03 octobre 2009

LA FENETRE (Jo Centriguge)

Qui de nous ne s'est jamais arrêté pour contempler avec curiosité une de ces vénérable bâtisse toute rapiécée de fenêtres et de porte, certaines murées, d'autres nouvellement ouverte, sans qu'on se demande quelle volonté a guidé les anciens dans leur raccommodage? Plus personne ne se souvient des mystérieux paysages sur lesquels ces ouverture obturées pouvaient donner. Dans certains cas, cette ignorance est une très précieuse bénédiction.

C'est ce qu'apprit à ses dépens le petit Joseph. Lui et sa famille avaient emménagé dans l'un de ces anciennes maisons fortes que l'on trouve parfois dans les vieux quartiers de villages.

L'année de ses sept ans, on lui offrit une belle chambre à coucher que son père avait aménagé dans une pièce inusitée. Il avait réouvert une grande fenêtre condamnée depuis, semblait-il, des temps fort anciens.

Les manifestation débutèrent la nuit venue.

Dès l'extinction de sa lampe de chevet, Joseph ferma les yeux. Il lui vint aux oreilles le bruit familier et rassurant des pas du vieux Diplodocus, un chat aux mensurations étonnantes. Chaque soir avait lieu ce même rituel. Diplo tournait autour du lit durant un petit instant, ses pattes produisant de petits bruits sur le parquet. Puis il se décidait à bondir sur le lit et venait se blottir contre Joseph. Nos deux comparses s'endormaient alors tous deux du sommeil du juste.

Mais cette nuit là, Diplo mettait un peu trop de temps à monter sur le lit. Il tournait et tournait. Joseph pouvait entendre que ses pas hésitaient. Et puis il y avait ce bruit étrange, comme un ronronnement électrique, une vibration. Inquiet, Joseph ouvrit subitement les yeux, s'assit dans son lit et chercha dans la pénombre la silouhette de Diplo.

Son regard fut bien vite attiré par l'encadrement de pierre de la fenêtre d'où semblait émaner une lueure bleutée. En dessous, Diplo faisait les cent pas, le museau levé vers cette étrange lumière diffuse.

Joseph hurla si bien que tout la famille accourut autour de lui. Mais, devant le phénomène chacun restait médusé. Aucun n'osa venir chercher Diplo qui, à présent, miaulait sous la fenêtre. Mais qui pensait-il appeler ainsi?

Soudain, dans un grand bruit, une sorte d'éclair jaillit et frappa le chat qui fut comme happé à travers la vitre. Tout redevint alors calme et on ne peut plus normal.

Dès le lendemain, la fenêtre fut à nouveau comblée et jamais plus on n'observa de semblables phénomènes. Joseph, lui, demeurait très affecté par ces évènements et il pleurait tous les jours son cher Diplodocus, jusqu'au jour où l'on reçut une bien étrange carte postale...

diplodocus

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Insomnie soit qui mal y pense (Joe Krapov)

Un appartement dans Rennes aux alentours de 22 heures un soir de la semaine. Tandis que son épouse dort à ses côtés d’un sommeil qu’il veut bien croire du juste, le professeur D. qui vient de se coucher tend l’oreille, comme aux aguets du moindre petit bruit dans la maison. Ce soir, il va être servi.

A l’étage au-dessus, cela ne tarde pas. Ce dragueur de Ludovic a encore ramené une conquête dans son appartement. Elle a un rire perçant et des talons aiguilles du genre pique-choux, la donzelle. Blong ! Blong ! Froutch ! Froutch ! Glousse ! Glousse ! Frétill ! Frétill ! Gliss ! Gliss ! Ils en sont à la phase jadis si bien chantée par Juliette Gréco. Les éclats de voix ont cessé et le professeur pourrait presque s’endormir mais il sait ce qui l’attend. Et voici donc les bruits familiers qu’il écoute avec une imagination fertile et surtout la science étendue de ces choses-là qui sont le fait de sa profession.

- Zboïnk ! Zboïnk ! Zboïnk !

- Le missionnaire du Zimbabawé ! Début on ne peut plus classique !

- Zbounk ! Zbounk ! Zbounk ! Ploïnk ! Han !

- L’entrée de Charles le Chauve en sa bonne ville de Bures-sur-Yvette ! On n’y coupe pas ! C’est un enchaînement naturel. On peu préférer celle de Gilles de Rais à Jouy-en-Josas mais c’est selon les goûts, hein !

- Klipah ! Klipah ! Klipah ! Klipah ! Schlak !

- La brouette japonaise à la fleur de jasmin ? Déjà ? Ah oui, c’est vrai, ça vient là ! Un peu voilée, la roue de la brouette, on dirait !

- Skouiz ! Skouiz ! Skougi ! Skougi ! Bong ! Aïe !

- La levrette de Bergerac ! Mais qu’est-ce qu’il a fichu ? Il a pratiqué trop près du mur, cet idiot !

Ludo le dragueur est vraiment un bon élève, sans doute le meilleur de ceux à qui le professeur D. a enseigné son art. C’est très drôle qu’il soit venu habiter dans l’appartement au-dessus du leur et c’est très drôle de retrouver mise en pratique avec autant de fidélité la leçon n° 25. Le professeur se demande s’il va oser pratiquer…

- Schlipa ! Schlipa ! Schlipa ! Schlipa ! Mmmmh ! Schlipa !

- Le diplodocus dans son pâturage du Marais poitevin ! Oui, il a osé le faire ! Alors, là, bravo Ludo !

Le professeur est à deux doigts d’applaudir la prestation et il se retient à cause de son épouse mais celle-ci se tourne justement et gromelle :

- Ils n’ont pas bientôt fini leurs cochonneries, là-haut ? Il y a des gens qui ont envie de dormir, ici !

- Mais… Vous ne dormiez pas, Marie-Valérie ?

- Sigismond, mon ami, avec le boucan que font ces deux-là, ce serait difficile d’y parvenir !

Effectivement, là-haut, la literie continue d’offrir un festival.

- Chponk ! Chponk ! Zika ! Chlak ! Chpon ! Chpon Yon Yon !

Et bientôt la nouvelle compagne du jeune homme ne retient plus ses soupirs de joie, ses fausses condidences ni ses cris d’aisance tandis que le professeur, comme pris en faute par son épouse, ne commente même plus intérieurement l’arrivée du dinosaure sur les bords du Nirvana inférieur. Puis vient enfin le calme et le silence qui suit les prestations de Mozart et qui est du Mozart aussi. Car Ludovic s’appelle Mozart.

- Eh bien ce n’est pas trop tôt ! » lâche Marie-Valérie.

Chacun cherche alors le sommeil. Sigismond, le professeur, se sent bientôt épuisé comme s’il s’était adonné lui-même à cette séance de gymnastique vespérale autant qu’intense. Il songe que Ludovic a accompli une prestation presque parfaite et il s’imagine en juge soviétique brandissant pour une fois un superbe 10 quand soudainement les ongles taillés en pointe de sa moitié viennent tranquillement se poser sur une partie stratégique de son anatomie.

- Sigismond, mon ami. Savez-vous à quoi je pense ?

- …

- Je pense qu’il y a très longtemps que vous ne m’avez pas fait le coup du diplodocus dans son lit de fleurs de jasmin !

- Oh, Bibiche, vous croyez que c’est bien le moment ?

- Allez, Sigismond, faites un effort pour moi ?

- C’est que… J’ai eu une journée très chargée aujourd’hui et j’ai un peu de migraine. Demain matin au réveil, je vous le promets, Bibichette, je m’exécuterai.

Bibichette pousse un gros soupir et bientôt, dans le silence de la chambre, on n’entend plus que les respirations lourdes et caractéristiques de l’Hôtel des culs tournés.

- Vous comprenez, se justifie encore le professeur Sigismond Demange, être professeur de kama-soutra à l’université de Rennes 3, c’est un boulot assez épuisant. Tous ces travaux pratiques avec les étudiantes, ces élèves qu’il faut accompagner jusqu’à la soutenance de thèse, ces réunions du Conseil scientifique… Je suis bien plus frais le matin, vous le savez bien, Bibiche.

- Taisez-vous, maintenant ! Vous devriez prendre exemple sur votre élève là au-dessus ! Tous les soirs c’est radada chez lui ! Et d’ailleurs, la prochaine fois que vous le croiserez dans l’escalier, il serait bon que vous le sommiez d’en changer !

- De position ? Mais il ne fait que ça !

- …

- De partenaire ? Il en change tous les soirs !

- De sommier, imbécile !

dds75_marievalerie

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Chuchotis de souris (Captaine Lili)


Des grattements.
A gauche ? A droite ? Sous ma tête ?
Pas très loin de moi, trop près, on émiette la nuit…
Pourquoi ? Qui ?
Les grattements s’éteignent.
Dans le silence, je reconnais les vibrations du frigo, son ronronnement. Quelques pas glissent sur le parquet au-dessus.
Les grattements reprennent.
Deux ombres vives, furtives.
Dans la lueur du lampadaire extérieur, dessinant, par le repli du rideau, un rai jauni sur le lino gris, se profilent deux silhouettes assombries.
« Dis, Plodocus… c’est quoi, l’amour ? »

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Chanson de pluie (Tilu)

L’orage gronde au loin.

Tout à l’heure quand il était au dessus de la maison, il a brisé violemment quelques cumulus et a bruyamment vomi ses trombes d’eau claires sur le jardin.

Je n’ai rien vu de tout ça, j’ai juste entendu son fracas qui m’a sortie de mes rêves nocturnes.

Emmitouflée dans la couette chaude et douce, j’ai assisté à ce concert de la nature. Ses envolées lyriques, ses solos de caisses claires, suivis de roulements de tambour et timbales gigantesques, son chuintement de la pluie qui devient martèlement féroce sur toutes les surfaces dures de la maison m’ont fait imaginer le spectacle du dehors : branches ployées et secouées, cassées peut-être, ruisseaux et petites cascades qui strient et griffent le jardin, torrent sur la route, terrasse inondée… Les yeux écarquillés dans le noir, j’ai guetté la lueur de l’éclair qui file entre les volets et qui annonce inexorablement le fracas du tonnerre. A chaque fois qu’ il s’est fait entendre une légère crispation de tous mes muscles  a traduit ce reste de crainte enfantine de l’orage que je garde au fond de moi. Je suis pourtant bien, là, dans mon lit douillet alors que le ciel s’écroule au dehors.

Maintenant le calme est revenu, la rumeur du monstre grogne encore mais il a sauté les collines et il craque et rugit en sourdine désormais. Au dehors j’entends les derniers nuages qui s’essorent et puis la pluie s’arrête. La nuit redevient profonde et douce, la maison et le jardin s’égoutte et la chanson de l’eau tintinnabule une toute autre musique :

Dip,dip dip, dip …. Le coin du toit goutte sans doute sur le plat froid des dalles de la terrasse.

Lod, lod, lod …. De grosse perles d’eau tombant du grand cyprès doivent plonger dans la citerne débordante en formant de belles bulles qui glissent à la surface.

Oc, oc, oc, … oc, oc, oc, oc….. A coup sûr, à la moindre saute de l’air, les branches du murier pleurent sur la table en fer qu’elles abritent du soleil de l’été d’habitude.

Ussssssss, ussssssssss, le vent, qui a chassé l’orage au loin, chante encore dans les feuilles du laurier rose en les frottant les unes contre les autres.

Cette petite mélodie me berce et me replonge doucement dans mon sommeil.

Demain le ciel sera clair comme du cristal, la nuit aura lavé la nature, et le jardin sentira la terre mouillée…

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Ces mille petis bruits qui forment le silence‏ (Laura)

Ton souffle qui résonne dans mes rêves

Ton sourire qui bruit de tendresse

Ton plaisir qui ébruite nos caresses

Tes « je t’aime » qui murmurent

Tes craintes et ta confiance.

Mes cauchemars qui crient mes angoisses

Mes larmes qui clapotent sur les feuilles

Des livres lus et des pages écrites.

Mes bras qui hurlent d’ivresse douce.

Nos mots dits et nos silences

Comme un lit de feuilles

Qui amortissent nos colères.

Ma peur comme un diplodocus sombre

Qui piétine le bonheur des habitudes.

 

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CHEZ MOI (Borsolina)

Chez moi, la nuit, dans mon appartement, le genre d’appartement refait à neuf où tout est blanc, tout est calme. Il n’y a aucun bruit. Il arrive de temps à autre, lorsque je suis couchée, que ma voisine fasse une machine après 22h, pendant les heures creuses. Cela est un peu gênant car son essorage reste souvent bloqué. Mais bon, ce n’est qu’un rendu pour un prêté !

 

Chez moi, il n’y a pas de vieilles charpentes qui craquent ou d’escaliers en bois qui travaillent. Enfin si, j’ai un escalier en bois, mais il ne travaille pas ! Ou alors il travaille, mais comme j’entends rien quand je dors… bref !

 

Chez moi, il n’y a pas de vieilles comtoises qui sonnent à chaque heure ou de réveils qui font tic-tac. Et… heureusement car je trouve ce bruit impossible !

 

Chez moi, à l’extérieur, il n’y a pas de branches effeuillées qui viennent taper les carreaux de la fenêtre, ou de chouettes qui hululent dans l’arbre du voisin. Non rien de tous ces bruits qui pourraient être effrayants et qui rendent lugubres certaines demeures dès l’obscurité tombée.

 

Chez moi, quand je me glisse entre les draps, que je retrouve avec délectation l’épaisseur de ma couette, seul le ronronnement de ma chatte vient me bercer et m’aide à m’endormir. Sauf quand elle a décidé en même temps de me pétrir la poitrine avec ses pattes !

 

Chez moi, ma minette est un peu spéciale. Après avoir ronronné, elle commence son rituel pré-nocturne. D’abord elle va manger quelques croquettes : et crac et croc et crac. Cela dure toujours quelques minutes, mais en général, je commence à sombrer dans les bras de Morphée avant qu’elle n’ait fini.

Ensuite, elle revient d’un pas feutré dans la chambre et là, l’insupportable se produit : elle commence à gratter le coin de la porte du placard pour la faire coulisser. Juste pour m’embêter parce qu’elle y est rentrée plein de fois et qu’il n’y a rien de plus ni de moins.

Alors, comme tous les soirs, attrapant ma peluche diplodocus par la queue, devenue professionnelle du vol plané en direction du placard, j’hurle : « Cléo ! Maintenant ça suffit, j’en ai marre de toi ! »

Je me rendors aussitôt.

 

Chez moi, finalement, il n’y a pas de bruit la nuit.

 

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Diplodocus ou foie de p'tit chaperon rouge ! (rsylvie)

rsylvie

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Pour une fois (MAP)

Lundi

-ligence

Mardi

-minutif

Mercredi

-fficile

Jeudi

-gestion

Vendredi

-plodocus

Samedi

-latation

Di-Di-Di …  C’est DIMAN-AN-CHE !!!

C’est DI-MAN-AN CHEUUUUUUU !!!!

C’est DI, c’est DI, c’est DI-MAN-AN-CHEUUUUUUUU !!!

Après un samedi bien rempli de jeux en tout genre, les jumeaux ont veillé jusqu’à minuit pour accompagner les douze coups de l’horloge du salon avec la comptine qu’ils ont eux-mêmes inventée.

Dimanche, c’est leur anniversaire et ils se sont promis de ne pas s’endormir avant minuit. Nous les entendons de notre chambre sans intervenir pour une fois.

Nous-mêmes prenons plaisir à écouter leur rire, leur joie de vivre, leur connivence …

..................................................................................................................................................

Peu à peu tout s'apaise, le sommeil a gagné. La maison retrouve calme  et repos. Seul le léger tic-tac du réveil, lent métronome, rythme la nuit.

Lundi-ligence,

mardi-minutif,

mercredi-fficile,

jeudi-gestion,

vendredi-

.............plo....do.........cussssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss

sssssssssssssssssssssssssssssssssss

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Les petits bruits de la maison (Joye)

Les petits bruits de la maison

Skkkkkkkkkreuuuuuuk,

Oooooooorrrrrrrrrrooooooooooonnnnnnnnn

Skkkkkkkkkreuuuuuuk,

la nuit

tic-tac, tic-tac,

arou-rou-rouuuuuuuuuuuu

tic-tac

vous tiennent compagnie ...

Skkkkkkkkkreuuuuuuk, salut !

Oooooooorrrrrrrrrrooooooooooonnnnnnnnn, et vous ?

Comme skkkkkkkkkkkkkrueuuuuuuuk, comme skkkkkkkkkkkraaaaaaaaaak.

 

Rassurants ou bien inquiétants ?

OUIIIIIIIII, noooooooooooooooon

Racontez-nous.

Il était une fois une consigne difficile…

Veuillez glisser dans votre récit le mot

 DIPLODOCUS.  

Okaaaaaaaaaaaaaaay, voilà ce qui est fait !!!

Merci !

Mais je vous en prie, merci à vous.

 

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Mon amoureux (Poupoune)

La légèreté de ton pas, à celui du diplodocus pareil, m’arrache immanquablement à mes songes quand, enfin, au milieu de la nuit, tu vas te brosser les dents. Le bruit de ton urine directement dans le fond de la cuvette, que j’entends par la porte que tu laisses soigneusement ouverte - ce même bruit qui te fait dire « tu vois bien qu’c’est pas moi qu’en mets partout ! je vise direct au fond ! » - m’agace toujours au plus haut point. La porte de la chambre que tu n’as toujours pas réussi à fermer sans la faire claquer ne manque pas de me faire sursauter. Et pour finir cette façon que tu as, invariablement, de toussoter, te racler la gorge et te moucher sitôt que tu t’allonges près de moi achève de me tirer du sommeil dans lequel il m’est pourtant toujours tellement difficile de plonger.

Mais si tu pouvais seulement imaginer comme j’aime entendre ton souffle qui ralentit pour devenir ronflement… parce quand je l’entends, amour, ça veut dire que tu es là, tout près de moi, apaisé, enfin.

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