Oh  Morta ! Comme ta lame affutée s’agite,
Encore un conflit, une épidémie de rhinite ?
Nenni Nona, mais les humains m’exaspèrent,
Et leur déni de nous me mets fort en colère.

Même leur Dieu unique, piquant notre labeur,
Leur rappelait qu’ils ne savent ni le jour ni l’heure,
Ils ne cessent d’occulter mon seul moment de gloire,
Et cachent leurs trépassés dans de froides armoires.

Décima, ma sœur, est-elle possible l’harmonie,
S’il n’y avait une fin, au bout de chaque vie ?
Nona, tu t’épuises à ta quenouille, pour ces pantins,
Décima, ton beau fil des destins, pour ces crétins !

Nona et Décima, calmaient l’ire de leur sœur.
Vrai, ils sont bien pathétiques, on leur fait toujours peur,
Mais calme ton courroux, certains destins sont doux,
Conviens que quelques défis les rendent un peu fous.

Ils s’appliquent alors à pondre en alexandrins,
Des poèmes ridicules qui nous remettent en train,
Allons, fais donc rallonge, au moins pour quelques uns,
Laisse-les se dépatouiller jusqu’à la fin.

Tu vas voir, comment elle finit ces Parques à thème,
Je t’assure, ça n’a rien à voir avec Athènes,
Mais c’est bien rigolo, regarde elle tire la langue,
Et s’emmêle tant les pieds qu’à la fin, elle s’étrangle.

MORTA !! PAR JUPITER ! TU FAIS CH…