Dans ma prime jeunesse, je ne connaissais que trois sortes de pâtes :

  • les macaronis qu'on préparait soit gratinés avec jambon et fromage, soit noyés dans le beurre fondu et largement saupoudrés de vergeoise, ce qui donnait une sauce sucrée-salée un brin écœurante qu'on pouvait aspirer à travers le macaroni, produisant de splendides bruits de sucion

  • le vermicelle et les petites lettres qu'on mettait dans les potages. Avec ces dernières on pouvait tenter d'écrire son prénom sur le bord de l'assiette (et plus si affinités)

De nouilles, il n'en était question que dans une chanson de marche pour colonie de vacances ou boys-scouts plus ou moins attardés :

"Dans la troupe, y a pas d'jambes de bois,
Y a des nouilles, mais ça n'se voit pas...
"

Cette mauvaise réputation des nouilles peut faire supposer que les cuistots de ces colonies ou camps étaient eux-mêmes des nouilles pas foutues de cuire les pâtes al dente, ce qui a pour effet de les rendre collantes et molles (en plus de transformer une grande partie de leurs sucres lents en sucres rapides et de favoriser ainsi l'obésité ambiante).

Chez nous, nous n'employions généralement pas "nouilles" au sens étendu de "pâtes", comme c'est souvent le cas en France, nous nous limitions au sens de pâtes longues et plates comme les tagliatelles. Quoiqu'aujourd'hui avec l'invasion des plats préparés et des cuisines orientales, nous ayons tendance à pédaler dans la semoule (de blé dur bien sûr).

Mais j'imagine que vous vous en foutez...

Eh bien, moi aussi, je ne mange que des linguine alle vongole (et sans tomate encore !).