Peter Pan m'a confié sa poudre d'escampette

or

j'ai soufflé sur les toits mes mines de crayon

comme on soufflerait la neige dans la tempête

- donc tout m'est revenu, ailes sans papillon.

J'ai relevé le crâne ourlé des solitudes

vers ce monde où jadis Peter Pan étirait

mes regards et j'ai vu dans cette multitude

ton regard déposé plein d'or par une fée

j'ai entrouvert le ciel téméraire orphelin

des amours humaines pour enrouler ton sein

sur ma peau oubliée des bises et du temps

et le brouillard s'est mû en ton visage ardent

les nuages alors sur les toboggans qu'hier

encore Jacob prit pour de durs escaliers

devinrent nos jouets nos zélés messagers

et l'axe de nos yeux depuis crée l'univers

Poème écrit pour Koala, mon nuage mi-brouillard boudeur, mi-nuée vivifiante.