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Le défi du samedi
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10 mai 2014

Participation de Venise

J’ai coupé plus d’arbres en AMAZONIE qu’un alcoolique boit de bouteilles dans une vie.

Mais depuis le remords est si puissant que je ne peux m’éloigner d’eux plus d’une journée.

La lenteur des arbres a des manières de guérisseurs la nuit

Quand ils marchent vers nos maisons.

J’ai passé des étés dans leur chapelle de feuilles fraîches.

Il m’arrive souvent de repeindre leur visage et il prend alors une teinte d’icône.

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DANTE descend l’enfer comme moi qui descends chercher des bûches dans la cave.

Aujourd’hui j’entends leurs cris d’arbre au fond de mon jardin et accablé déprimé comme un pauvre diable je dessine leurs feuilles larmes sur le bas relief des défiants du samedi .

 

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3 mai 2014

Participation de Mamido

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ma02

Petite fille, ce qu’elle adore, c’était la musique classique.
Elle s’enthousiasme pour les chants grégoriens.
Le Requiem de Mozart lui tire des larmes et les variations de Bach la mettent en transe.

A quinze ans, jeune fille romantique, enfermée dans sa chambre, elle est allongée sur son lit, revêtue d’une fine chemise de dentelle. Alanguie, elle rêve, les yeux au plafond, une joue sur sa main. Pendant tout ce temps-là, sur son tourne-disque Teppaz, Edith Piaf  essaie vainement de consoler « Milord », Georgette Plana roucoule « Riquita » et Berthe Silva sanglote « les roses blanches ».

Ce n’est qu’aux quinze ans de son fils qu’elle rencontre enfin les musiciens de sa propre adolescence. C’est au cours d’un long parcours en voiture en direction de l’Italie qu’elle découvre en sa compagnie Les Beatles et les Rolling Stones, Pink Floyd et Credence Clearwater Revival. Durant ces vacances, à trente-huit ans passés, elle danse enfin sur « Belles, belles, belles » de Claude François et pleure en écoutant « Mon amie la rose » de Françoise Hardy dont elle n’avait jamais entendu parler vingt-cinq ans plus tôt. Ils étaient pourtant, à la fin des années soixante, au plus fort de leur popularité, parait-il.

Maintenant, à près de soixante ans, ce qui la passionne, c’est la musique techno, le hip-hop, la soul music. Elle passe des heures sur sa radio préférée, NRJ, qu’elle met à fond dans sa voiture.
Elle s’amuse beaucoup des airs ahuris que prennent les ados boutonneux affalés à l’arrêt de bus quand ils la voient passer, les yeux dissimulés sous ses Ray-ban mais arborant fièrement son épaisse chevelure blanche et une marinière Armor Lux, tout en conduisant sa C3, trépidant sous les vibrations des basses.
Répondant à leurs quolibets plutôt admiratifs : « - Ouais, t’as vu la mamie, comme elle déchire ! Ça c’est d’la zik, d’la vraie ! Vas-y mamie, ouaichhhh ! », elle leur envoie son plus charmant sourire en pensant : « Ben oui, les petits gars, faut vivre avec son temps et mieux vaut tard que jamais !  »

Pourtant le soir, quand elle rentre chez elle, seule dans sa chambre, allongée sur son lit, en chemise de nuit de pilou et robe de chambre en polaire, sirotant une tasse de thé dans laquelle flotte une rondelle de citron, elle rêve, les yeux au plafond.
Sur sa chaîne hi-fi dernier cri tourne un CD.
Certains soirs, elle s’enthousiasme à l’écoute d’un chant grégorien.
A d’autres moments, c’est le Requiem de Mozart qui lui tire des larmes.
Mais ce qui la rend la plus heureuse, ce sont encore et toujours les variations de Jean Sébastien Bach. Elles parviennent comme autrefois à la mettre en transe.

En les écoutant, bien au chaud sous sa couette, elle se dit que, même s’il est nécessaire de rester en phase avec son époque, on doit malgré tout rester fidèle à l’enfant que l’on a été et savoir lui rendre hommage de temps en temps.

24 mai 2014

Y croire ? Ne pas y croire ? Telle est la question ! (bongopinot)

 

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Pourquoi demander à une chiromancienne,
Quel sera mon futur mon avenir
Je préfère courir mon chemin en devenir,
Et vivre au jour le jour une existence sereine.

Pourquoi vouloir toutes les réponses
Sur comment seront mes lendemains
Si moi je veux les attendre dans mon coin
Et courir, m’arrêter, reprendre mon souffle en cadence

Hier, je ne savais rien !
Et aujourd'hui, je n'en sais guère plus,
Frivole, inconsciente, je saute comme une puce,
En avançant vers mon futur, ce mystère me convient.

Je pars vers l'après, minutes après minutes,
Secondes, après secondes, qui me sonnent
Qu'elles soient agréables, ou qu'elles tonnent
J'accepte sans aucun regret, je flotte

Je ne veux pas me prendre la tête,
Regarder mon horizon dans les lignes de ma main
Y voir les jours sombres et mes chagrins
Avant même qu'ils n'arrivent ! Je n'ai qu'une seule requête

Celle de pouvoir encore choisir mes envies
En regardant, la mer, le ciel, les étoiles
Qui eux ne m'annoncent et me dévoilent
Seulement, le temps qu'il fera demain !

Mais tous ceux qui veulent y croire
Qui ont besoin de connaitre leur avenir
Parce que surtout, ça les rassure
Je ne les juge pas, je vous le jure !

17 mai 2014

Géométrie (Célestine)

Quand on en aura assez d’être trop ronds dans un monde carré, de devoir toujours arrondir les angles et de suivre une ligne droite

Quand on en aura marre des cerveaux obtus des regards de côté des cris aigus et du carré de l’hypoténuse et de la somme de tous les autres côtés

On prendra la médiane

On prendra la tangente la diagonale du fou

On fera bouger les lignes surtout celle de l’horizon

On  ira s’asseoir sur le sable brûlant là où personne, jamais plus,  ne pourra nous retrouver.

Les rayons obliques du soleil couchant caresseront mes courbes sinusoïdales

Je contemplerai ta géométrie en volume j’aimerai ton losange de Michaélis sous le ciel convexe du triangle des Bermudes

Tu sais j’ai le compas dans l’œil et je t’ai dans la peau

La circonférence de la terre

Diamètre fois pi

Sera juste assez grande pour contenir notre amour

Cé01

26 avril 2014

Participation de Célestine

  Hénaurme

 

petit-robert

 

 

C’est une vingtenaire amatrice de cuisine orientale, genre nori aux algues, thé matcha ou dim sum, une nomophobe toujours pendue à son smartphone.  Elle passe son temps à googliser les hashtags les plus chelous qui font le buzz sur la toile. Elle adore les flashmobs, les happenings, les snapchats, mais sa meilleure poilade c’est quand même le speed dating : un plan-cul avec un bédéaste ou un kéké trop choupinet, ou rouler une galoche à un déneigeur champion de slopestyle, voilà qui peut la faire clasher. Les autres auront droit à un retoquage en règle. Elle n’en fait qu’à sa tête : pas question de psychoter dans une vie low-cost avec un bolos ou un traîneux subclaquant qui n’aurait qu’une idée : lui coller un chialeux dans le tiroir, un bouèbe qui l’empêcherait d’aller à son cours de zumba. Quand elle sera devenue une cougar botoxée, elle ne dit pas. Mais jusque-là, elle profite. Elle priorise, elle textote, elle agende comme une vraie bombasse ses journées survitaminées. Ne bourrasssez pas si elle ne vous semble pas vraiment excentrique: elle est hénaurme, il faut quand même le reconnaître.

***

Et vous, avez-vous reconnu la nouvelle  cuvée 2014 de l’Académie Française ? Quelques cent cinquante mots dans lesquels j’ai puisé pour écrire mon texte, et qui feront leur entrée dans le dictionnaire le 30 mai...

 

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15 mars 2014

Chat-cariâtre (Célestine)

Cher Monsieur Eksioglu,

Je viens par la présente vous poser réclamation pour les conditions inhumaines dans lesquelles vous faites travailler les gens.

A la base, il s’agissait, d’après vous, d’un travail de tout repos. Pourquoi pas une villégiature ou une sinécure ? Que nenni !

Je me suis posté devant le trou comme vous l’aviez précisé sur la feuille de route.

Dans l’exacte position du tirailleur couché qui reste là, sans se tirer, d’ailleurs. Vous ne vous imaginez pas les crampes que j’ai endurées, le dos en compote et le poil mité. Et tout et tout.

Je me suis caillé les moustaches toute une nuit, j’ai guetté, guetté à m’en fendre les pupilles dans le sens longitudinal. Ou perpendiculaire.  Rien.

Rebelote le lendemain. Et les jours suivants. Toujours rien. A part ce truc indigeste et qui pue, qui sort du trou à heure régulière en poussant des sifflements. Un train…non mais je vous demande un peu. Pourquoi pas une poêle à frire ou une bombe à raser ?

Je vous préviens que cela ne se passera pas comme ça. J’ai fait appel au puissant SNCREC, le Syndicat National des Chats Rayés En Colère.

J’exige ma ration de souris fraîches. En lieu et place de cette mauvaise plaisanterie.

Je vous prie d’agréer, etc etc bla bla bla de toutes façon, avec votre nom à coucher dehors, si ça se trouve vous pas comprendre ce que moi vouloir dire. Hein ? Xénophobe moi ? Pourquoi pas mythomane ou schizophrène ?

cél

17 mai 2014

Au Diable le Triangle Du Diable (JAK)

 

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Dans mon coin reculé, du fin fond de la France

J’avais bien  ouï parler d’un  triangle, en déshérence

Mais comme  pour d’autres il y a  les pollens pourris

Chez moi, les mots  triangle – calcul- se changent en allergie

De savoir que 1+2+3  cela fait au choix 123 ou bien  six,

Calcul, ou géométrie, j’hallucine, et m’en tape le coccyx

Je n’ai jamais su, ou voulu, trouver un sens à tout ceci

Et je l’avoue bonnement : je suis nulle en numérologie !

Tous les chiffres alignés me rappellent mon enfance,

J’y ai vécu, avec ma dyscalculie*, sans arrêt  dans les transes

Hélas, plus tard,  dans mes activités devenue acalculie*

Ce problème récurent  a franchement bien  bousillé ma vie.


L’angoisse de l’inconnu, de l’obscur rejoint vite celle,  pour moi irrationnelle,

des chiffres alignés, des comptes à régler, des bancaires, des bloqués.

A la rigueur les comptes d’apothicaires pourraient m’intéresser.

Et compte tenu de tout ce qui précède, en un mot je vous  le dit :

Dès que j’entends TRIANGLE ca me fiche des cauchemars, m’effraie autant que la vision des chiffres.
Et en bout de compte, je préfère, et de loin, les contes  de ma mère l'Oye.

Mais comme je ne voulais pas manquer un sam’défi, j’ai mis mon grain de sel pour noyer le poisson … dans l’océan du triangle des Bermudes.

*La dyscalculie est un trouble l’apprentissage du nombre et du calcul qui se caractérise par de grandes difficultés dans le domaine des mathématiques.

*L'acalculie est un trouble acquis caractérisé par la perte de la capacité soit à reconnaître ou former des chiffres et des symboles arithmétiques, soit à effectuer des calculs mathématiques élémentaires (tels que l'addition, la soustraction, la multiplication, etc.).

17 mai 2014

Le triangle ! (KatyL)

Le triangle !   ka01


Eva aurait bien voulu que cet amour qu’elle ressentait pour Max depuis 7 années soit le dernier de sa vie terrestre, elle avait tant espéré, tant donné d’amour pour cet homme.

Leur histoire avait débuté par un coup de foudre merveilleux, d’amour intense et passionné comme elle n’en avait jamais connu, des fleurs sous ses pieds, du soleil dans les yeux !!

Il disait tant de mots d’amour, il embrassait si bien, il ouvrait ses bras et elle allait se réfugier dans le meilleur endroit de la terre.

Puis il cessa de l’aimer comme ça ! Comme s’il avait assez joué !

Elle en souffrit tant que dans sa tête il y avait une musique lancinante jouée sur un triangle !

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Elle lui écrivit un mot d’adieu qu’elle plia en forme de triangle, lui dit ceci :

« Mon amour, mon Max chéri,
Je ne supporte plus de vivre si près de toi et en même temps si loin l’un de l’autre, je t’ai aimé plus que moi-même et je sais que c’est ça le véritable amour. Nous avions tout pour être heureux, et tu m’as lâché la main, tout me manque cruellement, tes bras surtout, tes regards d’homme.
J’ai espéré attendu et j’ai cru à tes promesses, mais là c’est fini, je pars, tu ne sauras pas où je vais c’est mieux ainsi.
Je t’embrasse une dernière fois.
Eva

Elle prit ses affaires et son passeport et elle partit sur une petite ile où ils avaient été en vacances ensemble du temps de leur amour, tout près du triangle des  Bermudes.

Le ciel était d’un rose merveilleux couleur d’infini ce soir-là, elle revêtit sa plus belle robe et marcha sur la plage déserte seule au monde.

Sur la plage

12 avril 2014

La Libellule et le Doryphore (Célestine)

 

libellule

 

Au départ, ils sont si différents que l'on se demande ce qu'ils pourraient bien avoir à se dire.

Une qui est toute en douceur, en délicatesse, un corps qui danse sous le charmant désordre des dentelles, un don certain pour le bonheur, une grâce singulière, elle volette de fleur en fleur, légère et court vêtue. 

Un qui aurait plutôt la grâce d'un diplodocus ou l'air plein de dédain d'un dromadaire, le cheveu embroussaillé, le réveil difficile et l'œil ombrageux. Causant comme une pioche. Avec un mépris affirmé pour tout déballage intempestif de sentiments. 

Au demeurant, pas de danger qu'ils se rencontrent. Elle est libellule, il est doryphore, lui c'est l'ours et elle la poupée.

Mais c'est compter sans Cupidon et son arsenal de flèches assassines. Un petit débrouillard, celui-ci!  Il adore quand il y a du défi, du doute, de la difficulté. Il aime acoquiner les âmes de façon improbable dans ce dédale d'individualités.

Ça y est, vingt dieux, il leur en a décoché deux, tout pile dans le cœur, un vrai boulot de dingue! D'une précision drastique. C'est drôle comme ça le rend radieux, les métamorphoses de l'amour! C'est gagné! La belle volage interloquée, entrouvre ses ailes, le bougon célibataire endouci, sort de son cocon. C'est l'échange des fluides: elle devient doryphulle, il devient libellore. L'amour, ça vous change une bestiole!

Y a plus qu'à les laisser se découvrir, se désirer, mêler tendrement leur pâte dentifrice et leur mousse à raser...l'éternelle et folle histoire du monde se joue, là, dans cet échange de regards où l'on entend soudain comme un éclair blanc exploser et distiller l'amour dans le ciel crépusculaire... Le déclin du disque solaire qui s'effondre sur la ville annonce une nuit délicieuse.

Pendant ce temps, le sale petit bonhomme est déjà reparti décalquer d'autres irréductibles avec son arc en bandoulière et son bandeau sur l'oeil. La désillusion viendra peut-être. La distance...le divorce peut-être...Cupidon s'en fout. Il s'en bat les élytres. Il ne gèrera pas. Pas que ça à faire, non plus. Et puis quoi encore? Le SAV, c'est pas son rayon.

 

doryphore

 

 
10 mai 2014

Miroir, Miroir... (Prudence Petitpas)

Miroir, miroir, dis moi qui est le plus bel arbre de la forêt…Mais personne ne répondit à la question lancé en haut du ciel, juste les oiseaux qui chantaient de plus belle, les insectes qui papillonnaient, les feuilles qui tourbillonnaient du haut de leur branche ralentissant la course pour être la dernière à toucher terre… Miroir, miroir, reprenait un peu plus fort, le grand acacia du jardin, dis moi qui est le plus bel arbre de ce hallier ? Et le vent qui soufflait sa chanson, se moquant de la question, les nuages qui se bousculaient au dessus de la clairière laissant une trace blanche dans leur sillage, les oies qui planaient aux cimes des grands feuillus ricanant de les voir faire du sur place… Miroir, miroir, pleurait un peu plus le baliveau, dis moi qui est le plus beau ?

Une voix s’éleva dans les airs, une voix aigu, puissante, qui figea le temps, les oiseaux se turent, les insectes s’arrêtèrent de moustiquer, les feuilles tourbillonnantes restaient en suspension, le vent stoppa sa course, les nuages paralysés ramassèrent leur copie, les oies perdirent leurs ailes dans la foulée… la voix monta du plus profond du néant pour poser ces quelques mots à l’attention du quémandeur… « Monsieur l’arbre, vous êtes le plus beau de tous ces bois, mais à quelques lieux de là, pousse un arbrisseau, encore tout petit, mais qui sera MILLE FOIS PLUS BEAU QUE VOUS….d’ici quelques décennies… »

Puis le silence, un silence tendu, un silence froid, un silence de mort, le ciel s’obscurcit en plein après midi, le vent se mit à souffler sans chanter, les oiseaux s’affolèrent dans les branches… L’arbre qui avait posé La question se courba en deux, puis en trois, il perdit d’un coup toutes ses feuilles qui ne trainaient plus pour mourir la dernière sur le sol, les insectes en escadrons partaient dans tous les sens, le temps suspendu avait reprit vie mais comme après l’apocalypse… des nuages, déferla une pluie torrentielle, les oies courraient vers les pays chauds sans demander leur reste. L’acacia se mourait lentement, la jalousie venait d’entrer en lui comme un ver et ’empoisonnait sa sève. Il se redressa alors, prit sa respiration et poussa un grand cri énorme qui le laissa foudroyer sur place… il avait trop mal, il ne pouvait plus vivre, impossible de se déplacer jusqu’à l’arbrisseau pour le détruire afin de rester le plus beau… il n’avait plus qu’à mourir et lorsque les bucherons qui l’avaient repéré depuis plusieurs semaines, arrivèrent pour le tronçonner, il ne résista pas un instant, laissa ses branches se découper en mille morceaux et il ne resta de lui qu’un décalcomanie de son image collé sur le mur de la chambre d’un enfant tout petit, petit qui un jour deviendra si grand, si grand… comme lui…

 

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12 avril 2014

Participation de bongopinot

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Je pousse la porte d’un piano bar

Où il n’y a pas une seule âme

Seul un piano en habit noir

Au beau milieu d’une pièce calme

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Je viens m’asseoir face à lui,

Mains posées sur ses touches ébènes,

Et aussitôt elles se mettent à jouer une mélodie

Moi qui ne suis pas musicienne.

 

Soudain le piano devient banquise

Et des pingouins en salopettes

Sur cette glace douce et exquise

Glissent et tournoient, faisant des claquettes

bon03

Suis-je envoutée et prise dans un sortilège

Mais peu importe je profite du spectacle

Et la banquise fond et le piano redevient sage

Les pieds dans l’eau une musique arrive et m’encercle

 

Et les touches du piano s’étirent et s’allongent

Comme c’est beau toutes ces rayures en noir et blanc

 J’attends que la métamorphose  opère

Profitant de ce moment impressionnant et charmant

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Mon esprit erre sur une musique de Chopin

Soudain se dresse devant moi un couple de zèbres sereins

Enlacés dansant tendrement, leur regard un peu chagrin

De savoir que la métamorphose ne durera pas

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Effectivement en un instant tout est revenu à la normale

Et un homme fait son entrée en belle tenue

Il est venu nous jouer son récital

Et comme il se doit je le salue.

 

10 mai 2014

Auprès de MON arbre (KatyL)

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Je suis à tes pieds mon chapeau posé à côté de moi, je te contemple accroché à l’arbre que je préfère du jardin.

Je t’ai dessiné et peins sur une toile de nylon pour laisser entrer le jour et la lumière au travers de ce fin tissu, j’ai pensé  que la transparence pourrait se jouer de mes teintes neutres pour cette fois.

Tu es mon âme, tu es ma vie, tes feuilles sont mes chemins, tes fruits mes réussites…

Je ne cherche pas à plaire à quiconque mais à être en paix avec moi-même.

Tout à l’heure j’ai vu des oiseaux  venir tout près de la toile et frôler la soie en un bruissement d’ailes qui pour moi sont comme les « je t’aime » que je n’ai jamais reçu !  Ces furtives envolées me donnaient le frisson de l’amour.

Je suis bien face à toi, apaisée, ressourcée, légère dans ma robe blanche je te respire comme je hume cette nature qui m’enveloppe bienfaitrice, tu voles au vent d’été comme un sourire.

J’ai posé mes pinceaux sur la table du jardin, ma palette encore chaude des rêves que j’y ai puisé, et je te contemple, mon désir de peindre ne sera jamais assouvi je le sais, c’est une chance inouïe que de pouvoir le faire, j’en tire une joie profonde et infinie.

Merci tissu vaporeux du bonheur qui m’inonde en cet instant fugace ! J’ai fini avec toi, mais j’ai tant d’autres toiles encore à peindre, des jours de pluie et d’hiver, des nuits de solitaire affamée de couleurs, des messages à déposer pour ceux qui veulent les voir.

Tu sais que les tableaux ne sont plus à moi une fois accrochés au regard des passants, aussi je te regarde une dernière fois en guise d’adieu, ils vont t’accaparer, te fixer, en faire chacun une histoire, et c’est bien ce que je veux, les donner, les partager.

Tu peux voler jolie toile tu emportes avec TOI  un peu de moi.

10 mai 2014

Il était, un vieil arbre...par bongopinot

Il était, un viel arbre centenaire ...

par bongopinot

 

 

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 Il était un arbre avec de belles branches

De belles branches avec de jolies feuilles

De jolies feuilles d’un vert espérance

Espérance d’un arbre  centenaire

Un arbre centenaire vivant dans la forêt

la forêt amie avec de petites fleurs

De petites fleurs aux parfums envoûtants

Envoûtants comme l’amour des enfants

Des enfants grimpants sur cet arbre

Cet arbre avec de belles branches

De belles branches accueillant une balançoire

Une balançoire flirtant avec le vent

Le vent faisant tournoyer les feuilles

Les feuilles tombant sur le sol

Le sol se napant de mille couleurs

Couleurs joyeuses d’arc-en-ciel

Ciel qui s’assombrit d'un coup, et arrive la pluie

La pluie qui chasse les enfants de la forêt

la forêt accueillant cet arbre centenaire

Cet arbre centenaire avec de belles branches

de belles branches comme de longues mains

de longues mains qui applaudissent cet arbre

cet arbre avec de belles branches

où les oiseaux aiment à se réfugier.

bo02

 aiment se réfugier aussi,  les peintres avec toiles et pinceaux

toiles et Pinceaux pour rende hommage à cet arbre centenaire

cet arbre centenaire qui a connu les deux guerres

les deux guerres et mon grand-père

mon grand père peintre et sculpteur qui aimait le bois

Le bois que l'on trouve dans la forêt

La forêt où est toujours le vieil arbre

le vieil arbre, en manteau de feuilles, qui était plus que centenaire

centenaire et immortalisé un jour par un peintre de génie

ce peintre de génie était mon grand père

mon grand père qui amait la nature

la nature et cet arbre centenaire

cet arbre centenaire et mon père  se connaissaient bien

se connaissaient bien puisque petit déjà ils jouaient ensemble !

 

il était, un vieil arbre centenaire ...

 

29 mars 2014

Participation de Bongopinot

                 

bon01   DE MA FENETRE PAR BONGOPINOT

 

 

 Comme c'est beau,  ce que l'on peut voir comme ça, à travers le sable, à travers le verre,

à travers les carreaux, Je vois un peu de fumée sortir de chez ma voisine et  arriver

vers ma fenêtre, et s'engouffrer chez moi sans y être invitée et sans attendre

l'odeur de grillade me chatouille le nez. De jour en jour les barbecues fleurissent 

balcons et terrasses.

Voilà ! le printemps est arrivé , il s'installe. De ma fenêtre je vois le paysage qui

commence à changer et le quartier s'éveille et  s'anime.

Quelques arbres au dehors abritent de petits nids.

Et ce soleil qui nous donne enfin le sourire.

Comme je vis  entourée d'immeubles, lorsque le soleil arrive enfin chez moi,

 et qu'il me fait du charme  sans hésiter je laisse ces rayons me caresser la joue.

Ici la végétation est un peu réduite mais on aperçoit ici et là  de petits jardins,

situés au rez- de- chaussée, qui Révèlent  leurs premières jonquilles.

Et au loin les oiseaux nous offrent un récital ailé pour ceux et celles qui veulent

 bien tendre l’oreille.

 bon02

Et c’est aussi les enfants qui sortent au dehors.

Ils jouent au ballon et font du toboggan.

Et dans le square les mamans sur les bancs surveillent

Elles discutent entre elles et profitent du beau temps.

 

bon03

 Voilà ce que je vois de ma fenêtre à l' étage                                                                                                                                          

C'est beau ce que l'on peut voir comme ça

à travers le sable, à travers le verre

à travers les carreaux ...

                                                           

                                                             TOUT SIMPLEMENT LA VIE !!!

 

3 mai 2014

Participation de Venise

 

Quelle extravagance saison que  la symphonie humaine

Allez MAESTRO en  place pour le concert du siècle.

 

Les braves, les travailleurs, les puérils, les superbes

 

Tous à vos pupitres.

Un champ  de foire ,un bordel , une clameur toute fraternelle montaient de la vallée.

Jusqu’au au chant du coq qui se mêlait  volontiers  à la vague musicale.

Puis  on tendait  l’oreille pour surprendre la mélodie de l’amour naissant qui ruse et s’emploie à se faire entendre dans un chaos assourdissant.

Pourtant la baguette tendue je sais que quelque chose ne tourne pas rond ,il y a de l’orage dans l’air ça je le sens !!

Tir de missile sifflement de roquette, c’est la Syrie qui s’enflamme ,et qui tamise de sang

La partition sur nos pupitres.

Les yeux mouillés de fièvres  les trompettes hurlent dans la nuit. c’est un cri déchirant qui frappe les flutes  endormies.

Aussi rapide que la course d’un daim les guitares s’emploient  à rafraichir les têtes des blessés

C’est un orchestre d’orphelins aux yeux de bleus des prophètes aux instruments  en fil de fer

Qui s’amusent à ré enchanter le monde. .

L’allégresse paradoxale de leur jeu musical inonde le monde, mais des atomes de désespoirs

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Comme ‘je crois que c’est fichu ‘ traversent  l’orchestre pour venir mourir dans un jardin turquoise.

 

22 mars 2014

Maéva (Célestine)

cél

Tu es petite, je suis grande. Tu possèdes les yeux sombres d’une fille d’Espagne, j’ai le regard clair de mes lointains ancêtres des landes de Galway.

Tu n’as pas encore d’enfants, moi j’en ai trois, dont un fils de ton âge. Tu commences ta carrière et j'entrevois au loin le fanion à damier.

Et pourtant, Maéva, qu’est-ce qu’on se ressemble ! Comme je retrouve en toi les fougues et les impatiences de mes débuts !  Comme je sens bouillonner dans tes paroles les mêmes convictions, les mêmes enthousiasmes qui m’animent encore au bout de trente ans. Le même goût du travail bien fait.

Comme j’ai envie de te dire, à l’instar de Gabin dans « un singe en hiver », s’adressant à un Belmondo ténébreux et flamboyant « Tiens, t’es mes vingt ans ! »

Peu à peu, j’ai découvert que nous étions en phase : même humour, même amour de la langue française, même goût des bonnes choses et des plaisirs de la vie. Tu es aimée par tes élèves. Je le vois bien.

Et puis, aujourd’hui, je t’ai vu pleurer, déstabilisée par un de ces malandrins de l’administration, un de ces ronds-de-cuir pisse-vinaigre qui se croient autorisés à démonter les jeunes collègues en leur imposant leur point de vue étriqué de « bureaugrattes » et en les décourageant du haut de leur fausse autorité.

 Mais que savent-ils du plaisir, du bonheur d’enseigner ? Ne t’inquiète pas : leurs pinaillages de psychopathes flexionnels sont peanuts. Ce n’est que l’écume de leur bave devant ton talent naturel. Moi je sais que tu ne te décourageras pas. Que tu seras une institutrice exceptionnelle. Une de celles qu’un enfant n’oublie jamais.

Aujourd’hui, j’ai compris que dans mon école, tu étais, malgré les apparences, celle qui me ressemble le plus. 

10 mai 2014

Houssomanie (Célestine)

Arbre et toile

 -Viens vite voir ! Incroyable !  Notre voisin, monsieur Frileux,  a accroché sur tous ses arbres de grandes toiles représentant ... des arbres! Il est tombé sur la tête ou bien?
-Il a certainement atteint la forme aiguë de sa houssomanie...regarde donc dans le dictionnaire médical!

Houssomanie, n. f., (de housse, et de manie)
Syndrome dont souffrent certains individus ( appelés houssomaniaques) après l'achat d'un matériel neuf ( table, canapé, voiture etc.) et déclenchant chez le sujet l'irrépressible besoin de dissimuler les choses sous une toile cirée, une couverture ou une housse.
Dans la forme aggravée de la maladie, c'est sa vie toute entière que le sujet met sous une housse.


-C'est grave, non?

-Non!  Enfin si!  Le monde est plein de gens comme monsieur Frileux...ils laissent consciencieusement les pellicules de protection sur les écrans et les fours à micro-ondes...ils protègent leurs sols en bois magnifiques avec un linoléum tout moche, ils ne sortent jamais leurs jolies assiettes de peur de les casser, ils passent des heures à choisir un magnifique sofa rouge, pour le recouvrir aussitôt et pour toujours d'une affreuse couverture beigeasse. Et les sièges de leur voiture restent désespérément neufs... pour le prochain propriétaire!
-C'est plutôt triste!
-Oui, tu as raison...Ils gardent aussi leurs beaux habits pour une hypothétique "grande occasion", laissent faner leurs fleurs au jardin sans jamais, surtout, en cueillir quelques unes pour éclairer leur table d'un bouquet, en somme ils vivotent à la petite semaine sans jamais vraiment profiter de la vie...ils regardent l’existence à travers des tissus de protection, des filtres, des écrans, des objectifs de caméras, mettent leurs beaux objets sous cloche, leurs papillons punaisés dans des cadres et leurs bijoux dans des coffres forts fermés à quadruple tour...Une vie de naphtaline, d'argenterie inutile dans des écrins qui se mitent  et de patins de feutre pour glisser sur les parquets…
-Moi, je serais sa femme j’aurais peur de me retrouver sous un drap blanc comme un meuble ancien que l'on ne sort que trois fois dans l'année !
-Muahaha ! Tu es drôle ! Je ne sais pas...mais pauvre Monsieur Frileux, tout de même! Comme si on pouvait avoir hâte de se retrouver dans un linceul, qui n’est jamais qu’une housse de plus, l’ultime housse…brr! C'est qu'en réalité, il est mort depuis trente ans, et il ne s'en est pas encore aperçu...Qui lui dira que la vie, c'est tout de suite? Ici et maintenant? Quand on en a envie...Qui lui chantera que la beauté des choses  étincelle, illumine le quotidien, et qu'elle n'a nul besoin d'être emballée dans un cache-pot?
-Et si on allait  dans son jardin décrocher les toiles?
-Et si on allait plutôt lui apprendre à décrocher les étoiles?

19 avril 2014

MINUSCULE (bongopinot)

Ça commence toujours par un câlin

Puis, une course folle pour gagner

Il faut trouver le bon chemin

Il n'y en aura qu'un à l'arrivée

 

le gagnant s'installe au chaud

Comme une toute petite graine,

Où un minuscule haricot

Il va grandir pendant des semaines

 

Trois centimètres, de petits yeux

Une forme humaine qui se dessine

Et des parents vraiment heureux

Un petit être que l’on devine

 

Trois mois, douze centimètres

Un cœur qui bat pour de bon

Un petit enfant à naître

Noir ou blanc brun ou blond

 

Huit mois, enfin tu es viable

Dans un coin du monde tu va arriver

Pourvu que ce pays te soit charitable

Et qu’en paix tu puisses jouer

 

Mais même si tu nais sous les bombes

Minuscule être qui se présente au monde

Respire même si les autres succombent

Reste à l’abri loin du ciel que gronde

 

Maintenant te voilà

Et tu es bien là !

tu  es enfin sorti

tu es si petit

tu n'es plus dans ta bulle

Petit être minuscule

 

bo01

19 avril 2014

Participation de KatyL

C’est Tout cet infiniment petit qui nous aide à grandir

  

k01 Des petites flaques d’eau dans lesquelles se reflétait le ciel et que j’aimais tant piétiner (pour danser au-dessus du miroir) qui m’ont donné cette envie de liberté et de franchir « certains  interdits ».

k02 A ces tout petits dessins qui m’ont aidée à m’exprimer et ces petites pages blanches de mes carnets que je couvrais de mes mots d’enfant qui m’ont permis de tenir et d’avancer.

k03 Et ces petits cailloux que j’ai semé toute ma vie, déposés à chaque lieux de rencontre avec mes amies (amis) et tant d’autres que j’ai croisés, qui m’ont conduite à trouver un chemin de philosophie, d’écoute et de tolérance, d’altruisme aussi.

k04   Ce sont ces petits pas de mes enfants, leurs petites mains dans la mienne, qui m’ont fait tant grandir moi-même

k05 Et dans ces petits paquets cadeaux, le dernier le plus petit d’entre eux est celui qui contient le plus beau cadeau, un cœur dessiné par mon fils avec un mot d’amour pour sa maman.

k06 Alors la vie m’a donné tant de petits cailloux à déposer ici et là sur mon chemin, que je ne peux me perdre ni perdre mon âme

 

k07

 

19 avril 2014

Vacances (MAP)

   AH ! Enfin les vacances ! OUF !!!

Même si je ne suis qu'une petite ouvrière

j'ai mis suffisamment de sous de côté

pour me payer un séjour "ESCALADE"

 dans un lieu idyllique et botanique

comme j'en ai toujours rêvé !!!

Voulez-vous que je vous mette

au parfum ?

Eh bien voilà : admirez la prouesse !

"En plein effort" !!!

 

La p'tite fourmi et le coeur de pivoine - Copie

 

22 mars 2014

Chronique de la snob (JAK)

Ce matin j’étais en retard à mon rendez vous chez  Tond2atifs,  le salon tendance  de mon quartier : on n’y  rattrape chaque jour les coupes de clientes désespérées.

Dédaigneusement, Marco, le créateur en chef me  toisa d’un regard sombre de mépris : je n’étais pas une habituée des lieux,  et ma coupe justement laissait à désirer. Chez lui,  il faut faire chic d’emblée si vous franchissez son seuil.

 Le snobisme règne dans ce quartier BCBG. Je me demande d’ailleurs pourquoi je m’y balade si souvent... Il faudra que j’en parle à mon Psy.

Je m’installais sur un fauteuil design très confortable.

Les ciseaux  de Marco s’exerçaient sur la tête de Miss Mijaurée, tout de rouge vêtue,    qui marivaudait d’aise sous les badineries qu’il lui susurrait à l’oreille. Un coup de peigne par ci- un peu de laque par là, il édifiait un parfait chignon de chipie.

Un jeune dandy entra, attirant tous les regards : c’était l’ami de notre Miss Mijaurée, homme à tout faire,  il  ramenait le petit chien de Madame, cabotin et aboyant pour se faire remarquer.

Le toutou  s’était rendu, lui aussi chez  son figaro  attitré. .

 

jak1

Je n’en revenais pas il était copie conforme avec sa patronne !

-Alors là me suis-je-dis, quel mimétisme : tel chien telle maitresse !

J’enchainais, ricaneuse, la remarque :

-Pas étonnant : Qui s’assemble se ressemble,

 

Mais à tout bien considérer, je bannis aussitôt cette pensée, car au fond,  que faisais-je moi-même dans ce salon, si non m’agréger  avec les « ceusses »   qui certainement me ressemblaient.

Mon psy le lendemain me rassura : nous les humains nous éprouvons  ce besoin de nous confronter aux mêmes genres, cherchant  des  affinités de caractère, ses similitudes de coutumes, de mode, de passion…, copiant, singeant…

Mais, pourquoi,  paradoxalement   les contraires également nous attirent comme l’aimant.

 

Le hic c’est de s’accepter d’être tel, et de pouvoir  en rire à gorge déployée, et bienheureux celui qui a trouvé le juste milieu entre ces deux contradictions

 

1 mars 2014

Participation de JAK

Ils avançaient lentement, tête baissée, à cause des branches qui pendaient au-dessus de l'eau. Après avoir fait une centaine de mètres, ils aperçurent, à l’avant de leur esquif, un bois flotté  aussi long que leur pagaie qui  comme un poisson pilote semblait leur indiquer  la voie à suivre.

Étranglés  et guidés par l’étroitesse du chenal, ils suivaient avec curiosité ce bois mort à forme humaine, confectionné  de Frêne et d’Aulne, et  qui leur semblait ne pas  être là par hasard. 

Ils filèrent ainsi sur plusieurs miles, lorsque, curieusement ce canal prit l’apparence d’un estuaire, se répandant en mille bras dans une immense forêt. Derrière eux, les eaux se refermaient, donnant naissance à des arbres enchevêtrés leur coupant la voie du retour.

Le bois Flotté alors se redressa et avec ses deux bras en croix, fit impérativement le  signe de stopper.

L’eau n’était pas profonde les trois garçons,  plantèrent leur pagaie ce qui les immobilisa aussitôt.

Alors dans un fracas épouvantable,  faisant fuir les  cacatoès et les petits singes, laissant cois les jaguars, apparurent Ask et Embla, les parents du bois flotté qui les avaient si habilement dirigés

Ces êtres mystérieux  avaient été bannis de leur pays nordique  et fait prisonniers de cette forêt amazonienne. Et depuis des millénaires ils attendaient leur délivrance.

Ils n’en sortiraient  pour s’épanouirent que s’ils étaient délivrés par trois  frères, qui pour les sauver, devaient  accomplir un exploit pratiquement impossible :

Il fallait rien de moins que de sauver tous les arbres sacrifiés sur la planète terre au nom du confort humain sous tous ses angles,  où  bien rendus  vulnérables, agonisant à cause de  la pollution.   Tous ces arbres que les hommes avaient dans leur inconséquence  indument condamnés à mort. 

La tâche était  lourde pour nos trois aventuriers.

Ils entreprirent en premier lieu  d’éradiquer le champignon pathogène qui détruisait si rapidement les Aulnes si utiles  au maintien des berges, et les Frênes au ramage  dévoilé  et majestueux, eux  aussi  attaqués par la terrible Chalarose.

Nos trois frères  devenus  ainsi otages de cette forêt, par un phénomène apparenté au syndrome de Stockholm, devinrent de fervents défenseurs  des arbres.

Ils œuvrèrent tant et si bien, que l’on ne put  plus couper d’arbres aussi quelconques  soient-ils, c‘était  devenu un crime contre l’humanité !

Néanmoins au nom de l’économie d’énergie, on octroya la permission  aux hommes,

-de ramasser le bois mort, pour continuer de se chauffer,

-d’éditer quelques livres savants,  (mais surtout pas de best-seller ou biographie de célébrités), les publicités   furent totalement rayées des cadres….

-de fabriquer quelques meubles  des maisons furent entièrement  construites en bois,

 Il n’y eut plus aucun gaspillage,

Et alors  sur la Pangée  ont vit des arbres millénaires, faisant de l’ombre en été, apportant des fruits merveilleux à l’automne, rendant les hommes heureux du printemps à l’hiver de leur vie.

…….

Mais soudain mon chien, le  Fox,  aboya, et me sortit de mon rêve étrange, une petite voix me dit (il me sembla que c’était la voix d’Odin)

« Descends de ton arbre. »

 

Un jour je retournerais auprès  mon arbre où je vivrais heureuse

jak1

12 avril 2014

Mes métamorphoses (KatyL)

 

k01 A ma naissance

k02 Adolescente en jeune-fille « fleur bleue » romanesque, libre, rêveuse…

k03 Jeune fille poète et peintre un peu chanteuse et danseuse aimant la nature, les pièces de théâtre !!! Et rêvant du  prince charmant !

k04 Femme à cheval (sagittaire) et le 1er amour au galop !

k05 Et deux garçons plus tard transformation en maman

k06 Puis le temps des larmes,k07

Femme pluie de pleurs !!....

k08 Et la chrysalide décide de voler de ses propres ailes, Femme libre !

k09 Le temps du renouveau de la création totale

Femme Artiste qui apporte son « savoir » aux autres

k10 Le temps des difficultés il faut se battre Femme lionne !

 

k11k12

La bataille de la vie nous oblige à sortir parfois les griffes.( les miennes ne sont pas acérées)

Mais très vite la lionne est repartie pour laisser place à :

k13 Une femme mûrie par la vie et les émotions, devenue sereine, et qui aime faire de sa vie un art de vivre et de son art , sa vie !

katyL

12 avril 2014

Participation de Venise

Ce jour là je vivais plus intensément

Choisissant les notes cool de Neil Young

Ces chansons reprise à deux voix.

Donnaient à ma vie du génie

Les jours sont passés dans le désordre de ma vie, et je continue à fondre ma voix dans la sienne, faible et irrésistible à la fois.

Et peu à peu j’ai perdu mon corps dans un champ de coquelicot

Ve1

 Mon âme ensoleillée  par la musicalité de ces textes baignait dans de grands espaces bleus de silence.

Je découvris que la vie n’était plus fâchée avec moi.

 

5 avril 2014

Libres et poètes (Célestine)

Cet homme en pardessus, qui marche, cet homme qui vole parfois

Tel Diego libre dans sa tête, ce pourrait être toi ou moi.

Il est tout de gris revêtu, mais dans sa tête mille éclairs,

 Des millions d’oiseaux et de fleurs forment un arc en ciel d’étoiles.

 

cé01

 

 

Bien sûr il court après son rêve, un rêve flou, un rêve grand

Mais il est libre et il dérobe son absurdité au destin

Comme un gamin grandi trop vite

 

 

cé02

 

 

 

Il traverse des univers d’une bizarre poésie

Et nous bouscule le regard par son propos étourdissant

cé03

 

 

Il nous apporte du bonheur, ce drôle de bonhomme étrange

Sous son chapeau que trame-t-il ? Met-il le monde dans sa manche 

Comme un prestidigitateur qui  nous embrume de colombes ?

 

 

cé04

 

Ne sont-ils un peu magiciens ? Ne sont-ils donc un peu cousins,

Ces trois-là que rien ne sépare ? Je vous confonds depuis toujours

Vous êtes mes oncles de cœur et votre grain de poésie

L’air de ne pas y toucher va réveiller mon cœur d’enfant

Tout en réinventant le monde à sa façon.

 

 

  1.        Gilbert Garcin, photographe génial
  2.        Jean-Michel Folon peintre poète et sculpteur
  3.        Jacques Tati, éternel vacancier qui fait du pédalo sur la
  4.        vague de nos rêves…
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