Une demie heure plus tard , j’ai ralenti ma marche et milles pensées m’assaillirent ;

J’ai jeté un long et triste regard sur le temps qui venait de s’écouler sans retour.

J’avais été incapable de détour ,de trahison;et ce mot d’adieu murmuré au creux de mon oreille sifflait encore comme une craie sur un tableau noir .

Ma cruelle infortune se lisait sur mon visage quand je fus tirée de mes sombres réflexions par le gazouillement d’une grive perchée sur la plus haute branche d’un bouleau.

Mon grand malheur se résumait dans cette question puis-je aimé à nouveau ?

j’étais sombre et je me suis juré de ne plus parler d’amour et ni d’enseigner qu’on trouve toujours de soi dans l’autre .

Je n’oublierai jamais ce réveil brutal ,sous ce ciel d’été d’un bleu sombre .

C’était fini pour moi je ne serai jamais la SANTA MARIA DELLA VITTORIA , évanouie d’amour , les yeux mis clos de bonheur et d’extase.

Des milliers de demies heures plus tard ,je n’ai plus été touchée jusqu’aux larmes ,

et dans les lambeaux de mes journées, je me suis fermée comme un livre .

Le pavé devait être moins dur que le cœur des hommes !!.

je venais de rejoindre Mme de CLEVES qui jugeait tous les hommes indignes de son amour .Et puis me défendre d’aimer devint peu à peu épuisant .

Mon cœur qui avait eu un penchant maladif pour la prudence s’ouvrait à nouveau à la gaîté folâtre de la présence de l’aimé .

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