28 février 2015

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Flash

339

Vegas sur sarthe ; Venise ; Fairywen ; Walrus ;

Lorraine ; JAK ; Krystel ; bongopinot ;

petitmoulin ; joye ; EnlumériA ; Joe Krapov ;

 

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Participation lapidaire (Joe Krapov)

J’ai toujours été bon élève
Sauf ici où je fais le cancre
- On m’a laissé voix au chat-pitre ! –
Aussi je n’ai jamais connu
Le supplice du porte-manteau.

On y suspendait autrefois
Les élèves dissipateurs.

C’est sans doute légende urbaine :
Le morveux pèse un certain poids
Et deux clous peuvent-ils tenir
Face à la lourdeur de ce crime ?

Qui plus est, nous étions
A l’école publique.

Si cela avait existé,
Ce n’eût été rien à côté
Des punitions dans le privé
Où les pauvres devaient réciter

 

DDS 339 Trois patères et deux navets

P.S. Qu’on me jette la première pierre :
On trouve en mon carnet parfois
Des liaisons mal-t-à propos !

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Comme un parfum de lilas (EnlumériA)

 
L’homme était aussi élégant qu’un bonimenteur de comices agricoles. Il portait beau mais d’une manière tellement ostentatoire que cela frisait le ridicule. Quant à la cravate, c’était une insulte au bon goût français. Après deux ou trois plaisanteries potaches, il présenta la jeune femme qui se tenait trois pas derrière lui. Timide comme une rosière, elle trottina jusqu’à lui, un sourire bon enfant plaqué sur le visage.
— Bonjour mademoiselle. Vous allez bien ? Mesdames et messieurs, permettez-moi de vous présenter mademoiselle Sylvie Bonsergent. Native du Périgord, elle en connait toutes les facettes, même les plus étranges. N’est-ce pas Sylvie ? Vous permettez que je vous appelle Sylvie ?
— Oui, je…
— Sylvie, mesdames et messieurs, possède un talent très particulier. Un don si étrange que les experts du C.N.R.S. vendraient leur âme pour l’étudier. N’est-ce pas Sylvie ?
— Non. En fait…
— Mesdames et messieurs, ce soir vous n’êtes pas venus pour rien. Vous allez assister à un prodige, que dis-je, un miracle. Sylvie va vous faire la démonstration de son talent. Vous allez avoir la preuve irréfutable que le surnaturel existe. N’est-ce pas Sylvie. Acceptez-vous de vous prêter à une petite expérience ?
— Bien sûr, je…
— Antoine ! – L’animateur se tourna vers les coulisses – Antoine ! Voulez-vous, je vous prie, nous apporter l’objet en question.
Un homme corpulent arborant une moustache clémencique surgit de derrière le rideau. Sa démarche chaloupée donnait presque le mal de mer. Il tenait un porte-manteau qu’il remit à l’animateur.
— Voyez ce porte-manteau, mesdames et messieurs. Il a été pris dans un endroit très connu. Maître Norbert, huissier de justice, ici présent peut l’attester. Mademoiselle Bonsergent qui ignore tout de sa provenance va nous raconter son histoire. Mademoiselle, procédez je vous prie.
— Si vous m’en laisser placer une, je pourrai peut-être expliquer en quoi consiste mon talent.
— Bien entendu, mais peut-être après votre numéro.
La jeune fille se rembrunit mais n’ajouta rien. Se tenant face au public, elle leva le porte-manteau qui était en fait une patère murale à quatre crochets. De ses petites mains graciles, elle en explora tous les contours. Elle gardait les yeux fermés comme pour mieux se concentrer. Le public retenait son souffle comme une grosse bête inquiète. Le gros moustachu s’en était retourné dans les coulisses et l’animateur tripotait sa cravate avec application. Il se passa une bonne trentaine de secondes avant que la jeune fille reprenne la parole.
— Je sens comme un parfum de lilas. Une odeur de papier et d’encre et peut-être de tabac.
Un murmure parcourut le public. Un vaste sourire blasé s’afficha sur le visage de l’animateur.
— Attendez ! Les images viennent doucement. On dirait… C’est un objet ancien. Je dirais cent ans au bas mot. Il y a de la musique, comme s’il y avait un bal non loin de l’endroit où était accroché ce porte-manteau. Et puis des livres…
— Des livres ? coupa l’animateur. Qu’est-ce qui vous inspire cette vision ?
La jeune fille leva les yeux au ciel.
— Je ne sais pas. C’est une impression. Quelque chose qui a un rapport avec la littérature… ou la peinture peut-être ; et le vin… ou la bière. Je dirais que cet objet était accroché dans un café ou un restaurant.
Une rumeur s’éparpilla dans la salle.
— Vous nous intriguez, Sylvie. Mais continuez, nous sommes toute ouïe.
— C’était un lieu de rendez-vous. On y discutait de poésie, des arts je dirais. C’est étrange, j’entends un poème où il est question d’albatros et de géants. Et puis j’ai des visions de peinture, de nature morte. On dirait du Cézanne ou du… Modigliani ? Je ne sais pas pourquoi ces noms me viennent à l’esprit, je n’y connais rien en peinture. Et toujours ce parfum de lilas.
La jeune femme blêmit soudain. Elle remit le porte-manteau dans les mains de l’animateur. Elle semblait effrayée.
— Les gens qui ont accroché leurs manteaux à cette patère ne sont pas tous des gens heureux. Je ressens de la tourmente, des interrogations et des âmes saccagées aussi. Et puis ce blouson de cuir si effrayant. Comme si la souffrance avait été parfois le moteur de celui qui le portait.
— Un blouson de cuir ? Qu’on aurait suspendu à cette patère ? Vous pouvez nous dire à qui il appartiendrait.
— Je ne sais pas. J’entends des chansons, de la gouaille… je vois un foulard rouge. Excusez-moi. Je suis épuisée.
L’animateur posa une main réconfortante sur l’épaule de la jeune fille et invita l’huissier à monter sur la scène.
— Maître, vous détenez une enveloppe dans lequel l’origine de ce porte-manteau est indiquée. Pouvez-vous l’ouvrir et nous révéler ce qu’elle contient.
L’officier ministériel ne se fit pas prier. Il décacheta l’enveloppe d’un geste prompt et en sortit un document ainsi qu’une photographie. Les chuchotements du public se turent. D’une voix posée, l’huissier lut le document.
— Ce porte-manteau était accroché depuis 1847, année de sa fondation, à la Closerie des Lilas, rendez-vous parisiens des écrivains, des poètes et des peintres.
Lorsqu’il montra la photo, le public se leva dans un tonnerre d’applaudissements. L’animateur eut un geste d’apaisement. Il expliqua en quelques mots la technique de la jeune médium. Elle nommait cela la clairsentance.
— C’est comme de la clairvoyance, sauf que cela se ressent avec le toucher, balbutia-t-elle. Cependant, permettez-moi de vous dire que je n’aurais nul besoin de mon pouvoir pour déterminer l’origine de votre cravate. De toute évidence, vous l’avez acheté à la Foir’fouille.


Évreux, le 27 février 2015

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Motivation, au pied de la lettre (par joye)

A l'attention de Walrus Et MAP, Aministrateurs, et des Défiants samediens

Le 27/02/2015 à Downing

Objet : Candidature Meuble

Messieurs, Mesdames :

Je vous envoie ma candidature suite à l'annonce pour histoire de  meuble qui a vivement suscité mon intérêt. Actuellement en recherche active, je suis disponible pour pour cette nouvelle participation dès que possible. C'est avec l'envie de rejoindre l'entreprise, m'y investir et participer à son succès que je vous présente aujourd'hui ma candidature.

Très observateur et meuble humble, j'ai aussi une bonne capacité d'adaptation qui me permet d'évoluer rapidement dans un environnement nouveau. Ces qualités me permettront, je l'espère, de remplir et dépasser les missions qui me seront confiées chez vous, les Défiants.

Veuillez aussi trouver ci-dessous mon CV.

Je souhaite vivement avoir la possibilité d'être lu dans le but d’échanger sur nos attentes mutuelles et de vous convaincre ainsi de mes réelles capacités. Dans cette attente, veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.

Jean-Jacques Porte-Manteau

 ~

Jean-Jacques PORTE-MANTEAU

22 Allée des pendus / 63541 Coatesville, MO  USA

121 ans / aufoyer@yahoo.mo

 

Recherche d’un séjour mobilier de 20 ans minimum, à partir de mars 2015


 FORMATION


 

1895 à 1900         Stage Porte-manteau domestique, Maison particulière

1894                     Scierie pionnière, Menuiserie

1700 à 1894         Gland, puis chêne à  l’École forestière, Missouri, USA

 


EXPERIENCE PROFESSIONNELLE


 

 Présent    Marchandise  - Maison d’antiquités             

  • Prix discutable
  • Preneur de place
  • Objet de conversation

1995  Objet abandonné – Maison écroulée

  • Elevage de toiles d’araignée
  • Collection de la poussière et d’autres saletés       

1895  Porte-Manteau domestique – Chez Untel

  • Responsable des manteaux, chapeaux, tabliers, clés

 


 COMPETENCES SPECIFIQUES


 

  • Anglais : Niveau natif
  • Français : Niveau correct
  • Langue de bois : Niveau supérieur

 


CENTRES D’INTERET


 

Sports : Jeu des pendus ; Niveau expert

Voyages : Coatesville, MO ; Moulton, IA ; Downing, MO

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Portemanteau (petitmoulin)

Tu cachais dans tes poches
Assez de cailloux blancs
Pour faire des ricochets
Sur le dos de tes peurs
Tu cachais un marron
Une plume de geai
Les miettes d'un gâteau
Un chewing-gum usé
Et trois bouts de ficelle
Pour tresser un sourire
Sur le gris du  matin  
Tu cachais dans tes poches
Une poignée de larmes
Qui te seront précieuses
Pour un prochain chagrin
Tandis que chaque jour
Avant d'entrer en classe
Tu confiais ton manteau
À mon bras impatient
Je fouillais dans tes poches
Pour fleurir mon ennui
Je n'ai rien dérobé
Hormis quelques secrets
Que je n'ai pas trahis.

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Un vieux portemanteau en bois par bongopinot

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Un morceau de bois fixé au mur

    Avec un ou plusieurs crochets

    En laiton, fer ou plastique dur

    Accueille vêtement chaud ou léger

   

    Le portemanteau  sur pied

    Se trouve très vite déguisé

    De vestes, blousons joliment installés

    Il a un côté pratique et facile à utiliser

 

    Et les portemanteaux anciens, en bois

    Me rappellent les couloirs de mon école

    Où je déambulais des heures parfois

    Sans courir pour suivre le protocole

 

    Ils étaient placés à côté des salles de classe

    Pour accueillir une quinzaine de blousons

    On y accrochait nos vêtements, on allait à nos places

    Dans l’odeur de craie, nous récitions nos leçons

 

    Mais c'est dehors que l'on avait trouvé

    Le plus élégant le plus rustique le plus beau

    Un arbre gigantesque aux branches dénudées

    Qui pour nous s'était gentiment improvisé portemanteau

 

    Une petite photo d'un portemanteau

    M'a ramenée dans un temps vieilli

    Aux couleurs de tendresse et aux doux mots

    Un bien agréable moment de mélancolie

 

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Petit cas d’école (Krystel)


De bois et de métal,c’est ainsi que je suis constitué.

Pour me fabriquer,le menuisier mit du coeur à l’ouvrage,il me voulait solide et tendre au service des tout-petits.

Dans le couloir d’une école,je fus installé et la plus belle des vies me fut donnée.

Les jours se succédaient,enchantés par les comptines,les rires cristallins des petits chérubins.

La rentrée était le meilleur moment de l’année.

Ces longs mois d’été à patienter,espérant le retour de mes écoliers,même si je savais que pour certains,les premières  heures les verraient chagrinés,et que mes bras trop courts ne pourraient les consoler.

A l’heure de la récrée,tous leurs noms m’étaient dévoilés,par des étiquettes fraîchement élaborées avec toute leur créativité:des fleurs,des papillons,des bonshommes patates, des poissons volants,tout ce qui fait leur monde merveilleux,pour m’en mettre plein les yeux.

Je devenais le gardien officiel de cette exposition ludique et colorée,fier de recevoir tous leurs effets.

Ils se hissaient sur la pointe des pieds,pour atteindre mon cou courbé,et de leurs petites mains potelées,se dépossédaient de tous leurs trésors:cartables,manteaux,casquettes et doudous m’étaient confiés,et digne de leur confiance je savais me montrer.

Quand la cloche avait sonné le retour des parents tant attendu,je faisais mes adieux sans trop m’épancher.

Le soir venu,tapi dans le noir je sommeillais,et au son de leurs voix,le lendemain, m’émerveillais.

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Participation de JAK

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SOUVENIRS D’UN VIEUX PORTE-MANTEAUX (Lorraine)


        On ouvrait la porte de rue, j’étais là dans l’entrée, contre le mur, bien arrimé.

     Il faut dire que j ‘accueillais selon  l’heure,  pardessus en ratine , manteau  féminin, trench-coats des jeunes, chandails, un peu pêle-mêle, s’entassant si tout le monde était à la maison. Je tenais le coup ; il faut dire qu’on m’avait choisi muni d’un dos solide, d’une planche à chapeaux et sous mes crochets, d’un porte-parapluie qui recevait aussi les bottines crottées après les promenades d’hiver.

    Je reconnaissais les parfums : une odeur de violette dans un col de fourrure, c’était Madame. Une fragrance de rose à peine ébauchée : la charmante Denise venait de suspendre à une patère son élégant manteau de velours brun, si soyeux, que j’affectionnais parmi tous. Ajh! ce goût de caramel ,  nul doute, Aline rentrait de l’école. J’héritais de l’écharpe rouge, du chapeau assorti au manteau et j’entendais tout de suite les éclats de rire.

     C’était l’heureuse époque où ils étaient tous là, Denise la sœur aînée, Jean et Julien, leurs parents et la petite. J’ai connu les jours de fête et les chapeaux de paille légère, qui mettaient une ombre adoucie sur le visage des femmes ; et les chapeaux de paille ceinturés d’un ruban dont les hommes  se coiffaient l’été

    .Et puis, le malheur est venu. Le voile de deuil noir a remplacé le bibi coquin de madame ; tous les costumes des fils sont devenus noirs et on a même teint en noir la robe d’école de la petite Aline. Je n’ai plus revu le chapeau rouge ; on a coiffé ses cheveux courts d’un béret alpin.  La vie a continué ; je me retrouve chez le brocanteur, oublié, vide à jamais. Personne ne voudra plus de moi, je suis trop vieux. Et parfois, je pense à eux, qui m’avaient choisi et qui m’ont connu jeune. Que sont-ils devenus ?...

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Bruits de couloir (Walrus)

Voilà, la messe est dite, ils m'ont posé sur le radiateur en attendant le passage de la charrette des immondices.

Non, je ne me trompe pas, à la mairie, ils ont viré économie durable, ils ont remplacé le camion-benne par un percheron tirant une charrette. Ça me rappelle ma jeunesse, au temps des hussards noirs de la République. C'est vous dire si j'en ai fait du service ! Et si j'en ai vu défiler des garnements.

Au début, ça se passait dans l'ordre, le calme, le silence. Les élèves arrivaient rangés par deux, s'arrêtaient devant leur crochet personnel (des étiquettes aussi j'en ai vu défiler), y accrochaient leurs vêtements, récupéraient leur tablier et patientaient jusqu'à ce que le maître leur donne le signal de pénétrer dans la classe.

Avec le temps, les choses se sont progressivement gâtées, de plus en plus de bruit, de bousculades, jusqu'aux temps actuels où je me suis retrouvé vachement peinard vu que la majorité des gosses déposés devant l'école par des parents en voiture débarquent dans le couloir la capuche de leur sweat enfoncée jusqu'aux yeux et entrent en classe en s'envoyant des beignes et sans se défringuer (sage précaution car la fauche règne en maître dans l'établissement et celui qui abandonnerait son Superdry à ma garde risquerait fort de ne jamais le revoir sauf sur le dos d'un autre).

Une autre raison de cette désaffection, c'est que les boules surmontant mes crochets et servant à éviter de trouer le tissu sont un peu grosses pour les attaches de suspension (les Belges disent "lichettes" et Hervé Bazin "accrochettes") dont les dimensions semblent diminuer au fur et à mesure que les prix des vêtements augmentent.

J'aurais pu continuer ma petite vie bien tranquille sans l'affreux "Jojo Macdo". Ses condisciples l'appellent ainsi parce qu'il arrête pas de s'empiffrer de saloperies bien grasses et sucrées, ce qui fait de lui le poids lourd de la bande (z'aurainet pu l'appeler Tyson cet aspirateur à sucreries! Ah non, l'aspi, c'est Dyson).

En plus d'une masse impressionnate, le Jojo est doté d'un caractère de cochon, ce qui peut sembler logique. Il se frite avec tout le monde, y compris avec le maïtre qui, pour être passé de ce statut à celui d'instituteur puis d'instit puis de  professeur des écoles avant de sans doute bientôt se transformer en technicien supéreur en pédagogie appliquée, n'en a pas moins ses nerfs.

Si bien qu'à la dernière saillie du gros, il l'a empoigné à deux mains, soulevé du sol et suspendu à un de mes crochets dans un mouvement digne d'un haltérophile spécialiste de l'arraché.

Le choc a été trop rude pour ma vieille carcasse et en fait d'arraché, c'est moi qui l'ai été, du mur.

Voilà pourquoi j'attends sur mon radiateur.

Mais tout n'est peut-être pas perdu, paraîtrait que le vintage a son petit succès aujourd'hui (n'est-ce pas JAK ?) ! Alors, j'ai pas trop les boules...

 

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