Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le défi du samedi
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 671
Derniers commentaires
Archives
5 janvier 2013

Plonger dedans (Rose)

710974

Il a senti mes larmes,

Entendu mes rires et soupirs.

Il a tout subi.

Les ressorts qui se tordent de douleur quand on saute dessus

Les draps mouillés quand on s'abandonne dedans

Il m'a vu grandir

De la petite fille qu'on bordait le soir

A la maîtresse qu'on caressait la nuit

Il accompagne mes nuits blanches

Me fait l'effet d'un réveil matin, d'un jus d'orange, d'un café

Il accompagne mes rêves

Se fait tout doux, tout chaud, tout douillet

Il est moi.

Rentrer chez soi, 

Avoir passé toute la journée à se demander qui on est, comment on en est arrivé là ?

Rentrer chez soi,

Plonger dedans

Sentir son odeur

Sentir toute sa vie dans ses draps

On comprend alors le lien

Le lien entre la petite fille qu'on était et la jeune femme qu'on est devenue.

Il permet les confidences et les réconciliations

Il permet le rêve et l'espoir

Il permet l'amour et l'imagination

A peine naissons-nous qu'il nous enveloppe de ses bras

Déja c'est la fin et pour toujours notre lit gardera une trace de notre passage, de notre existence.

 

Photo de : Luy __vu sur Zphoto

 

Publicité
22 décembre 2012

Participation de Rose

Carre-blanc-sur-fond-blanc

Je n'aime pas les observateurs qui s'accordent sur la beauté des couleurs

Je n'aime pas les amateurs qui s'extasient sur la perfection des formes

Je n'aime pas les musées dénaturés par la foule humaine

Je n'aime pas qu'un artiste m'influence par son choix de représentation

Je n'aime pas qu'on me coupe l'imagination 

 

Le carré blanc sur fond blanc

C'est comme mes pas sur une page blanche

Peu importe ce que j'y fais, comment je le fais, on ne verra presque rien

Je me mets face à cette toile 

J'éclate des billes de couleurs selon mes humeurs

C'est fabuleux, tous les jours je peux la reprendre

Tous les soirs à minuit elle redevient blanche

 

Peur de la page blanche ?

Mais elle n'est pas blanche, regardez !

Un petit carré blanc qui nous rassure

Nous, humain, qui aimons le confort intérieur

Nous, humain, qui aimons transgresser les limites

Faites-y ce que vous voulez dans ce carré blanc

Renfermez-vous, aventurez-vous

 

Malevitch ne vous dira rien

Lui-même en le peignant, de sa fonction, il n'en savait rien

 

 

15 décembre 2012

Combinaisons (titisoorts)

 




Les lettres sont des combinaisons qui se mélangent et qui donnent des mots. "Non toi tu n'es pas à ta place !" c'est ce qu'on appelle une faute d'orthographe. Lors d'une promenade des lettres, le o s'aperçut  de la présence du e, décoré, un jour de Noël. Il en tomba éperdument amoureux. Oui c'est sûr, c'était bien un jour de promenade séparée par le m, le o n'en pouvait plus. Alors, il décida  Et le e par tant d'insistance s'épris aussi du o, c'est à ce moment là, que les sacs de nœuds ont commencé. Le o et le e avaient leur cœur qui battait la chamade, en chœur. Leur amour divin, non ils n'étaient pas devenus œnologues mais leur idylle vieillissait comme le bon vin.


 Les autres lettres un peu jalouses, ont voulut étouffer l'affaire dans l'œuf. Mais ce n'est pas de viles manœuvres qui pourront y changer grand chose.
 Le A, patriarche des lettres, gardait un œil sur l'affaire. Lui, gardien du bon comportement des lettres, aux  bonnes mœurs de ses congénères. Le o avait trouvé son âme sœur, comme l'oiseau Phœnix, il renaissait de ses cendres.
Il regardait le e comme un chef œuvre, une déesse. Mais malheureusement tout a une fin.


Un jour, le e la tête dans les étoiles, rêvait, s'oubliait vers des songes loin du train train quotidien , fit un vœu pour que sa vie change. Et c'est en regardant le ciel que le e, tomba d'amour d'une supernovæ. Le a de sa prestance lui ouvrit les bras la réconforta l'aima et cætera et cætera...Son curriculum vitæ ne lui plaisait plus. Alors dans son cœur qui saignait le e s'aperçut qu'elle les aimait les deux d'un amour égal, ex æquo quoi.
 Le trio arriva enfin à s'entendre, ils voyagèrent dans la ronde des mots d'aéroport à l'aérospatial , chaque occase pour
 faire l'apéro à l'opéra. Et voilà.
 

c1

      

15 décembre 2012

Participation de Sebarjo

Triples Buses

(Ich bin ein Griechischer)

 

Table_a_santorin

 

 

Oh Oh Oh !

Bien qu'elle fut quelquefois une voyelle très joyeuse et si souvent (dé)criée trois fois de suite, cette lettre première s'est définitivement envolée et s'est enf(o)ui de notre monde, le onze d'un septembre noir ou le douze d'un octobre gris, je ne me souviens plus. Toutefois c'est sûr, elle qui fut triplement le symbole de l'immense union européenne, fondit comme neige, telle une fusée meurtrie file vers des météores en feu. Tombée en un gouffre profond, limbes de l'oubli, rejetée comme une dette grecque qui enfle, elle est pour toujours lettre morte.

 

Eh Eh Eh !

Et voyez présentement, ce petit b qui s'y croit ! Il veut lui succéder ! Oui observez comme il redouble d'efforts pour croître ! Quel joli bébé ! Quel toupet ! Il tourne, tourne et veut nous dévorer, telle une hyène omnivore qui jeûne depuis trop longtemps et qui mime le peso doble d'un condor énervé, comme s'il fut réveillé fortuitement.

 

hI hI hI !

Ne tremblez point ! Les peurs bleues, les sueurs froides iront twister bien plus loin ! Moscou, Pékin, Tombouctou, qu'importe ! Que ce soit loin de Berlin et de London ! Les poussières qui recouvrent le sol stérile de nos cultures les verront tournoyer en des Hip-hops désespérés. Puis elles fuiront, les vents les porteront comme des typhons étiques. Oui, il est de bon ton de dire qu'elles ont des dents pointues, fin prêtes pour grignoter les péninsules intersectionnelles de l'horizon et des lignes méridiennes. Ne vous y fiez donc point. Qu'Eole les souffle comme de ridicules bougies ! Nous voulons respirer, être libres. Dieu du meltem et père de Zéphyr, boute-les ! Pousse-les vers des déserts mineurs !

 

hUe hUe hUe !

Remettons un tigre en notre moteur ! Réglons nos bicyclettes, unissons nos forces vives ! Fonçons sur nos vélos et oublions tout droit de véto ! Oui, un nouvel essor est possible ! Fonçons ! En trombe, directement en cinquième, brûlons les stops et ne rongeons plus nos freins. Délivrons-nous de nos mots. Retrouvons ces signets prisonniers entre deux feuillets de livres oubliés et dépensons les sterlings qui nous stressent et nous oppressent. Voici : une quiétude retrouvée. Une envolée de notes de musique. Des mélodies voluptueuses scintillent et nos oreilles sont éblouies. Triple fois oui, vidons nos poubelles et remplissons nos cervelles !

 

Yek Yek Yek !

Non, trois fois Non ! Ne croyez nullement que ce sont les i grecs qui feront choir définitivement le vieux continent, notre Europe incontinente !!! Je préfère mettre les points sur les i, c'est une idiotie de penser ceci. Enfin non quoi ! Remercions-les plutôt ! Oui trois fois oui, vénérons-les.

Ils sont une invite, le rêve d'un exode touristique, une quête de tourbillons sensoriels. Un oubli de toute crise économique qui coûte trop et qui enfin nous importe peu. Ils sont un chemin neuf vers Troie qui gomme tous nos chemins de croix. Un nouvel Ilion et un songe d'Odyssée fertile, un périple qui ignore tout péril. Une société puérile. Nous sommes tous mômes. Jouons tous ensemble.

Croyez-le, très chers, les i grecs sont îles grecques, ensoleillées comme de belles héllènes, ensommeillées comme en mer ionienne. Ils sont ces siestes si longtemps espérées, ces silences fertiles, si riches qu'on les dit d'or. Ils sont l'été infini, douze mois de juillet puis une île ensoleillée, puis deux puis trois... Ils sont un possible, notre futur et notre venir.

 

 

15 décembre 2012

Végétarien(ne)s s'abstenir (Joe Krapov)

Végétariens, végétariennes, s’abstenir ! A midi, il y aura du cadavre d’animal dans les assiettes ! Mais avant cela il me faut attendre dans la queue, parmi des mamies à caddies (et pas des mamies d’Acadie chères à Michel Fugain) et des retraités heureux : il leur est resté des dents.

DDS 224 120716 027

Heureusement le bestiau crevé ne sent rien ! Sa viande est suspendue aux esses. L’usage de ce substantif ne vise pas à faire la preuve que l’auteur a des lettres mais qu’il a pratiqué jadis le cruciverbisme, le scrabble et l’anagramme ! Le quartier entier vient ici acheter l’élément central du repas de midi, ces quartiers d’animaux que l’artisan divise en suivant les desiderata que ses clients émettent. Derrière chaque demande il y a ce cri ancestral : « Pas de quartier !». Une devise de sauvage qui traverse le temps ! La vie est ainsi faite qu’elle est cruelle aux faibles. Ici, de la queue du taureau aux entrailles de la génisse, la chair de l’animal abattu est charcutée, parée, débitée dans une ambiance finalement assez gaie : les mecs en tablier et chemise bleu gris sifflent des airs de « La Vie parisienne » tandis qu’un peu de sang s’épand de ci de là cahin caha sur le marbre et le carrelage. Mais la sciure, c’est bien là qu’elle a de l’utilité !

Déjà, dans la vitrine du magasin, celle sur laquelle les passants zyeutent depuis la rue, un pauvre veau au regard éteint fait la tête, dans une indifférence généralisée, parce qu’il lui a été inséré dans chacune de ses narines un paquet bien vert de branches de persil. Quelle idée, franchement ! Il y a un chant ancien qui parle de cela, qui fait rire plus d’un pékin en disant l’absurdité de cette pratique, en la ramenant à l’humain.

Pendant l’attente dans la file, j’ai une pensée émue à l’égard du sieur J.-C. Averty en apercevant l’équivalent de ses bébés trucidés. Leur chair hachée pend tristement à la grille de la machine à décerveler. Celle-là eût plu à Ubu, le déjanté Sire né à Rennes. Ah la la qu’est-ce que Jarry, mais en silence quand même, des cheminements de ma culture qui va du télévisuel au théâtral en passant par le musical ! Qu’est-ce que je trimballe, décidément !

Au frais, derrière les vitres réfrigérées, des tas de victuailles attirent les regards des clients. Le cervelas ne se lasse pas de pulluler, l’araignée rêve de s’appeler Gipsy, la bavette demande à être taillée, l’aiguillette perd le fil de ce que jaspine la crépine, la macreuse aguiche la cliente à belles miches. Le faux-filet sait bien qu’il est destiné à finir emmené dans un vrai. La langue rêve-t-elle déjà de persillade ? Le veau a-t-il idée qu’une certaine Paulette sera décrétée par l'assemblée rassasiée reine des paupiettes ?

Vu que le maître de céans fait aussi charcutier-traiteur, il y a des chapelets de saucisses, des pâtés divers, des plats préparés à réchauffer, du hachis Parmentier, du museau vinaigrette, des pieds panés… D’aucuns, d’aucunes, par avance, se lèchent les babines. Simplement, ainsi que je le disais au début, végétariens s’abstenir !

Je n’ai qu’une autre certitude en ce lieu c’est que la brave dame assise dans sa caisse dégage une sensualité intense. Elle aussi est bien en chair et elle dégage autant de sex-appeal que la caissière du grand café chère à Fernandel. Le travail fini, le rideau de fer baissé, les carcasses rangées, à l’abri des regards mais si près de la rue, il s’en passe certainement de belles dans ce ménage ! J’aime à imaginer les étreintes enivrantes auxquelles les a menés leur désir exacerbé par l’inactivité, l’attente, le bruit du maniement des tranchelards, des lames et des instruments de métal qui s’abattent sur les carcasses, les pénètrent, les lacèrent, en extirpent le meilleur, les agitent, les emballent, et bibi, lui aussi, dans la file d’attente des tapas s’emballe : se peut-il que le charcutier manie avec la même vigueur sa mie que sa galantine ? Que la vue permanente sur ces cylindres durs, ces messieurs musclés qui s’agitent, à elle, lui fasse un effet… stimulant ? Qu’ils ahanent pendant le déduit, ici-même, sur l'étal, les pieds dans la sciure... ?

Mais il faut que je cesse de décrire ce lieu et d’énumérer mes fantasmes d’égrillard quasi Strauss-Kahnien, bien allumé, bien grillé, qui, bien avant que les Chrétiens ne célèbrent la naissance du Christ et que le vieux barbu qui passe par la cheminée n’entasse au pied du sapin les cadeaux des bambins, se farcirait bien la dinde aperçue là, qui ressemble un peu à Pétula Clark. Mrs, please, clarkez lui le beignet à l’Augustin !

- Qu’est-ce que ce sera ? demande le mari de la belle aguicheuse.

- 200 grammes de steack haché.
- Il y en a un peu plus. Je le laisse ? Et avec ça ?
- Une demi-épaule d’agneau.

DDS 224 peggy

Je lui permets de me suggérer d’en faire un navarin - pas la peine de lui parler de cuisine indienne, à lui, byriani, il ne sait certainement pas ce que c'est ! - puis je vais à la caisse régler mes achats à Peggy. C’est ainsi que j’ai baptisé la femme du butcher, du blase de la peluche à grand cils des Muppets.

Je lui tends un billet de vingt, elle m’en rend un de cinq et des petites pièces et, je ne rêve pas, me glisse un petit papier manuscrit plié en quatre dans la main.

Je quitte l’établissement en saluant ces braves gens, je fais quelques pas dans la rue et m’arrête devant la pharmacie. Là je déplie le truc et je lis :

Cher Augustin
J’ai bien reçu ta lettre. Je ne savais pas que tu m’aimais autant. C’est d’autant plus curieux que tu ne m’as jamais fait d’aveux ni laissé paraître aucun signe de cela auparavant. Cependant – ne jette pas la pierre à la femme adultère ! - l’idée d’une aventure ensemble m’intéresse bien. En vue de se divertir Maxime va passer quelque temps, chaque mardi après le travail au club de bridge de l’avenue Trudaine. Le quartier est ainsi libre, si je puis dire. Viens vers 21 heures. Tape sur le rideau de fer, je serai derrière et te ferai entrer dans le magasin et peut-être dans ses dépendances si affinités. Je t’assure que tu ne seras pas déçu de la visite. Tendrement. Emmeline Sanzeau.

La lettre que j’avais perdue ! C’était ici, l’autre matin en achetant du lapin ! C’est elle qui l’a ramassée ! Une lettre destinée à Irma, l’assistante de la cantatrice. Dans quel pétrin me suis-je fichu ? En même temps, quand le rêve d’un instant devient réalité, faut-il cracher fâché sur le lama argenté ?

***

Pendant ce temps, au château, un énième appel mal aiguillé retentit, dérangeant le capitaine dans sa sieste.

DDS 224 boucherie sanzot


P.S. Les plus perspicaces des lecteurs et lectrices du Défi du samedi l'avaient deviné, bien entendu. Maintenant les autres savent quelle lettre a disparu dans ce texte qui aurait peut-être pu aussi s'appeler "une aventure inédite de Tintin" mais je ne veux pas d'ennuis avec Casterman !

 

Publicité
8 décembre 2012

Gris gris ! (Walrus)

C'est de circonstance ici : le ciel est surchargé de neige !

Dites-moi : je continue ?

Merde !  Où est passé le bout de code html permettant de recueillir les votes ?

C'est toujours pareil, je perds tout. On trouve un truc chouette, parfois même on s'attache, on en fait son gri-gri, sa mascotte, son porte-bonheur, sa raison de vivre même ! Mais tout finit par se perdre... Même mon dernier objet fétiche je l'ai paumé : une jolie petite statuette de Saint Antoine de Padoue !

C'est vous dire...

 

PICT0042

 

1 décembre 2012

liste des choses à faire juste avant la fin du monde (consigne 666/3) (Zigmund)

 fin-du-monde-neante *

Le 21 décembre tombe un vendredi (déjà j'aurais préféré que ça tombe un lundi...)

     Quelques jours auparavant  : convaincre Sat, alias fils n°1 de ne pas trop se prendre la tête sur les réparations de frigos et surtout de ne pas se lancer dans des soudures sauvages ... c'est pas le moment de se faire accuser d'avoir fait sauter la planète avec une soudure aproximative.

De même, persuader Jako, fils n°2, assistant funéraire, de réclamer une RTT en prévision d'un surcroit de travail ...

    Le jour J

-Vérifier que  Bémol  et Grie  (les chats de Sat et El)  isolés de nos propres chats dans leurs appartements ont assez de croquettes, d'eau et de littière.  

- Verifier que Zigmund (surnommé Flippette) ne flippe pas trop .

- Partir au boulot  consultations le matin ...prévoir plusieurs lapins ... soigner ceux qui sont venus, sans se prendre la tête sur leurs lunettes.

 

Choisir la musique à écouter pendant les consultations. (on évitera "plus près de toi seigneur" ou la musique de titanic : ça tombe bien, j'ai pas)

 

 Satyagraha de Philip Glass, Die Zauberflöte de Mozart, Stabat mater de Vivaldi,  les Brandebourgeois de JS Bach  en lecture aléatoire...

Les rendez vous auprès des correspondants chirurgicaux  attendront la semaine suivante : pas la peine de se battre pour faire opérer les gens si tous les blocs opératoires sont détruits.

Avant de fermer le cabinet, englober mes appareils du coup d'oeil attendri d'avant départ en vacances : "soyez sages , papa revient bientôt  ! " (enfin il essaye...) 

00105

 

 -Rentrer à la maison  tard et de mauvais poil parce qu'ils m'auront bouffé mon temps (s'ils sont venus)  me préparer un arabica à déguster avec quelques morceaux de chocolat amer.

-Mettre la dernière touche à ma participation au défi du samedi #225  et regarder ce que font les blogamis. .

  -téléphoner à Pa et Ma Zigmund pour leur proposer de leur rendre visite le dimanche suivant s'il y a un dimanche.

-Sortir le basson de son étui,  jouer une partition, essayer de jouer correctement ...

 Plus tard, préparer  un thé  rare de taiwan  pour le retour de Gabrielle avec une coupelle pleine de violettes de Toulouse à partager.

-réfléchir avec Gabrielle  aux cadeaux de Noël : est ce bien nécessaire/raisonnable ?

  -Si la fin du monde nous en laisse le temps, ouvrir la bouteille de champagne : la petite soeur de celle qui nous a consolés du résultat des élections de 2007 et de celle qui nous a réjouis le 6 Mai dernier. 

  -tenter de convaincre Gabrielle qu'il n'est peut être pas utile que je range "ma foutue table" ...

securedownload

 

 

*merci @La_Fee_du_RER de carnet de notes menthe à l'eau et à Noon pour m'avoir  prêté  ce dessin

 

  

 

1 décembre 2012

Participation de KatyL

C’est la fin du monde !! Alors j’ai décidé de m’adresser à « TOI »

Toi qui Es à la base de tout notre Univers.

 

K1

« Je voulais Te remercier avant tout pour des milliers de bonheurs que Tu nous as accordés à nous les Hommes, oui nous avons tout, la nature si belle, si luxuriante, des arbres majestueux, des fleurs, des fruits, une richesse insoupçonnée dans le sous-sol, dans l’eau, dans l’air que nous respirons. Tu as su  nous montrer Ta puissance avec les éléments déchainés, les cyclones, les orages, les ras-de-marées, qui sans doute étaient nécessaires au renouvellement de notre terre, à son mouvement naturel

Et tous ces animaux des milliers d’insectes, des papillons, des poissons, des mammifères. Comme Tu as su créer pour cette terre tant de beauté et de variétés, ces oiseaux qui nous offraient déjà un goût de paradis, et tant de parfums de fleurs.

 

K2

Mais Tu ne t’es pas contenté de cela, nous sommes là, NOUS cette machine si merveilleuse, que ce soit le mouvement d’un doigt, le sourire, la vision, le battement du cœur, la complexité de notre cerveau !! Que de prodiges !! Il n’y avait que Toi pour pouvoir faire tout cela.

Quant à cet Univers dans le lequel Tu ne nous as pas laissé le temps de nous égarer car trop vaste, trop gigantesque, Tu as su varier avec tant de beauté, toutes les comètes, les astres, les nébuleuses, les étoiles, les galaxies ! Mon Dieu Tu es un génie, un créateur le plus grand, un peintre, un poète, un philosophe, mais sans doute aussi un peu trop idéaliste ! Je reconnais bien là celui qui est au fond de mon cœur.

 

K3

Oui je n’ai jamais vu Ton visage, ni ne sais si Tu en as un ? Pour moi Tu es plutôt une LUMIERE aveuglante et douce. Pénétrer en Toi doit être la symbiose le nectar, le paroxysme à tout le reste, mais je n’ai pas besoin de te matérialiser pour Te sentir en moi.

Tu dois penser que nous n’avons pas compris Tout ce que Tu nous as donné, que les hommes ne savent pas quoi faire  de cette liberté totale que Tu nous as laissée dont nous avons affublé notre République, est-ce Toi qui nous a soufflé «  liberté-égalité-fraternité » Oui sans doute ?? Tu penses que nous ne sommes pas dignes de cette chère terre ? De vivre en harmonie, de nous aimer, de protéger notre planète et la faune et la  flore dont nous dépendons tous ? Tu penses que nous sommes fous de nous battre en ton nom alors que Tu n’as rien demandé, rien écrit, rien dit… Alors qui sont ces hommes qui parlent en Ton nom dans différentes langues et qui prétendent détenir cette vérité suprême ? Tu peux bien me le dire puisque nous allons tous mourir.

-         « Ils ne parlent pas en Ton nom, mais en leur nom propre ! Ils ont inventés des religions pour faire entrer dans les consciences la notion de bien et de mal, mais ce n’est pas du tout ce que Tu voulais. »

Alors chère lumière cher grand architecte, pourquoi cette fin du monde programmée, car rien ne peut se faire d’aussi vaste sans ton aval je suppose !

 

K4

-            « Tu n’as rien  programmé de tel, si la vie est détruite sur terre tel n’est pas Ton souhait Toi qui a mis tant d’amour en toutes choses, ce ne sont que les hommes qui seront responsables de cet état de fait, la guerre au moyen orient va embraser la planète, un déclenchement atomique en chaine !!! Tu n’es pas content du tout car Tu ne voulais pas cela.

Ayant laissé la liberté aux hommes, Tu les as dotés d’intelligence oui, mais ils ont développé de la jalousie, de la hargne, de la haine ! et se font la guerre.

« Pour Toi c’est totalement en désaccord avec Ta création et Tes sentiments, Tes idéaux,  pour Toi ils sont tous frères ! Tous identiques dans leur chair et dans leur âme, aucune notion de religion, d’appartenance, de race, ce sont les hommes qui ont inventé ces mots, ces notions qui les entre-déchirent. »

Oui nous avons parlés des heures et passés en revue tout ce que la terre a de négatif, mais il y a des choses pour lesquelles Tu dois être content de nous , non ? »

 

K5

 

-              «  Oui beaucoup de choses sont belles et réussies, tout ce qui porte les mots amour et amitié sous toutes ses formes, la charité envers d’autres hommes mais envers les animaux, tout ce qui est respect de nous-mêmes et de la nature, tout ce qui est sourire, et j’en passe me dit-il tant de choses sont belles et réussies lorsque qu’un homme n’oublie pas d’où il vient et où il va. »

 

 

K6

« Justement où allons-nous ? Si nous mourrons tous à cause de quelques-uns, vas-Tu pouvoir nous prendre tous ? Et que va –t-on découvrir  de plus beau que notre terre que j’adore, y-aura-t-il des chants d’oiseaux, de la musique ? Nos animaux, des fleurs ???? »

-                « Oui et plus encore »

Merci chère lumière je me sens rassurée, puis-je porter ce message à nos amis du défi qui doivent être inquiets de cette possibilité de fin du monde avec un laps de temps si court ?

-              « Oui dis leur que celui qui a su tout créer ne peut vouloir détruire, qu’il n’est ni juge, ni arbitre de ce que les hommes font, de leurs combats, des leurs maladies liées à leurs mauvaises habitudes, ou aux manques, ou aux problèmes dans la chaîne de la vie, qu’il ne choisit pas de faire mourir untel à tel âge mais que c’est la nature elle-même , l’environnement, le parcours, la famille, l’accident , la maladie , qui seuls sont responsables, le hasard seul est la source de l’heure et du choix. Mais lorsque la mort a frappé  toute création, j’envoie tout de suite des émissaires pour venir vous chercher, pour découvrir alors les autres univers, les autres vies, les autres choix qui vont s’offrir à vous. »

Alors MERCI, que nous vivions beaucoup de temps sur terre ou peu, nous allons tous au même endroit dans le même Univers, celui de notre créateur.

 

K7 K8 K9 K10

 

24 novembre 2012

Défi automnal (Sebarjo)

 

Les Feuilles mortes :

La chanson de Prévert


Les allées, recouvertes à l'automne de feuilles mortes, sont de merveilleux terrains de jeux pour les enfants de 7 à 77 ans.
Et, langoureusement, ils résonnent jusque dans les haïkus de saison :

 

tobbogan_dans_les_feuilles

 

Descente sur feuilles

Les toboggans en folie

Les enfants ravis !

 

 

 

IMG_4743

 

Au repos les feuilles

étendues et allongées

Sur un banc public


 

 

escalier_de_feuilles_au_parc


Jour d'automne au parc

Tapis ocre déroulé

Escalier de feuilles


 

 

cachette_parc

 

Sous-bois miniature

ma cachette dans le parc

Antre d'Halloween !

 

 

Ensuite, l'âge de raison véritable choit et nous les écoutons, ces feuilles mortes, les oreilles grand ouvertes.
Puis nous chantons avec Serge Gainsbourg, La Chanson de Prévert :

 

alt : Noomiz

 

 Et pour plus de feuilles mortes, c'est ICI !

 

3 novembre 2012

Le silence (KatyL)

Eva est une femme au premier abord qui semble sûre d’elle, or il n’en est rien, car à chaque fois que quelqu’un la blesse elle pleure ou dort très mal, se tourmente plutôt que d’envoyer balader le (la) responsable, puis elle prend sur elle et avance sans rien dire à qui que ce soit des réflexions, des vexations qu’elle subit.

Il y va de sa fierté un peu mais surtout du fait qu’elle désire avant tout la paix, et n’aime pas se plaindre.

Elle se dit souvent ça va passer, avance et ne répond pas. En faisant ainsi, elle ne dit rien non seulement aux autres des tracasseries qu’elle subit à tort mais aussi elle encourage en quelque sorte ses détracteurs qui de ce fait ont le champ libre pour continuer à lui dire ceci ou cela puisqu’Eva ne répond pas comme il faudrait au moment où il serait nécessaire de le faire.

Son mari est en colère contre elle et lui dit souvent :

-« Tu ne sais pas te faire respecter, on t’emmerdera toujours si tu ne sais pas te défendre ! »

Tant et si bien qu’elle a pendant des mois eu des soucis avec deux à trois personnes, et subi des critiques sur elle alors qu’elle passait son temps à s’investir dans une association de manière totale et bénévole, malgré le succès qu’elle rencontrait auprès des adhérents et du public, et que ses idées novatrices et bénéfiques pour l’association étaient sans cesse rabrouées et refusées, souvent par jalousie de son succès et surtout parce que les idées ne leur étaient pas venues à eux !! Elle n’a rien dit à qui que ce soit (à part à son mari) de toutes ces déconvenues, et un jour, lassée, elle  a décidé de quitter cette association qu’elle aimait pourtant car elle ne se sentait plus à sa place.

Alors elle eut à subir d’autres critiques plus virulentes de ceux qui ne savaient pas et qui ne la comprenaient pas, et de ceux qui étaient responsables de sa peine et de sa déconvenue et qui ont profité de son silence pour parler à sa place et dire n’importe quoi ! Mais il était trop tard pour Eva car elle n’avait pas su, pas compris que son silence parlait contre elle .

Il ne faut jamais laisser trop de place au silence, car il s’installe sournoisement, il emprisonne celui qui se tait, il l’enfonce dans un lit de  non-dits, et les gens qui ne savent pas et qui n’ont entendu rien d’autre que le silence peuvent se retourner contre vous, car ne rien dire est presque consentir, et en  tout cas aux yeux des autres « tout allait bien. »

Il faut parler, ne pas avoir peur de dénoncer les injustices, les torts, les critiques inutiles et les jalousies. Il faut s’ouvrir aux autres pendant qu’il est encore temps, cela peut faire évoluer la situation, et ouvrir la cage de la prison, car le silence est une geôle.

Eva en était là de ses réflexions sur le silence quand elle décida d’allumer la télé et de regarder « ceux qui savaient » sur la Shoah.

Il s’agissait du silence des alliés sur la déportation et le génocide du peuple juif, beaucoup de gens ont essayés de rompre ce silence qui a coûté tant de vies, cinq million huit cent mille morts !! Voilà ce que coûte le silence, il est assourdissant, il est la honte de l’humanité !! C’est le silence qu’il faut tuer !! Qui a dit :-« le silence est roi » ! Quelqu’un qui devait avoir quelque chose à cacher. ??

 Katy1           Katy2           Katy3                            

Je sais vous lui direz à Eva que le silence au milieu du tumulte de la ville est bon, mais il est de ces silences qui font un doux bruit au cœur, il y a toujours un oiseau qui chante, le vent dans les arbres, le tic-tac de l’horloge, l’enfant qui rit, le silence total n’existe pas dans la nature, seul notre mutisme nos non-dits sont d’un silence total !

Une fois le reportage terminé Eva comprit qu’elle parlera tout de suite désormais lorsqu’il sera nécessaire de réagir, que le silence ne l’enfermera plus de son ombre angoissante.

27 octobre 2012

Pardon (Joye)

Helvelle-crépue-Oreille-de-chat(merci à Google images pour l'image)

 

Je ne les ai pas vus venir,

Ces anges qui se sont glissés sous mes pas

Dans la nuit, dans les bois...

Leur chair luisante,

Le petit par devant, tenant son encensoir,

La grande portant l'Enfant.

Ensuite, le tambour,

Et l'oreille de chat tendue au fond du défilé.

Je ne l'ai pas vu venir

Ce petit pardon

Dans la nuit, dans les bois

De mon chagrin.

27 octobre 2012

Songeries champignonnières (Sebarjo)

Songeries

champignonnières

 

 

Souvenez-vous, il avait plu tout le week-end... et nous nous occupâmes comme nous pûmes, bercés par les marionnettes de Christophe...

Finalement, le miracle arriva. Après la pluie, le beau temps.

Quelques rayons de soleil épars nous chauffèrent l'échine ce lundi matin, jusque vers quatorze heures environ.

Et, après la pluie et le beau temps, les champignons.

Aussi dès que cela me fut possible, je chaussai mes bottes de survie et m'enfonçai dans l'épaisseur touffue de la forêt de Rennes. J'allais comme à la chasse - non aux papillons - mais aux champignons.

Et comme il avait plu plusieurs semaines durant précédant ce long week-end plus vieux de quelques jours, je fredonnai machinalement et incessamment cet air de Brassens :

 

alt : Noomiz

 

Au bout de deux ou trois kilomètres, mes lèvres épuisées formaient une sorte de cul-de-poule qui faisait le grand huit à moitié. Et surtout, j'avais suffisamment rempli mon panier de specimens assurément comestibles, se composant essentiellement de trois espèces aisément identifiables : coulemelles, petits violets et quelques bolets communs (ou pour les puristes : lépiotes, clitocybes améthystes et xerocomi communes). Nulle amanite panthère, nul tricholome tigré, nulle plutée couleur de lion et autres fongus félins félons n'y trouvèrent place. Et même si elle était plutôt savoureuse, la vesse-de-loup avait une bien trop grande gueule pour y loger !

J'en avais plein le panier mais également plein les bottes. Je ressentis un peu de lassitude et de fatigue, certainement dûes au manque d'exercice, au repos forcé par les récentes intempéries, poussant à l'enfermement et à l'immobilisme.

C'est alors que j'eus la chance et l'agréable surprise de trouver cette chaise pour cueilleur exténué ou promeneur bucolique :

 

chaise_pour_regarder_les_champignons__tataloeil_

 

 

Je m'assoupis quelques minutes réparatrices et, m'endormant finalement, me mis à rêver, sans pourtant avoir ingéré d'échantillons hallucinogènes, ces haïkus champignonesques :

 

 

 

Moucheron_champignon

 

Petit moucheron

Appuie sur le champignon

Vite, c'est l'automne !

 

 

panier_de_champignons

 

Les petits violets

couchés sur les coulemelles

Automne gourmet

 
 

La forêt de Rennes n'est peut-être pas aussi mystique et mythique que celle de Brocéliande, néanmoins, elle cache en sein bien des mystères !

 

 

La photographie de la chaise sylphide est de ©Tat' à l'oeil. Allez visiter son blog, cela vaut le détour !

 

 

alt : Noomiz

 

 

 

 

6 octobre 2012

Un petit Suisse des brouillards (Joe Krapov)

Bien que fort gracieuse, la guide touristique galopait gaillardement dans le brouillard épais de Garges-les-Gonesses et cela la faisait ressembler à une grande girafe quelque peu incongrue aux yeux des bradeurs matinaux. Dans son sillage elle entraînait six solides Suissesses qui sinuaient en silence parmi le bric-à-brac. Cette scène surréaliste était tout à fait contradictoire avec le proverbe qui insinuait ceci : « Quand une Suissesse rencontre une autre Suissesse, elles se racontent des histoires de petits suisses ».

Parmi les parapluies rouges, les crucifix rouillés, les tabourets vintage et les plaques émaillées vantant le Dubonnet, dans le grand vide-grenier de Garges les Gonesses, ces dames de l’Académie « Parce que je le Vaud bien », massées derrière la greluche en rose, cherchaient le Z. Il leur fallait mettre en effet, à leur dictionnaire du jeudi, un terme apothéosocratique. Par Zeus ! Il fallait voir comme elles retournaient la zibeline, malmenaient le zinzolin sur les étals, rêvaient de dénicher le baiser de Zézette, l'aspirateur de table de Zigmund, le boa de la grande Zoa et toisaient le zébu miniature qui avait orné autrefois le buffet d’un vieux zouave. La première d’entre elles, madame Colette, poussa soudain un cri qui les fit venir se masser autour d’elle.

 

DDS 213 Zofingue

- Venez donc voir ce livre, mes amies !

Tout le monde s’agglutina autour d’une vieille valise en imitation de peau de crocodile. Le brocanteur s’y méprit et crut qu’on s’intéressait au contenant plutôt qu’au contenu.

- C’est une valise historique, leur dit-il. Elle a appartenu à un missionnaire de Cochinchine, le père Rothschild S.J Il était à bord du Titanic quand celui-ci a fait naufrage.
- Peu nous chaut ! répondirent les Suissesses-drôlesses.

Elles formaient un groupe si compact que maintenant, manifestement, la traversée de la braderie allait être houleuse. La trouvaille passa de mains en mains, atterrit dans celles de Marie-Madeleine Trainmusical qui avait fait du théâtre dans son jeune temps.

- C’est le livre des chansons de Zofingen !
- Tourne les pages, Marie-Madeleine !
- Ce sont des chants patriotiques suisses et d’autres fantaisies des montagnes. Ecoutez celle-ci !
- Ne la chante pas, s’il te plaît. Derrière le brouillard, le ciel est menaçant mais il ne pleut point encore !
- Ca ne risque pas, commenta Sophie Sirupeaux. J’ai dans mon sac à dos ma cape de pluie fluo qui pèse trois kilos. Chaque fois que je l’emporte, il ne pleut jamais !
- Et moi je ne risque pas de chanter, se justifia madame Colette. Je ne lis pas la musique. Dis-nous les paroles, Marie-Madeleine. Avec le ton, s’il te plaît.

Un petit Suisse des brouillards

1
Dans sa trente-cinquième année
Le nain du cirque Barnaboum
Se mit à grandir soudain’ment.
C’était un phénomène dément
Que chantèrent dans maints pantoums
Quelques poètes forcenés

Vivent les gens de Zofingen
Qui adorent le mirobolant !

2
Ca s’passa sur un quai de gare,
Un matin, près de Paddington,
Alors qu’il attendait le train.
Il sentit d’abord que ses mains
Dev’naient raquettes de badminton.
Il trouva ça un peu bizarre.

Vivent les gens de Zofingen
Qui sont tous des as du volant !

3
Ai-je dit qu’il s’appelait Georges ?
Sous ses grands pieds un peu clownesques
Il lui poussa des talonnettes
Et, au niveau de la braguette
Un manche à balai gigantesque
Qui aurait plu aux filles des Forges.

Vivent les gens de Zofingen
Qui vont toujours caracolant !

4
Il grandit, grandit et grimpa
Si haut qu’il gagna les nuages.
Alors, d’un coup, il s’envola.
Tout le monde fit la hola
Quand on vit le nain des Alpages
Devenir un soleil sympa.

Vivent les gens de Zofingen
Qui sont souvent désopilants !

5
Gloire à lui et gloire à sa cuisse !
Là-haut, quand le soir il se couche
On a tous le cœur grenadine
Mais de dessous sa gabardine
Coule un miel vert qui vient, nous douche
Et rend plus belle encore la Suisse !

Vivent les gens de Zofingen
Qui aiment le sanguinolent !

Très émues, les dames de l’Académie se turent. Madame Colette, qui avait été bibliothécaire autrefois, chercha la date d’édition de l’ouvrage et trouva « 9e édition augmentée de 28 nouveaux morceaux. - Lausanne : Georges Bridel et Cie éditeurs , 1901». Elle sortit son porte-monnaie et dit au marchand :

- Vous le vendez combien celui-ci, monsieur ? On va peut-être vous le prendre.

Elles furent très étonnées de la réponse du vendeur :

-C’était durant une nuit sombre
Et impétueuse.
Nous étions alignés en nombre
Et la tueuse
Surgie de sinistres décombres,
Talentueuse
Exécuta son œuvre d’ombre
Et nous faucha.
Cinq euros !

L’affaire fut conclue. A l’issue de cette matinée gratinée où elles avaient déniché sur ce champ de bataille du passé tout ce qu’elles cherchaient depuis toujours, ces dames s’en retournèrent en Suisse achever leur dictionnaire. Elles n’oublièrent pas de rémunérer leur guide gracieuse mais non désintéressée, Mlle Isaure Chassériau qui leur avait vendu ce « Parcours du vide-grenier magique ».

- Et encore, conclut-elle en les quittant, ici ce n’est rien par rapport à la braderie Saint-Martin à Rennes !".
-
Sacrée Isaure ! Elle disait vrai comme toujours. Moi qui, depuis quinze ans, ai mis mes pas dans les siens pour trouver de la fantaisie dans la vie, je puis vous l’avouer, mes ami(e)s : avec elle, je suis servi !

DDS 213 Clécy

Image de brouillard sur la Suisse... normande (!) prise à Clécy (Calvados) le 21 juillet 2012

 

29 septembre 2012

Le bout du monde ! Ca y est ! Nous y sommes. (KatyL)

C’est ici indiqué sur  ce panneau, c’était bien vrai, la vieille femme avait raison.

Elle avait dit :

katy01la vielle femme    katy02 ses mains                              

- « lorsque vous serez arrivés au bout du monde vous ne pourrez plus faire marche arrière, vous aurez bien sur l’abri (la grotte) et l’eau (la cascade) mais vous ne pourrez plus partir de cet endroit, votre curiosité aura été trop grande, il vous restera  juste une chance, arrivés à l’endroit du panneau qui indique « bout du monde 1km sa grotte sa cascade » ne continuez pas, n’avancez pas d’un pas, faites tout  de suite demi-tour ! »

Je restai interdite devant cette pancarte, que faire ? aller voir au risque de ne pas revenir  et ne pas écouter ces balivernes de vieille femme folle, ou bien la croire et ne jamais voir cette merveille de cascade qui est une pluie de cristal (la plus haute sur terre) et la grotte la plus belle qui soit au monde !

 katy03 katy04 katy05

 Mon équipe de scientifiques de biologistes et de géologues prirent le parti d’avancer en riant.

Un de mes collègues et meilleur ami dont j’étais amoureuse depuis quelques mois me prit la main et me dit :

-« Viens Eva tu n’as pas fait tout ce chemin pour rester bloquée ici, tu ne vas croire à cette bêtise, je te dirai quelque chose de personnel lorsque nous serons seuls un instant dans la grotte, j’attendais ce moment pour le faire, viens ! 

 katy06 Bob   katy07 le baiser  

 katy08   sa photo   katy09 moi avant le départ

Je ne pouvais pas faire un pas de plus, il me serra dans ses robustes bras, il avait une odeur d’Homme (celle qui me faisait frémir) il m’embrassa sur les lèvres, je m’abandonnai à ce baiser, tout mon être en fusion avec lui, plus rien ne comptait au monde, plus rien autour de nous, je lui rendis son baiser, je ne pouvais me détacher, mais je m’entendis lui répondre :

-« Non Bob je ne veux pas avancer, j’ai peur je ne sais pas pourquoi je crois que cette femme a raison, nous ne reviendrons pas, tu sais très bien que les aborigènes d’Australie ont des pouvoirs surnaturels, elle voyait en nous et savait la fin de cette expédition,  elle m’a regardé si intensément, m’a serrée contre elle et a fait un signe dans le creux de ma main, pour me glisser à l’oreille , « tu seras la seule rescapée avec le guide Aranda, crois-moi et n’avance pas au-delà du panneau, petite. »

-« Ecoute, les autres sont déjà devant et vont m’attendre, j’y vais ! Ne traine pas trop ! le guide est juste derrière toi il cueille des baies, ou bien vous arrivez tous les deux avant la nuit à la grotte magique, ou bien tu rebrousses chemin avec lui, il saura te guider, il sait où est l’eau, il sait chasser, il porte des armes et la tente, il te ramènera en lieu sûr, je te le dis maintenant Eva « je t’aime depuis longtemps et je voulais faire ma demande en mariage dans la grotte sacrée, alors RDV soit dans l’autre monde , soit dans la capitale où tu sais »

Il m’embrassa encore avec fougue et partit d’un pas rapide rejoindre les autres.

Mon cœur cessa un quart de seconde de battre je pensais que je ne le reverrais pas, je ne sais pourquoi ? A cet instant mon guide Aranda qui se prénommait Zaly arriva il comprit en un éclair la situation, il me poussa en arrière et m’entraina avec lui sur le chemin du retour qui allait être très long et difficile.

katy10 katy11 katy12      zaly et le feu

Il avait prévenu les chercheurs qu’il les guiderait jusqu’au panneau mais il n’irait pas plus loin, pour lui c’est le territoire de la mort !

Nous mîmes 15 jours et une nuit à rentrer il trouva pour moi eau et nourriture, campa tous les soirs au pied de ma tente, il fit du feu et fut un guide  vigilant.

 katy13 katy14 katy15   le désert  

Nous ne revîmes jamais aucun des sept membres de l’expédition, aucun signal et lorsque les secours cherchèrent à retrouver le panneau pour leur porter secours personne au monde ne put retrouver cette pancarte et mon guide avait disparu dans la jungle Australienne.

J’en conclus, que pour être heureux il faut regarder à sa porte « la grotte » qui est en nous, et que « la cascade » est la vie qui coule.

 katy16la source   katy17 de retour chez moi

Je n’oubliai jamais Bob.                                        

25 août 2012

Dernière station avant le désert numérique (Joe Krapov)‏

J’irai, sous la cabane au toit de maroquin

Ramasser quelques mots échappés de ses pages,

Quelques lettres perdues tombées de ses étages,

Le petit matériau qui fait le grand bouquin.

 

Je ne vous promets pas qu’il vaudra un sequin

Le sonnet qui naîtra de mon présent courage

Mais, fidèle à la scène, au public, au mirage,

J’essaierai d’endosser le manteau d’Arlequin,

 

Je ferai le Gugusse au violon famélique

Et frotterai l’archet sur la corde, comique

Ainsi qu’un cigalon engourdi par l’hiver,

 

Obligé de danser, de compter ses pas, ivre

Et de faire rimer peu à peu chaque vers.

Voilà, c’est terminé, Fourmi, je vous le… LIVRE !

DDS 208 livre-cabane (MAP)

 

25 août 2012

Participation de Sebarjo

  

Grands-pères et jeux éphémères

 

Livre_parc

 

 

Dans un parc pour enfants, Pierre et Paul, tous les deux grands-pères, se retrouvent assis sur leur banc et discutent tandis que leurs petits-enfants respectifs jouent...

 

 

-Vous avez vu la nouvelle structure de jeux ? Ce livre qui dégouline de lettres ?

- Ah oui oui, très intéressant. Au lieu de faire des châteaux de sable, les enfants peuvent faire des pâtés de lettres. Comme nous dans le temps, avec nos plumes et nos encriers.

-Oui. Et c'est amusant, nul besoin de buvard. Mais ce qui est tout de même embêtant c'est qu'il faut savoir lire pour jouer maintenant ! Et que faites-vous des moins de six ans ??? Dites-le moi donc !

-Allons, ne vous emballez pas ! Il n'est pas du tout nécessaire d'avoir passé son bac à sable pour y jouer, voyons ! Ils peuvent très bien faire des pâtés de néologismes. Eh oui, tout simplement. Tenez, regardez mon petit François qui assemble deux K...

-Suis-je seau ! Bien sûr !. Nul besoin que l'on é-pelle les mots de sable qu'ils inventeront. Regardez ma petite Camille, elle vient d'écrire zrptji. C'est joli non ?

-Le problème c'est qu'ils ont mis du gazon anglais à la place du sable. Ce qui change les jeux d'écriture.

-Indeed... Mais en ramassant des lettres, les enfants pourront faire du désherbage (1) comme les bibliothécaires avec leurs livres...

-Tenez à propos... ce livre qui perd toutes ses lettres comme s'il se vidait de sa substance finalement... Ça me fait penser à quelque chose !

-Ah oui... Et de quoi s'agit-il ?

-Eh bien, tenez-vous bien... Je viens de lire qu'un éditeur en Argentine venait d'inventer le livre qui s'efface ! Exactement ! Dès lors que vous avez ouvert votre livre, les caractères disparaîtront complètement au bout de soixante jours ! Il perd ses lettres lui aussi ! Et en plus, ça se vend !!! C'est insensé, non ?

-C'est effectivement dingue ! Mais où donc avez-vous lu ça ?

-ICI ! Mais si ça vous intéresse, dépêchez-vous de le lire avant qu'il ne soit trop tard !!!

 

(1) Notez bien le deuxième sens du mot désherbage : Opération qui consiste à éliminer et à renouveler des collections, dans une bibliothèque.  Source : http://fr.wiktionary.org/wiki/d%C3%A9sherbage

 

 

 

 

8 septembre 2012

Participation de Sebarjo

 

Un dernier jour de vacances

 

 

Un_dernier_jour_de_vacances

 

  

Dans la cour flottait une odeur de pain grillé. Non. Brûlé. Et puis non. Soyons honnêtes, n'ayons pas peur des mots.

Dans la cour flottait une odeur de pain trop grillé parce qu'il avait cramé. Et en beauté. Une incinération terrible.

L'odeur flottante, écoeurante, étouffante, qui fleurait lourdement, s'échappait au dehors par l'embrasure béante des volets laissés ouverts. Et pour cause. A l'intérieur, on aurait pu faire un stage « premiers secours » de désenfumage. Une fumée blanche et épaisse envahissait toute la maison. Elle déposait pour des années à venir, son odeur pestilentielle dans les moindres recoins de chaque pièce. On s'était tous réfugié dehors, assis autour de la vieille table en fer forgé bien entamée par la rouille , à côté de l'arrosoir en zinc déglingué qui avait quand même servi à calmer les ardeurs du grille-pain, alors qu'il prenait littéralement feu. Il était temps car des flammes d'une hauteur déraisonnable avaient commencé à faire fondre la hotte qui avait formé, sous l'effet hallucinatoire de la chaleur, des sortes de stalactites plastifiées collant aux plaques électriques...

S'il n'y avait eu que ça, je me dirais : « on s'en sort plutôt bien, il n'y a que la baraque qui est foutue ! ... On a rien, on est entier !

Plus de pain grillé. Plus de petit déj', là dans ce décor idyllique. On aurait pu se croire dans une pub où tout est toujours parfait, si tout avait bien marché. Il y a cette chanson débile qui tourne en boucle dans ma tête « l''ami du petit déjeuner, l'ami Rico... » et m... !

Pas de café non plus. Coincé au fond du coffre avec les filtres, bien rangé, prêt à partir. Bien sûr, j'aurais pu tout redéfaire pour refaire, ça ne m'aurait pris que deux heures ! Oui bien sûr. Mais je l'avais déjà fait au lever. Une fois suffit ! A l'aurore, parce qu'on voulait partir tôt. J'avais tout déballé. Et là, c'était à cause du lave-vaisselle.

Hier soir, dernier jour de vacances. Impeccable, le ménage est fait, tout est nickel, l'évier qui brille nous éblouit presque. On se couche content, tout heureux, l'air con-con et satisfait, bercé par l'idée qu'on va retrouver son chez-soi le lendemain soir, avec ses petites affaires bien à leur place. On a même chargé la voiture, on est peinard pour demain. Avant de m'allonger avec mon livre tranquillement, je mets le lave-vaisselle en route : Lavage intensif 70° (y'a quand même une vaisselle de trois jours là-dedans !), départ différé 3 heures (pour pouvoir s'endormir sans supporter ses ronronnements alambiqués). 

Au réveil, avant la fumée épaisse du grille-pain, douche froide. Ce maudit lave-vaisselle n'a pas tourné. Je m'énerve dessus pour essayer de le faire redémarrer à tout prix, lorsque, crac ! La catastrophe. Le bouton marche/arrêt s'enfonce comme dans du beurre dans la façade polypropylenisée ! Y'a plus le choix, faut tout se taper à la main. Problème, le produit vaisselle est bien rangé dans le coffre et comme par hasard... bien au fond, bien en-dessous d'un bordel monstre ! Un petit sac étanche où on a mis des produits qui pourraient par malheur couler, donc bien isolés au cas où, dans un petit casier caché lui-même sous le tapis du coffre. On avait pourtant penser à tout. Je vide toute la voiture, je prends le produit vaisselle et passe toute l'argenterie en inox et la faïence en verre véritable en revue. Une tonne. Le lave-vaisselle était chargé à bloc. Ma femme essuie, les enfants rangent. L'union fait la force, on ne met que trente-six minutes. Une fois fini, je range tout. Ouf ! Je fourre tout en vrac comme un forcené parce que j'ai envie de boire un bon café et d'y tremper des toasts confiturés. Les enfants sont adorables, ils s'occupent de mes tartines. Je m'installe sur une chaise dehors en chantonnant ce qui désormais me harcèle, tout heureux tout guilleret. C'est là que la fameuse odeur a commencé à flotter...

Maintenant que tout a disjoncté, la famille et le compteur électrique à la fois, on attend. Pour l'état des lieux. Pour rendre les clés et laisser le chèque de garantie...

Jamais je n'aurais cru que ce dernier jour de vacances me semblerait aussi long...plus long que tout le reste du mois d'août.

Enfin, on a de la chance, il y a du soleil...

 

 

 



1 septembre 2012

Défi #210

Nous voici aux portes de la troisième saison ...

nous aimerions vous entendre nous conter un épisode particulier

 qui aura marqué votre été qu'il soit insolite, amusant, bizarre,

étonnant, surprenant ... ou bien tout simple mais marquant !

A vos plumes chers amis défiants !

Nous aurons grand plaisir à vous

 

alphabet-gif-012ire !

Toujours la même adresse : samedidefi@hotmail.fr

A tout bientôt !

 

 

11 août 2012

Vite vite, je suis en retard !!‏ (Djoe L'Indien)

Moi aussi j'avais, un temps passé, des "chaussures fontaines à sable" !

Elles sont quelque part là-bas au bout, sous le gros tas qu'on aperçoit.

DSC_3434

Parfois on trouve encore quelques personnes qui les cherchent

DSC_3453

Personnellement, j'ai abandonné...

Mais avouez qu'elles ont bien fonctionné, n'est-ce pas !

 

Je serai plus ou moins absent un certains temps, peut-être un petit passage à l'occasion si l'occasion se présente, alors à bientôt tout le monde :-)

PS : pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit de la dune du Pyla.

4 août 2012

Participation de Mamido

 

La clé

Papa, je n’ai pas retrouvé la clé du vieux pigeonnier. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé

Tu l’avais si bien cachée que même toi, tu ne savais plus dans quel endroit la chercher. Il faut dire, que ces dernières années ta mémoire te jouait des tours, elle s’était quelque peu … comment dire… embrumée.

Il y a longtemps, tu avais trouvé que l’endroit était devenu dangereux. Le plancher était vermoulu, ses planches disjointes, posées sur une charpente qui menaçait de s’écrouler. Tu nous en avais interdit l’accès et peu confiant en notre capacité à t’obéir, tu avais enfoui la clé quelque part. Et puis les années s’étaient écoulées, jusqu’à oublier ce qu’il pouvait bien y avoir dans ce vieux pigeonnier.

 

Lorsque cet hiver tu nous as quitté, il a bien fallu aller voir.

Ce n’est pas sans un certain émoi que j’ai grimpé la petite échelle de fer qui menait au palier du petit pigeonnier. Je me suis penchée sur la grosse serrure dont on a perdu la clé et par le trou, j’ai regardé. Tout était comme dans mon souvenir, rien n’avait changé et j’ai cru un instant que le temps s’était arrêté, j’ai soudain été projeté à la période d’avant que tu en ais perdu la clé. Un temps où j’avais douze ans et où j’allais me réfugier dans le vieux pigeonnier, comme toi avant moi lorsque tu étais enfant.

J’ai vu le grand fauteuil d’osier placé sous la lumière du petit cafuron* où je m’installais pour lire les livres que tu avais lu avant moi, au même âge et qui étaient rangés là sur l’étagère : tous les Jules Vernes, les Alexandre Dumas mais aussi HG Wells, E Rice Burroughs, Jack London… Et encore les illustrés : Zig et Puce, Les Pieds Nicklés, Le petit vingtième avec Quicke et Flupke… des trucs de garçons mais que je dévorais avec passion dans la douillette pénombre du petit pigeonnier.

 

Comme il fallait bien entrer, Simon, ton petit-fils a donné un grand coup de pied dans la porte et la vieille serrure a cédé. Nous nous sommes avancé avec prudence, chacun notre tour, sur le vieux plancher qui, malgré tes crainte, a tenu bon et supporté notre poids. Quand j’ai voulu les feuilleter, les vieux illustrés se sont effrités et mon cœur s’est fendu. C’était comme si tu t’effaçais un peu plus encore. Soudain, le courage m’a manqué. J’ai tout reposé pour m’en aller et là contre le mur près de la porte, j’ai vu le petit vélo blanc que tu m’avais offert, pour mes cinq ans. Je me suis souvenu de mon ingratitude à ton égard ce jour-là. Je n’avais pas pu cacher ma déception car j’avais imaginé qu’il serait rose…

Et alors là, au seuil du vieux pigeonnier, elles se sont enfin écoulées, toutes les larmes que je n’avais pas pu répandre au moment de ton décès.

 

*Cafuron : lucarne (parler régional, Rive de Gier, 42)</p

21 juillet 2012

Joe le miroir (Zigmund)

Joe le miroir

 Joe le miroir était le petit dernier d'une famille prestigieuse.

Fils d'un miroir de sorcière et d'une armoire à glace, il se montra rapidement fantasque, casse cou, brise fer et désespéra sa famille  plutôt "long fleuve tranquille".

Adolescent il s'essaya comme rétroviseur de mobylette, mais il en eut vite assez de regarder derrière lui. 

A l'âge adulte il excerça plusieurs métiers :

d'abord il démarrra comme miroir grossissant dans une parfumerie

puis, il continua sur sa lancée, comme miroir amincissant dans un magasin de vêtements.77510013_p

      Il aurait bien voulu être le miroir  vérité de la belle mère de Blanche Neige P1080676

 mais la place était déjà prise par un fayot qui n'avait pas mégoté sur les dessous de table.

Devenu l'ombre de lui même, il accepta d'être miroir d'angle dans le "trois miroirs" d'un ophtalmo mais il ne fit pas long feu  car "équateur" et "periphérie"les deux autres miroirs  le prenaient de haut.schema1

    

Puis il fut embauché comme intermittent du spectacle dans un labyrinthe de foire, mais là,  il se sentait isolé,à croire qu'avec l'âge,  il avait du mal à briser la glace...Spiegellab

Après de nombreuses années passées à réfléchir,  il partit en voyage rencontra bien d'autres miroirs (<> ) de tous styles et enfin  décida de prendre sa retraite  en Bretagne. 

 Les promeneurs s'étonnent de cette construction située dans la partie sauvage de l'ile de Houat.

C'est là que Joe a posé ses valises, pour devenir miroir à traverser...

Du haut de sa falaise, serein,  il regarde la mer...

Homme libre toujours tu chériras la mer...

 img060830_1544_copie_1

 

 

21 juillet 2012

ON NE VOIT BIEN QU'AVEC LE COEUR (Joye)

Miroir, miroir, pendu au mur,

Montre-moi la beauté sûre !

  mirror

Voici, madame, la beauté sûre,

Celle qui se trouve dans la nature !

~

Mirror, mirror on the wall!

Pourquoi ne piges-tu que dalle ?

Je voudrais voir dans cette glace

Une belle dame, comblée  de grâce !

 

belle dame

Celle-ci, madame,  est pleine de grâce,

De charme, d'esprit, et tant de classe !

~

 

30 juin 2012

Star-Spangled Défi (Joye)

 

JOYEUSE CONSIGNE

 

 

Le Défi du samedi fête son 200e défi

C'est un lieu de plaisir où il fait bon lire et écrire

Sieur Walrus et Miss MAP nous préparent des agapes

De consignes ravissantes et mises-en-page élégantes

Chaque samedi on peut lire les textes qui font plaisir

Et des commentaires par les autres signataires

Ça fait 200 samedis qu'on se régale dans ce lieu-dit

Je vous fais un gros bisou et dis « Merci pour tout ! »

 

23 juin 2012

Participation de Djoe l'indien

Il étaient loin, si loin...
Et cela faisait si longtemps qu'ils ne s'étaient pas vus !
Mais quand même, 50m. 10 heures de route, rendez-vous compte ! En y allant version "sportif", en plus.

Pourtant ils avaient fini par se décider.
- On fait moite-moite, cinq heures chacun, ça peut le faire, non ?
- Ok. On se rejoint où ?
- Près du petit tas de branches, à côté du lopin de salades. On aura le resto à côté comme ça.
- Ca marche, à tout à l'heure. Bonne route ma toute belle !
- Bonne route mon tout beau. Soit prudent, roule doucement, hein...
- Bien sûr, tu me connais !

Je ne voudrais pas vous lasser en vous contant le trajet, qui soit dit en passant n'eut rien de passionnant.
Même si j'aurai pu, pour le fun, imaginer mile et mille péripéties.

Quant à la discussion, c'est tout ce qu'il en reste.
J'ai bien essayé de savoir si ils désiraient un apéro, si ils préféraient la feuille de chêne ou la laitue, mais une fois retrouvés ils pensaient à autre chose qu'à m'écouter...

DSC_1702

info : j'ai trouvé de 3,5 à 50m à l'heure, mais le 50 me semble être une jolie bourde !

16 juin 2012

Coure à cloche-pieÏ / zéro ! (Joe Krapov)

120527 132

120527 136Le 29 mai dernieu la patronne et mai on allit bourlinguer dans la campaigne avec tout un troupiao de villotins comme nous. Un rallye, qu'on appeleu ça. Ce sont un arrachou d'dents et des ensegnous de Rennes qui organisent cet arpentaige de coins perdus de la Haute-Bertaègn. On se véhiculit avec nout' chârte jusque Broualan, au-dessus de Combourg, le villaige de Chateauberiand.



120527 002

Ma bounefame et mai, on nous collit dans l'équipe des « mignons troglodytes ». C'est pas qu'on marchit dans la grotte la darnière fois qu'on fut à Lourdes, c'est juste que c'est le nom d'un moiniao de par ici qui fait son fricotaige, son ménaige et son tapaige dans les bosquets du voisinaige. On posit des questions pour savair le nom de l'église, où ce que nichaient les cinq piscines du bled mais ni la servouze du bar, ni la coiffouze ni le plombier-zingou ne surent nous conteu où c'qu'était la plus longue avenue de Broualan.

 

 

 

120527 053

Tant pis ! Le troupiao s'ébrouit et une longue file de jouvenciaos forts en goule et de spécialistes du bavardaige s'allongit su' le chemin qui nous menit à la forêt. Ce fut un biao voyaige ! Le solai était d'la partie et toute la compagnie coiffit bientôt de biaos capiaos. On comparit son ramaige avec son piumaige, on batifolit et restit saige pendant un certain kilométraige. Au bout d'une heure, on entrit dans un bouès d'ormiaos. Et pis ao midi , ça gourgoussit là-deden ! L'heure de roûcheu ! On pique-niquit au bord de l'iao, près de l'étang de la Pompe.


120527 090

Ah la la ! Les bons bervaches avec lesquels le galipaod accompagnit les tours de pain, le viao fret, la paire et le fromaige. Ah le baio partaige. On bezit une darnière boléed'cidr' pour la route et à partir de là tous les arpentous eurent de l'abattaige ! Après le déshabillaige – pas pour le badinaige ou le mraivaudaige , juste que « i f'sait ti chaod d'un coup ! » –on traversit un ruissiao qui faisait barraige, on glissit dans la forêt sur un passaige pentu, sur un chemin bouillonouz, on cherchit le moine au moulin pis on arrivit au chatè du Landal. C'est là que je participis à la coure à cloche-pieï ! Veuridique !


A mi chemin, je renfilis ma choqe, nouis le laceu mais en repartant je me ramassis la goule de tout mon long, m'écorchis la piao, me cognis le g'nou et les coudes et c'est tout juste si je n'eus pas la cheminze en lambiaos et des bosses au visaige ! Quel sabordaige ! Coure a cloche-pieï : zéro ! Ah le nochu !

120527 154

Il n'empêche, malgré cette mésaventure, lorsqu'on dépouillit les questionnaires, le sair, à Combourg, au restaurant « le Romantic », grâce à la fable que j'aveu écrite et que je contis, nous autres les troglodytes mignons, on était les permiers ! Hissez les drapiaos, allumez les flambiaos ! A nous le tropheu !

Depuis, et jusqu'à l'anneu perchaine, je seus dépositaire d'une coupe véritablement hideuse qui trône au-dessus de mon buriao ! Et a c't'heure, je n'attends pus qu'une chouse : c'est d'y r'trourneu à la randonneu des étonnants baladous! Afin de me débarrasseu de c’t’horreur, je seus prêt à accumuleu les zéros, quitte même à r'tombeu par terre, par la faute à Voltaire, les nasiaos dans le ruissiao, faute à Jean Jacques Roussiao !


« Je seus pas un zéro, mes faux-pas me collent à la piao ! »qu'y chanteu, Balavoine ! Mai, je rêve de retourneu en faire un de faux-pas ! D'y r'tourneu... au gallo !

Publicité
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité