<p>Papier inutile (trainmusical)</p>


Grrrrr ! Ce devoir me pause problème. Je ne vais jamais (not french) pas y arriver. Je suis tout angoissé devant ma feuille de papier blanc. Horrible et déconcertant la feuille vide, c’est la panique. Mais que voulez-vous que je mette en place comme mots ? Je n’y arrive pas. Je me suis fait avoir comme un pigeon d’avoir accepté ce défi. Un bout de papier inutile.

En plus mon chauffage est défectueux, j’ai froid, glaglagla… Je me crois en Sibérie entouré de grives à ailes rousses dans la neige ou de grues de Sibérie… qui sont également blancs… comme ma feuille de papier.

Je préfère être au chaud, en Afrique, encadré par des marabouts d’Afrique. Quoique ça ne change rien à mon papier insipide.

Il faut que je boive, car ma très grande concentration intellectuelle me donne soif. Pendant ce temps, j’entends un bruit :
- lap-lap… C’est mon chat sous la table qui boit du lait… Le lait blanc comme ma feuille de papier, j’enrage…

Oh ! Mais que vois-je ?... Ma feuille n’est plus si blanche que ça, à force d’évoquer mes pensées par écrit, j’y ai déposé des mots…

Un… deux… trois… quatre… noms d’oiseaux. N’en manque qu’un seul.
Et un… deux… trois… onomatopées. Je dois deviner le quatrième.

Si je les trouve, alors je peux envoyer mon texte. Et vu ma très haute intelligence, le problème sera vite résolu.

Silence ! Ne pas me déranger, je cogite…

Je ne repère rien…

Je ne discerne toujours pas… Pourtant je ne suis pas si idiot…

Je transpire tellement, que je dois prendre du papier WC (Pas blanc mais brun…) pour éponger les sueurs de mon front.

Tant pis. Je vais expédier cette feuille de papier qui n’est plus dénudée, car garnie d’expressions très personnelles et confidentielles. Cependant, c’est un grand malheur pour moi de rater le quatre-vingt-dixième (not french) nonantième défi, juste pour deux mots manquants. Dommage, car on va me traiter de canard boiteux qui fait couac…

©Les éditions du papier très utile