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Le défi du samedi
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16 novembre 2013

Participation de JAK

jak1

 

 

Sur cette plage proche de ce petit village de pêcheurs marocains, dans ce coin de nature paradisiaque, une envie soudaine de se baigner… cette mer, ce soleil si radieux loin des nuages maussades de sa contrée, en cette mi-novembre.

Ses pas la portent avec la légèreté du vent, quelques brasses bienfaitrices, puis séance de bronzage pour réchauffer ses membres, elle s’étale avec bonheur sur sa serviette, mais une douleur lui fait faire un bond aussitôt :

Une coquille de noix, égarée dans ce coin perdue ???

En rêveuse habituelle, elle retourne dans ce coin qu’elle a quitté il y a quelques jours.

Cette noix l’inspire, elle trotte dans sa tête, et en GEEK immuable, sa tablette à portée de mains, elle rend un hommage à ce produit qu’elle aime savourer, là bas au coin du feu.

jak2

La drupe eclatée

Coquille métamorphosée

Amande, deux cerneaux

Pain nourricier dauphinois

Noix plaisir de l’automne

 

J@Kvacancière  Pour samedi défi 272    9 11 2013

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16 novembre 2013

Joe l'a dit (Walrus)

L'intérieur d'une noix est constitué de deux cernveaux :

w1

Déjà qu'il y en a à qui la présence d'hémisphères gauche et droit pose problème, je te dis pas ce qu'ils transpireraient s'il y avait en plus un supérieur et un inférieur de chaque sorte....

La nature est bien faite quand-même !

Post Scriptum :

Ce que l'on nomme "hémisphère" dans le cerveau s'appelle "cuisse" dans le cerneau. Avec le jeu des similitudes, on s'étonnera après ça que certains aient de drôles d'idées dans les circonvolutions de leur caboche !

9 novembre 2013

gare à la littérature de gare (Adrienne)

"Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant. Il l'abandonna à cause d'affaires urgentes et l'ouvrit de nouveau dans le train, en retournant à sa propriété. Il se laissait lentement intéresser par l'intrigue et le caractère des personnages.

 

Ce soir là .........."

 

91106860[1]

 

Ce soir-là, le style était si lourd que le train dérailla.

Ce soir-là, les phrases étaient si creuses qu’il tomba dedans.

Ce soir-là, la psychologie des personnages était si mince qu’on aurait aisément pu s’en rouler une cigarette.

Ce soir-là, l’intrigue était si transparente que même le vent et la pluie passaient au travers de sa nudité.

Ce soir-là, les contresens étaient si nombreux qu’il aurait mieux valu lire le roman en commençant par la fin.

Ce soir-là , les ficelles étaient si grosses qu’elles auraient pu servir à remorquer le Costa Concordia jusqu’au port de Gênes.

Ce soir-là, le dénouement était tellement tiré par les cheveux qu’il était content d’avoir gardé son chapeau sur la tête.

C’est ainsi qu’un soir un train fut englouti par le néant de la littérature.

 

***

26 octobre 2013

Participation de Venise

Ve1

Le comité d’entreprise venait de nous offrir des vacances  vers la planète ACOXAS.

 

Munis de nos fulgurites nous étions prêts au décollage quand soudain notre champ de vision fut parasité par des barbacoles.

 

Le pilote averti modifia la trajectoire du vaisseau en maniant dangereusement son vire bouquet .

Couchez vous cria-t-il couchez vous !!!!

 

Youlfe l’ami de toujours me prit la main en murmurant un je ‘t’aime’ avant ce qu’il croyait être notre fin ?

Il ne sera pas dit que la mort devait être au rendez-vous ce jour-là.

Nous arrivâmes sains et saufs sur la planète amie

.

Ve2

Nous fûmes accueillis par une ribambelle de Houppies ivres de joie à la vue des TERRIENS.

 

Nous descendîmes dans d’étranges grottes couvertes de palplanches.

Un grand repas en autre honneur nous fut servi, mais la vue de balandrans  me donna la nausée.

Ve3

 

9 novembre 2013

Participation de Venise

"Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant.

Il l'abandonna à cause d'affaires urgentes et l'ouvrit de nouveau

dans le train, en retournant à sa propriété.

Il se laissait lentement intéresser par l'intrigue et le caractère des personnages.

Ce soir là ....

 

Le pays sortait de la guerre de cent ans. Machiavel se lisait sous la robe,les quatre enfants de CHARLEs VII et d’ANNE de Bretagne n’avaient point  survécus à leur père.

Mais le destin du Roi CHARLES n’en fut pas moins funeste quand en avril 1498 il heurta violemment une porte et mourut brutalement. La succession s’ouvrit alors sur une forme d’inconnu

 et toutefois une promesse d’avenir car le peuple espérait sortir du fléau des guerres.

Mais c’est le règne de ANNE de Beaujeu soeur de CHARLES VIII qui va donner le souffle à la France.

Anne détenait une grâce naturelle. C’est ainsi que sans jamais élever la voix elle dessina les contours du royaume de France.

Un matin Anne de Beaujeu prit son cheval pour sillonner la campagne. La situation dans les terre est certes moins grave, mais la tension chez les paysans palpable. Les mécontents se regroupent aux abord du chemin.

Du pain des châtaignes crient-t-ils sur son passage.

Marquée par une telle misère elle entre au palais elle procède à des révocations de grande ampleur.

Son souci de rupture la conduit à abolir l’impôt sur les paysans et à augmenter celui  des princes.

Elle refuse de libérer du donjon AGNES SOREL

Un matin son mignon avec qui elle entretenait une relation de confiance lui révèle un terrible drame .

Ve1

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9 novembre 2013

Vous lisiez ? J'en suis fort aise... (Walrus)

Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant. Il l'abandonna à cause d'affaires urgentes et l'ouvrit de nouveau dans le train, en retournant à sa propriété.Il se laissait lentement intéresser par l'intrigue et le caractère des personnages.

Ce soir là ..........

... le héros du roman  occupait, comme lui,  sous une affiche vantant les avantages de la certification, un siège du train de Glasgow.  Un cartable, aussi fatigué que son costume, posé sur ses genoux que l'exiguité des lieux coinçait contre la paroi du wagon, il lisait sur une tablette un roman où un individu, inconfortablement installé dans le Londres-Glasgow lisait sur une tablette...

 

w06

 

2 novembre 2013

Thresor de la langue françoyse (par joye)

Déjà dans son premier dico

(De 1606) vieux Jean Nicot

Parla de moi - ô quel délice ! -

Disant que je suis gaie et lisse !

« joyau précieux », « rare et sans prix »

Eh ben, c’est moi !  Hi hi hi hi !

Alors, « Que signifie cette  joye ? »

Bene,  « Quid istuc gaudij est? »

Alors, mon pote, tu vois, c'est moi !

(But only when I'm at my best !)

Combler, fondre, estre en joye !

Remplir de joye ! Mettre en joye !

Tenir sa joye !  Grand signe de joye !

Le dico de Nicot le dit

C'est joye je reste et joye je suis !

Oui,  joye je suis et joye je reste -

Surtout, when I am at my best !

 

joye
2 novembre 2013

Dico dico par-ci, dico dico par-là (Walrus)

Bon, ben prenons un mot au hasard dans ceux de la semaine dernière :

 

fulgurite masculin

(Physique) Tube vitrifié dû à la foudre qui, tombant dans le sable, le fond sur son passage.

 

foudre  masculin

Grand tonneau, récipient d’une très vaste capacité (plusieurs hectolitres), qui a la contenance de plusieurs barriques de vin ou de quelque autre liquide.

 

barrique  féminin

(Pêche) (Désuet) Nasse conique pour les lamproies 

 

lamproie  féminin

(Zoologie) Une des espèces de vertébrés agnathes marins ou d'eau douce, de forme allongée et cylindrique, sans nageoires paires, à peau visqueuse sans écailles, filtreurs à l'état larvaire et ectoparasites hématophages à l'état adulte et qui, au printemps, remontent les fleuves et les rivières.

 

marin d'eau douce masculin

(Marine) (Haddockien) Capitaine de bateau-lavoir.

 

bateau-lavoir masculin

Bateau amarré en bord de fleuve où on lavait le linge.

 

laver son linge sale en famille  (se conjugue, voir la conjugaison de laver)

Sport d'équipe de haut niveau (sonore).

 

Sonore

Variante orthographique de Sonora.

 

Sonora

État désert du Nord-Ouest du Mexique, dont la capitale est Hermosillo.

 

Hermosillo (h aspiré)

(Géographie) Ville du Mexique, capitale de l'État de Sonora.

  • Hermosillo, anciennement le Pitic et que l’expédition du comte de Raousset-Boulbon a rendu célèbre, est l’entrepôt du commerce mexicain dans le Pacifique et compte plus de neuf mille habitants. (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)

 

Gaston de Raousset-Boulbon

Le comte Charles René Gaston Gustave de Raousset-Boulbon (Avignon 1817 – Guaymas (Mexique) 12 août 1854) est un aventurier et flibustier français qui a établi une république dans la région de la Sonora au Mexique. Il est appelé aussi Gaston Raoulx Boulbon.

 

flibustier

(Figuré) Aventurier qui vit de rapines. On dit également "financier".

 

financier masculin

Petit gâteau à base de biscuit et d’amandes.

  • Tu veux vraiment servir un financier en dessert pour recevoir notre banquier ?!?!

 

 

Financiers_(pâtisseries)

Tout ça pour dire que c'est pas du gâteau votre bête jeu, là !

26 octobre 2013

Défi #270

Un mot en appelle souvent un autre ...

Ce sera l'occasion de nous offrir

une belle balade dans le dictionnaire !

Et comme le disait si justement Anatole France :

"Un dictionnaire, c'est tout l'univers par ordre alphabétique"

Dictionnaire

A vos plumes les amis !

Bonne recherche !

Faites-nous part de vos trouvailles à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

26 octobre 2013

99 dragons : exercices de style. 18, Calligramme (Joe Krapov)

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Il faudrait sans doute attacher un virebouquet à ma fantaisie ! Ou peut-être pas !

Car enfin, à qui ai-je nui, samedi dernier en achetant, au marché des Lices, cette bouteille de bière de marque Saint-Georges au vendeur qui est installé à l’entrée de la halle Martenot ? Le gars était courageux, du reste, qui vendait ses bières bretonnes sous la pluie sans même avoir pris soin d’amener un balandran.

Est-ce si grave que cela d’avoir de l’appétit pour ce qui pétille ? Et je parle ici de la légende catholique du dompteur de dragon libyen plus que du breuvage à base de houblon qui provoque des houppées.

Donc, c’est confirmé, j’ai une marotte (cf le Défi du samedi n° 267). Avant que d’aller moisir entre quatre palplanches  je me suis promis, et c’est tant pis pour vous qui êtes mes lecteurs et lectrices, de venir à bout, si cela est possible, de la réécriture dans 99 styles différents de cette histoire de fulgurite.

Je ne doute pas que ce projet de farfadet fada ou de troll farfelu apparaîtra à d’aucuns et d’aucunes comme un dada de barbacole

Mais c’est comme ça, c’est une des rares choses que j’ai envie de rendre publiques de mon week-end au paradis rennais. Aussi peut-être celle-ci, arrivée le dimanche alors que le Club des 5 était réuni chez Madame Jojo pour un repas copieux, agréable, raffiné même, et suivi dans l’après-midi d’interprétations de chansons diverses.

Bien entendu, à cause de la présence de mon compatriote Kaïrakovski, qui est quelque peu pharmacien et quelque peu réfractaire lui aussi à la consultation du corps médical – sauf pour lire l’avenir dans les entrailles de Diafoirus - on s’était retrouvés à causer de médecine à table. Médecine et même pire : madame Jojo venait d’enterrer un oncle et une tante dans les semaines qui précédaient. A un moment donné madame Elle me signala que Madame Jojo se demandait comment meubler le silence qui accompagnerait sa propre crémation.

Je n’eus pas à me gratter longtemps le youfte  pour lui sortir la réponse idoine :
- T’inquiète pas, Jojo ! Je viendrai avec ma guitare et je chanterai « Fais du feu dans la cheminée, je reviens chez nous ! » ».

Voilà, dites-vous que c’est pareil et qu’il n’y a pas de balandran pour éviter que Saint-Georges, son dragon et Joe Krapov ne reviennent parasiter votre Défi du samedi. Le seul remède serait de les occire tous les trois, de les enfermer entre quatre palplanches, et justement, à propos de mise en bière, je vous fais cadeau ci-dessous de l’objet dont je parlais au début. Bonne houppée !  

DDS 269 </p><br />
<p>Calligramme 4
26 octobre 2013

Chez le receleur (Pivoine)

Trois heures de route aller-retour pour visiter une expo !

C'est par cette douce folie que nous avons commencé notre week-end.

Une lointaine connaissance y exposait ses sculptures. Confiseur de renom, à Bruxelles, ses youftes aux pralines meringuées et ses bavaroises houppées de bleuet ont fait fureur, le samedi, à quatre heures.

Après une folle traversée de Bruxelles, à la nuit tombante, nous sommes arrivés dans un ancien garage, reconverti en lieu d'exposition alternatif, mais pourquoi alternatif ? Du garage, il n'y avait plus qu'une vague odeur de caoutchouc tordu, de balandrans dégraissés, de palplanches figées... Et des ustensiles à vocation continue. Non, pardon, inconnue.

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Cela tenait aussi de la succursale des compagnons d'Emmaüs. Ou des célèbres Petits Riens où l'on trouve rêve, vaisselle et vêtements à bon marché. Des paquets de virebouquets traînaient dans un coin. Coin tellement sombre qu'on eût pu y jouer à la barbacole sans se faire prendre. Et aussi au hoca. On se serait cru chez un receleur. Et puis des lustres, des armoiries, des ustensiles bizarres, un soleil en bois XIV, des fauteuils club en cuir, des virebouquets versaillais à poser sur les tables...

Au milieu de tout cela, trônaient les oeuvres. Graffes, tags, aquarelles délicates, puzzles de ville, sculptures monumentales, photographies, portraits écossais, oeuvres au bic, (mais combien de paires de bics à un euro faut-il pour faire un dessin d'1 mètre sur 2,5?) Et des mosaïques. Débutantes. Patience, patience dans l'azur !

Tiens, voilà qui m'a fait penser à mes amies mosaïstes.

Et puis, et puis, le tour était vite terminé. Nous voilà rendus à la circulation du vendredi soir, puis, à l'appartement -bien trop silencieux.

Si vite! Trop vite! Et si Bruxelles, traversée aux lueurs de la nuit, pouvait me re-raconter les années quatre-vingts... Les cinémas de l'avenue de la Toison d'Or... Le Capitole, l'Empire, les galeries... Chez Libris... La Danish tavern... Translucides gin fizz et lagons bleus, assiettes de smoerrebrods... Le Styx, les Galeries, le Nemrod (qui avait une réputation de lieu de rencontre, légende jamais vérifiée) Et le Pluriel et l'Arlequin, 'boîtes' aussi vite fermées qu'ouvertes... Et le milk bar dont les miroirs vous démultipliaient.

Que s'est-il passé?

Une full fulgurite ?

26 octobre 2013

L'exposition (MAP)

    •  

      –         Alors tu l'as vue finalement cette exposition !

      –         Oui j'y suis allée ce week-end !

      –         Alors ???

      –         Eh bien dis donc c'était spectaculaire !

      –         Oh ! Raconte !

      –         Si tu veux ! Tu te souviens de cette curieuse affiche que nous avions vue l'autre jour !

      –         Oui, le barbacole à la trompette !

       

Un Barbacole
  • C'est ça ! En fait c'était pour annoncer l'expo d'une manière originale ! Chaque jour un renseignement  supplémentaire était ajouté à cette affiche et je suis donc allée à  l'Ecole des Sciences à l'heure indiquée. Le grand amphithéâtre était éclairé par des fulgurites bleues

     

    une fulgurite

    qui mettaient admirablement bien en valeur une houppée constituée de troncs vitrifiés provenant du désert d'Attakmana.

    une houppée

    Je fus étonnée de découvrir un youfte dont j'avais lu la description dans le livre du scientifique Amédée L'Etonné grand spécialiste des pièges à Dahut !

     

    un youfte

     

    Dans une autre salle réservée à diverses inventions j'ai pu découvrir le premier virebouquet (légèrement froissé) permettant aux coureurs du Tour de France de rouler facilement sur un glacier.

    virebouquet

     

    J'ai été très intéressée par l'invention des

     

    Palaplanches

    que Léonardi Da Vinco avait dessinées après avoir bu un breuvage dont on ignore encore la composition !

    Mais ce que j'ai préféré c'est

    Un balandran

    -qui clignotait et avançait en chantant "La Paimpolaise" ! Un truc qui ne sert à rien qu'à vous faire rire !-

    et son petit

    Vive la science je te dis ! VIVE LA SCIENCE !!!

     

     

26 octobre 2013

Les Survivants (par joye)

 

l'oeilComme

Dans un de ces rêves

Qu’on fait lorsqu’on couche

Avec la faim et la pénurie,

Je marchais sur le sable.

Perdu 

Dans mon balandran

Triste et troué de vieillesse,

Je longeais les palplanches

Abandonnées comme des perles

Sur la plage d’Ostende.

 

l'oeil 2Soudain,

Contre le gris de l’horizon,

Je vis s’approcher un gamin chétif

Comme une houpée à la marée basse

Et qui traînait, au bout

D’un virebouquet douteux,

Le cadavre d’un petit chien démuni.

Le corps du pauvre clébard meurtri était

Comme la peau d'un lapin assassiné,

Comme un vieux youfte travaillé

Par le couteau d’un orphelin russe.

 

les yeux

Le gamin

Me regarda longtemps,

Il attendait que je lui fasse

Une sorte de remontrance, je le sais.

Mais moi, l'absurde barbacole,  

Je lui fis une grimace,

Mes dents jaunâtres luisant

Comme quelques gros morceaux

De fulgurite,

   Cassés sous des bottes des soldats.

19 octobre 2013

Participation de Prudence Petitpas

pru1

Si vous nous écriviez une petite page de Pub… et puis quoi encore, pour se faire piquer notre idée ? mon père, qui est inventeur, s’est si souvent laissé aller à la confidence de ses dernières petites inventions, ou de ce qui lui trottait dans la tête, qu’il s’est fait piquer maintes et maintes fois ses découvertes avant même de pouvoir les réaliser. C’est donc pour cela  que je ne prendrais pas le risque de me faire voler mes maximes pour quelques produits que ce soit… parce que c’est vrai qu’il y a toujours un plus rusé, un plus futé, qui l’air de rien vous fait parler, vous manipule discrètement et file ensuite se rancarder sur la façon de faire, de créer ce que vous venez de lui annoncer sans vous en rendre compte.

Depuis toute petite, papa, m’a convaincu  qu’il était  l’inventeur de la brosse à dent électrique.  Fatigué de lever le coude et de frotter plus d’une minute par brossage ses dents avec une brosse classique, il avait imaginé la motoriser et laisser faire la rotation à la tête pleine de poils sur ses dents, les faisant redevenir blanches sans effort…

C’est lors d’un cocktail, dans les années 50, alors qu’il se trouvait voisin de table avec le Dr Philippe G. Woog, manipulateur de première, que mon père, jeune et fougueux, fier d’avoir eu l’idée de cette invention, en donna tous les détails à ce Monsieur. Il ne se doutait pas que quelques mois plus tard, il retrouverait en vente ce produit distribué par E.R. Squibb & Sons et qu’il s’en vendrait plus de 15 millions d’exemplaires. Mon pauvre papa venait par sa langue trop déliée, de passer à côté de la fortune. Du haut de mes 10 ans je maudissais le voleur d’inventions et ne pouvait regarder cette brosse à dents électrique sans une grande amertume…  Donc vous pensez bien que si une idée de pub me venait, là tout de suite, je ne prendrais pas le risque de l’écrire sur le net et de la retrouver ensuite sur le petit écran sans en avoir touché la plus petite des royalties…

5 octobre 2013

Une nouvelle marotte (MCL)

MCL


La première fois que je l’entendis, je sus que je ne pourrais pas lui résister. Au fond, le voir m’importait peu et son contact ne m’attirait pas davantage. En revanche, le velours de sa voix grave, aux tonalités chaudes, pouvait m’emporter très loin. Comme si j’avais été droguée ou privée de mon libre arbitre, je subissais malgré moi son bon vouloir, j’étais sous influence. Robert... Quoiqu’il me demande, je le faisais. J’avais une confiance aveugle dans son jugement au point de m’effacer derrière la moindre de ses décisions. Convaincue qu’il ne se trompait jamais, je le suivais les yeux fermés. Pourtant, si j’avais su...

C’était au mois d’avril. L’hiver s’éternisait. Malgré un soleil resplendissant l’air vif piquait mes joues rosies par le froid. La maigre végétation était recouverte d’un manteau neigeux qui donnait un air de désolation à ce paysage aux teintes blafardes. Je sortis mon téléphone portable du fond de mon sac et composai un numéro, tout en piétinant sur place pour tenter de me réchauffer. Pas de tonalité. Rien. J’étais bel et bien perdue. Il était pourtant si sûr de lui. Ce raccourci, connu de lui seul, me ferait éviter les traditionnels bouchons des vacances de Pâques. C’est ce qu’il avait prétendu, sans la moindre hésitation. Balivernes ! La confiance aveugle que je lui avais témoigné jusque là commençait à sérieusement s’effriter. Je n’étais pas folle, il était clair que je n’étais pas dans la bonne direction. Je remontai dans la voiture en claquant la porte avec une rage contenue, mis le moteur en marche et fis demi-tour pour refaire le chemin inverse. Il me fallait retourner sur mes pas jusqu’au prochain village. Une vingtaine de kilomètres plus loin, un hameau apparut et je pus enfin demander ma route.

— Vous continuez et juste avant le pont  vous prenez la petite route à droite. A cinq cent mètres, vous suivez la route de gauche. Ensuite, votre GPS vous guidera jusqu’à la nationale.

La dernière phrase finit par m'exaspérer pour de bon.

— Parlons-en du GPS ! me fis-je.

Et dire que je lui faisais confiance. Pour la première fois, il m’avait trahie. Ne parvenant pas à se repérer, il n’émettait plus le moindre son. Sur l’écran, là où aurait dû s’afficher le trajet, un message était apparu, toujours le même, inlassablement : « Veuillez effectuer la mise à jour ». C’en était trop. Je l’éteignis et le débranchai, bien décidée à ne plus faire appel à ses services. Le soir même, à peine arrivée chez moi, je procédai à la mise à jour et modifiai son paramétrage. Robert avait vécu. Je jetai mon dévolu sur une voix féminine.

— Bienvenue Charlotte !

5 octobre 2013

Dites donc ! (MAP)

Animaux, paysages, sculptures, fleurs, portes, tableaux, coquillages,curiosités  ...

Capture N°1

fruits, dessins, monuments, reflets, chats, compositions ...

Capture N° 2

 pancartes, paysages, horloges,chevaux, tags, moutons ...

Capture N° 3

lampadaires, murs, écorces, étangs, saisons ....

Capture N° 4

 neige et glace,rivières,compositions, affiches, vitrines ....

Capture N° 6

roses, poissons, fontaines, coussins, nature, céramiques ....................

 

Capture N° 8

Bon, au cas où vous ne l'auriez pas compris

ma marotte, c'est la photographie ....

Comment ça vous le saviez

Je ne m'en serais jamais doutée !!!

*

Il peut y avoir parfois quelques difficultés !!!

.

.

.

.

.

.

Mouette

 

28 septembre 2013

Participation de Venise

J’avais à ma disposition un amas de tuyaux raccordés les uns aux autres et qui s’élevait à peu près de deux mètres du sol.

Ils étaient cimentés entre eux avec de la boue

Un couvercle en forme de champignon de glaise recouvrait le tout.

Le tout était tenu par un triangle de branches dénudées.

C’était la réplique parfaite de la fusée vue dans une bande dessinée !!!!

J’avais bien l’intention de lancer la capsule, en semi-orbite histoire d’être la première femme

À s’affranchir de l’assujettissement !!!!

Mais je crois que j’ai dû faire une erreur !!

Ve1

7 septembre 2013

Rêve de fringues (Célestine)

J’ai fait un rêve idiot et amusant.

-Tiens, d’habitude, les rêves sont plutôt étranges et pénétrants…

-Oui, mais celui-là était vraiment saugrenu et poilant. Enfin, je crois que c’était un rêve…en fait je ne sais plus trop…J’étais dans ma chambre et je regardais mon armoire entrouverte avec cet air de songe vague et distant que l’on prend quand on ne sait plus ce que l’on est venu faire là, tu vois…

-ah oui ! Ça m’arrive souvent : il suffit de revenir à son point de départ…

-Là n’est pas la question. Le fait est que j’ai entendu distinctement mes vêtements parler. Ils tenaient un étrange conciliabule.

-Ils te passaient un savon ?

-Non pourquoi ?

-Eh, con, s’il y a bulle, y’a savon ! Ha ha!

-Bon si tu m’interromps tout le temps...Tu ne veux pas savoir, pour mes fringues ?

-Ah oui , alors, qu’est-ce qu’elles disaient ?

-Voila, tout a commencé comme ça, avec le pull en cachemire, tout rose de plaisir, qui disait d’un ton feutré : «  J’aime l’envelopper à même la peau. Elle est si douce ! J’aime mouler ses petits seins ronds et pointus au bout

-Hé hé ! Il commence bien, ton rêve !

-Attends, laisse-moi raconter la suite !

« Peuh ! Disaient les chaussettes, tu as le beau rôle ! Si tu crois que c’est drôle pour nous…Elle nous sort du tiroir pour nous enfermer aussitôt dans les chaussures ! Sans compter que, enfin…vous voyez bien… à la fin de la journée…hum…nous ne sommes plus dans de la première fraîcheur! »

« Moi, dit une petite robe noire décolletée en panne de velours, j’adore l’accompagner car elle m’emmène dans des endroits brillants et colorés, pleins de bulles et de musique. Mais je finis souvent roulée en boule sur un tapis… »

Puis les tee-shirts ont râlé que je ne les portais pas assez, et que je n’en avais que pour les petits hauts à bretelles, les robes à fleurs qui virevoltent et les chemisiers en satin.

Les jeans ont pris ma défense en affirmant qu’ils étaient indissociables des tee-shirts en question…Bref, le ton est monté, les manteaux s’en sont mêlés…Et plus le ciré pleurait, plus les mitaines applaudissaient... les foulards s’agitaient, les caracos caracolaient, c’était un joli bazar dans mon armoire… Un corsaire haranguait les pantalons, pendant que le bustier bombait le torse.

-Et alors ? Et alors ?

-Alors…je me suis réveillée, et j’ai retrouvé pourquoi j’étais là, plantée devant mon dressing : j’avais une soirée, il fallait que je m’habille. Et  je me souviens aussi de ce que j’ai pensé à ce moment-là !

-Ah oui ? Quoi ?

-J’AI RIEN A ME METTRE !

cél

21 septembre 2013

Participation de Venise

J’avais déposé sur ma table une batterie de dictionnaires qui auraient dû m’aider à trouver

        L’origine des  rêve s. Mais c’est le tableau ‘la pêche la nuit à ANTIBES de PICASSO  qui piqua ma curiosité.

Ve2

 La plage était dépeuplée quand quatre visiteurs inconnus s’approchèrent. L’un deux me chuchota à l’oreille : »les rêves ne se trouvent pas dans la trigonométrie !!!

Les vérités éternelles sont d’un ennui de plomb me murmura l’autre.

C’est  la sonnerie de téléphone qui me réveilla brutalement .Tu as manqué le passage qui te concerne as tu achevé le tableau une nuit de pêche à ANTIBES. Non il pleuvait sur la mer je n’ai pu terminer la toile .il n’y a pas de convalescence quant on rêve me dit le mystérieux visiteur qui tenait une gouge à la main.

Je ressentis comme jamais cette angoisse crépusculaire éprouvée enfant au terme de certaines journées de jeux à perdre haleine. Je me retrouvais soudain comme une idiote devant un portail clos .

 

Mais que faites vous ici dans cette tenue me demanda Picasso le peintre en chemise de nuit ?

Sans réponse je m’arrangeai  pour me présenter à lui. Il me regarda en souriant et me dit : » ce serait très dangereux pour vous de rester ici ».

Un peu désemparée je proposais d’appeler la police. PICASSO  ressemblait à un astro- physicien en pleine transe

Nous sommes au bord des secrets ultimes dits il  Le mur du réel est prêt à être franchi

Éblouie  je l levais la tête et cru voir les nuages d’Hiroshima et de Nagasaki.*

Pour me défendre de mes rêves j’ai veillé jusqu’au matin au pied de la bibliothèque où dormaient les dictionnaires.

C’est  ridicule d’être impressionné par nos visiteurs de songes toute fois j’associe ces personnages à des symptômes. A peine à nouveau enlisé dans le sommeil  des sensations pénible au niveau du plexus je me réveillai  à nouveau il ne faut pas trop longtemps rêver

seule me dit mon psychiatre  faites comme moi mettez vous à la peinture et finissait ce tableau inachevé de Picasso la pêche la nuit à ANTIBES .


7 septembre 2013

Défi #263

 

Arbre poème

 

Alors tous les arbres frémissent,

le grand véréfour qui porte le nid

retient son souffle ;

se referment les tapinoufles

et les ronils à pois bleus s'évanouissent

....................................

A vous de poursuivre selon votre inspiration

 ce poème de Jacques Charpentreau

tout en respectant son style.

Bonne recherche à vous !

Amusez-vous, amusez-nous !

Vos envois sont à faire à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt !

24 août 2013

Participation de Venise

Les géants avaient décidé de me confier une étrange graine qui devait disaient ils élever ma conscience.

Ils m’avaient observé quelques secondes en souriant et les géants avaient doucement refermé la porte.

C’était une graine forte étrange composée de feuillets mouchetés d’encre noire.

Mais, ce sont mes pieds qui retenaient plus aisément mon attention.

Je savais que les géants n’aimaient pas ce genre d’exploration, mais je savais leur tenir tête.

Les méandres paresseux des nuages me tenaient compagnie et je délaissais peut à peu la graine aux feuillets multicolores.

Comme une tige de bambou au milieu d’un fleuve, je dormais quand les géants qui rôtissaient à petit feu sur la pelouse se mirent à pousser d’étranges cris.

De la fenêtre on pouvait voir le soir tombait, les collines étaient roses et nacrées comme les ongles des géantes aux gros seins.

Un profond sentiment se solitude s’empara de moi et je me mis à observer les étoiles.

 

Souvenir d’enfance Albert  Einstein. 

Ve1

7 septembre 2013

La petite robe à pois (MCL)

MCL

 

Je venais à peine d’avoir treize ans le jour où elle a disparu. Elle est partie sans laisser d’adresse, sans explication, pas même un mot d’adieu. Moi qui n’avais jamais connu mon père je me retrouvais orpheline, à l’âge où j’avais le plus besoin du soutien et de l’écoute d’une mère aimante. Je vouais un amour sans bornes et une immense admiration à cette femme qui m’avait mise au monde et élevée seule. Elle n’était pas comme les autres mères. Mes copines enviaient cette complicité qui nous unissait, nos confidences et nos éclats de rire. Je fus placée dans une famille d’accueil, loin du quartier où j’avais passé mon enfance et, hormis une photographie, je ne fus pas autorisée à emporter le moindre objet qui pourrait me la rappeler, pas même cette jolie robe qu’elle sortait quelquefois pour évoquer l’époque de sa splendeur, de sa jeunesse heureuse et insouciante. « C’est pour ton bien », avait prétendu l’assistante sociale, mais je n’en croyais pas un traître mot. Les Meyer, chez qui j’allais habiter, ne voulaient pas de complications. A présent, j’allais marcher droit. J’allais devoir respecter de nouvelles règles, leurs règles. J’étais destinée à une vie monotone, à devenir une gamine ordinaire qui resterait dans le rang, mais c’était sans compter sur mon imagination et mon goût immodéré pour les rêves. Dès que j’en avais l’occasion, je m’enfermais dans ma chambre. Allongée sur le lit, je fermais les yeux et je la revoyais, la petite robe réalisée sur mesure par les mains habiles d’une grande couturière. L’organza dans lequel elle avait été taillée la rendait aérienne, presque impalpable. Son corsage à fines bretelles était orné de minuscules boutons ciselés et, à partir de la taille, soulignée avec grâce d’un ruban noir, plusieurs volants superposés s’évasaient en corolle. C’est exactement avec ces mots que ma mère la décrivait, je me rappelais encore ses paroles. Je l’écoutais bouche bée lorsqu’elle me racontait la somptueuse soirée à laquelle elle avait alors été invitée. Ce bal prestigieux où on ne voyait qu’elle, virevoltant au son d’une douce musique, dans les bras de son promis. Fillette rêveuse, je m’enivrais de ces souvenirs que je m’étais appropriés.

A ma majorité, le notaire m’informa que je pouvais récupérer ce qui restait des affaires de ma mère. Tout avait été vendu pour rembourser les dettes qu’elle avait contractées. On me remit une malle ancienne et un cahier à spirales sur lequel était inscrit « Journal » en lettres capitales. C’est dans cette malle que ma mère rangeait les objets qui lui étaient le plus précieux. Tout au fond, emballée dans du papier de soie, je découvris avec émotion la petite robe noire à pois blanc. Elle était telle que dans mon souvenir. Elle avait quelque chose d’intemporel qui m’intriguait. Qu’est-ce qui avait poussée ma mère à se faire faire ce vêtement un peu suranné en plein milieu des années 80 ? C’est en feuilletant le journal que je trouvais la réponse et bien plus encore.

Samedi 18 mai 1985

Aujourd’hui, j’ai dégoté une ravissante petite robe dans la boutique de troc de la place Wilson. Comme toujours, j’ai été incapable de résister. Dès que je l’ai enfilée, dans la cabine d’essayage, j’ai su qu’elle était faite pour moi. C’est quand j’ai franchi le seuil de la boutique, serrant fébrilement le sac de papier, que j’ai compris que je venais de commettre une erreur. Même si je l’ai acquise pour un prix très raisonnable, je sais très bien que je n’aurai jamais l’occasion de la porter.

Vendredi 24 mai 1985

Ce soir, je suis allée au restaurant avec Charlie. Il m’a invitée. J’avais l’intention de porter ma petite robe noire, car elle me va à ravir. Je n’ai pas pu. Au dernier moment, je l’ai enlevée pour mettre mon éternelle jupe plissée et mon gilet bleu marine. A part l’admirer, accrochée à un cintre, je n’ai pas réussi à franchir le pas. Moi qui croyais qu’elle était faite pour moi, j’ai à présent le sentiment de ne pas être faite  pour elle. Elle est bien trop belle. Je ne la mérite pas.

Lundi 3 juin 1985

Je sors de ma séance hebdomadaire avec le docteur Grimal. Il m’a encore parlé d’achat compulsif, de tendance autodestructrice. Il prétend que ma dépression s’est aggravée alors que je ne ressens rien de tel. La petite robe en serait la représentation flagrante. J’ai décidé de la remiser là où je range tous ces objets inutiles auxquels je n’ai pas pu résister. Je la ressortirai uniquement pour les grandes occasions.

Je poursuivis ma lecture d’une traite, jusqu’au bout. En refermant le journal, je réalisai que je ne connaissais pas ma mère. Les mots que je venais de lire étaient ceux d’une personne qui m’était totalement inconnue. Je découvrais que la femme enjouée qu’elle était m’avait caché des pans entiers de sa vie. Était-elle une affabulatrice ou avait-elle sciemment enjolivé les choses pour me rendre la vie plus belle ? Les séances de psychothérapie, son incapacité à faire face aux difficultés et, pire encore, sa décision de tout quitter un jour pour m’offrir une autre destinée, toutes ces nouvelles venaient de tomber comme un couperet. Ce don qu’elle m’avait fait treize ans auparavant , elle ne s’était plus senti capable de l’assumer. Aujourd’hui, je venais d’avoir dix huit ans, c’était mon anniversaire et en guise de cadeau je venais de recevoir de terribles révélations. Comment se faisait-il que personne n’ait su ? Si seulement quelqu’un avait pu lire ce journal, il y aurait eu une enquête. Je me fis deux promesses, la première étant de tout mettre en œuvre pour retrouver ma mère. La seconde allait être réalisée dès ce soir. C’était ma soirée d’anniversaire et j’avais invité mes amis. J’étais autorisée à les recevoir à la maison, en l’absence de mes parents adoptifs qui s’étaient éclipsés pour le week-end. A vingt heures, lorsque je descendis les marches de l’escalier pour rejoindre mes invités, toutes les têtes se levèrent. J’avais revêtu pour l’occasion la petite robe noire à pois blancs, en hommage à ma mère, cette robe qu’elle n’avait jamais osé porter parce qu’elle était trop belle. Et elle était vraiment belle, je pouvais le sentir dans le silence religieux qui régnait. Je pouvais le lire dans les regards fascinés levés vers moi.

7 septembre 2013

Strip-tease (Prudence Petitpas)

pru1

Strip-tease


Un peu, beaucoup,
Passionnément, à la folie,
Comme une marguerite
Elle se déshabille,
Sans se soucier
De sa conduite.
Comme une Marguerite
A nouveau elle quitte
Tout ce qui la pare
En faisant la nique
A tous ces regards…
Cette Marguerite
Qui ainsi s’effeuille
D’un geste agite
Sa jupe portefeuille
Qui soudain glisse glisse…
Arrive aux chevilles
Et vole comme une torpille…
Allant s’exploser sur le pauvre nez
Du bedeau passant très intéressé
Par la belle Marguerite déshabillée…
Sans aucun pétale
Sans plus de tissu
D’une danse estivale
Marguerite est nue…

31 août 2013

Ceci n'est pas un sonnet de Magritte (Joe Krapov)

 

89050267_pLe poison s’insinue comme un pied dans la porte

Mais le vent ne vend plus son « Encyclopédie

Des roses parfumées à la liqueur trop forte »

Et puis rien ne s’oppose à cette comédie.

 

 

Mme récamierUn nuage de lait se pose dans la tasse,

Invite le nimbus à s’asseoir au fauteuil.

Personne ne sait plus très bien ce qui se passe :

Une envie d’éclater de rire dans le deuil ?

 

the-domain-of-arnheim-1962(1)La montagne a pris forme d’oiseau au passage,

 

 

 

 

 

magritte-the-great-warLa femme a un bouquet de fleurs sur le visage,

 

 

 

 

 

melon pomme

L’homme au chapeau melon une trogne de pomme.

 

 

 

 

locomotiveUne locomotive est sortie du foyer

 

 

 

 

 

magritte_grande-famille

Et tout est chamboulé au royaume de l’homme

Car je dors près d’un ciel aux ailes déployées.

31 août 2013

Au feu ! (Sable du temps)

Il avait ouvert le journal, la tribune de Genève.

La nouvelle s'étalait, là, sous ses yeux, en toutes lettres.



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En voyant la photo qui illustrait ce terrible drame, il s'était exclamé:

- " De dieu de dieu ! Depuis le temps que je l'disais qu'il y aurait un malheur, ça devait bien arriver un jour !

Si c'est pas Dieu possible, des badauds inconscients jouer avec les allumettes, où allons-nous ?

C'est affreux, oui affreux ! Je n'aurais jamais cru voir ça de toute ma vie. Quel désastre ! Que va-t-il se passer désormais ? "

Sous le coup de l'émotion, il avait appelé sa femme:

- " Viens vite, viens vite voir, c'est terrible, un vrai cauchemar ! "

- " J'arrive ! "

- " Allez, dépêche-toi … tu dors ou bien ? ! "

- " Oui, j'arrive j'te dis, y a pas l' feu au lac tout de même ! "

- " Eh ben … justement ... si !!! "

...

 

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