Oui, je vous entends : "Ta goualante est lente à venir !"

Mais bon Dieu, je suis en vacances, en Alsace de surcroît et ici, la goualante, ce serait plutôt le genre "Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine". Enfin, pour celle en français, parce que celles en alsacien... Déjà, l'allemand j'ai dur malgré que je l'aie appris, mais l'alsacien, j'y entrave que dalle comme on dit à Paris.

Je dis ça parce que dans la première Winstub où nous sommes entrés cette année, la serveuse, une gamine d'un quarantaine d'années (c'est vous dire si elle a connu la guerre, moi-même j'étais à peine né, alors...) s'est épanchée sur le triste sort des Alsaciens mal considérés par le reste des Français depuis au moins la guerre de Sedan...

"Schleus qu'ils nous appellent !" se lamentait-elle auprès de mon épouse, laquelle a un chic fou pour attirer les confidences (un effet secondaire de son côté bonne-maman j'imagine).

Nous ne nous en sommes sortis que grâce à nos propres compatriotes germanophones (qu'ils en soient remerciés) qui ont connu eux aussi ces allers-retours d'un pays à l'autre.

Il était temps, ma choucroute commençait à refroidir !