23 août 2014

Ont fait leur petit bonhomme de chemin

Flash

312

joye ; Fairywen ; bongopinot ; JAK ; KatyL ;

Nhand ; MAP ; Sebarjo ; EnlumériA ; rsylvie ;

Walrus ;

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Juste trop court (Walrus)

- J'l'avais dit qu'il n'y arriverait pas !

- À quoi ?

- À passer avant le rouleau-compresseur !

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Participation de rsylvie

Balade au Vair.

La fleur au fusil, la fine équipe avance à grand pas.

 Tout joyeux à l’idée du programme de la journée, les garçons chantent à tue tête :

 « dans la troupe ya pas d’jambe de bois,

Ya des nouilles mais ça n’ se voit pas.

La meilleure façon d’marcher

C’est encore la notre,

C’est de mettre un pied d’vant l’autre

Et de r’commencer ….. dans la troupe ya pas,,, M E R D E lance petit Pierre, j’ai oublié les vers » !

-« quoi ! t’as oubliél’appâts ! Mais comment qu’on va faire », s’inquiète Marcel, le plus âgé de tous.

             …. 1 p’tit pouce qui marche

2 p’tits pouces qui marchent et ça suffit pour être heureux

1 p’tit pied qui marche

2 p’tits pieds qui marchent et ça suffit pour être heureux…..

-« Merde, chié…. comment qu’on va faire, reprend grand Jules,

Parc’que sans appâts c’est vach’ment dure d’attraper qu’et-chose »

…..

-« Oué, c’est trop dure », repris machinalement petit Pierre.

Le soleil, qui ne semblait pas vouloir entendre

 la sonnerie du réveil matin, s’étirait langoureusement

sur un ciel de lit bleuté aux couleurs chatoyantes du jour qui se lève.

La petite troupe continuait son chemin comme si de rien.

 …. Elle est passée par ici, coucou

Elle repassera par là….

-« regardez, on arrive presque », s’écrie petit Pierre impatient

de taquiner les poissons d’argent de la Mare à Sorel.

-« Hé l’gamin, t’es bien pressé. Faudra pourtant attendre, car

Y a une tuile, on n’a pas d’quoi les attirer dans nos filets.

Va falloir ruser petit » lui répondit Marcel

-«  Oué, va falloir ruser », renchérit grand Jules.

Arrivés à l’entrée du champ, les uns s’agenouillent d’autres enjambent la barrière.

Puis,  la petite troupe se s’épare et chacun rejoint

mécaniquement son emplacement coutumier.

Hors cette fois-ci rien ne va. Marcel a la mine renfrognée des mauvais jours.

Armés de patiente, les gamins attendent….. attendent.

Jetant à la dérobée un regard vers l’ainé de tous, car ils sont certains.

Marcel va trouver une solution. Seulement celui-ci n’a pas d’idée.

Rien, rien….. rien

….promenons nous dans les bois,

 pendant que le loup n’y est pas.

Si l’idée y est, elle y restera.

Mais comme il n’en a pas, elle n’y reste pas

Soudain petit Paul, du haut de ses 5 ans, ankylosé

par la longue attente, pousse un cri de douleur, des crampes

dans les jambes. Oubliant qu’il est en équilibre précaire

 sur un rocher glissant, se tord dans tous les sens. Et

se retrouve avant même d’avoir eu le temps de le dire,

 le nez dans les roseaux et le cul dans l’eau. 

Aussi vite tombé, aussi vite relevé par grand Jules accouru à son secours.

-« et ben p’tit gars, faut pas gigoter de la sorte », s’esclaffe

l’adolescent tout mouillé à son tour.

….Une souris verte, qui courait dans l’herbe,

Je l’attrape par la queue, je la montre à ces messieurs.

Ces messieurs me disent, trempez-la dans l’eau,

Trempez-la dans l’huile, ça fera un escargot tout chaud….

-« Mais qu’est-ce-t’as encore à gesticuler de la sorte », demande Grand Jules.

Plongeant la main dans son pantalon, petit Pierre en retire

une grenouille aussi effrayée que lui.

-« ha ha ha » s’écrient tous en cœur le restant de la troupe.

Plié de rire devant la mine déconfite du petit, Marcel s’écrie :

-«  c’est pas le tout de taquiner la rainette, mais

faudrait pas que le héro du jour attrape un rhume de fesses.

Rentrons ».

… Il était un petit homme, pirouette, cacahouète

Il était un petit homme, tout mouillé, pirouette, cacahouète. 
Mon histoire est terminée, mais je peux vous la recommencer

Je peux vous la recommencer.

 

Bien à vous,

rsylvie

 pirouette, cacahouète.

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White Spirit (EnlumériA)

Damien mâchonnait son casse-croûte sans conviction aucune. Il ne savait pas trop ce qu’il y avait sur sa tartine de pain – d’ailleurs était-ce vraiment du pain – mais c’était mangeable. Disons pour faire simple que cela ressemblait à une sorte de viande reconstituée avec un arrière goût de fromage d’écume accompagné de beurre de bigorneau. Il poussa la dernière bouchée laborieusement mastiquée avec un verre de vin d’orage. C’est comme ça que Sandalphon avait appelé ce breuvage. Bon ! C’était buvable.

Il regarda d’un air absent le yack bleu qui ruminait à quelques mètres. L’animal semblait l’observer du coin de l’œil avec on ne sait quoi de narquois dans le regard. Un peu plus loin les deux comiques qui lui servait d’escorte jusqu’à Kitej se perdaient dans d’interminables palabres avec le Sayedh el Khâfila*. De quoi parlaient-ils ? Damien s’en moquait. Il se sentait bourdonneux, sous l’emprise d’un vague à l’âme sirupeux qui collait à l’esprit comme un vieux chewing-gum sous la semelle d’un brodequin. Il tenta d’occuper son esprit en observant les déambulations ondoyantes d’une chaise rose qui transbahutait de-ci de-là un jubilant escogriffe. Juste derrière un attelage improbable couplant un dromaludaire avec un tamanoir, un homme aux allures de conspirateur enfournait à intervalles régulier un paquet dans une boîte à lettre sur laquelle un chat était perché. Le manège du type était assez déconcertant. Il ouvrait la boîte, mettait le paquet, refermait la boîte et attendait quelques instants. Le chat accomplissait alors trois tours sur lui-même, posait sa patte sur l’épaule de l’homme qui, aussitôt, prenait un autre paquet dans un grand sac, ouvrait la boîte à lettres qui était de nouveau vide et remettait un paquet. Et ainsi de suite mais quelle importance. Damien ne s’étonnait plus de grand-chose, désormais. Ils étaient arrivés au caravansérail en fin d’après-midi. Orphaniel s’était encore moqué de lui au sujet de Kaelia. L’après-midi entier avait été ponctué par les sarcasmes du nain jaune. Bon, c’était vrai qu’il ne s’était guère préoccupé du sort de la jeune femme, il avait eu bien trop peur pour lui-même, mais de là à le harceler.

Damien se resservit un verre de vin d’orage. On aurait dit qu’il y prenait goût. Mais bordel, il ne la connaissait pas plus que ça, cette fille. Il ne savait même pas d’où elle venait. En plus, il n’était peut-être qu’un jean-foutre comme l’avait répété ad nauseam cet abruti d’Orphaniel, mais il n’était pas con. Il avait bien compris que Kaelia était un nom bidon dont cette fille s’était affublée pour éviter quoi… des questions gênantes ? 

Un peu mon neveu !

Qu’elle se les garde, ses petits secrets mesquins

Mesquins, mesquins

                               Bah ! Oui, quoi.

                                               Poil au brodequin !        

Damien contempla son verre presque vide avec acrimonie. Il ne savait pas de quelle sorte de vigne venait ce vin, mais voilà qu’il avait l’impression d’entendre des voix.

Ce vin n’a rien à voir avec moi !

Bien ! Il entendait des voix. Pas grave. Depuis deux jours, il gambadait dans ce qui était l’équivalent onirique de charybde et scylla et

                 Tu ne vas pas me faire le coup ?  

                                                Ce qu’il avait vécu après la disparition de Marjorie

                                                                                Et si, il l’a fait !

Au seuil de l’agacement, Damien reporta son attention vers le gars qui s’acharnait toujours à gaver cette stupide boîte à lettres qui, elle, s’évertuait à digérer d’une manière stakhanoviste les paquets qu’il sortait du sac sans fond. Ah ! Tiens. Le chat n’était plus là. Il vida son verre. Le yack bleu l’observait toujours, mais cette fois, il crut lire une mise en garde dans le regard crémeux du bovin.

Ton pote a raison !

Quoi ?

Ton pote déguisé en citron, il n’a pas tort.

Le jeune homme sentait des vagues d’irritation fourmiller à hauteur de son plexus solaire. Il était crevé, ce vin lui tournait la tête et pour ce qui était des railleries, il avait eu sa dose pour aujourd’hui. L’avantage – si on pouvait parler d’avantage – c’était que ces railleries avaient été proférées par quelqu’un de chair et d’os, pas par une petite voix à l’intérieur de sa tête suscitée par un vin au nom bizarre.

   Eh ! Mec ! Je ne suis pas une voix dans ta tête de pioche !

                Alors t’es qui ?

                               Regarde en bas, sagouin, maringouin, pâte à pingouin !

Damien, somme toute pas contrariant, laissa tomber son regard à ses pieds. Cela ne fit pas grand bruit et pourtant, ça l’aurait bien mérité. Une sorte de signal d’alarme retentit dans le lobe frontal de son cerveau un peu comme un carillon fêlé au fond d’une mare à canards. Légèrement décontenancé, il releva la tête et constata qu’autour de lui, le monde semblait à peu près normal, à supposer que normal soit bien le terme qui convienne. Le type au sac continuait de charger sa boîte à lettres, ses deux gardes du corps jacassaient toujours avec le Sayedh el Khâfila et le yack bleu le regardait cette fois bien droit dans les yeux semblant dire : « Je t’avais prévenu. » Donc…

Bah, non, l’arsouille, tu ne rêves pas. Eh ! Tu vas te réveiller un peu.

Et vlan ! Damien se prit un solide coup de pied dans le tibia. Donc…

Il ne rêvait pas. L’homoncule blanchâtre qui se tenait bien droit dans ses bottes juste à côté de celles de Damien n’était pas une création délétère généré par son esprit mortifié.

— Mais t’es qui, toi ?

Je suis le White Spirit.

— Le quoi ???

Je vois. Monsieur ne pratique pas la langue de Shakespeare. Je suis l’Esprit Blanc, si tu préfères, Prosper.

— Oui, merci pour la leçon. – En prononçant ces mots, Damien sentit que ses lèvres se contractaient en un imperceptible sentiment d’amertume – Là d’où je viens, le White Spirit, on s’en serre pour nettoyer les pinceaux et les taches de peinture…

Je suis aussi cela pour toi.

Le petit bonhomme blanc exécuta un petit pas de danse qui aurait pu passer pour une figure de tai-chi, puis il se mit à glousser comme une perceronnelle.

 

Eh ! Toi, là-haut, le Narrateur, c’est quoi, une perceronnelle ?

 

« Arrête, bougre d’idiot ! Tu n’as pas le droit de m’adresser la parole. Je ne suis pas censé être présent. »

 

Oui, mais c’est quoi dit, hein, c’est quoi ? continuait le White Spirit en trépignant comme un marmouset des marais.

 

Temps mort !

 

« Une perceronnelle, c’est un perce-oreille femelle qui se comporte comme une péronnelle. Bon, ça y est. Je peux reprendre le cours de mon récit ? »

 

Vas-y Georges ! Reçu 5 sur 5. Tu reprends ton job et moi le mien.

 

De son côté Damien s’emporta.

— Quand t’auras fini tes pitreries, petit enfariné, tu pourras peut-être me dire ce que tu me veux.

Ton cœur est noir comme la suie, il ne brasse pas du sang, mais du bitume. Je suis là pour nettoyer toute cette boue.

— Qu’est-ce que tu racontes ? Quelle boue ?

Je discerne tes pensées comme la chauve-souris discerne les obstacles dans la nuit profonde, Cunégonde. Elles dégoulinent de toi comme de la poix sur une muraille prise d’assaut. Ton personnage de tragédien pathétique ne dupe personne. Si tu veux que ton monde change, prépare-toi à changer toi-même, Philomène.

Un ricanement amer secoua Damien. Quelle ironie. Non content de supporter les lazzis d’une banane sur pattes chevauchant un cheval de bois, voilà qu’il se façonnait un Gemini Criquet personnel.

Bougre de hérisson mou des steppes de Lampedusa ! Je ne suis pas plus Gemini Criquet que tu n’es un pantin de bois.  D’ailleurs, t’es qui toi, hein ? Quand on fait le bilan, t’es qui au juste ?

— Je suis Damien Dexter et…

Je ne te demande pas quel est ton état-civil, banane de cirque. Je te demande qui tu es vraiment.

— Je suis quelqu’un qui…

T’es rien mec. T’es qu’un guignol qui passe son temps à se lamenter sur son sort. Un clampin qui fuit ses responsabilités. Et Marjorie par-ci et Marjorie par-là. Gnah, gnah gnah ! Tu étais où quand elle avait mal ? Tu peux me le dire ? Tu n’étais même pas à travailler sur ce foutu roman que tu n’écriras jamais. Tu te crois important parce que tu sais jouer trois accords sur cette vieille guitare que tu trimballes partout comme si le poids de ta propre misère ne suffisait pas. Tu ne sais même pas pourquoi tu t’es assis au beau milieu de ce maudit triangle, là-bas, aux Bermudes. Le capitaine Ward, tu ne le connaissais que par ouï-dire. Sa baraque, tu ne l’as acceptée que parce que tu cherchais un trou où te cacher, cochon casher.  

Assommé par cette admonestation, Damien ravala sa rancœur et sa rancune avec une petite pincée d’aigreur pour faire bonne mesure. Le White Spirit, bien campé sur ses petites jambes, les mains sur les hanches, le regardait sévèrement du bas de ses trente centimètres et des poussières.

— Qu’est-ce que tu veux que ça me foute, tes réprimandes à la con ? Tu ne sais pas ce que j’ai vécu ? J’ai…

Et re-vlan ! Un grand coup de ganache dans le tibia. Le petit bonhomme blanc frappait vite et fort.

Arrête de pleurnicher et réveille-toi, je te dis.

Damien tenta une fois encore de proférer une de ces jérémiades dont il avait à la longue peaufiné la recette. Mais rien de voulait franchir le seuil de ses lèvres. L’homoncule posa son doigt sur sa bouche et fit :

Schhhh ! One a minute, please !

Et alors, le White Spirit se mit à dansoter sur place un quadrille meringué du genre drolatique et burlesque. Ça évoquait à la fois la danse de la pluie et la biguine ; l’agacement oblique et la frilosité morbide. C’était aussi bien risible que triste à pleurer et c’était destiné à provoquer un choc mental qui ne tarda pas à débusquer du cœur sombre de Damien une bestiole noire armée de pattes griffues et tranchantes comme des rasoirs. Cela se tortillait en tous sens comme sous l’effet d’une décharge électrique en poussant un horrible cri de craie furibonde sur un tableau noir.

Damien fut pris de nausées. Il expulsa son vin d’orage dans le caniveau et vit que sa vomissure charriait une myriade d’aiguilles et d’éclats de verre. Il se laissa tomber sur les genoux, groggy, anéanti, mais soudain léger comme un échantillon de barbe-à-papa dans une brise d’été.

Par terre, le petit bonhomme blanc se tenait tout droit campé, les bras croisés et la tête insolente.

On se sent mieux, hein ! La vilaine bête est partie et le cœur de suie a cédé la place à cette petite étincelle divine que tu as reçue à l’aube du monde.

Damien reprenait tant bien que mal ses esprits. Il se sentait tout mollasson mais aussi tout bonheur et limpidité. Un arrière-goût sucré avait chassé l’amertume insistante qui chargeait depuis longtemps son haleine. Son esprit était clair, son regard lumineux. Une tonicité nouvelle embrasait sa poitrine, apaisait son souffle, revigorait son être tout entier. Il avait l’impression de se défroisser et de s’épanouir comme les pétales d’une fleur d’or dans l’astral.

— Mais qu’est-ce que tu m’as fait ?

Moi, rien. Je ne suis que le White Spirit, le vecteur au service du Tout. Je t’ai nettoyé, décapé, débourbé de fond en comble.

Une ombre s’interposa entre Damien et le soleil couchant.

— Avec qui tu parles ? demandant Sandalphon.

Damien se redressa.

— Je parle avec… Le White Spirit ?

À ses pieds, il voyait une petite silhouette blanche peinte sur le bord du trottoir.

— Tu parles avec un tag ? Holà ! Bonhomme. C’est le soleil rose ou le bleu qui t’a tapé sur le cabochon ? Allez viens. Je vais te montrer où dormir.

Damien suivit Sandalphon d’un pas encore mal assuré.

— Euh ! Dites-moi, Kaelia, vous croyez qu’on va la retrouver ?

Sandalphon se retourna. Un sourire malicieux éclairait son visage.

— Ah, quand même ! Tu y auras mis le temps.

 

 

* Meneur de caravane, cf. défi 309 Slave Transportation

 

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DEUX PIEDS (Sebarjo)

 
 

Petit matin.

Un ou Le ? Peu importe il est de bonne heure et je suis de mauvaise humeur.

Disons qu'il est 8H30. Je suis déjà debout depuis plus d'une heure. La reprise est difficile, la tâche ardue pour le vacancier que j'étais encore hier. Je parviens tout de même à trouver la porte d'entrée. Je sors, ni paré ni même préparé au labeur qui renaîtra dans un quart d'heure.

J'arpente comme à reculons les trottoirs de la ville quasi-déserte en cette mi-août. J'ai la tête lourde et embrumée, encore en congé, le corps pesant et ensommeillé, pas totalement délassé des bras de Morphée. Je déambule seul, me rendant à mon bureau à pieds, ayant laissé ma jolie auto au garage. Mes pas claquent, résonnent, claquent, résonnent. Plutôt fortement car j'ai rechaussé mes Richelieu de chez Santoni et délaissé mes espadrilles quelque part sur la côte basque entre les plages d'Erretegia et de Parlementia. Un pigeon agite ses ailes et se pose sur un banc à la recherche de restes culinaires. Le vent fait voler deux ou trois papiers gras. Les artères de la ville respirent à peine tant elles sont vides. Je traverse l'avenue lorsque soudain, me sortant de mes rêveries inhérentes, une silhouette blanchâtre apparaît sur l'asphalte grisâtre. C'est un piéton. Du moins, sa substance peinturlurée qui semble vouloir avancer d'un pas énergique et décidé. C'est un piéton certes, mais comme il semble loin de moi ! Je pense alors à cette chanson de Thomas Fersen que je me mets à fredonner, tant mon entrain tourne au ralenti :

Je suis désolé je n'ai que deux pieds...

Même si je ne me sens pas de taille, je dois rester une pointure, alors malgré tout, il faut que j'avance c'est une évidence... je ne vais pas commencer cette reprise en étant à côté de mes pompes, moi qui tend facilement à la calcéophobie !

Encore quelques mètres et j'y suis.

Bon élève, je relève la grille qui grince et ouvre la boutique dont l'enseigne révèle un chat botté.

En effet, l'hiver comme l'été, je travaille Au Chat botté, grand magasin de chaussures qui a pignon sur rue depuis plus d'un siècle, créé à l'époque par un certain Chabotié, cordonnier de son état. Ici, moi je ne suis qu'une petite main au service des pieds de ces Messieurs Dames...

Ce matin, il n'y a pas foule. Pour ne pas perdre pieds ni même la main, je m'occupe comme je peux et trie quelques paires par pointure. Je sors de mon cirage en les triant justement par nuance. Je renoue avec le travail en rangeant des lacets par paire et par longueur.

Dix heures sonnent enfin. J'ai fini mes classements inutiles et insensés. Je m'ennuie déjà.

Pour ne pas sombrer dans un désœuvrement total et ne pas perdre la main ni même pieds, je décide alors de jouer au client tout en tenant mon rôle habituel de vendeur pantouflard.

Je soupire bien vite car mon client n'achète jamais plus de deux chaussures à la fois et c'est assez laçant. Profitant de ma dualité, je lui fais part de mon exaspération en me toisant de la tête aux pieds. Rigolard, celui-ci me répond alors depuis son miroir en chantant :

Je suis désolé je n'ai que deux pieds !

 

 

Et pour fredonner encore cette chanson,

voici ma version  lagaffesque ci-dessous :

 

 

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L'ombre blanche (MAP)

Quand le petit bonhomme est rouge


 

Bonhomme rouge

  

 

tout est calme,

 

rien ne bouge !

 

Quand le petit bonhomme est vert

Bonhomme VERT

 

 

on avance,

 

on espère !

 

Quand le petit bonhomme est blanc

 

 

 Le petit bonhomme blanc

c'est que  Poucet

 

s'en est allé

 

à la ville

 

se promener !

 

Sur son chemin

 

il a tracé

 

en ombre blanche

 

son portrait

 

pour sa propre

 

sécurité !

 

 

 

 

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Participation de Nhand

SI TU VEUX TE PROMENER 

 

 

Dans la jungle urbaine,
L'automobiliste est roi ;
Dans la jungle urbaine,
Gare au piéton maladroit !

Les grandes artères
Filent toujours sans te voir ;
Les grandes artères
Ont tout pour te décevoir.

Viens, je suis ton guide,
Si tu veux te promener.
Viens, je suis ton guide,
Je t'emmène, allons flâner...

Il est des ruelles
Où le temps n'existe pas ;
Il est des ruelles
Qui s'explorent pas à pas.

Oui, des voleurs à la tire
Y font leur sale devoir,
Mais est-ce à moi de te dire
Qu'on ne peut pas tout avoir ?

 

 

LOGO NH-PF

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L'empreinte (KatyL)

Chapitre 7/ « L’empreinte »

Eva appela Joachim qui, au son de sa voix se douta que quelque chose n’allait pas.

Elle décacheta l’enveloppe et comprit très vite que cette lettre anonyme allait bouleverser sa vie mais elle s’arma de courage et lut à voix haute :

« Madame l’homme avec qui vous êtes n’est pas celui que vous croyez ! Il a eu plein de femmes avant vous et vous serez parmi sa collection aussi ! Toutes celles qui vont avec lui le paient cher ! Une amie qui vous veut du bien ! »

Cette lettre avec des morceaux de journaux collés était une horreur pour Eva, elle se tourna vers Joachim pour qu’il dise quelque chose !

Il était blanc de colère il se leva d’un bond et vint vers elle.

-« tu ne vas pas croire ce torchon j’espère ? Je vais te dire exactement ma vie avant toi et tu pourras te faire ton opinion mais d’ores et déjà je veux savoir qui t’a écrit cela ? Qui a mis un coup de couteau dans mon pneu ? Qui a tenté de cambrioler ton garage ? Maintenant cette lettre  c’en est trop ! »

Eva retourna l’enveloppe et vit au dos une empreinte un peu bizarre un petit bonhomme en blanc ka01 sur fond de pierres noires un tampon sans doute et dessous était écrit, d’une écriture d’écolier (cette fois à la main) : « suivez ce petit homme il vous conduira à la vérité »

Elle prit la précaution de ne toucher que le côté gauche de l’enveloppe pour la donner à la police de manière à faire un relevé d’empreintes, qui sait si celles–ci coïncidaient avec celles du garage ?

Elle mit la lettre dans un sac en plastique et n’y toucha plus, elle se tourna vers Joachim !

-« Ecoute dit-elle j’ai confiance en toi, je te connais depuis plus de huit mois, je t’ai vu vivre et agir, je me suis fait une opinion sur toi, tu vas me raconter si tu veux mais avant embrasse-moi et serre-moi très fort et allons prendre le petit-déjeuner, nous parlerons à table »

Il la prit dans ses bras sans se faire prier, c’est à ce moment-là qu’elle vit des larmes perler sur le visage de JO, elle lui essuya les yeux et les embrassa avec tendresse.

-« Viens ne te laisse pas démonter par des choses aussi méprisables, il faut être solidaires, ce n’est rien je suis certaine qu’une explication simple existe,  j’ai acheté des brioches tu vas te faire un café, cela ira mieux ensuite ! »

Elle mit sa table de petit-déjeuner Jo ne disait rien, il fit le café, elle son thé préféré à la bergamote, les brioches réchauffées, elle lui prit la main.

-

-«Si tu veux me dire quelque chose vas-y je préfère que ce soit toi qui me parles, quoique tu aies à me dire »

-« J’ai eu trois expériences importantes avec des femmes dans ma vie, la 1ere j’avais 20 ans et j’étais bien jeunot et inexpérimenté, au bout de 5 ans, nous nous sommes quittés… Puis la deuxième est arrivée, elle faisait du cheval elle semblait se plaire dans ce style de vie, mais au bout de quelques années elle dépérissait car elle voulait légitimement des enfants, comme nous n’arrivions pas à en avoir nous avons été consulter et il s’est avéré que je suis stérile et que je ne pourrai jamais faire d’enfants, au début il fut question d’adopter, je lui disais que beaucoup d’enfants sont en mal d’amour et qu’il suffisait d’aimer un enfant déjà né quelque part . Elle me dit oui et elle finit par faire un enfant avec mon meilleur ami tout en faisant croire que nous allions faire les démarches pour adopter !! J’ai eu beaucoup de mal à me remettre de cette double trahison, nous sommes séparés, elle a 3 enfants et vit dans le midi.

 Je suis resté célibataire quelques temps  une ou deux aventures dont je ne te parle pas car sans aucun intérêt.

Je devenais un peu « un ours » dans ma tanière me dévouant pour mes chevaux, j’ai aussi passé un diplôme pour accompagner les gens en randonnées et donner des cours d’équitation, j’ai développé mon centre équestre comme Maréchal Ferrant en  travaillant dur avec un vétérinaire qui m’a appris les bases de soins à donner aux chevaux lorsque l’hiver est là….bref !! J’avais déjà la quarantaine lorsque j’ai rencontré la troisième,  une femme seule avec deux ados, au début ce fut très bien, mais rapidement avec les enfants de cette femme c’est devenu un enfer, ils étaient très mal élevés, je ne pouvais rien leur dire, mais j’étais bon pour payer leurs études et tout le reste, les disputes ont commencé, de plus en plus successives, c’est alors que je me suis aperçu qu’elle buvait ! Elle me mentait tout le temps et me demandait de plus en plus d’argent, j’ai voulu l’aider et la faire désintoxiquer, mais elle refusa…Après quelques années encore ce fut la séparation qui s’est très mal passée, elle voulait une somme d’argent pour partir j’ai fini par la lui donner pour avoir la paix ! Elle vit malheureusement dans la région et je la croise de loin parfois, elle est de pire en pire avec les dégâts liés à l’alcool. .. Je t’ai tout dit, tu comprendras pourquoi je ne me suis jamais marié et pourquoi je ne voulais plus personne dans ma vie, et surtout  éprouver quelque sentiment et j’ai désormais 55 ans ! Mais tu es là !

-« Mais rien à voir avec une collection comme dit cette lettre, c’est incroyable qui peut t’en vouloir, nous vouloir du mal ? Je pense qu’il faut retrouver cette rousse elle ignore que je l’ai vue, avec cette tignasse, et sa démarche je la reconnaîtrais entre mille, si elle traîne par ici il ne sera pas difficile de la suivre et de  voir où elle demeure, elle ne pourra pas  nier car nous lui dirons que nous avons ses empreintes, et qui si elle ne parle pas nous irons direct à la police, qu’en penses-tu ? »

-«Tu as une excellente idée, bon Eva nous allons nous habiller c’est dimanche, je profite que mon jeune stagiaire soigne et nourrisse mes chevaux, alors je t’emmène voir un point de vue extra pour te changer les idées, mets un pantalon et des baskets et en route ! »

Le chien qui a entendu le mot « en route » remuait déjà de la queue et se fixa devant la porte.

-« ok » !  Elle se hâta et une heure plus tard, tous les deux  lavés et habillés ils  partirent en voiture avec celle de JO et le chien Bob pour voir le site.

En route ils ne se parlèrent pas.

Arrivés au point de vue qui était majestueux  à couper le souffle, Joachim arriva dans son dos et lui dit à l’oreille :

-« Tu es ma merveille Eva, tu es ce qui m’est arrivé de plus beau quelqu’un essaie de nous mettre les bâtons dans les roues, mais ils n’y arriveront pas, je n’ai jamais ressenti ce que je ressens pour toi, et cette nuit ma chérie a été  la plus belle , je te le dis tout en haut de la montagne si tu veux je le crie au vent, qui le dira au monde, je le crie au ruisseau qui en fera des rivières, je le crie au ciel ! »

Elle se retourna et l’embrassa avec toute la fougue dont elle était capable, elle pensa que cet instant était un moment d’éternité incomparable.

Ils marchèrent 2 heures encore en se tenant la main émerveillés par la nature, ils mangèrent dans une ferme Vosgienne des bonnes patates au munster et une tarte aux myrtilles, Eva n’osait plus rire.

Le soir ils mirent ensemble un plan d’attaque pour découvrir le fin mot, ils allèrent au lit rassurés et firent l’amour avec plus d’intensité encore que la veille.

Jo partit à son travail tôt le lendemain matin. Eva prit le  bus pour aller en ville.

Elle parcourut toutes les rues principales en vue de trouver la rousse, en vain, elle avait mal aux pieds, elle s’assit près de la fontaine et se frottait les pieds endoloris lorsqu’elle aperçut au loin la démarche de la femme avec un panier ! Son sang ne fit qu’un tour, elle se rechaussa promptement et la suivi de très loin, elle marchait en s’arrêtant parfois comme essoufflée, ou inquiète ? Elle semblait regarder partout comme une pie curieuse.

Elles passèrent à tour de rôle dans la ruelle du marchand de vélo cela rappela à Eva de mauvais souvenirs, l’autre maintenant marchait très vite elle savait très bien où elle allait.

Elle tourna dans une ruelle bien étroite, Eva leva le nez pour se repérer et comprit très vite où elle était « rue de la Pierre Hardie » mais Jo lui avait dit que c’était l’ex de Raphaël qui demeurait là !! Elle était perplexe, lorsqu’elle vit la rouquine entrer dans une demeure un peu délabrée dont la façade était composée de trois fenêtres ouvertes avec des volets brinquebalants marrons totalement en lambeaux, un lierre courait sur les autres fenêtres qui étaient toutes condamnées.

Rien de rassurant !! En s’approchant de la sonnette à l’ancienne avec chaîne rouillée, elle vit un étrange dessin au pochoir semblable à celui au dos de la lettre ! Ça alors ! ka01 Elle était au bon endroit et ces deux femmes détenaient la clé du mystère.

Elle sonna, du moins elle tira sur la chaînette avec toutes ses forces !

La femme qui vint lui ouvrir puait l’alcool !! Il n’était que 10h30 du matin ! Elle était débraillée et sa robe de chambre tenait par la saleté, ses cheveux gras et plaqués en disaient long sur la personne ! Mais Eva prit son courage à deux mains et dit :

-« Bonjour Madame je cherche une femme qui a connu Raphael Fontenoy j’écris un article dans un quotidien sur lui et je désire savoir si cette femme demeure ici, je paierai toutes les infos cela va de soi ! »

À ces mots la dame ouvrit grand la bouche et répondit : « que c’était bien là, ma chère petite dame, vous pouvez entrer »

Elle la suivit dans un long couloir Lorrain qui n’en finissait pas pour déboucher sur une cuisine d’une saleté repoussante, elle lui fit signe de s’asseoir sur l’unique chaise sans linge et se mit en face d’elle.

Elle se servit une rasade de vin rouge dans un verre douteux et en proposa à Eva qui déclina avec politesse.

-« Qu’est-ce que je peux pour vous ? Si vous payez bien je vous dis tout ! »

Eva sorti 50 euros comme convenu la veille avec Jo et les tendit à la femme qui s’empressa de les mettre dans son tiroir.

-« Oui j’ai bien connu le Raphael dit-elle ce salaud de première, ah il m’en a fait voir le bougre, à cette époque j’étais une belle femme avec tout ce qui faut où il faut ! Il aimait les girondes, J’étais douée pour le truc si vous voyez ce que je veux dire dit-elle avec un rire gras et sonore! »

-« Stop ! lui dit Eva n’entrons pas dans les détails, je voudrais savoir pourquoi vous êtes restée avec lui, vous faisiez du cheval je crois à cette époque et vous étiez sa petite amie ? »

« Non, dit-elle je n’étais pas la seule, il sortait aussi avec ma sœur, qui est infirmière qui faisait du cheval, une fille bien je vous le dit, elle a fait des études pas comme moi ! Mais moi j’ai une botte secrète qui plaît bien aux hommes et il m’achetait beaucoup de cadeaux ! »

-« Bon venons aux faits dit Eva il sortait avec vous et votre sœur,  le savait-elle ? »

-« Non pas au début, elle était folle amoureuse et il lui promettait le mariage, mais vite elle a compris qu’il avait d’autres femmes en même temps qu’elle, elle lui demanda des explications, mal lui en a pris ma bonne dame ! Savez-vous ce qu’il lui a répondu ? »

-« Ma chère Solange tu es gentille et tu me soignes bien, tu cuisines bien, tu es sortable, mais pour ce qui es du lit tu n’es pas une championne, alors j’ai des aventures quelle affaire !! Elles me courent toutes après ! Ce sont des « bons coups » rien que des bons coups ! Elles ne comptent pas !»

-« Quoi des bons coups dit ma Solange ? Tu veux dire des garces au lit ? Des ……… c’est ça les « bons coups rien d’autre ! Monsieur ne doit pas s’ennuyer ! »

« Oui voilà tu as raison c’est ça un bon coup, les hommes disent cela! Mais toi tu devrais prendre des cours… ! »

-« Elle le quitta le soir même et devint vite dépressive, elle revint vivre moi chez moi au 1er étage ! Vous ne pouvez pas la louper tant elle est rousse maintenant! »

La rousse était sa sœur et vivait au-dessus et elle avait mis cette lettre anonyme accusant JO ! Cependant elle avait mis un tampon de manière à identifier cette maison ?? Qu’avait-elle en tête ?? Il fallait à tout prix la faire venir et lui parler, elle seule détenait le nœud de cette intrigue.

Suite au prochain épisode

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Participation de JAK

Ballade pour  la balade

Bonjour les défiants

Pas de surprise, les magasins annoncent la couleur : c’est bientôt la rentrée.

Me voici traversant la chaussée pour accéder à mon enseigne préférée, et ce piéton matérialisé sur le pavé, par un enchainement d’idées, m’a acheminée tout simplement aux sources de mon bien être.

Et à la manière de Paul Eluard, je crie mon amour pour les balades, la seule façon, pour moi de mettre le cap vers un apaisement véritable….

 Et d’attaquer la rentrée de pieds fermes.

A Bientôt

ja01

 

Sur les passages pavés

Sur les sentiers escarpés

Aux croisements des chemins

J'écris ton nom

Sur les rencontres impromptues

Sur les drailles  ancestrales

Sur l’abri providentiel 

J’écris ton nom.

 

Et par le pouvoir d’un mot   
Je recommence ma vie
Je suis né-e- pour te connaître
Pour te nommer

GR qui m'offre la liberté.

 

En marronTexte intégral de P. Eluard

.

                                                             Défi #3127ieme photo bonne ballade

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Pas à Pas par bongopinot

bo01

 

 

Une balade sur un chemin  pavé

Sur le sol une silhouette y est dessinée

Pour se promener en toute sécurité

Suivons ce personnage qui nous dirige cet été

 

Une balade comme une aventure

Sans savoir où nous mènera notre futur

Fait d’amour, de fissure,

De poésie et d’écriture

 

Une balade en ritournelle sur la dureté du temps

Où la rencontre des genres et des gens

Nous offre tous les matins comme un chant

Pour celui qui prêtera une oreille, chemin faisant

 

Une balade, nous allons vers l’avenir

En gardant sur le cœur nos plus beaux souvenirs

Et faisons de toutes nos journées à finir

De merveilleux, pas, en devenir

 

Une balade pour  donner de bonnes armes à nos enfants

Pour qu’ils continuent après nous, améliorant et bâtissant

Un nouveau monde indulgent et accueillant

Fait de quiétude de paix et d’amour éclatant

 

Une balade qui nous emmène droit vers notre fin

Sans peur ni tristesse ni chagrin

Et nous arrive une douce odeur de jasmin

Des amis à nos cotés nous prennent la main.

 

Tous ces petits pas comme un bond de géant

Nous font traverser mais jamais remonter le temps

Et  dans nos têtes on entend les tic tacs incessants,

D’une bataille sans trêve, qui prouve  que l’on est vivant.

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