Ce samedi, je rentrais de faire quelques courses pour recevoir des amis le soir même. Dans le hall de mon immeuble, je passais devant les boîtes aux lettres. Comme il m’arrive de le faire occasionnellement, je prenais le temps de retirer mon courrier.
Par habitude sans doute, je ne prends jamais mon courrier lorsque je sors de l’immeuble ; à quoi bon m’en encombrer ! Du fait de la disposition des lieux, si j’utilise ma voiture, ce qui est le cas le plus fréquent, je prends l’ascenseur pour me rendre au garage et je ne passe pas devant les boîtes aux lettres.
Ce jour-là donc, je décidais de lever mon courrier.
A part des pubs et quelques factures, recevoir des lettres est de plus en plus rare dans notre société de téléphonie et de messageries électroniques.
Mais là, j’avais un brelan !
- Une lettre de mon percepteur : pas de doute, il acceptait ma demande d’échelonnement. Pas besoin d’ouvrir l’enveloppe, c’était acquis.
- Une de mon médecin : une confirmation écrite du diagnostic oral fait lors de mes dernières radios … rien de nouveau. Je ne voyais pas ce que cela pouvait être d’autre.
- Et une troisième anonyme « extérieurement ». Sur l’enveloppe tramée, un peu épaisse, l’écriture manuscrite était élégante et déliée et la personne avait pris le soin de mettre un joli timbre de collection.
Je me réjouissais à l’avance du contenu de cette lettre d’un autre âge : tout allait bien.
Si récupérer mon courrier n’a rien d’urgent, l’ouvrir l’est encore moins !
J’aime prendre mon temps, pour ouvrir, pour lire, d’ailleurs je ne déchire pas les enveloppes, j’utilise toujours un coupe papier ou un ouvre lettre ; je ne suis pas apertopapyrophile pour autant.
Une fois à l’appart., je déposais les lettres sur mon bureau. Puis, je vaquais à mes préparatifs pour la soirée.
Lorsque ma première invitée arriva, je n’avais toujours pas ouvert les enveloppes.
Ce n’est pas grave, pensais-je en apercevant le courrier sur le bureau : je l’ouvrirai demain … ou plus tard !