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Le défi du samedi
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4 février 2012

Sans le triple A, la langue s'en sort bien (Venise)

 

Un vend du nord
Couche les blés.
Enfin, l’espoir d’une moisson.
Le vent torride que nous redoutions et le ciel gris réduisent notre bonheur     
Puis une bulle de silence et le vent reprennent en vigueur.
Mes oreilles tintent, les moutons s’endorment.
Une mélodie monte des collines. Venise179 
Seigneur Dieu une sorcellerie peut-être !!
Le duveteux lit d’écorce sous mes pieds dessine une empreinte
Des minces feuilles de chêne pointent leur nez vers le sol humide.
Pour me tenir en équilibre et retenir le peu de joie
Je m’éloigne des pleurnicheries du vent .
Discrètement pour ne point réveiller les fleurs des pruniers
Je me lève pour chercher des yeux le frère des  routes.et des déroutes.
J’ignore ou je feins d’ignorer les émotions qui me submergent
Je sens le bois lisse sous mon poing je me recule derrière un rocher pour crier ton nom. IL m’est interdit de l’écrire
où es TU passé es tu encore dans le verger de mon père ?
Soit prudent, les serpents dorment sous les citernes.
Ne me touche point l’enfer nous guette !!!
 

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31 décembre 2011

Les êtres rouges (MAP)

 

 C'est ainsi

Les êtres rouges pouvaient supporter une chaleur intense car ils venaient de la planète CALOREX 23 !

Il leur fut facile de s’introduire dans les moteurs de l’avion après avoir abandonné leur engin orbito-spacial …

Leur mission était de coloniser la Terre en passant le plus inaperçus  possible !!! Deux émissaires avait été choisis !

A leur arrivée ils réussirent à se dissimuler dans les feuillages qui entouraient l’endroit qu’ils avaient choisi pour tenter leur première expérience.

DSCF4394 

 

L’un d’eux nommé « 154 z20 » osa une approche à découvert et mima une sculpture d’escalier afin d’observer l’environnement :

 Copie de DSCF4387

 

L’autre « M880 µ37 » réussi -à peu près- sa transformation en terrien :

 

 Homme rouge

Mais le plus dur restait à faire !!!

Nous étions encore à la belle saison mais bientôt la fraîcheur allait arriver …

 

Il leur fallait dès à présent envisager les changements de température…. Jamais ils ne supporteraient le rafraîchissement de l’automne, ni la froidure de l’hiver à venir …

« M880µ37 » se mit en liaison avec son chef sur CALOREX  23 : « Ktr Ktr Ktr !!!! JGDF ! NKRT ! MPOIW !!! »

 La réponse ne tarda pas à venir : « HITROP !!! HITROUYOP  BALDOUIK  PIF POF !!! »

Mais oui !!!!!!!!   

 La voilà la solution !!!!!

Daccord avec vous :   il fallait y penser !!!!!

24 décembre 2011

Surprise (MAP)

Dans le paquet-cadeau que m'a offert mon amoureux voilà ce que j'ai découvert :

Une machine à écrire-musicale pour me remercier d'avoir dactylographié tous ses écrits de l'année ! La voici !

 DSCF4603

Et puis Surprise des Surprises une photo de son épaule décorée ....

Allez j'ose vous la montrer :

.

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.

.

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 DSCF4601

Voyez comme j'ai été gâtée !

Hé,hé,hé !!!!

*

(La machine à écrire musicale provient du livre : Catalogue d'objets introuvables. Tome 2-Livre de poche. Editions Balland

Le bras vient d'un diaporama sympa dans lequel on peut insérer son nom)

21 janvier 2012

Quand je ne dors pas (MAP)

 

Chanson pour endormir son enfant 

  Les moutons

Quand je ne dors pas

Maman dit tout bas :

« Compte les moutons ! Compte les moutons ! »

Je réponds tout haut :

« C’est mieux les gâteaux ! »

 

Quand je ne dors pas

Maman dit : « Allons 

Compte les moutons, compte les moutons ! »

Je réponds  : « Mais non

C’est mieux les bonbons ! »

 

Quand je ne dors pas

Maman dit : « Allez 

« Compte les moutons ! Compte les moutons ! »

Je réponds : « Tu sais

C’est mieux les jouets ! »

 

Quand je ne dors pas

Maman dit très fort :

« Compte les moutons, compte les moutons ! »

Mais je n’aime pas quand Maman crie fort

Alors je dis « OUI ! » et puis je m’endors !

.......................

Petites filles, petits garçons

dormez sans comptez les moutons !

 

 

N.B. Cette chanson a été écrite par ma chère Maman et j'en ai composé la mélodie.

Je ne peux vous en faire écouter qu'un  petit extrait car j'ai un peu de mal avec micro et magnéto 

 ... et cela a été enregistré  à l'époque sur K7

Accompagnement guitare par Jacques Klein.


En cas de panne d'Onmvoice, voici le fichier mp3

compte_les_moutons2 

21 janvier 2012

Participation de Teb

2 h 12 : satané bouquin enfin terminé.

2 h 17 : les bras de morphée sont accueillants ;-)

3 h 45 : réveillée par une envie pressante. exécution…

3 h 50 : retour sous la couette… il fait bon ;-)

3 h 55 : se laisser glisser…

3 h 59 : se laisser glisser…

4 h      :  ↑ → ↓  …

4 h 02 :  ↓ ← ↑  …

4 h 04 :  ↑ → ↓  … la crèpe ! … jusqu’à

4 h 18 : des lunettes. un autre bouquin.

4 h 42 : pas raisonnable.

4 h 52 : pas raisonnable.

5 h 22 : auto administration de somnifère mécanique naturel.

5 h 28 : retour dans les bras de morphée

8 h 32 : réveil en retard...

purée, quelle nuit !

 

10jan2009 (14)

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26 novembre 2011

Minéral (Célestine)

desert

 



rup pur
niol   loin
elbas   sable
riopse   espoir
regayov   voyager
snoissap    passions
selarénim   minérales
serueirétni    intérieures
selbignarfni    infrangibles
selbaroxeni   inexorables
sriopseséd    désespoirs
ssessuoces   secousses
eisénérf   frénésie
semsaps   spasmes
ednom   monde
...tuhc   chut ...
...hhc chh...
..hc ch..


 

7 janvier 2012

Ouvrez œil !! (Venise)

Sous le noisetier, mes amis et moi avions battu les cartes, débattues de nos options pour 2012.

On avait tous établi une ligne de conduite droite et ferme au plus proche de notre vérité

Mais les bonnes résolutions ne se font pas du jour au lendemain !!!

N’avions-nous pas le temps de voir venir ?

Sans chichi To de go, comme un marcher qui doit se signer avec une poignée de main

D'égal à égal sans avoir besoin de parole d’honneur j’avais décidé bon pied mon œil d’ouvrir le bon en ce Nouvel An.

 Venise175

Mes bagages étaient faits pour l’année 2012.

Certes continuer à  plamotter ,éventiller

Mais pour combien de temps ?

Je ne pouvais pas bricoler de bonnes résolutions sans rendre les armes.

Le renoncement aux mélampyres pouvait être mortel.

Oublier la cannetille était déjà en soi un mauvais présage.

Quant à faire comme si je pouvais me passer de jamerose, là ça sentait le roussi.

Je devais plutôt différer toutes ses bonnes résolutions et attendre un signe du  LOPHOBRANCHE 

entre l’espoir et le désespoir, ce matin à six heures je m’assis sur un opoponax pour regarder le monde d’un œil neuf.

Et là j’ai eu l’idée que je n’avais jamais encore eue.

3 décembre 2011

« Un bébé ? Et moi, alors ?! » (Mamido)

 

 

Avec coeur

…Tel était le titre du mémoire professionnel de ma fille, Flo…

 

Dans le cadre de son métier de sage-femme, elle est souvent confrontée au désarroi des mamans attendant leur deuxième enfant.

« Comment rassurer les aînés quand ils ont peur de perdre notre amour suite à l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur ? » s’interrogent-elles. « Comment leur faire comprendre qu’on les aimera toujours autant ? »

 

Flo prend alors son feutre du plus joli rouge et dessine de beaux cœurs que les mamans pourront reproduire pour leurs enfants afin de leur faire comprendre que leur amour ni ne diminuera ni ne disparaitra à l’apparition du nouveau venu.

Ces dessins montrent que le cœur de la maman ne se partage pas en parts de plus en plus petites, au fur et à mesure que les nouveaux arrivants entrent dans la famille, comme seraient tentés de croire les petits jaloux. Mais, qu’au contraire, il a la capacité de se nourrir de cette nouvelle affection à donner et devenir de plus en plus gros afin que chacun puisse continuer à y puiser la part qui lui revient, quelles que soient les modifications familiales.

Flo a, je n’ai aucune peine à la croire, de très bons retours des mamans qui ont donné cette explication à leur aîné inquiet.

 

Oserais-je vous l’avouer ? Mon cœur de mère est gonflé d’amour et de fierté pour sa fille qui ne se contente pas d’être une professionnelle de la santé utilisant les gestes techniques avec une froide et précise compétence.

Et comme je suis heureuse de me rendre compte qu’elle y engage également toute son attention, sa bienveillance, son humanité, en se préoccupant du bien-être de la maman et du bébé non seulement lors de la naissance mais aussi après leur départ de la maternité. Qu’elle fait en sorte que ce bien-être puisse s’étendre également à tous les membres de la famille afin que l’accueil du bébé à la maison soit le meilleur possible.

31 décembre 2011

La Marche de la honte (SklabeZ)

L’un est noir, l’autre est blanc.

Le premier a pour petit nom, Herman. C’est le magnat de la Pizza ! Malgré un nom de famille associé au génocide du quart de l’humanité (son glorieux ancêtre patronymique n’a-t-il pas assassiné son frère Abel ?), Herman avait tout pour plaire et était favori des sondages.

Cet élégant aux cravates dorées qui, comme il dit « ressortent bien sur une belle peau noire » a très vite commencé par se prendre les pieds dans le tapis.

Il annonce, sans rire, que c’est parce que c’est Dieu qui le lui a demandé (sur son biGOPhone* je suppose), qu’il s’est présenté à la course à l’investiture républicaine.

Dans la foulée il s’attaque aux musulmans américains, dont plus de la moitié, assure-t-il sont extrémistes, et il jure qu’il ne prendra jamais de musulmans dans son cabinet s’il est élu. Il s’en excuse par la suite, mais le mal est fait.

En matière de diplomatie ce n’est pas ça non plus. Il surprend son monde en séchant étrangement sur la Libye dont il ne semble rien connaître.

Mais le plus dur est à venir. Accusé de harcèlement sexuel par personne ayant autorité, comme on dit en France, il nie et rejette tout en bloc. Elles sont pourtant plusieurs anciennes salariées, à l’accuser, preuves à l’appui. Il nie toujours le harcèlement mais finit par admettre qu’il a exercé des « avances non voulues »…

Notre Herman n’a plus la frite !

 

L’un est noir, l’autre est blanc.

L’autre c’est Newt, ou Newton si vous voulez, il n’a pourtant inventé ni la pomme ni la gravité.

Un favori lui aussi et il a de la bouteille, lui ! Un vieux de la vieille et fortuné. Francophile, surnommé « le Français », difficile à assumer par les temps qui courent aux USA (depuis un certain discours de Villepin à l’ONU). Un peu trop le melon quand même, il se compare volontiers au Général de Gaulle et à Ronald Reagan.

Comme ses potes GOP, Newt aussi traîne quelques casseroles. Il déclare que les Palestiniens sont des « terroristes » et un peuple « inventé ». Il qualifie de « stupides » les lois sur le travail des enfants et conseille d’embaucher les élèves pour faire le ménage dans les établissements scolaires.

Il a été trois fois marié et deux fois divorcé : un C.V. plombé dès le départ dans cette Amérique que d’aucuns qualifient de puritaine. Lorsqu’il était président de la Chambre des Représentants, « The House » qui forme avec le Sénat, le Congrès américain, il a été contraint à la démission après une amende pour manquement à l’éthique.

Alors qu’il était loin d’avoir eu lui-même une conduite irréprochable, Newt fut celui qui, en tant que président de la Chambre, mit sur pieds la fameuse procédure « d’impeachment » à l’encontre du Président Bill Clinton. Bill était accusé de parjure et d’obstruction à la justice dans l’affaire Monica Lewinski, la stagiaire de la Maison Blanche.

Tout comme pour Herman, le soufflé Newt s’est dégonflé et est rapidement retombé.

L’un est noir, l’autre est blanc, mais ils sont maintenant réunis dans la même turpitude qui les a tous deux badigeonnés de la même couleur, la couleur rouge, celle de la honte.

SklabeZ174Ces deux frères de couleur quittent la scène, réunis dans la même marche de la honte, leur « perp walk » en somme, sous les flashes et les regards réprobateurs de leurs ex-admirateurs.

Ils quittent la scène, cette scène politique dont ils pensaient bien se servir pour les propulser en tête de la course à l’investiture républicaine.

C’est bien connu, une apparition dans une « perp walk » est quelque chose dont on ne se remet pas…

Et comme les premières échéances arrivent vite, très vite (le Caucus d’Iowa du 03 janvier donne la tendance et est souvent décisif) c’est très mal barré pour eux. Il va falloir qu’ils renversent des montagnes pour se refaire une virginité. Eh ben ! C’est pas gagné !

 

* : Le parti républicain aussi appelé GOP pour Grand Old Party

31 décembre 2011

La ressemblance (Mamido)

Mamido174

… Tu vois, maman, ce qui m’a séduite chez Patrick, c’est son visage taillé en lame de couteau qui lui donne cet air si racé… Et puis, avec sa grande taille, reconnais qu’il en impose ! Quand il se déplace, sa silhouette élancée domine toutes les autres.
Et regarde comme c’est attendrissant de voir notre fille à ses côtés. Elle lui ressemble, c’est troublant !

Oui, c’est bien vrai qu’elle lui ressemble comme deux gouttes d’eau !
Dommage qu’elle n’ait hérité de son père que des détails physiques qui ne la rendent guère féminine. Ce visage anguleux, cette taille qui la fait dépasser de la tête et des épaules tous les garçons qu’elle rencontre. Elle arbore même cet air dédaigneux qu’il trimballe partout et qui m’a toujours agacée. Et en plus, ils ont tous les deux cette peau qui a le défaut de rougir au soleil et leur donne ce teint rosbif qui, tu l’admettras, n’a rien de seyant pour une jeune fille !

Tais-toi, maman ! Je sais bien que tu n’as jamais digéré que je me marie avec  Patrick. Mais ce n’est pas une raison pour passer ta rancœur sur ta petite-fille en la dénigrant de cette façon …

10 décembre 2011

Hasard ou destin ? (Mamido)

Mamido171

 

Lili a douze ans. Elle participe à la communion solennelle de sa cousine Babette.

En fin d’après-midi, au moment du mousseux et de la pièce montée, débarque une bande de joyeux lurons. Ce sont les copains d’Ecole Normale de Jean-Phi, le frère de Babette, qui viennent le récupérer pour une virée nocturne. Parmi eux, Christophe, un beau blond de dix-huit ans. Avant de s’en aller, les garçon animent un moment la fête de leur bonne humeur exubérante et trinquent avec la famille.

Ni Lili, ni Christophe ne se souviennent l’un de l’autre mais tous deux gardent un souvenir vivace de cet instant.

 

Hasard ou destin ?

 

Quelques années plus tard, Lili va chercher son frère au portail de l’école primaire. Jeannot ne tarit pas d’éloge sur son enseignant. Le maitre du petit garçon, c’est Christophe.

 

Hasard ou destin ?

 

Babette et Lili sont en Première et au bal du lycée, elles dansent toute la soirée.

Tandis qu’elles s’amusent comme des folles, Jean-Phi et ses copains, dont Christophe, trouvent cette soirée ennuyeuse et les filles bien trop jeunes. Après un dernier verre à la buvette, ils décident de partir s’amuser ailleurs.

 

Hasard ou destin ?

 

Lili a dix-neuf ans. Elle est institutrice. Elle débarque dans une école primaire afin d’y remplacer la maitresse du CP, en congé maternité. Christophe enseigne au Cours Moyen, dans la même école.

 

Et voilà qu’ils se plaisent au premier regard et se mettent à bavarder comme s’ils se connaissaient depuis toujours. C’est au hasard de leurs discussions, qui deviennent au fil du temps de plus en plus intimes et passionnées, qu’ils mettront à jour leurs précédentes rencontres communes.

Ces rencontres ne semblent avoir eu lieu que pour préparer celle qu’ils sont en train de vivre afin qu’elle soit la plus réussie possible.

 

Ils sont mariés depuis trente-six ans maintenant.

C’était leur destin, semble-t-il…

 

31 décembre 2011

MARTIENS GO HOME !! (Venise)

  

            Les tentatives de débarquement des martiens ont toujours été plus ou moins contrariées.

 

            Les deux pionniers sans âge s’étaient  retrouvés  au dessus d’une ville.

            Tout ce voyage pour ça ? dit l’un deux

            On dirait notre planète rouge.

 Planète rouge

            L’autre inquiet »j’ai perdu pendant le voyage le cristal qui songe « 

            Et moi la clé laxienne.

On va passer encore pour des nuisibles !

Quel intérêt y-a-t-il à passer pour des êtres raffinés devant ces singes. ?

Comme l’un deux tendait l’oreille qu’il n’avait pas

L’autre entendit au fond de la ville une porte s’ouvrir.

Trois antilopes roses s’étaient échappées d’un vaisseau

Les deux lunes  se levaient maintenant dans le ciel.

Arrête de me marcher sur les pieds cria le premier

Pauvre idiot tu n’as pas de pieds !!

L’un lui mit une baffe et cela fit un bruit de casserole, dans la vallée.

Ça t’apprendra à tracer notre route avec le routard galactique.

24 décembre 2011

Cadeau de Noël (Célestine)



71244492[1]Tiens? Qu'est-ce que c'est? Un cadeau?  J'ouvre. Et je vois...
Une petite boîte en fer blanc. Une boîte toute simple. Pas livrée par camion. Pas arrivée par la poste. Trouvée là, simplement posée sur le paillasson , devant l'entrée, parmi les folles herbes enluminées de givre, sous les regards frileux du chat de la maison.
Dans la boîte, rien de connu ou d'attendu. Pas de supercalifragilistique cadeau numérique pimpant et clinquant. Juste une petite baguette de bois. Une baguette de bois toute simple.
En regardant de plus près, c'est un crayon. Un joli crayon tout simple.
C'est un crayon qui dessine tout seul. Il sait dessiner des choses très difficiles: il dessine l'arc en ciel sur le pourpre profond d'un soir d'orage, une fontaine d'anges aux grelots de cristal. Il dessine le silence suspendu aux lèvres du temps, à ce moment divin où Mozart vibre encore et où le silence déchire les ors et le velours incarnat de Pleyel. Il sait dessiner aussi le sein pâle de la jeune fille qui palpite à l'émoi du printemps, le vertige que l'on éprouve au pied des cathédrales, la splendeur des glaciers, des déserts et des villes, les parfums et les sons , les larmes qui perlent, les rides qui parlent, la main qui se tend, et le premier cri d'un nouveau-né dépliant ses poumons comme un coquelicot. La moire et le velours, le croquant et le fondant. Tant de choses belles et douces et ineffables.
Il dessine, mine de rien, toute la magie que chacun accorde à l'existence. 
J'ai pris le crayon, et il a écrit tout seul ce que je voulais vous dire depuis longtemps, pour vous tous, qui êtes à l'extérieur de moi et pourtant faites partie de moi, comme je fais partie de vous, ces trois mots, les plus beaux du monde:

 

 

 

JE VOUS AIME!

 

 Ceci est un message personnel à chacun d'entre vous, qui me lisez et m'apportez en retour tant  de bonheur  et de vous-même  à travers vos écrits. Passez le plus beau et le plus doux des Noëls.

24 décembre 2011

Défi du cadeau de noël (KatyL)

                                             Noël 1                                                    

En fait le plus beau des cadeaux étant la vie ,

je ne pouvais pas  trouver de plus beau cadeau
même si parfois la lutte pour vivre est difficile pour beaucoup d'entre nous Noël 2
même si la route est jalonnée de déceptions et de pleurs
la vie, c'est aussi la joie, la nature si merveilleuse, l'amitié, la culture...la musique , la peinture..l'amour des autres.....
et tant de choses sont un enchantement perpétuel, jusqu'aux chants de oiseaux...
chaque jour que l'on vit.
Alors juste quelques photos pour vous en cadeau ce soir.

Bonnes fêtes à tous                    Noêl 3
KatyL

10 décembre 2011

Message de KatyL


Mes chers amis
Il n'y a pas de hasard à ce que je ne puisse faire un texte sur ce sujet
je suis trop prise ailleurs!!
Si par hasard vous venez en Lorraine vous verrez bien !! :-)
Je me hasarde à un pronostic que Walrus aura fait plus court que moi ??? ;-)
BISOUSSSSSSSSSSSSSSsssssssssssss
KatyL

(PSSSTTTTT !!!!  Ici MAP :  Et si KatyL est  trop prise ailleurs c'est parce qu'elle expose actuellement ses magnifiques tableaux au Château de Graffigny à Villers les NANCY )

En voici quatre choisis "au HASARD" :

Les LIVRES               Librairie

Les oiseaux en hiver                  Vase Ecole de Nancy et fleurs

 

 

26 novembre 2011

Participation de KatyL

Katy169

LA LOI DU SILENCE

 

Eva se lève et sa tête lui tourne, elle a encore pleuré une partie de la nuit et toujours pour la même raison : « LUI » !

Elle en a assez de ne rien dire à personne, tout le monde croit que son couple est formidable, elle s’est toujours tue, depuis plusieurs années il est enfermé dans son corps et dans sa tête, pour des raisons familiales indépendantes d’elle, mais qui lui on rendu la vie impossible, il la fait souffrir alors qu’elle n’est pas la cause de sa dépression, et qu’elle fait tout pour le soutenir.

Pourquoi se taire ???

Est-ce à cause de sa peur du quand dira-t-on ?? Ou plutôt d’une forme de pudeur ? Ou bien parce qu’elle aime s’inventer des belles histoires  et qu’elle préfère faire envie que pitié ?? Ou bien parce qu’un jour il a dit :
-« tu n’as pas à parler de nos affaires aux autres, tout le monde fait semblant, tout le monde vit des histoires de couple plus ou moins merdiques, regarde autour de nous, combien de gens ont l’air heureux ? Combien de gens semblent s’aimer ? Combien de gens s’embrassent ? »
-« sans doute dit Eva, nous ne sommes pas obligés de grossir les statistiques, peut-être pourrais-tu faire un effort ou un pas vers moi, cela serait si simple et NOUS nous serions heureux au moins !! Cela te semble impossible ? »
-« je ne peux pas me forcer à t’embrasser, je n’ai pas de déclic, je n’y pense pas, et ce n’est pas obligatoire non ? »
-« vu comme cela c’est sûr, pas d’obligation là dedans mais un besoin, moi j’ai besoin de tes bras de tes lèvres et de sentir ta peau de temps en temps, je n’ai besoin d’aucun déclic particulier , je te regarde, je t’aime tout me parait simple, j’ai envie de t’aimer et de te le montrer de temps en temps, je dirais même souvent, mais ton air renfrogné et tes bras fermés, ce bloc que tu fais en permanence, ces rejets de ma personne

…/…, tu sais que cela me fait souffrir, on pourrait en parler au moins »
-« en parler à qui ? »
-« tous les deux, ou à un psy ou à quelqu’un d’autre de nos amis ou famille pour ouvrir un dialogue »
-« t’es givrée ma pauvre fille ! Tout le monde s’en fout ! Et puis je ne suis pas malade, je suis comme je suis c’est à prendre ou à laisser »

 Katy1692

-« mais enfin chéri, tu étais différent avant tu aimais les câlins, tu étais fantastique je t’assure, tu me manques beaucoup, la tendresse pour un couple c’est bien de temps en temps non ? »
-« j’en ai pas besoin moi ! On ne peut pas vivre tout le temps comme des jeunes de 20 ans en lune de miel !»
-« Non, ce n’est pas ce que je te demande du tout dit-elle. Bon,  écoute, on va parler par image, pour nous,  tu verrais quelles solutions à ma souffrance et à  ton indifférence permanente ? »
-« je vois deux portes dit-il, une ouverte et je pars et on en parle plus, l’autre est ouverte mais tu ne me casses plus les pieds, je suis ainsi et c’est tout ! Je ne sais pas quand je pourrai être à nouveau câlin et avoir envie de toi, je reste ainsi et voilà ! je n’y peux rien !»
-« non dit Eva , il y a une troisième porte , celle où nous pourrions nous retrouver tous les deux exactement comme avant « amoureux », pour cela il faut sans doute parler et parler , comprendre pourquoi tu t’es bloqué à double tour, et comment en sortir de manière à être heureux tout simplement »
-« les femmes vous êtes trop compliquées, vous voulez tout, je fais le jardin et je passe l’aspirateur, en voilà des preuves d’amour !! »
-« Je ne crois pas dit Eva, cela,  c’est un coup de main, le partage du travail ou des loisirs, aimer c’est autre chose »
-« des loisirs on en a, on fait plein de choses ensemble NON ? Tu me fatigues ! Si je ne t’aimais pas je ne ferais pas cela, et tais-toi ! On a trop parlé j’écoute la télé, il y a des résultats sportifs, ça m’intéresse plus que ton mur des lamentations ! »

Eva alla dans la cuisine et se mit à cuisiner encore un bon petit plat, mit une jolie table, arrangea les fleurs.. Elle soupira beaucoup….Puis elle dessina un cœur qu’elle mit à côté du bouquet pour lui…Ensuite elle alla dans la salle de bain se mettre une retouche de maquillage de manière à être lumineuse en face de lui à table, et elle lui dit :
-« le repas est  prêt chéri »

Il vint s’assoir, ne vit pas qu’Eva s’était remaquillée, mais il vit le cœur, il sourit, la regarda et dit ceci :
-« tu es une vraie gamine !! A quoi ça sert ces trucs-là, les autres femmes ne font pas cela, elles ne demandent pas de bisous non plus, avance et cesse de te poser des questions et de m’en poser  »

Elle savait qu’elle avait perdu une fois de plus la bataille qu’aucun mot n’était arrivé à son cœur fermé, qu’il fallait encore se taire et se taire….les femmes l’ont fait pendant tant de siècles !
Mais Eva était une combattante et elle savait qu’elle reviendrait avec d’autres mots pour essayer d’ouvrir son cœur et ses bras, car elle savait l’odeur du bonheur et voulait le retrouver avec lui, et personne d’autre.

Katy1693

 

26 novembre 2011

Nuit d'été sur la terrasse (Mamido)

Nuit d'été

Le sursaut vibrant du réfrigérateur et du congélateur lorsqu’ils déclenchent à intervalles plus ou moins réguliers…

Le bourdonnement de l’ordinateur sous tension…

Le grésillement du néon au-dessus de l’évier de la cuisine et celui des lampadaires allumés dans la rue…

Le tic-tac de l’horloge et le tintement des heures qui s’égrainent, lentement…

Un train qui entre en gare, dans la ville, là-bas…

Le flot incessant des voitures qui circulent sur le viaduc de l’autoroute, à deux kilomètres d’ici…

Le bruit sourd des pilons et le martèlement des presses qui montent de l’atelier en-dessous…

Une mobylette qui passe sur la route en pétaradant…

Le hennissement du cheval dans le pré du voisin…

Le hululement de la chouette, dans l’arbre à côté…

Le déplacement du hérisson dans les buissons, tout près…

Le vol des insectes qui  finissent en grillant dans la lampe allumée du salon…

Le ronronnement du chat, étalé sur le carrelage, à mes pieds…

 … Allongée sur une chaise longue, dehors sur la terrasse, dans l’obscurité, je guette la venue d’une hypothétique fraîcheur et, en attendant, je goûte le silence paisible de cette chaude nuit d’été.

26 novembre 2011

La montagne (MAP)

 

 Montagne

Une montagne se désespérait

et malgré son cœur de pierre

pleurait un torrent de larmes !

 

-Qu’as-tu donc belle rocheuse

et pourquoi tant de tristesse ?

 

- C’est que mon écho est muet

il ne veut plus résonner

depuis que cela s’est passé !

 

-De quoi donc veux-tu parler ?

-Explique moi, grande montagne !

 

-Eh bien c’était en hiver

j’avais mis mon habit de neige

celui qui est bien épais

qui me réchauffe et me protège.

Un homme armé d’un fusil

a fait feu un jour de folie

pour amuser ses amis

et mon grand manteau a glissé,

 emportant tout sur son passage

éteignant les cheminées

qui parfumaient la vallée

faisant taire à tout jamais

les voix, les cris et les rires

que je me plaisais à entendre

et bien sûr à  renvoyer

grâce à mon écho joueur …

 

Maintenant c’est le SILENCE

même les oiseaux ont fui …

 

-Si tu veux belle montagne

sache que je compatis

et qu’ainsi je fais écho

à la peine qui est tienne !

26 novembre 2011

CHUT ! (Venise)

Venise1691

CHUT

                Le Marchand de sable est passé

                Dors petite sœur Dors.

                Ensuite, on verra.

Dehors le monde a froid, il grouille hurle et siffle sur les collines.

                               Chut

                Le marchand de sable est passé

Venise1692

Dors petite sœur dors.

Ensuite, on verra.

J’enferme derrière les fenêtres les aboiements des chiens

En bas les écarts entre les arbres permettent au vent de frapper les façades

Les mains des étoiles naines s’abattent sur le dos des cartables vomissant livres et cahiers.

Les vitres volent en éclats

Le marchand de sable est passé

Dors petite sœur dors

Ensuite, on verra.

Je mets les mains sur tes oreilles et je regarde la lune brouillée à peine par de minces nuages.

ça fait comme un bruit de tambour quand on tape

Et j’ai envie de déguerpir comme un lapin au son du cor de chasse.

J’ouvre les yeux sur l’ennemi comment faire autrement.

Le claquement des castagnettes des semelles de bois le gigantesque grondement des trois cent bombardiers et avions de chasse qui portent la mort dans le ventre.

CHUT Le marchand de sable est passé.

Venise1693

Dors petite sœur dors

Ensuite, on verra.

 

Un dimanche de couvre-feu de terreur, de violence et de dégoût avec en prime la tendresse des mères piétinée.

CHUT

Le marchand de sable est passé

Venise1694

Dors petite sœur dors

Ensuite, on verra.

Ne cherche pas le grand réveil

Ce n’est pas le début de la vie

Je traque pour toi les merveilleux sortilèges qui président à ta naissance

Le craquement du bourdon sur les fleurs d’églantiers

En attendant les belles ondes du vent, des morceaux de ciels nous tombent sur la tête

Chut

Le marchand de sable va passer dors petite sœur dors ensuite, on verra

Venise1695

19 novembre 2011

Baptême (32Octobre)

69943174[1]

Enfin, la liberté !

Pas trop tôt.

Vous avez raté la cérémonie de mon lancement.
Je suis sûr que vous ne me croirez jamais.

Camille est monté sur le toit… au risque de se rompre le cou… m’a déposé délicatement dans la gouttière… m’a donné une petite poussée… j’ai eu peur… j’ai piqué du nez… pardon de la proue dans un tunnel, noir et sans fin…

Et me voilà ! Même pas froissées mes voiles.

Je suis Fringuant, le petit navire de Camille.

Camille, il a passé son après-midi à me fabriquer moi et mes collègues…

Attention ! Il va falloir que je me pousse… ils arrivent !

19 novembre 2011

Je ne sais pas nager ! (KatyL)

Ce n'est pas comme mes amis les oiseaux qui vivent
dans les étangs autour de chez moi....(photos prises par moi au fil de l'eau).


Photos K 1


Regardez comme Ils s'en donnent à coeur joie!!
les canards, les hérons, les cygnes, les oies d'Egypte et j'en passe...



Les petits bateaux des pêcheurs peuvent passer, les oiseaux ont pris les poissons avant eux!
Photos K 2
Voilà je voulais juste vous envoyer des images des étangs de mon village..
Photos KatyL 3 Photos KatyL 6 Photos KatyL 5
J'envoie par petit bateau en papier un signe à tous.
Bisous
katyL

 

5 novembre 2011

C’est par la fenêtre qu’on sort… (Adrienne)

C’est par la fenêtre qu’on sort un panier au bout d’une corde, quand on habite les vieux quartiers de Naples.

Dans le panier il y a la clé de la porte pour que le visiteur puisse entrer chez vous. Ça vous évite de descendre et surtout de remonter jusqu’à votre appartement qui est au second sans ascenseur. Surtout que vous êtes encore en robe de chambre à onze heures passées et pas encore coiffée.

Dans le panier, il y a le portemonnaie et la liste des courses. La gamine d’à côté se fera un plaisir d’aller vous acheter le sel, le sucre ou la farine qui vous manquent pour le repas de midi et ça vous évitera de devoir sortir. C’est bien pratique vu que le petit dort justement ou que votre soupe est en train de bouillonner doucement sur le fourneau à gaz.

Vous descendez aussi le panier pour le facteur. Pour les marchands ambulants. Pour dépanner la voisine du dessous. Il n’y a qu’à crier : la fenêtre est toujours ouverte sur la rue.

Personne n’utilise le bouton de la sonnette. D’ailleurs il y a longtemps qu’elle ne marche plus.

En bas, dans la rue étroite et bruyante, une touriste s’est arrêtée, le nez en l’air. Vous voyez bien qu’elle admire votre ingéniosité. Vous échangez un sourire puis vous retournez à vos fourneaux.

RUE

5 novembre 2011

Par la fenêtre (KatyL)

katy1661

Un soir juste avant noël alors que j’avais décoré toutes mes fenêtres de guirlandes et bougies, de lutins et boules multicolores, je sortis pour voir dehors l’effet produit de mon « œuvre »  et sa luminosité….

J’avais aussi installé des petits sapins en pots sur toutes les marches des escaliers extérieurs avec des étoiles lumineuses et de la fausse neige….

Je descendis remplie de joie comme si un heureux évènement allait s’annoncer.

Je fis bien attention de ne pas marcher dans ma neige artificielle, comme il faisait un peu froid je m’étais recouverte d’une cape en laine tyrolienne bien chaude..

Je me postai devant la maison derrière la grille bleue, et je regardai chaque détail comme une petite fille.

J’étais seule à la maison ce soir-là, d’une manière inhabituelle, mes enfants étaient ailleurs, mon ami aussi.

Je pensais quel dommage que je sois seule car j’aurais voulu guetter sur leurs visages les émotions devant cette féerie, « s’ils avaient pu être là me dis-je » mais ce n’était pas possible !

Je regardai avec insistance la fenêtre du salon lorsque le rideau en organdi se mit à bouger, intriguée je pensai à un courant d’air, lorsque je vis passer comme une petite silhouette blanche brillante!  Quelle émotion pour moi !

Je m’approchai doucement pour voir à l’intérieur de chez moi mais je ne vis rien ! «Sans doute les reflets de la lune qui brille si fort ce soir » me dis-je.

Puis contente de mon travail, je décidai de rentrer.

En arrivant dans mon salon, je regardai cette fenêtre cette fois de l’intérieur tout était normal, la maison sentait bon le sapin décoré, le cristal du lustre brillait plus que d’habitude…le téléphone se mit à sonner, je n’attendais pas de coup de fil, quelle ne fut pas stupéfaction en reconnaissant la voix de ma petite sœur qui me dit : « j’ai une grande nouvelle à t’annoncer plus tôt que prévu , je viens de mettre au monde un petit garçon je l’ai nommé Baptiste, il est né avec un mois d’avance, mais tout va bien, le 1er coup de fil que je passe c’est à toi, en regardant par la fenêtre de ma chambre (à peine revenue depuis une heure de la salle de travail, contemplant mon petit ange) j’ai vu passer dans le ciel comme une petite étoile filante et j’ai eu envie de partager cet instant magique avec toi ».

-«  je comprends mieux la lumière blanche, j’avais le dos tourné je regardais mes fenêtres décorées et j’ai vu passer cette lueur comme par magie, en fait, ton petit Baptiste a annoncé sa naissance comme l’enfant Jésus lui dis-je en riant »

Voilà comment la vie passe par les fenêtres mystérieusement!

katy1662 

5 novembre 2011

C’est par la fenêtre que l’on sort… (Mamido)

 

Fenêtre 3

C’est par la fenêtre que l’on sort lorsqu’on est enfant ou adolescent et que l’on veut échapper à la vigilance de ses parents.
A condition, bien sûr, que l’on n’habite pas trop haut.

Ainsi a fait Jéjé, notre fils, en de maintes occasions qu’il serait trop fastidieux de narrer ici. Sauf une, peut-être.

Jéjé a cinq ans, six peut-être…
C’est l’été, tout le monde est en vacances. Et nous, les parents, en profitons pour faire la grasse matinée. Nous ne nous levons guère avant neuf heures.
En ce temps-là, Jéjé est un lève-tôt. Réveillé vers six heures trente, il doit attendre plus de deux longues heures avant que nous soyons prêts à lui servir son petit-déjeuner.
Et c’est long, très long, trop long pour un petit garçon affamé comme lui.

Tous les matins, Jéjé s’ennuie en attendant dans son lit. Mais c’est un petit garçon plein de ressources. En ouvrant ses volets afin de pouvoir profiter de la lumière du jour pour jouer dans sa chambre, il s’est rendu compte que ses grands-parents, qui habitent de l’autre côté du jardin, se réveillent très tôt eux aussi. Il les voit écarter leurs volets. Il entend, par leur fenêtre ouverte, s’entrechoquer les bols sur la table du petit-déjeuner que dresse sa grand-mère. Il sent la bonne odeur du café, celle du pain grillé qu’elle prépare.

Alors, c’est plus fort que lui, un matin, il chausse ses pantoufles et, en pyjama, sort la tête première par sa fenêtre et, sans bruit, traverse le petit jardin. Les grands-parents voient avec surprise la frimousse de leur chenapan de petit-fils s’encadrer dans la fenêtre ouverte qu’il enjambe également. Il partage ainsi pendant trois semaines le repas du matin avec ses grands-parents. Mamie lui sert un onctueux chocolat  chaud, un jus d’orange et des « miel pops », ses céréales préférées à l’époque.

Une fois le ventre plein, Jéjé retourne dans sa chambre par le même chemin pour y attendre patiemment le réveil de la maisonnée. Puis, pour ne pas donner l’alerte sur ses escapades sans doute, il mange de bon appétit le petit-déjeuner que maman lui prépare, identique en tout point à celui de sa grand-mère.

Seule une conversation fortuite entre mère et fille sur les goûts de Jéjé en matière de céréales permettra de découvrir le pot aux roses. Mais cette discussion ayant lieu à l’automne, près de deux mois plus tard, Jéjé ne sera pas puni, seulement fortement réprimandé.
Fort de la certitude que ses parents ne rendent compte de rien lors de ses escapades, Jéjé réitérera, en de nombreuses occasions et pour des raisons variant en fonction de son âge, ses sorties.
La dernière a eu lieu en Juillet, cet été, lors d’une visite de Jéjé à ses parents.

Papa, pas plus inquiet que ça (Jéjé a trente-trois ans maintenant) demande en se levant, vers sept heures du matin, si c’est normal que Jéjé ne soit pas dans son lit. Maman, dont l’instinct protecteur et les angoisses au sujet de sa progéniture ressurgissent dès que l’un de ses petits dort sous son toit, se lève précipitamment en criant « non, ce n’est pas normal ! ». Comme au bon vieux temps, les images négatives se percutent dans son esprit : enlèvement, accident…
Mais elle n’a pas le temps de se faire du souci d’avantage car en ouvrant les volets et la fenêtre côté rue elle aperçoit le visage épanoui de son fils s’y encadrer. Dans ses mains, il porte un gros paquet de croissants et sous son bras deux baguettes.

C’est que, parfois, il arrive encore à Jéjé de se lever tôt et que le matin, il est toujours autant affamé !

16 mai 2015

Instruzione al dente, ne fût-ce Al-Jazeera (par joye)

Obsession-Eau-de-Parfum-SprayQuelques jours après, et non pas avant…

avoir pris possession, ne fût-ce Obsession…pour mieux vous mettre au parfum...

 

mme Pancho Villa

 

de sa somptueuse villa, et non pas la somptueuse madame Pancho Villa,

qui ne portait pas de parfum, dit-on…

 

 

 

Ernst Kazirra,à ne pas confondre avec Al-Jazeera…

aljazeera

rentrant chez lui, et non pas chez Luigi…

luigi 

 

un_chien_andalou01aperçut de loin, parce qu’on n’aperçoit pas de près, même quand ça crève les yeux…

un homme, si c’est un homme, vaudra mieux demander à Primo Levi…

Primo-Levi-007

qui sortait...(c’était son sort, cette sortie)…

une caisse – qu’est-ce, vous pouvez vous le demander…

 

 

 

 sur le dos, de sa clarinette, cela va de sol...

 

zik

 

d'une porte secondaire, car une porte au primaire, c’est élémentaire…

holmes

 

 

pregnant wall du mur d'enceinte, et ça de neuf mois, au moins,

 

et chargeait la caisse maintenant cassée parce que caisse cassée est une question de base…

sur un camion. Un seul, voyez-vous, car c’est en camiant que nous camions. CQFD

 

 

Il n'eut pas le temps de le rattraper avant son départ.

Eh oui, on dit ça…c’est comme écrire « J’aurais mis ci-joint les vingt euros que je te dois,

mais j’ai oublié de le faire avant de sceller l’enveloppe…

 

Alors il le suivit en auto, car l’auto Pilote…

pilote

Et le camion roula longtemps – bah oui, c’était un camion Bontan, et tout le monde sait qu’il faut laisser rouler le Bontan…

jusqu’à l'extrême périphérie de la ville – c’est ça, le Front National, plus extrême que ça, tu crèves un pneu, voire beaucoup…

et s'arrêta au bord d'un vallon…car s’arrêter plus loin au milieu du vallon aurait été trop tard...

***

P.-S. :

Oh dis donc, je viens de m'arpercevoir que je devais terminer l'histoire...

Mais, hélas, trop tard !

J'aurais mis ci-joint ma fin, mais j'ai déjà scellé l'enveloppe...

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