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Le défi du samedi
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14 avril 2012

Fumée bleue (MAP)

Alice : Bonjour !

La chenille : PFFF, PFFFF, PFFFFF !!!!

Alice : J’ai dit BONJOUR !!!!

La chenille : PFFFF, PFFF, pf–BON-pff-JOUR-pfff ???? Qu’est-ce pfff-que ça pfff veut pffff dire ????

Alice : Comment ça ! Vous ne savez pas ce que veut dire BONJOUR ???

La chenille : Euh !!!!

Alice : Mais enfin personne ne vous a appris à saluer les personnes qui vous adressent le bonjour ?

La chenille : Les-pffff-PERSONNES- !!! Qu’est-ce pfff qu’une PERSONNE ?

Alice : Eh bien moi par exemple, je suis une personne !

La chenille : Et ça vous pfff sert à quoi ?

Alice : MAIS, mais, on ne se pose pas ce genre de question, on est ce que l’on est, c’est tout !

La chenille : Drôle de pffff réponse !!!

Alice : C’est plutôt vous qui êtes un drôle de phénomène !

La chenille : Je vous interdis pfff de m’insulter PFFFFFFF !!!

Alice : Je ne vous insulte pas du tout Madame la Chenille, je cherche à comprendre !!!

La chenille : Comprendre quoi ? PFFFFF-ffffff !!!

Alice : TOUT, tout ce qui se passe ici depuis que j’ai suivi un lapin blanc pressé !!!

La chenille : Ah celui-là !!!

Alice : Vous le connaissez !

La chenille : NON !

Alice : Mais vous venez de me dire …..

La chenille : PFFFF, PFFFF, PFFFF, PFFFFFFFF

Alice : Vous pourriez arrêter de fumer un peu et me répondre quelque chose de sensé  s’il vous plaît !!!!!!!

La chenille : Quoi !!! DES MENACES !!!!! PFFFFFFFFFFFF !!!!

Alice : Pas le moins du monde ! J’ai dit : « S’il vous plaît » !!!

La chenille : Et ce : « Arrêter de fumer » alors !!!! Pffffff !!!

Alice : Cela n’a jamais été une menace !!!

La chenille : Pour moi SI !!!! Pfff-pfff !

Alice : OH ! Pourquoi ?

La chenille : Je suis obligée de fumer !!! PFFFF !!!

Alice : Obligée !!! Ça alors, je n’ai jamais entendu ça !!! Pourquoi êtes-vous obligée de fumer !

La chenille : Encore une drôle de question ! Mais pour garder ma couleur ! PFFF !

Alice : Je n’y comprends rien !

La chenille : C’est bien simple pourtant ! De quelle couleur est la fumée de mon narguilé ??? PFFFF-pffff !

Alice : Bleue !

La chenille : Voilà !

Alice : Voilà quoi ?

La chenille : Eh bien dans la vie je n’ai rien appris d’autre que de fumer une herbe bleue pour devenir Morpho ! PFFFF-PFFFF-pfffffff !!!

Alice : Mor-FOU ????

La chenille : NOOOOONNNN ! PFFFF !!! MORPHO BLEU !!!! Pfffff !!!

Alice : C’est quoi Morpho Bleu !

La chenille : C’est, c’est ….. Pffffff …… C’est ………

Alice : Oh, que vous arrive-t-il ?????

La chenille : Ça y est …….. J’y suis arrivée Pfffffff …… Pfffffff !!!!

……………………………………………………………………………………….

Le narguilé tombe, la fumée devient plus épaisse, plus de chenille mais voici ce que voit à présent ALICE :

 

morpho

morpho_butterflymorpho_butterflymorpho_butterflymorpho_butterfly

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12 mai 2012

Le jardin (Venise)

 

Quelle fausse modestie !!

Elle sait bien qu’en laissant son arôme trainer, elle restera la vedette de tout un été !!

Et que nous demanderons tous sur la terrasse un soir de juillet.

Qu’est-ce qui sent bon comme ça ? Je les aime discrètement étouffées et sans en faire des tonnes, elles ravagent nos mémoires engourdies.      

Ce naturel cette finesse exquise, ce visage à peine dissimulés

On croit toujours qu’elle est mouillée après une pluie improbable.

Est-ce de très bon goût ce déferlement de Roses soutenus

 Sur un fond de ciel bleu. ?

C’est du sang neuf, la dernière énergie de l’année qui est en cause dans le jardin.

Il y a sans doute au fond du jardin entre les poussières des nuages et une brouette pleine de noyaux de pêche, les traces d’un daim

Le jardin ce matin, c’est un miracle et comme tous les miracles il n’a pas besoin d’être vérifié.

Venise193

14 avril 2012

Alice et le ver (KatyL)

- Bonjour Alice
- Bonjour le ver, tu fais quoi ?
- Je fume tu vois bien
- Mais c’est interdit de fumer sur la voie publique et tu vas empoisonner les oiseaux !
- Tu ne vas pas me dénoncer à la police des forêts, hein ! Alice ?
- Euh ! Non…non ! Mais dis-moi pourquoi tu fumes un truc long comme des intestins et assis tout de tra-ver !
- Alice tu es trop petite pour tout comprendre, ceci est un narguilé, c’est juste un tuyau pour que passe la fumée, tu veux y goûter ?
- Non merci j’ai trop peur de devenir vert-d’âtre comme toi !
- Merci chère Alice ! Va donc un peu voir chez le ver hifi si j’y suis et passe ton chemin !
- Le ver Hifi, il s’occupe du son ?
- Oui c’est lui qui envoie les zondes de la forêt et qui vérifie tout ce qui se passe dans les arbres et en dessous, il est savant et il sait TOUT!
- Oh ! Oh ! Une sorte d’espion éon thé !
- Oui c’est ça !
- Bon merci le ver, je vais avec mon ami l’oiseau chercher l’autre vers qui me tourner, car je te sens très ver-satile.
- Alice tu me gonfles ! J’en attrape des ver gétures !
- Bon je m’en vais, tu seras bientôt ver-moulu ! T’es moche et tu sens le tabac mouillé, tu resteras seul, un ver solitaire puisque c’est ainsi au-revoir M le VER !

ALICE

- Au-revoir chère Alice (je vais pouvoir fumer tranquille)….
Et Alice s’en alla accompagnée de son oiseau bleu, elle chercha longtemps le ver hifi et elle finit par le trouver au pied d’un réverbère.
- Oh ! Bonjour M le ver hifi, comment allez-vous dit Alice ? Vous avez l’air bien occupé.
- De quoi je me mêle ! Je suis le ver hifi tout, je ne vous connais pas qui vous a envoyé au pied de mon réverbère ?
- C’est le ver narguilé !
- Ah ! Celui-là ! Un ver fumé ! Bon, que voulez-vous jeune-fille ?
- Je suis une petite défiante qui se nomme Alice et je voudrais parler à quelqu’un qui pourrait vérifier mes jolies histoires et mettre le son si possible ?
- Moi je peux ! Je peux tout ici, même me transformer en réverbère si je veux, je peux effacer ton texte, mettre le son, l’envoyer sur une machine où tout le monde pourra le lire, je peux mettre ta photo et celle de ton oiseau, je suis le ver hifi ! Non mais !
- Oh ! Merci comment te nomme–t-on ?
- Je ne nomme WALRUS le ver russe et rusé ! Et suis le grand ver hifi de la forêt !
- Je te remercie, tu es gentil, compétent, tu es le chef et tu peux envoyer mon texte, et la photo, mais c’est ça le BONHEUR….Merci Walrus…
- Attends petite j’ai une assistante elle se nomme MAP, elle doit relire ton texte avant, si tu le vois sur la machine c’est qu’elle a dit OK et que j’ai aussi donné mon accord, je signe, si tu ne le vois pas, c’est que notre chère MAP reine des jeux de mots l’a refusé ! ok ?
Mon Dieu ! se dit Alice pourvu que son assistante accepte mon texte et que Walrus le signe, je ver hifi-erai vendredi, qu’en penses-tu l’oiseau si on allait se balader en attendant vendredi ?

3 mars 2012

Il ne faut pas se fier aux apparences (Vanina)

Vanina183

Dans un petit théâtre à l’ancienne, j’étais confortablement installée, au fond d’un fauteuil moelleux, pour voir d’un œil critique, un spectacle dont j’avais entendu venter l’originalité.
Le brigadier frappa les trois coups sur les planches, au lointain.
Le lourd rideau de velours rouge, à l’avant-scène, se leva sur une accumulation sans originalité de meubles et de bibelots d’un intérieur XIXe siècle, et je faillis quitter la salle.
Vous avez dit un décor de théâtre ?
Un vague musée, à la rigueur une énumération d’objets posés là, de guingois.
J’en étais là de ma réflexion, lorsqu’un acteur entra en scène côté jardin...

31 mars 2012

Quoi de neuf (Venise)

Venise

Quoi de neuf ?                                

Ton visage l’humain,

Avec tes parures de fête.

Voile, frange, mantille, éventail.

Ta jeune frimousse petite tibétaine enduite de beurre de yak.

Et toi jeune Peul Bororo à l’heure du maquillage

Qui précède la danse.

Ton visage nomade maure au cœur de la Mauritanie orientale.

Quoi de neuf ? 

Venise

Ce mystère de l’iris

Et toi qui fais la sieste au bord du chemin prés de ton âne.

Ta figure ouverte sur l’étrangère qui te salue.

Pèlerin dont l’âge efface le regard

Quoi de neuf sinon ce que tu sembles vouloir me dire : »je suis seule, mais je suis à vous »

Ton sourire de Montagnards dans le nord du Yémen

Tes larmes, ton chagrin jeune moine devant ta yourte.

Toutes ces déclinaisons jouent avec la somme de nos différences

Quoi de neuf ?

L’arc en ciel de nos visages humains qu’apportent entre les pâtes les jeunes colombes

Quoi de neuf ?

L’ange préposé aux nouvelles :

Venise

Voici le monde où nous vivons.                     

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14 avril 2012

Participation de Mamido

 

Alice 2012 ou le pays des merveilles existe-t-il encore ?

 Alice 2012

  • Pff, pfff, pfff

  • « Fumer nuit gravement à la santé. » Et même si vous n’avez que faire de la vôtre, pensez à ce que j’endure de votre part en tant que fumeuse passive !!!

  • - Je vous avais connu plus aventureuse et surtout moins politiquement correcte, chère Alice…

  • Les temps changent, chenille bleue, les temps changent.

 

10 mars 2012

C'est rare (Célestine)

 

Tu sais, Véronique, c'est RARE une telle boule d'énergie avec le cœur sur la main
Tu sais, Guy, c'est rare un homme qui écrive aux femmes de si beaux poèmes et qui leur rende si bien hommage
Tu sais, Marie-Claire, c'est rare une telle délicatesse de sentiments et un sourire si délicieux
Tu sais, Brigitte, c'est rare un regard aussi vrai sur les choses et un tel modèle pour moi
Tu sais, Michel, c'est rare un savoir aussi encyclopédique et un homme qui aime tant parler
Tu sais, Véro, c'est rare une telle passion pour le beau langage et un tel engagement passionné
Tu sais, Afid, c'est rare une conscience politique aussi lumineuse et une si grande force de conviction
Tu sais, Anne-Sophie, c'est rare une telle générosité et tellement de candeur dans les yeux
Tu sais, Radouane, c'est rare d'être si doué pour le théâtre, et de savoir faire rire et pleurer tour à tour
Tu sais, Béatrice, c'est rare de se sentir tellement en phase avec quelqu'un, même lorsqu'on ne se voit pas souvent
Tu sais, Andrée, c'est rare une telle joie de vivre et une telle philosophie malgré les épreuves
Tu sais, Mireille, c'est rare une si grande fidélité depuis nos dix-sept ans
Tu sais, Catherine, c'est rare de savoir écouter avec une telle empathie comme tu le fais
Tu sais , Yannik, c'est rare un cousin qui soit aussi un ami ...

Vous savez, mes amis, c'est vraiment rare des amis tels que vous ...

Voilà pourquoi vous m'êtes si CHERS!

 

AMIS

14 avril 2012

Participation de Venise

 Alice : je ne parviens pas à sortir de cette routine fatigante et fatiguée.

La chenille : Tu as l’air d’un mannequin des pompes funèbres, tu as avalé une huitre pas fraiche ou quoi ?

Alice : Ho ! je te rassure je vais aller faire un jogging avec le lapin blanc, et me mettre des ray ban et tout ira mieux.

La chenille : Moi je ne me la joue pas jeune et fringante ,un peu d’opium me fait sentir le poids de mes responsabilités dans cette histoire .d’ailleurs mes quelques cheveux blancs sont visibles.

Alice : ta drogue c’est un faux fuyant La dernière fois après avoir fumer ton calumet je suis allée faire de la plongée sous-marine heureusement que je me suis souvenue que je n’avais pas de brevet !!!

La chenille : pour me faire pardonner, je t’invite à une corrida     Tu pourras voir à travers les petites plaies des banderilles le sang carmin du taureau ;

Alice  : c’est chouette ton idée, mais je vais manger des fleurs en sucre sur mon gâteau d’anniversaire aujourd’hui.

La chenille : c’est un gaspillage de temps que de le célébrer

Alice : je  comprends mieux ce panneau à l’entrée de ta tanière ‘sans espoir’

La chenille : je t’ai vu hier avec ton copain juché sur un monocycle

Alice je l’aime bien parce qu’il est bon en trigonométrie en algèbre et en calcul.

Chenille  : moi je ne mens jamais aux enfants .

Alice : peux tu me venir en aide ?

La chenille : faut voir

Alice : quand le marchand de glace va passer peux tu lui demander de m’attendre ?

La chenille  : A la seule condition que tu joues au strict poker.

Glaces et sorbets

7 avril 2012

Rêverie autour d’une paire de lunettes de soleil. (Mamido)

 

 

Lunettes 

J’aimerais être une paire de lunettes de soleil pour me promener sans fatigue, juchée sur un nez mutin, les jours de grand beau temps.

Visiter de magnifiques paysages, profiter des beaux jours… Forcément… On ne me sort pas les jours de pluie ! Voir la vie à travers le filtre  heureux de mes verres fumés.

Elle est belle et joyeuse, la vie d’une paire de lunettes de soleil. Toujours en vacances, oisive, profitant de la mer et de la plage ou de la neige à la montagne… Sans soucis…

 

Sans soucis ?… Celle qui me porte cache ses yeux rougis par les larmes derrière mes gros hublots opaques. Elle n’est pas heureuse, son mari la bat et régulièrement, c’est un œil au beurre noir que je sers à dissimuler… La vie est beaucoup moins drôle, moins glamour, tout d’un coup…

 

Moins glamour ?... Hé, qu’est-ce qu’ils ont tous à me mitrailler sous toutes les coutures ?! La lumière des flashes m’éblouit et me fatigue, j’en ai assez d’être bousculée, harcelée par des photographes.

Ouf, enfin, elle et moi, nous sommes réfugiées dans notre belle limousine, à l’abri des curieux. Sa tête s’enfonce dans les profonds et moelleux sièges de cuir, elle ferme les yeux, elle me quitte, m’allonge sur la couche douillette et élégante en satin de mon étui doré. Claquement sec du couvercle qui se referme sur moi, fondu au noir… Je goûte le silence et l’obscurité, c’est si lassant la vie de star !

3 mars 2012

Souvenirs, souvenirs… (Mamido)

Mamido

Chimène et Rodrigue (acte III, scène 4)
« Va, je ne te hais point… »


Aux vacances de printemps, l’année de mes quatorze ans, je suis partie avec mes parents dans un châlet-hôtel à St Jean d’Arves, en Savoie.
C’était une maison chaleureuse où l’on accueillait des groupes de jeunes et des familles qui désiraient passer des séjours peu onéreux. Comme dans les gîtes d’étapes, on y dormait en dortoir, les sanitaires étaient communs et on mangeait, assis sur des bancs autour de grandes tablées qui se remplissaient au fur et à mesure de l’arrivée des convives.
Il régnait dans ce lieu une atmosphère joyeuse et bon enfant cultivée par des hôtes conviviaux,  à la bonne humeur communicative.
Le soir, on veillait autour de jeux de société. Il y avait toujours quelqu’un pour sortir un instrument de musique et entonner quelques chants repris par l’assemblée. Des moments inoubliables pour l’adolescente que j’étais à l’époque.

Nous avions pour voisins de chambrée deux garçons d’une quarantaine d’années. L’un était libraire, l’autre comédien.
Le premier ayant remarqué ma passion pour la lecture, alimenta celle-ci en m’incitant à découvrir des auteurs « au-dessus de mon âge ». C’est lui qui le premier me poussa dans le monde des lecteurs adultes. Il m’apprit l’exigence  et l’éclectisme en littérature. Grâce à nos discussions, je parvins à puiser les idées dans les livres et à me forger mes propres opinions.
Le second me fit travailler le rôle de Chimène dans la scène quatre de l’acte III du Cid de Corneille que je devais apprendre par cœur pour le réciter en classe à la rentrée (et oui, à la fin des années soixante, on pratiquait encore ce genre d’exercices en troisième, au collège !). Il avait aménagé, dans un recoin d’un petit salon de l’hôtel un endroit pour répéter : un fauteuil, un guéridon, un lampadaire, devant un fond de rideau cramoisi tiré sur une fenêtre donnant sur la montagne, à l’arrière du bâtiment.

Dans ce décor feutré, il m’apprit à me tenir correctement, à placer ma voix, la faire porter loin, avec assurance, et sans la fatiguer. Inlassablement, tenant lui-même le rôle de Rodrigue, il me faisait répéter, m’enseignant comment scander les vers pour les faire sonner. Il me donna des trucs pour comprendre et mémoriser ce texte, obscur  et difficile pour l’ado que j’étais. Ce travailleur acharné, professeur exigeant me fit appréhender toute la pénibilité laborieuse qui se dissimule derrière la flamboyance du métier de comédien. Très vite j’ai compris que je n’étais pas douée ni très motivée pour ce jeu-là. Non, je ne deviendrais pas une Isabelle Adjani, et même si j’étais née la même année et le même mois qu’elle, c’est tout ce que nous aurions jamais en commun !

Ces deux hommes intelligents, charmants et cultivés, que je n’ai plus jamais revu, après ces quelques jours passés au même endroit, ne se doutent pas de l’importance qu’ils ont eu dans ma jeune vie. Leur disponibilité, leur charisme, leur humanité et leur savoir ont contribué à structurer ma personnalité. Le hasard a fait que je les rencontre juste au  bon moment afin qu’ils puissent me donner ce qui m’était alors nécessaire pour grandir.
L’un m’a appris la curiosité. Il m’a surtout donné des clés d’accès à la culture et aux idées et le moyen –inépuisable- d’enrichir ma réflexion et mon esprit.
L’autre m’a permis de surmonter ma timidité, de prendre confiance en moi afin de pouvoir laisser s’exprimer tout mon potentiel.

Je pense souvent à eux deux, au détour d’une lecture, d’un spectacle… Et la photo de ce décor de théâtre a immanquablement déclanché en moi le souvenir de cette période de ma vie.
Merci à vous donc de me permettre de rendre aujourd’hui à ces deux belles personnes cet hommage tardif mais sincère.  

7 avril 2012

Défi 188 (Venise)

Debout au milieu de la pièce, mon cheval à bascule prés de la fenêtre

                        Je m’employais avec toute mon énergie télépathique à transformer ce cheval de fer

Et le délivrer ainsi de son immobilité. J’ai craché trois fois par terre, un petit crachat fin presque inexistant et j’ai brusquement compris en longeant ces vielles barrières crasseuses rouges et blanches qui s’abaissaient pour empêcher les voitures de passer que ma tête de locomotive dévisageait le feu de barrière.

Alors celui-ci s’est mis à me parler. :

« Ne fais pas le malin, Elliot,je suis rouge et je vais le rester .Il ya des choses qu’on ne peut pas changer !!

C’est alors que moi cheval de fer et mon curieux grondement s’est emparé de toutes mes synapses et de mon cortex sensitif.

Il y eu d’abord cette vibration profonde presque imperceptible .une alchimie parfaite comme les ingrédients d’un délicieux sandwich.

Le ronronnement des turbines du moteur diesel, puis l’irrégularité des attelages avec leur clic click clapet à cet instant j’ai vue mon œil de locomotive qui émergeait dans la brume.

Venise

Je déchirai le brouillard et les derniers vestiges de l’aube s’avançaient comme un animal enragé dans une vallée que je ne voyais pas. J’avais des fourmis dans tout le Corps.

Puis j’ai traversé une vallée parsemée de buissons de sauge et de cabanes à moitié brulées,

Fonçant sur le chemin de fer, à la recherche de vertes prairies.

Je n’avais pas l’air de me préoccuper du sol rocheux que je sillonnais les rails de fer forgé sentaient la graisse à essieux et ses traverses en bois la vielle gomme-laque parfumée au réglisse.

En contre bas je pouvais voir la rivière qui en s’attendant recueillait les ruisseaux sur son passage. Je ne m’arrêtai point, car mon chargement, un convoi de marchandises devait arriver en gare du Pacifique union à 15h15.

C’était une ligne gigantesque et ma conduite infaillible défiait les lois de la gravité. Ma locomotive de tête avait remplacé ma belle chevelure et j’avançai fièrement à la conquête de l’ouest.

Allongé sur mon tapis louis et Clark recouvert de débris de la bibliothèque et recouvert de livres je me demandais en me réveillant si je n’étais pas mort !!!!

 

24 mars 2012

Défi 186 (KatyL)

Le fil de ma pensée………………………………………………jusqu’à VOUS.

Katy1Tout a commencé par l’album de mon ancêtre retrouvé au grenier

Elle parlait de son amour pour la dentelle,  et de l’homme  de sa vie rencontré dans un bal…je me disais quelle midinette !De nos jours cela n’existe plus des histoires pareilles.

 

 

 

Katy2Le jour de mes 18 ans, je portais cette robe pour aller danser, il faisait beau, j’étais comme transportée par le tulle et la dentelle, mes pas étaient légers……j’avais dessous un beau jupon brodé de ma grand-mère remis en dentelle pour moi.

 

 

 

 

Katy3Katy4Le chat de la maison « Roseline »  me regardait avec ses yeux d’amour, je l’avais installée sur un coussin brodé pour elle…
mon nounours de petite-fille posée près de ma trousse de couture semblait me dire « où vas –tu   ainsi vêtue ? »

Je suis allée au bal, j’ai retrouvé mes amies, et un homme s’est approché pour m’inviter à danser.

J’ai levé mes yeux sur lui, j’ai rencontré son regard bleu, son sourire, et je n’ai vu que LUI,  rien que LUI ! …..Mes jambes en coton, ma pensée emmêlée par des fils d’or qui venaient du profond de mon  cœur, tout s’est mis à voler autour de moi….

Je suis partie en courant du bal, et j’en ai perdu ma chaussure  dans l’herbe fraiche du petit matin…

Le lendemain j’ai voulu retourner chercher ma  chaussure, je ne l’ai pas trouvée…

Il y avait des traces de sabots de cheval dans l’herbe, j’ai pensé qu’un cavalier était passé par là et avait pris ma chaussure !!!

Katy5Mais j’ai trouvé une pelote de soie blanche dont le bout du fil s’étendait à perte de vue…..

J’ai ramassé la pelote et j’ai commencé à la rembobiner en tirant sur le fil…Mais il n’en finissait pas de s’étirer ! Je posai donc la pelote au creux d’un arbre et je décidai de revenir mieux habillée le lendemain pour savoir où ce fil me conduirait ! J’avais pris la précaution de prélever quelques mètres de fil blanc comme de la soie, pour en faire une jolie broderie en rentrant chez moi

Ce que je fis le soir même avec mon nécessaire à couture

Katy6Katy7Katy8

Je me mis à dessiner un « A » majuscule et pourvue de mon beau fil blanc je brodais….

Le lendemain je m’habillai chaudement pour aller récupérer ma pelote et voir jusqu’où ce fil allait me conduire, je traversai la forêt, une petite rivière, et un champ de fleurs, accompagnée par les oiseaux.

Mais je n’étais encore pas arrivée au bout, comme la veille je prélevai une bel échantillon et cette fois je m’attaquai à un voile de dentelle qui me prit plusieurs jours. Le résultat en valait la peine.

Katy9

Je me dépêchai de retourner au point où j’avais caché mon écheveau , comme cela était assez loin et que je comptais poursuivre jusqu’au bout, je pris mon cheval.

Et tout en traversant village et vallée, ce fil devenait lourd. Heureusement le cheval participa grandement au transport. J’avais fait ma réserve de fil pour des années de broderie, j’étais heureuse, ce fil était magique ensorcelant, il me guidait , je ne savais pas où ?

Quand soudain en rembobinant le fil je sentis une résistance, je me suis dit il est cassé , bloqué sous un rocher sans doute ! Je descendis de cheval pour lever quelques brindilles et je vis le bout du fil enroulé sur une pierre turquoise, c’était la fin ! J’étais bien déçue mais sous la pierre il y avait un petit rouleau de papier avec ceci d’écrit dessus : « lorsque tu seras au bout du fil blanc qui partait de ta chaussure et que tu arriveras jusqu’ici tu auras eu beaucoup de patience et de ténacité, aussi je te donne l’endroit où tu pourras récupérer ta chaussure, ce n’est pas loin, il faut suivre le sentier, lorsque tu t’approcheras d’un rosier rose tout en fleurs, tu verras  une belle maison dans un parc, viens ! je t’ouvrirais, si tu le veux bien, n’aie pas peur, tu n’as rien à craindre de moi? »

Alors je pris ce beau sentier, et j’arrivai au rosier qui sentait si bon.

Et à votre avis qui est venu m’ouvrir ?

LUI bien sûr ! il m’avait vu arriver il avauit ma chaussure à la main.

Le voile brodé servi à notre mariage, et il me vint à l’idée d’un seul coup que mon ancêtre lointaine, avait parlé de dentelle et d’une histoire presque semblable !!

Katy10

Cela fait des années que nous sommes mariés, et je brode nos jours et nos nuits de dentelle, j’ai encore quelques écheveaux de fil blanc d’amour. A la tombée de la nuit, je ne peux m’empêcher de les caresser du regard.

Katy11

Parfois je les éparpille sur mon lit et je brode sur ma chemise de nuit le fil de mes pensées pour LUI, avec un « A » comme amour.

18 février 2012

La petite boutique "ZEN" (MAP

Mon plombier est ZEN :

Projet Tuyaux

Le gamin qui a tracé ceci n'est pas ZEN :

DSCF5854

La porte de ma voisine s'est mise à parler "façon ZEN" :

DSCF5855

Ce banc n'appartient pas à Zorro, non !

Il a le "Z" de ZEN !!!

Le voici en pleine méditation !

Il a déjà réussi à faire disparaître son assise ! 

DSCF5835

 

A force de pratiquer la  ZENitude  j'ai réussi

à faire léviter ma fenêtre au milieu du paysage !!!

dscf5821 

Maintenant c'est à mon tour :

HOP, plus personne !

MAP est ZEN ! MAP est complètement  ZEN !!!

DSCF5787

ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZEN

QUOI ????

Non, j'ai pas dit ZINZIN !!!!

Non mais !!!

 

 

3 mars 2012

Défi 183 (Venise)

 

Le juge et l’enfant (théâtre illustré par Daumier !!)

venise183

 













Le juge : D’où viens-tu ?

L‘enfant : Je ne sais pas

Le juge : De nulle part peut être !ton nom c’est bien saute-ruisseau

L’enfant : je crois, mais je crois aussi que je suis tombé d’une charrette

Le juge : Ça, c’est possible !!Il passe souvent des charrettes par ici !

L’enfant : j’ai mal aux pieds

Le juge : on te fera des chaussures à ta taille, là où tu vas dormir ce soir.

L’enfant : où je vais aller, il y aura le même ciel ?

Le juge : ça je ne sais pas, de mon bureau je ne vois que des nuages.

L’enfant : je me souviens avoir marché longtemps avant de venir jusqu’ici .Je ne regrette pas de te rencontrer.

Le juge : Moi non plus ;

L’enfant : pourquoi ne m’adoptes-tu pas ?Je pourrai être ton enfant. Tu sais je ne mange pas les poissons rouges.

Le juge : :Je n’aime pas les enfants ,quoique si tu me donnes ton poisson rouge ,lui je veux bien .

L’enfant : Tu sembles triste, tu es comme moi sans père ni mère un juge orphelin

Le juge (très en colère) attachez moi cet enfant il parle trop et m’indispose. !!!

L’enfant : je ne voulais pas te fâcher je voulais sécher tes larmes que personne ne voit..

Le juge bon bon laissez (dit il en s’adressant au marais chaussé) je signe l’ordonnance et vous l’embarquez.

L’enfant : Monsieur le Juge je peux prendre ce livre j’aime lire pendant le voyage.

Le juge : c’est le Code pénal !! Je ne suis plus juge si je perds ce livre.

L’enfant : Ha bon ! Si j’ai ce livre un jour je peux devenir juge ?

Le juge : ce livre en ta possession tu dis la loi et tu es juge.

L’enfant : Alors vivre c’est aussi simple !

Le juge : c’est mourir, qui est compliqué.

 

25 février 2012

Il fait si froid, sans toi (Vanina)

Vanina182Cela fait 12 ans maintenant que je reviens ici chaque hiver, à la date anniversaire.
Chaque année, au mois de février, sous la neige, j’observe, en silence, notre balançoire. Et je te vois, je t’aperçois, le teint si pale, comme si tu naissais dans cet air glacé, et pourtant tu sembles détendue, sereine.
Malgré tout, à chaque visite, je repars un peu plus transie.
Laure ma sœur, tu avais 4 ans. Comme moi, tu as vieilli… tu as tant grandi.
Je me souviens de ce jour où du haut de mes 7 ans, en grande sœur que je suis, j’ai voulu te faire plaisir. Tu étais assise sur la balançoire, et tu riais en réclamant « plus haut ! »
J’ai inspiré profondément et j’ai poussé de toutes mes forces. Je n’ai jamais compris pourquoi là-haut tu as tout lâché…
Je t’ai vu planer, tu riais. Mais arrivée au sol, ta tête a heurtée un caillou. Une tache rouge s’est répandue sur le blanc immaculé des flocons fraîchement tombés. Le silence a envahi le jardin. Je suis restée là, comme toi, figée.
La suite ? Je ne m’en souviens pas…
Mais cela fait 12 ans maintenant que je reviens ici…

 

25 février 2012

Une demoiselle sur une balançoire (KatyL)


Katy182

Une demoiselle sur une balançoire

 

 

Une fragile jeune fille,

Montrant à tout vent sa cheville

Très légèrement se balance,

Elle le fait avec élégance.

************

Passant par le petit jardin,

J’aperçois le vertugadin,

Et le beau jupon bleu brodé,

Je me serais bien attardé.

*************

Tout près de son escarpolette

En regardant cette follette,

Je vois une rose tombée

Et la prends à la dérobée

**************

J’aimerais tant la courtiser

Et lui voler un doux baiser,

Je mets la rose en mon mouchoir,

Et m’enfuis dans l’air frais du soir.

***********

la femme sur sa balancelle,

par son regard qui m'ensorcèle,

et sa chevelure dorée,

de mon âme s'est emparée.

***********

 



 

25 février 2012

La balançoire (Venise)

 

La balançoire prendra son élan au loin pour amorcer le mouvement des saisons.

Elle sera moins frileuse au printemps quand la jonquille pointera son nez.

Bonne fille, elle donne à l’enfance ses premières joies, ses premières frayeurs.

La balançoire chante du haut des mes cinq ans dans ma jolie robe narcisse. 

venise182       

Elle prendra à rebours ma mémoire endormie par le gel.

Elle me jettera sur un chemin d’herbage comme une aristocrate une ombrelle à la main avec mon cou si frêle et mon visage poudré ; je recevrai en même temps les premières confidences en plein centre, en plein cœur.

Mieux qu’au jardin on la découvre entre les photos d’un journal intime ; elle est à son affaire, un pétale de corde qui attend et démêle la haute coiffure des filles

 

La balançoire est l’éternité de la jeunesse ; elle est le liseron de nos réminiscences. La jeune égarée embarquée dans la bande des sauvageons

Et dans cette folle équipée de corsaire, elle affiche sa candeur.

Elle vous regarde de tout temps en face sans sourciller et se pare des privilèges de la fragilité du temps qui passe ;

 

Près d’elle on rit, on s’étouffe, on pleure, mais l’ingénue perverse ne frémit pas.

C’est le jeu le plus rustique où pousse à ses pieds le chèvrefeuille.

On aurait pu choisir la liane, mais elle seule reste la vedette des soirs d’été

C’est en somme une fausse modestie qui s’accroche au ciel de l’enfance rampe dans nos mémoires et suscite toujours autant d’émoi.

Moi la kamikaze ai pactisé avec elle pour l’éternité. 

18 février 2012

Petit matin (Célestine)

J'émerge sans réveil d'un sommeil  étrange et agréable. Des rêves de vacances. Je glisse mes pieds dans mes pantoufles de plume, une lubie de ma tante. Je pense à elle en sentant mes orteils se recroqueviller dans la douceur du duvet. Je descends. 
267_le-boreon_saint-martin-vesubieL'escalier en cerisier grince et craque à chaque pas. J'ai l'impression que je vais réveiller tout le village! Il est très tôt. Tout dort encore. L'air sent l'aube, ce mélange de terre mouillée de rosée, et de vent dévalant des sommets, embarquant avec lui le froid  des névés.
Je suis la première debout, ce matin.
De la fenêtre de la cuisine, le panorama s'offre, grandiose, à couper le souffle. Le Massif du Mercantour, de l'Argentera à la Cime du Diable, érige ses pics et ses hautaines splendeurs . Le spectacle du soleil investissant lentement chaque creux de roche est simplement indicible.  Chaque matin, ici, l'on naît comme au premier matin du monde.
Ça sent le café chaud et le pain grillé, leur odeur me grise doucement. Je laisse les pensées m'effleurer et repartir. Je flotte dans une plénitude encore endormie. Le chat se toilette méthodiquement, il a sa place à l'angle du fourneau, toujours sur la même tomette ébréchée. Il aime cette tomette, qu'il a faite sienne. Une tomette marginale, reconnaissable entre toutes.
Dehors, les premiers perce-neige pointent un museau hasardeux sous les plaques de verglas encore accrochées au sol. Il faudra que je dise à ma mère de faire attention, elle ne sent pas du tout ses quatre-vingts balais et gambade toujours comme une imprudente à la recherche d'un bouquet. La dernière fois, elle s'est pété le poignet pour aller cueillir des violettes...Cette pensée me fait sourire tendrement.
Pas de radio. Surtout, pas de radio. Juste les battements de mon coeur à mon tympan.
Le café coule dans mes veines comme un nectar. Bon sang, qui dira le goût puissant du café, glissant dans le gosier à 7 heures du matin, dans la solitude de la montagne? 
Bon sang, ce que j'aime la vie!
Il fait un temps soyeux d'yeux mi-clos aux premiers rayons, un temps de confiture léchée du bout du doigt, un temps paisible et frais de longues inspirations d'oxygène et de mots à voix basse. Il fait un temps de tourterelle...
Le figuier porte ses bourgeons, le jour porte ses promesses.
Mon père vient me rejoindre sans parler. Je le trouve beau. Je pose son bol sur la table et je fais tinter la cuillère dedans, geste qu'il m'a transmis comme un rite secret de reconnaissance. Un des gestes que je garderai de lui. Mon père...
Tout est parfaitement ordonné dans ce petit matin de fin d'hiver .
Tout est beau et lumineux et baudelairien.
Je suis chemin.
Je suis nuit et je suis soleil.
Je suis racine, et je suis ciel.

7 janvier 2012

En 2012 (Teb)

En 2012 ?

J’aimerais pouvoir cesser de m’éventiller pour des cannetilles… il y a mélampyre sourire12 que moi… !

Je pourrais aussi, si j’en avais le courage, retourner plamotter un peu … plus régulièrement !

(1)

Et ensuite, siester, bien cachée dans les lophobranches de l’opoponax

_(2)

qui pousse au bord de ma jamerose ;-))

(3)

28 janvier 2012

« Dialogue avec mon OMBRE » (Rsylvie)

« Dialogue avec mon OMBRE »

Ou mieux encore, parle moi de toi.

Mais non, de toit !

(Tu seras toujours aussi nul en orthographe ma pauvre toi !)

Ha ! Tu trouves … oui c’est vrai, peut-être un peu.

Mais bon, c’est encore acceptable, non ?

… mais je blague,,, Juste que j’étais entrain de me rappeler cette histoire

de Brenda qui rencontre JFK au détour d’un couloir, et celui-ci de lui dire :

-« Tu ne me croiras pas, mais ce matin j’ai rencontré un couvreur qui m’a parlé de toit » !

-« De moi, mais qui cela peut-il donc être « ?

-« Mouarffff, elle est bien bonne non » ?

.. Hé tu m’égares. Je n’y comprends rien. Mais c’est pas bien grave,

J’avais justement envie de parler, de moi à toi.

WouhaOU, tu me fais peur.

Tu es si sérieuse soudain.

Tout va bien ?

Oui ça va…. Enfin… si on peut dire.

J’ai le moral à zéro.

Comme une épaisse grisaillerie qui m’enserre. Se love en moi.

Et m’habille d’amertume. Je voudrais sortir la tête hors de l’eau,

Mais petit à petit, la rive s’éloigne et mon regard ne sait plus où s’amarrer.

MonroeJe m’enlise tout doucement. Mes doigts s’accrochent à quelques espoirs amers,

Que déjà je touche le fond.

Mes épaules sont si lourdes de cette vie qui me pèse tant,

Des efforts pour paraitre belle, souriante, heureuse, alors qu’au-dedans

Je suis si lasse de toutes ces tromperies.

….. Ha !

Je crois que je ne vais plus résister.

Oui, je vais délaisser les sunlights pour me mettre à l’ombre.

Retrouver la quiétude de ma vie de petite fille. Ma vie d’avant lui … eux et tous les autres.

D’avant toutes ces femmes qui me haïssent d’exister par delà les miroirs de la mode et d’en être l’ambassadrice, de toutes ces créatures qui me détestent et que je maudis d’être devenue ce que je suis. Oui c’est ça… m’abandonner au soleil couchant et ombrer dans la nuit.

… ho Norma, pourquoi ?

Parce que je n’ai jamais aimé que toi….mais il est trop tard pour nous deux.

Je détruis tout ce que je touche. Fuis-moi, toi !

 

Extrait d’une fiction jamais organisée

Entre Marilyn et Joe DiMaggio

Par Rsylvie

18 février 2012

La Zen attitude (Venise)

 

Peu de situations sont aussi déconcertantes que de se trouver au volant d’une vielle panda
    Au cœur d’une terrible tempête de neige.
    J’aurai dû dégoupiller à la grenade la route, mais ce type de tempête se produit rarement dans le coin
J’aurai dû passer mes vacances dans une mine de sel .J’avais pourtant le choix entre m’enfoncer dans cet enfer blanc ou être pris par le gel et le froid et mourir.
Me rappelant qu’il est bon de faire appel au zen attitude je me repris et gardai la tête froide (ça, ce n’était pas difficile vu la chute de la température)
Dans cette situation l’usage voulait qu’on s’en remette à Dieu ou à son buisson ardent.

venise181
 
Mais ma phobie morbide pour le froid me faisait filer droit quand un chien se mit en travers de ma route.
Je lui glissais la corde autour du coup. L’animal ne bougeait pas. J’attachai la corde au pare-choc de la panda.
Le salopiaud refusait de coopérer le véhicule restait immobile .Quelle tête de lard !
La panda se mit à bouger …… À reculons .je tirai le frein à main et sortie de la voiture.
Mais nom d’un chien criai-je  je n’ai pas de couteau pour couper la corde qui entrainait  la panda et le chien sur la pente inversée.
La sale bête s’en fichait complètement. Le précipice n’était plus qu’à quelques pas.
La panda et le chien tombèrent dans le vide c’est une scène saisissante que l’on garde à l’esprit toute sa vie.
Prostré je suis restée dans une zen attitude jusqu’à ce qu’une ambulance vienne à mon secours.
De toute façon, je n’avais pas de couteau pour couper la corde et n’avait pas l’intention de monter dans le véhicule en situation précaire .pour aller le sauver.
Mais me demanda la police vous êtes trouillarde de nature où vous avez perdue en cette situation votre zen attitude ?

11 février 2012

Déguisement (Mamido)

 

En courant d'air 

J’aimerais me déguiser en courant d’air…

 

Pour une soirée seulement

Pouvoir jouer les filles de l’air,

M’évaporer pour un temps,

Me mettre aux abonnés absents,

Ne plus répondre au téléphone,

Ne plus être là pour personne.

 

Je voudrais qu’on m’oublie, qu’on me lâche

Qu’on ne se repose pas sur moi pour la moindre tâche

Qu’on ne vienne pas se plaindre, me taper sur le système

Qu’on ne compte plus sur moi pour le moindre problème.

 

C’est ça oui, me déguiser en courant d’air !

Pour un soir seulement, jouer les filles de l’air

Quitter les habits noirs de mon triste univers

Jeter aux oubliettes la cape de mes soucis

De l’insouciance endosser l’égocentrique habit.

Me refaire une santé, recharger les batteries

Et au petit matin, revenir ressourcée

Toute ragaillardie, prête à tout affronter.

11 février 2012

Défi 180 (rsylvie)

 

« Frivole, moi ? » par rsylvie


-« Frivole, si tu ne fais pas un petit effort pour te dépêcher,  tu ne seras jamais prête.. Le bateau n’attendra pas!
…..
Frivole enfin, fais attention ! Tu vas écraser mon chapeau » !
Loin de toutes ces basses réalités matérielles, la jeune fille continue d’une main sure à dessiner le contour d’un œil, sur un visage aux joues rouges d’émotion. Accaparée par les dernières touches d’un maquillage subtil et raffiné, elle ne porte aucune attention à l’excitation qui monte autour d’elle. Ce n’est que battements de cils, robes à volants qui tournent sur elle-même, escarpins plus hauts les uns que les autres… bref toutes de s’agiter dans tous les sens. Car ce jour, est le dernier rsylvie01du célèbre carnaval de Venise. C’est aujourd’hui que sera officiellement annoncé le gagnant du plus beau masque, et la dernière chance pour découvrirrsylvie02 l’inconnu à la rose.
Frivole a 17ans, mais à tous ceux qui lui demandent son âge, elle répond qu’elle est majeure. Enfin, qu’elle aura 18ans dans 2 mois, alors, c’est tout comme. Elle a 18 ans ! Oui c’est cela, elle est maintenant assez grande pour se rendre seule au défilé.
-«  Frivole,,,, tu es bien silencieuse ?
 Qu’est-ce qui te trotte par la tête ? » Minaude une meringue de bleu et blanc costumée, au visage doré à l’or fin, tenant en sa main un papillon. Tout pareil à celui rsylvie03qui parade à ses cotés.
rsylvie04-« rien », répond la belle, parée de ses plus beaux attraits, qui s’apprête à filer à l’anglaise. Pensant, que trop occupées qu’étaient  ses consœurs, d’aucune ne remarquera son absence.
Petit chaperon rouge des temps modernes, Frivole s’enfuie vers l’élu de son cœur. Le bel inconnu croisé au détour d’une ruelle, alors qu’elle cherchait le chemin vers le palais des Doges.
Vole, vole, fragile enfant.
Prend ton envol belle d’antan.
La vie te sourit,
Et l’amour, aussi.

rsylvie05Combien j’aime ces couleurs. Combien j’adore ces élégantes, si joliment dessinées. N’est-il plus beau tableau, que le mariage subtile d’un drapé de soie, emplumé d’ornements plus flamboyants les uns que les autres, qui se mire dans l’eau ? Le tout masqué, par un visage aux traits dépeints de blanc. Si la vie le permettait, je serais l’une de ces rsylvie06galantes enrubannées de froufrous si délicatement brodés. Si j’osais, je ceinturerais ma taille aux formes arrondies, pour l’habiller de parures soyeuses et délicates. Je cacherais mes rondeurs sous une étole du plus joli gout.  Parée de clinquant, je me fondrais dans le nombre des jupons juxtaposés les uns aux autres. Ainsi costumée, ma silhouette informe, laisserait place à la gravure de mode. Et pour le portrait final, d’un masque d’ivoire nacré, je dissimulerais mes yeux ourlés d’un trait de cool noir. C’est alors, que je deviendrais mystérieuse à souhait.
Mais chut, que tout ceci reste entre nous, je ne voudrais pas être démasquée.

rsylvie07Frivole, s’est enfuie sur la pointe des pieds,
mais dans l’ombre l’amour guette.
« Au temps de Pierrot et Colombine
Dans un monde moins fou qu’aujourd’hui
Pierrot n’avait pas d’automobile
Pour aller retrouver son amie
Il courait à perdre haleine
Sans s’arrêter aux fontaines
………Au bras de Colombine
rsylvie08Il prenait tout son temps, tout son temps
Pour lui offrir ses 18 ans ».

Samedi 11 février 2012 à exactement 19 heures, la famille rsylvie est invitée pour des 50 ans. Sur le carton d’invitation il est écrit «  tenue costumée exigée » !
Je n’aime pas que l’on m’oblige. D’autant moins, à me grimer. Je n’aime pas montrer cette part de féminité que je cache au plus profond de moi… enfin à vous je peux le dire…
-«  chut ! Frivole nous a tout expliqué ….
Alors comment seras-tu habillée ?
- en Clown ?  
Comme c’est étrange ! »

28 janvier 2012

Défi #179

Notre ami Sebarjo nous propose cette nouvelle idée de défi :
 
Comme l'a déjà fait Patrick Besson pour le Point, suite à la perte du triple A de la Fr(a)nce,
 
nous vous proposons
 
 d'écrire un texte sans utiliser la lettre A.
 
AAA Disparition
J'ajoute le thème : Ma ville ! 
 
Bonne écriture à tous !
 
Envoyez vos textes à
 
 
 
4 février 2012

Devinette (MAP)

 

Comment vous présenter mon lieu de résidence ? Cette ville comporte une lettre interdite pour ce jeu !!!!

Elle est située en une région de l’Est – où l’on trouve de même cette lettre !- Chef lieu de Meurthe et Moselle ! Bon, c’est dit !!!

Un bon Roi y vécut -nommé Leszczynski (hé,hé, ses lettres compliquées sont permises, j’en profite !!!). Je ne peux  point vous dire son prénom, très, très connu ! Il eut pour gendre Louis XV ! Il fut très bon et embellit cette belle ville où je vis !

Bon ROI

On fête ici en septembre un petit fruit tout rond et tout doré dont le seul nom évoque une délicieuse douceur ensoleillée !

Fruits dorés

Et puis encore un célèbre fruit est bien connu chez nous ! Il enrichit le goût  d'excellents berlingots sucrés !

Voyez plutôt :

Délice

Pour le reste ! Cette lettre interdite est trop souvent présente et m'empêche de continuer !!! 

Projet VILLE

Devinez-vous d’où je vous écris ????

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