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Le défi du samedi
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28 avril 2018

Participation de Venise

 

Au premier coup d’œil la kermesse regorgeait de stands en chantier.

Tous étaient pimpants, et les gens semblaient avoir tout leur temps.

Moi je faisais semblant de bricoler et je voyais bien que des yeux interrogatifs se demandaient d’où je pouvais bien sortir.

J’avais décidé de venger les enfants et de leur offrir un monde meilleur.

v01

Pour ce faire je m’étais promis de faire manger aux parents des assiettes d’épinards bouillis.

La kermesse devenait le lieu d’un message hautement politique.

Mon stand d’assiettes d’épinards en déconcertait plus d’un.

Il me fallait sortir mon joker.

J’offrais gratuitement une bouchée d’épinards à celui qui feraient la moue et croyez-moi ils étaient nombreux.

J’ai fait appel à leur solidarité eu égard à leurs enfants, j’ai vaguement caressé l’intention de leur vanter les qualités du légume, mais ce que j’ai trouvé fut le miracle des fous rires des gosses.

 

Vos théories sur les épinards ne valent pas un clou, criai-je devant des enfants hilares.

Devant mon stand tout le monde s’embrassait. On aurait dit une fête nationale.

Chacun fouillait sa mémoire et exhumait un souvenir tombé dans l’oubli.

Qu’est-ce que je dis mes parents, mes grands-parents me forçaient à manger des épinards.

Qu’est-ce que vous voulez personne n’est parfait et tous partaient en riant .

Je m’étais un peu attardé, la nuit venait et je contemplais le souvenir de cette belle journée .

 

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31 janvier 2009

xamernimomesse ! (Joe Krapov)

mes amies, mes amis

on va s’énerver voire se courroucer 2 mes ruses 2 sioux mais… ici commence un énoncé sain & sincère : « rien à cirer ! ».

car nous sommes vernis avec ce ramassis 2 minusseries ! où irons-nous avec ce meunier cocu, ce camionneur corse, ce ramoneur insensé & ce menuisier racorni ? oserons-nous, avec ces souveraines russes, ces carnassières roumaines & ces vicieuses varsoviennes énoncer « sea, sex & sun », « caresser », « minou », « morsure », « sein » ?

ainsi écroués, à cran, saurons-nous nous escrimer avec aisance vis-à-vis 2 ce sévice & sauver « nuée », « insoumis » & « rosée » 2 7 voie sans issue ?

si un messie (+ ou - iowanien ?) nous envoie ses vœux, vomirons-nous au ravin nos macramés envenimeurs, nos mauvaises manières & nos seaux 2 vin noir ? suivrons-nous en ces rues, avenues & arcanes un meneur à cor & à cri, à voix 2 cuivre & 2 cromorne ?

maso à ce niveau, ça n’a ni raison ni sens !

non. nions ces 2 raies où on nous a comme enserrés ! nous aimons mieux rimer, même en mineur & nous remémorer amours anciennes, saisons ornées 2 cuivre & or, rires carmin & roses 2 soie en nos carrés (erre-messe ?).

nous rêverons 2 soirées suaves, 2 courses océanes ou 2 nous unir aux oiseaux ces soirs 2 cerises sonores ou 2 cassis à savourer.

versons en nos cuisines sucre roux, cumin, curcuma & musc !

& si nous ne créons aucun camée, aucune rivière ni émaux variés 2 7 insomnie, si aucune causerie-miroir ne nous renvoie 2 réminiscences 2 saveurs, nous minimiserons. nous incriminerons un énoncé sournois, vicié, marron ! oui, un marronnier, même !

néanmoins, aux rameaux, nous nous excuserons 2 ces ruines & revers & nous nommerons ceci, avec ironie : « sciures 2 mousses » !

mouche3

3 février 2024

Participation de TOKYO

 

Ma vie semble avoir été conçue pour que je ne la quitte jamais.

 Une éternelle source d’eau chaude, faite de rires hypnotisant. Elle est faite de multiples porches qui se prêtent volontiers à la déambulation. J’y ai créé des passerelles contre l’ennuie et le chagrin et cela correspond bien au gout subtil qui colore mon humeur A coup de lourds loquets de bois j’ai fermé ma porte aux vaniteux. Un air sucré aux arômes de fleurs de tilleuls embaume mes matins. Cependant je le vois bien tout bouge autour de moi, mais la multiplications des terrasses où nichent des oiseaux m’ont permis des fuites dans des passages secrets .Ainsi je sais disparaitre , me dissimuler pour me faire oublier .Dans ces limites si précieuses aux confins d’une nature sauvage oui j’ose le dire j’ai contracté une addiction à la vie c’est grave docteur ?

v

27 janvier 2024

Participation de TOKYO

 

le rayon vert du laser de la discothèque éclaire le visage noir de l’homme qui danse depuis un moment tout près de  moi  les yeux fermés,  je me dis qu’il est temps –qu’il est temps de parler, quitte à prendre le risque de mettre fin à la magie silencieuse de nos  corps qui depuis un moment se parlent sans paroles dans ce vacarme assourdissant

Comme si depuis toujours on se connaissait–

Et s’il ne parlait pas français ?

Et si le son de sa voix était strident – ou inaudible, dans le brouhaha de la musique et des cris...

Dans ce trou noir cosmique façonné par la main des hommes, je scrute ce visage

Mélancolique aux yeux toujours clos qui jure avec la vitalité joyeuse de son corps piloté

par la volonté impérieuse de la musique –

Il ouvre les yeux, je prends mon courage à deux mains –

Il sourit – je m’’élance.

– Comment tu t’appelles ?

– Issa.

– Isa !?

Il s’approche de moi , toujours en dansant au son de la musique, parle plus fort.

– Non, Issa, et toi ?

– Moi c’est Isabelle ! Mes amis m’appellent Isa... J’ai cru qu’on avait le même

nom ! Issa... Tu viens souvent ici ?

– Ça m’arrive...

Il a une belle voix douce – la tristesse des vieilles âmes dans le regard – et ne semble pas

gêné par la situation, ni en demande ni en refus du lien qui semble se nouer –

Ou peut-être n’y a-t-il aucun lien – peut-être ne suis-je pour lui qu’une petite blanche de

plus en mal d’exotisme comme la plupart des bourgeois branchés qui s’aventurent dans

cette sombre discothèque de banlieue pour s’encanailler à peu de frais le samedi soir dans

le seul lieu de la capitale où les noirs ne sont pas accueillis par l’éternel Je crois que ça

va pas être possible...

Dans les ténèbres de ce non-lieu sans contours  je cherche des yeux une amie .

C’est qui se zigoto demande ma mére ?

ISSA.

ce sapeur congolais en pattes d’eph et coupe afro  à cote de toi c’est ton futur époux ?

v

13 janvier 2024

Participation de TOKYO

 

 J’ai chaud. J’en ai assez de monter cette pente tous les matins. Tous les jours, le même chemin,

les mêmes portes et fenêtres. Parfois, quand je suis bien en retard, je vois l’antiquaire au coin de

la rue Vauban, ses babioles. Il a vraiment une dégaine particulière. Toujours un petit foulard

en soie noué autour du cou, je ne me rappelle pas l’avoir vu porter deux fois le même. Un gilet

D’homme sur une chemise, je ne me rappelle pas non plus avoir vu une couleur unie sur le dos de

ce monsieur. J’y suis presque, je commence à transpirer. Je me déshabille un peu, mais bon, dès que je serais

Dans le tram je crèverais de froid avec une nuque mouillée.

Enfin l’ascenseur, il y a toujours la queue à cette heure-là. Les cyclistes, pourquoi avez-vous un vélo si vous avez peur de vous en servir en montée ? Vous bloquez tout le monde, déjà

Qu’il a des poussettes ce matin.

Bon, je me faufile. Appuie sur le bouton si tu veux qu’on démarre, allez appuyer.

Ah, ma récompense. Ma joie visuelle du matin, et du soir. Le lever du soleil.

S’il y a une chose que j’aime à Marseille , c’est que quand on est dans la rue, on peut se permettre

de lever la tête, de boire toutes les vues possibles sans se faire bousculer.

Alors c’est ce moment-là, sur 300 mètres, où regarder devant soi est inutile. La tête rivée à

Gauche, sur le vieux port.

Comme dirait ma prof d’histoire de l’architecture, Marseille c’est la mer sa plus belle architecture D’ailleurs 7h48, je vais encore être

en retard à son cours.

Le portique central doit être situé à 40 mètres de haut, il est surmonté du buste de Thémis,

. J’adore cette statue, je l’aurais bien dans mon jardin.

v

Alors xenon encore en retard ce matin . !!

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30 septembre 2023

c'est parti pour dürer... (joye)

Salut, je m’appelle Sébastien et je travaille au service client chez Fnac-Darty. Vous pouvez vous imaginer, hein, tout comme le saint pour qui je suis nommé, je suis souvent criblé de flèches et de vitupérations par nos clients irascibles.

Perso, je ne vois pas pourquoi les vioque sont si chian…euh, si irraisonnables. Ils achètent un truc et ils s’attendent à ce que ça dure aussi longtemps qu’eux. C’est franchement ouf. Moi, j’ai vingt-trois ans et je sais que je ne suis pas aussi performant qu’avant. En fait, je me demande bien comment ces soixantenaires se tiennent debout sans aide, sans parler de marcher. Or, si c’était un frigo, ils aurait été longtemps consignés à la voirie, ou, au moins, à la mairie où tous les anciens jouent au scrabble le jeudi aprèm.

Brefle, y en a marre de ces râleurs cacochymes. Et, croyez-moi, il y en a plein le c…enfin, y en a beaucoup. Mais j’ai une combine : je hoche la tête, je souris, je fais semblant de remplir un formulaire détaillé, et hop ! au panier dès qu’ils quittent la boîte. Après tout, le service client, c’est pas fait pour faire quelque chose, c’est pour faire semblant de faire quelque chose, et aussi de me fournir un boulot et des thunes. J't'dis pas.

Par contre, les mémères, j’adore, c’est rigolo.

Elles m’apportent des bonbons, des cache-nez qu’elles ont tricoté la veille, des photos de leurs toutous et parfois de leurs petites-filles célibataires. Des fois, j'arrive pas à distinguer entre le toutou et la nénette, alors, je hoche la tête, je souris, je fais semblant de remplir un formulaire détaillé, et hop ! au panier la tof de la vilaine une fois que la mamy s’en va.

À part ça, la vie est belle, je n’ai pas à me plaindre, au contraire de ces antiquités râleuses.

Mais qu’est-ce qu’ils ont tous, on met de la colère dans leur compôte ou quoi ?

La bonne chose, s’ils n’ont pas la force de me frapper, c’est déjà ça. Mais je fais gaffe quand même si un de ces Mathusalem a une canne, on ne sait jamais. Je me méfie aussi des bonnes soeurs qui ont une maîtrise experte en ce qui concerne les coups de férule. Si je ne fais pas gaffe, bonjour les hématomes, et si la situation s'aggrave, un pitoyable arrêt de travail...

Parfois, ils me demandent mon nom pour aller porter plainte ailleurs. Je leur dis que c’est Charles, tout comme c’est marqué sur mon badge. Bah, non, c’est bien marqué “Sébastien” mais il se trouve souvent que les croulants ne voient plus très bien, et alors ils s’en vont en menaçant ce maudit Charles.

Ben si, Charles, il existe, c’est le gros chauve naze au bout du couloir qui travaille en comptabilité qui est trop relou pour deviner que c’est moi qui lui envoie ces gâteuses. Z’avez qu’aller voir sa cabine tapissée des photos des moches à deux et à quatre pattes, si tu ne me crois pas.

sebastien

28 septembre 2019

Mémoires d'un quidam (Laura)

 

Je pourrais vous  parler du quidam[1]
Qui s'appelle peut-être Abraham
Et habite à Amsterdam ou Birmingham

Mais je ne rien trouvé sur ces "Mémoires"
Si ce n'est qu'elle furent écrites
Par Guy de Tassigny, auteur des "Merdophages[2]."

Je pourrais vous parler d'un quidam
Qui habite le joli coin de Ham[3]
Et boit avec moi un jéroboam

Mais comme je suis indécrottable
Je vais vous parler d'un artiste
Agostino Tassi[4], né en 1566 à Pérouse

Ce n'est pas un quidam
Qui se balade à Bergame
Mais est au centre d'un drame

Il a violé Artemisia Gentileschi et d'autres
Artemisia dont j'admire l'oeuvre
Et qui représenta Tassi en Holopherne[5].

Excusez-moi si "Mémoires d'un quidam"
S'est transformé en hommage à une grande dame
Qui transcenda ses souffrances en artiste.

 

gentileschi-judith-decapitant-holopherne-1620 (1)

 


14 septembre 2019

Vous dis-je !! (TOKYO)

 

Ne m’appelez plus l’OBESE.

 

J’ai gagné ma rédemption depuis l’anneau gastrite. Ce qualificatif d’obèse ainsi ne me colle plus à la peau.

Plus jamais ces faims rebelles, maintenant je l’avoue je me sens plutôt bien. Je peux enfin dormir dehors avec mon thermos et un sac couchage.

Je ne me suis jamais aussi sentie bien. Mais voilà tout s’est déglingué après avoir tiré le fou aux jeux de tarot.

Devant mon congélateur de célibataire je rêve d’un sourire libidineux ça devient une obsession.

Cette pensée que je cherche à dissimuler et qui me fait monter le rouge aux joues. provoque chez moi des rêves . je rêve  d’un homme qui ait l’odeur d’une macédoine de fruit ça devient obsessionnel .

Au fond de moi je vois la petite flamme de la compassion qui tremblote mais elle est vite noyée. Dire qu’’il   y en a qui ont fondé une religion là-dessus.

Je deviens un détecteur de grivoiserie.

C’est quand même mieux que les visions du passé quand engoncé dans ma graisse abdominale je voyais des musaraignes, des mulots envahir mon appartement.

Cette obsession me délivre enfin et montent  en moi les secrétions hormonales de mon futur amant .. Je suis prise d’une cadence syncopée. Il y a des choses dans notre intérieur disait ma psy qu’il faut mieux ignorer.

C‘est comme ça d’ailleurs qu’à force de jouer avec une trompette bouchée je ne suis jamais arrivée à l’instrument traditionnel le sexe !!

 

Quand je me balade dans la ville ; voir ces immeubles  érigés vers le ciel je ne peux pas m’empêcher de voir des érections.

Comment faire toute sa vie pour ne jamais avoir rencontré cela. Le premier regard libidineux qu’on me lance et qui fait se décoller le papier mural de ma vertu je laisse tomber mon atelier de fabrication de marionnette en papier d’emballage.v

Maintenant je marche en silence le long de la grande avenue. Ça y est !! je le vois, l’incarnation de mon obsession pareille à un étalon arabe rentrant langoureusement à l’écurie après une saillie.

Je sens mon anneau gastrite remontait dans ma gorge. Mon système central reste bloqué sur ses tatouages et ses bottes en serpent. Ma silhouette toute neuve va -t-elle encourager enfin ses instincts de prédateur. Je ne suis plus hostile à une pincée de perversion me dis -je .

Puis il passe devant moi sans me voir. Je tente de me réconforter, c’était peut-être un tueur en série .je n’y crois pas cette obsession m’à fait croire que j’étais une de ses filles avec une choucroute sur la tête endommageant mon potentiel et mon QI.

Mais voilà sous ma jupe c’est toujours MIAMI. !!

 

24 juin 2023

La "Dream team" des Gaulois réfractaires (Joe Krapov)

Le druide, avec adresse, nous décroche le gui sous lequel on s’embrasse pour célébrer l’an neuf. *

Le druide sait répondre, sans aucune ladrerie, à toutes nos questions :

- Comment conjuguer moudre au subjonctif parfait ?

- Pourquoi mettre deux k à drakkar s’il n’y en a qu’un seul à viking ?

- Est-ce que la scolastique peut-être drolatique ?

- Comment faire pour ne pas confondre le sel, le sucre en poudre et la drogue de synthèse ?

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- Est-ce qu’on a bonne mine quand on drague la femme de son chef sans se rendre compte qu’elle est un vrai dragon ?

- Quelle différence entre une naïade, une dryade, Rama Yade et laquelle des trois sauvera Laure Manaudou de la noyade ?

- Combien de sesterces vaut un drachme ? Combien de mélodrachmes dans un drachme ? Et qu’est-ce qu’un drachme shakespearien ?

- Existe-t-il des drilles qui ne soient pas joyeux ?

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- Qui est l’inventeur du fil à retordre ?

- Un chasse-neige, à notre époque, n’est-il pas tout simplement une calandre-benne ?

- Dring ! Qui sonne à la porte ? C’est André Dracula du journal « Sturm und Drang », l’hebdromadaire du Sud de l’Indre. Je viens interviewer l’inventeur de la potion magique dry.

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Car le druide herborise et fait dans son chaudron d’étranges décoctions de feuilles de cèdre et d’hydromel pour soigner nos œils-de-perdrix et nos hypocondries diverses.

Le druide reste droit et il ne rit jamais quand pleuvent dru nos gaudrioles et gauloiseries.

Le druide est draconien depuis un certain temps. Il dit que Toutatis et Bélénos interdisent de mettre la main aux fesses des drôlesses. A ce rythme-là nous n’aurons plus bientôt l’assurance tous risques de les tenir avec tendresse par l’auriculaire lorsque nous danserons l’hanter dro au fest noz !

Bien qu’il aime à prétendre le contraire le druide sait que le ciel ne peut pas nous tomber sur la tête mais que la foudre, si ! Et le chef, à bras raccourcis, aussi !

On ne peut pas soudoyer le druide : plus tu lui offres des amandes, plus il te tient la dragée haute.

Le druide a-tellement fait d’études de droit qu’il reconnaît tous nos travers. Il nous sert de lumière en tous temps. Il est en quelque sorte notre encadrant solaire.

Le druide nous dit souvent que quand les andouilles voleront nous serons chef d’escadrille et que quand elles auront des éperons nous serons chefs d’escadrons. S’il n’y a plus que des chefs, nous serons dans de beaux draps !

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Le druide a l’usufruit de toutes les sagesses. Psychologue, religieux, médecin, savant et philosophe, il jette sur le monde un regard bien plus large que le nôtre : un regard panoramique.

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* (astérisque) : l’an neuf avant J.-C. ? Comment pourrions-nous le savoir ?

24 décembre 2022

Nuits romantiques des mois de mai et d'octobre (Kate)

Nuits romantiques des mois de mai et d'octobre

Nuit de décembre de huit heures amputée

Avec dame paresse pas question de flirter

La réflexion s'impose pour l'alexandrin

Mais compter jusqu'à douze suffira-t-il bien ?

Alerte rouge sur le dodécasyllabe

Ce vers n'exigeant pas césure à l'hémistiche

Pourvu qu'il ait vraiment douze pieds il s'en fiche

Voyons aussi ses liens avec l'octosyllabe

Surnommé l'enfant terrible du romantisme

Né à Paris en décembre mille huit cent dix

Les élans de son coeur inspirant son lyrisme

Son talent faisant fi de tous les artifices

Musset

Le début de la célèbre "Nuit de Mai" :

La Muse :

- Poète, prends ton luth, et me donne un baiser

(dodécasyllabe)

Le Poète :

- Comme il fait noir dans la vallée

(octosyllabe)

Le début de la célèbre "Nuit d'Octobre" :

Le Poète :

- Le mal dont j'ai souffert s'est enfui comme un rêve

(en dodécasyllabes il prend la relève)

La Muse :

- Qu'avez-vous donc, ô mon poète !

Et quelle est la peine secrète

(...)

C'est au vers soixante-huit

Qu'il nous raconte la fuite :

"Honte à toi qui la première

M'a appris la trahison"

Ces lignes d'heptasyllabes

Qui à Gainsbourg inspirèrent

Une légère chanson

 

(Sources bibliographiques :

Musset livres

 

 

 

 

)

12 novembre 2022

La guerre des chromosomes XY (Nana Fafo)

xiphos au crochet

Lilia De La Poesie est une fouteuse de "M...."
Appelons un poeciliidae, un poeciliidae!
L'autre jour, on se serait cru dans l'Iliade.

poisson au crochet


Ronchonchon attendait sa séance
dans la salle détente de son Psy nommé Doc
quand le ton a commencé à monter de l'autre côté de la porte.
Une bataille version joute verbale se jouait.
Telle une poissonnière, Lilia vociférait des insanités
que son homme Sifo Dias ne gobait plus !
Il était rouge de rage et gonglé comme un ballon de baudruche.

xiphos poisson au crochet


Elle voulait lui faire croire que Fanta était un Saint
et qu'au grand jamais il n'essayait pas de la séduire
avec son pif de 6 mètres de long et que son intention cachée
n'était pas de brandir sa petite épée pour un corps à corps.

xyphias poisson au crochet


Sifo Dias se déféndait bec et ongles (bouche et nageoire)
avec Les toiles de la mort
qui se rapprochaient inéluctablement vers lui.


Poisson du jour, poisson toujours, l'honneur était en jeu, le sien !
Il ne pouvait accepter une telle trahison, sa vie devenait chaos.
Il se devait de défendre héroïquement les principes de base :
"touche pas à ma meuf !"
même si celle-ci semblait céder à toutes les tentations.

poissons au crochet



Ronchonchon, avec ses nouveaux galons de serrurier
observait la scène par le trou de la serrure
et se demandait si avec son nouveau grade de capitaine des pompiers
il ne devait pas éteindre ce feu passionnel entre eux ?


Qu'est-ce qui les meut ?
Qu'est-ce qui l'émeut ?
Qu'est-ce qui l'aime ?

citation meme un poisson peut eviter

Belle lecture créative

28 août 2021

Étape 9 : la France (Kate)

 

Les voyages formeraient la jeunesse, selon l'adage  bien connu, et ce formidable roman, français, pas policier mais terriblement addictif, au titre si éloquent "Loin", permet d'ajouter que les voyages informent la jeunesse, ce qui revient, j'en conviens, à peu près au même !

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Sans dévoiler l'intrigue que cette épopée, très documentée, qui m'a tenue en haleine du début à la fin et m'a plus envoûtée par la justesse des descriptions et des personnages que bien des reportages "caméra au poing" pourtant si saisissants de vérité.

Qui sont nos parents ? Nos grand-parents ? Qui sommes-nous ? Histoire et géographie s'enchevêtrent à merveille et j'aime ça.

Avant d'aller plus loin (géographie), d'ailleurs on s'arrête là, résumons-nous (histoire) :

Étape 1 : Lucerne, d'un monument historique au bord d'un lac, nous nous sommes projetés en Angleterre (étape 3) et en Finlande (étape 6) ;

Étape 2 : Chihuaha, un animal nous a menés tout droit au Mexique, non sans évoquer l'Asie (étape 4) ;

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Étape 3 : La mer s'est imposée, celle qui borde le Suffolk notamment parce que je venais juste de lire un épisode passionnant de la vie de Patricia Highsmith narré très justement, par le biais d'une fiction, saisissante de réalisme, par une écrivaine anglaise passionnée par cette auteure. Synchronicité ou plutôt la piste du "No comment" ? ;

Étape 4 : Une vieille voiture m'a évoqué divers véhicules improbables (comme la Traban de "Loin") parcourant des contrées lointaines dangereuses et difficiles d'accès (comme la Traban de "Loin" aussi) mais surtout la Jeep au coeur du huis clos en plein air du roman "Traqué" ;

Étape 5 : Cette boutique d'accessoires culinaires, au nom humoristique, TOC, enfin pour ceux qui n'en ont pas (trop), m'a d'emblée projetée au Japon où les instruments sont au coeur d'un art culinaire très réglé, où chaque plat est comme une oeuvre d'art, où la palette des goûts (et des couleurs) dépassent de loin celle d'un occidental...

Étape 6 : La femme végétale (et non, pas chocolat), chef d'oeuvre d'art topiaire, m'a finalement plongée dans l'Est de la Finlande au coeur de l'été où poussent des champignons dont raffolent les Japonais  (l'étape 5 n'est pas loin) ;

Étape 7 : La baraque à saucisse, pas n'importe laquelle, allemande, au Cap Saint-Vincent, n'a pas été sans m'évoquer le caractère maritime très affirmé du Portugal (trône à Lisbonne la statue d'Henri le Navigateur face à la mer)... et ses délices culinaires qu'on ne voit pas du tout sur cette photo, bien sûr (clin d'oeil !). La langue allemande m'a propulsée dans la région des Sudètes, plus connue sous le nom romantique de Bohême... par le biais de ce roman écrit par une journaliste et écrivaine finlandaise  (l'étape 6 reste proche) !

Étape 8 : L'enfance maquillée pour la bonne cause : le Carnaval, bien sûr ! Mais au-delà de Venise et de la beauté du costume et du masque, ce sont les rapports entre certaines mères  (américaines dans ce roman, mais pas seulement) qui enrôlent dès leur plus jeune âge leur fillette pour être des reines de beauté sans imaginer quelles conséquences peuvent s'ensuivre mais le roman "Florida" le fait...

Étape 9 : Des "supernanas" en Italie, en visite, en touristes... Le sémioticien Umberto Eco, ayant étudié les "super héros" a dû, en son temps, se pencher sur la signification de ce S serpenteque lové dans ce triangle mais l'Italie est terre de mystères et de merveilles !

Merci Walrus pour cette balade estivale en 9 photos (au lieu de 8, hasard du calendrier) ; l'été était donc plus long que prévu : que du bonus !

Je serais bien tentée par ceci :

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ou cela :

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mais retour en France où les affaires m'appellent !

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15 mai 2021

Méfiance! (Adrienne)

 

Ils ont mis sur fb une photo de Madame toute jeunette – enfin, entendons-nous bien, elle a tout de même la trentaine – où on peut voir Frédo-la-Terreur, venu écrire une réponse au tableau, en profiter pour se faire photographier à côté d'elle par un complice.
Bruno-la-Terreursmiley

Tous deux aujourd’hui ont femme et enfants et sont des papas modèles, preuve qu’il ne faut désespérer de rien.

Mais là, en dernière année de secondaire, ah là! méfiance! Comme pour les petits enfants, c’est quand ils avaient l’air calmes, attentifs et travailleurs qu’il fallait se méfier le plus.
Comme juste avant la photo.
Laisser le Frédo sur sa chaise.
Ignorer son doigt levé.
Lui, volontaire pour donner une réponse?
Venir au tableau?
Allons donc smiley

Bref, ça va faire trente ans qu’ils ont quitté l’école et ils sont pris d’une grosse bouffée de nostalgie.
Ont ressorti les petits films de leurs (nombreuses) fêtes.
Et les photos des profs piégés.

Les réactions des uns et des autres ont remis en mémoire à Madame de qui se composait le reste de la classe.
Et comme il fallait se méfier lors des tests.

Aujourd’hui encore, elle les soupçonne d’avoir eu entre eux toutes sortes de codes pour essayer de s’entraider: une œillade discrète, un toussotement... elle se méfiait de tout et sortait chaque fois épuisée. 

"C'était le bon temps!", disent-ils.smiley

 

25 mars 2017

Participation de Venise

 

Faut que tu viennes t’encanailler à Palerme .

Faut que tu viennes chez moi manger des pasta asciutta

 

Ne téléphone pas viens les mains vides et les yeux ouverts

Sur les voluptés sensuelles du café de TONNINI .

Tu y découvrira tous les visages de l’Italie loin de tes dimanches glacés.

Et d’un geste large , je te servirai les pasta aux anchois

Ma cuisine sera les reflets de mes voyages en Italie intérieure celle qui se cache comme Venise

Sous de multiples masques.

 

Et puis tu repartiras comme un enfant qui quitte sa mère pour un triste voyage d’étude

La malle pleine de chansons et d’épices .

Faut que tu viennes t’encanailler à Palerme , entre les nouilles à la socca aux écrevisses

Et la pastaciutta au pistou .

 

Tu arriveras un roseau entre les dents et tu repartiras comme un voleur .

 

 

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2 mars 2019

Unijambiste (Venise)


Mon accordéon était plein de sable, et mon vieux chat moutarde exténué par la forte chaleur , commençait à montrer des signes de lassitude .

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Je me sentais réduite à l’épi de maïs quand surgit sur ma route un unijambiste.

Hé petite me dit il en sautillant tu vas attraper une insolation si tu restes ici sur le bord de la route.

Dans un sens cette rencontre me convenait. Je suivais ce jouet détraqué qui tout en s’épongeant le front avait pris mon chat moutarde sur ses épaules.

J’appris qu’il était peintre et qu’il crevait de faim comme tous les artistes dans ce pays.

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Dans son atelier il me fit découvrir ses croquis et je me disais au fond de moi que cette rencontre me faisait passer le temps.

Mes histoires le faisaient rire et mes chansons lui faisaient plaisir. IL tapait de son uniquement jambe le rythme sur le sol et nous partagions le gâteau au miel confectionné la veille .



J’avais toujours pensé être une noix dure à casser, mais devant son air bonhomme l’unijambiste avait réussi en un tour de main à m’apprivoiser moi et mon chat moutarde. Le lendemain Il avait semé des cailloux de couleur sur la route qui menait à la gare afin que je ne me perde pas.



Tout me remuait le cœur, il m’a fallu voir le train rentrer en gare pour comprendre que je ne le prendrai pas.
A mon retour les cailloux avaient disparu.

Je frappai à la porte de l’atelier Il était là perché sur sa canne. Pourquoi as-tu fait disparaitre les cailloux lui ai-je demandé inquiète.



Parce que tu connaissais le chemin du retour.

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19 janvier 2019

Ours - on les aime dans l'art (Laura)


Nos ancêtres, les hommes préhistoriques, représentent les ours comme des animaux Impressionnants qu'ils côtoient, craignent et chassent[1]

. Certaines formes sont exagérées.

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Au Moyen-âge, en héraldique, l'ours a une représentation négative, synonyme de félonie.
 

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Moi, qui ne suis pas fan des animaux, j'aime la sculpture animalière de François Pompon dont l'ours blanc[2]


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Plus enfantin, ourson, chaton et tout ce qui est mignon(dont on s'extasie sur le net), il y a Paddington que j'avais dans ma bibliothèque.
 

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Il y encore Colargol, Bonne nuit les petits
 

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Et mes préférés dans le genre mièvre, mes préférés, quand même, les Bisounours.
Oui, je suis contradictoire et j'assume.
 

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12 janvier 2019

Les courses (Venise)


Au fond ce qui m’intéresse dans les courses c’est de bifurquer place du pont vivaux et de me diriger à Longchamp.
Je sais c’est un jeu imaginé par Satan, mais détourner les 100e que me donne Paulette pour les courses de la semaine par des courses certes aléatoires, mais qui peuvent nous nourrir des années bigre !! Il n’y a pas photo !!

Le jeu c’est un virus, mais ce jour-là c’était Magdalena, l’étoile montante mon super U à moi, la pouliche sur qui j’avais tout misé.
Je n’ai pas pu éviter la catastrophe financière. MAGDALENA s’est vautrée quand le téléphone a sonné.  

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Paulette avait oublié le beurre sur sa liste des courses, et moi j’avais oublié Paulette.
Je me sentis défaillir.
Depuis ce n’est pas le vin qui me retourne le cerveau, mais de manger des steaks de cheval que paulette m’oblige à ingurgiter.
A chaque fois que je passe devant la boucherie chevaline, je revois Magdalena et son air de diva en début de course.
Jouer au poker c’est comme un acte proche de la désobéissance civile, j’ai misé, une fois de plus la somme que m’a confiée paulette et  je suis passé devant la boucherie et j’ai filé tout droit au bistrot .
Je sais que ce scénario était une folie, mais croyez-moi si vous voulez je suis rentré avec le sac rempli de victuailles et en prime une bouteille de champagne.
Demain je reprends le chemin de l’hippodrome.

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28 juillet 2018

Paris-nord par bongopinot

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Des passants des riverains
Approchant la gare du nord
Peuvent sans même un effort
Admirer cet alliage de cuivre et d’étain

Posé sur un socle majestueux
Cette statue monumentale
Représente un drôle d’animal
Qui semble vraiment furieux

Gueule ouverte rouge de rage
C’est un ours ailé
Venu nous avertir d’un danger
Ainsi il délivre son message

Notre planète se réchauffe
Il nous faut trouver des solutions
Animaux en voie d’extinction
La banquise s’évapore vite on étouffe

9 juin 2018

Iddriss le berger (Venise)

 

Le Prince hazan ouvrait sa demeure à qui partait pour une quête.

Il prévenait tous les jeunes gens qui tentaient l’aventure.

« Au-delà de la mer, tu rentreras dans un pays froid couvert de brouillard. »

Cependant ces mises en garde n’effrayaient plus personne.

Pieds nus dans leurs sandales, des milliers de jeunes gens, noirs comme la nuit sont ainsi partis, harnachés comme des chevaux de cirque.

Éblouis par les épaules nues des femmes, ces jeunes princes du désert ont marché longtemps.

. Ils finissaient recroquevillés sur des bancs de fortune heureux que cessent les jets de pierres.

Dans leur détresse, ils se consolaient d’être des princes en quête de gouttes d’or.

Souvent ils croyaient l’avoir aperçue cette fameuse goutte d’or sous la gorge d’un rossignol ou dans les rayons de soleil qui se brisaient sur les pare-chocs des voitures.

Ils se noyaient en mer emportant avec eux leurs images, leurs doux rêves, avant qu’éclate leur tête sur de vieux cargos.

Certains princes finissaient dans des foyers SONACOTRA. L’un d’eux se prit d’amitié pour un vieux sage qui balayait les rues parisiennes et qui lui apprit même l’art de faire un bon balai avec des brindilles vertes.

 

Si tu tombes ici lui dit le vieux balayeur-personne ne te ramassera. C’est cette quête que tu cherchais ?

Oui dit le prince, la liberté de mourir brave et courageux là est ma quête.

Pourtant au fond de lui, il était triste et découragé et voyez bien le piège qui se refermait sur lui .

Il était en train de tout perdre et dans ses larmes des milliers de gouttes d’or apparurent.

IDDRISS lui dit une d’elles, dans toute ton histoire ce qui m’impressionne le plus c’est ce travail que tu accomplis dans des souffrances indicibles pour t’arracher aux tiens, à ta terre natale à ce désert si ingrat.

Ne te retourne pas continue ta quête. Ils ont ici besoin de bergers, même s’ils cachent leurs besoins sous des tonnes de gravats inutiles.

Tu n’es pas démodé ni hors d’usage tu as ta place ici.

Et maintenant, va affronter ce monde d’illusions et de mensonges pour y inscrire ta vérité de berger.

 

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9 juin 2018

Le Fruit de la Quête (JAK)


Les paroissiens sont en émoi.
Le curé de ce charmant village  haut- ardéchois sermonne ses ouailles.
On a volé dans le jardin du presbytère toutes ses poires  Bon-chrétien, si juteuses, dont il escomptait faire extraire le suc en une eau de vie généreuse.   Il en bien besoin, pour de se réchauffer un peu dans les temps froidure de l’hiver où la burle s’engouffre jusqu’aux os.
Le silence règne dans l’assemblée, mains jointes, le souffle en suspends pour entendre la confessions  du  courageux plein de remords qui se désignera.
Mais le silence règne.
Seule là-haut  sur  la poutre de la cloche, la colombe roucoule et égaye  cette ambiance  étouffante.
Le coupable n’est peut-être pas venu ce matin à la messe dominicale. Pourtant, c’est bien connu, les fautifs se mêlent toujours à la foule lors de rassemblements.
Le curé, affligé, un peu découragé,  termine la messe  qui est vite expédiée
Le dimanche suivant nouvelle semonce du sage homme.
Cette fois  il annonce du haut de la chaire, indigné, que  cette semaine,  c’est la quête qui a été subtilisée.
La sacristaine, Mélanie, s’est  vu dérober son sac à main dans lequel l’obole généreuse de pièces de 20 centimes était précautionneusement mise en rouleaux.
On a quelques indices, assez minces, le sac était posé sur  le pupitre liturgique, et La Mélanie  aurait vu  une main poilue s’emparer de son sac…. Superstition oblige le malin est peut être passé par là…
Quelques coquins  dans l’assistance rigolent sous cape.
Ils ont bien compris qui était le voleur.
Cette bonne Mélanie, si prévenante, qui renouvelle si souvent les fleurs de l’autel, ils savent que c’est elle la coupable.
Son petit penchant pour l’alcool l’a incité à faire elle-même sa récolte de poires Bon-chrétien dans le jardin du curé lorsque celui ci s’est rendu au chevet d’un mourant..
Et comme son cousin bénéficie d'une allocation en franchise pour distiller  de l’alcool, de fruits. …
Il a bien fallu le récompenser … la quête y a pourvu...

Mais dans l’assemblée, personne ne dit mot, car cet hiver chez la Mélanie, les coquins  seront bien heureux de boire un coup à la santé du curé.

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16 décembre 2017

Vous me connaissez... (Walrus) (354)

 

... après avoir lancé le sujet, je me suis demandé ce qui avait bien pu me pousser à le choisir.

Peut-être sa sonorité, ou l'orthographe tarabiscotée de cet "arbre rouge".

Ou alors, c'est à force d'en voir des massifs entiers au domaine des Trois Fontaines en promenant le chien ou aux alentours du palais royal de Laeken devant lequel je passe à peu près quatre fois par jour.

Ou peut-être bêtement parce que mon pays est réputé pour ses producteurs d'azalées.

Quoi ?

Ben oui : rhododendrons et azalées, même combat ! Je vous montre :

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Et moi, quand on me dit azalée, ça va tout de suite beaucoup mieux parce que je pense immédiatement "Ellington".

 

16 décembre 2017

Participation de Venise (388)


Il est arrivé un matin pour y vendre ses rhododendrons au prix qu’il estimait justifié.
Après tout, c’est en Angleterre que des millions d’individus avaient fait fortune.
Il avait emporté avec lui ses rhododendrons enveloppés dans de vieux journaux qu’il serrait contre sa poitrine .

Un violoniste avait pris place à côté de lui, et la foule s’entassait joyeusement autour d’eux.

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Le temps avait l’air de s’écouler lentement, et la fluidité de l’archet captivait l’auditoire.
La mélodie avait l’air d’annoncer, l’inutilité de la vie ,alors que les rhododendrons refaisaient surgir la présence précieuse des printemps disparus.
Personne n’avait l’air de faire attention aux nuages sombres dessinés dans le ciel qui annonçaient l’orage.
La ville encore fraiche de la rosée du matin était lumineuse sous ce ciel d’orage.
Le jeu des formes et des couleurs des rhododendrons pouvait être les dessins d’un enfant.
C’était l’heure où LONDRES redevenait un village.
C’était comme l’enfance qui faisait retour dans ce doux hiver, puis la foule s’est extraite de sa torpeur et le pouvoir du violon s’est mis a jouer en discontinuité jusqu’à ce que l’orage éclate.
Maintenant le violoniste et le vendeur de rhododendrons assis à la même table boivent un verre chaud de vin rouge aux écorces d’orange.
Lui était de Varsovie et avait bien connu CHOPIN, l’autre avait été le jardinier de Georges Sand.

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L’un avait un profil vaporeux, l’autre avait le visage plat comme une feuille et tous deux regardaient les rhododendrons sous la pluie.

Partout où je vais, dit le hongrois, je pense, à la maison de mes parents et moi dit le jardinier c’est la première fois que je quitte mon pays natal.
Puis les mots ont fondu dans le crépuscule londonien.

 

6 mai 2017

Allez viens (Pascal)

 

Allez viens, on va aller repeindre ce ciel trop noir, on va rajouter des étoiles en couleur dans les coins les plus sombres. On va l’éclairer encore plus fort que le soleil qui est mort tout à l’heure en allant se jeter dans l’horizon et, s’il brille maintenant pour d’autres frontières, pour sécher d’autres larmes, nous, on va apprivoiser la grande Ourse. Regarde, elle a rentré ses griffes juste pour nous. Monte dans son chariot et partons visiter nos cieux… 

Allez viens. Soulève-toi… Regarde au loin, regarde demain… Allez, sous les étoiles, on ne craint rien, cherche-nous celle du Berger, peut-être devant ce troupeau d’éclairées ou bien, en rang, dans l’ordre de cette nébuleuse. Protégés par cette voûte, on est à l’abri de tout... Il peut bien pleuvoir des étoiles filantes pour notre feu d’artifice nocturne, on les comptera toutes et si on se trompe, on recommencera, encore et encore… 

Elles ne se lassent jamais de tracer des myriades argentées, ces affolées de vitesse, elles concourent entre elles, tu vois, c’est juste pour nous. Celle-là n’en finit plus sa course et se laisse admirer sans pudeur en éclaboussant le ciel de lumière magique, presque éternelle... Elle dessine le tableau noir de la nuit à la craie blanche et la poudre se fait poussière scintillante dans nos yeux éblouis. On dirait qu’elle se frotte à un nuage pour faire autant d’étincelles… Regarde, lève le nez, sèche tes yeux et tente encore de poser sur sa traîne sauvage quelques vœux impossibles. Cette nuit, tout est permis, comme les autres… 

Allez, regarde plus loin que ce qui danse dans ta cervelle humide. Admire ce qui se voit en vrai et puis, ces étoiles, on peut les toucher, on peut se les apprivoiser quelques instants. C’est sûr, elles sont là juste pour nous, et elles nous laissent le temps d’en faire nos plus beaux souvenirs pour chasser, pour écraser, pour tuer les autres. Mais non, elles ne dessinent pas son sourire ; c’est une illusion, cet assemblage, cet attelage n’est encore que dans ton imagination galopante. Elles ne sont qu’éparpillées sans ordre et brillent chacune à leur façon. Elles occupent le ciel et découpent la noirceur ambiante. La nuit s’endormirait sans le bruit de leurs lumières…

Chacune a son histoire, c’est ton Histoire. A tes vœux, rajoute aussi quelques prières. Ne demande rien, ne fais que remercier ces étoiles et ton cœur est la Pulsation du monde. Tu es toi-même Etoile dans cet Univers. Tu brilles à ta manière, d’une Lumière tout aussi belle… 

Allez viens, laisse tes frissons glisser sur ta peau, sans les commander… Le Bonheur est là, au-dessus de nos têtes, au-dessus des plus hautes branches, au-dessus des nuages… Regarde cette Etoile, c’est bien un astre pour se figer aussi fort dans nos yeux. Il s’incruste pour nous aveugler et pour se voir encore quand nos paupières se ferment. Regarde encore, même ce satellite se prend des airs de fugaces furtives et s’enfuit sans effort… 

Allez viens. Ne pense plus qu’à cette nuée silencieuse, mais si bruyante dans nos têtes avides, tellement pleines. Mais non, laisse le Passé mourir seul. Il devient si lourd qu’on ne peut plus avancer qu’en traînant sa misère. Lève les yeux même s’ils sont gonflés des pluies à venir. Les larmes n’arrosent que la terre et les étoiles se moquent bien des orages.  Allez, compte avec moi, sans penser à ses yeux qui brillent encore plus, sans penser à ses cheveux de feu qui brûlent sur ses épaules, sans penser à son visage de rêve, sans penser à rien… 

Ce soir, il neige des étoiles pour tapisser le ciel, juste pour nous. Et tant pis, si on a mal au cou de trop de curiosité lointaine. Regarde ces flocons immobiles et mesure l’importance de ton chagrin et tu verras que ces belles éphémères de la nuit seront toujours plus nombreuses que toutes tes idées noires. Je sais ton malheur mais ces lumineuses se portent toutes seules et elles se portent bien et brillent toujours aussi fort. Je peux compter les étoiles dans cette larme qui tarde à mourir au sol…  

Viens, on va s’inventer de nouvelles figures astrales, on fera un signe au zodiaque, on déshabillera Cassiopée, on mariera la constellation d’Orion avec celle d’Andromède, on donnera des noms aux étoiles les plus lointaines, on en découvrira d’autres, on croira nos vœux, de tout à l’heure, sur la bonne voie !... Viens, je connais des histoires, de météores qui se sont rencontrés sans heurt, de marins égarés à la recherche de leur bonne étoile et qui se sont retrouvés ! On va occuper la nuit blanche !... La nôtre doit bien exister !... Il ne faut plus chercher celle qui est le plus près, celle qui brille le plus, la moins farouche ou la plus sauvage, et même si l’Idéale n’existe pas, elle est là !... C’est sûr… 

L’est, perfide, s’allume, timide mais déterminé, encore…  Les Belles affaiblies se taisent, fondent et se dissipent ; elles s’éteignent, soufflées dans l’air frais du matin pressant. La brume naissante cache les plus têtues, les plus tenaces… Je cherche la toute dernière, sans doute, celle qui porte tous mes espoirs… c’est la plus lourde. Elle me clignote encore mes SOS, s’enfuit et disparaît de mes paupières embuées... Alors, la tête dans les étoiles endormies, les yeux dans le vague et l’âme en perdition, je marche sur mon ombre grandissante, pour attendre la nuit prochaine…

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18 mars 2017

Participation de Venise


L’autre jour , je me suis levée , j’ai saisi une flûte enchantée

J’y ai déposé  une cuillère à café de pétale de rose  et deux dés à coudre de monbazillac et je suis partie .

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Mais suis-je assez loin  de cette potion magique ?
Suis-je assez loin pour qu’il me cherche sans fin  ?

Là bas il y avait trop de miroirs , qui me souriaient indéfiniment .

Atterrir sur cette terre un verre de monbazillac à la main n’est pas facile .
Mais c’est le sort que je lui réserve .
Parfois j’essaie de me persuader que je me suis trompée d’époque

C’était pas comme ça que j’avais rêvé ma vie .
Il arrivera j’en suis convaincue  nu de la voix lactée ivre des arôme de ce vin
Parlant de l’été qui ne viendra pas , de ces vignobles généreux qui courbent leur chevelure dorée dès le passage de la rosée .

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Mais on ne quitte pas un enfant me dit la pluie
Décidément tu n’y comprends rien répéta le vent dans les branches des peupliers .
Reviens alors qu’il en est encore temps bois ce verre de Monballizac et cours lui murmurer ton amour fille ingrate .!!

19 novembre 2016

Participation de Venise


Je venais de terminer les examens
Il me fallait absolument une cure d’espace.
Mais je ne savais toujours pas où celles-ci me mèneraient.
Botaniste, ornithologue ?
Gardien de phare me séduisait!!

C’était bien la peine de faire 7 ans d’études me disait mon père, pour tout laisser tomber  
« Ton ras le bol m’afflige «

L’horoscope est en plein essor papa je vais me tailler la part du roi, et bâtir un fief immense au cœur de la ville avec cette activité .
Un seul remède à ton ras le bol m’avait dit un ami
L’alcool.

C‘est vrai - je cherchais la disgrâce .
Alors j’ai pensé à écumer les océans à la recherche d’un désir, je voulais tout effacer de ce que j’aurais pu être et repartir à zéro.
J’ai fait peau neuve, et je me suis souvenu de cet adage de lao Tseu.

« Un voyage fut il de milles lieues débute toujours sous votre chaussure .

 

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Le défi du samedi
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