée
« Oui je t’aime, Albert
Et bon anniversaire !

Oui tu y auras droit
Tu seras mon roi
A nonante et trois ! »

N.B. Cette traduction approximative et actualisée peut bien évidemment se chanter sur l’air de « When i’m sixty four » des Beatles. La preuve ci-dessous ! 

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29 décembre 2018

Au pied de six troènes (Joe Krapov)

Ne lycoperdons pas de temps
Appuyons sur le champignon !
Allumons tous nos lumignons
Suivons la route en cahotant
Amis 6 basidiomycètes !

Champions de spore automobile
Au bruit des vesses de loup qui pètent
Affrontons l’énorme tempête
Du futur qui nous obnubile
En passant gaiement nos vitesses !

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Il n’y a d’amanite qu’amère
Et le bolet rote au ravin
Avec des bruits de chanterelles !
Entends ces chants de collybie
Et ces concertos de Coprin !

DDS 539 111113_B_016

Le clitocybe nébuleux,
Prends donc pied velouté, voisine,
Lorsque l’entolome est brillant
Et le gymnopile pénétrant !
O le délicieux lactaire !

L’inocybe de patouillard
Lorsque la nonnette est voilée
Russule émétique et fétide
Et pleurote du panicaut
Sur la xylaire polymorphe.

DDS 539111113_A_125

Ne lycoperdons pas de temps
Appuyons sur le champignon !
Fuyons le vain haineux !
De ce rallye nocturne
Devenons les champions !

Giro Girock’n’roll !

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22 décembre 2018

Etre mère de trois poulpiquets, à quoi bon ? (Joe Krapov)

Puisque je vous dis qu’on n’en trouve plus qu’au fond des bois la nuit !

Vingt ans de présence en Bretagne ! Dix ans de publications massives de photos prises ici ou là !

Résultat des courses : 5 malheureuses représentations de ces faillis korriganed !

 

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DDS 538

 

Par contre, qu’est-ce qu’il y a comme trolls sur Internet ! Moi le premier ! 

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15 décembre 2018

Jargon échiquéen (Joe Krapov)

Bon, ben si ça ce n'est pas du jargon, je veux bien être couronné pape de la biographie rimbaldienne ou de l'incipit proustien !

[Event "Partie amicale"]
[Site "Diapason"]
[Date "2018.12.13"]
[Round "2"]
[White "JK"]
[Black "MR"]
[Result "1-0"]
[EventDate "2018.12.13"] 

1.e4 e5 2.Nf3 d6 {Retour à la défense Philidor !} 3.d4 exd4 4.Nxd4 Nf6 5.Nc3 a6 {5... c5 était peut-être meilleur.} 6.a4 Bd7 {Et ici je pense qu'il fallait jouer 6... Fe7 suivi de 7... 0-0.} 7.Bc4 Nc6 8.O-O Qe7? 9.Bg5 h6 10.Bxf6 gxf6 {Bien vu ! La colonne g est ouverte face au roi pour la tour. Encore faudra-t-il avoir le temps de la positionner en g8 !} 11.Nd5 {Menace la dame et la case c7 avec une belle fourchette.} 11...Qd8 12.Nxc6 Bxc6 13.Qf3 Bg7! {Je m'attendais plutôt à 13... Fxd5 14. exd5 et les blancs prennent la colonne e.} 14.Rad1? {Donne le pion a4 par gaffe mais en fait après 14... Fxa4 15. b3 ca devient une espèce de gambit !} 14...Bd7 {Le fou se replie pour viser h3. Il faut encore jouer Tg8 et Fh8 pour que l'attaque noire prenne corps.} 15.Rfe1 c6 16.Ne3 Qe7? {OK, les noirs vont pouvoir faire le grand roque mais les blancs ont maintenant toutes leurs pièces qui jouent !} 17.Nf5 Qf8 18.Nxd6+ Kd8?? {Autre gaffe. Il fallait jouer 18... Re7 et seul le pion b7 (ou f7) tombait.} 19.Nxf7+ Kc8 20.Nxh8 {Abandon. Après 20... Fxh8 les noirs ont perdu une qualité et deux pions et leur tour est enfermée} 1-0

 Pour la traduction en clair (????) cliquez ici 

puis faites avancer les pièces ci-dessous en appuyant sur la flèche orientée vers la droite.

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01 décembre 2018

Si les Ricains n'étaient pas là (Joe Krapov)

Hula hoop ! Notre oncle Walrus croit encore qu’il va nous faire suer en nous sortant ce mot et cet objet-là ! Ou alors il imagine peut-être que les participantes du Défi vont jouer les Jane Fonda comme sur la vidéo d’accueil ! Je m’étonne d’ailleurs qu’il ne nous ait pas encore imposé de plancher sur « burnous », « canicule », « sauna » et « laxatif » dans ce même esprit-là de nous en faire baver à l’exemple du dernier « gastéropode » !

Chez moi les choses sont très simples cette semaine. Le hula hoop fait certainement partie de ces objets qui nous sont venus des Etats-Unis, une fédération d’états que nous appellerons, à la suite de Joye, les Tazunis ou La Tazunie et dont les habitants sont appelés Tazunien.nes, Américain.e.s ou Ricain.e. s, surtout pour cette dernière dénomination, par Michel Sardou !

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Comme toute population colonisatrice et impérialiste plongée en milieu hostile (???) les Tazunien.ne.s ont un goût prononcé pour le port d’armes, pour le tirage dans le tas de tout ce qui ne leur ressemble pas et pour la diffusion mondialisée de leurs inventions ou productions culturelles. Pas tous et toutes, heureusement, mais ça a été longtemps comme ça et moi, si je suis manichéen, ce jour, c’est parce que j’ai trop regardé Walt Disney !

Maintenant vous êtes comme moi, vous êtes libres de ne pas vous filmer avec un hula-hoop autour du ventre, de ne pas consommer ce qui nous vient d’outre-Atlantique si ça ne vous agrée pas ou si ça vous barre fixe ! Et d’ailleurs il y a tellement à boire et à manger, à voir et à digérer ou pas dans les inventions tazuniennes que je me suis proposé de classer tout ça dans un tableau Excel à trois colonnes.

Je les ai nommées ainsi :

+ positif

J’aime ou j’ai aimé cela

- Négatif

Ce n’est pas vraiment ma tasse de tea party et encore moins mon verre de Coca-Cola

= indifférent

Ca m’est égal, pourquoi pas, tout le monde est libre dans le monde libre (en théorie !)

C’est évidemment complètement subjectif mais personne ne vous interdit de faire votre bilan personnel des apports tazuniens à votre environnement. La semaine prochaine, si c’est le mot «izba» qui nous est proposé on pourra faire la même chose avec les Russkofs !

+

-

=

Les Marx brothers

Le drive-in et ses dérivés

Le base-ball

Tex Avery

Le fast-food

Le jazz

Charlie Chaplin

La guerre au Viet-Nam

Le chewing-gum

Robert Altman

La bombe atomique sur Hiroshima et Nagazaki

La funk music

Walt Disney

Walt Disney

Walt Disney

Terry Gilliam

L’utilisation d’avions renifleurs pour trouver des armes de destruction  massives en Irak et aller y foutre le bordel

L’envoi dans l’espace de trois clampins qui ne ressemblent pas à Tintin avec pour objectif de les faire marcher sur la Lune

« O’ brother » des Frères Coen

Les gratte-ciel (je suis de plus en plus acrophobe)

Elvis Presley

Audrey Hepburn

Woody Allen

Superman

Marilyn Monroe

Le général Custer et les “guerres indiennes »

Robert Crumb

Billy Wilder (oui, je sais il est Autrichien de naissance)

La chaise électrique

Edward Hopper

Jerry Lewis

Donald Trump

Hollywood

Le western dans sa déclinaison B.D. européenne (Lucky Luke, Chick Bill, Teddy Ted, etc.)

Le rap

Le western dans sa déclinaison cinématographique y compris façon, spaghetti

Steve Warson chez Michel Vaillant (dans le même esprit)

 

The Grateful dead

Neil Young (oui je sais, il est canadien de naissance)

 

The Jefferson airplane

Emmylou Harris

 

Madonna

The Nitty gritty dirt band

 

Jimi Hendrix

The Ozark Mountain daredevils

 

Cassius Clay

Le concept du Festival de Woodstock

 

Janis Joplin

Le concept du juke-box

 

George W. (Whatelse) Clooney

Francis Scott Fitzgerald

 

 

Les Peanuts de Charles M. Schultz

 

 

Donald Westlake

 

 

Fredric Brown

 

 

Clifford D. Simak

 

 

La guitare électrique

 

 

Last but not least : Joye !

 

 

 

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24 novembre 2018

It's a long way to Columbarium (Joe Krapov)

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A chaque fois que le vent soufflait dans les branches de sassafras, Bianca Lafolia faisait entendre sa tragique chanson. On eût dit un opéra de Verdi, dramatique et larmoyant à souhait, et on en versait des larmes, et on reniflait et on se tamponnait les yeux avec nos mouchoirs ! Enfin, façon de parler parce que Pascouché et moi on est surtout des escargots.

Bianca Lafolia a tenu trois saisons et ce jour d’hui, le vingt novembre, elle a fini par céder à la pression des éléments déchaînés : les incendies de Californie, les défilés de gilets jaunes, de bonnets rouges, de blouses blanches, de délégués du congrès des maires à écharpe tricolore, de la moustache d’Edwy Plenel en goguette à Villejean. Elle n’était plus très bien dans son assiette, elle est tombée, elle s’est écrasée au sol, elle est morte. Dès que j’ai su la nouvelle je suis allé prévenir Pascouché.

- Qu’est-ce qu’il y a, Buvard ? Tu ne vois pas que je suis en train de trier les granulés bleus et les pots de yaourt emplis de bière qui nous empêchent d’accéder aux salades qu’on raconte dans les télés ? Ceux-là, d’ailleurs, quand est-ce qu’ils vont nous rendre Apostrophes ?

Pascouché est un intellectuel susceptible et irascible. C’est une célébrité dans son genre mais il n’est pas prétentieux pour autant ni pour deux ronds de carotte. Il s’appelle Pascouché et il est célèbre parce que vous avez toutes et tous entendu parler de lui. Dans les manuels de calcul utilisés pour enseigner la multiplication, la division et autres opérations en option aux petits des humains, c’est lui qui escalade le poteau d’1’80 m de hauteur en grimpant 60 centimètres le jour et en redescendant 15centimètres la nuit. On demande au bout de combien de temps il atteindra le sommet du panneau.

- Eh bien ! On n’est pas couchés, se disent les parents des mioches en se grattant la tête.

- Et moi, quand est-ce que je dors, dans cette partie de yoyo ? C’est bien la peine d’avoir sa maison sur le dos si on ne peut pas se coucher dedans quand on veut ! a répondu Pascouché.

Pascouché n’a jamais tiré aucune gloriole de cette notoriété-là.

- Ca m’a juste forgé un peu plus le caractère. Comme la fois où j’ai réussi à battre le grand maître Limassov au tournoi d’échecs de Dieppe. Qui plus est en blitz !

La cadence du blitz, chez nous les escargots, est de quarante coups en trois jours puis de vingt coups en deux et enfin d’un jour pour terminer la partie. Avec un incrément de trois heures par coup joué.

- Notre amie Bianca Lafolia a cassé sa pipe cette nuit. Est-ce que tu veux bien m’accompagner à son enterrement ?

- Y’a pas une entourloupe non plus derrière cette histoire-là ? Je me suis déjà fait avoir une fois avec les cancres des prés verts dont le porte-plume redevient oiseau ! Je les connais, les mômes ! En sortant de l’école ils nous ramassent puis nous oublient dans un recoin de l’espace-temps et on est condamnés à tourner en rond dans un vieux souvenir de grand-mère ! Ou dans une cage à képi qui ne salue plus rien !

- Il paraît que ce sera une crémation et qu’on a besoin de nous pour établir la liste des chansons qui lui rendront hommage.

- Ah ? Un teppanyaki ? Alors ça marche, biloute ! On va aller l’oscariser, notre copine ! Tiens j’ai déjà une idée de titre : « Flamme pure et légère » !

- Ah oui, « la légende du feu » ! Ou bien « Allumer le feu », de Johnny !

- Dans « Mon père m’a donné un mari », la jeune femme met le feu au lit. Ca te dirait ?

- T’es fou, toi ! On ne peut pas chanter de chansons cochonnes dans ce genre de cérémonie funéraire !

- En tout cas moi je ne chanterai pas celle d’Yves Montand, même si on répond à l’appel.

Là-dessus on s’est mis en route pour aller enterrer la feuille morte.

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17 novembre 2018

Mille fanfreluches ! (Joe Krapov)


 
- OK, je ne suis pas un orfèvre, comme disait Henri-Georges Clouzot, mais pour pouvoir porter pareilles fanfreluches il faut appartenir à un certain genre de greluche : une nature un peu riche, pas moche, avec un tralala de derrière les fagots, genre Suzy Delair. Jolie paire de loches et de miches, bouche en cul de poule et elle-même poule de luxe à vous en boucher plus d’un coin tant elle est fraîche et franche quand elle guinche ou aguiche. Elevée par des Apaches à soulever l’artiche d’un vieil aristoloche à brioche et postiches. Le contraire d’une godiche, une pouliche qui s’affiche et dit « chiche » et se pourlèche dès qu’il s’agit de bamboche et de vous faire les poches. Le genre de Miss Fischer, chapeau cloche et belle broche qui flaire les anicroches avec sa tête de pioche, qu’en a dans la caboche, qui jamais ne trébuche et approche sans embûche de l’anguille sous la roche. Le genre pas pressé d’avoir une belle-doche ou d’élever des mioches. Guêpière et longs jupons, patchouli Chinchilla, bas résilles et boa, truc en plumes à la Zizi Jeanmaire. Qui pourrait correspondre à ça dans l’agenda du notaire à cravate qu’on a retrouvé noyé dans le Rhône ?

- Il se rendait tous les mercredis place Bellecour à Lyon, commissaire ! Chez une horizontale pour une heure de débauche. Genre « taloches, cravache, tu m’attaches pour que je m’amourache. S.M. moi non plus ! Sacher Masoch plein la sacoche ! »

- Le nom de la pimbêche, inspecteur Coluche ?

- Une nommée Amélie Méluche.

- Allez on se dépêche ! Avec un peu de chance on la pêche dans sa crèche. Mandat de perquisition, menottes et tout le toutime. Gyrophare et fourgon. Direction Lugdunum, non d’un petit bonhomme !

Après tout va très vite. La bignole, une vieille chouette chevêche (pie grièche ?) qui pitanche, est revêche et nous fait la tronche. Elle ouvre l’appartement car on a carte blanche et surtout bleu blanc rouge. Amélie Méluche a fait ses valoches. Dans le tiroir du bas on trouve le bas résille, frère jumeau de celui avec lequel, tout étranglé, le notaire passa l’arme à gauche. Mandat d’arrêt, portrait-robot de la petite biche, police des gares et des frontières. De plumes d’autruche à billet pour l’Autriche, il y si peu de lettres à changer ! Ca s’agite comme dans une ruche, de Perrache jusqu’à Pantruche

- Trop fastoche, cette affaire ! se dit le commissaire. Pourquoi ai-je l’impression, mille fanfreluches, nom d’un Caldoche, qu’on me prend pour un fantoche ? Qu’on me fait des niches ? Que l’on m’emmanche ?

La réponse est ici (et ce depuis dimanche !).

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