En Champagne, comme ailleurs je pense, mon paysage de pâtes d’enfant sage est constitué de cheveux d’ange et des pâtes en forme de lettres de l’alphabet, du vermicelle dans du lait et des coquillettes.

Lorsque j’ai quitté mes parents pour la première fois pour une chambre de bonne au sixième étage (sans ascenseur, toilettes sur le pas de la porte, pas de douche bien-sûr) à Paris, j’avais juste un butagaz (interdit) pour faire la cuisine, c’était assez rudimentaire. Faisais-je des pâtes ?

J’en ai cuit dans mon deuxième appartement car j’étais un peu mieux équipée : une cuisinière, un four. Je mettais des pâtes dans un plat, des œufs et du gruyère et je faisais gratiner le tout au four. Mon plat de Reims.

J’ai du manger des pâtes chez des copines (j’en avais peu) et chez des copains (j’en ai eu pas mal) mais je me souviens plus de ce qu’on buvait que de ce que l’on mangeait…

J’ai toujours eu des chéris cuisiniers, des hommes qui n’avaient pas besoin de femme pour s’occuper d’eux.

 

Avec mon mari, nous avons découvert les ravioles dans la Drôme où nous avons vécu et dans l’Isère voisine d’où elles sont originaires, je crois. Allez à Romans voire le paysage et manger des Ravioles. Je n’en trouve plus en paquets mais fraîches en plaque, elles sont très bonnes.