Mon coiffeur était un show Man. Il savait appliquer un vieux principe : mettre les rieurs de son côté .

Il savait s’y prendre pour tailler les costumes aux voisins du village.

Quelquefois la sonnerie de son téléphone brisait les apartés "les tontons flingueurs" envahissaient alors le salon de coiffure et nous étions tous sur nos gardes.

C’est un lundi que la semaine a mal commencé.

On jouait une goualante à la radio, une polémique autour de la dernière partie de pétanque était en train de casser l’ambiance. Cette goualante en rajoutait dans le style on ne va pas s’en sortir.

Pourtant il n’y avait pas de lien entre une coupe de cheveux et une partie de pétanque même pas l’épaisseur d’une tranche de jambon.

La discussion s’enflammait sur fond de goualante. On aurait dit un feu de pinède.

Du coup mon coiffeur a sauté comme un bouchon de champagne il a pris jules par sa tignasse et l’a expulsé du salon illico Manu militari!!

La goualante jouait toujours son air à pleurer alors que nous étions morts de rire .

Personne n’avait voulu monter à l’assaut de la polémique avec des seaux à la main . Jules maintenant pleurait sur le trottoir. on aurait dit un slip face à un tsunami .Il avait encore du savon à barbe sur le menton .

Ho là bas le bel oiseau à collerette lui cria une passante en riant. Jules avait le sens de l’humour d’une bordure de trottoir.

Il se remit à pleurer de plus belle. La radio en avait fini avec cette putain de chanson de M……qui devait être pour quelque chose dans ce satané lundi. On avait fait un peu trop de foin autour de cette pétanque.

Pour sortir de ce jardin d’enfants où on s’était tous ensablés, on s’est mis à chanter une goualante du coin dont je tairai les paroles.