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Le défi du samedi
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25 septembre 2010

Quand l'Aggrippine aviaire contrarie un héron, faites la liaison ! (Joe Krapov)

DDS116_heron03- Dis donc, vieille tare puante gluante, ta nullasse de copine va se faire avoiner la gueule si elle persiste à rouler des gades à tous les gnolguis qui la matent !
- Sais, tu, ma chère amie, que ta copine antipathique va s’attirer de gros ennuis si elle continue d’embrasser tous les garçons qui la regardent ?


- Je m’en bas les yeux grave, N‘héron ! Miss Cuckoo, c’est une pouffe qu’a rien sous L’oréal ! Elle a des plans canons pour se taper des grumeaux bouffis. C’est sûr qu’elle va se prendre un pain dans lague un de ces quatre mais toi, bloc d’agglo, tu m’esclaves avec tes scoops crevés sur cette morue à gros nibards !
- Je m’en fiche impérialement, N’héron ! Miss Cuckoo fait partie de ces filles pas forcément très intelligentes qui caressent toujours des projets très intéressants et ont des vues sur des garçons sans grand intérêt. C’est certain qu’un jour ou l’autre elle se prendra une belle claque ! Mais toi, espèce de grand niais, qu’as-tu donc à faire de ces ragots nauséabonds à propos d’une fille vulgaire au corsage bien rempli ?

- Ca me prend vapeur qu’elle vienne baby-sitter si souvent. Quand on n’a pas une goutte, c’est pas avec des jobs comme ça qu’on va faire une montagne de jus !
- Ca m’énerve un peu, à vrai dire, qu’elle vienne si souvent garder les enfants. Sans compter qu’elle n’y gagne pas beaucoup d’argent…

- Ca me plie les bronches de t’entendre dire ça alors que j’ai plus rien à me griffer sur leuque ! Sans kidde, tu crois que ça cascade un max, ton job de poète du dimanche ? Quand est-ce que tu nous ponds ta sedan du narca avec ses œufs d’or, ma poule ? Tu devrais gratter des scénars, ça, au moins,  ça ramène du flot !
- Ca m’insupporte que tu dises cela alors que je n’ai plus rien à me mettre sur le dos. Sérieusement, tu crois que ça rapporte beaucoup d’argent ton métier d’oiseau-poète ? Et quand est-ce que tu nous concoctes l’équivalent de la « Danse des canards » ? Tu devrais écrire des scénarios de films, ça au moins ça rapporte de l’argent !

- Tu parles sous toi ! J’en ai peanuts à traire si ça n’a pas été le don avec les producteurs ! Au moins j’ai libéré l’aura. Mon opéra-rock pour oiseau-lyre, ciel incendiaire et orchestre, je labeure dessus night and day. Tu vas collapser raide quand il sera donné ! Ca va trouer tes biomanes !
- Tu dis n’importe quoi ! Je m’en fiche, du pognon ! Ce qui m’intéresse c’est d’exprimer mon tempérament. Mon opéra pour oiseau-lyre, ciel incendiaire et orchestre, je travaille dessus jour et nuit et tu vas tomber raide de saisissement le jour où il sera joué ! Tes parents vont être bien étonnés !

- Overdose, le momac ! Tu fais vraimench’ ! T’es pas assez polyglotte comme obsédé ! Je suis au courant  depuis trois mille ans que t’es pas performe ! J’ai beau être très prude comme pouffe, ca me plie de voir que t’es un raymond à gerber. D’ailleurs, autant que tu le saches, je me casse away !
- Tu m’ennuies, bonhomme ! Tu ne connais pas suffisamment bien les langues étrangères et moi je sais depuis longtemps que tu n’es performant dans aucun domaine. J’ai beau être une jeune fille discrète et rangée, ça me sidère toujours de te voir aussi passif en tout. D’ailleurs, autant te prévenir tout de suite, j’ai décidé de te quitter.

Elle s’envole.
Elle s’envole.

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Resté seul, N’héron cogite :
Resté seul, N’héron réfléchit :


DDS116_heron01- Ca va être farineux si je le prends douleur comme break ! Ca faisait trop longtemps qu’on se foutait sur lague ! Phoque la morue ! Le vieux joke ! Comment j’ai grugé le pigeon ! Maintenant je peux conclure avec Miss Cuckoo ! La famille one mariage, c’est trop galère ! Sur ce coup là, t’as été giga, N’héron !
- Cela ne sera pas très gratifiant si je prends à cœur cette séparation et si de surcroît je me mets à en souffrir. En même temps, ça faisait tellement longtemps qu’on se plumait, elle et moi ! Allons, quelle galéjade ! Je vois que je l’ai bien arnaquée. Je peux aller vivre maintenant le parfait amour avec Miss Cuckoo. Il est temps que je goûte moi aussi aux plaisirs de la famille recomposée ! Soyons modernes, que diable !

P.S. Merci à Mme Claire Bretécher pour son inventivité ! Les photos ont été prises à Rennes et à Redon.

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14 août 2010

L'assassinat de Madame sans (hy)giène (Défis n° 2 et 4) (Joe Krapov)

Le commissaire Tempête, à peine arrivé sur les lieux, déclara tout à trac sans tambour ni trompette : Yvette, la victime, était un peu pompette. Le coupable est Pierrot, l’hygiéniste à tout crin qui joue à la crapette. Yvette est rousse et a de tout petits roberts dessous sa salopette mais ce n’est pas pour ça que Pierre la rouspète : c’est qu’elle a mangé trop de fayots ce midi et du coup la rousse pète. Pierre, sans alibi (rien qui vaille tripette) n’a même pas songé à prendre sous la carpette la poudre d’escampette ni non plus à planquer l’escopette avec laquelle il a trucidé la pépette ! C’est un meurtre d’arpète !

detentegaz


Le commissaire Tempête,
A peine arrivé sur les lieux, déclara tout à trac sans tambour ni trompette :
Yvette, la victime, était un peu pompette.
Le coupable est Pierrot, l’hygiéniste à tout crin qui joue à la crapette.
Yvette est rousse et a de tout petits roberts dessous sa salopette
Mais ce n’est pas pour ça que Pierre la rouspète :
C’est qu’elle a mangé trop de fayots ce midi et du coup la rousse pète.
Pierre, sans alibi (rien qui vaille tripette)
N’a même pas songé à prendre sous la carpette
La poudre d’escampette
Ni non plus à planquer l’escopette
Avec laquelle il a trucidé la pépette !
C’est un meurtre d’arpète !

19 juin 2010

En cabane (Joe Krapov)

100617_034BIls m’ont collé en cabane. Je n’avais rien fait pourtant, à part posséder les mêmes initiales que Jérôme Kerviel. Peut-être que je fais le singe trop souvent aussi ? C'est possible. Remarquez, je ne me plains pas.

Ils m’ont fourré en cabane et condamné aux travaux forcés. Ca doit s’appeler de la double peine mais je m’en acquitte avec joie. Ils m’ont demandé de faire des tripatouillages avec plus d’un million d’euros pour acheter des trucs virtuels. En échange, ils me payent à la fin du mois. Pourquoi voulez-vous que je me plaigne ?

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A part les barreaux aux fenêtres, ma cabane n’a rien de déplaisant. Moquette au sol, photos de Venise et d’Iowa aux murs, ordinateur dernier cri, fauteuil ergonomique, les toilettes hors de la cellule, une cuisine collective au bout du couloir et je suis même libre d’aller et venir à ma guise dans la prison pour, par exemple, me tailler une bavette avec mes co-détenu(e)s. Pourquoi voudriez-vous que je me plaigne ?


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La porte de l’établissement pénitentiaire est toujours ouverte. Le midi j’ai droit à une heure de promenade. Il y a un restaurant à proximité, fréquenté par des jeunes gens qui suivent des cours aux environs pour devenir un jour prisonniers eux-mêmes. Ils et elles s’entraînent de manière sérieuse : ils ont tous des téléphones cellulaires ! Le matin, dans le panier à salade qui nous mène à nos centres de détention, ils ont déjà le regard morne, la tête dans le cul et l’air triste de tous ceux qui acceptent que "Métro" devienne la seule lecture autorisée par l’administration. Car notre privation de liberté ne dure que le temps d’une journée. Le soir chacun rentre chez soi et vit comme il l’entend. Vous avez bien remarqué que je ne me plains pas, j’espère !

Et d’ailleurs, depuis mercredi, je jubile ! Le directeur de la prison, M. Eric W., vient de nous annoncer qu’il nous octroyait deux années de remise de peine !

Comment, ça, « Joe Krapov ne comprend pas tout » ? Mais si ! On nous en a remis pour deux ans, de la peine d’enfermement ! Soi disant parce que toutes ces prisons, ces ministères, musées, bibliothèques, hôpitaux, services publics, ça coûte trop cher à l’Etat. Tout le monde va vivre plus longtemps et de toute façon, le gouvernement n’est pas d’accord pour qu’Eric raque.

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Bon, je ne me plains pas, c’est un fait, mais je ne comprends rien à leurs discours. Il faut travailler plus pour gagner moins ? Ce n’est pas un problème ! Par contre si on interdit aux vieux de sortir de cabane, ça fera d'autant plus de temps à attendre pour que les jeunes puissent y entrer. De toute façon, moi qui y suis déjà, j’ai vingt ans, vingt et un bientôt et j’ai prévu de vivre 327 ans 35 alors, vous pensez, deux ans de plus dans ma cabane paradisiaque, c’est rien ! Comment ils feraient d’ailleurs sans moi pour expliquer les 28 000 euros d’économie qu’on a faites cette année ? Monsieur Hajtyla a déjà oublié que, là où son cheval passe, la gabegie trépasse et ne repousse pas ! Kerviel perd cinq milliards, nous on gagne 28 000 euros et M. Hajtyla n'est pas content quand même ! Cet homme est encore plus drôle que moi !

100617_036Le seul truc qui me chagrine dans ma cabane, c’est le poster de Peter Spier. Ce type qui emmène tous ses copains sur un grand bateau avant que ne tombe le déluge, cette dernière image où il referme la porte sur un univers qu’on imagine absurde pour partir à l’aventure vers des pays inconnus, ça me rappelle par trop une autre cabane dans laquelle j’ai vécu quatre jours il n’y a pas longtemps. C’était à Belle-Île, dans le Morbihan.

Ce n’est pas pour me plaindre de ma cabane au rez-de-jardin – Mlle Ronchonchon prétend que nos cellules sont dans une cave – mais j’étais quand même mieux là-bas au camping de l’Océan !

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N.B. Toutes les photos sont cliquables pour être agrandies.



12 juin 2010

Désolée du désordre, donc ! (Kate)

- Pierre, on m'appelle Pierre, m'avait-il dit, souriant, en m'offrant une coupe au bar. Et vous, mademoiselle ?

- Diamant, mais on m'appelle Diam, c'est plus court !

Droit au but, un début tout bête et tout téléphoné, comme tant d'autres... et si mes charmes extrêmement utiles pour ma profession libérale répertoriée parmi les plus anciennes à la Chambre (des Métiers) faisaient prospérer mon bas de laine et croître l'envie de mes consoeurs Jacky (Quartz) et Gypse (Iking), le gars, par ailleurs assez jeune, emmanché d'un long cou et fort quelconque, semblait plein aux as et avait payé toutes les tournées rubis sur l'ongle, enfin...

- Vous travaillez dans quoi, Pierre ? (rot de ma part mais super discret, la deuxième bouteille de champ' passant plutôt mal, ce soir...)

- Les affaires, les pierres...

- Précieuses ?

- Oui, aussi précieuses que vous, Diam, et j'ai une collection unique.

- Vous me la montrerez ?

- Bien sûr, Diam, si tu es gentille...

- Oh, Minet, (rot retenu, là in extremis, mais ce champagne devait donc être du plus mauvais tonneau, ah, la taulière, putain, la vache !), minaudai-je, juste pour la forme, le scénario étant aussi clair que du cristal de roche, enfin...

- Je suis descendu à l'hôtel, à deux pas d'ici, deux rues plus bas.

- Je te suis, je connais, c'est l'Oeil du Tigre.

Dans l'ascenseur, il ne m'abreuve que de diaphorite, diaboléite, dimorphite et autre dundesite (il avait pas mal bu, lui aussi) et ma tête tournait en boucle comme mon ordi quand il n'en peut plus et avec tous ces noms barbares, je craignais le bug, enfin...

Et ma collection de pierres par-ci, ma collection de pierres par-là... Curieusement, je commençais à me demander s'il n'était pas plutôt fils de géologue ou vaguement étudiant en géologie ou quelque chose comme ça mais il était un peu tard pour reculer et ce n'était pas trop mon genre, enfin... Sa collection, j'avais, allez savoir pourquoi, un peu moins envie de la voir et je me sentais de plus en plus vaseuse, mes calculs, sans doute, vieux démons, me relançaient... Mais je n'allais pas reculer quand même !

Cependant, il faut reconnaître qu'il avait lâché pas mal d'argent au Club d'Ambre et les collègues envieuses en ces temps de crise m'avaient discrètement regardée partir, enfin...

- Diam, un verre ?

- Oui, merci. Ta collection ?

- Ma collection, tu vas la voir bientôt mais sois un peu patiente, tu l'apprécieras d'autant plus...

Trois heures du mat', quand même, si c'est pas être patiente, ça ! Or, en plus des nausées, envie de dormir, de relever ma messagerie et de réinitialiser mon disque dur, le tout plus ou moins en désordre ! J'ai donc été gentille et patiente et patati et patata, et un gin fizz et un coca light, tout ça plus ou moins dans le désordre aussi, M'sieur l'Commissaire...

- Et la collection, vous l'avez vue, Mademoiselle ?

- Oui, oui, la "collection de pierre", tout ça sans "s" et sans majuscule non plus, à n'y rien comprendre, pas mon jour de veine, enfin...

J'étais tombée sur un mytho qui s'était plus ou moins joué de moi et, ce que je ne supporte absolument pas, ayant été pour ma part et sans me vanter, championne d'orthographe en 1987, c'est d'avoir rencontré quelqu'un qui, en lieu et place de la collection de pierres (ou de Pierre) tant escomptée, m'a présenté ceci !

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Alors, légitime défense et désolée du désordre, donc !

 

22 mai 2010

"Archéologie ? Vous avez dit archéologie ?" (Kate)

Moi qui souhaitais tant sortir des cabinets, désolée, mais la première idée qui m'est venue n'est pas une idée à deux balles (ou mille francs, comme le jeu d'Emile) mais à cinq cent mille euros ! Toute la ville en est tombée sur le cul derrière ! Pensez ! On démolit un quartier vétuste, certes, dans le centre (et même l'hyper-centre) et fouilles obligent, qu'est-ce qu'on trouve dans ce terrain concernant un périmètre de dix mètres sur deux ? Je vous l'donne en mille ! Ce qui pourrait être (notez ce délicieux conditionnel de prudence) la partie visible d'un "ensemble prestigieux tout en marbre sculpté", enfin et en clair : des latrines romaines !

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L'Institut National de Recherches Archéo-Préventives (Inrap) a présenté la facture à la ville pour les fouilles "complémentaires", la douloureuse s'élevant à cinq cent mille euros environ (la municipalité ayant déjà supporté 1,8 millions d'euros non compris les terrassements et travaux de reconstitution du parking pour les fouilles de 2009)... ça fait mal et l'on continue de parler de latrines romaines au prix fort mais pompeusement dénommées "édifice monumental de la ville antique", enfin les habitants utilisent eux un vocable un peu moins pompeux pour ces (supposées) "latrines"...

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15 mai 2010

Le fils Maroilles (Joe Krapov)

Ceci peut se chanter sur l’air de la chanson de Georgius « Au lycée Papillon »

I
  Le père, tout trempé, rentrant :
  - Boudiou, y vorzeunne ! D’ù c’qu’all’s sont les filles ?

La mère, cuisinant :
  - All’s juent à l’école, in-haut, dins ch’guernier !
  Comme al’s sont sérieuses ! Comme all’s sont gintilles !
  J’leur fais dé l’flamique pou leur tchio goûter !

Là haut pendant c’temps les filles prennent du bon temps

Lina :
  Les jours où il pleut, dans notre famille,
  On monte au grenier et on joue aux cartes
  Les livres d’histoire là-haut, qui fourmillent,
  Font rêver de Rome, de Grèce et de Sparte

Cathy :
  On les réécrit c’est plus drôle et plus joli !

Ensemble :
  On n’est pas des imbéciles
  On a même de l’instruction
  Au lycée Cici, au lycée Cicé, au lycée Cicéron

II
  Quousque tandem, Cathy et Lina,
  Irez-vous ce jour sur vos bicyclettes ?
  Irez vous grimper les pent’s de l’Etna
  Ou les monts de Rome au nombre de sept ?

Refais le me le bis repetita placent !

Le Maroilles est un faux mage de la Gaule
  Qui prédit l’av’nir en puant des pieds.
  C’est de bon augure et les poules rigolent :
  Elle ne finiront pas éviscérées !

Refrain :
  Sourire, Plaisanterie, Quolibets et Rigolade

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On n’est pas des imbéciles
  On a même de l’instruction
  Au lycée Cici, au lycée Cicé, au lycée Cicéron

III
  Les légions romaines marchaient en sandales
  Dans la boue, la bouse et parfois la crotte.
  Plutôt qu’ d’aller foutre des baffes aux Vandales
  Ils auraient mieux fait d’inventer la botte

(D’autant plus pardi, qu’ils habitaient l’Italie !)

Où vas-tu Ben-Hur, sur ton char à voile ?
  Je vais à Bray-Dunes vendre du houblon
  Pour marier la bière avec le Maroilles
  Et mieux inspirer du blues à Souchon
(au refrain)

IV
  César qui franchit tout’s sort’s ed rivières,
  La Vilaine, la Deûle et le Rubicon
  Fut assassiné par l’fils de sin frère
  A qui il lança : « Ti aussi, mon con ? »

Go go Johnny go Delenda est Carthago !

Rémus, Romulus qui tétotent eul’ louve
  S’in allotent chiffler là-haut su’l’ colline.
  Ach’t’heure que dins Lens va y avoir eul Louvre
  Y vont s’artreuver à boir’ dé l’ bibine !
(au refrain)
   

V
  Et pendant qu’Ulysse parcourot les mer(e)s
  Avec ses copains sur sin vieux raffiot
  Pénélope lijot sin e-dictionnaire
  Dins l’minitel rose de Félix Gaffiot !

Rosae, rosas, rosarum, rosis, rosis !

Mais quelle est c’t’odeur qui monte dé l’cuisine
  Ch’est pas du latin, du lièv’, du chou-fleur :
  Ch’est dé l’tarte au chucr ou ben j’hallucine ?
  Vite déchindons, m'sœur ! Y dot êtr quatre heures !

Très bien deviné ! Il est l’heure d'aller goûter !
  Souriez, Ptits Quinquins ! Régalez-vous d' cassonade !

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On n’est pas des imbéciles
  On est même un peu gloutons
  Au lycée Ch'timi, au lycée Kikté, au lycée Ch’ticéron

17 avril 2010

Les mots à structure merdique (Joe Krapov)

La leçon n° 24 porte sur les mots à structure merdique : consonne, voyelle, consonne, consonne et voyelle identique à la première. En voici quelques exemples :

Basta ! dit le bosco en emboîtant le pas à Corto.

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Comment était la verge de Serge ? demanda Dolto à Carla, la confondant avec Birkin.

cambronne

- On danse ? demanda Joye. Salsa ? Bamba ? Samba ? Mambo ?
- Ah non, le mambo ça ne marche pas : la deuxième voyelle est différente de la première !

cambronne

Est-ce que Mosco roule en Volvo ?
Est-ce que Varda roule en Mazda ?
Est-ce que Talma a une parka ?
Où est-ce que Kafka met son barda ?
Que fait Tasca dans la pampa ?
Est-ce que le panda lit un manga ?

cambronne

- Pour qu’un Celte qui aime la pasta (ou un rasta qui met une veste voire un Perse à la main leste) devienne Belge d’honneur, que faut-il faire, à part longtemps, se lever de bonne heure ?
- Etre en verve du matin au soir, une fois !

cambronne

Par-dessus l’herbe de la berge siffle un merle qui croit avoir trouvé la perle la plus verte du monde. Mais ce n’est qu’une pastille Valda.

cambronne

Pour tourner ce porno on avait engagé l’hydre de Lerne, Laetitia Casta, Franck Capra et six Rocco. La pauvre bête ne savait où donner de la tête, les six Rocco ne savaient pas où donner... n’arrêtaient pas de vouloir souffler, Capra filma tout ça à la serpe, ça ne rapporta que des nèfles. Et depuis Casta fume de la ganja pour oublier ses cernes.

cambronne

Pour des problèmes de derme le Serbe était entré dans un hosto de Berne.

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- Est-ce qu’il te reste du halwa avec du Porto ? La vie est si terne sans ça !
- Nan ! On ferme !
- T’a bien servi du calva au journaleux gonzo qui enquêtait sur Jalna !
- C’est le dernier que je vous serve ! Après je ferme !
- Il nous teste mais c’est en pure perte ! Il est incapable d’un mauvais geste.
- Taratata ! Je suis monté sur piles Varta ! Ou Mazda ! Je veux qu’on gicle du rade schnell ! Dans deux minutes je baisse ma herse !
- Allez, Gégé, encore un zeste pour ma lèvre qui gerce ! Remets donc un tonneau en perce, comme disait le shah d’Iran !

cambronne

- Que voulez-vous qu’on perde, à part du temps, quand on plante dans un pot en balsa un haricot afin qu’il germe ?
- Faut l’arroser, aussi !

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Dans ce camping qu’on nous vanta, on campa en vue d’assister au Corso fleuri le lendemain. Il ne fallut pas qu’on nous berce après nos kilomètres de vélo. Mais au matin, devant la tente, quelqu’un avait posé une gerbe. Ca allait encore être une journée de merde !

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La leçon n° 25 portera sur les noms français qui contiennent cinq voyelles différentes. Exemples : oiseau et asticoteur.

28 novembre 2020

Balance Celle - tiniak

 

Ce mouvement
de balancier
naguère te faisait la fête

Dorénavant
dépense y est
négoces vains et maux de tête

C'est pas du jeu
qu'être à rebours
de chaque élan sentimental

Mouronne, feu
de mes débours
en suis pas fiévreux, j'en ai mal !

Voile carguée
(nul vent arrière)
et l'incurie des calmes plats

À balancer
(l'Une ou la mère ?)
s'égaillent tous les agrégats

En ai des aphtes
à tant maudire
la cataracte à l'œil aimant

Mais, si je cafte
- eh, quoi ? au pire...
Lui saura qu'Elle eut un amant

Pas si passive
dans la bluette
mais contractuelle pour Toujours

Passe, poussive
escarpolette
à deux pas de moi, dans la cour

 

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21 décembre 2013

Jour de Corso (Mamido)

Mami
Robert Doisneau

Dans les années cinquante, le corso fleuri avait lieu tous les ans le dernier dimanche de Mai, jour de la fête des mères. La vogue s’installait sur la grand’place pour une semaine entière avec ses manèges et ses attractions qui faisaient le bonheur des plus grands aux plus petits.

Le défilé des chars fleuris était le clou des festivités Il était organisé par les associations de la ville qui unissaient leurs efforts pour présenter le plus beau des spectacle, chacune préparant dans le plus grand secret un char destiné à rivaliser d’inventivité et de beauté avec les autres.

Mon père, comme son père avant lui, était trombone dans la fanfare du centre culturel laïc. Cette année les militants avaient choisi l’aviation comme thème de leur char.

La benne du camion de Léon le limonadier avait été transformée en bombardier croulant sous les fleurs de papier crépon. Les passagers étant les garçons de l’école publique tous déguisés en aviateurs.

Tout autour, au sol, devait défiler une escadrille de petits avions construits avec des matériaux de récupération durant l’hiver dans le secret de l’entrepôt de Juste, le garagiste. Le mien, imaginé par papa à partir de deux caisses de bois et de trois des roues du landau de ma sœur avait une hélice et des ailes en carton et arborait de tapageuses fleurs de crépon confectionnées par ma mère et ma grand-mère. Une grande tige de métal servait à diriger l’engin.

Papa étant requis à la fanfare, c’est mon oncle Charles qui avait été désigné pour mener notre équipage.

« - Tu es sapé comme un milord » s’était exclamé mon père en le voyant débarquer dans la minuscule cuisine de notre appartement de la cité des verriers.

En effet, chapeau mou, chemise blanche, cravate, costume trois pièce et gants « beurre frais » à la main, mon jeune oncle avait fière allure. C’est qu’il comptait aller faire sa cour à la belle Henriette dès le défilé terminé.

« - Dans cette tenue, tu vas en faire chavirer des cœurs ! » s’était extasié ma mère qui rêvait de voir son frère, célibataire endurci, enfin établi.

Charles s’était pavané un moment autour de notre table en formica, tout en caressant avec feinte modestie, sa moustache soigneusement entretenue.

Avant de se précipiter sur les berges du fleuve afin de nous voir passer, au cœur du défilé et au son de la fanfare, toute la famille avait tenu assister à notre départ du balcon de la cité.

Nous avancions, protégés des premières chaleurs de la saison par les platanes de l’avenue. Moi, fier comme Artaban, dans ma drôle de machine, menée par l’élégant oncle Charles.

Mais aujourd’hui encore, je me demande quelle idée avait eu ma mère de me confectionner ce costume marin dont le béret à pompon était pour le moins incongru dans le monde de l’aviation auquel j’étais censé appartenir durant ce défilé.

 

Rive de Gier, le 17 Décembre 2013

17 février 2024

Croquer Ronchonchon (Nana Fafo)

Cette semaine Ronchonchon croque une nouvelle esquisse de lui-même.

Nana: "Dis Ronchonchon, tu veux que je te fasse un dessin ?"
Ronchonchon: "Nan, ça croque en bouche ton histoire,
j'en salive, ça me met l'eau à la bouche...."
Nana: "Tant que ça ne t'en bouche pas un coin !"
Ronchonchon : "Rester bouche bêeeh, c'est pas pour les cochons 😁"
Nana: C'est quoi ce thème à la noix, Walrus ?
Par désespoir festif on va devoir déménager et tu veux fêter cela
avec une proposition montée de toute pièce ! 

 


Voix off et voie sans issue.
Ronchonchon réagit de manière excessive à l'annonce...
ça croque en bouche quand les gros mots se bataillent la vedette, on assiste à des croque en jambes d'anthologie !
...des croque mitaine pour les mains
...des croque babouche pour les pieds
Ronchonchon craque et explose version XXL, 


voila un thème qui croque, ... mais pas la pomme d'Adam, ni la pomme d'Eve. 

On ne sait plus trop de nos jours, un mélange entre croque monsieur et croque madame qui, si la nature fait bien les choses devrait donner un croque en bouche des plus dodus.
A force de dire cet enfant est à croquer, ça prête à confusion.



Rassurez-vous Ronchonchon n'a rien d'un croque au sel, même si il est plutôt salé en bouche. Il est du genre à croquer la vie.
Et en version XXL est-il craquant ? ou pas !

Animation Ronchonnesque 

 

 




17 février 2024

Ça Leur En A Croquembouché Un Coin (Lothar)

La Belle et la Bête La Belle et la Bête

Ça leur en a croquembouché un coin

Dans la rue du Cherche-Midi,
Tous les sens en interdits,
Elle, elle ne savait plus qui elle était !

Et Lui, lui vieux motard, sur le tard,
Des poils, plein, un nez léonin,
Une belle bête, en somme :

« Cette fille est vraiment canon !
C’est pas du taon, ça non, Tonton ! »

Alors, avec des bouts de ferraille comme témoins,
Ils se sont pris la main
Et ils sont perdus au plus profond de leurs yeux …

Le constat fut sans appel.

Quels que seront les coups du sort,
À temps plein, ils navigueront …
À tout jamais dans la même barque.

Lothar

 

 

 

 

30 octobre 2021

Crimes et délits (joye)

Moi, je suis dyslexique en ce qui concerne les chiffres.

Si je lis que la population de Liège est à 195.965, par exemple, je dirai invariablement qu’elle est à 159.695. 

Et paf ! Comme ça, j’assassine 34 470 pauvres Liégeois. Et le lendemain, je dis au juge que c’était une erreur, mon assassinat numérical de ces 43 740 individus !

Bon, le meurtre, même si ce n’est pas intentionnel, cela vaut, bien sûr, une peine d’emprisonnement à vie, en Europe, mais on peut sortir après quinze ans. Or, dans quinze ans, j’aurai octante-et-un ans ( NB : je me sers de l’octante suisse parce que je ne suis pas obligée de me rappeler si je dois aussi assassiner le “s” de “quatre-vingts” devant "un" ou non, alors, c’est plus convenable, non ?)

Comme quoi, avec ma dyslexie chiffreuse, je n’aurais que dix-huit ans lors de ma sortie (eh oh, je ne serais pas longtemps à Lentin !) et je passerais ma vie à me mettre sur mon treize, à faire les cent quatre coups, et à vivre ma vie récupérée à la quatre-six-deux, quoi.

Franchement, je ne vois pas pourquoi on classe la dyslexie comme trouble. En ce qui me concerne, c’est tout à fait libérant !

jojo en prison

23 octobre 2021

Le Parti pris du capodastre (Joe Krapov)

Le capodastre n’a rien à voir avec le caporal ni avec la science-fiction, les planètes, le ciel, enfin, l’astronomie.

Cependant, notons-le, qu’elle soit lactée ou pas, il aide à bien poser sa voie, pardon, sa voix.

Le capodastre n’est jamais qu’une espèce de pince à linge qui emprisonne à sa façon non pas quelque marcel ou autres pantalons, dessous affriolants pour qu’ils sèchent au vent, mais les six ou douze cordes d’une guitare ou les quatre d’un ukulélé afin que la chanson résonne dans le ton voulu.

Il permet de trouver d’aimable compromis lorsqu’un ténor léger fredonne en compagnie d’un coffreux baryton. Ne cherchez pas "coffreux", je viens de l’inventer.

Je trouve dommage au demeurant qu’il n’en existe pas pour les accordéons diatoniques, de capodastre ! Eux vous limitent et vous condamnent à do et sol, parfois du ré, à mi mineur et la mineur alors que moi, ma foi, rien ne me va si bien que le fa et le ré mineur.

Mais je sais bien qu’ici on quitte la musique pour parler de technique. Ce que c’est que d’avoir un oncle scientifique !

2021-10-22 - Nikon 2

23 octobre 2021

Et si j'avais un capo (Kate)

 

Si j'avais eu un marteau

Du courage du mortier

J'aurais pu tout refaire

Si j'avais eu un point fixe

Et bien sûr un levier

Je n'aurais pas manqué de soulever la Terre

0

Et si j'avais un capo

Pour ma guitare

Qui sur ses cordes se referme

Je multiplierais par dix

S'il n'est pas trop tard

Les possibilités d'en faire

 

Si j'avais un capo...

- Je le dirais en ces termes -

Je changerais de ton

Et même si j'avais un spider capo

Qui tiennent certaines cordes fermes

Je ne jouerais pas l'Immortel Canon

De cette façon...

 

28 novembre 2020

Pierrot le fou (Joe Krapov et Marina Bourgeoizovna)

- Qu’est-ce que j'peux faire ? Ch’sais pas quoi faire !

- Jean-Luc Godard ! Pierrot le fou ! Pourquoi tu dis ça ?

- Parce que je suis bien embêté pour « quoi ? » !

- Pourquoi quoi ?

- Parce que « quoi ? », justement !

- Tu n’es pas très clair aujourd’hui !

- En fait je suis coi devant « quoi ? ».

- Devant quoi ? Je n’y comprends rien à ton baragouin ! De quoi tu parles ?

- C’est le sujet du Défi du samedi qui me chagrine !

- C’est quoi ?

- C’est « quoi ? ».

- Hé ! Ho ! T’arrêtes de jouer au jeu du perroquet ?

- Je dois écrire quelque chose à partir du mot « quoi ? » !

-Dis donc, tu pourrais prononcer les guillemets quand tu causes ! On te comprendrait mieux.

-…

- En attendant, ça devient n’importe quoi, ton Défi !

- …

- Je serais toi, j’enverrais « Rien ».

- Pas question ! Je me fais un devoir de participer tous les samedis !

- Non, je disais « Rien ». Tu envoies quelque chose mais c’est « Rien ». A la question « Quoi ? » tu réponds « Rien ».

- Toi non plus tu n’as pas prononcé les guillemets !

- Bon allez c’est rien, quoi !. Tu veux que je te fasse un dessin ?

- Pour quoi faire ?

- Pour répondre à « quoi ? » ! Enfin à « n’importe quoi ! » ! Je te dessine n’importe quoi, comme tu veux !

- Attends, tu me donnes une idée ! Un nain ! Un nain qui porte «quoi ? ». Tu pourrais me faire ça ?

DDS 639 - Marina B

***

Elle l’a fait. Merci, Marina B. !

Espérons juste que le mot de la semaine prochaine ne sera pas « Rien ». C’est encore plus dur à dessiner, rien, même si certains diront que c’est trois fois rien. N’empêche, à chaque fois, il faut le faire ! Eh quoi ? C’est ça, un défi, non ?

28 novembre 2020

L'agonie de l'apprenti débutant (joye)

prof

P E R S O N N A G E S

       PROF          Masochiste professionnel

ÉLÈVE         Masochiste amateur

La scène est aux Étazunis, dans une salle de classe quelconque

 

ACTE PREMIER

 

PROF. --  « QUOI » est un mot en français qui veut dire "WHAT".

ÉLÈVE.  -- Quoi vous dites ? 

PROF. --  Non.  On dit « QU'EST-CE QUE vous dites ? » pour "WHAT are you saying?".

ÉLÈVE. -- Bien. Qu’est-ce que dites-vous ?

PROF.  -- Non plus.  On dit « QUE dites-vous ? » pour "WHAT are you saying?" lorsque le verbe précède son sujet.

ÉLÈVE.  -- Oh.  Que heure est-il ?

PROF.  -- Non, on dit « QUELLE » - ou « QUEL » ou « QUELS »  ou    « QUELLES » - dans une phrase comme "WHAT time is it?".

ÉLÈVE.  -- Hmm.  Je ne comprends pas quel vous dites. 

PROF. -- Mais non, on dit « Je ne comprends pas CE QUE vous dites » pour "I don’t know WHAT you are saying".

ÉLÈVE. -- C’est pourtant vrai, je ne comprends pas ce que ne va pas !

PROF. --  Non, non, et non ! On dit « Je ne comprends pas CE QUI ne va pas » pour "I don’t know WHAT is wrong".

ÉLÈVE.  -- (à part) C'est le cas de le dire. (au prof) Et pour "Whatever?"

PROF.  -- Faites comme moi et dites « Ouate et verre ! »

ÉLÈVE. -- Quoi ?

PROF. --  Exact ! Bravo !

RIDEAU

18 avril 2020

Personne ne t'a dit d'André ! (Joe Krapov)

DDS 607 Citroën sur la Tour Eiffel

Dans le Bistrot des Six troènes
Le mastroquet a trop de haine !

A-t-on pas idée ? Un covID 19 !
Plus un seul client !
Pas même deux chevaux de retour !
Plus une seule amie sise ailleurs qu’en sa maison !
Plus une seule déesse sous la suspension !

Et pourtant, et pourtant
Le Café des Six troènes,
C’était l’attraction, avant !

Tout le monde est confiné !

A boire son fonds,
S’il est condamné
Il touchera le fond,
Fermera l’estaminet
Et, cela est connu depuis Boby Lapointe,
Dans un commerce c’est moche quand le fonds fond
Poil aux pieds.




Si encore on pouvait

Aller faire le Tro Breizh,
Prier pour le retour
Des beaux jours,
Visiter Saint-Tropez
Ou danser le foxtrot
Sur le Trocadéro !

Macache ! Faut pas bouger,
Pas s’attrouper,
Plus voir les courses de trotteurs
Ranger sa trottinette
Des voitures !

Le théâtre aussi est fermé !
C’est niqué pour les Troyennes
Et râpé pour les Atrides
A cause de cet apatride.

Le général Trochu
A déclaré la guerre
Mais c’est par trop la pénurie
De masques à gaz :
Maginot s’atrophie
Et se sent naze
Sur toute la ligne.

DDS 607 1200px-Louis_Jules_Trochu copie

Vraiment tristes tropiques !
Amère valse de Levi-Strauss !
Aucune astrologie
N’avait prévu que la trotteuse
S’arrêterait sur « catastrophe ».

DDS 607 Pub citroën

Dans le Bistrot des Six troènes
Le mastroquet a trop de haine !
Pareil à Castro il éructe :
C’en est trop, il veut un trophée,
Pangolin ou chauve-souris !

Il décroche son vieux tromblon
Et sort dans la nuit déverser
Son trop plein d’ire sur le covid.

Il défouraille pis qu’à Sceaux
Ou à la Foire du Trône,
Tire sur le capitaine Nemo,
Le postillon de Longjumeau,
Le virus sans visa
Qui nous sort des naseaux
Et nous rend tous gagas.

Autant chanter
« Il Trovatore » à Beethoven
Finissant son dernier tableau !

J’ai demandé à la Lune,
Dyane, qui a vu ce spectacle :
Jamais elle n’a tant méhari ! 

Citroên méhariDDS 60

18 avril 2020

Participation de Sebarjo

 

Tourte

  Chers amis bonjour et bienvenue au jeu des mille francs belges ! Plein de nouveaux défis aujourd’hui avec des questions noires, jaunes et rouges !

Et tout d'abord une première question noire envoyée par Brice Lecrili qui nous vient d’Anvers...

et je remets ma carte à l’endroit pour vous la lire !

Donc voilà...Qu’est-ce qu’un thérémine et quelle est sa particularité ?

On entend alors le régulier et réconfortant son du triangle joué par l’inimitable André Obey qui connaît si bien cet instrument qu’il pourrait en faire un roman.
Ding ding ding…

- Un médicament contre le covid-19 ?
- ...Non...on est assez loin… quoique... le thérémine peut être un bon remède à la mélancolie en cas de confinement… C’est plutôt bon pour les oreilles si vous voyez ce que je veux dire…
- Un instrument de musique ?
- Oui mais... ?
- médiéval ?
- Non c’est beaucoup plus proche de nous.
- électrique ? électronique ?
- Oui électronique ! Et donc qu’est-ce qu’il a…
- Qui fait des sons... grâce à des mouvements !
- OUI ! Le thérémine de son inventeur Leon Theremin est l’un des instruments électroniques les plus anciens. Il a la particularité de produire de la musique sans être touché par le musicien. Idéal comme écoute pour planer dans son sofa ! D’ailleurs de nombreux artistes l’ont utilisé comme Jean-Michel Jarre notamment ou encore les Pixies.

Et maintenant, passons à la deuxième question. C’est une question jaune. Elle nous vient de Will Rus qui nous l’a envoyée par carte postale virtuelle : Le troène est un arbuste à fleurs blanches très odorantes. Mais pouvez-vous me dire ce que peut désigner encore, un troène ?

Ding ding ding ding…

- Une galère romaine ?
- Ah AH ! Pas du tout !!! On dirait bien que Will Rus vous mène en bateau avec cette question !

Ding ding ding…

- (qu’est-ce qui lui prend à Nico, il se fout de moi ou quoi) Euh...alors restons dans la musique … Un chanteur de folk ?
- Ah AH ! Très bon ! Leonard Trohen !!! Je pense que cela plairait beaucoup à notre ami Will ! Mais hélas, vous refroidissez mon cher !!! Resaisissez-vous !

Ding ding…

(C’est lui qui est dingue, qu’est-ce qui lui prend !)...Ah ça y est je crois que je l’ai !!! Le troène est bien entendu un mot qui comprend au moins trois n !!! Troiène devenu avec le temps troëne puis troène !!!
-  Ah AH AH AH AH !  Dingue ! Dingue ! Dingue ! Ding ! Ding ! Ding ! DING ! DING !!!

C’est alors que je me rendis compte que ce ding qui commençait à me taper sur les nerfs n’était pas le son métronomique et réconfortant du triangle mais bel et bien la sonnerie de mon radio réveil !!!

Je sautai aussitôt de mon lit et allai directement saisir le petit Robert qui se trouvait dans l’étagère du milieu de ma bibliothèque (de mes étagères pour être honnête…). Je l’ouvris et comme vous vous en doutez je cherchai Troène ..................................................

(le temps de trouver la bonne page, pensez-bien que je ne suis pas réveillé!) ...............................................................................................................................................

Zut alors ! Troène n’avait qu’un seul sens ! Ce n’est qu’un misérable arbuste !!!
Décidément le confinement- qui entraîne un surplus d’écoute radiophonique ! - combiné au défi du samedi me fait faire de drôles de rêves !!!

L’illustration est l’oeuvre d’Axel Ruch, extraite ici

 

Où écouter Sebarjo : https://soundcloud.com/user-14258780

4 avril 2020

Le Rastaquouère (Joe Krapov)

La Renaissance sportive de Libercourt (section ballet) en 1946 01

Voilà : tu es content d’avoir récupéré cette photo de 1946 sur laquelle on voit ta mère, ta grand-mère, ta tante Lucie, sœur de celle-ci, et surtout tes deux autres tantes du côté paternel : Paulette et Marie. Tu reconnais aussi une grande copine de ta mère et de Lucie, Andrée V.

Tu trouves que c’est vraiment dommage d’hériter d’une photo en si mauvais état mais tu es quand même épaté de ce qu’on trouve entre les pliures : une belle absence de grain, une coloration entre le sépia et le noir et blanc, du joli détail sur les visages.

Tu sais qu’il y a Alfred Langlet à droite, tu apprendras bientôt que c'est Fernand Catenne à gauche. Alors tu tapes sur Google «Renaissance Sportive de Libercourt» et tu atterris sur ce site, Histo Libercourt et surtout sur cette page.

En bas de celle-ci qu’est-ce que tu trouves ? La même image et d’autres de cette section «ballet» de la RSL. Mais quel dommage que ces photos soient de si petite taille !

La Renaissance sportive de Libercourt 3 (récupérée sur Histo Libercourt) 68102114


Avec un peu de technique on peut arriver à les agrandir. Et puis tu peux joindre, pour faire un joli billet de blog  à destination de nonagénaires nostalgiques, les autres photos que tu possèdes de ces jolies jeunes filles de 13 ou 14 ans.

Et c’est là que ton unique neurone se remet à fonctionner – on ne remerciera jamais assez le confinement qui lui accorde tout ce repos inattendu – et tu te dis que c’est peut-être par l’intermédiaire des deux jeunes sœurs de ton père que ta mère a connu ton père et que ton père a connu ta mère.

En tout cas tu comprends pourquoi, tous les premiers de l’an, elle ne ratait jamais l'occasion de regarder à la télé le concert de la nouvelle année pour voir exécuter « Le Beau Danube bleu » dans les beaux décors de Vienne !

Et tu comprends aussi que tu es un rastaquouère dans cette famille : tu as lu des tonnes de bouquins, tu écoutes de la musique classique, tu as voyagé, tu écris, tu as épousé la Denise, une fille de la ville, enfin, d’une autre ville mais… Mais… MAIS…

Tu danses comme une patate, le rastaquouère !

11 avril 2020

Jusqu'ici tout va bien... un petit défi sofalesque ! (Nana Fafo)

 

Jusqu'ici tout va bien.

 

0-alligator au crochet

 

"et toi Al, qui es-tu ?"

Pendant que Al réfléchissait à une réponse

Ronchonchon plongea dans ses souvenirs.

 

C'était il y a SO FAr away... et pas dans une galaxie lointaine.

A cette époque, Ronchonchon et Al travaillaient encore ensemble.

Ils cherchaient une sorte de pierre philoSOFAle dans la mémoire humaine.

Ils avaient donné quelques conférences TED (X)

où ce petit tapis rouge était au centre de la scène.

Une scène montée sur une estrade improvisée.

Improvisé, comme la plupart de leurs discours d'ailleurs.

C'était le 1er duo chez TED, du jamais vu !

Ils étaient en SOF, Ah les 2 compères, aucune limite à leurs élucubrations !

A l'image de la SOPHA (SOciété de PHilosophie Analytique, made in Belgium)

ils tergiversaient des heures pour chercher la petite bête, tisser des liens entre les choses.

Ils pratiquaient une nouvelle forme de thérapie sofalesque.

 

0-crocodile au crochet

 

Puisque Frédu préconisait "Sur le divan", eux préféraient "Sous le sofa"

pour finir Saoul de paroles.

Cette activité était d'ailleurs d'actualité avec le SOFA Festival, 

où chacun reste chez soi et les vaches ne seront plus gardées.

Mais bon, ce SOFAmed leur assurait tout le confort nécessaire

et propice à l'émergence d'archaïques conflits héroïques.

Sophocle était de rigueur et ... c'était bien ça le drame !

 

SAUF A dire que SO FAr so good, "jusqu'ici tout va bien"

il y en a des choses à raconter sous le sofa.

Dépoussiérer les coins d'ombre à l'Ajax

Refaire son monde sous un autre angle, un angle confiné et contenu

"sous le sofa"

Dommage que Al avait perdu cette fichue mémoire,

il en aurait des souvenirs à raconter.

 

Après maintes réflexions, finalement, Al répondit :

"Je suis... le Croc Odile, bien sûr ! ou le Croc Mitaine, qui sait..."

 

Belle lecture créative à toutes et à tous

Pour le défi 606 - Sofa- du défi du samedi

 

Episode 01 - Episode 02 - Episode 03 - Episode 04 - Episode 05

28 mars 2020

C'est celui qui Jabberwockquidditch qui l'est ! (Joe Krapov)

DDS 604 Jabberwocky 2423932

Il était Wimbourne et les poursuiveurs
Fondaient dans l’hermione et s’y confinaient.
Les Suédois étaient trop courts du museau
Et les Holyheads harpies horcruxaient.

- Prends garde au méchant Jedusor, enfant !
A ses griffes qui happent, à sa gueule qui mord !
Méfie-toi de l’oiseau détraqueur, et fuis devant
Le très boutenchoc serdaiglatraptor ! »

Emportant avec lui son effrayant cognard,
Il partit en quête du vivet doré.
Contre l’arbre moldu, il alla s’adosser
Et se mit à réfléchir un instant :

- Pré au lard ! Choixpeau, phénix et Tutshill !
Que Bièreobeurre Porpington me vienne en aide !
Que ses ailes d’argent me magicprotectionnent !
Que je sois vigoureux comme le Rowlingstone ! »

Il était encore tout à ces pensées fort souafles
Quand le grand Jedusor, les yeux emplis de flammes,
Fendit le dumbledore à pas mangemortels
En ponctuant sa course de soucoupes de feu.

Et une ! Et deux ! Et tiens ! Et vlan ! Sans une trêve,
Le balai dispensa ses reliques de mort.
Une fois la bête à terre, il lui ôta la tête,
Et l’envoya danser dans les trois anneaux d’or.

- Le grand Repousse-ombrage par ta lame est tombé ?
Viens vite dans mes bras, mon enfant portoloin !
Ô broumseupe journée ! Fourchelangue et diadème ! »
Glouffa le père absent dans un élan de joie.

Il était serpentard et les chocogrenouilles
Sprintaient dans le poufsouffle et s’y poudlardillaient.
Les frelons de Queerditch étaient en pétuniage
Et les Porskoff cogneurs, galamment, pinceviffaient.

28 mars 2020

Quid du quidditch (Kate)

Quid du quidditch ?

Quidditch !

Qu'est-ce que c'est ?

Une

Invention

D'auteur

Documenté

Infiniment en sport

Tennis, basket, etc.

Chevaucher un balai

Hockey, c'est dingue !

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À l'heure où Volirusdemor(t) plane sur nous, il est bon de :

- rêver,

- rêver à un sport,

- rêver à un sport d'extérieur...

Un sport inventé, certes, redevable à la lutte, le rugby, le foot, la course, l'équitation, le baseball, le basket, le volley, le golf, le hockey... donc chacun s'y retrouvera quelque part !

Un sport inventif où les équipes doivent être mixtes :

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Un sport épuisant où s'affrontent deux équipes de 21 joueurs : 7 joueurs sur le terrain et 14 remplaçants, le nombre de remplacements étant illimité !

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Un sport brillant où l'on court après un "vif" d'or : la vie dehors quoi, quand on courait vivant où l'on voulait, vers le soleil, au-delà de son pâté de maisons.

Un sport magique : le balai est volant, la cape est d'invisibilité... J'ai déjà les lunettes, mon balai n'est pas volant et ma cape trop visible...

pincon

En confinementdence : je n'aime pas les écoles de sorciers, je n'aime pas la magie, je n'aime pas le Londres victorien et bourgeois véhiculé par cette série géniale...

Mon Londres à moi est celui plus léger du "Swinging London", même si tout n'était pas si rose et la misère bien présente aussi.

Allez, on oublie tout, on fait un tour avec Austin et on danse sur la bossa de Quincy ?

photos de l'auteur, mars 2020

 

 

 

21 mars 2020

Il est sorti tout seul ! (Nana Fafo)

 

Pousse pas l'bouchon !

ronchonchon-cochon au crochet

 

A force d'errer dans les couloirs de l'EHPAD aux allures de labyrinthe, à la recherche de Al Zaillemeurt

Ronchonchon perdait la mesure du temps.

L'esprit de ce lieu demandait à sortir de ses entrailles, comme un alien ayant besoin d'un hôte 

pour se reproduire et survivre. Il réclamait régulièrement du sang neuf.

De quoi vous filez des contractions !

Ronchonchon poussait toujours un peu plus loin, essayant de s'extirper de ce plan machiavélique

qu'un architecte bourré de Toulon avait dû concevoir pour perdre les hôtes de ce lieu de vie

et en faire un lieu de mort.

Mortelles déambulations... ce n'était pas son trip à Ronchonchon.

Il allait devoir se sortir les tripes pour s'extraire de là !

Quand au bout ce couloir, il vit une belle lumière vive rayonner... enfin le bout du tunnel.

L'espoir tentait de refaire surface, laissant derrière lui le placenta sanguinolant de ses idées noires.

Il se retrouva dans l'enceinte d'une immense cour arborée,

un parc énorme construit au pied d'une montagne dans laquelle avait été laissé un trou béant.

Ses yeux restaient mi-clos, aveuglés par le contraste de ce choc.

Il poussa un cri de soulagement : "ouhais, enfin sorti !"

C'était comme une renaissance "ou un" ouf de soulagement.

Oui mais... où est Al ? Peut-être était-il parmi ces gens sortis prendre l'air.

 

cochon rose au crochet

 

Il croisa un homme en fauteuil roulant à qui il aurait aimé poser sa question,

mais cet étrange Monsieur en tenait une couche, il répétait sans discontinuer : Barende Vrouw.

Ronchonchon avait envie de lui dire "accouche mon vieu !"

Quand l'infirmier se précipita pour lui expliquer : "il s'appelle Jean, c'est un néerlandais" ...

Et alors ! se dit Ronchonchon, A part ça, tu n'as rien trouvé de mieux à tenir comme excuse !

Ronchonchon sourit poliment et lui demanda : "Je cherche Al ?"

L'infirmier : "Demandez à Laure Théoux, notre directrice, tenez la voilà qui s'en vient, c'est le garant de notre mémoire."

Une mémoire d'éléphant pensa Ronchonchon !

elephant au crochet

 

Ronchonchon s'adressa à Laure : "Bonjour, sauriez-vous où je peux trouver Al Zaillemeurt ?"

Laure : "Chez Pa'"

Ronchonchon était furieux, il se contractait pour expulser son mécontentement : 

"Ah non, Poussez, chère Madame, pas le bouchon trop loin ! Je sais que vous en avez 603 au compteur

et que ça ne doit pas être évident de compter vos petits..."

Laure l'interrompit : "Et bien, en fait, Al est allé chez Pa', notre Podologue-Acupuncteur, 

c'est pas commun comme métier, et comme il s'appelle Pascal Apel... PA allait de soi !

 

Les voici partis à rire de ce petit rien.

Et toi, pars-tu riant(e) ?

 

Belle lecture créative à toutes et à tous

Pour le défi 603 - Parturiente - du défi du samedi

14 mars 2020

Laurent Dorian (Kate)

 

Pour commencer par le commencement (si tant est qu'il y en eût...), au commencement était le Verbe, j'ai toujours aimé collectionner des petits objets, publicitaires ou non, sans grande valeur, notamment des fèves, en plastique blanc ou en porcelaine peinte que l'on trouvait dans les galettes des rois à l'Épiphanie.

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Plus tard, en chinant, j'ai eu l'occasion d'en engranger pas mal, de les étudier, répertorier, notamment à l'aide de ce beau livre.

Forcément, au-delà des porte-bonheur, chaussures, voitures et puis plus ou moins n'importe quoi, le thème de la crèche s'est avéré émergent.

Lorsque qu'en voyant la fève avec le personnage levant les deux bras au ciel il m'est arrivé de dire tout haut :

- "L'orant !"

Plus d'une fois de m'entendre répondre :

-"Laurent ?"

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Et de donner l'explication de ce personnage sur lequel on se fait une fausse idée en le prenant pour le "ravi" de la crèche !

Et de ne pas ajouter à la confusion en disant :

-"L'orant d'Orient !"

Ce qui serait resté possible mais trop taquin puisque l'orant est originaire d'Orient, puisque la prière les bras levés est indiquée dans l'Ancien Testament.

Comme le patrimoine archéologique est toujours intéressant et d'autant plus par les temps qui courent quand il est proche, j'avais déjà évoqué un patrimoine local gallo-romain et le défi # 487 m'avait fait découvrir des thuriféraires de voisinage.

Justement, concernant l'orant, il existe aussi dans la crypte de la cathédrale (mais hélas plus accessible à la visite), un sarcophage gallo-romain du IVème siècle figurant l'orant d'Orient que les premiers chrétiens ont eu l'autorisation de représenter.

D'ailleurs, le sarcophage aux arbres du musée d'Arles nous offre un retour en Provence, porte de l'Orient...

Bonus à propos du verbe orer (prier), directement issu du latin "orare" :

"J'aim miex devant les gens orer,

Et affubler ma renardie

Du mantel de papelardie."

(Guillaume de Lorris et Jean de Meung, Le Roman de la Rose, XIIIème siècle, ligne 11715)

J'aime mieux prier devant les gens

Et couvrir ma ruse

Du manteau de la fausse dévotion.

Oui, dans le Roman de la Rose comme dans la vie, la tartufferie est de mise et les voies de la séduction emprunteront bien des chemins... pas toujours des plus catholiques !

photos de l'auteur, mars 2020 - l'explication de la crèche provençale provient du livre suivant :

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29 février 2020

Que sont mes ami·e·s devenu·e·s ? (Joe Krapov)

mimosa

Mimosa ! J’ai été très content que Marina B. me réponde, à l’énoncé de ce nom-là : « Il n’y avait pas un personnage de bande dessinée qui s’appelait comme ça ? ».

Bien sûr que si ! C’est à lui que j’ai tout de suite pensé quand j’ai lu ce mot, samedi dernier, sur le site du Défi. Mimosa ! Le fils adoptif de Popeye et d’Olive Oyl !

Il faut dire que la bande dessinée est devenue un passe-temps quasi-quotidien chez moi. J’ai toujours eu un caractère à aimer bien les phylactères et certain·e·s d’entre vous ne manqueront pas l’occase d’ajouter qu’il me manque une case et que j’aime à coincer la bulle plutôt qu’à me mêler des conciliabules du pape ou de Slavons.

Mimosa ! Pourtant on ne lisait pas Popeye, chez nous. Où cela paraissait-il d’ailleurs vers 1964 ? Il y avait bien quelques dessins animés grappillés à la télé chez le fils du pâtissier le jeudi après-midi mais en bédé, sur papier ? C’était chez Suzanne Ambert, en fascicules de la SFPI à trois francs ?

Au secours, Madame Wikipe !

Swee’ Pea (P’tit pois) apparaît le 28 juillet 1933. Enfant abandonné devant la porte de Popeye, il est adopté par le marin, véritable papa poule, et Olive, plus distante. Il se déplace toujours à quatre pattes dans sa longue chemise de nuit et arbore une casquette de marin. Malgré son âge, il est très intelligent. Si au début, il ne dit que « Glop », son langage s'étoffe peu à peu. C'est un des personnages principaux du comic strip post-Segar.

Passons sur ces questions de spécialistes. Interrogeons-nous plutôt, à partir de ce souvenir de pop-culture, sur le fait que les héros de papier ne vieillissent pas, contrairement à nous qui nous prenons un an dans les dents et tout ce qui va avec à chaque date anniversaire de notre naissance.

Et si, d’un seul coup d’un seul, comme dans l’invraisemblable saison 2 des aventures de Michel Vaillant, les héros de notre enfance revenaient, dotés d’un fils et d’un neveu de dix-huit ans, avec les mêmes syndromes de vieillissement que ces gamins ou que nous-mêmes, voudrait-on encore d’eux pour conduire des bolides sur les circuits de course automobile ? Oui, je sais, il n’est plus question de retraite pour quiconque depuis que le président Bérézina est au pouvoir.

Mais creusons l’idée quand même. A votre avis, que sont-ils devenus, une fois devenus grands, Mimosa, Soupalognon y Crouton, Fantômette, les gamins du Club des cinq ou du Clan des sept ?

On joue ? On joue ! Je lance quelques suggestions, vous complèterez avec vos propres références livresques, cinéphiliques ou Tintinophiles dans la zone de commentaires.

Boule et Bill : le petit garçon est devenu vétérinaire, le chien est enterré au cimetière d’Asnières. C’est ça aussi, le désavantage de vieillir, c’est qu’il faut un jour se départir un peu.

Sylvain et Sylvette : ont fait fortune en devenant designers pour une maison de bonnets de nuits

Soupalognon y Crouton : est devenu sportif de haut niveau. A remporté la médaille d’or d’apnée juvénile aux jeux olympiques de Barcelone en 38 avant Jésus-Christ

DDS 600 TintinAbdallah (dans Tintin © M**lins*rt-les-Gommettes) : Agent des services secrets d’une contrée pétrolifère. Occasionnellement découpeur de journalistes en consulat.


Le Petit Nicolas
: a fait partie du Big bazar de Michel Fugain, a cherché à se faire élire président de la République en 2012 puis est devenu producteur musical (Notre Dame de Paris, Kids United) sans sombrer dans la mégalomanie ni dans la colombophilie.
 

DDS 600 Le Club des cinq arrête-l-alcoolLe Club des cinq : leurs aventures à l’âge adulte sont désormais relatées par Bruno Vincent mais je n’achète plus que des livres sur le jeu d’échecs. Je télécharge aussi des e-books gratuits mais pas pour les lire, juste pour les posséder. C’est mon petit côté Onc’ Picsou. J’adore plonger et nager dans le bonheur de ma bibliothèque-piscine virtuelle !

Le petit garçon de la chanson de Claude François « Le Téléphone pleure » : sa maman s’est mariée sept fois et vient d’entrer à l’Epahd du Lundi au soleil à Lay-les-roses. Ce n’est pas pratique pour lui de passer la voir régulièrement vu qu’il est archéologue et qu’en ce moment il fait des fouilles à Alexandrie avec son épouse Alexandra. Heureusement il y a ses demi-frères et demi-soeurs un peu marteaux qui s'occupent ferme de son bonheur.


Charlie Brown des Peanuts
: a fini par épouser la petite fille rousse. Il tient un magasin de cerfs-volants à Montélimar mais il paraît que la vie là-bas n’est pas toujours du nougat.


Riri, Fifi et Loulou ont été transformés en pâté de canard périgourdin, médaille d’or au concours général de Paris 1998.

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Et, pour boucler, Mimosa, justement ? Il est devenu ingénieur agronome à l’INRA et travaille à l’Agrocampus de Rennes au sein de l’équipe Spinach+. Késaco, Spinach+ ? L’objectif de ces chercheurs et chercheuses est d’obtenir des épinards qui soient d’une teinte rose ou jaune citron afin que nos bambins à nous mangent d’avantage de ces légumes-là qui sont si bons pour le corpore sano de notre mens sana grâce au fer qu’ils ne contiennent pas.


Thats’s all folks !

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Le défi du samedi
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