Les lignes de la mains (JAK)

D’une main de maitre j’examine les lignes de ma main.

Ce que j’y vois n’a rien d’extraordinaire
C’est la vie dans tous ses émois, ses embarras, ses joies et ses douleurs,

Je n’ai pas envie de changer de mains, ni de faire des pieds et des mains pour être quelqu'un d'autre.
Je suis et resterais petite main, c’est bien là ma condition.

Qu’importe, il me suffit de garder les mains propres, le reste je m’en lave les mains.

de mon destin j'ai pris les clés en mains, Il m’a suffit de mettre la main à la pâte pour diriger ma vie et je compte bien encore en garder les cartes en mains.


Et si souvent mes mains sont froides, je garde toujours le cœur chaud.

Et pour moi -même avec des ongles noircis :)- les plus belles mains sont bien celles-ci

 

 289 les lignes de la main

 

Celles de la confiance

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Chiromancie (par joye)

par joye

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Ligne du coeur (Célestine)

Il a longuement fait couler l’eau fraîche sur ses poignets et au creux de ses mains. Il lui semble que ce raffut de tambour du Bronx qu’il entend dans sa poitrine depuis ce matin se calme un peu, à mesure que ses gestes deviennent plus précis. Il sèche ses mains consciencieusement, et refait les gestes qu’il a appris, et qu’il a pourtant répété des centaines de fois…il ne s'agit pas de trembler.

Car aujourd’hui, il va être seul sur son fil de funambule, il va être le Patron. Cette pensée lui déclenche un vertige qu'il repousse d'un revers de main. Ce n'est pas le moment de flancher. Tout lui revient, comme un flashback dans un mauvais film : son enfance difficile, terrible, et cette phrase, cette phrase, comme une malédiction de chiromancienne, que son père lui a répétée toute sa vie : « Tiens, tu me fends le cœur ! ».

Trop petit, trop timide, pas assez musclé, trop mauvais, trop nul. La honte de son père.

Alors il a extirpé, de son cœur à lui, la force de s'en sortir. Par fierté, par défi. Par un énorme besoin de se prouver qu'il pouvait y arriver, qu'il n'était pas le nul, le raté, le bon à rien.

Il a usé ses yeux et sa tête sur des milliers de cours, durant des milliers de nuits. Comme un acharné.

Et aujourd'hui, on va enfin l'appeler Docteur. Il a réussi. Il le sait. Il le sent. Il va devenir un brillant cardiologue. Il s'apprête à opérer son premier patient. 

Et par un juste retour des choses, ce patient, c'est son père.

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Les lignes de ma main font le tour de la Terre (Mauleskine)

 
« Pour jeudi en huit, vous direz en vingt lignes et au passé simple  ce que vous fîtes aujourd’hui retour de l’école. »
10 Mai 1903, Eugène quitte l’école communale de Saint-Denis par la porte de la cour.
Il reprend l’itinéraire qu’il s’est choisi. Certainement pas le plus rapide, mais celui qui lui laisse le temps. Celui qui l’abandonne à sa solitude, entre les jardins ouvriers et par-dessus les canaux.
…  « direz ce que vous fîtes… le passé n’est jamais simple », pense Eugène, à en juger d’après la nostalgie qui le domine, lui qui n’a rien connu encore.
Il pense aussi qu’il ne lui serait pas difficile de rendre un devoir formidable, si seulement il osait entrer à la consultation de la chiromancienne, au fond d’un jardinet qu’il longe chaque jour.
Il a beaucoup à faire avec son passé et n’a jamais senti la nécessité de connaître son avenir. Il ouvre la main dans laquelle il fait tourner une bille de verre. Il en observe les lignes directrices.
Ecrire, en vingt lignes, l’avenir que lui révèlent les lignes de sa main, au passé simple : un tour qu’il jouera volontiers au maître ! L’idée le pousse en avant. Il ouvre un portillon, marche dans l’allée gravillonnée, tire un carillon, fait s’envoler les merles du cerisier, bat en retraite, enfonce sa casquette, épaule son cartable, renonce à son avenir, s’arrête, se retourne, esquisse un salut, , fouille ses poches, constate l’absence de monnaie et la présence de billes, entre dans une cuisine, tend la main. Tombe assis. Ecoute.
Maintenant, il marche bercé par les promesses de femmes, l’angoisse des maladies, la certitude d’un destin, orphelin de père et de mère et tout tendu vers son avenir.
Dans sa tête, il écrit pour le maître :
« Aujourd’hui, retour de l’école, je décidai d’emprunter les chemins de traverse. J’entrai chez la Diseuse. Elle tut mon passé mais me dit l’avenir. Elle tint en sa main ma main, ligne de vie qu’elle jugea courte, et pâle. Elle parla longtemps de ma ligne de tête, que j’ai fort haute, et me promit à une vie de poète. Puis elle s’attarda sur mes lignes de cœur, car une ne suffirait pas, dit-elle. Elle m’offrit trois femmes, mais je ne me rappelle que de celle aux yeux noirs.
Pour ne pas contrarier la prophétie, j’écrivis ce poème, qui devrait fournir les lignes manquantes :
Les lignes de ma main font le tour de la Terre. – je me voyais poète vagabond-
Puis je rayai.
Les lignes de ta main font le tour de mon corps,
Un rond de danse en doux accords.
Je rayai, empourpré jusqu’aux tempes. Cuit.
Les courbes de ta main font le tour de mon cœur
Mont de Vénus et de douceur
Je rayai.
Repensant à la femme aux yeux noirs :
La courbe de tes yeux fait le tour de mon cœur,
Un rond de danse et de douceur
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j’ai vécu
C’est que tes yeux ne m’ont pas toujours vu. »
Huit jours plus tard, l’instituteur écrivit en marge de la page :
« Vous décevez tous mes espoirs de vous amener jusqu’au Brevet. Votre récit n’est que pure invention. Vous ne respectez pas le temps imposé, dans ce poème ridicule qui massacre la métrique et offense la pudeur qui sied à votre âge.
Que diable faites-vous au retour de l’école, Grindel ? Votre ligne de tête est en effet si haute que vous heurtez le plafond ! »
Eugène, Emile, Paul Grindel, dit Paul Eluard, dit Didier Desroches, dit Brun, quitta fort heureusement assez vite Saint-Denis…

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Participation de Nhand

Participation de Nhand (défi#299)(1)

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La petite fille (MAP)

Bien trop occupée

Pour qu'on lise l'avenir

Au creux de sa main !

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La main d'une enfant

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Ligne de vie (titisoorts)

- Montrez moi votre main, je serais qui vous êtes.
  Ma main est un plumeau qui te caresse la vie.

- Montrez moi vos lignes, je serais ce que vous désirez.
  Ma main est une carte, lorsque vous l'ouvrez ont peut y lire la rudesse
  de la vie et celle de l'amour aussi.

- Montrez moi votre main directive, je serais ce que vous voulez être.
  Ma main est une invitation aux fantasmes, à ne mettre entre toutes les mains.

- Montrez moi l'autre main, je serais ce que vous auriez pu être.
  Ma main est une invitation aux voyages, à prendre à pleine main.

- Montrez moi votre ligne de vie, je serais comment vous vivez.
  Après se salir les mains, s'en laver et la passer pour finir sa vie.

- Montrez moi votre ligne de coeur, je serais comment vous aimez.
  Ma main plutôt baladeuse éclaire mes amours.

- Montrez moi votre ligne de tête je serais comment vous pensez.
  Ma main lorsqu'elle n'est liée, est sur le coeur.

- Montrez moi vos monts et démons, je serais vos envies.
  Ta main, monts et vallées de l'amour où je viens y manger et m'y abreuver.

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99 dragons : exercices de style. 26, Prédiction de chiromancienne (Joe Krapov)

DDS 299 - Le_Caravage_-_Diseuse_de_bonne_aventure

La jeune gitane a pris la main gauche du bonhomme entre les siennes. Elle lui a dit de bien écarter les pouces et de serrer les autres doigts. Elle a maintenu immobiles le majeur et l’annulaire de l’inconnu et a commencé à lire les lignes de la main.

- Ta ligne de coeur est très courte et très hachurée. Je vois des croix partout. Les femmes ne comptent pas pour toi. Tu places tes idéaux bien au-dessus de la rencontre de tes congénères. Tu dois être une espèce d’artiste du meurtre passionnel. Si tu tues, c’est pour asseoir la puissance de ton Seigneur, la droiture de tes conceptions. Tu veux élever ton prochain vers le beau, l’éduquer au bien dans lequel tu crois. Et pourtant, on va t’offrir une princesse, de la richesse, un terrain pour bâtir ce monde idéal… mais tu n’accepteras pas. Tu préfères t’éparpiller, papillonner, ramasser la vaisselle cassée, unifier toujours. Et pourtant, ça c’est très bizarre : la famille est sacrée pour toi !

DDS 299 Main de Gaudi

L’homme n’a pas répondu. Il a juste acquiescé d’un hochement de tête. Carmen a hésité avant de continuer. C’était la première fois qu’elle découvrait un tel lacis de lignes emmêlées dans la paume d’une main. La promesse d’un être d’exception, d’un héros, d’un génie à venir. Un grand homme assurément. Ou alors… un serial killer ! Mais pourquoi tant d’ébouriffantes perspectives alors, que, vu de près, le type était commun, avec plein de poils blancs dans sa barbe, des habits usagés qu’il n’avait pas dû quitter depuis un mois, une dégaine de clochard un peu aristocratique. Cependant, son regard semblait survoler tout le petit monde du parvis de l'église de Saint-Philippe Néri sans y prêter autrement attention. Un géant parmi les nains.

- Ta ligne de chance est toute droite elle aussi. Tu traces ton chemin en toute continuité. La place sur laquelle tu te meus est nette, ornée de lampadaires, de lumières qui t’accompagnent tout au long du chemin. C’est pourquoi ta voie est royale. Quelqu’un de très puissant va t’aider à faire preuve de tes talents. On va te dérouler un tapis rouge pour que tu deviennes célèbre jusqu’à la fin des temps mais tu ne devras pas craindre de surprendre, de désarçonner les autorités dont le moins qu’on puisse dire est qu’elles sont à cheval sur les principes. Tu feras preuve d’anticonformisme, tu arrondiras les angles mais sur la fin, il y aura un accident. Es-tu prêt à entendre quelque chose à propos de ta propre mort ?

- Je suis prêt, dit l’homme. Mes grands amis sont morts. Je n'ai pas de famille, ni de client, ni de fortune, ni rien. Donc, je peux me livrer entièrement au Temple.

- Ta ligne de vie s’arrête brutalement. Tu mourras renversé par la méchanceté, victime d’une vengeance. Il y aura un temps où tu seras peu reconnu malgré tes exploits et ton beau parcours. Par contre ta gloire posthume sera mondiale. Tu seras le patron de cette ville, de cette région même et ton œuvre sera admirée par l’Eglise tout entière et cela sur toute la planète. Mais le dragon sera vengé de toi par une dernière plaisanterie du destin à ton égard.

La petite gitane a lâché la main du vieil homme. Elle a tendu sa paume et tandis que le vieillard sortait d’un porte-monnaie usé quelques pesetas qui avaient bien bourlingué et lui en faisait cadeau, elle se demanda s’il n’y avait pas maldonne. Etait-ce vraiment là Saint-Georges ? Que faisait-il en Espagne en 1926 sous les traits d’un vieux clodo ? Toutes ces lignes et tous ces points qu’elle avait interprétés comme il convenait, elle en était certaine, lui avaient donné le tournis. Elle rangea les pièces dans sa poche et regarda le vieil homme qui, plongé dans ses pensées, s’appuyant sur sa canne, s’éloignait vers le haut de la ville où il avait peut-être sa maison.

DDS 299 tram

Et puis un grand fracas se fit entendre au bout de la rue. Le monstre de ferraille, le dragon cracheur d’étincelles, négocia son virage et s’élança dans la dernière ligne droite, celle de sa revanche fatale. C’est à ce moment-là qu’elle comprit son erreur. Tout ce qu’elle avait dit était juste mais se trouvait déjà derrière cet homme. Tout s’était précipité, aggloméré, les temps s’étaient mélangés mais il y avait une espèce d’unicité, de présence continue de l’audace, du danger, du drame, de la folie qui s’était transmises du héros à l’homme de la rue, du soldat d’hier à l’architecte d’aujourd’hui. C’était la même ligne, les mêmes lignes.

- Hombre ! Hombre ! appela-telle

Le vieil homme sortit des pensées qu’elle avait fait naître en lui, il se tourna vers celle qui l’appelait et c’est à ce moment-là que le tramway rancunier le percuta de plein fouet.

***

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Parce qu’elle était le seul témoin de l’accident, on avait accordé à la petite Bohémienne le droit d’accompagner le mourant jusqu’à l’hôpital et pour l’heure, sagement assise sur une chaise à côté du lit, elle dessinait.

Le vieil Antoni agonisait. Il voyait un dragon immense, une sculpture tout aussi baroque et effrayante que certaines des ornementations qu’il avait lui-même inventées comme les guerriers sur le toit de la Pedrera ou le G du Palais Güell. Et le dragon lui parlait, méchamment mais sereinement.

- Tu n’as jamais voulu que je monte jusqu’à ton parc à la con, avec ses maisons pour aristocrates, ses colonnades penchées et ses décorations de trencadis. J’aurais pourtant été ravi de la voir, moi, la maison d’Hansel et Gretel ! J’adore les légendes. J’ai beau être une machine, j’ai une âme, je carbure à la poésie autant qu’à l’électricité. Moi aussi j’aurais désiré quitter les rails du quotidien, de la réalité et de la fonctionnalité. J’aurais voulu être ce chemin de fer qui emmène les enfants sur la colline du Carmel en sortant de l’école. Désolé, Gaudi, tout a une fin et je suis bien content de ne pas t’avoir raté. Je n’avais que le crime comme moyen de communication avec toi. Pour dialoguer avec un type comme toi qui a toujours la tête dans les étoiles, ce n’était pas facile. Par certains côtés, tu me rappelles Saint-Georges, le patron de la Catalogne qu’un de mes ancêtres a bien connu.

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On a mis du temps avant d’identifier Antoni Gaudi. Il se promenait sans papiers, ressemblait à un traîne-misère alors que dans sa jeunesse il avait été un dandy. Et c’est vrai que ça ressemblait à une plaisanterie du destin. Il avait refusé que les tramways puissent accéder au parc Güell et c’est justement une de ces machines infernales qui avait causé sa mort.


La Petite gitane a vécu fort vieille. Elle a toujours gardé chez elle le dessin qu’elle avait tracé, à la va-vite, pendant qu’elle le veillait, des lignes de la main de Gaudi, l’architecte fou des Catalans, le génial concepteur de la Sagrada familia, du parc Güell et de la casa Batlo. Elle a même fini par faire encadrer ce croquis d’un moment de confusion mentale qui a lancé sa carrière de diseuse de bonne aventure. A sa mort, elle en a fait don à la maison-musée de Gaudi où il est exposé.

Aujourd’hui où l’on parle de faire passer d’autres dragons sous la plus folle des cathédrales, à savoir une ligne de TGV souterraine en plein centre de Barcelone, celui qui regarde la paume de la main de Gaudi n’en revient toujours pas. Toutes ces lignes emmêlées représentent le réseau actuel du métro de Barcelone !

DDS 299 Main de GaudiDDS 299 plan du métro de Barcelone

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Avenir à deux mains… (Prudence Petitpas)

Maintes fois j’ai cherché à savoir l’avenir, jusqu’à ouvrir ma main et la scruter d’une loupe pour repérer par où était passé ton amour… Ma ligne de cœur est coupée en deux, serais-tu celui qui a fait main mise sur une des moitiés ? La deuxième est en cours, un autre t’a remplacé en passant par le mont de vénus il a tout emporté… M’a serré fort la main, j’ai arrêté de pleurer, mais dans un coin, tout en haut, près du Mont de Saturne, je sais que tu existes encore… La ligne de cœur continue de pousser les heures, les jours, les années pour rejoindre la ligne de vie qui sur ma main n’en finit plus. Et quand je plisse un peu cette paume qui me sourit, ça fait ressortir ce trait de caractère qu’on appelle ligne de tête. Du coup, je fronce les yeux, me persuade de ma force, je relève la tête, je ne veux plus jamais avoir peur de perdre l’essence même qui me tient, cet amour dont j’ai besoin. A force de regarder l’intérieur de ma main, je finis par y perdre mon latin… Alors, je saute les lignes, je cours sur les Monts, je rentre dans les interdits, je fonce dans les « allons-y », je veux me donner la chance de  tout vivre moi aussi… comme un triangle des Bermudes qui se cacherait là au creux de ces dessins qui dessinent ma vie… Et puis je ferme les yeux, je relâche la main, je baisse un peu la tête, je rêve que  toutes ces lignes passeront un jour par chez toi, je maintiens l’idée que nos mains se croiseront de nouveau, que nos lignes s’emmêleront de plus belle, que l’amour renaitra en un tournemain… Aurons-nous la chance de nous revoir demain ?

pru01

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