11 avril 2020

Les Aveux d'Haroun El Poussah (Joe Krapov)

DDS 605 Raymond Kopa

J’étais sur ce sofa quand Kopa écopa d’un méchant pénalty ; l’arbitre s’appelait Coppi, comme Fausto, et c’était à Sofia, chef-lieu d’la Bulgarie.

J’étais sur ce sofa quand Sophie se défit de tous ses beaux habits et fauta un iota.

J’étais sur ce sofa à manger du moka lorsque Mocky tomba dans un méchant coma après avoir commis tant de films très moqués car aucun du niveau de Pépé le Moko.

C’est sur ce sofa là que j’ai lu Modiano, Akim, Kamo (Pennac), Kerouac, Chaval et Gus Bofa (ici la rime est riche !).

C’est sur ce sofa-là que Lagaffe a gaffé et que De Mesmaeker une nouvelle fois ne signa pas contrat.

DDS 605 fox-et-croa-l-emprunt-quotidienSur ce sofa passa tout le gotha : Truffaut, Léaud, Sapho ; ici Nino Rota et Verlaine vomit, Rimbaud gifla Basile Boli et puis lança la tombola du Stromboli. Ont défilé ici Philémon et Baucis rejoints à la coda par Alexandre Lagoya, un joueur de cora des îles sous le vent (en fait Bora-Bora), le directeur des disques Ocora, l’inventeur du Coca-cola, Michèle Cotta, Benoît Dauga, Alice Dona qu’on adora, qui se dopa et répéta toute la doxa du mouvement des bodegas de Mendoza et même aussi Fox et Croa !

Sur ce magique sofa on se gaussa de ces beaux gars, Nicky Lauda, Robert Rocca, Emile Zola, Podalydès, Donatello et Jean Roba.

Sur ce sofa qu’est-ce qu’on a ri de Deborah, de Sorayah, Mona Lisa, Nick et Nora, Rona Hartner, Lotharingen et Konakry ! Du mollah Omar, de Radio-Nova, de l’auteur de la Torah, de tous les ayatollahs et même de Saint-Thomas qui ne voulait pas nous croire quand on lui affirmait que son amour était parti avec le loup dans les grottes de Rocamadour (il en fit un zona par la suite !).

Sur ce sofa on rigola, on caressa des chats, surtout des angoras, on visionna maître Yoda et des vidéos de yoga, on cria « hop-là ! », on yodla au-delà de tout ce qui est permis dans le kama-soutra en matière de cris !

Sur ce sofa on osa tout et jamais on ne mit le holà à quoi que ce soit : on y gueula djobi-djoba, on y joua au jokari, on y chanta du Joe Dassin, on y moqua Michel Jonasz plus chauve qui peut que Charles II à son retour des grandes Jorasses quand il se shootait à la Josacine et voulait jouait de l’ocarina.

Sur ce sofa, la semaine dernière, se donna Lola Rastaquouère !

Sur ce sofa on s’y lova, on ânonna, on y alla à Canossa, on annota Benjamin Stora, on pelota Paula, la cousine Rosa et toutes celles qui voulurent bien nous laisser faire (les autres nous giflèrent, en colère, ou alors nous violèrent, en chaleur). Je me souviens encore de Constance Bonacieux, de Nicole Notat et d’autres audacieuses de la montée aux cieux comme de Fausta Tulmouche, reine des Sainte-Nitouche le tiercé pas dans l’ordre !  Sur ce sofa, on y sauta même des repas ! On dansa la soca sans qu’Iznogoud le sache, on y but du soda et y engloutit des tonnes de gelati Motta aux germes de soja.

Ce sofa sur lequel Aladin me faussa compagnie n’était qu’un vieux tapis volant qu’il me faucha ! Il mérite l'échafaud, ce fâcheux ! Heureusement me sont restés les rêves des mille et une nuits que j’ai rêvés dessus dans l’humble médina où l’on me confina à cause du corona lorsque j’étais pacha.


N.B. Il n'y a ni nota bene ni post-scriptum à cette divagation de calife bonasse !

DDS 605 haroun-el-poussah

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04 avril 2020

Le Rastaquouère (Joe Krapov)

La Renaissance sportive de Libercourt (section ballet) en 1946 01

Voilà : tu es content d’avoir récupéré cette photo de 1946 sur laquelle on voit ta mère, ta grand-mère, ta tante Lucie, sœur de celle-ci, et surtout tes deux autres tantes du côté paternel : Paulette et Marie. Tu reconnais aussi une grande copine de ta mère et de Lucie, Andrée V.

Tu trouves que c’est vraiment dommage d’hériter d’une photo en si mauvais état mais tu es quand même épaté de ce qu’on trouve entre les pliures : une belle absence de grain, une coloration entre le sépia et le noir et blanc, du joli détail sur les visages.

Tu sais qu’il y a Alfred Langlet à droite, tu apprendras bientôt que c'est Fernand Catenne à gauche. Alors tu tapes sur Google «Renaissance Sportive de Libercourt» et tu atterris sur ce site, Histo Libercourt et surtout sur cette page.

En bas de celle-ci qu’est-ce que tu trouves ? La même image et d’autres de cette section «ballet» de la RSL. Mais quel dommage que ces photos soient de si petite taille !

La Renaissance sportive de Libercourt 3 (récupérée sur Histo Libercourt) 68102114


Avec un peu de technique on peut arriver à les agrandir. Et puis tu peux joindre, pour faire un joli billet de blog  à destination de nonagénaires nostalgiques, les autres photos que tu possèdes de ces jolies jeunes filles de 13 ou 14 ans.

Et c’est là que ton unique neurone se remet à fonctionner – on ne remerciera jamais assez le confinement qui lui accorde tout ce repos inattendu – et tu te dis que c’est peut-être par l’intermédiaire des deux jeunes sœurs de ton père que ta mère a connu ton père et que ton père a connu ta mère.

En tout cas tu comprends pourquoi, tous les premiers de l’an, elle ne ratait jamais l'occasion de regarder à la télé le concert de la nouvelle année pour voir exécuter « Le Beau Danube bleu » dans les beaux décors de Vienne !

Et tu comprends aussi que tu es un rastaquouère dans cette famille : tu as lu des tonnes de bouquins, tu écoutes de la musique classique, tu as voyagé, tu écris, tu as épousé la Denise, une fille de la ville, enfin, d’une autre ville mais… Mais… MAIS…

Tu danses comme une patate, le rastaquouère !

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28 mars 2020

C'est celui qui Jabberwockquidditch qui l'est ! (Joe Krapov)

DDS 604 Jabberwocky 2423932

Il était Wimbourne et les poursuiveurs
Fondaient dans l’hermione et s’y confinaient.
Les Suédois étaient trop courts du museau
Et les Holyheads harpies horcruxaient.

- Prends garde au méchant Jedusor, enfant !
A ses griffes qui happent, à sa gueule qui mord !
Méfie-toi de l’oiseau détraqueur, et fuis devant
Le très boutenchoc serdaiglatraptor ! »

Emportant avec lui son effrayant cognard,
Il partit en quête du vivet doré.
Contre l’arbre moldu, il alla s’adosser
Et se mit à réfléchir un instant :

- Pré au lard ! Choixpeau, phénix et Tutshill !
Que Bièreobeurre Porpington me vienne en aide !
Que ses ailes d’argent me magicprotectionnent !
Que je sois vigoureux comme le Rowlingstone ! »

Il était encore tout à ces pensées fort souafles
Quand le grand Jedusor, les yeux emplis de flammes,
Fendit le dumbledore à pas mangemortels
En ponctuant sa course de soucoupes de feu.

Et une ! Et deux ! Et tiens ! Et vlan ! Sans une trêve,
Le balai dispensa ses reliques de mort.
Une fois la bête à terre, il lui ôta la tête,
Et l’envoya danser dans les trois anneaux d’or.

- Le grand Repousse-ombrage par ta lame est tombé ?
Viens vite dans mes bras, mon enfant portoloin !
Ô broumseupe journée ! Fourchelangue et diadème ! »
Glouffa le père absent dans un élan de joie.

Il était serpentard et les chocogrenouilles
Sprintaient dans le poufsouffle et s’y poudlardillaient.
Les frelons de Queerditch étaient en pétuniage
Et les Porskoff cogneurs, galamment, pinceviffaient.

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21 mars 2020

Cynique mais pas cinoque ! (Joe Krapov)

Moi je ne suis pas fou ! Même si je suis bien calfeutré chez moi, je ne tiens pas à me faire lyncher par les dames qui fréquentent ces lieux-ci ! C’est pourquoi je m’abstiendrai de répéter ce qu’on m’a dit un jour, à savoir que les douleurs frénétiques liées à une crise de coliques néphrétiques sont plus douloureuses que celles d’un accouchement. 

Je dirai donc juste qu’une parturiente morfle, douille, endure, péridure, péricolose et je crains fort qu’un de ces jours notre oncle un poil sadique nous sorte de son dico des jolies choses très inspirantes pour l’écriture confinée comme placenta, ombilic, forceps, épisiotomie et j’oublie le pire car je déteste qu’on cause de médecine quand on va passer à table ou quand on est à table.

Puisque nous ne sommes pas faits sur le modèle d’une lettre à la poste il faut donc en passer par là , dame parturiente, et l’oublier un tant soit peu au fil du temps, la douleur. (Si Dieu avait voulu que vous ne souffrissiez point il vous eut faite en forme de fax et c’eût été moins amusant pour nous de jouer à la bataille navale avec vous).

Mais quelle joie, après la délivrance, de pouvoir claironner à la famille, à la tante Urbi et à l’oncle Orbi, que la descendance est assurée, que la famille s’agrandit et comprend un nouveau membre fort sympathique.

C’est à cet effet qu’on a jugé bon d’inventer le faire-part de naissance.

DDS 603 faire part polanski

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14 mars 2020

Avant que vous ne récamier mon silance déflinitif (Joe Krapov)

DDS 602 Avant que vous ne récamiez mon silence

Collage d'après le tableau de René Magritte, Perspective : Madame Récamier de David, 1951, huile sur toile, 60.5 x 80.5 cm. Acheté en 1997 par le Musée des beaux arts du Canada, Ottawa. © Succession René Magritte / SODRAC (2017)

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07 mars 2020

Personne disait rien (Joe Krapov)

J’ai entendu leurs voix dans la cuisine. J’étais dans une petite rue à l’arrière de l’auberge et la porte était ouverte pour laisser s’échapper dans la ruelle les vapeurs de cuisson, les fumées et les fumets.

Je n’avais rien mangé depuis trois jours et je n’avais pas un liard sur moi. J’ai frappé à la porte ouverte.

- Qu’est-ce que tu veux, étranger ? a demandé le vieux barbu au front dégarni. Nous sommes en plein taf, c’est les cuisines ici. L’entrée de l’établissement est de l’autre côté si tu veux consommer.

- N’y a-t-il pas parmi vous un dénommé Rampo ?

- Oui, c’est moi, a répondu celui des trois qui portait une kippa sur le sommet du crâne.

- On m’a parlé de ta force exceptionnelle au jeu de 421. Je suis moi-même joueur d’un assez bon niveau. Accepterais-tu que je t’affronte sur le tapis vert ?

- Te mesurer à moi ? Qui t’a rendu si vain, toi qu’on n’a jamais vu au cabaret du coin ?

- Je n’ai pas grand-chose à miser mais si par hasard je gagnais, je veux bien être payé avec cette poulette rôtie, là, sur la table. Si je perds je ferai toute la vaisselle de votre restaurant cet après-midi et ce soir.

C’était un très bon stratagème. Je les connaissais tous et je savais que le gars Rampo ne résisterait pas à un pareil défi.

- On n’a pas de piste ni de tapis mais si on pousse au bord de la table la corbeille de fruits, la poule et les morceaux de pain on a une petite place pour lancer les dés. Les voilà. A toi l’honneur.

- Pas de gobelet, non plus ?

- Et puis quoi encore ? Monsieur a peur d’attraper le Covid 19 ? On a les mains propres, ici ! C’est pas le Majestic mais le Gasthaus est de bonne tenue, les cuisiniers ont de l’hygiène et les dés ne servent qu’à nous !

J’ai souri, j’ai tourné les dés dans le creux de mes deux mains jointes, j’ai soufflé sur mes doigts et j’ai sorti mon premier 421.

DDS 601 carava01

 - La chance du débutant ! a commenté le barbu en noir.

Rampo a lancé les dés à son tour et il a fait rampeau. C’est-à-dire qu’il a sorti lui aussi un 421.

J’ai recommencé la même gestuelle et sorti mon deuxième 421. Cette fois-ci lui a fait nénette, c’est-à-dire 2+2+1, c’est-à-dire le plus petit score qu’on puisse obtenir à ce jeu. J’ai hérité d’un premier paquet de jetons en pain azyme.

Ca a été à son tour de jouer. Il a sorti trois as d’entrée de jeu. J’ai refait 421 et gagné la première manche.

***

En deux manches, c’était plié. Je m’apprêtais à mettre la poulette rôtie dans mon panier et à leur serrer la main pour prendre congé.

- Pas de ça, Lisette ! a dit Rampo. Nous on a les mains propres mais toi on ne sait pas d’où tu viens ! Et avant de te barrer, explique-nous. Il y a un truc ?

- Oui, il y a un truc, ai-je répondu. Je suis Dieu descendu sur la Terre !

- Arrête tes conneries ! Ou alors donne-nous d’autres preuves de tes grands pouvoirs !

- Vous ne me croyez pas ? Regardez cette volaille : je vais lui rendre la vie !

Sous le regard ébahi et batyscapholé des trois commandants cuistots, j’ai balancé ma main ouverte au-dessus du plat comme si je lançais à nouveau les dés magiques.

La poule s’est remplumée, a ouvert un œil, étonné d’être couchée sur le dos dans la cuisine d’une maison bourgeoise.

- C’est bon, le métèque ! Casse-toi, avec ta poule ! Tu nous as fait perdre assez de temps comme ça. On a du boulot, nous !

J’ai fait un grand sourire, j’ai ramassé mon lot et je suis sorti dans la ruelle.

***

Une fois que je suis arrivé sur la place du village je me suis assis au soleil sur la margelle de la fontaine. J’ai fermé les paupières et j’ai savouré la douceur du jour. C’était l’heure de la sieste, il n’y avait plus un bruit, personne ne disait rien.

Puis je me suis frappé le front et j’ai crié :

- Quel con ! J’en ai encore trop fait, comme d’habitude et ce failli trophée, si je veux le déguster, il va falloir que je le tue, que je le plume et que je le fasse cuire alors qu’il était tout prêt à consommer tout à l’heure !

A l’intérieur de mon cabas la poule qui m’avait entendu me plaindre a gloussé de rire. Je l’ai extirpée du panier et je l’ai prise entre mes mains. Je l’ai serrée précieusement.


P.S. Cet épisode a également fait l'objet d’un collage de Jean-Emile Rabatjoie (Musée Iconoclaste Rennais, Série Les chiens aboient, Le Caravage passe) reproduit ici :

DDS 601 caravage04cene

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29 février 2020

Que sont mes ami·e·s devenu·e·s ? (Joe Krapov)

mimosa

Mimosa ! J’ai été très content que Marina B. me réponde, à l’énoncé de ce nom-là : « Il n’y avait pas un personnage de bande dessinée qui s’appelait comme ça ? ».

Bien sûr que si ! C’est à lui que j’ai tout de suite pensé quand j’ai lu ce mot, samedi dernier, sur le site du Défi. Mimosa ! Le fils adoptif de Popeye et d’Olive Oyl !

Il faut dire que la bande dessinée est devenue un passe-temps quasi-quotidien chez moi. J’ai toujours eu un caractère à aimer bien les phylactères et certain·e·s d’entre vous ne manqueront pas l’occase d’ajouter qu’il me manque une case et que j’aime à coincer la bulle plutôt qu’à me mêler des conciliabules du pape ou de Slavons.

Mimosa ! Pourtant on ne lisait pas Popeye, chez nous. Où cela paraissait-il d’ailleurs vers 1964 ? Il y avait bien quelques dessins animés grappillés à la télé chez le fils du pâtissier le jeudi après-midi mais en bédé, sur papier ? C’était chez Suzanne Ambert, en fascicules de la SFPI à trois francs ?

Au secours, Madame Wikipe !

Swee’ Pea (P’tit pois) apparaît le 28 juillet 1933. Enfant abandonné devant la porte de Popeye, il est adopté par le marin, véritable papa poule, et Olive, plus distante. Il se déplace toujours à quatre pattes dans sa longue chemise de nuit et arbore une casquette de marin. Malgré son âge, il est très intelligent. Si au début, il ne dit que « Glop », son langage s'étoffe peu à peu. C'est un des personnages principaux du comic strip post-Segar.

Passons sur ces questions de spécialistes. Interrogeons-nous plutôt, à partir de ce souvenir de pop-culture, sur le fait que les héros de papier ne vieillissent pas, contrairement à nous qui nous prenons un an dans les dents et tout ce qui va avec à chaque date anniversaire de notre naissance.

Et si, d’un seul coup d’un seul, comme dans l’invraisemblable saison 2 des aventures de Michel Vaillant, les héros de notre enfance revenaient, dotés d’un fils et d’un neveu de dix-huit ans, avec les mêmes syndromes de vieillissement que ces gamins ou que nous-mêmes, voudrait-on encore d’eux pour conduire des bolides sur les circuits de course automobile ? Oui, je sais, il n’est plus question de retraite pour quiconque depuis que le président Bérézina est au pouvoir.

Mais creusons l’idée quand même. A votre avis, que sont-ils devenus, une fois devenus grands, Mimosa, Soupalognon y Crouton, Fantômette, les gamins du Club des cinq ou du Clan des sept ?

On joue ? On joue ! Je lance quelques suggestions, vous complèterez avec vos propres références livresques, cinéphiliques ou Tintinophiles dans la zone de commentaires.

Boule et Bill : le petit garçon est devenu vétérinaire, le chien est enterré au cimetière d’Asnières. C’est ça aussi, le désavantage de vieillir, c’est qu’il faut un jour se départir un peu.

Sylvain et Sylvette : ont fait fortune en devenant designers pour une maison de bonnets de nuits

Soupalognon y Crouton : est devenu sportif de haut niveau. A remporté la médaille d’or d’apnée juvénile aux jeux olympiques de Barcelone en 38 avant Jésus-Christ

DDS 600 TintinAbdallah (dans Tintin © M**lins*rt-les-Gommettes) : Agent des services secrets d’une contrée pétrolifère. Occasionnellement découpeur de journalistes en consulat.


Le Petit Nicolas
: a fait partie du Big bazar de Michel Fugain, a cherché à se faire élire président de la République en 2012 puis est devenu producteur musical (Notre Dame de Paris, Kids United) sans sombrer dans la mégalomanie ni dans la colombophilie.
 

DDS 600 Le Club des cinq arrête-l-alcoolLe Club des cinq : leurs aventures à l’âge adulte sont désormais relatées par Bruno Vincent mais je n’achète plus que des livres sur le jeu d’échecs. Je télécharge aussi des e-books gratuits mais pas pour les lire, juste pour les posséder. C’est mon petit côté Onc’ Picsou. J’adore plonger et nager dans le bonheur de ma bibliothèque-piscine virtuelle !

Le petit garçon de la chanson de Claude François « Le Téléphone pleure » : sa maman s’est mariée sept fois et vient d’entrer à l’Epahd du Lundi au soleil à Lay-les-roses. Ce n’est pas pratique pour lui de passer la voir régulièrement vu qu’il est archéologue et qu’en ce moment il fait des fouilles à Alexandrie avec son épouse Alexandra. Heureusement il y a ses demi-frères et demi-soeurs un peu marteaux qui s'occupent ferme de son bonheur.


Charlie Brown des Peanuts
: a fini par épouser la petite fille rousse. Il tient un magasin de cerfs-volants à Montélimar mais il paraît que la vie là-bas n’est pas toujours du nougat.


Riri, Fifi et Loulou ont été transformés en pâté de canard périgourdin, médaille d’or au concours général de Paris 1998.

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Et, pour boucler, Mimosa, justement ? Il est devenu ingénieur agronome à l’INRA et travaille à l’Agrocampus de Rennes au sein de l’équipe Spinach+. Késaco, Spinach+ ? L’objectif de ces chercheurs et chercheuses est d’obtenir des épinards qui soient d’une teinte rose ou jaune citron afin que nos bambins à nous mangent d’avantage de ces légumes-là qui sont si bons pour le corpore sano de notre mens sana grâce au fer qu’ils ne contiennent pas.


Thats’s all folks !

DDS 600 Thats_all_folks

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22 février 2020

Le Bourgeois n'est pas gentilhomme (Joe Krapov)

- Tu te rends compte, Loreille ? Le 28 décembre 2019 j’ai photographié une lemniscate alors que j’ignorais jusqu’à l’existence de ce mot !

- Et oui, c’est comme ça, la vie, Lardu ! Tu es une espèce de Monsieur Jourdain dans ton genre.

- C’est qui, ce Jourdain ? C’est un gars qui est traversé par des illuminations, comme Rimbaud ?

- Non c’est un gars qui est assis sur son prose et qui ne le sait pas ! Et en même temps, ta photo ne représente pas une lemniscate.

- C’est quoi alors cette figure alambiquée ?

- C’est une calomnie scoute !

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15 février 2020

Un kilt par jour ou presque (Joe Krapov)

Samedi

Que faire pour le prochain Défi du samedi ? Chanter «Le Kilt» de Sheila ? Comme le dit Michel Fugain, je sais déjà que «je n’aurai pas le temps»… de retourner en 1967 ! Les paroles sont un peu niaises et la vidéo sacrément kilt… euh, kitsch.



Dimanche

Je trouve l’idée de mon billet - il sera très court pour une fois, me dis-je, naïf - chez L’Adrienne ! Le voici :

« Quand on parle de kilt on en revient toujours à la question traditionnelle : les messieurs qui en portent un ont-ils ou non un slip en-dessous ? Il paraît que non.

C’est désormais confirmé : les Ecossais ne portent pas de slip sous leur kilt. Les slips, ils les enterrent pour vérifier que la terre de leur jardin est de bonne composition ! »

https://adrienne414873722.wordpress.com/2020/02/08/f-comme-file-moi-ton-slip/

 

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Lundi

Au lieu de taper ces cinq lignes et de les envoyer à mon oncle préféré, j’ouvre un des livres dont Marina B. veut se débarrasser. C'est un recueil de contes japonais de Sôseki très bien illustrés par Qu Lan, une artiste chinoise qui vit en France. Et sur quoi je tombe, à la page 106 ? Un kilt !

Je publie l’image sur mon blog car j’ai décidé d’utiliser ces illustrations dans mon atelier d’écriture du mardi.


Mercredi

Je publie le texte écrit la veille à l’atelier et j’ai droit à un commentaire de Walrus, voire à un avant-goût de son billet du samedi ! Je réponds au comm’ en lui donnant le lien du concert de Mike Oldfield, Tubular bells II en public au château d’Edimbourg-Edinburgh en 1992. J’oublie de signaler le moment où l’on voit des kilts en pagaille. C’est à 48’.

Le feu d’artifice sur le château est à 1 h 01’ 30’’ .




Jeudi

Je vais rendre mes bouquins en retard à la Bibliothèque des Champs libres. En passant boulevard de la Liberté je m’arrête devant cette boutique d’épilation aux affiches de mauvais goût. Paf ! Celle d'aujourd'hui est épile poil dans le thème du Défi !

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Vendredi

Je ne sors pas de chez moi. Je tape les commentaires des parties d’échecs de la veille et mon Défi du samedi. J’aurais pu vous parler du gambit écossais que je joue avec les blancs, d’un premier album des aventures de Chick Bill intitulé «Le Monstre du lac» dans lequel toute l’équipe de Wood-City se retrouve en Ecosse car Kid Ordinn y a acheté un terrain… vertical ! Dog Bull, ruiné, est obligé de se faire engager comme valet de chambre, porte un kilt et est renommé «Marmaduke» par son employeur.

DDS 598 Marmaduke Chick Bill


J’ai laissé tomber aussi les aventures d’Arthur le fantôme en Ecosse – ah ces châteaux de Jean Cézard qui ont enchanté mon enfance ! -.

 

DDS 598 ArthurDDS 598 Arthur 2

 

J’ai trouvé chez madame Wikipe de quoi boucler ma semaine de « Ne me kilt pas » :

« Les Écossais ont également une réponse toute faite à cette question de savoir ce qu'ils portent sous leur kilt : « The future of Scotland » (L'avenir de l'Écosse). »


P.S. Une dernière krapoverie pour la route : « Quand le flipper affiche « Kilt » c’est que la parkie est kerminée. K’as Krop secoué le cocokier ! »

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08 février 2020

99 dragons : exercices de style. 53, Joute oratoire un poil insultante (Joe Krapov)

DDS 597 San-Antonio N'en jetez plus

- Aboyeur Abruti et Acariâtre ! Abcès du cul ! Affameur !

- Va te faire encadrer, Alcibiade à la manque ! Alcoolo allumé ! Affairiste à la mords-moi le nœud ! Agité du bocal !

- Anchois analphabète ! Andouillasse ! Ane bâté ! Animalcule ! Anormal ! Anthropopithèque ! Anthropophage !

- Argousin ! Apparatchik ! Arpète ! Amerloque attardé ! Apache ! Amputé de la balayette !

- Avale-lasagnes aux petits pieds ! Artichaut architaré ! Antéchrist pas coté à l’argus !

- Avorton aventurier et babillard ! Avocaillon du lundi, azimuté la tête dans le cul !

- Babouin aztèque ! Bâfreur bas du cul ! Baleine à pattes à balloches molles !

- Bachi-bouzouk de banlieue ! Vieille baderne ! Adjupète à la gomme !

- Bandit de grand chemin ! Bambocheur ! Balourd ! Balayure !

- Baise-pantoufle ! Balaye-églises ! Baragouineur bande-mou !

- Gros tas de barbaque pour asticots ! Assassin barbare ! Barbon arriéré ! Arsouille !

- Barbouze de baudruche ! Baratineur barjo ! Va donc, eh, banane ! Baltringue ! Bâtardon aviné !

- Batracien bavard ! Bibendum ! Bestiasse béotienne !

- Bébé Cadum ! Bécasson bêcheur ! Béjaune ! Va donc artiller ta belle-doche !
DDS 597 San-Antonio Les cochons sont lâchés

- Bourrique ignare et boursouflée ! Boudin hors d’usage ! Bout de cul ! Bovidé !

- Boy scout boutonneux et braillard ! Branleur des tasses ! Commis-voyageur fourbu ! Branquignole !

- Broute-paille ! Cachalot ! Cague vivante ! Triple buse ! Brutasse ! Cageot !

- Remballe ton braquemart, le bravache, c’est rien qu’une burette ! Pouet pouet camembert, Capitan ! Si c’est tout ce qu’il a trouvé l’amphytrion burgrave parmi ses capons et ses ruffians à la mie de pain comme chevalier cagnagoux pour me chercher des noises, dis-lui qu’il me fait bien rire, le branlocheux du chef entouré de ses chauves édentés à la con!

- Ferme ton claque-merde, calamité des cambrousards, vieille carne cannibale, caramantran !

- Un cacou ! Une bleusaille à burnes molles ! Un caïman de pacotille ! Une tranche de cake de calotin mal culotté !

- Casse-toi, tu pues, vieux plat de ma bande ! Castapiane de Castafiore ! Chaloupe en chaleur !

- Chafouin ! Casse-burettes ! Chat crevé ! Chicaneur chiatique !

- Chameau malcommode à bosses nases ! Fleur de bidet ! Chancre merdeux ! Je vais t’enfoncer un cactus dans le cul pour te faire reluire !

- Cataplasme ! Carafon caractériel ! Cercopithèque cérébreux !

- Charognard de la pire espèce ! Chasse-mouches de Prisunic ! Vieux chapon puant !

- Châtre-pourceau ! Chercheur de merde ! Pseudo chevalier blanc ! Commis charcutier ! Charlot !

- Chiasserie déambulante ! Poubelle de chiftir ! Christ de calice de chienne, tu ne mérites que le chtar ou la chtouille !
DDS 597 San-Antonio Baisse la pression

- Ferme donc ton clapet, chieur de travers ! Chouineuse ! Cinoque des cinq cent mille diables ! Ciron sans rien dans le citron !

- Tu vas la déposer ta chique, espèce de chnoque ? Choléra choucrouté ! Cinquième roue du carrosse de la Fée Carabosse !

- Court-la-route cradingue ! Second couteau ! Crampon craignos !

- Colombin colonisateur ! Compisseur de Sainte Verdiana ! Coliquard collabo à la noix !

- Et moi je te conchie, gros con-conclaviste ! Condottiere de demi sel de quart de vautour ! Confetti de carnaval !

- Arrête ton charre, chie-musc, tu vas faire exploser le conomètre ! Constipé cophrophage !
!

- Coquecigrue ! Carabistouille ! Calembredaine ! Corsaire cosmopolite !

- Tu ratiocines, cornemuse ! Comique ! Bécassine de mes deux !

- Couchailleur cossard ! Mou des couilles ! Couilles en bois ! Boit sans soif !

- Coupe-bourses crapoteux ! Courante de couloir à lentilles !

- Coupeur de cheveux en quatre ! Coureur au cul des courges ! Courtisan courtaud ! Crâne d’œuf !

- Crocodile de Cro-magnon ! Crougnat ! Crevure criminelle ! Crétin crasseux !

- Cuitard cyclothymique ! Cul de plomb bénit ! Curaillon !

- Culbuto à pustules ! Crapaudaillon fielleux ! Cyclone ambulant !

- Mais ferme donc ton grand ton claque-merde, clabaudeur ! Tu jactes un sabir de clown triste !
Clématite ! Coloquinte ! Glaïeul !

GONG !

- Chers téléspectateurs ! Vous venez d’assister en direct à l’élimination surprenante de Monsieur Ledragon qui est sorti de la zone des ABC en utilisant le mot « glaïeul ». Enfin, cher candidat, Monsieur Ledragon… Qu’est-ce qui vous a pris ? Glaïeul ! Voilà un G qui vous coûte très cher. Vous étiez parmi nous dans ce «Jeu des gros mots» depuis vingt-cinq semaines et Monsieur Saint-Georges, pour sa première participation, a réussi à vous détrôner de la plus belle des manières qui soient en vous poussant à la faute. C’est donc lui que nous retrouverons la semaine prochaine en vue d’affronter un nouveau candidat avec cette fois-ci les injures des lettres D à F. Chers téléspectateurs, nous vous souhaitons de passer une très bonne soirée sur Télé- Rabelaisie 1. Après notre générique fumeux vous aurez droit à quelque publicités bien pourries et à la météo qui nous a promis hier un temps merdique et ne s’est pas trompée. Bonne soirée quand même !

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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