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Le défi du samedi
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29 octobre 2011

Le non-anniversaire (Venise)

               

Un vent glacial,

                Souffle dans la salle

                Des pas perdus.

Edouardo vient d’être condamné,

À deux mois d’emprisonnement

Pour avoir vu un ange ;

Il traîne ses chaines

Et refuse toujours qu’un juge lui dicte le réel.

Il sourit à Alice qu’il peut encore

Tenir dans ses bras.

Elle s’est évanouie d’émotion, et sa carte de crédit imaginaire

S’est recouverte d’une fine pellicule de larmes.

 

Ils se sont rencontrés tous deux

Via Internet

À l’occasion d’un non anniversaire.

Alice et Edouardo aux visages d’adolescent ont découvert ce matin

Le monde et l’amour dans un grain de sable

Posé sur les frêles épaules d’un ange.

« Âge dur, siècle sec

Temps de pierres » a murmuré l’avocat. 

Ils s’étaient retrouvés à cette soirée festive,

Quand un éclat de rire les a attirés sur la terrasse.

Un ange venait de s’inviter.

Un ange rieur taquin qui se jouait des nuages.

Tourbillon, tourbillonus, queue de cerise

Vasques, vascus, agneau de lait

Les mots colimaçonnaient et se figeaient dans le ciel.

Les deux enfants rirent d’étonnement.

Cette symphonie, partition d’un alphabet universel.

Alice se précipita sur son clavier pour répondre à l’ange messager.

Edouardo était maintenant enfermé dans une cellule de quatre mètres carré.

Cette atmosphère d’orphelinat le projetait

Loin derrière lui, vers de tristes contrées.

Ses poumons se transformaient au fur et à mesure en cristaux de glace.

On pouvait voir un peu d’eau couler sur le bord de ses cils.

Alice buvait ses larmes salées.

Edouardo dort maintenant sur le dos invisible de l’ange.

Il y a bien quelque chose qui ne va pas dans ce monde.

Entre ce que l’on voit et ce que l’on ne peut pas voir, chavirent toutes les murailles.

L’ange court devant insaisissable.

Venise165On n’efface pas de nos mémoires ce qu’on ne veut pas voir.

TV 5 canal plus

Onde hertzienne

Rayon laser radiographie

Échographie

Pouls et battements d’ailes

Vielles copies de nos ombres

Maladroites traductions pour dire nos espaces intermédiaires, nos hologrammes.

Cette vacuité là ne se voit pas !!!!

 

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15 octobre 2011

Défi #164

Petit message pour les "lève-tôt" :

Mon petit doigt m'avait pourtant bien dit : C'est pour le 22 ... Hum, hum ... je suis en plein décalage horaire !!! Allez savoir pourquoi !!!

Je mets de côté les trois premiers commentaires ... et je recommence : 

Défi #164 :

Vous est-il arrivé de vous

tromper de date

 pour une invitation, un anniversaire, un rendez-vous ????

(au besoin soyez inventifs)

Oh là là comme on se sent bizarre !!! (j'en sais quelque chose !!!-)

icones-symboles-enquete_~u15114620

Envoyez vos erreurs à

 samedidefi@hotmail.fr

A tout bientôt !

 

17 septembre 2011

La boussole (KatyL)

TROUVER le bon chemin au travers les étoiles : grâce à l'étoile polaire sans boussole, tant de gens l'ont fait.
Aller vers le nord, ne pas le perdre de vue...

Alors voici comment je me suis mise à explorer notre voie lactée....... les pieds sur terre.

Un soir j'étais partie danser avec une amie, (célibataires toutes deux) je dansais les pieds dans les flaques de lumières colorées et je m'amusais seule ainsi... des pieds inconnus se sont rapprochés de mes rayons, j'ai d'abord vu des chaussures qui suivaient mes pas cadencés au même rythme, et j'ai levé la tête.....
J'ai vu deux yeux éclatants comme le ciel d'azur qui me regardaient, un sourire à faire pâlir les étoiles..... Evidemment un homme !
J'ai souri aussi et il paraît (il me l'a dit depuis) que c'est mon sourire, ma chevelure dorée, et ma manière de bouger seule dans mon coin qui l'a guidé jusque moi...
La boite de nuit s'est transformée en planétarium, des milliers de soleils nous éblouissaient,  des  senteurs  inconnues  arrivaient jusque  moi  des  sensations nouvelles.... je me suis dit « tu perds le nord ma fille » !
J'ai dansé toute la soirée avec cet inconnu.
La boussole qui me guide d'habitude à être très prudente s'est mise à tourner dans ma tête dans tous les sens ! !
Nous nous sommes revus les jours suivants et les autres, nous avons appris à nous connaître, le moindre frôlement de sa main sur ma nuque me faisait chavirer , mais j'ai gardé pendant un certain laps de temps les pieds sur terre, et j'ai appris à connaître son univers.... J'ai traversé toutes les planètes de son passé qui venait de très loin en me disant que ce passé l'avait construit pour venir jusque moi, j'ai reçu ses pleurs, ses rires, ses rêves en cadeau, et lui ai confié mes espoirs emballés de poussières d'étoiles ..je lui ai dit mes bonheurs et mes chemins peuplés de couleurs célestes, je lui ai dit mes nuits lunaires à l'attendre LUI, je lui ai parlé des vents polaires de ma vie, des aurores boréales que furent mes enchantements.....
Et nous avons tous les deux regardé dans la même direction, nos boussoles tournées vers le nord ....
Et sommes depuis guidés par l'étoile .

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22 octobre 2011

Défi #165

 Mon "petit doigt" vient de me parler !!!

Visiblement il a une idée derrière la tête 

 


 car il nous propose aujourd'hui 22 Octobre 2011  :

 


70

Préparez vos bougies ...


 Si vous voyez ce que je veux dire !

ANNIVERSAIRE W

Envoyez vos bons voeux à

 samedidefi@hotmail.fr 

et à cette occasion faites nous part de vos souvenirs d'anniversaire ...

Soufflez-nous !!!


 

17 septembre 2011

Le retour

 

Cela fait dix jours maintenant que je marche dans ce désert...Mes jambes ne me portent plus comme avant, dans ma jeunesse. J'espère ne pas me tromper...Il me semble bien reconnaître cette dune : c'est là que je « l »'ai vu , la première fois.

Ça me fait drôle de revenir, après toutes ces années...malgré les mises en garde de mes proches contre ce « pèlerinage », arguant du fait que je n'ai , soi-disant, aucun sens de l'orientation...

Je me demande où il doit être...Il est peut-être mort. Pour autant qu'il m'en souvienne, il ne savait pas très bien se servir d'un crayon. Quoi qu'en réfléchissant bien, il avait fait un portrait de moi assez ressemblant, il faut le reconnaître.

Il fallait que je revienne, c'était vital pour moi. Si j'ai bonne mémoire, il devait se tenir par là : oui, voilà un morceau de métal qui ne trompe pas ! Il y a une inscription dessus, à moitié effacée : « P-38 Lightn**g »

Un bout de sa carlingue.

Et là, un peu plus loin...mais oui, c'est bien un terrier de fennec...Mon dieu, le renard des sables! Mon renard...j'en tremble! Se pourrait-il...mais non, soixante ans terrestres ont passé!

Oh! Tout me revient, les baobabs, les volcans, les planètes, les réverbères et surtout, le souvenir d'une terrible brûlure : c'était là, exactement là, au pied de ce muret, que la morsure du serpent-minute m'a emporté à tout jamais...Voilà que je pleure maintenant, quel sentimental je fais ! S'il n'y avait pas eu ma rose, et ce satané mouton, je n'aurais pas eu besoin de partir, et j'aurais passé le restant de ma vie avec lui...

Je l'aimais bien.Il m'aimait bien, je crois.

Je suis heureux d'être revenu.

 

 Petit Prince

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10 septembre 2011

La drôle d’histoire (MAP)

  

C’est à cet endroit

Que tout se passa !

 

 Maison

 

Mimi-Belle, enfant,

a trouvé, perché,

un OISEAU INDIEN.

OISEAU INDIEN 

 

Il y picorait

moultes araignées

en chantant les grâces

dès soleil levé !

 

Puis un beau matin

tout clopin-clopant

un PETIT CHEVAL

vint en hennissant

quêter picotin !

 

Picotin

Mais plus rare enfin

venue du Levant

KAREN de NAVIRE

la Reine qui vire,

voltant en chemin

 arriva céans !

 KAREN

 

L’oiseau s’envola

le cheval rua

Karen s’esclaffa !!!

Mimi se cacha !!!

…………….

La drô-le d’histoire, la drô-le d’histoire

la drô-le d’histoi-re que voi-là !!!

Ha, ha, ha !!!

8 octobre 2011

La transmission de pensée (KatyL)

En y réfléchissant bien, Eva se dit que cette transmission de pensée lui est arrivée plusieurs fois dans sa vie de manière impromptue et inoubliable !

La première fois qui lui revint à l’esprit , elle se souvint qu’elle était en état de commencement de dépression, alanguie sur son lit, la larme à l’œil, elle se disait que sa vie était vide de sens, qu’elle était bien seule, que tout allait de travers , que personne ne pensait à elle, puis, elle se mit à rêver au passé lointain où elle et son amie Geneviève couraient les sentiers, allaient dans les musées voir les « grands peintres », allaient au ciné,  et passaient des soirées à refaire le monde !!

-« ah ! Elle m’oublie sans doute !! Trop de choses à faire, elle ne m’a même pas envoyé de carte cette année !! »

Au même  moment le téléphone se mis à sonner alors qu’elle pleurait à chaudes larmes ! Et au bout du fil son amie Geneviève qui lui dit ceci :

-« je suis désolée de t’avoir ainsi abandonnée tous ces derniers temps malgré tes mails, tes appels sur répondeur, tes petits mots !! Je suis partie un peu à l’étranger, et surtout je me suis repliée un peu sur moi (chagrin d’amour) seulement aujourd’hui un besoin de te parler m’est devenu impérieux, mais tu as l’air bizarre !! Que se passe-t-il ?? Tu pleures ? »

-« oui, je me sentais seule et abandonnée ! Et voilà que tu téléphones !! C’est incroyable au moment même où je repensais à nos souvenirs ! »

Depuis elles n’ont plus laissé au temps et aux larmes un si grand espace entre leur amitié, et sont souvent en connexion ensemble, une vision commune, un mot qu’elles disent au même moment, une idée qui leur vient ensemble !! Elles s’en amusent ! Elles se savent en transmission par la pensée toutes deux.

. . . . . . . . . . . . .

Une autre fois Eva se lavait les cheveux tranquille, le soir après une journée assez agréable, une angoisse soudaine la prit, inexpliquée, elle se dépêcha de se sécher les cheveux et se mit à attendre quelque chose assise sur le rebord de de la baignoire, elle ne savait pas quoi ?? Un sentiment bizarre montait en elle, elle se mit à penser qu’il y avait quelqu’un de proche qui n’allait pas bien ! Mais qui ? Quand soudain l’ampoule de la salle de bain explosa littéralement à quelques pas d’elle ??Elle se dit quelqu’un a eu un accident ou bien il meurt !! Pourquoi cette pensée fulgurante ?? Aucune idée !! Mais qui ??Pourquoi penser cela d’un seul coup ?? Je suis folle !

Elle alla se coucher fort troublée par l’explosion de cette ampoule, et le lendemain matin elle fut réveillée par le téléphone, une amie de longue date lui indiqua que son mari était mort la veille au soir à l’hôpital de son cancer ! Et là ! Eva compris que son ami était venu lui dire qu’il passait dans l’autre monde

Car en effet Eva avait travaillé jadis avec cet ami dans une câblerie, elle comme secrétaire et lui en tant qu’ingénieur ! et étaient devenus de grands amis.  Quelle façon surprenante cette ampoule, pour  faire comprendre à Eva qu’il était passé de l’autre côté de la barrière, l’électricité, leur point commun, elle le dit à Huguette qui n’en fut pas surprise, et après maintes discussions elles se rendirent compte que l’ampoule avait explosé presque au même moment où Guy était parti !

Comment expliquer cela ?

. . . . . . . . . . . . .

Eva s’occupait de son oncle qui était handicapé suite à un grave accident cardiaque et quelques AVC, cet homme qu’elle adorait avait une intelligence rare, une érudition et une bonté qui faisaient de lui une compagnie très agréable, d’autant que si son corps était faible, sa tête elle au contraire fonctionnait à merveille ! Ils avaient discuté de nombreuses fois de la mort, se disaient souvent qu’ils trouveraient un moyen de faire comprendre à l’autre qu’il y avait bien cette vie après. De quelle manière ?? Ça ??Mais qu’ils essaieraient (du moins le premier parti) de faire un signe à l’autre… cela les rendait tristes mais ils savaient que ce jour arriverait immanquablement !

Hélas il arriva et comme la santé et l’âge de son oncle le laissaient présager ce fut lui qui partit le premier, non sans avoir la veille par transmission de pensée alors qu’il était à l’hôpital envoyé un signe à Eva , elle se réveille la nuit chez elle angoissée, se dit mentalement ( il ne va pas mourir tout de même pas maintenant ! non ! Mon  Dieu laissez le moi un peu encore, il est le père que je n’ai pas eu, j’ai besoin de lui !) elle ne put se rendormir, et lendemain dès que le standard de l’hôpital fut ouvert elle tenta de joindre son oncle !

Il décrocha avec une toute petit voix méconnaissable il dit ceci :

-« cette nuit j’ai fait encore une attaque, j’ai beaucoup pensé à toi et tout ce que je devais encore faire pour toi, je ne voudrais pas te laisser seule avec tes soucis !! Mais ils ont dit que j’allais descendre aux soins intensifs, c’est là que tu me trouveras en venant ! »

Une infirmière lui prit le tél des mains et lui dit :

« On descend monsieur ! »

Elle dit : « passe-moi cette infirmière STP »

« Allo ! Qui êtes-vous ? »

-« je suis sa nièce (sa fille si vous voulez) que se passe-t-il ? Pourquoi  descendez-vous mon oncle  aux soins intensifs ? »

 Elle dit devant lui :

-«  il ne va pas bien du tout on pourra mieux le surveiller, je dois raccrocher »

Eva arriva aux urgences en état d’inquiétude. On lui laissa voir son oncle habillée de pied en cape de la panoplie du visiteur, bonnet en plastique, chaussons spéciaux et tenue adéquate, ce qui augmenta son angoisse….Elle tenta à plusieurs reprises d’entrer en contact avec son oncle mais ils lui avaient mis un masque à oxygène et à chaque fois qu’il voulait parler à Eva l’infirmière d’un geste autoritaire reposait le masque sur sa bouche et son nez et empêchait tout dialogue possible.

Alors Eva lui dit à l’oreille :

-« t’inquiètes pas mon tonton cela ne sera rien tu es vaillant, tu t’en es déjà tiré en de  pires situations et puis, lorsque tu sortiras mieux on ira avec mes enfants faire une sacrée balade, ok ?  les infirmières  m’obligent à sortir hélas je ne peux rester, mais je reviens je suis derrière la porte et si tu as besoin de moi, fais-moi appeler ne t’occupes pas de l’infirmière demande que je vienne, ok ? »

Il ferma les yeux en signe d’acquiescement.

Et Eva de dire idem à l’infirmière qu’elle restait derrière la porte puisqu’on la faisait sortir, mais qu’elle resterait là des heures et qu’il fallait lui dire si quelque chose se passait, elle voulait venir et lui tenir la main,  l’infirmière promit !

Eva sortit

Une heure et demie passa où Eva resta calme pour garder un visage frais pour son oncle, puis soudain elle sentit monter en elle cette angoisse bien spéciale qui était un signe, elle dit à son fils qui l’accompagnait :

-« il ne va pas bien, il est en train de mourir, je le sais ! »

-« mais non maman ils nous auraient fait signe, ils ont promis que tu lui tiennes la main si le moment était venu »

-«  je suis sure qu’il m’appelle, je le sais ! »

Et d’aller tambouriner à la porte fermée.

Une infirmière alors lui dit :

-« c’est fini ! Il est mort, on a fait tout ce qu’on a pu »

-« Non, dit Eva car vous m’auriez laissé lui tenir la main pour le grand départ ! »

Elle savait qu’au moment fatal son oncle avait pensé à elle.

. . . . . . . . . . . . .

Pour finir sur une note plus gaie, une fois Eva rentra plus tôt de son travail et passa à la boucherie, et décida sans préambule d’acheter des steaks hachés et du pâté Lorrain pour faire plaisir à son compagnon, alors que le midi ils avaient décidés pour le soir de finir les restes du repas… elle revint avec ses steaks et son beau pâté en ayant tellement pensé à son copain !! en arrivant chez elle, elle lui dit ce qu’elle avait acheté , et lui de répondre :

-« je viens de  la boucherie aussi ma chérie et pour te faire plaisir j’ai acheté des steaks hachés » ! (chose qu’ils n’avaient prévu ni l’un ni l’autre)

Et il y en eu beaucoup d’autres histoires….de transmission de pensée

Imaginez que nos pensées s’envolent quelque part mais ne se perdent pas, qu’elles soient « enregistrées » sur une bande dont on ne soupçonne même pas l’existence, que tout soit inscrit dans un espace encore non identifié par nous, alors pensons positif, pensons amour, pensons joie et bonheur le plus possible qui sait ?? Qui reçoit nos messages ????

Katy162 

Où vont nos pensées ????

3 septembre 2011

Le ou les murs (Flo)

 

flo

Le mur de Berlin 1989 - The wall des Pink Floyd - Le mur des Daltons et celui de Lucky Luc tracté par son équidé - Murs de pierres, pavés, briques ou verres - Après le premier un second - Une affiche, une vitre, des photos, un mur, une vie pour ce 157 ème défi.

Remonter le temps, elle aurait aimé le faire durant ce premier été sans lui. Pour se rassurer elle écoute Mickey 3 D: "Le temps n'existe pas, la mort n'existe pas, la vie n'existe pas". Elle a perdu son grand frère, un sacré monument! Elle l'a retrouvé et perdu en 2011. Les deux 1-1 ou deux i-i. Le trait d'union de deux êtres découvrant la vie côte à côte dont l'un décède à 40 ans.

Ce fil rouge qui aimerait tant revenir au premier des huit coeurs, le tien si présent, les autres plus absents parce que le tien si fraternellement et éternellement. Je ne pourrai plus avancer comme avant ni laisser le echec et mate résonner comme ça ni de cette manière.

Les 24 défis en 24 SAMEDIS auront le temps de reprendre. Le regard ne sera plus jamais pareil et la partition n'aura plus le même parfum. Je pianotte toujours rigolotte parce que superflotte. Le rossignol qui me faisait chanter tient plus de l'évaporation que de la sublime percussion. Le 11 septembre 2011 sonnera le glas au guignol.

 Une certitude néanmoins et pas des moindres: le 11-11-11 et le 12-12-12  klaxonneront mais les résonnances n'auront plus le même écho.

1 octobre 2011

Le docteur (Venise)

Le Docteur :   « Vous n’êtes plus un gamin, personne n’a le droit de vous juger !!

Le canard (adepte de la méthode Coué) : « ça va marcher, ça va marcher, Je ne suis plus un gamin «

 Canard

Le Docteur : « Vous m’avez l’air confus vous avez bu ?

Le Canard : « juste une petite bière pour fêter l’événement. »

Le docteur : « vous n’avez pas besoin de vous dissimuler sous cette perruque Un canard vous êtes un canard vous resterez !! »

Le canard : vous parlez en spécialiste docteur en clignant d’un œil complice

Le Docteur : « fermez votre bec impur misérable succubes ! »

Le canard : je m’en vais !si on peut plus parler entre confrères

Le docteur (sue à grosses gouttes) : « difficile avec vous de poser un diagnostic !  Vous n’entendez pas les questions et celles que vous entendez vous ne les comprenez pas !! ! »

Le canard (jetant un verre d’eau à la figure du docteur et lui criant) : « Retourne en enfer toi et ta soutane !!»

Le docteur : vous m’avez bousillé le genou en me fonçant de sous espèce de crétin !!

Le canard : on aime plaisanter à mon âge c’est le retour en enfance !! Vous allez leur dire la vérité docteur,

Le docteur : « non ça va provoquer une panique générale

Le canard :  « ils vont tôt ou tard découvrir la vérité !

Le canard quitte le cabinet du médecin et tire sa révérence.

À la fenêtre le médecin le tire dans son viseur et  tire le canard.

Le médecin avait passé son bac avec un taux critique de 75% d’impasse sur l’échelle des glandeurs, mais c’était un tireur d’élite et Noël  arrivait bientôt.

Au repas de Noel Madeleine la compagne du médecin glandeur lui dit : Mais qu’est ce qui t’as pris ? c’était un patient !

Le Médecin ouais ! je ne pouvais pas prévoir la prothèse !!

24 septembre 2011

26 Ballade de balades (Mamido)

Mamido
Village de Ste Croix en Jarez    (photo : (cyclocarte)
www.saintecroixenjarez.com

 

Laissez-moi vous conter la ballade
De mes balades dans le Pilat…

Traverser les digues du Rhône
Se promener au bord des lônes
A la nuit, observer l’activité des castors
Dans leurs terriers de l’île du Beurre
Ecouter le vent souffler dans les immenses peupliers
Où nichent, par dizaines, les couples de hérons cendrés
Au ras de l’eau surprendre le vol d’un martin-pêcheur
Et ensuite seulement, prendre de la hauteur,
Grimper à travers vignes, pour contempler d’en haut,
La majesté d’un fleuve et de ses calmes eaux.

Laissez-moi vous conter la ballade
De mes ballades dans le Pilat…

Pour voir sa chapelle, grimper à St Sabin,
Sur les pentes moussues, à l’orée des sapins
Au passage, découvrir quelques champignons…
Puis, dans les eaux chantantes d’un petit « rigolon »,
Apercevoir, fuyante, l’ombre d’un beau poisson.
Une truite, sans doute, que l’on viendra pêcher
Le lendemain matin, en toute tranquillité.
Enfin, le soir venu, redescendre à Véranne
Pour boire l’apéro, au frais, sous les platanes,
Au cœur du village, sur la petite place,
Où les gens se rassemblent, sur la terrasse
De l’unique café, tenu par deux copines,
Qui distribuent gaiement les bières et les chopines.

Laissez-moi vous conter la ballade
De mes balades dans le Pilat…

Du fond de la vallée, partir de Rive de Gier,
Suivre le Couzon et longer le barrage,
Pour monter jusqu’à Sainte Croix en Jarez,
Un ancien monastère transformé en village.
Après avoir musé au cœur de la chartreuse,
S’être laissé glisser du col de Pavezin,
Aller faire le marché, le samedi matin,
Sur la place des Croix, dans le vieux Pélussin,
Pour finir à Chavanay ou bien à Condrieu,
Le vin de par là-bas y est si merveilleux !

Je pourrais continuer sans fin la ballade
De mes innombrables balades dans le Pilat…
… Mais, pour cette fois,  je vais m’arrêter là !

 

24 septembre 2011

Il y a ... (MAP)

Il y a BALADE et BALLADE n’est-ce-pas !

Puisque le thème est ainsi donné, il faut bien que j’en parle !  Mais qui a eu cette fichue idée de défi !!! Comment ça c’est MOI ??? Oh, mais ce devait être dans un moment de bizarroïdeté  comme il m’arrive parfois (pas très français ça, mais j’aime bien !) !!!  

Donc je me BALADE avec un seul « L » et je chante une BALLADE avec deux « L » !!!

Comment s’en souvenir  ???

……………………………………………………………….

Tiens, une idée, avec un petit jeu de mot :

« Il fait seul « L »SOLEIL aujourd’hui c’est le moment de faire une bonne BALADE !!! »

 Eh bien le voilà le truc mnémotechnique qu’il nous faut !!!

……………………………………………………………….

Voyons pour la BALLADE maintenant ! « BALLADE = Poème … ou chanson à danser … !!!  Musique

Double sens, donc deux « L » !!! Hé, hé, hé ! On ne peut plus se tromper !!!

De toute façon Poème ou Chanson tous deux donnent des ailes !

YES, YES, YES !!!  Zélé trouvé la solution !!!!!

…………………………………………………………………

Quand je relis ce que j’ai écrit là, je me dis quand même que j’exagère !!! M’enfin, tant pis !! C’était mon petit moment de folie !!! Hi, hi, hi !!!

Allez, je vais quand même essayer de me rattraper :

 

BALADE

et une petite chanson que j'aime bien ....

http://www.ina.fr/art-et-culture/cinema/video/I05185589/bourvil-chante-balladin-chanson-du-film-le-capitan-d-andre-hunebelle.fr.html

27 août 2011

Défi #157

Pour le retour du Défi du Samedi après les vacances

qui nous l'espérons ont été reposantes et ressourçantes pour chacun de vous 

 nous vous proposons un  thème que nous a suggéré notre ami Zigmund :

Le(s)  MUR(S)

 

MUR

Le sujet est vaste et se prête à de nombreuses

interprétations !!!

Comme d'habitude nous attendons vos envois

 à samedidefi@hotmail.fr

Bonne semaine à vous !

24 septembre 2011

Défi 160 (Flo)

flo160

Ce défi non plus je ne voulais pas le louper. La partition chante toujours parce que toi seul m’appelles « flotte bellotte ». Avec un « L » puis deux « LL ». Pour être encore plus belle tu m’as conseillé de ne plus mettre de chiffres dans mes dessins et d’y apposer seulement la signature en bas et à droite.

Pourtant ces chiffres je ne peux pas m’en passer. Automatiquement je fais un détour à 160° contemplant les appartements de Simone de Beauvoir avec un regard pour l’Oise et Olivier qui trouvait le temps un peu long. Forcément sur ce chemin je me replonge dans «  un et deux » et, dans l’erreur commise du «  une et autre moitié ne formant qu’un ».

A l’inverse ce sont dans ces Alpes Maritimes  que ton entièreté prend toute sa place dans mon cœur et que ta présence renforce mes pas. J’aurai chanté avec toi « dansons la carmagnole, vive le temps, vive le temps » «  dansons la carmagnole, vive le temps, vive le temps ».

Quand soudain dans un bruissement d’ailes surgit un papillon livre à pattes noires. Miro regarde Flo interrogatif. Big Ben sonne les 60’. La valse à 4 temps reprend. Zoom arrière, return. Je vous ai compris. Non c’est non. No means no. Pas d’échec. Juste un petit tour encore une fois  rien qu’avec toi.

Changement d’angle. Que ce soit ce 5ème jour du printemps passé avec toi dans ce 160ème numéro, ou la fin des 24 défis depuis leurs  premières  parutions, mon fil à 38 printemps et Mont Regard des 60 tissent toujours la même  toile avec des ballades en Oh griffonnées pour l’occasion.

 

20 août 2011

Défi 58 – Littérature jeunesse (32Octobre)

 

Les animaux et moi

Collection « Yeux grands ouverts »

Editions « Défi du Samedi »

 

 

4ème de couverture :

 

32 octobre propose une drôle d’aventure à Barnabé, un garnement qui répond quand on lui demande son âge, « j’ai Barnabé et demi » et son futur métier « voleur ».

 

Au fil des pages, il découvrira chapitre après chapitre de nouveaux amis.

Le chat Gribouille l’entraînera dans un arbre, le chien Bobby sur un chemin de campagne, le putois Senbon dans une drôle de cave. L’oiseau Picpic lui fera découvrir un verger extraordinaire…

 

Trente-deux chapitres, trente-deux nouveaux amis que Barnabé rencontrera avec plaisir.

Et les enfants, à partir de 7 ans, les identifieront à leurs propres compagnons ou les chercheront autour d’eux.

 

Couverture du livre réalisée grâce à la complicité de CharleyHarperPrints.com

 

© 2011 32 Octobre

 

16 juillet 2011

Un pas après l'autre (Venise)

Couverture et pub pour un livre imaginaire

Laurel et Hardy

 

« Un pas après l’autre

Ce roman constitue le point culminant de coaching dans l’entreprise.

Aujourd’hui comme jadis, l’homme a cherché le bon équilibre entre sa vie privée et sa vie professionnelle.

Vous trouverez au fil du récit les stratégies pour survivre au stress du sous emploi, les suggestions fortes, innovantes pour occuper son temps libre et dépenser au dessus de nos salaires

Bref

                        Un pas après l’autre

Est plus que le récit d’une expérience personnelle il est l’expérience même du vide de nos sociétés modernes

 

17 septembre 2011

Défi #160

BALADE ou BALLADE

Méfions-nous des "L" !

Qui n'a jamais hésité devant l'orthographe

de ces deux mots homophones ???

Alors, pour remettre les "L" à leur bonne place

(et pour bien s'en souvenir !)

contez-nous

une petite histoire (thème libre) 

dans laquelle se mêlera Balade et Ballade !

Ailes

A vos plumes !!!

samedidefi@hotmail.fr

 

17 septembre 2011

Sens de la répartie (Flo)

Sens de la répartie

A chaque défi qui passe j’essaye toujours un peu plus de vous ramener à moi, je pense être on ne peut plus explicite. C’est très facile de me suivre, je vous l’assure.

 

Miro a bien compris qu’il fallait aller au nord, le ciel et l’aurore boréal les y attendent. Mais là quand même elle exagère. En 2009 c’était la stagnation. Là elle a décidé de bouger et ça a bougé. Maintenant elle dit droit devant il y a pas le choix, il faut avancer. On y va. Mais a-t-elle le sens de l’orientation ?

 

--  Oui mais tu sais quand même que ta boussole, elle ressemble à rien ?  Par rapport à celle du #159# tu pourrais te plonger dans la malle aux trésors, la peau du pirate des défis et attaquer dard dard un nouveau récit ! 

 

-- Comment cela, elle ressemble à rien ? Il faut bien faire face au machin magnétique qui bouffe tous les aimants ! Celle là de boussole, elle est 4 D haute définition en plus on l’épingle à chaque carte et tout de suite on sait où on doit aller pour résoudre l’énigme !

 

Conquérante pour cette rentrée parce que Ben dit d’écrire ce que je veux, je vous assure que de l’orientation elle en a sinon pourquoi porterait-elle une armure de bronze avançant chaque jour levant ?

10 septembre 2011

Camille, un enfant curieux. (32Octobre)

La fin des vacances de Camille chez ses grands-parents Nestor et Natacha approche.

 

Sa grand-mère Natacha a le cœur qui se serre en y pensant. Camille a été là pendant les deux mois. Elle ne s’est pas lassée de sa présence.

 

-        Il est tellement sage cet enfant, ne cesse-t-elle de répéter à son mari

-        Qui est sage ? dit une petite voix

-        Mais toi Camille. On ne t’entend jamais.

-        Mamy, il y a tellement de choses à découvrir dans le grenier à côté de ma chambre.

-        Tu aurais pu profiter plus du soleil.

-        J’avais plein de choses à faire.

 

Sa grand-mère souriait tout en s’inquiétant. Cet enfant est trop sage, il lit trop. Elle regrettait qu’il n’ait pas plus joué avec les enfants de la maison voisine, qu’il n’ait pas plus jardiné avec son grand-père ou fait du vélo. Mais il était heureux. Cela se voyait à sa mine réjouie du matin au soir.

 

-        Arrête de te faire du mouron. Ce n’est pas la mort du petit cheval. Il est heureux comme cela, lui glissa Nestor.

 

Nestor se demandait d’ailleurs ce que Camille faisait car depuis 8 heures, il avait fait de nombreux aller-retour entre le grenier, sa chambre, la cuisine où sa grand-mère préparait son gâteau préféré, celui au chocolat intense et aux noisettes.

 

Il commençait à s’interroger quand il entendit :

-        Papy, viens me faire voir sur l’ordinateur la carène du navire

-        Tu te piques de navigation maintenant

-        Mais non. T’y connais rien, c’est dans le ciel

-        Dans le ciel, tu sais cela comment ?

-        Dans ton grand livre tout vieux sur le ciel que je viens de trouver. Il parle de la Toison d‘or. Tu viens, Papy ?

 

Papy s’exécuta, navigua entre Argo, Jason, ses argonautes et la toison d’or. Il s’émerveilla de la curiosité de son petit-fils, fut très heureux d’apprendre avec lui. Cela les mena jusqu'’au repas pendant lequel Camille parla, parla et parla encore de Jason.

 

Après s’être régalé de gâteau au chocolat, il fila de nouveau à l’étage. Ils entendirent la porte de sa chambre se fermer.

 

-        À son âge, on avale tout. Il est inquiétant. Il veut tout savoir.

-        Il se sert mieux de l’ordinateur que moi, répliqua Natacha. Il faut aller jeter un œil quand même.

 

32158Nestor monta sans bruit l’escalier, entrouvrit la porte de la chambre de Camille, le trouva endormi. Cela ne le surprit pas. Il n’avait pas arrêté de la matinée.

Il s’approcha du lit, regarda le livre ouvert près de lui. C’était « L’oiseau indien ». Cela lui rappela son enfance. Ce livre, celui que lui avait rapporté son père d’un de ses voyages lointains racontait l’histoire d’un marchand persan.

 

10 septembre 2011

Curiosité (rsylvie)

-« Pour sur que c’en était une, de curiosité.

Il n’y avait qu’à voir le nombre de badauds installés à la fenêtre quand arrivait l’heure de la tétée du petit dernier de Manon. La jeune et jolie femme de Pierrot, marin pécheur de père en fils » pensait le viel homme, assis dans un fauteuil de cuir tout craquelé, par la marque du temps. Mais …là n’était pas le sujet. Il lui fallait répondre aux questions du chérubin confortablement installé sur ses genoux.

 

-« … Mais grand pa, maman dit toujours que la curiosité est un vilain défaut » !

rsylvie-« C’est vrai.  Certains avaient tant de concupiscence dans les yeux que cela en était incorrecte » pensa l’octogénaire les yeux pleins d’étoiles

…. Mais la nature humaine est ainsi faite, l’Homme est faible fiston » répondit-il à haute voix, poursuivant ainsi la conversation. « ….alors, il cherche toujours comment arranger la vérité, de façon qu’elle lui soit profitable. Mais en général, la moral est sauve. Tiens écoute celle-ci :

C’est l’histoire de Pégase, un jeune étalon promis à un bel avenir. Qui avait, en plus d’être beau à regarder, d’être solidement bâti. Ce qui le rendait fier et quelque peu hautain. Les autres du troupeau le craignaient d’autant plus qu’il était impétueux. Ce qui faisait que la plus part du temps, tout devenait compétition. Qu’il ne supportait pas de perdre. Cela va de soit.

Hors, dans la horde de Plume Blanche, grand chef Oiseau indien, il y avait une douce et jolie  petite jument appelée Oiseau de Paradis, tant ses yeux brillaient de milles feus, sa crinière légère au vent, et son pelage soyeux.

Lors d’une chevauchée commune, les deux tribus avaient pu s’éprouver mutuellement, et chacun de remarquer l’attirance de Pégase pour le petit cheval. Ainsi, il fut décidé que la prochaine ballade par de-là les grandes plaines, serait le terrain d’une course qui verrait le vainqueur devenir l’étalon unique. Celui qui serait seul libre de son choix, pour prendre compagne parmi les jeunes juments du troupeau.

Les jambes quelque peu engourdies, l’enfant se redresse.

S’empare à nouveau du mouchoir qui avait petit à petit quitté ses doigts, pour s’en frotter machinalement le nez, le pouce gauche plein la bouche. Pierre Jean, notre narrateur, en profite lui aussi pour se mettre dans une posture plus confortable, et poursuit son récit.

Le jour de la grande ballade arriva. Très confiant, Pégase s’élança vite... Beaucoup trop vite. Rapidement il est rattrapé par le restant du groupe, plus malins qui le laisse partir par devant, faignant d’essayer de le rattraper afin de l’affaiblir. Trop sur de lui, il n’avait pas su se ménager et a présumé de ses forces. C’est épuisé par la longueur de la course qu’il arrive bon dernier et voit la victoire lui échapper.

Fou de rage, il se cabre, se dresse sur les pattes arrières, perd l’équilibr,e pour sombrer dans les eaux troubles du fleuve, qui délimite le campement. Produisant un tourbillon si violent, que le soleil qui s’apprêtait à rejoindre la lune pour préparer la nuit, s’en trouve déséquilibré à son tour, de perdre son axe de rotation. Et tout doucement, de se pencher vers le fleuve pour disparaitre dans un bleu océan, ne laissant derrière lui que le reflet d’une ombre colorisant l’étendue d’eau, redevenue calme et sereine, d’un flamboyant rouge orangé.

D’une main mal habile grand père, qui souffre un peu de tremblements, se passe les doigts sous le menton, caressant une barbe soyeuse, vieille de plus de 50 ans de soins portés avec application. Regardant l’enfant assoupi sur ses genoux, il se flatte d’avoir réussir à endormir le petit garnement et se met à sourire, plutôt satisfait de lui.

-« je pense m’en être assez bien sorti de cette affaire….. Parce que je vous avouerai, que je ne savais pas trop par où commencer. Quelle idée me direz-vous, ces mots à placer dans l’histoire. Comme si, moi, un homme de marine, j’avais en réserve, comme ça, d’un coup d’esprit, des contes et légendes plein la tête…. Encore aurait-il été question d’architecture navale, de comètes ou autres navires…. Heureusement que le petit a toujours envie d’apprendre, de connaître de nouvelles choses. Ainsi, je peux lui parler à loisirs de constellations ou de carène de navire.

 

Rsylvie

PS : En remerciant… pour une petite Inspiration, toute naturelle prise ici… - Brave Margot

10 septembre 2011

Curiosité(s) (Flo)

 Curiosité(s)

C’est la boussole à la main qu’elle se plonge dans la partie à contempler la carte du défi composé de 8 cases altérées noire et blanche. Et même si la carène du navire la ramène toujours à l’équilibre, elle se demande où son voyage l’a mené et où le sien le mènera.

 

Elle contemple cet oiseau indien qui déploie ses ailes et lui rappelle par un clin d’œil qu’elle  sèmera sa route de graines en récoltera son nectar et en picorera leurs pépins. Mais pour l’heure le décryptage du parchemin parmi toutes ces constellations s’impose à son regard.

 

La longue vue lui montre un nain âne plutôt qu’un petit cheval, malformation des âmes ou perception trop étoilée, le petit prince, lui, y voyait bien un mouton. Alors c’est dire. Là,  la coloration vient du sud, cet argent si flamboyant.

 

Alors miro ne retient pas du dico l’une des 1250 espèces mais cinq étoiles visibles à l’œil nu, là, droit devant l’écran, au nord plus, relève un peu le menton.

 

Il regarde comme elle, la chaleur l’envahit, il n’est pas tout seul, la porte des secrets s’ouvre. Le pion B4 avance de 2 cases. Le gong du tramway sonne. Un effet « pschitt » le même que celui du « Bon vent ». Toute une atmosphère bien curieuse en somme que notre planète terre dégage…

10 septembre 2011

Un nom curieux (Mamido)

Papoose 

Petit Cheval et Oiseau Indien étaient cachés depuis un petit moment déjà dans l’enclos, derrière le tipi de Nuage Noir. Celui-ci était revenu depuis la veille au sein de la tribu, ramenant avec lui une épouse étrangère… si étrangère qu’elle portait un nom qui ne voulait rien dire : Mary O’Donnell. Les deux papooses étaient curieux et impatients de voir celle qui portait un nom pareil !

 

Cheval Noir aurait voulu présenter sa nouvelle épouse à l’ensemble de la tribu, mais chef Plume d’Aigle avait refusé. Comment aurait-il pu faire découvrir cette femme au groupe sans ce nom qui définissait réellement la personne qu’elle était…

Il conseilla à Nuage Noir d’aller voir le chaman. Lui saurait trouver le nom de cette femme, celui qui permettrait à la tribu de la connaître au premier regard.

 

Petit Cheval et Oiseau Indien virent Nuage Noir et son épouse sortir du tipi pour se rendre chez le chaman. Elle était vraiment magnifique, elle marchait, droite, les épaules en arrière et la poitrine fièrement bombée. Elle avançait majestueusement à travers le campement, comme si aucun obstacle ne pouvait l’arrêter ou la détruire. On aurait dit une pirogue, fendant les eaux bouillonnantes et dangereuses du fleuve…

 

Nul ne sut ce qui se dit, ni quelle cérémonie s’effectua chez le chaman.

Plus tard, après que celui-ci se fut longuement entretenu avec Plume d’Aigle, la cérémonie de présentation commença. Le chef prit la main de la femme qui se tenait fièrement à ses côtés.

« - Voici l’épouse que  Nuage Noir a ramené de ses lointains voyages. Elle se nomme « Carène de Navire » et fait partie de notre tribu, à présent. »

 

Aussitôt des murmures d’approbation parcoururent les membres de la tribu qui entourèrent le jeune couple afin de le féliciter et que chacun puisse, à son tour se présenter à la jeune femme.

10 septembre 2011

La remplaçante (Célestine)

 

La remplaçante

On était à la machine à café avec Edgar. Comme tous les jours.

On a vu débouler une fille carrément pas vraie, ébouriffante,j'exagère pas. Des jambes, mon vieux, des seins à piquer la fortune, une carène de navire de luxe, des yeux à faire péter les braguettes, une bouche...maquillée comme une voiture volée.

Elle est passée près de nous, et son parfum nous a pétrifié le cerveau. Norbert faisait une tête ahurie, on aurait dit un de ces oiseaux indiens d'Amazonie à l’œil vide et rond comme une olive noire, sans aucune expression.

-Ferme la bouche ! que je lui ai dit, ça fait courant d'air !

-T'as vu ? Elle nous a même pas calculés, dis donc. Rien, pas un regard ! C'est qui celle-là ? a dit Edgar en sortant de sa prostration.

-Aahhh !! je vois messieurs que vous avez croisé ma remplaçante, a dit Lambert qui sortait de la compta.

Devant nos mines ébahies, il a cru bon d'ajouter : « Mais non, je plaisante ! C'est une cliente du boss. Elle vaut un gros paquet de dollars ! »Il a éclaté d'un rire gras. On était dépités.

Ben j'vais vous dire : si ce crétin de Lambert se met à faire de l'humour, c'est la mort du petit cheval !

N'empêche, je lui aurais bien proposé une formation accélérée, moi, à la « remplaçante »...

FEMME

3 septembre 2011

Conversation (Célestine)


"Je voudrais construire un grand mur, dit la petite fille.

Mon mur monterait jusqu'au ciel. Il m'emmènerait aussi haut que mes rêves. Comme sur les ailes d'un jars blanc, je verrais ma maison. Si petite. Tout en bas.

Les briques en seraient couleur de feu, comme les cheveux de ma maman quand elle s'endort dans son hamac, l'été, et que de minuscules gouttes d'eau lui font une moustache de perles, juste là, sous le nez.

 

Je voudrais construire un long mur, dit le petit garçon.

Le mien serait plus long que la grande muraille de Chine.

Il m'emmènerait au fond du monde, là où les déserts sont si chauds que les reptiles pleurent des larmes de sable, là où les banquises sont si froides que les pingouins restent collés au sol.

 

Je voudrais construire un beau mur, dit la petite fille.

Mon mur entourerait la mer. Je serais la reine du plus grand royaume au monde, et la mer serait ma piscine, avec de vrais dauphins pour bouées, qui danseraient autour de moi pour me distraire.

 

Je voudrais construire ...et toi, Papi ? Dit le petit garçon.

 

Moi, je voudrais détruire les murs .

Les murs d'incompréhension, les murs de haine, les murs d'intolérance, les murs de la honte, les murs de prison, les murs aveugles, les murs du silence, les murs d'indifférence, les murs de l'Atlantique, les murs de brouillard, les murs de bêtise.

Moi, je voudrais détruire tous les murs qui séparent les hommes.


Eh bien, quand je pense qu'on me gronde quand je casse un jouet, soupire le petit garçon."

Photo Grand-Père

3 septembre 2011

Rentrée risquée et dangereuse.(32Octobre)

 

Zigmund, malgré tout le respect que je lui dois, a dû être, tout petit, bercé trop près d’un mur.

Quand même, cette obsession des murs… cela ne peut venir que de l’enfance.

Et en plus avec un nom pareil.

Il y a quelque chose à chercher.

A trouver, cela n’est pas sûr que j’y arrive.

 

À moins que…

Étudions toutes les pistes et hypothèses possibles.

 

Il se venge en m’obligeant à délirer sur un mur et vous avez vu quel mur !

 

Peut-être Zigmund est-il photographe dans la rubrique des chiens écrasés de mon journal local.

MUR BRIQUE

Photo et légende seraient de lui.

La preuve ci-après :

« Un individu louche, dont l’identité est encore inconnue, voulait savoir ce qu’il y avait derrière le mur ; il vola une à une les briquettes manquantes sur cette photo pour se construire un foyer ; il capitula ou plutôt fut écrasé par sa brouette en rentrant on ne sait où, peut-être chez lui. »

 

Non, pas la bonne réponse.

 

RUINESZigmund a été maçon dans une autre vie. Mais un maçon, pas trop doué, comme on dirait dans la finition. Il faisait trop chaud. Les pierres étaient lourdes. Le soleil tapait. Il a été surpris par notre photographe en plein travail.

Ce mur sera-t-il fini avant la fin de ses vacances ? Le mystère reste entier. En effet, il ne peut être au four et au moulin, rêver ou s’occuper de ses chats et d’un certain Mimosa, qui a l’air de tenir son bout.

 

Non, impossible tout cela. Zigmund a des mains d’artiste.

Il est un peintre méconnu ; je n’ai pas dit maudit.

Il est un de ces artistes des rues qui ornent murs, soubassements, endroits improbables de ses œuvres. D’ailleurs, cherchez-bien ! Ici ou , une œuvre de ses œuvres s’y cache peut-être.

 TAGS JAUNES

 

http://www.web-utopia.org/Street-art,726

 

 

J’espère que Zigmund me pardonnera cette fantaisie autour de sa personne mais je n’ai pas pu résister.

3 septembre 2011

Murmures (Adrienne)

Ô saisons, ô châteaux
Quel mur est sans défauts ?
Berlin, Hadrien,
fondations, lamentations,
illusions.

À pied, à vélo,
à Grammont, à Jéricho,
en Bretagne, en Sologne,
murs d’escalade
ou de façade.

Les fleurs, le son,
tout lui est bon.
Le feu, le verre,
la pierre, la terre,
la brique ou l’Atlantique.

C’est bien la pire peine
de ne savoir pourquoi
sans ‘je t’aime’ et sans haine
mon cœur a tant de peine.

Merci à Rimbaud et à Verlaine

Pesaro

 

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Le défi du samedi
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