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L'espoir, l'étoile fragile d'un bonheur incertain

Ce matin s'est dissout, me laissant sans voix.

Dans la brume opaque, s'efface le chemin,

Qui aurait pu lentement m'amener à toi.

Les rimes flatteuses perdent pieds, brutalement se noient,

Se diluent, se taisent, emportés par les vagues d'un chagrin,

Où l'azur se disloque, disparaît, aspiré, par l'abîme du désarroi,

Bouche béante dont aucun mets, jamais ne calmera la faim...

Aucune musique aussi douce soit-elle,

Ne m'apportera le réconfort rêvé de tes bras.

Prostrée, j'écoute pleurer le violoncelle ;

Sur mon paradis perdu, je trace une croix.

Toi mon amour, mon "x", mon délicieux inconnu

Restons unis par nos âmes, ignorons le temps ;

Formons ce bel oiseau double , jamais aperçu,

Ce reflet parfait, dans nos chimères... soyons amants.