21 août 2010

Un tramway nommé désir (chanson) (Sebarjo)

J'arriverai par le tramway, sur ce même quai demain

Tu me verras j'en suis certain, j'aurai des fleurs à chaque main.

 

Alors, si tu le veux, viens me chercher

Alors, moi j'aimerais, viens me retrouver...

 

Je descend de ce tramway, sur le même quai qu'hier

En te cherchant parmi la foule, qui peu à peu se fait légère.

 

Allez, si tu le veux, viens me chercher

Allez, moi j'aimerais, viens me retrouver...

 

Je me suis assis sur ce banc vert, le quai était déjà désert

Je t'attendrai encore une heure, en écrivant ces quelques vers.

 

Allez, si tu le veux, viens me chercher

Allez, moi j'aimerais, viens me retrouver...

 

Je suis remonté dans ce tramway, nommé désir de te revoir

Je rentre seul encore une fois, mais en gardant toujour l'espoir

 

L'espoir, qu'un jour tu viennes me retrouver

L'espoir, que ce jour devienne réalité...

 

Car je remonterai dans ce tramway, sur le même quai demain

Tu me verras j'en suis certain, j'aurai des fleurs à chaque main...

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14 août 2010

Le train de Beauvais (Sebarjo)

Le Train de Beauvais


train_de_beauvais

Flush
Push

la porte se referme,
Le vieux train ferrailleux de Beauvais
M’emmène vers notre petit nid
sans encore de nichées
Mais,
Véritable petit paradis
Couché
Sur une plage de l’Ile de France.

J’allume une cigarette,
La fumée, tourbillonne
Au-dessus de ma tête,
Buffles et fées chantonnent
Et déchantent.

Une goutte de sueur
Glisse
Sur le verre maladroit
de mes lunettes.

Le train ne fume plus
Et moi Non plus,
Les rails grincent :

Push push flush
Push push flush

A rêver,
Voilà
L’arrivée.

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Ma vie est une histoire de rails (Tiphaine)

D'abord, à lire en braille, à rebours.

Suivre le rebord des âmes et retrouver les trains du passé…

Se souvenir des rails anciens.

 

Une jeune femme, enceinte, traversant l'Europe pour rejoindre le soldat français qui l'avait séduite dans ce camp de prisonniers, en Autriche.

Un jeune homme, franchissant les tunnels entre l'Italie et la France pour aller retrouver sa famille, repartir, revenir.

De quel côté de la frontière se trouve la famille ?

 

Le regard de ma mère, celui de mon frère, se souvenant à chaque train qui passe de ceux qui ne sont jamais revenus.

 

A lire en braille sur les traverses, histoires d'exils, d'allers simples.

Europe traversée, en long, en large, en traverses.

 

A lire dans les lignes des voix qui se sont tues.

 

Petite histoire et grande histoire, ballottées entre deux gares.

Petite histoire et grande histoire, paumées, assises sur un vieux banc encore, dans une salle des pas perdus.

 

Ma vie est une histoire de rails.

 

Une histoire qui déraille, un jour.

A force de suivre les voies ferrées on finit parfois par en perdre le goût du chemin.

Qui sait les voies buissonnières ?

Je les sais.

 

Une histoire qui déraille, une nuit.

Tous ces trains pris sans savoir même leur destination.

Comme on marche dans la vie sans savoir où elle nous mène.

 

Pris le grand panier, jeté dedans le livre, le carnet, le stylo et l'argent.

Qui part sans argent sur les voies buissonnières ?

Je ne sais pas.

Si les voies sont payantes, alors il faut payer, ou le monsieur à la casquette va se fâcher…

Pris le grand panier, le manteau rouge, monté dans le train.

Sans destination.

Parfois, au bout, c'est la mer.

Parfois une ville.

Parfois juste une gare.

 

Avalé les kilomètres avec pour seul but de n'en avoir pas.

Avalé les paysages, collectionné les hôtels, les villes, les rencontres d'un soir avec pour seul espoir de n'en avoir plus.

Avalé les lignes, dévoré les livres, souri au voyageur fatigué, éteint la lumière et dormi enfin, calme, heureuse, bercée par…

Tu t'en vas…

Tu t'en vas…

Tu t'en vas…

 

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24 avril 2010

Ont déraillé (ou pas, ce sera selon...)

railVenise ; Lorraine ; MAP ; Joye ; Kate ; Papistache ; Walrus ; KatyL ; Poupoune ; Phil ; Captaine Lili ; Adrienne ; Tiniak ; Val ; trainmusical ;Jaqlin ;

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Souvenirs, souvenirs (Jaqlin)

Il y a quelques années déjà, j’ai emprunté un train qui circule sur une seule voie ferrée…

A l’époque, nous étions résidents à Djibouti et nous n’avons pas résisté à l’attrait de ce voyage- mythique dit-on- jusqu’à Addis-Abeba, capitale éthiopienne dont le climat est bien plus clément que celui de cette corne d’Afrique, réputée pour être la plus chaude au monde.

Je ne fus pas déçue du tout par ce périple, digne d’un autre temps ; imaginez la foule bigarrée des marchands locaux, qui, avec une ou deux paires de poulets qu’on va échanger au prochain arrêt contre des articles moins comestibles, qui avec bébé dans le dos, solidement coincé dans le boubou coloré, qui encore avec l’instrument de musique qui permettra de jouer quelques accords à la pause de Dire- Dawa pour ramasser quelques piécettes.

Tout au long du voyage ; comptez plus de dix- huit  heures pour arriver au terminus ; à chaque arrêt, vous pourrez assister aux tractations des vendeurs de khat,- feuille euphorisante (abrutissante ?) strictement prohibée mais toujours largement consommée- sous le regard bovin et tolérant des askaris de service !

A peu près à mi – parcours, arrêt obligatoire à la gare de Diré Dawa, en pleine brousse, avec possibilité de se restaurer au « buffet » de la gare : le menu, local, n’est pas mauvais, pour peu qu’on veuille bien fermer les yeux sur les conditions d’hygiène !

Notez au passage que des fenêtres de ce train, sans vitres évidemment, on peut admirer gazelles et autres grands koudous ou impalas qui défient – je crois d’ailleurs qu’ils gagnent – le tortillard à la course. Les zèbres eux, vont jusqu’à s’approcher lors des ralentissements et acceptent volontiers bouts de pain ou restes de fruits… C’est, assurément, la partie du voyage la plus intéressante.

Las ! Je crains de parler au présent d’un voyage qui, selon mes renseignements, n’est plus possible et qui plus est, fortement déconseillé, on peut lire ceci dans des nouvelles relativement récentes :

Réseau ferroviaire 
Une seule ligne à voie unique relie Djibouti à Addis Abeba. Le trafic est majoritairement consacré au transport de marchandises, avec seulement un ou deux wagons voyageurs par convoi. Le taux d’accident est relativement élevé. Il est arrivé que les convois soient attaqués et pillés, et les passagers rançonnés dans la région éthiopienne de Dirre-Daoua. Le trajet Djibouti - ADDIS Abeba (environ
738 km) peut demander de 4 à 7 jours.

J’ai donc bien fait de suivre cette voie quand il en était encore temps ; elle reste , dans mes souvenirs, un des plus marquants.

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Et on avait pris le train (Val)

Tôt le matin, on avait pris le train. On occupait tout un wagon. On portait tous nos petits sacs dans le dos. Et des k-ways. Il pleuvait un peu, ce matin là. Sur le quai de la gare, j’avais marché dans une flaque d’eau.

On avait tous pris le train. Je ne garde aucun souvenir du train, ni même de la destination.

Ce dont je me souviens, c’est que je portais des chaussures bateau blanches. Ce dont je me souviens, c’est que les lacets étaient en cuir, et qu’étaient mouillés, probablement à cause de la flaque d’eau. Mes lacets mouillés « glissaient » et n’arrêtaient pas de se défaire.

De voir mes lacets ainsi défaits, ça m’incommodait. Je ne savais pas faire les lacets. Je me revois encore me retourner vers l’arrière du wagon, et chercher la maîtresse des yeux. Je me souviens de mon hésitation : « J’y vais ? J’y vais pas ? », de mes yeux qui, tour à tour, regardaient les lacets, la maîtresse, les lacets…

Et j’oscillais.
Mes chaussures dénouées, ou la maîtresse qui dirait « Quoi ? Encore ? » ? 
Rester dérangée par mes lacets défaits, ou risquer d’importuner la maîtresse ?

Je crois que j’ai passé une grande partie du trajet à songer à mes lacets dénoués et à hésiter. Je ne sais plus si j’ai fini par aller lui demander de mes les renouer.

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Mon train ne déraille pas… (trainmusical)

« Sur voie numéro Une, départ du train direct pour le Défi du Samedi »

image_d_introduction

I
Deux rails alignés en parallèle pour le train,
Comme le chemin de mon destin,
Traçant un chemin d'un parcours donné,
C’est ma liberté.

image_I

II
Un signal me donne la voie libre
Pas besoin de me le redire
Je peux avancer
C'est ma liberté.

Image_II

III
J’aime la vie sans encombre
Pour ne pas me porter ombre,
C’est un gage que je veux dominer
C’est ma liberté.

image_III

IV
Par tous les temps
Je ne reste pas à la maison
Il en va de ma santé
C’est ma liberté.

image_IV

V
Ne pas contourner les problèmes sans détermination
Tenter directement une résolution
Afin de mieux se porter
C’est ma liberté.

image_V

VI
« Arrêt dans une gare afin de vous poser une question »

image_VI

VII
Qui a posé ce butoir
Pire qu’un heurtoir
Je suis fâché
C’est ma liberté.
Ce n’est plus ma liberté !

image_VII

Conclusion
« Je suis tout de même bien arrivé sans dérailler sur le Défi du Samedi
et vous savez quoi ? J’adore le train ! »

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CHEMINS DE FAIRE (tiniak)

Une valise pleine, une valise vide et moi, seul au milieu
  de l'étape passée
  à l'étape prochaine
  le monde dans mes yeux attend que je traverse

Le vent couche la plaine
présage radieux pour la fin de semaine
  après le temps qu'il fit
  le temps qui se fera
  des jeux d'ombre nouvelle à chacun de mes pas
  qu'une ancienne rengaine a menés jusqu'ici
où mon petit chemin de traverse aboutit
à la croisée du choix
que propose une voie et son chemin de fer

Ici, je prends le risque et regarde en arrière...

  la main qui s'est levée défiant le tableau noir
  ne pourra pas donner sa joyeuse réponse
  un élan de savoir prend un coup de semonce
  et renfonce au vieux tas d'insatiables espoirs
  (n'était cette fenêtre à l'autre bout du soir)
  cependant qu'assombri à l'œil un sursis fronce

  assis à mon pupitre
  j'observe l'autre aller de sa voix au chapitre
  il faut grandir un peu
  bon... en attendant mieux, je peux faire le pitre

Maintenant, je regarde à gauche et puis à droite...

  dans chaque main, je tiens la fille de mes rêves
  j'y renifle mon sang - il éclate de rire !
  quel que soit l'avenir, il n'est pas moins riant
  que les fruits dont la chair est gorgée de ma sève
  et parfument la nuit le vent qui souffle encore

  je connais mon trésor
  il a deux noms de plus aux flancs de sa voiture

Il est temps - ce me semble, qu'aussi bien je traverse...

  moi, les chemins de fer, je n'aime vraiment pas
  j'y fais un peu l'andouille et tombe à la renverse
  j'y plante mes valises
  là, sur le bas-côté de rouges friandises
  m'appellent sans détour et comme je me nomme
  libre, gourmand... un homme

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Adrienne et Victor : à chacun son expertise ! (Adrienne)

En 1835, la Belgique est la première sur le continent européen à avoir une ligne de chemin de fer pour le transport des voyageurs. Elle va de Bruxelles à Malines.

En 1837, Victor Hugo fait la connaissance de nos transports en commun belges et écrit ceci:

Je suis réconcilié avec le chemin de fer ; c’est décidément très beau. Le premier que j’avais vu n’était qu’un ignoble chemin de fabrique. J’ai fait hier la course d’Anvers à Bruxelles et le retour. […]

C’est un mouvement magnifique et qu’il faut avoir senti pour s’en rendre compte. La rapidité est inouïe. Les fleurs du bord du chemin ne sont plus des fleurs, ce sont des taches ou plutôt des raies rouges ou blanches ; plus de points, tout devient raie ; les blés sont de grandes chevelures jaunes, les luzernes sont de longues tresses vertes ; les villes, les clochers et les arbres, dansent et se mêlent follement à l’horizon ; de temps en temps, une ombre, une forme, un spectre debout paraît et disparaît comme l’éclair à côté de la portière ; c’est un garde du chemin qui, selon l’usage, porte militairement les armes au convoi. On se dit dans la voiture : c’est à trois lieues, nous y serons dans dix minutes. Le soir, comme je revenais, la nuit tombait. J'étais dans la première voiture. Le remorqueur flamboyait devant moi avec un bruit terrible, et de grands rayons rouges, qui teignaient les arbres et les collines, tournaient avec les roues. Le convoi qui allait à Bruxelles a rencontré le nôtre. Rien d'effrayant comme ces deux rapidités qui se côtoyaient, et qui, pour les voyageurs, se multipliaient l'une par l'autre; on ne voyait passer ni des wagons, ni des hommes, ni des femmes, on voyait passer des formes blanchâtres ou sombres dans un tourbillon. De ce tourbillon sortaient des cris, des rires, des huées. Il y avait de chaque côté soixante wagons, plus de mille personnes ainsi emportées, les unes au nord, les autres au midi, comme par l'ouragan. (Victor Hugo, Choses vues)

Début 1976, j’ai pris pour la première fois le train. Toute seule. C’était pour aller explorer les villes universitaires avant de décider où j’irais faire mes études. En revenant de Louvain, j’ai vu trop tard que j’étais arrivée à « ma » gare. Je l’ai donc ratée. A l’arrêt suivant, il n’y avait plus de train pour retourner chez moi. Un dernier bus m’a rapprochée d’une douzaine de kilomètres. Les quinze kilomètres suivants, j’ai dû les faire à pied, dans la nuit noire et froide de la fin du mois de janvier.

Cette mésaventure n’a altéré ni mon amour du train, ni mon amour pour Louvain. Mais depuis, j’ai toujours peur de rater « la sortie ». Ce qui fait que maintenant, je sors parfois une gare trop tôt.

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L’envie est folle comme les herbes (Captaine Lili)

« On peut raconter l’amour sur un horaire des chemins de fer », Paola Calvetti in L’amour est à la lettre A.

Aller vers lui !

L’envie est folle comme les herbes.

Au fil des rails, les champs s’égrènent, les paysages se recouvrent.

Un seul terminus ? Ses bras, son cou, sa tendresse… La destination se décline.

Le nom du bourg a-t-il une importance ? Il s’appelle Gilles. Son homme.

Aller vers lui !

L’envie est folle comme les herbes.

Au fil des rails, l’impatience se déroule, l’amour s’éffrenne.

Le chemin est-il de fer, vraiment ? Le train écrase-t-il des coquelicots ?

Les paroles et l’image d’un livre d’enfant lui reviennent.

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« … et toutes les fleurs de toute la terre soudain se sont mises à pousser

pousser à tort et à travers sur la voie du chemin de fer qui ne voulait plus avancer de peur de les abîmer. »

Pour aller vers lui, elle irait à pied tout autour de la terre…

L’envie est folle comme les herbes.

La ligne s’étire, le temps se morcelle, arrêt après arrêt, elle va à lui.

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