02 février 2013

Ont été pris sur le fait

Ceci n'est pas la consigne mais la liste des participants

231

Venise ; Teb ; Lorraine ; Anémone ; Vegas sur

sarthe ; Ristretto ; KatyL ; Tracy C ; EVP ; MAP ;

rsylvie ; Vanina ; Droufn ; Mamido ; titisoorts ;

Adrienne ; Joe Krapov ; Célestine ; Joye ;

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EH, OH ! QUI M'A PIQUÉ MES POPCORNS ? (joye)

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Lettre ouverte à mon voleur (Célestine)

Cher voleur,


Hier soir, en sortant du restaurant végétarien-zen où une amie m'avait gentiment conviée, je n'ai plus trouvé mon vélo.

Je ne peux te décrire les sentiments confus qui m'ont agitée en cette brève minute où il a fallu que je me rende à l'évidence.

Incrédulité, refus, incompréhension, colère, révolte, dépit, acceptation,  résignation, relativisation...Toute la palette.

La soirée avait pourtant fort bien commencé, le cadre était idyllique, et j'avais décidé de m'y rendre à bicyclette afin de profiter de la douceur du soir et de contribuer modestement à la protection de la couche atmosphérique en ne rajoutant pas de céodeux inutile...

Repas léger, bulles de connivence, on se raconte nos vie, on échange, à la lueur des lampions qui donnent un joli teint et un air un peu mystérieux. On parle d'enfants, de yoga, de boulot, de lectures,  d'avenir. On est bien. L'air est tout empreint de ce bien-être.

 Et là, paf! coup de théâtre, coup de grisou. Là, sur la digestion, me faire ça! Plus de vélo, un sentiment de grand vide et le poteau auquel je l'avais attaché, pourtant solidement, qui semble me dire d'un air penaud "Je n'ai rien pu faire, tout est allé si vite..."

J'espère au moins que tu vas bien le traiter. J'ose penser que tu en avais vraiment besoin pour te déplacer. Que tu es un adepte de l'écologie, et que j'ai fait un heureux.

 Parce que si tu l'as volé pour le revendre, je te préviens, tu n'en tireras rien, c'est un biclou qui ne vaut plus un clou.

Si je le retrouve au hasard d'un "marché du vélo d'occasion" ou d'un vide-grenier, je le reconnaîtrai entre mille. Il clignotera de tous ses feux et me dira: "Reprends-moi!" Moi seule connais ses blessures secrètes.

Tu ne pourras rien faire pour m'en empêcher. Tu ne sais pas de quoi je suis capable pour un ami.

Tu ne sais pas l'amitié profonde que j'avais pour mon vélo.


Avec lui, j'aimais sentir le vent voleter dans mes cheveux, j'aimais sentir mon corps bouger, mes jambes dorer, ma robe se soulever un peu,  la griserie des chemins de noisettes où  il aimait m'emporter. Lui et moi, on s'entendait à merveille.

C'était bien plus qu'un tas de ferraille. C'était un art de vivre.

Je ne te salue pas.

_vélo

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Voleurs d'enfance ! (Joe Krapov)

- Vu que je suis né la même année que François Fillon, le plus rigolo des clowns blancs de la Sarthe, j’ai grandi dans les années 60. Le jour où on n’allait pas à l’école était le jeudi. La veille au soir mes condisciples s’étaient fait peur en regardant « Belphégor » à la télé. Les postes diffusaient en noir et blanc. Il n’y avait peut-être bien qu’une seule chaîne. Le soir gros Nounours souhaitait bonne nuit à Nicolas et Pimprenelle. Quand il n’y avait pas assez de programmes, on voyait le petit train Interlude avec ses rébus. Le dimanche après-midi Steve MacQueen interprétait Josh Randall dans « Au nom de la loi ». Sur le coup de 19 heures 30 il y avait Thierry La Fronde avec ses compagnons dont je sais les prénoms par cœur : Jehan, Pierre, Judas, Bertrand, Martin, Boucicault et Isabelle. A la maison on lisait « Vaillant le journal de Pif » mais les enfants du boulanger étaient eux abonnés au « Journal de Mickey ». D’autres feuilletaient « Tintin » ou « Spirou ». Les voitures en plastique étaient de marque Norev, celles en métal étaient des Dinky toys. J’ai eu un circuit de voitures de courses Jouef (je l’ai toujours). D’autres, plus fortunés, jouaient les Michel Vaillant sur Circuit 24 ou sur Scalextric. J’ai mangé des pommes, des poires et tressé les premiers scoubidous avec Sacha Distel. J’ai connu l’explosion des yéyés : Johnny Hallyday, Sheila, Sylvie Vartan, Françoise Hardy mais j’aimais plutôt les marrants : Jacques Dutronc, Antoine, les Charlots, Michel Polnareff et j’ai même été fan de Claude François. J’ai honte quand j’y pense… et puis j’oublie. Au cinéma mes parents nous emmenaient voir les films avec Jerry Lewis et Dean Martin. Sinon c’était Darry Cowl, Bourvil, De Funès, Belmondo dans « Les Tribulations d’un Chinois en Chine »et puis la grande claque de Mary Poppins. J’ai eu une collection de porte-clés quand cela a été la mode. J’ai vu sortir en librairie les premiers albums d’Astérix et lu chez le fils du coiffeur les aventures de Tintin. La trouille avec Rascar Capac ! On avait le choix aussi entre Michel, Langelot, Alice, les Trois Mousquetaires, le Club des cinq, les Six compagnons et le Clan des sept ! A la radio on écoutait « La famille Duraton », « L’homme à la voiture rouge » « Quitte ou double ». Fernand Raynaud appelait le 22 à Asnières. Raymond Devos démontait la mer à Caen et Jacques Baudoin donnait des leçons d’anglais à Philibert. Henri Tisot imitait le général de Gaulle et Anquetil et Poulidor animaient le Tour de France. Puis sont arrivés James Bond, les Beatles, Bob Morane, Le Prisonnier et mai 68. Bref j’ai grandi dans les années 60, Joe Krapov.


- Tout ça ne me dit pas grand-chose, P’pa ! Pourquoi me parles-tu de cette époque révolue ?

- Parce que j’ai de plus en plus l’impression, vu le mal que j’ai maintenant à aller gagner ma vie dans ce monde de malhonnêtes, que ce sera mieux hier. Et depuis que mon hébergeur a fait disparaître dans les limbes les commentaires de mon blog, je sens que tout un pan de mon passé n’existe plus que dans ma seule mémoire plus très vive. En gros, j’ai envie de crier comme Harpagon : Au voleur ! Au voleur ! A l’assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné ; on m’a coupé la gorge : on m’a dérobé mon passé. Qui peut-ce être ? Qu’est-il devenu ? Où est-il ? Où se cache-t-il ? Que ferai-je pour le trouver ? Où courir ? Où ne pas courir ? N’est-il point là ? N’est-il point ici ? Qui est-ce ? Arrête ! On m’a volé mon enfance, Joe Krapov !


- Une chose est sûre, P’pa ! Ce n’est pas moi qui ai fait le coup ! Moi je suis né en 1989, j’ai joué à Zelda sur une Game boy, j’ai commencé l’informatique sur un Amstrad CPC 464... Bref, j’ai grandi dans les années 90 ! Et ce que je peux te dire aussi c’est que ta surconsigne du jour, si tu ne l’as pas volée à Kyan Khojandi, je veux bien être pape !


- Volée, volée ! Tout de suite les grands mots ! Disons que c’est un hommage ou à la limite un plagiat !


- Ok alors chantons : Vamos à la plagiat oh oh oh oh oh Vamos à la plagiat…

  

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Au jardin d’Adrienne…

La dernière fois que l’Adrienne s’est allongée sur un transat dans son jardin, c’était il y a trois ans et demi. Exactement.

Il faut dire qu’elle avait bien fait les choses : à l’ombre des noisetiers, sur la pelouse fraîchement tondue, la tête au creux d’un oreiller, un autre sous les genoux pour reposer le dos, une pile de livres à portée de main et un plateau avec le thé. Tout un déménagement qui avait nécessité au moins quatre voyages entre le jardin et la maison mais qui ajoutait au bonheur d’être étendue là, sous le ciel bleu, dans la chaleur de juillet.

- Ah ! soupira l’Adrienne en gratouillant d’une main distraite derrière les oreilles de son chat Pipo, ah ! quel bonheur ! qu’est-ce qu’on est bien !

C’est alors que dans les ramures des noisetiers qui se balançaient mollement dans la brise légère, elle aperçut un écureuil qui l’observait. Impossible de dire qui, de l’Adrienne ou de l’animal, retenait le plus sa respiration en regardant l’autre.

- Oh ! comme c’est mignon, fit l’Adrienne toute remuée par la vue de cette petite bête qui se lançait hardiment de branche en branche.

***

Un mois et demi plus tard, on pouvait entendre pour la première fois cette même Adrienne exhorter son chat :

- Attrape-le ! Attrape-le !

Depuis trois ans et demi, l’Adrienne ne ramasse plus une seule noisette.

 

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Au voleur! au voleur!‏ (titisoorts)

Tout cela n'étais pas calculé
j'avais juste besoin d'évasion
juste besoin de me libérer
alors je suis parti pris l'avion

Au voleur! au voleur!
c'est un hold up manifeste
Au voleur! au voleur!
vrai alors juste un zeste

Je me suis appliqué à rien faire
sous le soleil l'océan la plage
oublié tout de tout se défaire
immersion faire le coquillage

Au voleur! au voleur!
c'est un hold up manifeste
Au voleur! au voleur!
vrai alors juste un zeste

C'est lorsque je suis rentré chez moi
au regard des gens sur mon visage
le travail les travaux, enfin quoi
c'est la vie qui m'a tant mit en cage

Au voleur! au voleur!
j'ai fui l'hiver désolé
Au voleur! au voleur!
j'ai volé un bout d'été

 

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Le voleur de bicyclette. (Mamido)

Au voleur

 

                  

C’est l’été. La canicule. La fin de l’après-midi voit la chaleur baisser d’intensité jusqu’à en devenir presque supportable. Tout au long de la journée elle a chauffé à blanc les murs de pierre de la vieille maison et les dalles de la terrasse et c’est tout juste si on commence à pouvoir y poser les pieds.

 

On autorise enfin les garçons à sortir. On les a maintenu enfermé à grand’ peine toute la journée dans la grande salle maintenue fraîche grâce aux volets fermés.

 

Les petits apprécient de pouvoir gambader dehors. Ils retrouvent leurs tricycles avec lesquels ils n’ont pas pu jouer de la journée. Celui d’Alexandre, dix-huit mois est tout simple avec juste une petite remorque à l’arrière. Celui de son cousin Louis, de cinq mois son cadet est plus sophistiqué : des flots de rubans au guidon, une sonnette deux tons et à l’arrière un petit coffre qui ferme avec un couvercle et où l’on peut transporter ses trésors les plus chers.

 

Alexandre envie le tricycle de Louis mais celui-ci ne lui permet pas de s’en servir. Il pousse des cris déchirants qui alertent toute la famille et montre même les dents dès qu’Alexandre fait mine de s’en approcher. A treize mois, on n’est guère prêteur !

 

Alors Alexandre ruse… Il s’empare du doudou chéri de Louis et l’emmène avec lui. Louis abandonne aussitôt le tricycle. Doudou est bien plus précieux. Alexandre jette Doudou loin, au fond du jardin. Et pendant que Louis court, court, éperdu à la recherche de son ami perdu, Alexandre s’empare de son vélo. Il jubile de son astuce. Son visage rayonne de satisfaction du tour qu’il vient de jouer à Louis.

 

Lorsque Louis va se plaindre, Alexandre déclare aux parents médusés : «  Mais Louis veut plus vélo, Louis veut Doudou !... »

 

Alexandre est un fieffé coquin.

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Participation de Droufn

Je l'ai retrouvé parmi les objets inutiles qu'elle n'avait pas emportés
Un peu fripé, un peu terne, mais toujours vivant
L' abîme devint ravin, puis fossé
Ensuite, le vide disparu,
Il reprit sa place
 
Elle avait volé mon coeur...

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Participation de rsylvie

s1

s2

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