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Le défi du samedi
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5 avril 2014

Rêve de barbouilleuse ! (JAK)

 

Dans les bras de Morphée j’ai fait, un rêve étrange

J’étais l’égale de Picasso. Le divin  Michel Ange,

En personne,  paraissait afin de m’idolâtrer

Léonard, en retrait dessinait un Vitruve

Qui ne valait  rien, comparé à mon œuvre.

 

Mais  mon époux furibond, par mes vivats réveillé

Brutalement d’un ton sec  m’a ramenée à la réalité

« -Non mais des fois t’as besoin  de bramer

Pour une carte postale bien croquée par Folon

Sur laquelle  ton fils a griffonné pour ton anniversaire !

Ne pourrais-tu pas essayer de te taire ?»

jak1

 

Alors là déçue, je me suis tu.

 Puis j’ai pris mes pinceaux

Pour, dans une piètre ébauche, tenter illico presto  

De réparer l’offense faite à ce Génial  JM Folon

Les défiants, ces étoiles divines m’ont servi d’étalons.

jak2

 Jak pour samedi défi 292 Folon

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5 avril 2014

Sous mon chapeau des idées (KatyL)

Encore une fois mes amies défiantes (et  amis défiants) je vous adresse un tableau, en fait celui-ci n’est pas terminé

J’ai peint le personnage et le tableau va se nommer

: « 1)-pensées envolées »ou « 2)-envolées de pensées »

k01

Alors je voulais avant de peindre les oiseaux qui vont symboliser

Les pensées qui s’envolent,

Vous demander votre avis sur le titre

Choisir entre 1et 2 et je mettrais le titre de la majorité

k02

Voilà ce que je tire de mon chapeau actuellement

Une femme qui tourne le dos qui est un peu dans le noir mais reste éclairée et songeuse, et dont les pensées s’envolent, je ne sais où ???

Bisousssssssssss katyL

 


 

 Version finale du tableau

tableau envol de pensées 001

5 avril 2014

Participation de Mamido

Mam01


Maman a toujours su ce qui ferait plaisir à ses enfants.

A la maison, l’argent n’emplissait pas les coffres et pourtant nous n’avons jamais manqué du nécessaire. Pour le superflu, c’était un peu plus compliqué, mais malgré tout, mes parents savaient accomplir des miracles.
Ils emplissaient chaque jour la maison de  rires et de chansons. Maman savait ajuster ses pas de danse aux refrains qu’égrenait le violon de mon père, n’hésitant pas à nous entrainer, mon frère et moi,  dans cette joyeuse sarabande.

Et il ne faut pas oublier les cadeaux précieux fabriqués de leurs mains habiles.
Tous les jouets de notre enfance : voitures et camions, jeu de quilles et cheval de bois, dominos et échiquiers, poupées et doudous… sculptés et usinés dans l’atelier de mon père, cousus, brodés ou tricotés par les doigts de fée de ma mère.

Je me souviens du dernier Noël que celle-ci passa à nos côtés. Elle était déjà affaiblie par la maladie et je ne sais par quel tour de magie elle fabriqua ses cadeaux sans qu’on s’en aperçoive. Sans doute prit-elle sur le temps où nous étions en classe, sur celui où nous dormions également, ajoutant la fatigue à la maladie, usant ses dernières forces pour voir, une dernière fois, le plaisir briller dans nos yeux. Je ne doute pas que mon père fut son complice, comme toujours. Il l’avait toujours été, il n’y avait aucune raison pour que ça ne dure pas, jusqu’au bout.

A moi, elle offrit une magnifique couverture faite de mille et un patchworks. Elle l’avait cousue de tous les tissus qui avaient peuplés mon enfance. Celui de ma première brassière, ceux de mes robes préférées, ceux des différents rideaux qui avaient orné ma chambre, ceux de ses robes à elles, ceux des chemises de mon père, de ses pantalons de velours, de ses salopettes de travail… Elle les avait assemblés avec art, harmonisant les couleurs pour en faire un régal pour mes yeux, un trésor sous mes doigts, un chef d’œuvre éternel de chaleur et de tendresse.

Lorsqu’à son tour, mon frère déballa son paquet, il découvrit ce dont il rêvait depuis deux ans au moins, depuis surtout qu’il avait acheté à la foire de la St André ce livre d’occasion  expliquant quelques tours de magie.
Un costume  de magicien composé d’une cape et d’un chapeau, dont la soie bleue nuit était parsemée d’oiseaux multicolores brodés au petit point et qui semblaient tout droit sortir du paradis.
Je reconnus le tissu d’un ancien dessus de lit et le chapeau de mariage de mon père.
Mais pas mon frère, non, pas lui.
Il n’y vit qu’un habit qui allait, c’était certain, dès qu’il l’aurait revêtu, lui permettre de réussir les tours auxquels il s’entrainait depuis des mois et tous ceux qu’il apprendrait par la suite.
Il jura à ma mère ce jour-là, qu’il deviendrait le plus grand magicien de tous les temps. Ma mère sourit de ce sourire éclatant et mystérieux que nous aimions tant et assura que c’était ce qu’elle croyait du plus profond de son cœur.

Elle mourut quelques mois plus tard.

Trop tôt pour voir le chagrin anéantir mon père suffisamment pour qu’il enferme le violon dans son étui et ne le ressorte que douze ans plus tard, au mariage de sa fille.

Trop tôt pour voir mon frère devenir le magicien renommé qu’il est aujourd’hui, partout réclamé dans le monde pour ses tours féériques. Par quelle magie porte-t-il toujours la cape et le chapeau que maman lui avait fabriqué pour ses dix ans ? Ceux-ci semblent avoir grandi avec lui et le temps n’a en rien terni l’éclatante soie bleue et le chatoyant plumage des oiseaux qui paraissent prêts à s’envoler.

Trop tôt, enfin, pour voir sa couverture étalée sur mon lit d’épouse comblée où, soir après  soir, ses petits-enfants, joyeux et chahuteurs, viennent réclamer leur lot de chaleur et de tendresse.


Rive de Gier, le 30 Mars 2014

29 mars 2014

Vision (MAP)

"Comme c'est beau

ce que l'on peut voir comme ça

à travers le sable, à travers le verre

à travers les carreaux"

Bien souvent il y a de jolies surprises

comme cette dessinatrice en herbe :

 

Magie

 

des reflets mystérieux :

 

Apparition

de douces visites inattendues :

 

Daim

Sir Âne

Les frères brouteurs

de différentes tailles :

 

Coccinelle

 

BZZZ BZZZ

Jamais je ne m'ennuie

quand je regarde, comme ça :

"à travers le sable, à travers le verre

à travers les carreaux"

 

 

 

 

 

 

 

 

19 avril 2014

Nano fabliau (JAK)

ja

Nano fabliau

-Dis donc toi, le lilliputien  ôte toi de mon passage !

-Que nenni la terre appartient à tout le monde

Et si j’ai l’air étriqué, peut-être imperceptible,

La grandeur de mon âme n’est point microscopique

On ne saurait en dire pareillement  de ton air

On sait que notamment tu as de grandes œillères

 

Le cheval –prenant le mors aux dents -objecta aussitôt :

 

- riquiqui tu es et resteras  toujours petiot !

 

Ce faisant, un quidam et son enfant charmant passèrent alors par là.

Le chérubin enjoué aussitôt voulu posséder cette fine miniature.

Le père acquiesça et dans un splendide  haras le petit nain, aimé et admiré, finit ses vieux jours en patriarche vénéré.

Quand au cyclopéen longtemps il enragea  dans un paddock malsain  où il finit sa vie ignoré et cagneux.

 

Moralité

 On peut être petit et voir la vie en grand !

 

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29 mars 2014

l'âme du verre (titisoorts)

Lorsque vient le vitrier
profite le temps d'une journée
la vue des fenêtres à réparer
d'une maisonnette oubliée

Comme c'est beau
ce que l'on peut voir comme ça
à travers le sable, à travers le verre
à travers les carreaux

J'y vois des paysages parfois
des enfants jouer quelquefois
des vues emprisonnées
j'y vois d'infini beauté

Comme c'est beau
ce que l'on peut voir comme ça
à travers le sable, à travers le verre
à travers les carreaux
 
Je me vois moi sur la plage
grain de regret et coquillages
champs de dunes en délice
te voir est un vrai supplice

Comme c'est beau
ce que l'on peut voir comme ça
à travers le sable, à travers le verre
à travers les carreaux

Si lice est fait mon verre
l'eau ruisselle, je pleure ma chair
personne ne vient à ma rescousse
en verre et contre tous

Comme c'est beau
ce que l'on peut voir comme ça
à travers le sable, à travers le verre
à travers les carreaux

titi01

29 mars 2014

Rupture intime (Pivoine)

Comme c'est beau ce que l'on peut voir comme ça à travers le sable

Le sable de la mer du Nord, celle qui vous faisait un peu peur, avec ses vagues furieuses - même par temps calme - et qui vous portait, vous et votre bouée Fina. Le sable ? Mais non, sur la plage de Port-Grimaud, certes, il y avait du sable, mais une fois les bateaux à voile dépassés, la pente serrée de la plage vous menait dans une eau bleue et glacée, tellement glacée et dure qu'il vous a bien fallu nager...

Que c'est beau ce que l'on peut voir comme ça à travers le sable

Le sable d'Omaha Beach, dont je ne peux m'imaginer, moi qui y passe un calme après-midi, avec mon fils et mon mari, qu'il fut un jour, des jours, rouge du sang des boys et des G.I. fraîchement débarqués, le 6 juin 1944.

Qu'est-ce qu'est beau ce que l'on peut voir à travers le verre

Le lent filament brûlant et lisse que la souffleuse modèle en forme de hanap, de carafe, de bijou, de vase et de col de cygne...

A travers les barreaux, mais non ! A travers les carreaux,

Les carreaux tout proprets, de la chaumière des parents d'Anaïk Labornez, dite Bécassine, qui trouvait que le verre, ça devait se ranger avec le verre, donc, les carafes et les verres de la maison près de la fenêtre, et les tomates avec les serviettes rouges, et le lait et la crème avec les draps de la maison.

"Tu es comme Bécassine", me disait toujours ma mère (je sais, il faut couper le cordon ombilical), "tu prends tout au pied de la lettre".  Je préfère tout de même qu'on me compare à Bécassine plutôt qu'à Marie Quillouch !

Que c'est beau, le vert, la couleur verte par-delà les barreaux et d'ailleurs les carreaux.

Que c'était beau, la couleur verte de ses prunelles, le gris, le clair, toute la lumière du Lycée de ma jeunesse.

Que c'est beau la vie, la chanson, la poésie, mon crayon Conté, la transparence et la pureté - illusoire désordre de la poésie -

Que c'est beau tout ça...

Sauf quand on rompt et quand la déchirure voile le carreau et le verre et le sable, le sable de vos larmes, d'une épaisseur grise et infinie, infinie comme le Temps.

Mais que c'est beau la vie et même les ruptures, et puis les cataractes aussi, c'est presque la preuve que Qui qu'en grogne, vous vivez !

94897137[1]

29 mars 2014

Participation de Venise

Alors ce que je vois

           Je le sais aidera le monde.

La boite à musique

Remplie d’encre

La souveraine corneille sur son Arbousier ;

Le navire craquant d’étoffe et de bonne farine.

Le foin dans l’étable

Ve1
Un troupeau d’enfants

Et j’ai plongé tout ça dans l’eau calme de la page.

Je sais je suis ridicule comme la dame de cœur qui chuchote dans un coin du Préau

Mais pour Prévert que je ne  ferai –je point

Pour le rejoindre dans son atelier de poète.

                              

29 mars 2014

Participation d'Emma

 

"Comme c'est beau

ce que l'on peut voir comme ça

à travers le sable, à travers le verre

à travers les carreaux"

il faut d'abord, sans doute

passer outre

les traces sèches des gouttes

des gouttes de  pluie dans la poussière,

j'y penserai  demain, dit  Scarlett,

autant en emporte le vent…

le vent, le vent,

le vent  fait frissonner au loin

les peupliers contre le mur si vieux

du cimetière si calme

sous les nuages,

les merveilleux nuages

qui galopent par devant

et derrière se prélassent

un instant entamés

 par le V  bruyant

des oies  bavardes :

bonjour, petit

 que viens-tu dire  à ma fenêtre ?

 

emma01

8 mars 2014

Histoire pour enfants sages (Prudence Petitpas)

sa1

« Qu’est-ce qu’un enfant sage ? Cela existe-il ? N’est-ce pas le propre de l’enfant de faire des bêtises ? Si l’enfant sage comme une image passe les années sans lever le petit pouce sur une ânerie quelconque, n’est-ce pas un enfant formaté par le monde des grands… dommage pour lui et pour son entourage, parce qu’en grandissant cette lacune risque de lui couter sa vie d’adulte… ».

Ce discours devenait pour moi de plus en plus lointain, et confortablement installée dans mon strapontin, mon esprit avait quitté la salle pour se retrouver des années lumières en arrière… on aurait pu m’appeler Sophie, l’héroïne de cette chère comtesse, tant mon imagination débordait de sottises en tout genre. Comme elle, j’avais le gout de la justice très développée, et n’avais pas compris, pourquoi j’étais née toute frisée, avec des cheveux crépus noirs, alors que ma voisine de classe avait une chevelure de Barbie et jouait constamment avec ses mèches blondes. Il m’avait fallu quelques secondes seulement, pour lui couper cette queue de cheval qui me narguait depuis trop de temps le soir dans le dortoir des grands. J’avais tout juste six ans, et ce n’était ni la première, ni la dernière bêtise que je commettrais dans ma petite vie d’enfant. L’évasion de mon esprit continuait et c’est à peine si je captais le ronronnement de la conférencière… J’étais de nouveau propulsée dans le passé et me revoyais, tête baissée, l’air honteux que j’essayais de prendre devant papa qui me sermonnait sérieusement pour mon dernier forfait : Notre pauvre canari  s’ennuyait dans sa cage et semblait pour moi  bien terne avec sa couleur jaune et son air de ne jamais s’en faire, alors un jour, seule avec lui, j’entrepris de le peindre en fuchsia et sortis le matériel de mon cartable… un bon pinceau, un tube de peinture rose en main, j’ouvris la cage et attrapai la future victime. Après quelques couches bien étalées sur son plumage blond, je transformais petit à petit ce gentil serin en danseuse de franche-cancan. Il  n’apprécia pas vraiment ce changement, mais rien n’arrêtait mon œuvre : j’allais faire de lui le premier canari rose… Bien absorbée par mon coloriage, je n’entendis pas arriver mon père qui me surprit en pleine action. La suite me laissa quelques traces sur mon postérieur, quelques larmes pour la forme, et la fureur de ne pas être comprise.
La conférencière terminait son exposé, les applaudissements fusaient et me sortirent de ma rêverie. Je frappais des mains par réflexe pas mécontente de voir la fin de cette soirée se rapprocher. Qu’étais-je venu écouter cette oratrice alors qu’une petite histoire de cochon qui portait des bottes rouges m’attendait sur mon ordinateur et me permettrait de parler des enfants sages bien mieux que Mme Bourcier dont on ne savait même pas si elle avait des enfants. Et quel étonnement tout de même de la voir quitter l’estrade attifée de bottes rouges en caoutchouc sur de longues jambes qui nous révélaient sa plastique personnelle…  comme un certain petit cochon qui m’attendait sagement à la maison.

22 mars 2014

1 - Assemblage (titisoorts)

Au début, j'ai commencé plutôt tranquille, il m'arrivait de sourire, bercé par mon berceau. Le temps a fait le reste. Nous portons en nous et sur nous, un sac à dos. Au commencement il y avait nous, et des rouages, des vis que nous ont légué nos parents, le tout, mélangé dans le sac. Le problème c'est que nous n'avons pas de mode d'emploi, alors, tant bien que mal, nous essayons telle vis, tel rouage. Il en suffit d'un qui ne soit pas convenablement positionné, pourtant pour nous, tout a l'air d'aller bien, on ne s'en rend pas bien compte, c'est là que les parents interviennent, et commencent par nous serrer la vis.


Nous pouvons de nous même le deviner, il suffit d'écouter et d'entendre les autres " Hé gars, çà tourne pas rond chez toi..."
Et à partir de ces moments, soit vous démontez et remontez, pour éviter que tout parte de travers, soit, vous continuez votre route, le sac au dos, droit devant, avec encré les mots je suis comme je suis. Vous pouvez avoir, dès la naissance la bonne combinaison, des rouages au bon endroit, sauf qu'il en suffit d'un voilé, pour que la vie soit moins facile. Vous pouvez donner quelques tours de vis pour parfaire le réglage, l'avoir plus fin, et vivre le tournevis à la main dans une continuelle perfection d'imperfection.


Et, lorsque vous en avez plein le dos, plein le dos de les porter, garder votre sang froid, ce ne serait pas bien de péter un boulon. Peut être simplement pourriez vous, changer de direction, changer quelques habitudes, vous verrez le sac s'allégera de lui même. Avec le temps qui passe, la hotte se remplit de rouages, d'expériences de la vie, d'expériences de l'amour, un rouage bien huilé et tout roule comme sur des roulettes. Par manque de fonctionnement certains peuvent se gripper, un grain de sable, un grain d'amour, un grain de folie.


C'est bien, de sans cesse fouiller dans son sac, pour parfaire l'assemblage. Il m'est déjà arrivé dans ma vie, d'imbriquer un rouage du cerveau, plutôt vers le bas ventre,  je sais, je ne suis qu'un homme, nul n'est parfait. C'est se mettre des bâtons dans les roues. On ne sait pas, on fait ce qui semble être bien pour nous, déjà pas si mal. En mettre trop n'est pas toujours le mieux, pour se retrouver sur le bord du chemin la cinquième roue de la charrette.


 Je sais bien qu'il va falloir du temps pour me connaître, pour savoir à qui je ressemble vraiment que je sois moi, que je me ressemble, que je me reconnaisse. Je sais aussi que le temps m'est imparti, il se peut qu'un jour je réussisse à m'assembler convenablement. On dit bien "qui s'assemble se ressemble".

ti01

1 mars 2014

Conte d’Amazonie et plus ……… (Sergio)

 

Apres avoir fait une centaine de metres, ils aperçurent, perché sur un rocher moussu qui les surplombait : un jaguar. Ils ne l’avaient pas vu avant. Ils étaient maintenant sous lui. Le petit chenal encombré de végétations  s’était tout d’un coup empli d’ une brume épaisse, comme par magie. Ils n’avaient jamais vu de jaguar avant, d’ailleurs presque personne n’en voyait, tant l’animal était invisible dans cette végétation. Certains prétendaient avoir ressenti la présence de l’animal près d’eux sans pouvoir le distinguer visuellement mais ils avaient sentis dans leur être la présence de Dieu Jaguar .Les anciens disaient qu’il était le messager de TEZOATLIPOCA, le dieu obscur entièrement noir exception faite de rayures jaunes au visage, ce qui le reliait au jaguar. Un vieux de leur village Antonio Bolivar, qui passait son temps à lire des romans d’amour les avait mis en garde « si un jour vous voyez un jaguar c’est qu’il l’aura voulu et ce jour peut vous être funeste »

Toutes ces pensées en tête, les trois amis n’en menaient pas large. Ils laissaient filer leur pirogue qui se bloqua sur une souche immergée. Ils étaient bloquée, immobiles sous l’immense jaguar, qui les jaugeait de son œil noir, froid, un regard implacable. En même temps un léger sourire à peine esquissé lui donnait un aspect presque humain. Il les regardait, sur de sa puissance avec une sorte de bienveillance paternelle.

 

Inca

 

 

Apres un long silence il se mit à leur parler. Enfin parler n’est pas le terme exact mais, ils ne surent jamais exprimer ce qui se passât mais ils l’entendirent comme s’il s’adressait à l’intérieur direct de leur cerveau. Apres tout jaguar est un dieu & un dieu doit savoir faire cela !

Bonjour mes jeunes amis.

Les trois amis effrayés se recroquevillèrent sur eux même pendant  que jaguar devenait immense.

Sa taille évoluait en fonction de l’impression qu’il souhaitait faire à ses interlocuteurs. L’effet était saisissant. Je vous ai guidé jusqu’à moi, sans que vous en ayez conscience pour une raison très importante. N’ayez crainte je ne vous ferai aucun mal, vous êtes ici mes protégés .ils ne peut rien vous arriver.

Je suis le messager chez les hommes de TEZOATLIPOCA. Le dieu qui voit tout & demeure invisible & celui-ci, après vous avoir observé vous a choisi pour une mission qu’il m’a demandé de vous confier.

Tout trois, doucement, humblement se redressèrent, s’assirent  dans la pirogue .Ils avaient compris qu’ils n’avaient pas le choix et allaient écouter sagement. Cette vision aurait ravi de joie leur instituteur .Ce n’était pas le moment de faire l’idiot & ils avaient conscience qu’ils étaient  à un tournant de leur vie. Quoiqu’il se passe, plus rien ne serait jamais comme avant. Adieu leur enfance insouciante à la limite du fleuve & de la grande forêt.

Ecoutez bien je vous parle au nom de notre mère la TERRE .La puissance engendrée par les paroles de jaguar était terrible. Sa pensée englobant tout on ne pouvait lui échapper.

La TERRE sur laquelle vous vivez est un être vivant, énorme, complexe & magnifique. Elle a été créé il y a très longtemps par d’autre Dieu dont la trace s’est perdu dans nos mémoires. Elle vit en équilibre, dans une ronde cadencée  en harmonie avec l’ensemble de tous les grands êtres géants de l’univers, lune, autres planètes  soleil, galaxie, amas de galaxie. Heureusement pour vous les hommes, son unité de temps n’est pas la vôtre. La durée de votre vie est si courte qu’elle se mesure pour elle en millionième d’instant. Vous êtes comme un eczéma déplaisant à la surface de sa peau & vous commencez à l’irriter sérieusement, avec vos pollutions, vos pillages systématiques, votre expansion désastreuse au détriment des autres habitants, végétaux ou animaux.

La face de Dieu-jaguar à cet énoncé devint horriblement grimaçante & menaçante Nous avons essayé de faire entendre raison aux dirigeants actuels mais ils sont restés sourds, figés dans leurs aveuglements.

Mais MAITRE JAGUAR nous ne sommes que des garçonnets & nous ne sommes que trois.

Vous êtes trois devant moi mais partout dans le monde nous installons des messagers. Vous êtes les enfants de la Terre.

En disant cela ils leurs semblaient que Jaguar devenait immense, s’élevant dans la frondaison des arbres. Sa gueule gigantesque leur laissait voir les entrailles de la Terre.

 

Maître Jaguar

 

 

Pour Terre les puissants actuels n’existent déjà plus, ils sont déjà poussière. Elle compte sur vous.

Il leur parla d’entraide entre les hommes, de fuir les mirages de l’or qui avaient fait tant de mal à l’Amazonie, de panser le bien de la communauté. Cela leur rappela les prêches du pasteur mais, la cela restait en eux. Jésus leur apparaissait sous la forme d’un Dieu-jaguar. Plus fun mais moins pratique à crucifier. Jaguar souriait.

Le courant les emportât dans l’autre sens, comme si ce bras de fleuve immobile s’était tout d’un coup animé d’une vie propre. Au travers d’un épais brouillard ils se retrouvèrent  près de leur village.

Dès le lendemain, ensemble désormais & inséparable ils organisèrent avec leur instituteur une récolte & un tri des déchets que tout un chacun abandonnait n’ importe où, ou jetait dans le fleuve. Avec les anciens du village ils nettoyèrent les rives de leur fleuve, le débarrassant des vieilles embarcations coulées, quais effondrés, des futs d’essence plus ou moins vide & de moult déchets. Ils dénoncèrent par le biais de réseau planétaire accessible du seul ordinateur du village présent dans l’école les agissements des orpailleurs clandestins & des forestiers braconniers qui agissaient sans autorisation avec la bénédiction intéressée du maire .Le maire du village, corrompus & obèse saisit l’ordinateur de l’école sous des prétextes fallacieux et bastonnât les trois garçons qui s’opposaient à lui. Il semblât à l’un d’eux apercevoir une forte présence diffuse dans le feuillage de la forêt. On découvrit  lendemain le maire ou plutôt ce qu’il en restait, dévoré par un jaguar. Il ne restait que ses bottes sanguinolentes & les traces d’un animal gigantesque  qu’un orage soudain effaçât prestement. Les trois compagnons comprirent que Jaguar veillait sur eux.

Au même moment un industriel du traitement du bois de charpente qui par soucis d’économie avait déversé des futs d’acide dans une rivière à truite du Haut Pilat fut retrouvé la tête broyée, déchiqueté près de son atelier. L’analyse des empreintes d’animal retrouvées autour de la victime & le rapport du médecin légiste  conclurent à une attaque réalisée par un ours brun   adulte de haute stature.

L’ours avait disparu depuis plusieurs siècles de ce coin de France ???

Un jeune pécheur à la mouche qui passait par là, léger sourire en coin avait, lui, compris.

 

Joe Cool

 

15 mars 2014

Participation de Prudence Petitpas

 Après maintes ruses plus ou moins légales et honnêtes de notre bon gros matou, ce chat fatigué, usé, découragé n’arrivant toujours pas à attraper cette satanée souris, qui ne le ménage pas et lui envoie des pieds de nez à longueur de journée, n’en peut plus de cette chasse et catastrophé par ses piteux résultats, se désole sur son sort : il ne mange plus, ne dort plus, il déprime complètement et plus rien ne l’intéresse, même la télé, ne le concerne plus, encore moins les dessins animés de ce bêta de gros Tom auquel il ne veut surtout pas s’identifier… Il pleure donc sur son sort, et maigrissant à vue d’œil, notre adorable souris ne le reconnaît pas, et trouve le jeu un peu trop ennuyant depuis que son matou préféré ne s’intéresse plus à elle….

De son trou de gruyère, elle le voit se morfondre et se demande comment rendre l’énergie et la bonne humeur à ce chat décomposé … quel drame que de perdre son meilleur ennemi, sans avoir terminé la partie.

Un jour, pleine de courage, elle s’approche de lui, sur ses gardes tout de même, de peur que cette accalmie ne soit qu’un piège de la part du matou, elle n’est plus qu’à quelques centimètres du museau dont les crocs reluisent au soleil, mais dont la réaction se fait attendre, en effet, de sa léthargie, il n’est même pas sorti, et les yeux mi clos, il semble bien ailleurs, ce pauvre petit chat malade…

Tellement enfoui dans ses pensées, il ne s’aperçoit pas que l’être tant désiré est si proche de lui, et que de ses petits bras croisés, elle le toise et se demande comment le faire réagir… faisant le tour de sa tête de la pointe de ses petites pattes, la souris, grimpe délicatement sur la pelage du chat, qui ne se retourne pas, tant il est déprimé et sans réaction. Puis prés de son oreille, de sa petite voix, elle se met à lui parler  tout doucement, feignant de n’être que sa conscience. Le gros chat ferme les yeux, et se croyant dans un rêve écoute distraitement cette petite voix venue de nulle part et qui lui dit quelques mots du genre : gros matou, petit chat de gouttière, ton plus grand désir n’est-t-il pas d’attraper cette petite coquine de souris, et de la croquer toute crue ? Ne vois-tu pas que ce jeu t’épuise et qu’elle est bien plus forte que toi ?

 Le chat dans son semi sommeil, lâche quelques larmes et la souris pleine de remords se penche plus avant vers son oreille : je te propose un deal : tu commences par limer tes grosses griffes trop pointues, ensuite, tu râpes tes crocs venimeux contre un mur bien crayeux,  puis, tu oublies ta fierté de gros matou dodu, et tu deviens tout doux comme un agneau, tout gentil comme un ange, tu me ménages une petite place entre tes grosses pattes de velours, où je me loverai alors, délicieusement, sereinement, ne craignant plus rien de tes actes, puisque la violence serait bannie de ta personnalité. Tu m’apporterais chaque jour, un morceau de fromage, gruyère ou parmesan, et même du saint Marcellin, ou une bûche de chèvre dont je raffole, puis tendrement tu lécherais de ta langue râpeuse juste comme il faut ma petite frimousse, tous les matins, afin de me réveiller en douceur, et de me laisser m’étirer de plaisir après chaque petite sieste… Tu me caresserais de tes moustaches délicatement sur tout le corps et murmurerais des mots tout doux dans le creux de chaque oreille, mais sans les mordiller, ou alors seulement quand tu sentirais le moment pour le faire, et puis tu ronronnerais de temps en temps, mais pas trop fort, pour ne pas m’empêcher de dormir, juste comme une berceuse, et je fermerais les yeux de douceur, et rêverais aux mille merveilles que j’aimerais que tu me fasses encore….

En échange : je te laisserais m’attraper délicatement de tes deux grosses papattes, et tu pourrais m’avoir constamment à tes côtés, quand tu te lasserais de m’avoir si près et de ne plus faire d’exercice, je ferais semblant de m’échapper, te donnerais juste le fil à retordre qu’il faut pour que cela reste un jeu, et je te laisserais de nouveau me prendre à ton piège, comme une petite souris docile que tu croirais avoir domptée… 

Toujours endormi, le chat opine de la tête, le contrat est signé, il est d’accord sur tous les termes, la souris  est à lui….

Le chat entrouvre les yeux, son odorat ne le trompe pas, c’est bien une souris qu’il sent et ce rêve bizarre qu’il vient de faire ! Il se retrouve tout penaud, tout étourdi comme si une souris lui avait grimpé sur lui pendant la nuit, comme si une petite bestiole de rien du tout, était là sur son dos et lui parlait à son oreille, comme si…. Et à ce moment là, Tom voit Jerry le toiser de haut, enfin plutôt notre gros chat se retrouve devant la plus merveilleuse des souris, à deux mini-mètres de son nez, et comble des souris, elle lui sourit… Il tend un peu la patte, n’y croyant pas, se pince de l’autre le museau, souhaitant ainsi finir ce rêve, mais elle n’a pas bougée, elle est toujours là, le sourire aux lèvres, le regard bizarre, comme si elle était d’accord pour se faire attraper. C’est un piège se dit le félin, dès que je vais tenter une approche plus directe, elle va s’envoler comme une bombe et je vais encore me faire ridiculiser par ce petit bout de rien du tout, à moins que, à moins que…Il ouvre alors la gueule dans l’espoir de la voir s’y engouffrer, et la souris s’approche de ses grosses dents pointues, sans frayeur dans le regard, sûre d’elle, elle ose même lui dire : bonjour mon gros matou chéri, alors bien dormi ? Croyant qu’elle se moque, le chat referme la gueule sur cette effrontée, mais au moment où il croit la croquer il entend à nouveau dans le creux de sa conscience les termes du contrat, que distrait il a signé… Il desserre  alors les crocs et mal à l’aise sourit à cette impertinente, qui bien que vaillante, commençait à croire au pire… Mais se reprenant très vite, elle lui susurre : je suis à toi, dans les termes du contrat, notre deal est en place, montre toi correct et je ferai de même, ne te dérobe pas à ta promesse et nous allons vivre tous les deux des moments plus que fabuleux dans le respect de chacun et peut être plus si affinité…

Et le chat et la souris vécurent heureux pour le restant de leur vie, ils ne firent pas d’enfants, de peur de perturber à nouveau les concessions faites ensemble et de réinstaller entre eux et leur progénitures leurs instincts sauvages.

Il ne serait pas de bon augure qu’un gros matou mange son petit sous prétexte qu’il ressemble à sa mère….

 

Et voici pour Katyl, notre beau matou au fusain, que j’ai eu beaucoup de plaisir à peindre…

 

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15 mars 2014

Le chat et le train (bongopinot)

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Le Chamin de fer    par bongopinot

 

Je suis le chat siamois

Et je suis  chaf de gare

je travaille près des voies

Attention au départ

 

J’aime  les trains électriques

Et avec  mon ami Pierre

 je vous jure que c’est magique

Car notre train arrive à l’heure

 

Lorsqu’il passe un tunnel,

Je l’attends, je me tapis

C’est mon moment solennel

Et jamais je ne m’assoupis

 

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De mes pattes je bouge les rails

Et pierre fait siffler le train

On rigole on se chamaille

Et c’est doux comme un refrain

 

Regardez mon chemin de fer

Moi je suis le chaf de gare

Et Pierre est garde barrière

Et notre train accélère

 

Mais jamais il ne déraille

Et jamais il ne défaille.

C’est le train du bonheur

Et de la bonne humeur !

 

22 février 2014

Elle (Célestine)

 

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Ça a débuté comme ça.

Un matin de fin d’hiver tout gris. Le petit chat est mort.  Dans sa chemise de soie pâle, Elle est sortie dans l’air glacé, sans même penser à s’habiller. Elle a couru dans le bosquet à moitié nue, le givre perlait à sa bouche. Son chagrin ne sortait pas. Aucun cri. Aucune larme.

« Couvrez ce sein que je ne saurais voir ! a dit la mère supérieure d’un ton sévère. Mais que sait-elle, la vieille,  de son jardin secret ? Ne sait-elle pas que pour Elle, depuis toujours, l’enfer c’est les autres ? Murée dans son autisme, Elle parcourt la vie avec des ailes de géant échoué sur le sol. Etre ou ne pas être, est-ce vraiment la question ? Pour elle rien d’autre n’existait que cette boule de poils. Mais que diable est-il allé faire dans cette galère ?  Hélas ! Il a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin…

Les arbres menaçants tendent leurs doigts de griffons vers le ciel. La terre est bleue comme une orange.

«  Il faut cultiver notre jardin, dit Sœur Eliette. Car là, tout n’est qu’ordre et beauté.

-Jardin?...Dessine-moi un mouton, dit Elle.

-Pour remplacer ton chat ? Tu es folle, bien sûr, mais va, je ne te hais point. »

Les bouleaux se penchent vers Elle, comme des bras. Elle voudrait dormir pour toujours, dans les draps soyeux de la neige de mars.

 

 

Amusez-vous à retrouver les 12 citations qui se cachent dans le texte...

 

8 mars 2014

L’artiste SNOB et les 3 petits cochons (KatyL)

J’ai une amie qui peint aussi comme moi, mais elle c’est une « vraie » artiste, un peu snob il est vrai ! Mais si rigolote ! Je vais vous raconter son histoire.

Sa dernière trouvaille avoir des petits cochons chez elle dans une maison 19 ième siècle « école de Nancy » (pour disait-elle les peindre) !!

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Les cochons racontent :

A peine sevrés, elle est venue nous chercher à la ferme où nous étions si heureux avec notre bonne maman,  pour nous faire entrer dans sa belle limousine, il a fallu se laver les pattes au savon ! Et enfiler une robe de chambre !! Dieu que nous avions l’air bêtes! Mais une fois installés dans la voiture sur des coussins moelleux, nous nous sommes regardés et avons pensé ! Après tout la vie de riche a du bon !

Arrivés chez elle nous avons été accueillis par une troupe de folles endimanchées qui poussaient des cris :

-« oh les beaux petits cochons ! »

­-"qu’ils sont adorâaaaablessssss !! »

-« que vas-tu en faire ? »

-«  On pourra les habiller ? »

De vraies folasses avec des bijoux plein les doigts !! Et qui passaient leur temps à nous caresser !

Bon ça nous étions friands!

Elle avait décidé de nous peindre pour une expo de la plus « haute volée » dans une galerie qui montrait de la peinture animalière et nous devions dès le lendemain prendre la pose.

k01 Nous étions tous les 3 dans des bacs sans pouvoir bouger pendant quelques heures, finalement nous nous sommes endormis sur l’ouvrage… le résultat était grotesque !! Aucun goût !

Pour nous venger de ce ridicule tableau et du temps passé, nous avons décidé de faire un « charivari » aussi avec ses restes de peinture profitant d’un moment où elles papotaient toutes ensemble, et, sommes entrés dans son atelier.

k02 A cœur joie dans les couleurs !!

k03 Nous étions ravis de la bonne farce et pataugions sur une toile qui était au sol, l’un se roulait, l’autre marchait, le troisième fit des viroles avec sa queue !! Que c’était drôle !!!! Mais nous étions couverts de peinture et nous allions sûrement passer un mauvais moment !

 

k04 Notre travail, un travail de cochon !

Lorsqu’elle arriva dans son atelier après nous avoir cherchés dans tout le jardin

Elle hurla devant nos mines colorées !!

-« Mon Dieu dit-elle quelle horreur regardez les filles ce qu’ils ont fait de Mônnn  atelier ! »

Les autres arrivèrent en courant et toutes s’exclamèrent en voyant la toile au sol remplie de nos errements artistiques

-« Regarde ce qu’ils ont fait, c’est trop beau, on dirait du PIC­-à-seau » !

-« Non dit l’autre on dirait du Dalle-lit »

-« c’est trop ! Quel talent, quels artistes dit la troisième tu devrais montrer cela à ta galerie, tes cochons ont un sacré sens artistique ! »

Nous étions dans un coin de la pièce médusés ! Nous des talents ????Ça alors !

Notre maîtresse nous félicita et dit à ses chères amies,

-«  Je savais que j’avais fait le bon choix avec ces 3 là! Ils m’ont vu peindre une fois et regardez le résultat ! Des zamôuuuurs !!!!

Le lendemain la galerie vendit le tableau (12000 euros) sur le champ à un américain et bien entendu ce fut notre maîtresse qui signa l’œuvre.

Puis pour me punir moi le « meneur » elle me fit mettre des bottes pour aller au jardin et ne pas salir mes pattes d’artistes qui étaient assurées d’or, car elle vendait tous nos tableaux !

k05  Allez comprendre quelque chose à « l’art du lard » !

katyL

22 février 2014

Participation de Flo

flo

Cela me rappelle l’œuvre qui me tient particulièrement à cœur où je vous dévoilais l’histoire du livre vivant. Vous rappelez-vous ?

« Ce n’était pas Olivier qui sortait prendre l’air. C’était moi, Flo, cette autre moi-même, de chair et d’os qui dessine à reflets son ombre et son ciré, d’or et d’argent la vie qui défile, égayée du regard de la toile miroitée, signée et torsadée par ces lignes qui se sait ». Vous souvenez-vous ?

Là, le fil n’est pas rouge, il est vert.

Pourtant Olivier qui trouvait le temps long se retrouvait bien loin éloigné de son ban parce que au-delà des douze piliers d’une certaine forêt car encore plus loin que celle où l’homme avait déjà planté des glands.

Cette œuvre me fait sortir du carrefour dans lequel j’étais emprisonné. Vous avez créé la porte. Je l’avais évoquée. Vous l’avez dessinée. Elle l’a façonnée ! La porte s’ouvre. Grâce à ce livre vert de couverture, la porte est dorénavant ouverte. Mister so blanco se colore. Que se passe-t-il ?

Je change de sexe. Je suis aveuglé par tant de luminosité. Je n’ai plus besoin de mes lunettes de soleil parce que je vois double. Je vois en tant qu’homme. Je vois en tant que femme. Finalement je vois avec et sans sexe. Je me plonge dans ce récit sans fin, dans cette inspiration si fertile, dans cet amour de m’imaginer à paginer et pianote les hymnes à la vie pour ne pas dire l’ode à la joie.

Oh, merci les amis de me permettre de me retrouver dans l’explosion des sens et l’exposition du sens sans sexe ! Vous avez brisé le sortilège dans lequel j’étais emprisonné. Je ne pouvais que contempler comme organiser vos vies par divers sortilèges derrière ce lorgnon. D’ailleurs, j’ai donné à l’un/e d’entre vous pendant son rêve une boule de Cristal avec de la neige éternelle. Je vous remercie car c’était un vrai calvaire à seulement vous scruter comme divinement vous enfumer par de multiples évaporations de l’essence.

Maintenant mortel, je vis ! OUF !!!

 

1 mars 2014

Curiosité (MAP)

La pirogue glissait rapidement sur l'eau. Ils entrèrent dans un canal qui débouchait de l'autre côté de la rivière. Il était très étroit et l'embarcation y passait de justesse. Ils pointèrent la pirogue vers le canal. Ils avançaient lentement, tête baissée, à cause des branches qui pendaient au-dessus de l'eau. Après avoir fait une centaine de mètres, ils aperçurent un miroitement étrange entre les arbres !

Forêt

 

Poussés par la curiosité les trois intrépides jeunes gens décidèrent

de guider leur pirogue vers la rive et de partir à la découverte !

Après s'être aventurés quelque temps dans la forêt la vision devint plus nette et

quelle ne fut pas la surprise de la petite troupe de découvrir une gigantesque statue

qui semblait être faite d'or, d'agent et de pierres précieuses.  

 

Hibou

 

 

Le Dieu HIBOU -celui-là même dont ils avait entendu l'histoire depuis leur plus tendre jeunesse-

était là devant eux !!!

Curieusement plus ils s'approchaient de la statue plus celle-ci semblait s'éloigner

tant et si bien qu'au bout d'un moment elle ne fut plus visible du tout !!!

-Mais ... c'est tout à fait comme dans l'histoire que Maman me racontait quand j'étais petit !

-dit l'un des jeunes gens !

Oui répliquèrent en choeur les deux autres !!!

Et si cela se termine comme on nous l'a dit il vaut mieux faire marche arrière tout de suite !!!

Oh oui !!!! Filons vite !!!

Mais il était déjà trop tard ! Déjà le bourdonnement se faisait entendre et

Des nuées d'insectes lumineux

s'abattirent sur les jeunes gens qui furent aussitôt tranformés

en statues

tandis que le Dieu Hibou,lui, reprenait forme humaine !!!

 

 

15 février 2014

Katya Ivanovna et les pigeons voyageurs (KatyL)

Tout a commencé lorsque Katya a reçu le livre d’Alice et le pigeon voyageur à l’âge de 8 ans !            

k01Katya a lu ce livre la lampe de poche sous la couette pour ne pas être vue de son père, qui avait décidé de lui confisquer les livres, car disait-il : « les femmes qui lisent sont dangereuses, ne savent pas coudre et ne seront pas de bonnes épouses !»

Katya savait lire depuis deux ans et elle dévorait tout ce qui passait à sa portée, justement parce que son père lui avait dit cela.

Elle habitait une maison pas jolie et pas confortable avec ses sœurs, son frère et son père, mais il y avait un grand jardin !

 Katya pouvait l’été se mettre sous le pommier pour lire lorsque son père était parti au travail.

Un jour elle entendit un roucoulement au-dessus de sa tête, elle leva les yeux et découvrit deux pigeons, un gris, (celui du livre d’Alice) qui la regardait de son œil jaune, et un blanc magnifique.

-« Que faites-vous là ?" dit Katya.

-« Nous t’observons, nous t’avons apporté une lettre de ton grand-père qui est au ciel, celui qui fut  un aviateur de la guerre 14/18, nous sommes chargés d’un message pour toi »

-« Donnez vite !" dit Katya.

k02  Le pigeon blanc qui tenait la lettre la laissa glisser le long de l’arbre et elle atterrit dans les pages du livre de Katya.

Elle lut : « Ma petite-fille, n’écoute pas ce que te dit ton père, tu dois lire et aimer la lecture  comme je l’aimais, tu seras ainsi plus "savante", tu parcourras le monde au travers des livres, tu ouvriras ton regard à autrui, tu apprendras tant de choses que je serai fier de toi.

Mes amis pigeons voyageurs sont les messagers des aviateurs morts !

N'oublie pas ce message, et lorsque tu verras les pigeons tu sauras que c'est moi qui te les envoie, je t'embrasse ma déesse blonde,

Ton Papy."

Katya posa la lettre et pleura, mais très vite se ressaisit car elle voulait avant tout faire honneur à ce grand–père illustre.

Elle installa des pots de fleurs pour que les pigeons puissent faire un nid à côté de la fenêtre

k03  de sa chambre.

Et les années passèrent, les pigeons firent des petits, Katya lisait tant de livres que parfois sa tête lui faisait mal, mais elle les cachait bien et les rendait à ses  amies à peine terminés de manière à ce que son père ne remarque rien, d’ailleurs elle faisait le ménage et s’occupait bien de ses petites sœurs et de son frère , son père pensait donc qu’elle ferait une bonne épouse !

k04  Ses amis pigeons avaient donné naissance à beaucoup de petits et cela roucoulait dans le quartier, les voisins râlaient !! Un jour l’un d’eux lâcha le chat dans le jardin de Katya, elle fût horrifiée de voir dans sa gueule un plume de son pigeon gris dépasser ! Elle attrapa le chat pour lui ouvrir la gueule ! Heureusement elle entendit au-dessus le chant du gris qu’elle reconnut de suite.

 

k05  Elle eut tellement peur pour les pigeons qu’elle décida de les envoyer en voyage pour de bon, elle les siffla et ils arrivèrent de partout.

-« Bon, les amis il ne faut pas rester ici vous voyez je sais lire, mes choix sont divers, vous avez accompli votre mission, donc retournez auprès de grand-père et des autres aviateurs et ne revenez pas ici, mission accomplie ! Je vous promets qu’un jour je ferai des rencontres avec des écrivains et que j’écrirai des histoires pour enfants, des défis littéraires du samedi, des poèmes aussi.

Partez rassurés et dites bien à mon cher Papy que je l’aime et qu’il sera content de sa petite-fille »

Et dans un bruit d’ailes d’avion les pigeons prirent leur vol haut vers le ciel, Katya était heureuse de savoir que les voyageurs avaient rejoints les aviateurs.

k06  Le dernier à partir fut le blanc son préféré !                  KatyL

15 février 2014

La B.P.P.F œuvre pour vous (Sandrine)

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"Alors, comme vous nous voyez là, on est en train de dresser l'itinéraire de notre prochain périple. Je me présente, matricule 777, prénom Zognon, nom de famille Aupti, et voici mes frères : Lardon et Pois. C'est qu'on ne manque pas d'humour et même d'ironie chez les colomb(e)s et c'est pas tout, on parcourt aussi le monde depuis que le pigeon est pigeon. Notre mission ? On ne va pas faire plus de mystères : rameau d'olivier au bec, on entend pacifier la terre.
Voilà pourquoi mes frères et moi, on s'est engagé dans la B.P.P.F : la Brigade des Pigeons Plein de Fientaisie*. Oui, courageux, nous veillons à enfienter vos jours et ce, à la ville comme à la campagne ! Et vous rustauds, humains barbares et sans jugeote, vous vous imaginez que c'est pour vous emmerder ? Un langage si peu châtié dans notre gosier ? Ne nous avez-vous donc jamais entendu chanter ? Non, le pigeon vous donne à sa façon fantaisiste, oh, même pas une, mais des leçons :
On enrichit vos champs avec un engrais maison 100% biologique. Oui, m'sieur dame, des fois que ça percuterait dans votre tête de linotte que les engrais chimiques, c'est dégueulasse.
Et d'un naturel obstiné et optimiste, on ne désespère pas d'atteindre votre tête de piaf, au cas où une idée avec du cœur y germerait, on sait jamais, OP-TI-MIS-TE que je vous dis !
Des pigeons ? Nous ? Alors que quand on ne travaille pas à changer le monde pour une version meilleure avec les seules armes dont on dispose, on roucoule, fidèles, pour vous montrer un peu ce que c'est beau l'amour à long terme et vous trouvez ça chiant ? M'enfin !
De toute façon, tant pis ! Il en sera ainsi jusqu'à ce que pigeon ne rime plus avec con ! (C'est dire si ne n'est pas demain la veille qu'on cessera de faire nos merveilles)"

*Hommage à Queneau et à ses "petits pigeons plein de fientaisie"

8 février 2014

Déboussolé (Walrus)

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Allez! On va encore avoir des problèmes avec le JEP...

Mais non pas les Jewish European Professionnals ni les Journées Européennes du Patrimoine et encore moins le Journal de l'Ecole Polytechnique lequel a mis la clef sous le paillasson en 1939, mais bien le Jury d'Ethique Publicitaire.

Comment ? vous n'avez pas ça en France ? Vous avez bien raison, de toute façon, ils ne servent à rien qu'à embêter le peuple parce qu'on favoriserait Carrefour au détriment des autres grandes chaînes de distribution et toutes ces sortes de plaisanteries.

Ils me la baillent belle au JEP, vous avez déjà essayé de simuler l'aiguille d'une boussole avec le logo de Mammouth, d'Auchan ou de Leclerc vous ?

Car, pour revenir au sujet de la semaine, c'est bien une boussole gigantesque qui occupe le centre de ce fameux carrefour. Carrefour que personnellement j'aurais plutôt appelé un rond-point, mais je ne suis qu'un béotien et ne suis pas issu de la belle ville de Nancy dont l'université est le berceau du Trésor de la Langue Française Informatisé, ce monument de la lexicologie qui reste néanmoins assez vague sur la distinction à faire entre les deux appellations mais dont j'ai retiré l'intense satisfaction d'apprendre qu'un carrefour est de plus grandes dimensions qu'un croisement.

Quoi ? Vous trouvez que je fais dans la digression abusive autant que tarabiscotée ? Merci ! Merci !! Merci !!!

Merci d'apporter de l'eau au moulin de mon affirmation qu'on ne lit pas impunément Marcel sans y gagner quelques manies déplaisantes dont celle que vous venez de constater n'est pas la moindre, accompagnée comme il se doit de celle qui consiste à nier Boileau, lequel, dans son art poétique, soulignait, se montrant pour l'occasion plus scientifique que poète, que ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et à présenter au lecteur consterné des phrases qu'il faut patiemment détricoter telle la fine équipe d'enquêteurs Ouatelse et Ouatson chers à l'un des participants de ce blog si l'on veut en deviner le sens pour peu qu'il s'y en trouve un.

Retour sur image !

On nous demande de choisir la bonne direction. Comme il y en a cinq, c'est pas gagné, d'autant qu'on ne prend même pas la peine de nous dire par laquelle de ses branches on est parvenu au cœur de cette étoile routière, ce qui aurait déjà permis d'éliminer une direction pour peu que le héros de cette histoire (dont on ne dit d'ailleurs rien non plus) ait de la suite dans les idées et ne soit pas du genre à faire demi-tour (à moins bien sûr qu'il ne soit venu jusque là exactement pour ça : faire demi-tour grâce à un rond-point sans prendre le risque de manœuvrer au milieu de la circulation). En bon enquêteur, je ne puis me permettre de négliger cette hypothèse et me voilà Gros-Jean comme devant ! Devant toujours cinq possibilités.

C'est beaucoup trop pour moi, ça risque de me faire perdre le nord, par bonheur, il y a la boussole, c'est toujours ça (mais à quoi peut bien vous servir le nord si vous ne savez où aller ?). Je vais donc renifler de ci de là, faire semblant de chercher, on finira bien par arriver à la prescription, ou à tout le moins au prochain défi, et là, ça ne passionnera plus personne cette croisée des chemins...

1 mars 2014

Participation de Flo

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La pirogue glissait rapidement sur l'eau. Ils entrèrent dans un canal qui débouchait de l'autre côté de la rivière. Il était très étroit et l'embarcation y passait de justesse. Ils pointèrent la pirogue vers le canal. Ils avançaient lentement, tête baissée, à cause des branches qui pendaient au-dessus de l'eau. Après avoir fait une centaine de mètres, ils aperçurent l’île d’or tant convoitée.

Elle flottait là sous leurs yeux ébahis. Ils arrêtaient de ramer pour admirer sa splendeur et son éclat. Le bleu argenté de l’eau, la roche rouge volcanique et le vert luxuriant des pins parasols se côtoient toujours dans la perfection. Un tel contraste entre ces trois couleurs magnifiques les émerveillait. Cette île qu’Hergé dessinait, la surnommait pourtant noire.

Allaient-ils eux aussi s’aventurer comme Tintin ? La regarder à chaque jour nouveau, à chaque saison, à chaque temps, leur suffisait. L’embarcation reprit alors le canal en sens inverse avec la même sensation d’évasion pour toute l’équipée. Quoi de plus beau que la découverte ? Passer d’une vision obscurcie, par les broussailles et recourbant l’échine, à un panorama élargi ?

1 mars 2014

Participation de Venise

Ils ont poussé leurs meilleurs espoirs dans la catégorie ‘patience à toute épreuve’ ;

Puis ils ont tenté de se frayer un chemin quand sous l’impulsion du moment un inconnu à fait volte-face pour les lorgner.

Son petit glapissement aigu à la ‘MINI souris’ s’est échappé de sa gorge et ils ont vu son mouvement de recul comme une tomate mûre qui vient d’entendre le grincement de la porte du jardin.

Le sourire que l’inconnu arborait fendait l’étendue osseuse de ses mâchoires envahies par une barbe de plusieurs jours  avec la férocité d’une entaille faite au rasoir et ses yeux comme des escarres les sondaient comme des baguettes de sourciers.

Ils ont senti son regard pénétrer jusque dans leur crâne, puis ils perçurent un mauvais sourire qui s’est élargi comme une déchirure dans une combinaison de plongée.

 

Ils sont restés là impuissants ;Ve1

.

Seigneur de Dieu s’exclama l’in des voyageurs

Qui est ce sale type ????

Cela fait peut-être des années qu’il se nourrit principalement de salades concoctées avec des plantes exotiques et aux noms improbables.

Peut-être que son ventre plat réclame des protéines !!!!!

1 mars 2014

Allez, simple ! (Walrus)

La pirogue glissait rapidement sur l'eau. Ils entrèrent dans un canal qui débouchait de l'autre côté de la rivière. Il était très étroit et l'embarcation y passait de justesse. Ils pointèrent la pirogue vers le canal. Ils avançaient lentement, tête baissée, à cause des branches qui pendaient au-dessus de l'eau.

 

 

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Après avoir fait une centaine de mètres, ils aperçurent ...

 

 

 

Lope de Aguirre

Lope de Aguirre, la colère de Dieu !

 

 

15 février 2014

Pigeon voyageur (Flo)

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Voler, j’aurais aimé savoir voler et pouvoir voler comme n’importe quel volatile ou insecte possédant des ailes. Petite, j’affirmais à ma grand-mère que je volais en position «  apesanteur ». Convaincue, et donc dans l’affirmative je lui disais : « je vole, et en plus je sais comment faire, pour voler. C’est simple. Pas plus tard qu’hier, je l’ai fait. Je survolais le vallon et ses restanques. »

Ma grand-mère ne m’a pas contrarié. Mais elle voulait en savoir plus, confrontée à tant de certitudes. « Et, quelle est ta position alors si tu voles ?
- J’avais la même position que lorsque je fais la brasse en nageant.
- Nager n’est pas voler.
- Si, si, si, c’est tout pareil ; je survolais les collines tout pareil, les crêtes et les trous en nageant dans l’air ».
Comment vous expliquer qu’au souvenir de ce rêve, je conserve encore les sensations de savoir voler ? Dure réalité et douce imagination que de croire encore pouvoir voler à l’évocation de ces sensations procurées par un rêve immortel. Encore maintenant, je peux affirmer : « Je vole ».

Quant aux « Geon- pi », voler a une signification plus lucrative mais, ce n’est que mon avis.

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Le défi du samedi
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