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Le défi du samedi
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29 novembre 2014

Sous le joug (JAK)

sem 326 defi le joug

 

Je suis toujours là pour répondre à ton désir,

Dans ta main déliée   tu me courbes  tout à  loisir

D’un style cursif et souple   comme une  plume d’oie

Tu me palpes de  tes mains,  me caressant  parfois 

Crayonnant des volutes sur ma peau  de vélin

 

Dans un geste possesseur tu  me soumets enfin

 

Toi l’abject,  Moi l’unique, qui suis  ta femme-objet

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29 novembre 2014

Venise vous offre la Cinq-mille-Cinq-cent-Cinquante-Cinquième participation aux défis

Je suis une chaise électrique, une véritable invention barbare.

J’en ai tellement vu se consumer sur mon siège que je voudrai prendre ma retraite ;

Je ne vous parlerai pas de mon piedve

cassé, et de l’odeur prégnante de l’osier 

Un vrai cauchemar ce job !!

Toute une vie de dépenaillé à  vous rendre neurasthénique jusqu’à la tombe .J’ai essayé de convaincre le président des Etats-Unis lui-même que je n’étais en rien responsable  de ce carnage.

Je sais , je suis un peu caractérielle ,mais je peux me montrer tendre  comme un fauteuil

Mais avoir le premier rôle dans un tel spectacle, reconnaissez que c’est traumatisant.

Vous me direz on ne condamne pas quelqu’un sur un simple pressentiment mais moi

Je ne crois pas  avoir été faite pour une telle cruauté .car au fond je suis un boute en train et j’aurais dû être une chaise musicale.ve

J’ai  accepté  d’endosser les crimes à votre place mais maintenant basta !

Demain je tente la grande évasion j’ai mon plan  je me barre, je me tire de cet enfer

Je me déguiserai en tabouret  et à la première occase je me ferai la belle.

J’étais prédestinée à vivre une autre vie  et je compte ben  prendre ma revanche sur les hommes !!

Je rêve d’être une chauffeuse. !!

 

22 novembre 2014

Images anciennes (MAP)

Lors d'un séjour cet été dans la maison de mes grands-parents paternels

j'ai retrouvé un vieux cahier très spécial.

Il s'agissait d'un collecteur d'images de publicité !

Je vous en livre quelques-unes pour le plaisir de partager

avec vous toutes et tous !

*

Voici d'abord la belle couverture :

 

Vieux cahier

et le verso de ce cahier :

Vieux cahier 2

ainsi que quelques unes des images qui y ont été collées :

 

Vieille images 1

 

Vieilles images 2

 

Vieilles images 3

 

Vieilles images 4

J'ai été ravie de faire cette découverte !

J'espère qu'il en sera de même pour vous !

 

 

 

 

 

22 novembre 2014

Participation de Flo

fl01#325# un cahier bleu.

Cette image me plaît. Cette couleur me calme. Elle semble dire « STOP » à mon sang qui bouillonne. C’est cela, j’entre en moi-même dans une période bleue. Au-delà des globules bleus, c’est en quelque sorte une encre que je détache des fonds marins pour voguer.

La main de la petite écolière a bien grandi. L’armure de bronze épouse les formes du cœur et laisse au corps et à l’esprit le soin de déambuler sereinement. L’agitation de l’irréparable gaspillage s’est évanouie. La femme aux mains rouges, pour qui les grains de peau sont pêches, contemple l’encre de Chine qui illustre le chapitre de son cahier bleu.

Elle s’y arrête comme Miro sait si bien le faire. Empreinte bleue, cette émanation fluide renferme aussi l’étendue de l’âme et l’immensité de l’esprit. Ils lui causent. Une voie est là. Elle l’écoute, lui répond parfois, lui écrit d’autres fois et la supplie quelques fois.

C’est certainement mon armure qui me permet de l’aborder parce que je suis au clair avec elle ou avec moi sur ce constat que non seulement je ne suis pas seule mais en plus que nous sommes deux. Or, tout récemment, ma voie extérieure a verbalisé celle intérieure en reconnaissant être une artiste comme si elle reconstitue son puzzle et lui laisse la chance de se dévoiler.

Ne l’oubliez pas, je suis un fil. A moins que ce soit le fil qui devienne moi. Or, c’est en lisant d’autres âmes [mêmes celles écrites deux cents ans avant la mienne] que je me rends compte que je suis encore moins seul/e.

15 novembre 2014

Participation de JAK

ja01


Oui m’sieur l’agent je l’ai vu comme je vous vois  ce cyclope  NUMMULITIQUE.

Il courrait à travers tous  les  TRAVOULS  pour les  bonder d’emballages bien trompeurs, prometteurs de  garantie bio, de bonheur sans fin, (il suffit pour cela de remplir son caddie.) C’est un finaud.  Il n’a d’yeux que pour me voir et pour mieux me COURTAUDER, moi,  LEVANTINE  Gogo, pour me dévorer toute crue en me fascinant par ses  offres promo incontournables

Il m’a bien prise pour une FRELOCHE, une vraie de vraie Boloss  il veut me faire voir la lune en plein jour. Cet aigrefin m’a chouravé  mes épiceries d’antan. Celles-là mêmes où je pouvais MUTIR  à plaisir, sentir, toucher, comparer, tester ;  là  où je n‘étais  pas une proie, mais un quidam estimé et reconnu.

Oui m’sieur l’agent, je vous l’assure, je l’ai vu,  de mes propres yeux, vu.
Il est grand je vous dis,  c’est un monstre, une sorte de PUCHOIR, avec des tentacules agrippeuses.
Il a dépouillé  les épiceries de ma jeunesse  rien n’est plus pareil. 


Avec lui m’sieur  l’agent, fini l’odeur des épices,  je ne rêve plus, désormais  engloutie dans les méandres du trop plus. Liquéfiés, la convivialité, le timbre poste à l’unité, la demi-baguette, mon débitant avec son  béret bien ancré la clope au bec, les commérages, les derniers potins.

Dorénavant  on est  urgemment pressés de passer à la caisse, plus besoin de  monnaie sonnante et trébuchante,  une carte en plastique suffit. On fait la queue pour payer, mais las, usés, fatigués, avachis sur un caddie plein à ras bord de choses inutiles bien branchouilles,  ignorant  les ceusses autour de nous  qui nous ressemblent,

Mais M ’sieur l’agent , dites-moi, vous avec votre matraque magique  qu’est ce que vous pourriez faire pour stopper ce monstre ?

Existe – t-il un bureau de doléances pour dénoncer tous ses méfaits, qui chamboulent les chalands à l’insu de leur plein gré ?

 Oui M’sieur l’agent, voila que je chougne,* mais je m’inquiète pour le futur. J’en suis  toute ablagée*.
À cha peu* toutes les épiceries de mon village disparaissent,  mêmes les belles  librairies s’exilent dans des rayons où les livres sont, malheureux,  bien seuls dans une  cargaison de pseudo best-sellers d’écrivaillons. Fini de  tourner les pages  des bouquins, feuilleter le dernier sorti, humer la fragrance du vieux papier, d’avoir un conseil éclairé,  mille  choses qui méritaient le déplacement.

Et je suis triste.   Dans ma rue principale, ce galopin à laissé des vitrines béantes, pleine d’un vide  qui me sidère.
Et je pleure.   Que sont devenus mes bazars  et autres devantures d’antan ?  C’était  un peu plus cher, mais  en contrepartie on ne s’encombrait pas de choses superflues qui nous tendent si bien les bras chez le Giant et qui sournoisement alourdissent la note.

 Ah oui M’sieur l’agent  vous me dites de  déposer une main courante, ce n’est pas ma main que j’aimerai déposer……mais bien mon pied

ja02

Levantine Gogo pour Défi #324

 

*parlé gaga

Ablagée        accablée.

Chougne      Gémir, pleurnicher.

A cha peu        petit à petit, l'un après l'autre

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11 octobre 2014

Jardins éphémères (MAP)

Je viens de visiter "Les Jardins éphémères" décorant la Place Stanislas à Nancy.

Le thème cette année est la guerre de 1914.

Jardins éphémères

  Je me demandais bien ce que les jardiniers de la ville auraient comme idée sur ce thème. C'est sans nul doute mal les connaître car l'effet rendu est plus qu'émouvant. Ce qui m'a le plus touchée comme bien des visiteurs ce sont ces témoignages écrits par les soldats sous forme de poèmes très courts, des "haïkus" qui ont été présentés sur des ardoises ou des blocs de pierre.

"Les haïkus, écrits instantanés, concentrant l'émotion, la peine, la mort comme la joie éphémère de côtoyer une nature résistante"

Mais je vous laisse les lire comme je les ai découverts : 

Un alléluia d'oiseaux

 

Un cercle d'oiseaux

 

Un pinson chante

 

Unpetit pêcher rose

 

 

Une sculpture de l'artiste Jean No évoque l'éclat des bombes :

 

Sculpture de Jean NO

 

Des caisses de munitions servent aujourd'hui à accueillir la  Nature :

Caisses de munitions

Et voici le texte qui m'a le plus émue :

"Le moribond criait : "Maman" !

De l'arrière le journaliste a entendu :

"Vive la France !"

                                           Marc-Rodolphe Guégan

8 novembre 2014

Participation de Venise

Les hommes ont commencé  à changer après la grande crise.

Celle qui a duré deux cents ans.

Ils ont tout au début cessé de travailler et sont devenus attentifs à  l’immobilité

Des Hiboux, et à leur mouvement en biais de la tète.

Ils se mirent à haïr la télé, internet qui ne pouvaient pas incarner le st ESPRIT ,la PAIX universelle .

Ils ont commencé à sentir la soie sous les plumes des oiseaux, et leur nez apprit très vite à débusquer le musc  épais des bêtes sauvages.

Ils écoutèrent la création de la vie à travers des vibrations musicales

 Et le sens jouissif d’entendre cuire les oliviers au soleil les mit en joie.

Cette vie de bohème est maintenant à la portée de tous.

ELUARD, PABLO PICASSO ,nous attendent, sur le chemin en criant :

« Ne perdez pas une minute engranger le savoir du monde il n’y a pas de joie plus forte. »

Le silence du monde peut enfin nous parler il suffit de tendre l’oreille.

ve01

11 octobre 2014

Participation de Venise

Lorsque je vis le caducée dessiné tout en bas de la lettre, une poussée d’adrénaline me prit à la gorge.

Ça faisait des semaines que je n’avais plus mis le nez dehors à déchiffrer  ce texte écrit en araméen.

J’avais une mine de déterré.

Cette lettre retrouvée prêt du cadavre du docteur LEONARD me hantait jour et nuit quand ce matin les mots prirent un sens imprévisible.

Tout soudain s’éclaircit et les mots du texte prirent une autre dimension. 

J’avais passé ma vie à la modérer modérément, tantôt une éponge qui ne réagissait jamais

Tantôt un astre mort qui attendait un train qui ne passerait jamais. 

Je m’effondrai pour la première fois comme un ballon d’eau percé sur le canapé la lettre à la main.

Dans mon sommeil une voix me traduisit l’intégralité de la lettre

 

ve03

6 septembre 2014

Retour de voyage par bongopinot

Retour de voyage !

 

 

bo01

 

 

Une belle carte routière

Pour faire le chemin à l'envers

En cette  fin de vacances

Les feuillages chantent et dansent

 Une valise que j'ai bouclée

Et gentiment  j' y ai enfermé

Toutes mes belles cartes postales

De toutes mes magnifiques escales

bo02

 De  tous ces lieux pittoresques,

De  ces fêtes gigantesques

De mon passage chez JO-Jo

Et tous ces drôles de  vélos

De ma première à l'opéra

Un spectacle tout en éclat

bo03

 De ma promenade dans les rue de Metz

Une ville pleines de promesses

Et une carte envoyée pour mon père

Que j'ai glissée dans cette boite aux lettres

Et j'ai suivi pas à pas une silhouette blanche sur le sol

Me conduisant à un château ou des oiseaux s'envolent

Et s'est sur ce petit pont de bois

Que s'achève mes vacances de joies

 

 Et une valise que j'ai bouclée

Et gentiment  j' y ai enfermé

Toutes mes belles cartes postales

De toutes ces magnifiques escales

Merci à vous tous, chers défiants

Pour tous ces moments si vivifiant

De partages, de poèmes, de cartes, de textes et feuilletons

Qui ont rythmé et fait vivre pendant huit semaines toute ma raison.

 

23 août 2014

Participation de JAK

Ballade pour  la balade

Bonjour les défiants

Pas de surprise, les magasins annoncent la couleur : c’est bientôt la rentrée.

Me voici traversant la chaussée pour accéder à mon enseigne préférée, et ce piéton matérialisé sur le pavé, par un enchainement d’idées, m’a acheminée tout simplement aux sources de mon bien être.

Et à la manière de Paul Eluard, je crie mon amour pour les balades, la seule façon, pour moi de mettre le cap vers un apaisement véritable….

 Et d’attaquer la rentrée de pieds fermes.

A Bientôt

ja01

 

Sur les passages pavés

Sur les sentiers escarpés

Aux croisements des chemins

J'écris ton nom

Sur les rencontres impromptues

Sur les drailles  ancestrales

Sur l’abri providentiel 

J’écris ton nom.

 

Et par le pouvoir d’un mot   
Je recommence ma vie
Je suis né-e- pour te connaître
Pour te nommer

GR qui m'offre la liberté.

 

En marronTexte intégral de P. Eluard

.

                                                             Défi #3127ieme photo bonne ballade

4 octobre 2014

Patrimoine (JAK)

ja01

 

Scrutez,  lorgnez,  admirez ces ouvrages laissés

Zieutez, observez,  mais surtout n’abimez.

Lisez,  abreuvez vous aux sources,

Puisez des idées pour enrichir vos forces

Oyez  les musiques  des  géniaux créateurs

Humez les mousses, inhalez toutes  les senteurs

Foulez tourbières, marais, pelouses sèches, lagunes...

Que la nature a laissés à chacun chacune

Cultivez la mémoire, éveillez les esprits.

 

Dès lors

 

Respectons  ces biens  légués par nos ancêtres.

Il nous faudra un jour    les abandonner  intacts

à nos enfants. En chœur    constituons    un pacte

Qui sera un vigilant   gardien idoine

Un    absolu  hommage à notre patrimoine

 

 

Nous en  avons la ja02

27 septembre 2014

Participation de Célestine

ce01

Fin de journée

 

 

 

Ce soir, j’ai traversé la cour. Le soleil de fin septembre éclairait d’une lumière poudrée les cheveux en broussaille des derniers élèves de la journée. Ceux que l’on vient chercher tard et qui ont toujours peur qu’on les oublie. Leurs petites culottes courtes flottaient sur leurs genoux cagneux, et leurs incisives avançaient en ordre un peu dispersé…

J’ai regardé ces petits poulbots courir après leur balle en mousse un peu élimée. Ils portaient au front toute l’innocence et l’espoir du monde.

J’ai pensé à ces sublimes photos de bébés en trois dimensions, dans la douce transparence du ventre de leur mère. J’ai pensé aux perce-neige, aux lionceaux qui jouent maladroits avec leurs frères, aux bourgeons des saules aux lueurs des aurores printanières.

Un immense soupir de bonheur m’a secouée comme un frisson. J’ai fermé les yeux. Maman s’est approchée de moi avec un gros morceau de clafoutis aux cerises. Elle a arrangé mes tresses en les nouant de rubans turquoise et mauves. J’ai sauté à la corde. Une corde qui avait la soie du temps qui passe sans abîmer les choses. Un lien puissant qui me tient vivante et joyeuse.

J’ai rouvert les yeux. J’ai franchi le portail de l’école en faisant un petit signe aux élèves. « Au revoir, maîtresse ! » ils m’ont crié en agitant leurs mains noires de poussière.

De loin, l’école brillait, comme une orange au soleil couchant. J’ai pensé que ce métier était vraiment ma fontaine de jouvence. J’ai souri.

27 septembre 2014

La fontaine de Jouvence (KatyL)

La fontaine de Jouvence

ka01

La fontaine est  au milieu de la place, juste avant la porte en arcade du cœur du vieux village, c’est d’ailleurs la première chose que j’ai vu en arrivant ici. Autour quelques commerces, des bancs vermoulus, des arbres qui ombrent  les pavés un peu disjoints  et l’entourent aimablement, elle a l’air innocente au premier abord.

Mais voilà !

Un jour de chaleur j’avais beaucoup marché et je m’étais arrêtée sur l’un des bancs. N’y tenant plus j’ai plongé ma main dans cette eau cristalline pour étancher ma soif ! Une vieille dame qui m’observait de près me dit :

-« Si tu bois de cette eau ma jolie et que tu fais un vœu en regardant le ciel, là juste entre les deux arbres centenaires, ce que tu vas demander t’arrivera »

-« Voyons ! Madame je ne crois pas à ces sornettes, mais j’ai soif et je vais en boire »

Je plongeai ma main, l’eau paraissait si belle, si limpide, si fraiche, que je ne pus y résister, seulement au moment de la porter à mes lèvres, je regardai machinalement entre les deux arbres vers le ciel, et je  dis en riant :

Allez ! Je vais demander à rester jeune et joyeuse, cela ne m’engagera pas beaucoup puisque je le suis, jolie de surcroît ! Je me retournai en riant pour dire à la vieille dame que j’avais fait ce vœu mais elle avait totalement disparu, volatilisée !!

Bon je ne m’en formalisai pas plus que cela, je rentrai chez moi joyeuse comme à l’accoutumée.

Les années sont passées sur moi comme des feuilles légères, avec parfois des douleurs, des deuils, des soucis, mais je reprenais toujours le dessus.

J’avais maintenant un âge avancé mais j’étais toujours alerte, courante, sautillante, riante à souhait, à peine quelques cheveux blancs dans mes cheveux blonds, j’allais souvent à la fontaine et j’avais oublié cette histoire et cette vieille dame, cependant je prenais toujours une main d’eau froide pour étancher cette soif qui ne me quittait pas , j’étais penchée sur l’eau  pour en reprendre lorsque dans le miroir je revis le bonne vieille de mes 25 ans qui me souriait, je me retournai mais personne !!! Je regardai à nouveau dans l’eau et elle était là qui m’attendait ;

Dans un murmure à peine audible de moi seule, elle me murmura :

-«Alors ne t’avais-je pas dit que ton vœu se réaliserait, tu es toujours jolie, pas ridée du tout, alerte et vive, joyeuse comme un pinson ! »

Mais c’est vrai me dis-je, mes amies me le répètent sans cesse.

-« Qu’as-tu mangé ou bu Marjolaine pour être toujours aussi vive, si gaie si jeune ? Ce n’est pas juste regarde nous avec nos douleurs et nos crispations, toi tu traverses le temps sans te faner ! »

Je haussais les épaules, je ne prêtais aucun crédit à cela mettant ces phrases de mes amies sur le compte de la mansuétude à mon égard, du coup je réalisais que cette eau avait un pouvoir que j’en buvais depuis des années toutes les semaines, en plongeant mon regard dedans à nouveau je vis la vieille qui me fit un clin d’œil malicieux, son regard me disait, ça y est ! Elle a enfin compris !  Puis dans un dernier clapotis elle murmura : «  c’est moi la source de jouvence je suis l’âme de cette eau, tu vivras longtemps mais tu dois passer ton pouvoir secret à une autre femme»

Je rentrai chez moi, je réfléchis à qui allais-je passer cette miraculeuse source de jouvence ?? Lorsque l’aînée de mes petites-filles, Gwendeline entra avec un magnifique bouquet de roseska02

-« Pour toi ma petite mamie, pourvu que je te ressemble plus tard ! »

-« Tu sais ma chérie dans le haut du village il y a la fontaine et ……………… »

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27 septembre 2014

Vive l'eau (JAK)

Vive l’eau

ja01

Est-ce l’avantage, ou l’inconvénient de l’âge qui fait que souvent d’une image semble sourdre,  à la manière d’un flot, un souvenir noyé dans le puits de notre enfance. Un écrivain, dont je  tairais le nom J, nous en a retracé si bien le jaillissement soudain.

En découvrant  cette belle pierre « porteuse » d’eau, une  comptine, que me gazouillait  ma grand-mère, a refait surface.

Je pense que comme bien  des enfants je n’aimais pas me  mouiller.

J’ai vu le phénomène se reproduire avec des préados qui laissaient couler la douche, mine de rien, et s’occupaient à d’autres choses dans la salle d’eau … (honnis soi qui mal y pense)

 

Voici cette chansonnette

 

Un petit enfant bien sage

Doit se laver tous les jours

Les mains, le cou, le visage

Pour se faire aimer de tous

Vive l’eau, vive l'eau 
Qui rend propre, qui rend propre
Vive l'eau , vive l'eau 
Qui rend propre et qui rend beau !

 

Un peu de naïveté et de fraicheur en ce début de semaine, cela coule de source  pour nous laver de  toutes les noirceurs, qui nous tsunami-sent  

 

Lundi 22 9 2014 JAK pour Défi #317

27 septembre 2014

Participation de Venise

On m’avait dit, va au bassin des trois cascades, jette tes vêtements sur une pierre et fend les eaux ombreuses, et limpides du bassin.

Tu ressortiras dans une blancheur de lune atteignant ainsi la luminescence de la jeunesse.

Je glissais dans les eaux miraculeuses quand je fus soudain interpellée par une carpe.

Là je t’arrête immédiatement les carpes  sont muettes  je sais c’est idiot dis je dans un rire un peu fou .mais je n’ai pu m’empêcher de la faire parler.

Chaque saison porte en elle son rire c’est là que réside ta jeunesse 

Tu atteindras ainsi uns seuil de délivrance qui tournera le dos à tous les produits cosmétiques .j’appelai cela l’harmonieux vertige qui va du sourire au rire et au fou rire .

Je sortais du bassin inondée d’une joie nouvelle  empreinte de douceur et de complicité

Quand soudain je fis face à un ours polaire un de ces ours qui se fond dans le paysage

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C’est exact ,ce moment procédait plus de la magie qu’autre chose je sais cet animal porte des forces plus grandes que lui 

Et son regard me conduisit  à l’épicentre des mystères polaires.

Oui je sais les ours polaires  n’ont pas l’habitude de s’étendre en discours mais là aussi croyez moi  sur parole .

L’ours polaire me dit garde toute ta vie le CAP au nord  et pour cela ne perd pas la boussole

Le’ grand  âge te guette et pour cela des choses secrètes doivent être cultivées sous la neige

De tes saisons. . Dévoile tes voiles dans ton imaginaire que tu gardera s intactes . là réside ta jeunesse.

Nous sommes de vieux arpenteurs géomètres qui avons en nos cœurs la légende des siècles

Et en navigateur attentif  .tu t’accrochera s à l’aiguille aimantée de ta boussole maudissant ta jeune arthrose !!!.

16 août 2014

Eva et le mystère s’épaissit! (KatyL)

Eva et le mystère s’épaissit!

Eva avait mal dormi, deux types étaient entrés chez elle par sa fenêtre l’un se jetait sur elle sur le lit, et la serrait avec son drap lui mettait sur la tête pour l’étouffer, l’autre tenait la lampe dirigée vers elle, celui qui était sur le lit lui enfonçait quelque chose de pointu dans le dos elle suffoquait, elle suppliait, il s’arrêta 2 secondes, le deuxième faisait un signe avec sa lampe de poursuivre, il l’étouffait en appuyant sur sa tête le drap elle allait mourir elle hurla !! Elle se réveilla dans sa chambre, il était 5h du matin !

Impossible de se rendormir ! Elle prit un roman de G. Laporte «  à l’encre violette » un si beau livre qui la plongea dans un grand bonheur, il écrivait si bien, les sentiments d’une époque révolue étaient si réalistes.

Elle lisait depuis 1h lorsqu’elle entendit nettement des bruits venant de l’extérieur, quelqu’un rôdait autour de sa maison, elle prit dans ses mains machinalement une canne de sa grand-mère qui était dans le porte-parapluie! C’en était trop, le cauchemar et les pas dehors ! Elle appela Joachim sur son portable :

-« Allo ! Jo c’est Eva, excuse-moi de te réveiller en pleine nuit, mais j’entends distinctement des pas autour de ma maison, je pense que ce sont des rôdeurs j’ai très peur »

-« Ecoutes il est presque 6h et je devais me lever à 6h30 je viens,  ne bouge pas et n’ouvre pas, on va rester en contact  je serai chez toi dans une demi-heure ok ! »

-« Oui merci beaucoup »

Elle tendit l’oreille et cette fois des gens murmuraient, ce n’était pas possible il y avait bien deux personnes comme dans son rêve, elle frissonna de la tête aux pieds, elle allait se trouver mal, sa maison était à deux cents mètres des voisins les plus proches M et Mme Rivard mais ils étaient âgés et elle ne voulut pas leur faire peur si tôt, elle se  promit d’acheter un chien mais en attendant elle perçut des bruits de coups du côté de son garage.

Elle éteignit la grosse lampe et se cacha dans la semi-obscurité car seule la veilleuse de sa chambre était allumée et son portable, elle téléphona à nouveau à Jo

-« Ecoute,  ils sont au moins deux il faudrait tél à la police sans doute ?  Tu es venu avec ton chien j’espère ? Ils sont à essayer d’ouvrir le garage, je les entends »

-«  Je suis bientôt là oui le chien est avec moi, j’aviserai en arrivant si police ou pas, imagine que ce soit un de tes voisins ou autre chose »

-« Je ne suis pas rassurée tu es là dans combien de temps ?»

-« Encore un petit quart d’heure ne bouge pas, éteint tout et reste près du téléphone ok ? »

Jo arriva dans le quart d’heure il avait dû conduire à toute vitesse, il sonna :

- « C’est moi tu peux ouvrir !» le chien et Joachim franchirent la porte en cœur et Eva se jeta dans ses bras ! Il la garda contre  lui et lui caressa doucement les cheveux.

-« Mon Dieu que j’ai eu peur, allons voir près du garage avec le chien je prends cette canne et toi prends celle-ci »

Elle alluma l’extérieur et ils marchèrent sur le côté ! Personne ! Mais en y regardant de plus près en effet des traces d’effraction sur la porte étaient visibles très nettement ! Ils décidèrent de rentrer de s’enfermer et d’aller porter plainte vers 8h30 à l’ouverture du bureau de la police.

Elle lui fit un café bien serré,  fit des tartines ils déjeunèrent en silence, le chien ravi d’être arrivé se coucha sur le moelleux tapis et ne demanda pas son reste.

ka01

Eva se mit sur le canapé et Jo vint la rejoindre, elle se serra contre lui, il la prit tendrement mais ne profita pas de la situation malgré son envie de l’embrasser.

Au bout d’un moment elle alla se laver et s’habiller et ils partirent au commissariat de police déposer plainte.

-« Non ! Elle ne voyait qui pouvait faire cela, elle ne connaissait que peu de gens, oui sa voiture une petite C3 rouge était garée dedans, et son solex, et quelques caisses d’objets qu’elle n’avait pas encore rangé, des livres aussi»

Elle remplit et signa les papiers ils promirent de passer en journée voir les traces et relever des empreintes, il ne fallait rien toucher !

Joachim dû partir à son travail en lui recommandant de ne pas ouvrir sauf à la police il lui dit qu’il serait de retour vers 18h30/19h et qu’il apporterait de quoi faire un repas froid puisqu’elle ne pouvait pas bouger, il lui  laissa Bob le chien.

Eva fit des petits gâteaux pour le soirka02,

Deux policiers  arrivèrentka03en début d’après-midi, ils firent des relevés de traces des pas et de celles des doigts ils notèrent que les voleurs avaient été dérangés car ils étaient  presque arrivés à ouvrir la porte, celle-ci était très endommagée, Eva devait faire venir un expert de son assurance ! Quelle barbe ! Elle ne pouvait même plus sortir sa voiture. L’expert ne pourrait venir avant deux jours lui avait-il dit au tél et ensuite le serrurier, d’ici là pas de voiture !

Elle expliqua cela à Joachim par mail et attendit son arrivée en peignant un paysage d’hiver pris en photo lors de ses randonnées.

Elle leva la tête et vit une femme aux cheveux flamboyants et tee-shirt fluo, qui mettait une grande lettre marron avec des rayureska04 dans la boite aux lettres située à l’angle des rues en face de chez elle, mais son attitude l’intriguait, car elle regardait autour d’elle comme si elle avait peur que quelqu’un la voie ?? Aussi Eva resta derrière ses rideaux à l’observer, elle mit le courrier et partit en trombe en bas de la rue comme si une mouche l’avait piquée ???!!! Que cette femme lui avait semblé bizarre, cependant elle haussa les épaules et se remit à sa peinture.

A 19h00 Jo n’était toujours pas là, elle mit la une jolie nappe sur la table des assiettes assorties, des fleurs,ka05    …. Et fit du riz pour le chien. Elle attendit, son portable ne répondait pas il devait conduire ?

A 19h30 un coup de sonnette, pensant que c’était Jo elle alla ouvrir sans avoir regardé par la fenêtre, mais c’était Raphaël et le chien se mit à aboyer !

-« Bonjour Eva je tiens avant tout à m’excuser pour ma désinvolture de l’autre soir, je m’en veux, mais je suis venu car j’ai appris que tu avais eu une tentative de cambriolage et que ta voiture était coincée au garage (j’ai un pote à la police) puis-je enter ? »

Il entra et avança vers elle, la prit dans ses bras sans qu’elle ait eu le temps de réagir, la serra un peu fort contre lui et dit : «  bonjour ma chère voisine » c’est à ce moment précis où Eva était encore dans les bras de Raph, que Jo entra.

Il semblait furieux, les mains noires à cause d’un pneu crevé en montagne pas de relais portable à cet endroit, et comme il voulait aller vite, il répara sans retourner chez lui et sans possibilité de tél à Eva, mais il avait fait les courses, il déposa le sac dans la cuisine, se lava les mains. Le chien lui fit la fête !!

Joachim et Raphaël se tenaient maintenant face à face en se toisant, Eva sentit la tension monter d’un cran, elle détendit l’atmosphère en proposant un petit porto !

Raph vit la belle table mise au salon mais ne dit rien, un rictus de dépit déformait ses lèvres, pour se donner une contenance il parla du temps et fixa les yeux Eva :

-« tu sais que si tu n’as pas de véhicule j’en possède deux, je peux donc t’en prêter un le temps que ta voiture te soit rendue lorsque l’expert sera passé, c’est ce que j’étais venu te dire »

Content de son effet il s’enfonça dans le canapé tout  sourire, Joachim était bouche bée !

(Quoi ! ils se tutoient, il vient chez elle, la prend dans ses bras, lui prête sa voiture !! décidemment ce type ne me plait pas pensa –t-il !) Mais il se garda bien de faire le moindre commentaire, Eva était libre et il ne lui appartenait pas de lui dicter quoi que ce soit, il but son porto en silence.

Raphaël content de lui se leva

-« Tu sais où me trouver dit-il à Eva je suis là, j’écris un  nouveau roman, tu viens quand tu veux »

Elle ferma la porte soulagée de le voir partir.

Ils dinèrent de petites salades et charcuteries, de bons fromages, Eva avait sorti un vin de sa cave chambré depuis le matin, Jo la complimenta sur sa jolie table, il y était sensible et ne résista pas aux petits gâteaux, Bob mangeait son riz à la cuisine, il avait adopté la maison et Eva !

Une fois le repas terminé ils s’installèrent sur le canapé et Eva d’instinct se colla contre la fière épaule de Jo, il ouvrit son bras et se pencha pour l’embrasser, le chien soupira et ferma les yeux ! Eva ne résista pas et lui rendit son baiser avec fougue.

Ils s’embrassèrent longtemps comme deux jouvenceaux de 20 ans ! Jo lui disait des mots d’amour à l’oreille, lui caressait les cheveux, le cou, elle qui avait tant manqué d’amour depuis si longtemps fondait comme un glaçon au soleil.

-«  tu sais Eva je ne voulais pas tomber amoureux, j’ai connu trois histoires avant toi avec trois femmes bien différentes …. J’ai ensuite vécu en travaillant sans cesse pour développer mon activité j’ai 55 ans ! Je ne souhaitais pas retomber amoureux, et tu es là  dit-il en montrant son cœur. Je pensais que le fait que tu sois à des kilomètres de chez moi très active et indépendante m’aiderait à t’oublier, mais nous avons sculpté ensemble, fait du cheval, des sorties, j’ai appris à te connaitre, tu es merveilleuse, un cadeau dans ma vie, la plus belle chose qui me soit arrivée, je n’osais espérer que tu répondrais à cet amour que j’ai pour toi, car c’est de l’amour je fais bien la différence entre être amoureux vraiment et (s’amouracher )c’ est l’amour que j’ai pour toi, crois-moi. »

-« Ne dis plus rien ! Viens dit-elle »! Et elle l’entraina dans la chambre.

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Ils firent l’amour une grande partie de la nuit tous les deux chavirés par ce qui leur arrivait. Elle avait mis de la musique et son corps dansait avec lui au rythme de l’amour, il était très caressant, c’était un très  bon amant, attentif à Eva.

Le lendemain Joachim ne travaillant pas, ils eurent du mal à se lever, rien que de se toucher l’envie les reprenait, lorsqu’on sonna à la porte d’entrée !!! Eva enfila un peignoir en dentelle et courut pieds nus pour ouvrir ses cheveux longs en bataille, c’était le facteur ! Il lui tendit une enveloppe trop grande pour sa boite qu’il ne voulait pas plier, elle reconnut de suite la lettre à rayures l’enveloppe marron que la rousse avait mis la veille en face !ka04

Son sang ne fit qu’un tour ! dessus en grosses lettres "pour Eva IVAN….."

20 septembre 2014

Participation de JAK

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Zéphyr  Ô doux vent passe sur moi  avec efficience

Esquisse sur mes nerfs   le calme de la patience 

Ne me laisse pas au bord de la colère vaine

Illumine mon âme de pensées  plus sereines

Tout en moi est bouillant et s’enflamme sans fin

U tilise pour calmer mon esprit ton souffle si serein

De la maitrise  fait moi voir la sage attitude

Enfin je connaitrai  peut être  la zénitude

 

Est-ce toujours facile de GARDER son SANG FROID ??? Défi #316

2 août 2014

Une première à l'opéra par bongopinot

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Une première à l'opéra

 

Je t’emmènerai pour tes quinze ans

Voir un grand spectacle à l’opéra

Un endroit empli d’odeurs d’antan

D’un temps jadis qui ne reviendra pas

 

Tu mettras ta belle robe des grands jours,

Et nous partirons toutes deux pour une première,

Moi, à ton bras, ma petite fille, mon bel amour,

Nous profiterons d'un moment de lumière.

 

Et sur de belles chaises de velours rose

Où de nombreux hommes se sont assis

On s’installera  pour admirer des virtuoses

Et là c’est sûr, on oubliera tous nos soucis.

 

Dès le début, un florilège de mélodies, de nuances,

L'orchestre s'anime bouillonnant et scintillant,

Les cordes plus aériennes, en vagues qui dansent,

Donnent vie aux personnages, et à leurs sentiments

 

la musique nous arrive directement en plein cœur

un visuel spectaculaire nous projette dans un lieu magique

Qui arrête, les secondes, les minutes, les heures,

Et le rideau, déjà se baisse, sur un tableau poétique.

 

23 août 2014

Pas à Pas par bongopinot

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Une balade sur un chemin  pavé

Sur le sol une silhouette y est dessinée

Pour se promener en toute sécurité

Suivons ce personnage qui nous dirige cet été

 

Une balade comme une aventure

Sans savoir où nous mènera notre futur

Fait d’amour, de fissure,

De poésie et d’écriture

 

Une balade en ritournelle sur la dureté du temps

Où la rencontre des genres et des gens

Nous offre tous les matins comme un chant

Pour celui qui prêtera une oreille, chemin faisant

 

Une balade, nous allons vers l’avenir

En gardant sur le cœur nos plus beaux souvenirs

Et faisons de toutes nos journées à finir

De merveilleux, pas, en devenir

 

Une balade pour  donner de bonnes armes à nos enfants

Pour qu’ils continuent après nous, améliorant et bâtissant

Un nouveau monde indulgent et accueillant

Fait de quiétude de paix et d’amour éclatant

 

Une balade qui nous emmène droit vers notre fin

Sans peur ni tristesse ni chagrin

Et nous arrive une douce odeur de jasmin

Des amis à nos cotés nous prennent la main.

 

Tous ces petits pas comme un bond de géant

Nous font traverser mais jamais remonter le temps

Et  dans nos têtes on entend les tic tacs incessants,

D’une bataille sans trêve, qui prouve  que l’on est vivant.

5 juillet 2014

Participation de Venise

 

À la maison un ange cloque au bec faisait la vaisselle.

Il  faut que je mette les points sur les i dis je ?

Faire la vaisselle n’est pas une activité métaphysique,

Occupe toi plutôt du monde  mets un point final aux guerres !!

Au point où vous en êtes me rétorqua-t-il

Je ne pourrai même pas tordre un rayon de soleil.

Est-ce le point final pour notre humanité ?dis – je tout effrayée

Sais-tu que c’est par distraction que vous n’atteignez jamais le paradis ?

C’est le point d’orgue de notre conversation j’imagine ?

L’ange me tend une cerise bouillante de vie et me dit :

Par temps clair  suis la fragrance des cerisiers  elle te conduira jusqu’aux étoiles

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16 août 2014

Puerto-Rico (EnlumériA)

Les mains du Narrateur s’immobilisèrent au-dessus du clavier, bloquant du même coup la trajectoire du coupe-papier. Le carillon de la porte d’entrée venait de retentir. Le Narrateur eut un geste d’agacement puis proféra un juron qu’il m’est interdit de répéter ici. (Je n’ai pas envie d’avoir maille à partir avec la Ligue des Dames Catholiques du Teilleul). Qui venait le déranger à une heure pareille ?

 

À la porte, se tenait un facteur dégingandé, casquette à l’arrière façon canaille, longue mèche de cheveux anthracite sur l’œil et moustache à la Clark Gable. Il mastiquait un chewing-gum avec cet air blasé qu’affichent généralement les douaniers en fin de carrière. Son œil gauche scintillait comme un rubis. Son uniforme datait des années 30. Il fouilla dans sa sacoche de cuir élimée. Il y avait une soirée masquée dans l’immeuble ou quoi.

— Monsieur Erzähler. Hiéronymus Erzähler ? Un pli pour vous, signez là.

Sa voix semblait parvenir d’un point situé à 1,50 mètre derrière sa bouche.

Le Narrateur consulta sa montre avec un je-ne-sais-quoi d’ahurissement sous les sourcils. Il était 23 h 47.

Le facteur le regardait un peu comme on guette un spectre dans la pénombre. Il parut flou pendant deux ou trois secondes, comme un hologramme de fête foraine, puis l’image se stabilisa.

— C’était mon oncle, répondit le Narrateur, abasourdi. C’est quoi ce plan ?

— Moi, je fais mon travail, m’sieur. Vous le prenez ou vous le prenez pas ce pli ?

Le Narrateur obtempéra puis referma la porte pour la rouvrir aussitôt.

— Attendez.

Il n’y avait plus personne sur le palier. Juste une odeur d’ozone et une sorte de frémissement bizarre dans l’air confiné de l’escalier. Quelque chose, par terre, attira l’attention du Narrateur. Il se baissa et ramassa un coquillage en métal doré. Il fourra l’objet dans la poche. Pour ça, il verrait plus tard.

 

Le Narrateur jeta le pli sur la table de la cuisine et attrapa une bière dans le frigo. Il observait l’enveloppe de papier kraft d’un air morose. Je l’ouvre, je l’ouvre pas. Le cachet de la poste et le timbre indiquait qu’elle avait été postée à Puerto Rico, le 12 novembre… 1987.

Il ouvrit l’enveloppe. Elle contenait une carte postale représentant le port de Puerto Rico sur laquelle on avait griffonné un message à la hâte et une petite clé.

 

« Cher Georges, si vous disposez d’un peu de temps entre deux bicyclettes à réparer et si l’incident de Saint-Clément a encore quelque signification pour vous, aidez-moi. Rendez-vous dès que possible à Clisson, 27 rue de la Montée de l’éperon, à quelques dizaines de mètres près. Vous ne pourrez pas vous tromper. Vous y trouverez une ancienne boîte du service des Postes de sa Majesté le roi Baudouin. L’homme qui vivait-là était un collectionneur excentrique. Ouvrez-là et postez le paquet que vous y trouverez à la Nouvelle-Orléans, poste restante, au nom de Maora Leslie Jackson. N’ouvrez le paquet sous aucun prétexte. P.S. Désolée de ne pas avoir choisi le bon cheval. P.P.S. J’ai indiqué le nom de votre oncle pour brouiller les pistes. Vaya con Dios, Agnès. »

 

Ça voulait dire quoi, ça : à quelques dizaines de mètres près ? Georges se sentit tout drôle tout à coup. Ses jambes en coton menaçaient de se dérober. Il s’assit et s’essuya le front du revers de la manche. Quelqu’un, quelque part lui jouait un tour. Quelqu’un avait lu des textes qu’il n’avait jamais publiés nulle part. Un hacker ? Pourquoi diable un hacker perdrait-il son temps à fouiller dans les données personnelles d’un réparateur de bicyclettes ? Et qui, à part lui et Agnès, était au courant de l’incident de Saint-Clément ? Il alla dans le salon. Il avait besoin de quelque chose d’un peu plus fort qu’une bière. La bouteille de Jack Daniels lui tendait les bras. Le toubib allait encore bougonner au sujet de sa tension, mais là, il y avait force majeure.

 

Le lendemain, il n’ouvrit pas l’atelier. Voulant en avoir le cœur net, il se rendit sans tarder à l’adresse indiquée. Trente-cinq kilomètres, ce n’était pas la mer à boire. Un autochtone ahuri lui expliqua qu’il n’y avait pas et n’y avait jamais eu de numéro 27 rue de la Montée de l’éperon. « On vous aura mal renseigné ». Georges remonta dans sa voiture en se maudissant. Il venait de se faire berluré par un malfaisant comme un premier communiant. Il descendit la rue sans trop savoir où il allait. Peut-être y avait-il dans le coin un bistrot où il trouverait de quoi grignoter avant de repartir. Il tourna à gauche, vit qu’il y avait une chapelle des Templiers dans le coin ; à visiter après avoir cassé la croûte. Comme ça, il ne serait pas venu pour rien. Ensuite … il pila comme un malade. Les pneus crissèrent comme dans une série américaine et son blouson tomba sur le tapis de sol. La curieuse expression : « À quelques dizaines de mètres près » venait de prendre toute sa signification. À une quinzaine de mètres, fixée à un mur de pierre, il y avait quoi ? Une sorte de frisson bizarre parcourut l’échine du réparateur de bicyclette. Il gara la voiture et en descendit. Il se gratta la barbe d’un air plus que dubitatif. Devant lui, non loin d’une grille cadenassée avec une lourde chaîne se trouvait une boîte à lettre rouge décorée d’un cor de chasse. Derrière la grille, au bout d’une allée envahie par les mauvaises herbes, il aperçut une vieille bâtisse du XVIIIe siècle aux volets fermés. La propriété semblait abandonnée depuis des lustres.

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Illustration réalisée le 15/0/2014

« Si vous chercher le propriétaire, il y a belle lurette qu’il a disparu sans laisser d’adresse. » fit une voix aigrelette derrière lui.

Une vieille femme accoudée à sa fenêtre observait Georges d’un œil suspicieux. Il faillit lui demander qui vivait là, mais la vieille lui répondit avant qu’il n’ait formulé sa question.

« Le baron d’Estrelac. Un vieil excentrique collectionneur de tout ce qui touchait de près ou de loin aux services postaux. Il vivait là avec sa fille, Evelyne. Une hippie un peu illuminée. On raconte qu’elle a disparu dans les Bahamas, du côté de Nassau, à la fin des années 80, je ne sais plus. Elle est partie avec un Hollandais. Maxence qu’y s’appelait. Un beau parleur et un bon à rien, pour ce que j’en sais. On l’aimait pas beaucoup dans le quartier, ce gars-là. Le baron s’en est jamais remis et puis un jour, terminus. Il est parti lui aussi. Du jour au lendemain, sans rien dire. »

Georges remercia la vieille dame qui s’en retourna dans la pénombre de sa bicoque. Il prit la clé au fond de sa poche et, après un rapide coup d’œil aux alentours, ouvrit la boîte à lettres. Il y trouva le paquet comme il était dit dans le message ; à l’attention de Maora L. Jackson, General Delivery, Main Post Office, New-Orleans.

Georges secoua le paquet près de son oreille pour tenter d’en deviner le contenu. Il eut une furieuse envie de l’ouvrir mais derrière lui la voix aigrelette, encore. Comminatoire, cette fois.

« Je ferais pas ça, si j’étais vous. »

Georges regarda la femme sans aménité.

« Oh, vous pouvez me regarder comme ça si ça vous chante. Moi, tout ce que je sais, c’est que l’an dernier, y a un type comme vous qui est venu. Il avait l’air perdu, tout comme vous. Et il a ouvert ce fichu paquet. Je me rappelle bien. Je suis peut-être vieille, mais j’ai encore ma tête. On avait causé juste avant. Il a raconté comme ça qu’il était magicien, genre Majax, vous voyez. Il avait reçu un coup de téléphone d’une petite amie qu’il avait quand il était jeunot. Un vieux grigou de cinquante ans passés. On n’a pas idée de raconter des conneries comme ça. Bref ! Il a ouvert le paquet, il a fait des yeux comme des escarbilles et il a eu comme un malaise. J’ai appelé les pompiers et deux jours après il était raide mort, à ce qu’y parait. Alors, moi, vous savez, si vous voulez vraiment l’ouvrir ce paquet, autant que j’appelle les pompiers tout de suite. »

Georges grommela quelques mots de remerciements par pure politesse et remonta dans sa voiture. Il parcourut les trente-cinq kilomètres jusqu’à Nantes dans un état de perplexité avancé. Il entra dans le bureau de poste de l’avenue Carnot à 16 h 47. Déposa le paquet à 16 h 52. Et c’est seulement à 16 h 59 qu’il lâcha les vannes de ce sentiment de perplexité qui l’habitait depuis Clisson.

 

Pourquoi donc ce quelqu’un quelque part n’avait-il pas posté le paquet lui-même ?

 

(Évreux, 15 août 2014)

 

 

2 août 2014

EVA et la chaise rose (KatyL)

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Eva était rentrée chez elle avec ce bouquet de roses qui contenait une lettre sous enveloppe, elle se délassa, mit les roses magnifiques dans un vase en pâte de verre de l’école de Nancy et, entreprit de lire la lettre.

« Chère amie,

Vous êtes dans notre voisinage depuis quelques mois, je vous vois passer chaque jour depuis votre arrivée, je tente parfois de vous attirer du regard en sortant au jardin, ou en allant au courrier en même temps que vous,  mais rien n’y fait ... pas un regard vers vos voisins.

 Je suis écrivain, surtout ne pensez pas que je vous surveille, je ne me permettrais pas, mais un écrivain est un homme curieux et dès que je vous ai vue dans le voisinage, je n’ai pas pu m’en empêcher, mon bureau donnant sur votre jardin juste au-dessus, trois maisons plus haut.

Je vous ai vu partir cet hiver avec vos skis, ce printemps vous occuper de vos roses et du jardin, lire dans votre chaise longue, faire du solex cheveux au vent, je vous entends lorsque vous mettez votre musique à fond et que vous chantez avec !! Quel bonheur !

J’ai donc demandé discrètement à votre amie Madame Mappy quelle était la couleur de vos roses préférées en lui faisant promettre de ne rien vous dire.

Et je tenais par la présente à vous inviter à une soirée sur Epinal où je présenterai mon dernier roman, je pense que vous aimez lire.

La salle se nomme « salle rose » rue Magenta, vous avouerez que cela ne peut mieux tomber de vous offrir ces fleurs, les chaises sont roses aussi, mais la vôtre sera au premier rang avec un nœud sur l’arrière juste en face de moi, et là vous ne pourrez pas me louper cette fois !

ka02 Il va sans dire que j’espère beaucoup votre venue, je sais que vous aimez peindre, que c’est votre métier,  mon roman parle de peinture, alors !

Rendez-vous le samedi qui vient à 18h salle rose rue Magenta, cette présentation sera suivie d’un repas au restaurant d’en face, je vous y invite si vous en êtes d’accord ? Ne me dites rien avant la soirée je verrai bien si vous êtes assise sur cette chaise qui vous est réservée, c’est que vous acceptez toute la soirée ! Votre présence illuminera cette salle.

Raphael Fontenoy écrivain à plein temps!

Ça alors ! Eva n’en revenait pas, elle n’avait jamais aperçu ce voisin, elle était toujours la tête dans les nuages et en effet ne regardait pas beaucoup autour d’elle les gens, elle voyait les couleurs du ciel, les changements de saisons, les parfums des fleurs et leur épanouissement, elle voyait les sentiers des montagnes couverts de petits cailloux de pommes de pins, les oiseaux sur son passage, les insectes ...mais les voisins en effet, à part ses proches voisins un couple de retraités, les autres, jamais ! 

Elle prenait son temps pour humer les fleurs si belles, se mit dans son canapé et réfléchit à cette invitation, refuser elle pouvait en n’y allant du tout, mais pourquoi ? Une soirée littéraire qui parlait de peinture, connaitre un voisin sans idées préconçues, oui, elle irait samedi sur la chaise rose !

Samedi arriva

Elle entra la première dans la salle rose, trouva la chaise au 1er rang avec un nœud dans le dos ! Elle se sentit gênée car tour le monde allait voir ce ruban ! Puis la curiosité prit le dessus ! Enfin elle allait connaitre le visage de ce Raphael et surtout entendre ce qu’il avait à dire de son roman.

ka03 Elle s’assit, en tenant sa jolie robe blanche en dentelle sur ses jambes pour ne pas la froisser, Eva avait assorti la ceinture et les chaussures rouges et avait fait  (en couture) le sac à main, elle sentit dans son dos que les gens arrivaient, la salle fut remplie en un quart d’heure, il devait être connu car il y avait au moins 70 chaises.

Le brouhaha des : « bonjours comment vas –tu ? As-tu lu le dernier roman de Raphael ? »etc etc ../. n’en finissait pas, il était en retard de 5mn, puis une charmante dame l’annonça et IL arriva !

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Il s’installa juste en face d’elle avec un petit sourire énigmatique et la fixa du regard, la salua il semblait ravi de sa présence. Eva se sentit rougir jusque la racine des cheveux, la gorge nouée, elle se donna une contenance en tripotant son joli sac.

La présentatrice énonça la biographie de l’auteur, des études littéraires, un poste d’enseignant en fac, un temps journaliste globe-trotter, divorcé sans enfant, vivant dans le charmant village d’Autigny-la-Tour depuis 3 ans.

Sa bibliographie était dense : 15 livres écrits dont 10 romans,  un  sur le château du village à la période du XVIII siècle.

Son dernier livre pour lequel tout le monde était là ce soir, traitait de la peinture, des galeries d’art, des peintres et du snobisme en peinture, le peintre qui était le héros de son roman avait beaucoup de talent mais pas de relations.

Le  titre du livre «  Pour épater la galerie »

Il expliquait ainsi le monde des arts très bien décrit, Eva connaissait cela par cœur, elle se détendit au fur et à mesure que l’animatrice et Raphael parlaient, elle acquiesçait parfois, souriait à d’autres moments, se plongeait dans de mûres réflexions, il la regardait à la dérobée et guettait le moindre de ses mouvements.

Enfin le temps des questions pour le public.

Raphael se leva et dit :

-« Vous savez tous chers amis habitués de soirées que la personne qui a le privilège d’être sur la chaise au ruban rose est mon invitée d’honneur-surprise, ce soir nous avons la chance d’avoir Madame Eva IVAN qui est peintre de talent et qui désormais demeure dans mon village, je voulais donc vous la présenter. »

Eva se leva rouge de confusion sous les applaudissements qu’elle n’avait en rien mérité, mais remercia de l’accueil et se retournant vers l’auteur lui demanda :

-« Vous sembliez dire que sans relations mondaines il est difficile voire impossible de percer en peinture, oui vous avez raison, mais il y a des circuits en dehors du monde du snobisme, des lieux où il est possible d’exposer, des salles, des lieux culturels, certaines petites galeries aussi nous offrent nos chances, les reportages et les interviews des journaux locaux nous aident à nous faire connaitre, pour ma part cela me suffit bien. Avez-vous rencontré beaucoup de peintres pour écrire ce roman ? Peignez-vous, vous-même ? »

Elle se rassit et attendit la réponse.

-« Oui j’ai rencontré énormément de peintres, dommage que je ne vous ai pas rencontrée vous aussi, je parle de la difficulté pour les artistes de se faire reconnaitre, je parle de la passion qu’est la peinture qui dévore comme l’écriture, je suis allé dans maintes expositions et galeries pour traiter ce roman, mais moi je ne peins pas, du moins je peins avec les mots »

Elle remercia et ensuite chacun et chacune posa sa question, puis vint l’instant des dédicaces, aussitôt Eva acheta le livre auprès du libraire présent et se mit dans la file d’attente pour se faire dédicacer le roman qu’elle avait hâte de lire.

Son tour arriva, il lui adressa un sourire éclatant, la remercia de sa présence à cette soirée et lui annota ceci dans le livre:

«  A Eva ma charmante voisine, auprès de qui j’ai dû user de subterfuges pour enfin avoir son regard, j’espère que ce roman qui parle de son art saura lui plaire ? J’attendrai la réponse à cette question et  espère qu’une visite entre voisins s’imposera avec un chocolat chaud à la clé….ce livre écrit sans savoir qu’une artiste viendrait habiter tout près de moi »

Merci d’être venue

Raphael Fontenoy

Et il ajouta à voix haute :

-«  ne partez pas le restaurant nous attend en face, si vous voulez bien patienter jusqu'à la fin des dédicaces ? »

-«  je ne comptais pas partir, je suis ravie de cette soirée, je vous attends »

Elle tourna les talons en sentant le regard de l’auteur dans son dos, elle se mit à feuilleter les 1eres pages.

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Suite au prochain épisode

16 août 2014

Un Homme qui me veut du bien (JAK)

Un homme qui me veut du bien*

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Photo Jak

 

Bonjour  les amis de sam’défi

 Me voici de retour de ma campagne, requinquée,  pleine de force et de résolutions.

Arrivée à  la porte du garage, boudant mon absence, elle manifeste en restant  coincée, bah, ce n’est pas ce qui va me démoraliser !

 La voiture dormira ce soir dehors !                        ja02

 

Le contenu de mes valises dispatché, j’arrive aux choses sérieuses : la lecture du courrier. J’entends, pas les mails, ceux ci je les suivais dans mon coin retiré où « Google » a réussi à s’introduire, non je  parle du courrier que le facteur amène chaque jour (sauf le dimanche quand même !).

Pleine à déborder,  elle était ma boite.

Tri impératif :

-Les pubs, à la poubelle

-Les cartes,  ah ! Ces  amis qui pensent à  moi, merci

-Et les lettres dactylographiées avec entête rébarbatives.

Tiens, tiens le ministre des finances en personnes qui m’écrit !

Redoutant quelques embrouilles j’ouvre fébrilement avec mon stylet,

Une lettre d’injonction, me somme de faire ma déclaration de revenus …. Déclaration  que je n’aurais pas fait en temps voulu, cette année ????

 Et s’en suit  une  demande de réponse URGENTE, soulignée en gras, faute de quoi etc.….

Dubitative, moi si réglo,  néanmoins, je sue, je panique, je m’inquiète.  

Holà,  que va-t-il m’advenir, je suis tellement fragile devant l’appareil d’état !

Je vérifie, et constate que j’ai bien rempli la pièce 2042 requise, ce, par Internet, et j’ai  même l’accusé de réception n° xyz !

 Cette lettre a su cependant  semer le doute sur mes capacités d’obéissance ! (genre insoumise on ne fait pas mieux….. J   ***

Ma déclaration en bonne et due forme, se serait-elle égarée ?

A-t-elle été Imputée à une autre personne ?

 Ah ces « ordinateurs » bels alibis  de l’administration pour excuser  la pagaie !

Ouf, mais tout de même je prends ma plus belle plume pour répondre, et sans coup férir je cours à la poste.

Et là,  nouvelle contrariété qui me fend le coeur,   ma tension monte, je sue (encore)  à grosses gouttes:

L’employé de la poste  a déjà la déjà relevé le courrier, et comme nous sommes le 14 aout, c’est fermé jusqu’à lundi !ja03 ma lettre devra attendre...

 

 

Je vais avoir droit à une pénalité de retard…

 

Ouah ! Ouah ! Mon chien soudain aboie.

 Je suis dans mon  hamac, il est 11 heures, je sors d’un pénible cauchemar.

 Il est temps que je me lève pour aller taquiner la truite, car je suis toujours  campagnarde !

A la semaine prochaine mes amis…. 

*Nota du moins ce qu’il m’en reste

Nb prémonition ? aujourd’hui je reçois ma déclaration de revenu quel bonheur J !

 

9 août 2014

PROMENADE DANS LES RUES DE METZ par bongopinot

 

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Une ville charmante et agréable qui me fait très bonne impression

Je découvre tranquillement à mon rythme, la ville de Metz

Le plan d'eau  où il fait bon se prélasser à la belle saison.

Chacun se fera son opinion, pour moi, c’est une ville pleine de promesses

 

 Place de la comédie La cathédrale et son immense surface vitrée,

A une hauteur impressionnante, c’est un joyau de l’art gothique.

Et je continue à flâner dans ces rues commerçantes et animées

Au détour d'une ruelle je découvre un petit coin ombragé et magnifique

 

C’est chouette c’est moments donnant une certaine douceur de vivre

Je continue à arpenter la ville et me retrouve rue de la Pierre Hardie

Une rue superbe, et, m’arrête dans un café bar « Au fût et à mesure »

L’endroit y est fort sympathique convivial j'y reste jusqu'à midi  

 

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Je reprends mon périple et passe devant un Marché Couvert

Puis devant des immeubles en briques couleur sable et insolites

Je me trouve rue aux ours, pas un ours ni un chat c’est calme et désert

Et là des angelots au dessus et de chaque côté d’une porte imposante.

 

Je vais maintenant penser à rentrer chez moi en Normandie

J’ai passé ici une journée formidable de visite au gré des ruelles

Le jour doucement descend le fond le l’air s’est refroidi

Je pars mais reviendrai surement dans cet endroit qui émerveille.

 

5 juillet 2014

Deux temps (Rose)

On me dit que tout vient à point
A qui sait attendre
J'ai su attendre
Tu es venu
Virgule,

Je ferme les yeux et mon cœur se vide
Il se vide de tous les souvenirs
La douceur de ta peau sous mes doigts qui la parcourent
La douceur de ton odeur lorsque je me cachais dans ton cou
La douceur de ton regard qui se posait sur moi
La douceur de tes lèvres quand elles m'embrassaient

Je regarde le vent et mon cœur se vide
Il se vide de toutes sensations
La sensation de t'aimer
La sensation que peu importe ce qui arrivera on le passera
La sensation de ta main qui me caresse
La sensation de ta langue qui me chatouille

Je sens le soleil et mon cœur se vide
Il se vide de toutes mes émotions
La tristesse de cette nouvelle
La tristesse de ne pouvoir rien y faire
La tristesse de ce qu'on ne connaitra pas
La tristesse de l'impossible

Je touche les draps et mon cœur se vide
Il se vide de tout espoir
Le choc de notre rencontre
Le choc de ce que je croyais ne jamais plus ressentir
Le choc d'une nouvelle perte
Le choc de la solitude

Je m'observe dans le miroir et mon cœur se vide
Il se vide de mes sourires
La douleur de s'être trompé
La douleur de ne plus jamais aimer
La douleur de se renfermer
La douleur de vivre

On me disait que tout venait à point
A qui savait attendre
J'ai su attendre
Tu es parti
Point.

tr01

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