Je retrouve  ce matin cette expression mais pas son auteur ou sa provenance. Pour tout vous dire, j'avais toujours entendu dans la bouche de mon mari: il vaut mieux l'avoir à cheval qu'à table. Ai-je mal entendu?  C'est ce qu'il disait de moi (et d'autres comme moi) quand je l'ai connu et jusqu'il y a quatre ans, soit six mois avant sa mort. Il racontait aussi que quand nous allions au restaurant et qu'on me demandait si je voulais un fromage ou un dessert, je répondais les deux bien-sûr. Et comme, nous sortions beaucoup, même mon métabolisme de jeune fille puis jeune femme et femme, tout court, et mes dépenses physiques n'ont plus suffi pour éliminer tout ça et de mince, je suis devenue ronde, forte, en surpoids puis obèse. Je vous ai déjà raconté mon rééquilibrage alimentaire qui m'a fait perdre de mai  à la mort de mon mari en novembre 2019, vingt kilos puis encore 20 kilos après cette perte qui devait me faire regrossir, d'après le médecin nutritionniste. J'avais beaucoup attendu puis hésité avant de faire cette démarche... radicale car je savais que ça allait changer notre mode de vie et je craignais que ça n'entraîne des remous dans notre couple. Même obèse, il m'aimait mais savait que moi, je me sentais mal ainsi. Et puis, il était plus agréable d'avoir une jeune femme gourmande à sortir qu'une femme mûre nareuse à table. Il était avec moi quand le médecin a énoncé  les règles alimentaires et a dit qu'il était prêt. Mais lorsque nous sommes sortis la première fois pour dîner dans l'un de nos restaurants traditionnels de gourmands. J'avais rechigné car je savais que ce serait compliqué. Il n'y avait pas bien sûr ce qu'il me fallait. Alors mon mari a dit que je pouvais m'adapter pour cette fois puisqu'à la maison, on faisait tout ce qu'il fallait depuis ... une semaine. Là, le patron est venu prendre notre commande et j'ai demandé ce qu'il était possible de faire pour mon cas. Mon mari m'a trouvé nareuse et je suis rentrée à pied à la maison, le laissant à ses agapes. Après, nous sommes  plutôt allés au restaurant le midi, car c'était plus simple de respecter les règles de la nutrition. Et puis, il pouvait quand je faisais ma nareuse au travail, faire son gourmand seul.