20 juin 2015

Se sont débarassés de leur acné

Flash

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Walrus ; Fairywen ; Venise ; Vegas sur sarthe ;

Nhand ; MAP ; JAK ; EnlumériA ; bongopinot ;

joye ; Joe Krapov ;

 

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De la Pérectitude avant toute chose (Joe Krapov)

Je me souviens de « La Guerre des boutons », un film d’Yves Robert d’après le roman de Louis Pergaud. Le personnage de P’tit Gibus y déclarait : « Si j’aurais su, j’aurais pas v’nu ! ».

Je me souviens du Duo des fleurs et de l’Air des clochettes de l’acné de Léo Delibes. (Ah non, c’est Lakmé !).

Je me souviens qu’en cas d’arrêt intempestif de l’ascenseur, il faut appuyer sur le bouton alarme, celui qui affiche une petite clochette avec un drôle d’air. En cas de non-fonctionnement de ce bouton alarme, que doivent faire les claustrophobes ?

Je me souviens de « Si je porte des chemises à fleurs / c’est que je suis en avance de deux ou trois longueurs / ce n’est qu’une question de saison / les vôtres n’ont encore que des boutons » (Les Elucubrations d’Antoine).

Je me souviens que le péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines constituait un gros point noir le dimanche soir. (Comment ? Je confonds « bouton » et « bouchon » ?)

Je me souviens des Inconnus et du sketch où Didier Bourdon disait « Il a pété un bouton, lui, hein ! ». Ah ? C’était un boulon ?

Boutons ! Boutons ! Je me souviens que Jeanne d’Arc gardait les siens à Domrémy. Elle les endormait le soir en les comptant et en leur contant ses espoirs de virer les Anglais de notre territoire : boutons les hors de France ! Non mêêêêh allô, quoi !

Je me souviens du bouton à cinq pattes, mais je confonds encore « bouton » avec « mouton ». Berde, alors !

Je me souviens que « La môme aux boutons » est une chanson de Pierre Louki dont l’interprète était Lucette Raillat.

Tant pis si ça vous donne des boutons : je vais vous la chanter aussi !
 

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Mind the Gap (par joye)

Quand je raconterai la perte d’un bouton,
Et gai élève, et collègue moqueur
Seront tous en fête !
Les gars auront la folie en tête
Et moi du soleil aux seins !
Quand je raconterai la perte d’un bouton
Rira bien mieux les lecteurs moqueurs !

Mais c’est embarrassant, la perte d’un bouton
Où l'on s'en va deux recoudre en rêvant
D’épingles de nourrice...
Boutons manquant aux chemisiers

Libérant à la vue des bouts de sein...
C’est humiliant, la perte d’un bouton,
La vue de dentelle qu'on recouvre en fuyant !

Quand vous en serez de la perte d’un bouton,
Si vous n’avez pas peur des chagrins d'amour-propre,
Evitez les miroirs !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour...
Quand vous en serez de la perte d’un bouton
Vous aurez aussi des chagrins d'amour-propre !

Je craindrai toujours la perte d’un bouton,
C'est de ces temps-là que je flashé à la classe
Une décolleté ouverte !
Ce stupide chemisier, en m'étant offert
N’aurait jamais été taillé correctement...

Je craindrai toujours la perte d’un bouton
Et le rouge d’humiliation que je garde aux joues !

bouton 2

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Mon bouton par bongopinot

bo01

 

 

J’ai perdu mon bouton

Si beau et si mignon

Qui m’était bien utile

Mais ne tenait qu’à un fil

 

 Il a roulé par terre

Un jour de grand tonnerre

Disparu en une seconde

Car la terre est bien ronde

 

 Je l’ai cherché partout

Jusqu’au chant du hibou

Je suis rentrée bredouille

Et bonjour les embrouilles

 

"Je suis le bouton perdu

Je me suis retrouvé dans la rue

Lorsque l'orage grondait

Et que la nuit tombait

 

 Une dame m'a ramassé

Dans sa poche m'a posé

Puis, elle m'a mis telle une relique

Dans une belle boite métallique

 

 Où dormaient des centaines de boutons

Des bleus des roses et des jaune citron

Ils étaient petits, grands, tous différents

Une vie de rêve pour un bouton couleur argent

 

 Alors ne t’inquiète pas pour moi

Maintenant ici je suis le roi

Nos chemins se sont séparés sous les étoiles

Un jour un autre bouton ornera ta veste en toile"

 

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Un père ingénieux (EnlumériA)

Loona sursauta. Un petit cri aigu venait de retentir dans la pièce du fond. La chambre des enfants. Il y eu un silence puis un autre cri suivi d’une longue plainte mouillée. Loona posa son ouvrage et alla voir ce qu’il se passait. En fait, elle savait pertinemment de quoi il s’agissait. Mergil, sa fille, venait encore de se piquer. Depuis qu’elle se sentait suffisamment grande pour s’habiller seule, cela arrivait sans cesse. Mergil venait d’avoir quatre étés et elle s’épanouissait comme une fleur tendre. Si tendre qu’elle déchirait ses doigts chaque matin et chaque soir. Loona prit Mergil dans ses bras pour la consoler. La petite fille montra son doigt sur lequel perlait une goutte de sang. Loona suça la plaie et embrassa la petite sur le front. Il était temps de faire quelque chose.

Lorsque Borth rentra de la chasse, Loona lui expliqua ce qu’il s’était encore passé. Borth haussa les épaules en signe d’impuissance. Mergil se piquait avec la fibule de sa tunique comme tous les enfants de son âge. Et alors ?

Loona insista, insista encore pour que Borth trouve une solution. Pour qu’on en finisse.

Alors, Borth se retira près du vieil orme, non loin du jardin potager où Loona cultivait quelques racines. Il aimait méditer sous l’ombre du vieil arbre au retour de la chasse, juste avant de prendre le repas du soir. Il contemplait le jardin depuis quelques instants quand, en observant une drôle de petite pierre creusée au centre, l’évidence lui sauta aux yeux. Il se leva et alla chercher la tunique de Mergil sous œil intrigué de sa compagne. Il se mit à l’ouvrage immédiatement.

Il commença d’abord par faire un petit trou sur le bord de la tunique. Puis il attrapa un morceau de ficelle qui trainait par-là, une aiguille et hop ! Il attacha la petite pierre sur l’autre bord de la tunique. Il rejoignit les deux pièces d’étoffe, et d’un geste précis, il les assembla avec son petit appareillage. Fier de lui, il appela Loona et Mergil pour faire une démonstration de sa trouvaille.

Son épouse poussa un sifflement d’admiration devant l’ingéniosité de son homme.

Voilà ! Leur petite fille ne se piquerait plus avec la fibule en attachant les deux pans de sa tunique. Ils décidèrent d’appeler ce dispositif un bouton. Comme les jeunes pousses de fleurs des champs.

Deux jours plus tard, Loona entendit Mergil pousser un petit cri de surprise. Quoi encore ? À la mine désolée de la fillette, Loona comprit qu’elle avait perdu son bouton.

Borth saura bien lui en confectionner un autre. Au retour de la chasse. Mais ça n’allait pas changer la face du monde.

 

Évreux, le 19 juin 2015

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Participation de JAK

ja01 Maladie chronique

 

 

Depuis que j’ai mis un bouton pin->I tja02 sur mon blog,  aïe mes aïeux !,  j’en vois de toute les formes des boutons…  Il me suffit d’appuyer sur le bouton ja03 et j’en zieute en toute liberté !

Des ronds des carrés, des bleus, des jaunes,  des bicolores,  des faits mains, en perle, des transformés issus de  bijoux, certains même se pressent, de vieux boutons se transforment en broche,

Bref

Je boutonne, je boutonne… même sur mon nez, car l’attention oculaire chez moi a le désagrément d’irriter mon appendice nasal.( non ce n’est pas la dive bouteille, bien que devant celle de  la maison Bouton & Fils je ne rechigne pas)

Mais  tout ceci n’a rien à voir avec les boutons de mon cousin, Thadée Bouton, qui est atteint de psoriasis ;  un jour en riant je lui ai dit de les  épingler  sur Pinterest ! Il s’est fâché sec. Sa mère a téléphoné à la mienne pour lui reprocher mon indélicatesse : je lui avais provoqué des boutons de fièvre !

Dans la famille on a un penchant pour les boutons.

Déjà mon grand père possédait une De-Dion-Bouton dont il  était fier. Elle est restée longtemps admirée dans le garage, puis pendant les années sombres de la guerre  -(qui n’avait rien de commun avec celles de Boutons de Louis Pergaud ) pour des raisons de sous,  elle a été vendue à un trafiquant du marché noir qui l’a eu pour peu de chose : quelques molettes de beurre, peut être un jambon sec issu d’un cochon d’avant guerre !…. On avait faim et les biens matériels comptaient surtout pour faire  du troc chez nous… avec un sens assez naïf de la valeur, mais bah, l’argent ne fait pas le bonheur mais résout les problèmes d'estomacs d’affamés.

Ma grand-mère  maternelle c’était les boutons de roses qu’elles récoltaient, pour en faire des eaux florales, et lorsqu’ils étaient trop ouverts, elle en faisait de la confiture avec les pétales.

La mère de mon père, elle,  collectionnait les boutons dans des  boites qu’elle stockait dans une pièce spéciale de son grenier, où nous allions avec ma sœur les redécouvrir  chaque fois avec la même ferveur .Les tiroirs étaient  remplis de curiosités. Une sorte  fac-similé des cabinets de curiosités, moins précieux, mais qui nous apportait les joies de la trouvaille, car il  y en avait de toutes sortes et de vraiment beaux.

Mon oncle, je n’oserais pas dire nononcle devenant  plagiat*,  mais j’aime ce vocable, mon oncle Fernand donc,  un dandy de première collectionnait les boutons de cols et de manchettes. Il fallait le voir, distingué,  habillé   de chemises que son épouse  amidonnait avec patience. Il avait une réelle prestance lorsqu’il  les exhibait avec fierté, sa valisette en cuir à la main, pour se rendre à son bureau en qualité de sous-fifre. On voyait dépasser les manchettes, et chaque jour il avait une nouvelle liquette, mais surtout, des boutons de manchettes et de cols  assortis. Pauvre tante devant ses fers qu’elle devait chauffer avec soins, -car c’était au début du siècle,- et par tous les temps ! (– notez  au passage, quand même, que c’est ma mère- grand qui m’en a parlé, je ne suis pas aussi antédiluvienne  qu’il n’y paraîtrait  à cette lecture, pour avoir vu de visu) 

Bien sur j’ai hérité de cette manie de collectionner des boutons. Et la joie de mes petites filles,  me ravissait dans les années 80 !  C’était à leur tour alors  de venir faire l’inventaire de mes boites. Car en plus de ceux que  j’ai eus en  héritage, je garde tous les originaux qui passent sous  ma main.

Je n’ai aucune envie de les jeter… car avec eux partirait un peu de mon passé.

J’espère qu’ils ne seront jamais perdus et  que mes arrières petits enfants s’émerveilleront avec, et je rêve d’un successeur stylise qui saura en inventer de merveilleux… pour continuer leur vie de boutons,

Et

 

Tant qu’il aura des hommes,

Il y aura des habits

Qui auront besoin d’ boutons

 

   *pardon Vegas 

 

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Le bouton qui perd la tête (MAP)

 

A

B

C 2

D

E 1

E 2

F

H

- Attends, je vais te montrer !

Tu vas comprendre

en regardant ce petit film :

 - Ohhh ! SUPER !!!

Mais qui va nous faire tourner ?

- Ben, on va demander à Walrus !

- Oui, oui !!!

-Et HOP !!! C'est parti !!!

Les boutons

- OHHHHHHHHHHH !!!!

N - Copie

 

 

 

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Participation de Nhand

PAUVRE PETITE CHOSE

 

 

 

boutons-illets-pressions-15287-569be_big''

 

 

Je suis tombé d'une gabardine,
Puis, j'ai roulé sous un guéridon
Qui piétinait la touffe anodine
D'un faux mohair.

S'est approchée une bête immonde
Qui rugissait en fouillant le sol ;
J'ai terminé dans sa panse ronde...
J'y suis toujours !

Comment va-t-elle, la gabardine ?
J'ai l'impression d'être à l'abandon,
Et toute ma grâce smaragdine
Qui manque d'air !

C'est effrayant, quand la bête immonde
Repart en quête d'un nouveau bol
De saletés, je l'entends qui gronde,
Comme toujours.

Qui donc informera Géraldine
Que le bouton de sa gabardine,
N'ayant jamais quitté le secteur,
Est dans le sac de l'aspirateur ?

 

 

LOGO NH-PF

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Le bouton perdu (Vegas sur sarthe)


Ce jour-là Monsieur Grivois se sentait étrangement léger, comme libéré d'un poids.
Jamais il ne s'était senti si relâché et si bien dans son corps jusqu'à ce qu'il en découvre la raison devant la grande glace du salon... il manquait un bouton à son gilet et son embonpoint assidûment entretenu par maints banquets et repas d'affaires s'en trouvait plus qu'à son aise!
Mais aussitôt une sensation de malaise oppressant lui comprima la poitrine alors même que son ventre s'alanguissait.
D'un doigt tremblant il titilla la triste boutonnière - comme un second nombril - dans le fol espoir d'y faire ressurgir le bouton facétieux mais rien, pas le moindre bout de fil ni fragment de nacre qui puisse le renseigner sur les causes de la catastrophe.
Dans sa vie bien réglée de clerc de notaire à l'étude de Maître Finaud, jamais Monsieur Grivois n'avait imaginé qu'une boutonnière puisse être privée de son bouton comme une mortaise de son tenon ou un gousset de sa montre.

Asphyxié, le souffle court, Monsieur Grivois chercha à se remémorer son coucher de la veille, le retour de la soirée qu'il avait passée au... au Sphinx chez Marthe Marguerite.
Ça ne pouvait être que ça!
Il aurait perdu ce bouton chez “Martoune”, la tenancière de l'établissement qu'il fréquentait chaque mercredi.
Il ne faisait aucun doute que parmi les soixante cinq pensionnaires du 31 Bd Edgar-Quinet, l'une d'entre elles aurait dans leurs ébats dérangé son costume, mais laquelle et dans quelle alcôve, quel boudoir ou quelle chambre égyptienne?
Etait-ce Aphrodite, grande bouche mais cervelle d'oiseau? ou bien Samantha, pulpeuse et expéditive? ou encore les deux soeurs Esther et Myriam?
Le Sphinx ouvrait à quinze heures et en marchant d'un bon pas, il y serait à l'ouverture pour retrouver son précieux bouton.
A l'idée de devoir encore se délester d'un pourboire pour passer la porte rien que pour  retrouver son bien, il faillit se raviser mais une boutonnière ne peut souffrir de solitude plus longtemps.
Mademoiselle Boisseau - la cousette du cinquième étage - aurait tôt fait ce soir de recoudre le bouton.
Comme il croisait Madame Mangin et ses filles en bas de l'immeuble, il les salua en prenant bien soin de tenir son chapeau à hauteur du bouton manquant.

A mesure qu'il marchait une terrible idée le taraudait. Et si l'on ne retrouvait pas ce bouton? Si quelque employée de ménage l'avait jeté ou emporté pour elle-même?
Ne disait-on pas que l'établissement possédait un tunnel secret qui menait aux catacombes?
A partir de là, le bouton pouvait même quitter la capitale.
Combien de gens mal intentionnés privent un honnête propriétaire de son bien - même le plus maigre - pour l'abandonner aussitôt dans quelque fond de tiroir?
Combien de bijoux, de chapeaux, de postiches et de cannes pouvaient bien avoir été définitivement perdus dans cet endroit qui à cet instant portait si bien son nom: un lieu de perdition.
Un Prévert, un Sartre ou un Dali n'y avaient-ils pas dans un moment d'extase ou d'égarement oublié quelque objet qui aujourd'hui s'arracherait à prix d'or aux enchères autant qu'un manuscrit ou qu'un tableau?
On allait bien se moquer de lui lorsqu'il allait réclamer son petit bitoniau de nacre qui pourtant manquait tant à sa mise.
Il lui fallait trouver une idée pour grossir l'évènement, amplifier le désastre et mobiliser le personnel afin de ratisser l'établissement! Une battue, c'est celà, on devait organiser une battue au bouton de nacre, sonder chaque sommier, retourner chaque tapis, explorer chaque tenture, questionner chaque pensionnaire...
Ce bouton ne lui avait-il pas été légué par son ancêtre et capitaine des Dragons qui l'avait arraché en 1683 sous les murs de Vienne au costume d'apparat du grand vizir Kara Mustapha en personne, juste avant sa décapitation par le sultan Mehmed IV?
L'histoire était crédible, l'affaire était d'importance et ne souffrait aucun retard! Il pressa le pas autant que le gilet débraillé le lui permettait.
S'il arrivait avant quinze heures, il tambourinerait à la porte, se ferait ouvrir afin qu'on répare l'offense sans plus attendre.
On démasquerait la voleuse et on la jugerait dans l'instant pour la conduire à la guillotine!
Cette catin allait tâter de la “veuve” pour avoir spolié un bien aussi précieux, certes un morceau de coquillage percé de quatre trous mais un trésor de guerre qui illuminait l'arbre généalogique des Grivois depuis des siècles.

Sur la porte fermée du Sphinx, quelqu'un avait placardé une affichette que Monsieur Grivois - descendant d'un valeureux capitaine des Dragons - déchiffra, la mort dans l'âme:
“A compter de ce jour et jusqu'à nouvel ordre, l'établissement Le Sphinx est réquisitionné à titre de logement destiné aux couples d'étudiants convalescents de la Fondation de France”

Ainsi un bouton de nacre du gilet de Monsieur Grivois - descendant d'un courageux capitaine des Dragons - allait-il finir au fond de la poche désargentée d'un étudiant hirsute, braillard et dévergondé, par la décision d'un organisme philanthrope et au mépris de la mémoire d'un sauveur de la France...

On retrouva Monsieur Grivois trois jours plus tard, un pistolet à la main et baignant dans son sang; une large boutonnière à hauteur du coeur témoignait d'un irréparable acte de désespoir.
 


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Participation de Venise

Il  manque un bouton à la redingote de RIMBAUD ;

Ainsi, il ouvre les yeux sur la vie

La poitrine au vent

Farouche, réfractaire, mais un cœur tendre, comme tous les gamins de son âge.

En haut de la cote, toute essoufflée de le suivre, alors que le vent s’engouffre sous ma jupe

Il me tend la main pour courir plus vite à ses cotés.

Comment t’appelles-tu ?

Je m’appelle PALOMA

Et toi ?

RIMBAUD, Arthur RIMBAUD.

Ton nom est beau.

Il sort de sa manche droite un cahier

Tu écris ?

Ne le dis à personne. Le monde aime les poètes pour les mettre en laisse, le rossignol pour le mettre dans une cage.

Je ne le connaissais pas, je ne l’avais jamais vu.

Je tenais serré dans ma main son bouton de redingote et je dévorais ses poèmes  griffonnés dans ce cahier d’écolier.

 

Mon unique culotte avait un large trou.

-Petit Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course

Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.

-Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou.


Et je les écoutais, assis au bord des routes,

Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes

De rosée à mon front, comme un vin de vigne.

 

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J’ai renoncé depuis au murmure du ruisseau qui galope

Mais j’ai gardé au fond du tiroir, ce petit bouton de nacre.

Je suis riche ce soir et je ne t’ai rien volé, comme si j’avais appris à marcher sous la pluie fine

Un soir je l’ai croisé, il m’a reconnue, des larmes roulaient dans ses yeux.

Il sanglotait comme un enfant  et ses larmes réclamaient quelque chose que je n’avais pas.

J’ai fermé sa veste et j’ai vu un gros trou dans sa poche.

La dernière fois que je l’ai vu c’est au bord de la fosse j’ai jeté le petit bouton de nacre pour qu’il ne prenne pas froid.

 

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