06 avril 2019

L'espoir fait vivre... (maryline18)

 

Zébrée d'indifférence, l'extase qui part en vrille,

       Etouffe par avance, mes baisers qui pétillent,

Allume la souffrance, qui tord, qui recroqueville,

       Un visage de silence en larmes au mois d'avril...

 

Photographier le ciel, just'au dessus des flots,

       Dire que la vie est belle et mentir s'il le faut,

Observer sous l'ombrelle sans avoir de repos,

       Les amoureux auxquels le bonheur prête ses mots...

 

Traîner un corps trop lourd, un parfum de vanille

       Sur les plages, dans les bourgs, user mes espadrilles,

Ecouler des bonjours à des yeux qui torpillent,

      A des vieux hommes sourds que des femmes houspillent...

 

Quémander de l'amour, aux porches des églises,

      Comme un dernier recours, l'âme en état de crise.

Urler, même si j'me goure, ton nom, qui m' électrise !

      Se consument mes forces envolées par la brise...

 

Envoyer au secours de mes rêves atrophiés,

      L'espérance au long cours, qui seule, peut les sauver...     

 

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Tonnerre de Brest (Vegas sur sarthe)


Il s'appelait Zapotek.
Dans la classe de CM1 où on jouait à essayer d'être plus nuls qu'en CE2, on était morts de rire, le nouveau s'appelait Zapotek !
On lui a tout de suite filé le train mais il courait plus vite que nous, alors forcément on l'a baptisé Zatopek, ce qui changeait rien car on était toujours morts de rire.
On a compris que c'était pour ça qu'on courait moins vite ; à se dilater la rate, on est loin de courir comme des dératés.
On a vu que dans la liste des insultes du capitaine Haddock, Zapotek se trouvait entre  wisigoths et zèbre … alors on a rigolé encore plus.

Plus sérieusement la maîtresse nous avait expliqué que son nom venait d'une civilisation amérindienne.
Avec une mère indienne, et sans doute un père cowboy il avait aussi hérité d'ancêtres – toujours d'après la maîtresse – qui broutaient dans un pré colombien dans une vallée au nom zarbi de Oaxaca à l'époque de la conquête espagnole bref on avait toutes les raisons de se fendre la poire.
Parait aussi que tous les Zapotek parlaient neuf langues ; c'était donc ça le zozotement qui nous faisait tant marrer.
Zatopek , il parlait peu mais il chantait à cause de sa langue à quatre tons : haut, bas, montant et descendant un peu comme le joystick de la Nintendo !
A part ça c'était juste un pauvre mexicano venu d'une « bande de zapotèques de tonnerre de Brest » et ça nous suffisait pour le ranger dans la catégorie des étrangers, ceux qu'on forçait à s'installer au premier rang pour mieux les surveiller et leur lancer des boulettes en papier.

Un jour il nous a « chanté » qu'il descendait du puma, qu'il avait deux dieux, le Dieu de la pluie et le Dieu de la lumière et que ses ancêtres avaient pratiqué des sacrifices humains, du coup on a fini de rigoler … et puis on a arrêté de lui courir après.
De toute façon on le rattrapait jamais, Zatopek !

Et puis un jour son père – celui qu'on appelait le cowboy – est venu le chercher à l'école pour l'emmener rejoindre la communauté d'Ixtlan de Juarez, une communauté remarquable qui travaille le bois, un modèle de réduction non seulement des gaz à effet de serre mais de la pauvreté.
« Le cowboy » nous a expliqué que 30% des 600 000 dollars de bénéfices annuels étaient consacrés à la protection de la forêt ; tous ces chiffres ça nous a foutu le vertige.
On n'a jamais revu Zatopek … sûr qu'il a fait son chemin, tonnerre de Brest.
 

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Chaque fois y' avait un hic ... (Lecrilibriste)


Dans la famille des Zapotèques
l'était un enfant dyslexique
qui se battait avec le dialecte.
Quand on lui demandait son nom
chaque fois sa langue fourchait
il disait z'm"appelle Zatopeck
au lieu de Zapotèque
Sa mère stoïque,
trouvant qu'il y avait un hic
pour combler ce déficit
le gavait de rumsteak
et de raisins secs
pour en faire un beau mec

Et le petit Zapotèque
qui voulait qu'on le respecte
bien loin d'être apathique
et pour  pas qu'on le critique
courait au pas de gymnastique
sans faire aucun break
pour pas un kopec
de Téhuantepec jusqu'au Québec

C'est ainsi qu'il devint
un coureur fantastique
emblématique et atypique
magnifique et frénétique
tchecoslovatique

Dominant tout le peloton
en grand athlète olympique
du 5000, 10000 m et du marathon
il décrocha l'or du champion
à la même édition
Il s'illustra avec le nom
non pas de celui de Zapotèque
car il était dyslexique
chaque fois y'avait un hic
dès qu'il disait son nom
sa langue fourchait
il disait : Zatopeck
Alors pour, à tous, clouer le bec
on le sacra pour de bon
dès sa victoire au marathon
avec ce bel et grand nom
 "la locomotive Zatopeck"

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à la zapothèque d'Oaxaca (joye)

ce soir, oui,

on ira creuser l'écart

 on entendra la voix d'un maître

(gims)

le temps passera

mais les visages resteront

de pierre

ce soir, oui,

on ira danser

à la zapothèque

d'Oaxaca

 

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Zapotèque (Laura)


Zátopek, je sais que ce n'est pas la consigne mais je veux parler de Zátopek
Athlète d'un pays qui n'est existe plus, la "locomotive" dominatrice Zátopek
Peuple précolombien du  sud-est du Mexique, retournons aux Zapotèques
On leur connaît 9 langues différentes, moins connus que les Aztèques 
Trois groupes dans la zone autour de l'actuel état de Oaxaca, tous  Zapotèques                 

Et bien différents pourtant; Monte Albán, la « capitale » de la civilisation zapotèque
Quelle  tentation que d'aller voir leurs traces vers l'isthme de Tehuantepec
Une colline de 2000 mètres rasée, une pyramide, civilisation proche des Olmèques
Et le mur d'un palais de Mitla avec des arrangements de pierres à la grecque!

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