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Le défi du samedi
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22 décembre 2018

Participation de Venise

 

Depuis la fenêtre de ma chambre, j’ai entendu quelqu’un frapper l’une contre l’autre deux cymbales.

Un petit être tirait un cheval à la robe alezane et sa belle tête rousse s’éclairait par de jeunes traits

Lumineux de la lune .

Écoute les arbres galoper me dit le KORRIGAN   ils viennent te chercher .

Toujours est-il que j’ai sauté de ma fenêtre, enjambé la clôture   et j’ai fini au milieu d’eux et  ils  m’ont entrainé  chez eux vers les montagnes qui ne finissent jamais.

 

Quand je me suis réveillé, je grelotais. La neige avait pris le pouvoir . La chouette s’est arrachée de l’arbre et j’ai crié/ est-ce possible qu’on me laisse tranquille !!Devant un attroupement de KORRIGANS qui riaient aux éclats ? j’avais mal au dos il n’était pas impossible que je me sois cassé quelque chose.

Je me suis redressé brutalement et les arbres ont vacillé dans des couleurs pâles

 

Un fil d’or voguait dans l’air blanc je l’ai tiré vers moi et toute la Voie lactée a été entrainée dans un manège fou .

v1

LES KORRIGANS  me dévoilaient un secret bien gardé pendant qu’ils buvaient l’eau scintillante du ciel .

Mon cœur s’est alors ouvert à l’autre monde la forêt des contes a soulevé les dalles du mensonge et nous nous sommes vus nous les hommes dans notre scintillante humanité et j’ai accepté de tout perdre sauf mon joint de cannabis . Ma mère en me réveillant m’a murmuré/ arrête les amphétamines tu rugis comme un taureau la nuit .

Par réflexe j’ai vérifié si j’avais toujours sur moi mon téléphone portable .

Poche extérieure du manteau rien

Poches intérieures rien de plus j’étais accablé j’avais perdu mon téléphone portable .

Je ne me souvenais de rien

Je plaçais mon espérance d’y comprendre quelque chose dans le silence .

Depuis combien de temps il ne m’était arrivé d’espérer dans notre humanité ?

 

Je souriais en pensant aux K .

Puis mon téléphone s’est mis à sonner et tout a été plongé dans le noir.

 

Des ombres couraient le long des murs un petit être volé au-dessus de ma tête.*j’ai alors largué les amarres à l’heure où je vous parle si vous vous penchez pour regarder la lune vous m’apercevrez le soir de Noël

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avec les ours  blancs  et les rennes

 

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16 février 2019

Le petit sagouin par bongopinot

b



On l’appelle le petit sagouin
Avec sa bouille de poulbot
Ses mains noires corbeau
Un enfant aux yeux malins

Attendant l’heure de la pluie
Pour jouer dans la gadoue
Sans botte en caoutchouc
Avec ses nombreux amis
 
Il adore se rouler dans l’herbe
Vénère ce tapis de verdure
Et affectionne Dame Nature

Et quand le vent l’enrobe
Il profite de ces heures
Et admire les splendeurs

15 décembre 2018

Participation de Venise

T’es un champion !!

 

Tu peux décrypter ce jargon ambiant

Alors moi je dis banco !!

Je vends mon scooter j’achète une trottinette et je pars en campagne. Je sens monter en moi une lourde rechute de ma passion vagabonde.

Je serai la clarté dans la confusion tant le quotidien me pèse.  Je refuse que tu m’étourdisses avec tes ambiguïtés de langage.

 

Au milieu de cet enfumage /’ mon adversaire c’est la finance’

Que fais-tu de tous ces naufragés en gilets jaunes ?

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Pas sûr que je danse sur ce refrain encore une fois.

 

Ton jargon c’est une cigüe matinale , la martingale des imposteurs.

Ch’é pas vous, mais moi ça m’enflamme le système limbique. Et son/ je ne veux pas de boloboloBololo, c'est son abracadabrantesque à lui, ça veut dire "désordre", une sorte de langage de corps expéditionnaire, ça occupe l'esprit et les twittos.

Je te donne pas plus de 15 minutes pour clarifier ta pensée je sais c’est moins que Bruce Willis dans Die Hard II, mais les temps sont difficiles.

 

Puis ne pense pas une seconde noyer le poisson que je suis avec du flou, du flan, et de l’enfumage.

 

Par la grâce du Saint-Esprit cesse ce jargon de technocrate

Parle-moi PIB du bonheur ou je me tire au BOUTAN

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12 mai 2018

de petits Mirlitons par bongopinot

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Un instrument populaire ou enfantin
De bonnes pâtisseries de Rouen
Des panneaux pour conducteurs de train
Et des vers faciles et chantants

Ce sont tous des mirlitons
Associés à ma petite poésie
En voix en flute en signalisation
Des syllabes en bouchées de paradis

Utiles pratiques ou de bon goût
Et moi j'aime les petits gâteaux
Tout ronds et tout doux
Et leur odeur comme des signaux

Arrivant comme un parfum d’autant
Et je danse et je chante
Au son du sifflet de l’enfant
Comme une saveur de mots et de rime

Cette musique nous ouvre la voie
Du chemin de la gastronomie
Nous offrant ainsi la joie
Sur un lit de poésie
 

6 janvier 2018

Ubiqui...t'es où ?! (Kate)

 

N'ayant pas le don d'ubiquité, sinon j'aurais réussi la semaine dernière à aller photographier un potentiel ange thuriféraire dans une hypothétique église romane auvergnate en lieu et place de briquer mes sols et diverses activités récurrentes (si j'ose m'exprimer ainsi), j'ai pourtant déniché la recette de ce pouvoir (assez rare, convenons-en) et je vous la transmets ci-dessous.

En voici les ingrédients nécessaires : un chapeau noir, rigide, à larges bords ; un étalon noir ; un loup noir en tissu ; une tenue noire intégrale ; une épée ; un fidèle serviteur muet également présenté comme sourd et enfin un pseudo à signer de "la pointe de l'épée", d'un "Z" (et oui !!!) qui veut dire Zèbre (non !) mais Zorro ! (oui : "Zorro ! Zorro ! Zorro !..." en écho à l'infini).

Là, j'ai pu prendre un cliché (mais de nuit, sans lune comme il se doit !).

Source: Externe

  En cherchant bien dans mes "archives", j'ai aussi trouvé un autre cas d'ubiquité :

 

k01

  

Deux "Mille pompons !"

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23 septembre 2017

Participation de Venise

 

J’aurai aimé que tu m’appelles FRIPOUILLE

Que tu me déloges  , afin de m’extraire de ma gangue

Le matin tu me servais comme chaque matin un :

Bonjour Madame nous allons avoir une belle journée aujourd’hui

Et ce bon jour là me restait en travers de la gorge comme l’arrête d’un poisson .

Ce salut glacé et stupide m’expédiait au pôle nord où toutes les fripouilles se mourraient .

Combien j’ai attendu au petit matin épiant le passage des étourneaux  un geste un égarement

Dans ta démarche  qui  me laisse espérer  un élan fripon , un geste tendre , un sourire complice .

Rien , de rien j’ai rangé les fripouilles dans le grenier des mes printemps

v

J’ai continué à te saluer  comme une poupée de cire et lentement  la fripouille que je supposais être s’est endormie sur le sofa du temps .

 

16 septembre 2017

Participation de Venise


Les murs étaient infranchissables.
Très hauts , trop gris.
Alors je suis parti du bleu du ciel .
Qui enveloppe tout le reste .
Une étoffe de voile de mariée
Vers qui ma joie sans objet s’envolait comme un moineau
Un ciel prophétique qui me donnait des ailes
Moi le bagnard sur qui
Les portes s’étaient refermées.
Un mystère enveloppait le silence de ma cellule .
Un silence si épais  qu’un couteau n’aurait pu le fendre.
Un silence paradisiaque qui fracassait tous les bruits du ciel .
Et moi dedans , qui ne pouvait arrêter  cette hémorragie

De ce bleu qui pénétrait mes veines.

Sans le vent , sans la brise, sans l’odeur
Plus aucun intermédiaire et moi comme un enfant aux pieds lacérés par les chaînes
Pareil à un perce neige
Au cœur de ce vide sidéral je le voyais .

v


Lui dans sa transparence sidérante .

Dans cette inquiétude tangible il étouffait l’horizon de mon ciel .
L’émerveillement qui était le mien , faisait de moi un oiseau mort
Un destin minuscule devant sa délicate présence  .
J’appartenais alors à la confrérie des témoins tels des rayons qui partaient du centre
Pour en faire le récit extasié de sa rencontre .
Un chant profond remontait des cellules de la prison
Cette langue des hommes oubliés  à la mâchoire cassée.
 La relique respirait maintenant si bruyamment qu’on pouvait voir sa poitrine se soulever et le front des hommes se plisser sous le vent .
Les murs s’apprêtaient à s’effondrer  sur eux comme une erreur judiciaire .

J’ai ramassé des brides de sa présence ,
Je sais je ne devrais pas voler l’insupportable comme un bègue vole la langue des autres.
Une vague géante marche sur l’extase sucrée de ce moment .
Depuis j’ai tout oublié avec  le voisinage des tendres hommes libres .

12 août 2017

Participation de Venise

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Sur cette branche,
Où la nuit nous dépose,
Je puise cette énergie vitale,
Et ricoche dans les ombres
Du feuillage d’un chêne.
Car cette branche
Conditionne toute notre existence
Avant la fuite , l‘échappée belle.
Dans cette présence retirée du monde
Nous nous tenons comme évadés d’un territoire
Marqué par un chant.
Nous sommes des musiciens qui jouent à chat perché!
Traçant des passerelles, tendues de par le monde.
Attentifs, et furtifs enveloppés d’un voile d’inquiétude .
La branche est cette faible entrée , ce reposoir entre deux lignes de fuite .
C’est ici que la nuit de l’autre nous est offerte .

5 août 2017

Le rouge et le rose (JAK)

 

Mon cher et tendre (surnommé Incarnat, couleur de son nez) ,  avait décidé de visiter le monde avec un  camping-car flambant neuf loué chez kiloutou. .

Bien sûr, comme toujours, sans me demander mon avis.

Sais-tu Amarante que tu auras, au cours de notre long périple, à ta disposition une véritable palette de couleurs. Tu pourras sortir ton carnet de voyage et étaler à l’aquarelle, des rouges à l’infini., toi qui aime cette couleur (il faisait crûment allusion à mes colères où enfourchant mes grands chevaux alizarine, je voyais alors rouge-écarlate tirant sur le rouge sang -de- bœuf, surtout lorsque j’avais levé le coude exagérément  avec un rouge -bourgogne)

En fait de paysage, il me fit surtout visiter de vieux monuments, des statuts, des reliques ; j’avoue que c’était assez vermeil à voir

Mais telle n’était point mon rêve.

J’aurais préféré peindre à mon aise en campant sur des collines, aux reflets terracotta, ou au bas des prairies semées d’Adonis microcarpa d’un beau rouge carmin et d’avantage encore, m’égarer dans des dunes sableuses bucoliques, et dans un détour,  découvrir un  soleil couchant. Et ainsi contempler la mer étale irisée d’une palette   inimitable. Et j’aurais pu éterniser ce moment de bonheur avec mes pinceaux, le fixer anonymement pour l’éternité – (enfin presque car avec l’aquarelle…)

Non, il a fallu qu’il me fît visiter des idolâtries ; Et dans cette vieille chapelle de MARVAO, en mai 2003, où il n’y avait même pas de siège pour m’assoir, le seul étant occupé par un lugubre personnage. Je me suis énervée, en découvrant un cardinal, d’un rouge cinabre,    guindé et mannequiné, avec des rotules de remplacement, coiffé d’ une  mitre d’âne, -nuance rouge cardinal -préciserai-je 

Oui dans cette ce lieu saint, ne freinant plus ma colère, les joues rouge écrevisse, j’ai traité mon ex—petit-ami de tous les nom d’oiseaux, même de rouge zinzolin, ce qui était pour lui une insulte (zinzolin voir ci-dessous *)

Je n’ai pas eu pitié de son visage devenu rouge-turc.

J‘ai pris mes cliques et mes claques, mes pinceaux, et suis allez siffler sur la colline  

Et depuis je m’éclate en peignant des cerises des fraises et des fuchsias, puis des grenats, des coquelicot également des passe-velours, ainsi que des capucines,  des groseilles, itou  des tomates et poivrons …..

La preuve voici mon dernier chef-d’œuvre

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des poivrons rouge-Incarnadin ponctués de Rouge-anglais,  légumes venus tout droit de la belle terre rouge du Languedoc Roussillon.

Je forme un couple uni avec mes pinceaux en poil de martre, et maintenant  je vois la vie en rose.

 

Mise au point

Le mot zinzolin viendrait de l'italien zuzzulino et de l'arabe djoudjolân : « semence de sésame », de zizolin (15991617), ou bien de l'espagnol cinzolino et de l’italien giuggiolena, d’où le terme de gingeolin également utilisé, parce qu'on peut obtenir à partir de cette graine une teinture

 

11 février 2017

Participation de Venise


D’un coup de pied ,l’hobereau se débarrasse de ses chaussures et atterrit sur sa couche couverte de millions d’acariens. S’il avait eu le moindre soupçon que sa literie grouillait de petits crabes qui se délectaient des squames de sa peau , il serait allé dormir par terre .

Cette pensée à elle seule me console de ma non appartenance au sang royal .Nous dormons tous toutes les nuits au milieu
De colonies de monstres invincibles.
Voilà comment MARX aurait dû commencer son manifeste!!
Imaginez un peu un livre sur les mémoires des acariens .
Laissons cela voilà mon hobereau qui se réveille .
Affublé d’un pansement sur une blessure aux cotes mon hobereau pâle clignant de l’œil mais triomphant de sa chasse se rend à la messe royale .

Il se dit en son for intérieur qu’il va y perdre son temps .
Pourquoi ces questions alors qu’il n’y a pas de réponse.
Il cache son ennui dans un bâillement qu’il ne peut contenir .

Lui ce qu’il veut c’est survivre dans l’ordre le confort et le bon goût .
D’ailleurs s’il avait une question à poser à Dieu cela serait:
«  Est-ce que j’ai une chance de m’en sortir vivant .?

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21 janvier 2017

Défi #439

 

Notre chère MAP ne s'étant pas manifestée cette semaine
tout en espérant que les motifs de son absence ne soient pas graves,
je vous propose un exercice de mon cru.

Tant pis pour vous !

 

Un nuage dans votre ciel ?

439_2

 

Qu'importe :

Pas d'étourneau sans sonnet !

439

 

Allez-y! Vous connaissez le principe du sonnet.
Sinon, renseignez-vous auprès de Vegas sur sarthe.

 

21 janvier 2017

Sur son chemin par bongopinot

 

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Il marchait sans bruit et sans but précis
Son cœur était triste d’être si seul ici
Depuis longtemps personne ne l’attendait
Alors les mains derrière le dos il marchait

Et durant cette nuit de déambulation,
Il avait aperçu l'étonnante composition :
Une miniature exécutée à la tempera
Sur un panneau de pin posé près d’un mimosa

C’était le portrait d’un jeune enfant
Il avait les traits élégants et l’air charmant
Un joli garçonnet aux cheveux longs
Avec une coiffe qui descendait son front

Un tableau si réaliste qu’il resta figé devant
Ça lui rappelait tellement son propre enfant
Parti depuis si longtemps et si loin
Il resta donc prostré là jusqu’au petit matin

Puis en allant chez lui les yeux encore embrumés
Il vit au détour d’un chemin de peuplier
Un garçon ressemblant au tableau qu’il venait de voir
l’enfant lui souriait mais lui n’osa pas y croire

Mais qui donc était ce môme de douze ans
Qui ressemblait trait pour trait à son propre enfant
Tout ça lui sembla irréel et il poursuivit sa route
Il crût entendre papa, tout son être se mit à l’écoute

Il se retourna et vit l’enfant au côté de son père
Tous deux lui souriaient puis vers lui volèrent
Il reconnut de suite son enfant devenu adulte
Il l’enlaça et ils tournèrent en une danse celte

Puis ils se racontèrent leurs secrets si lourds
Se jurèrent de rester ensemble pour toujours
Voilà comment sur un sentier de peupliers
Trois générations s’étaient enfin trouvées

14 janvier 2017

Derrière le mur par bongopinot

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Derrière ce drôle de mur
Entendez les murmures
Les cris et les rires d’enfants
Qui résonnent dans le vent

Mon cœur s’emplit de joie
En passant devant chaque fois
Jadis j’y passais mes vacances
Au fond il y avait une grande bâtisse

Qui accueillait tout plein de marmots
On l’appelait la maison des mots
On y venait chaque été
Pour jouer, apprendre, travailler

L’école étant pour nous un vrai calvaire
Les leçons plus qu’une galère
Ici l’été on retrouvait le réconfort
Que l’on n’avait pas au dehors

Et nos échecs de tous les jours
Etaient balayés d’un geste d’amour
On apprenait que dans la vie
Les différences sont infinies

Et au bout de nombreux étés
De persévérances millimétrées
Nous avons pu apprendre les mots
Lire et écrire sans aucun maux

A notre rythme et sans larme
Nous avons forgé nos armes
Pour nous insérer dans la vie
Doucement et sans bruit

Grâce à des personnes de cœur
Nos moments de douleur
S’évanouissaient d’année en année
Et nous trouvions la force de continuer

J’ai grandi et j’ai appris
La différence sans mépris
La tolérance qui construit
Je sais d’où je viens, qui je suis

Entendez donc les murmures
Derrière ce drôle de mur
Ecoutez les rires d’enfants
Qui résonnent encore dans le vent

26 mars 2016

Participation de Venise

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Assis misérablement depuis des heures devant la porte de l’atelier   à se geler le cul sur le marbre froid, GILDRIC  est impatient de connaître son maître.

Jean Honoré son père a sympathisé l’année dernière avec Monsieur GUTEMBERG  qui ouvre aujourd’hui une imprimerie .

Mais ce matin rien n’encourage ce jeune garçon devant la porte close .

Jusqu’ici paysan dans la BOSSE  GILDRIC , craint  de faire défaut aux attentes du futur maître .

C’est le résultat d’une éducation tronquée inachevée , incomplète et il prie pour ne pas avoir à payer

Son manque de bases.

Ça  fait maintenant trois heures qu’il a posé ses pieds  sur le port d’Amsterdam.

Il a rêvé là les pieds dans l’eau  au creux de ce petit matin et sa curiosité de jeune macque

 Le rendait sensible à ce nouvel environnement .

Au milieu des beignets à la viande , et dans la fraîcheur du matin qui lui mordait les tempes GILDRIC se demandait combien de temps il resterait dans cette ville .

Puis il sympathisa avec un petit groupe de marins à peine plus âgés que lui , ruisselants de cordialité , avec d’étranges bonnets sur la tète.  GILDRIC les suivit jusqu’à cette porte toujours fermée .

Vêtu d’une tunique blanche et qui portait d’énormes paquets, un  jeune homme déposa devant l’atelier la marchandise .

Veille à ce que Monsieur Gutenberg ait tout le papier qui lui faut, puis il disparut dans une ruelle adjacente ..

Les colis étaient mal emballés et GILDRIC  put se faire une idée sur la texture du papier .

C’était un petit quartier chaud  avec des jardinets et des toits pentus.. En fin de matinée une silhouette massive et grise traversa en face le grand canal.

C’est lui se dit immédiatement GILDRIC , c’est le Maître Gutenberg..

8 décembre 2018

Incipit (Venise)

Quand j’ai vu l’incipit de ma feuille d’impôt, j’ai pris mon gilet jaune

 

Le mot redressement était surligné

Quand on perd l’équilibre, on tombe. Ça arrive souvent aux enfants qui apprennent à marcher, mais ce n’est pas grave : à cet âge-là, on pleure, on demande un bisou à papa ou à maman, et on repart. À 12 mois, on n’a pas encore de bons réflexes, mais un corps élastique qui permet d’encaisser les bobos. Quelques bonnes dizaines d’années plus tard, ce n’est plus le cas. On choit souvent et on se fait très mal c’est cet incipit qui est la cause de  ma fameuse fracture du col du fémur, mais aussi de ma dissidence . Depuis je milite pour la gratuité de l’essence et l’instauration d’une nouvelle pompe distribuant dans chaque station-service du champagne à l’œil. Je suis remontée comme un coucou et mon mouvement est, selon les pythies sondagières, plus populaire que jamais. C’était bien la peine de se casser la nénette pour vieillir sans faire de bruit pendant que Lui serre des louches.

Mais qu’est-ce qu’il a un sonotone ou quoi ?

De mon côté depuis cet incipit j’ai un bruit dans la tête, un bruit de machine à laver qui se serait mise en mode essorage rapide pour étouffer sa parole

Avec mes yeux bleu océan dépollué de ses hydrocarbures je voudrais lui dire de descendre de son porte-avion le Charles de Gaulle

Au rythme  où ça va, la fin du monde est pour le 31§§§§

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24 octobre 2015

Participation de JAK

 

Le roi de la débrouille

 

 

homme multi deux masque

 

 

 

On l’appelle le roi de la  débrouille ; il peut tout vous rabibocher, rabobiner, raccommoder, raccoutrer radouber, rafistoler, rafraîchir, ragréer, rajuster, rapetasser, rapiéceter, ravauder, recoudre, recrépir, redresser,  réfectionner, régénérer, remanier, remodeler, remonter, rempailler,  rénover, rentoiler, réparer, replâtrer, repriser, ressemeler, restaurer, rétablir, retaper, revigorer, réviser,

Et c’est un comble, il est capable remettre à neuf  un ennéagone.

 

Et avec tous ses r, même si il n’en n’a pas l’air,

Il peut même vous réconforter

Et remédier à vos nombreux problèmes existentiaux de déglinguage   en raccoutrant   votre moral.

Et après tout ça si Madame n’est  pas contente il peut lui susurrer

-va ’t faire  rhabiller……

 

Serait-ce  l’homme idéal dont rêve la ménagère ?

Oui mais …

 

Comme  il est encombrant avec ses encombrants, ces ca-peu-servir, ses pointes, son cambouis…

Et….

 

A tout prendre  elle le laissera  sur son chantier car avec lui c’est risqué,  la chute est assurée.

 

 

Clic ….le roi de la débrouille

 

16 mars 2019

Un gnome chez les Wisigoths par bongopinot

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Je suis un Wisigoth
Avec mon médaillon
Mes bijoux mes joyaux
Je creuse mon sillon

Dans mon royaume
J’ai tout pouvoir
Je suis le gnome
Au regard noir

En un bref éclair
Devant vous je surgis
Entendez ma colère
Résonner dans la nuit

Assis sur une sculpture
Les lèvres contractées
J’écoute le murmure
De toute une armée

 

19 janvier 2019

L'ourson (Venise)


Stupéfait et méfiant l’ourson me fixait, j’étais un nouveau venu dans sa forêt où rien n’arrive Il fallait montrer patte blanche.
J’ai eu alors l’idée d’entonner un chant tzigane. Ce jour là encore très proche de ma cabane couverte de liserons, un vieux monde sortait de l’ombre, ourson , loutre , et chevreuil attirés par la musicalité du chant m’entouraient. L’ourson le premier s’avança vers moi.

Le soleil était haut quand la mère de l’ourson fit son apparition. J’ai failli m’évanouir tant la bête était impressionnante.

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Je me tus par respect pour l’animal .Puis l’ours ferma les yeux m’invita à poursuivre mon chant .D’une voix d’abord timide je repris ma chanson et d’un cœur tout neuf mon chant devint imprévisible comme sa présence ici-bas.

L’ours avait l’impression d’être pour quelque chose dans ce chant humain , puis l’ourson s’agrippa sur le dos de sa mère et ils prirent la fuite .

La forêt redevenue silencieuse s’assombrit et en relevant la tête je perçus cent paires d’yeux de hibou, rapaces qui m’observaient. Sur la pointe des pieds je rejoins ma cabane disjointe ,savourant mon heure de gloire .
Je suis souvent revenu traîner ici au coucher du soleil , poussant du pied des champignons . J’aurais aimé trembler encore devant la force de cette ourse. Un jour pourtant équipé d’un accordéon dont l’air frivole détonait ici ils sont réapparus. Une odeur forte ,acre et puissante et le souffle chaud de l’animal sa robustesse semblaient vouloir  me guérir de tout. La musique leur montait jusqu’aux oreilles et j’ai vu l’ourson pleurer.

24 novembre 2018

It's a long way to Columbarium (Joe Krapov)

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A chaque fois que le vent soufflait dans les branches de sassafras, Bianca Lafolia faisait entendre sa tragique chanson. On eût dit un opéra de Verdi, dramatique et larmoyant à souhait, et on en versait des larmes, et on reniflait et on se tamponnait les yeux avec nos mouchoirs ! Enfin, façon de parler parce que Pascouché et moi on est surtout des escargots.

Bianca Lafolia a tenu trois saisons et ce jour d’hui, le vingt novembre, elle a fini par céder à la pression des éléments déchaînés : les incendies de Californie, les défilés de gilets jaunes, de bonnets rouges, de blouses blanches, de délégués du congrès des maires à écharpe tricolore, de la moustache d’Edwy Plenel en goguette à Villejean. Elle n’était plus très bien dans son assiette, elle est tombée, elle s’est écrasée au sol, elle est morte. Dès que j’ai su la nouvelle je suis allé prévenir Pascouché.

- Qu’est-ce qu’il y a, Buvard ? Tu ne vois pas que je suis en train de trier les granulés bleus et les pots de yaourt emplis de bière qui nous empêchent d’accéder aux salades qu’on raconte dans les télés ? Ceux-là, d’ailleurs, quand est-ce qu’ils vont nous rendre Apostrophes ?

Pascouché est un intellectuel susceptible et irascible. C’est une célébrité dans son genre mais il n’est pas prétentieux pour autant ni pour deux ronds de carotte. Il s’appelle Pascouché et il est célèbre parce que vous avez toutes et tous entendu parler de lui. Dans les manuels de calcul utilisés pour enseigner la multiplication, la division et autres opérations en option aux petits des humains, c’est lui qui escalade le poteau d’1’80 m de hauteur en grimpant 60 centimètres le jour et en redescendant 15centimètres la nuit. On demande au bout de combien de temps il atteindra le sommet du panneau.

- Eh bien ! On n’est pas couchés, se disent les parents des mioches en se grattant la tête.

- Et moi, quand est-ce que je dors, dans cette partie de yoyo ? C’est bien la peine d’avoir sa maison sur le dos si on ne peut pas se coucher dedans quand on veut ! a répondu Pascouché.

Pascouché n’a jamais tiré aucune gloriole de cette notoriété-là.

- Ca m’a juste forgé un peu plus le caractère. Comme la fois où j’ai réussi à battre le grand maître Limassov au tournoi d’échecs de Dieppe. Qui plus est en blitz !

La cadence du blitz, chez nous les escargots, est de quarante coups en trois jours puis de vingt coups en deux et enfin d’un jour pour terminer la partie. Avec un incrément de trois heures par coup joué.

- Notre amie Bianca Lafolia a cassé sa pipe cette nuit. Est-ce que tu veux bien m’accompagner à son enterrement ?

- Y’a pas une entourloupe non plus derrière cette histoire-là ? Je me suis déjà fait avoir une fois avec les cancres des prés verts dont le porte-plume redevient oiseau ! Je les connais, les mômes ! En sortant de l’école ils nous ramassent puis nous oublient dans un recoin de l’espace-temps et on est condamnés à tourner en rond dans un vieux souvenir de grand-mère ! Ou dans une cage à képi qui ne salue plus rien !

- Il paraît que ce sera une crémation et qu’on a besoin de nous pour établir la liste des chansons qui lui rendront hommage.

- Ah ? Un teppanyaki ? Alors ça marche, biloute ! On va aller l’oscariser, notre copine ! Tiens j’ai déjà une idée de titre : « Flamme pure et légère » !

- Ah oui, « la légende du feu » ! Ou bien « Allumer le feu », de Johnny !

- Dans « Mon père m’a donné un mari », la jeune femme met le feu au lit. Ca te dirait ?

- T’es fou, toi ! On ne peut pas chanter de chansons cochonnes dans ce genre de cérémonie funéraire !

- En tout cas moi je ne chanterai pas celle d’Yves Montand, même si on répond à l’appel.

Là-dessus on s’est mis en route pour aller enterrer la feuille morte.

11 août 2018

Plus on va vers le Nord, plus on se retrouve à l'Ouest ! (Joe Krapov)

DDS 519 120935262

C’est l’été, je crie « Pouce ! »
Il ne faut pas se faire de mousse
Et en boire une petite en douce !

Qu’elle soit brune, blonde ou rousse,
A la va comme je te pousse
Ou bien savourée avec fièvre,
Il faut bien y tremper sa lèvre.

C’est l’été, je demande : « Patron !
Il ne faut pas se casser le tronc !
Servez-moi un Perrier citron ! »

DDS 519 John Wilhelm 4 Juste un petit castorC’est l’été, je photographie,
Et je trouve sur mon chemin
Un jeune plaisantin d’Helvétie
Qui fait le même bouleau ( ?) que le mien :

La façon dont il voit la vie
Me rend mort de rire et songeur :
Il semble répondre au Défi
Avec cette photo de rongeur !

 

DDS 519 John Wilhelm 3 Walbrushing

 

 

Connaît-il notre oncle Walrus ?
Est-il familier avec lui
Pour le portraiturer ainsi
En amusante compagnie ?
 

 

 

DDS 519 John Wilhelm 1 Le parapluie à beau temps

C’est l’été, la saison magique
Où l’on s’interroge à foison :
Que serions-nous si d’aventure
On nous supprimait sans raison
Nos fournisseurs de confitures,
Les aimables Suisse et Belgique ?

Devant cette nouvelle misère
Il nous faudrait noyer le chagrin dans la bière :
« Patron ! Le monde tousse !
Servez moi donc une autre mousse ! »

N.B. « L’Univers de la famille Wilhelm » est une exposition photographique vue avec un plaisir immense par votre serviteur-cycliste en la ville de Dol-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). Le travail photographique de John Wilhelm est visible, entre autres lieux, ici. L’abus de surréalisme est conseillé pour la santé : à consommer sans modération !

DDS 519 John Wilhelm 2 le dîner est servi

11 août 2018

La langue d'arbre (Venise)


Assise au pied de ce tronc j’écoute la langue d’Arbre

v


Celles des acacias, des ormeaux, et des sycomores.

Il y a ce matin dans les arbres tout l’alphabet du monde

Le thème astrologique du christ avant sa mort.

Pourtant la langue de bois rôde et cherche à faire taire les petits chanteurs à la croix de bois.

Cessez vos vaines promesses, vos impostures Hommes à la langue de bois.

Je suis impatiente d‘apprendre les mille langues d’arbres et de voir vos masques tombés.

On a perdu la langue d’arbre celles qui donnent les fruits sucrés, qu’on partageait avec le bouvreuil.

Alors comme une armée en déroute abandonnée à l’ennemi vous comprendrez vos paroles sans vérités déracinées de nos terres fertiles.

Puis il y a ceux qui n’ont jamais quitté la langue d’arbre et qui parlent sans qu’ils soient nécessaires d’en douter.

Cesses de préparez vos mauvais coups avec votre langue de bois, même les platanes dont le tronc est creux vibrent plus que vous et chantent à nos oreilles comme de vieux pèlerins.

Il est plus aisé de parler la langue de bois que d’être cet idiot du village qui parle la langue d’ARBRE.

C’est peut-être le métier le pus difficile !!

Avez-vous déjà rencontré l’idiot de votre village quand il vous dévisage et cherche en vous la langue veinée, marbrée des arbres ?

Ce soir j’observe les Margueritte piqués à la machine à coudre sur le tablier de ma petite fille. Elle Lit Racine, je découvre sur son visage de noix et sous sa peau ébène La Joie., la joie de parler la langue d’arbre.

 

23 juin 2018

Revoir en replet ! (Joe Krapov)

Personnages-celebres-Les-Schtroumpfs-Schtroumpf-bricoleur-73334

Si vous avez raté un épisode de votre série préférée (ou sauté un Défi du samedi !) remerciez le Schtroumpf bricoleur ! En s’inspirant du ventre rebondi du Schtroumpf gourmand, il vient d’inventer le mode replet !

Ca donne des choses comme cela :

LE SCHTROUMPF DU SCHTROUMPF

Couplet 1
Ça c'est le schtroumpf
Oui c'est le schtroumpf du schtroumpf

Un schtroumpf de schtroumpf pas trop schtroumpf
Avec un schtroumpf au bout

Fais un schtroumpf et mets du schtroumpf par-dessus le schtroumpf
Et schtroumpfe dans ton schtroumpf un bon coup

Refrain
Puis on va se schtroumpfer en schtroumpf
Même en Schtroumpf patois je m'en schtroumpfe

Je schtroumpferais même un Schtroumpf
Je schtroumpferais un Schtroumpf
Je schtroumpferais même un Schtroumpf en schtroumpf

Je schtroumpferais même un p'tit Schtroumpf
Je schtroumpferais même un vieux Schtroumpf
Je schtroumpferais même un grand schtroumpf en schtroumpf

Bien sûr, pour l’instant la chaîne est cryptée mais le décodeur, ci-dessous, est gratuit !
 

23 juin 2018

La la la la la la...schtroumpfilosofie (joye)

 Schtroumpfe beaucoup de toi-même et attends peu des autres schtroumpfe. Ainsi beaucoup de gargamels te seront épargnés.

chinois
Schtroumpfucius
Philostroumpf
*****
Dans la vie on ne schtroumpfe pas ce que l'on veut mais on est responsable de ce que l'on schtroumpfe.
jp schtroumpf
Jean-Paul Schtroumpfre
Écrivainschtroumpf
*****
La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne schtroumpferons jamais tous de la même façon...
 gandhischtroumpf
Mahatma Schtroumpfdhi
Révolutionschtroumpf
*****
On passe une moitié de sa vie à attendre ceux qu'on schtroumpfera et l'autre moitié à schtroumpfer ceux qu'on aime.
tortor
Victor Schtroumpfgo
Schtroumpfpoète
*****
Pour schtroumpfer les gens il faut les connaître, et pour les connaître, il faut les schtroumpfer.
coschtroumpf
  Coschtroumpfluche
Schtroumpfomique
*****
Une schtroumpfette sans schtroumpf est comme un poisson sans bicyclette.
almost
Simone de Schtroumpfvoir
Philoschtroumpfette
1 décembre 2018

Hula oop (Venise)

v1

 


Deux heures de HULA HOOP par jour valent mieux que tous les coachs dès l’ANTIQUE EGYPTE.

Les Egyptiens ne suivaient aucun régime alimentaire absurde et leur silhouette olympique qu’on trouve encore sur les vases en dit long sur le rôle essentiel du hula  hoop.

Aucune bizarrerie vestimentaire car le hula hoop ne supportait pas le frottement du textile .

Pas de gants beurre frais pour l’exercice !!

C’est dommage que nous ne tournions plus nus comme toutes les vielles civilisations autour d’un hula hoop .

Le cercle que nous agrandissons autour de nous est celui que nos portables font depuis leurs tablettes digitalisées.

Au fond il était encore possible de faire vibrer notre agilité par ces déhanchements. En y renonçant nous avons perdu notre éclat.

Dans le pire des cas on pourra toujours tourner en rond dans nos appartements exigus, ou dans notre automobile électrique afin que l’illusion du mouvement nous prodigue un peu d’espoir.

v2

 
Car en vérité le cercle incandescent qui entoure notre corps est aussi éblouissant que l’énergie de l’univers.

Je vous entends exploser de rire prenez garde que le hula hoop ne soit notre dernier vaisseau spatial avant le grand chambardement.

Continuez à faire tourner vos maison et vos petites affaires  en fumant des cigarettes et en  feuilletant des magazines jamais vous ne finirez illustrant un vasque égyptien

v3


Faites au moins du patin à roulette !! !!  

 

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26 mai 2018

Tu as beaucoup d'oriblogamis comme ça dans tes petits papiers ? (Joe Krapov)

Je trouve que l’on devrait aimer davantage le Japon et les Japonais(e)s !

C’est miracle que soient sortis, d’une si petite île, autant de concepts, d’inventions et de merveilles qui donnent à réfléchir à l’humanité toute entière. Citons par exemple :

 

DDS 508 origami10597841

- L’origami : là où nous autres occidentaux, dès lors qu’on nous donne une feuille de papier, nous nous obstinons à tartiner des phrases qui n’en finissent pas pour fabriquer des livres qui n’en finissent pas de remplir les rayons des bibliothèques, le Japonais plie savamment sa feuille et en fait sortir fleurs, personnages ou animaux qui enchantent le regard et l’âme alors que Marcel Proust par exemple, avec son papier noirci, ne fait rien qu’à énerver les nerfs de notre oncle Walrus. En même temps, c’est vrai, dans « écrivain », il y a « vain » alors que dans « origami » il y a « ami » ;

 

- Le judo : là où le Gaulois Obélix file un méchant coup de menhir sur la tronche du touriste romain qui suivait son petibonum de chemin pour visiter ce pays étranger où il ne pleut jamais – que des coups ! -, la Bretagne, le Japonais enfile son pyjama de cérémonie (kimono), déroule un tapis rouge pas rouge (tatami) et se lance dans une série de salamalecs gracieux mais compliqués pour exprimer à son hôte (judoka) l’idée « Après vous, je vous en prie, je n’en ferai rien » ;

 

DDS 508 Yoko Ono

- Yoko Ono : Il n’y a pas mieux que ce produit japonais pour semer la zizanie dans une bande de mecs qui font de la belle musique ensemble (oltouguézerno). Même quand on la cache sous un drap – le live à Toronto de 1969 – on ne voit et n’entend qu’elle. Yoko Ono, la reine de la caYokophonie !

 

- Fukushima : cette fabrique de « feux de bengale pour égayer le nouveau monde cher à notre Président » n’est pas sans nous rappeler que nous dansons tous sur un volcan. Bien involontairement, les Japonais nous l’ont déjà signalé par le passé. Ca s’appelait Hiroshima, mon amour, et Nagazaki ne profite jamais (Sttellla) ;

- L’ikebana : dîtes-le avec des fleurs ;

- Le bonzaï : dîtes-le avec des arbres ;

- Le Fujiyama : dîtes-le avec un disque de Léo Ferré qu’ « avec le temps va tout volcan » !

 

Je m’arrête là. Je pourrais vous parler du manga, du sudoku, du saké, du haïku, du mikado, du pays du soleil levant, de Mishima mais je suis sous l’empire de la décence : je me souviens que l’oncle Walrus est encore à Colmar (en cure d’intoxication au Gewürztraminer) et je ne voudrais pas lui envoyer ma copie ce soir entre 23 et 24 heures. D’autant que mon intention première était juste de vous refourguer cette histoire de judoka français qui fabrique des origamis avec ses adversaires aux abattis aplatis. J’avais livré la version studio en avril. Voici une version enregistrée « en public » dans un café rennais.

N’est-il pas exquis, mon sabir japonais ? 

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Le défi du samedi
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