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Le défi du samedi
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15 février 2014

Participation de Walrus

w01

 

... qu'ils disent.

 

w02

Mais moi qui en suis un, je peux te dire qu'ils sont cons !
T'as vu ma colombophile bruxelloise ?
Ce perchoir au galbe parfait qu'elle me tend,
ce regard tendre dont elle me couve
quand je lui roucoule à l'oreille.
Ces seins qui pigeonnent sans soutif !

Je conseillerais bien aux dames d'en prendre de la graine
(mais non pas de la gaine !)
... et tant qu'à faire, qu'elles m'en mettent donc une poignée,
de ces graines !

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15 février 2014

Participation de Venise

Bougre de Bougre !!!

« Je ne suis vraiment pas en forme aujourd’hui, si je continue comme ça j’aurai de la chance

De ne pas me prendre un pruneau entre les deux yeux. »

Ve1

Un pigeon aux pruneaux et puis quoi encore !!!

« Bon je vais m’appliquer cette fois, on va voir ce que ça donne »

 Le pigeon voyageur plongea sur les toits d’ardoise de la ville endormie

On aurait dit que personne ne respirait, et soudain un coup de feu claqua

« Putain ils m’ont eu, j’ai du plomb dans l’aile gauche. »

« Dieu de Dieu » :s’exclama le pigeon.

 C’est vrai qu’il n’était pas dans une forme olympique , on peut même ajouter qu’il était légèrement en surpoids

 

Pour tout dire c’était un gros lard chronique de la dernière escadrille de la REINE.

Alors il poussa un hurlement et se lança comme un kamikaze dans un dernier sprint,

 son cœur larguait les amarres, son sang frappait si violement sa tête qu’il allait sortir par les oreilles.

Pris par un éclat soudain de lucidité qui frappe les pigeons sur le point de périr quand ils entrevoient leur ultime chance de survie il aperçue une issue.

Il se jeta sur le tireur fou et le bascula au-dessus de la rampe .il entendit la tête se cogner contre la pierre.

Mais il se dit que selon les lois de la nature un autre agresseur devait se tenir caché dans la ville un fusil à lunette à la main.

M ais un pigeon pouvait il se trouver dans pareille situation ?

«  oui » se dit il et « je crains que Venise soit décidée à m’exhumer. »

Son instinct lui conseilla d’avertir ses congénères et de quitter la ville illico.

Venise vient de décréter la ville territoire interdit aux pigeons !!!!!!!!!!!!!

Ve2

8 février 2014

La sagesse des fous (Célestine)

 

Célestine

 

La mélopée était belle et simple, et la voix qui la chantait douce comme une soie.

Les rêves y tremblaient légèrement, comme on maintient le feu d'une bougie à l'abri du vent, un soir d'été, derrière une main translucide.

La chanson sentait le chanvre et le benjoin, l'ambre et le patchouli. Les fleurs dans les cheveux, les cordes de guitare.

Elle parlait de gens qui s'aimaient, et qui marchaient longtemps, enlacés, je les imaginais habillés de cotons indiens et de longues jupes transparentes, les pieds nus dans le sable poudreux d'une route infinie.

Elle parlait d'espérance et de doute, et des mille routes qui réunissent les hommes dans les plus folles utopies.Un carrefour de mille routes ? Il fallait être vagabond, poète sans patrie ni patron, pour imaginer un carrefour pareil !

Elle parlait d'étoile et de flamme, de chemin et de sourire. Et de la sagesse des fous.

Je ne cherche plus ce carrefour du cœur du monde. Je sais qu'il est en moi comme en chacun de vous.

 

Les Mille Routes by Georges Moustaki on Grooveshark','hspace':null,'vspace':null,'align':null,'bgcolor':null}">

15 février 2014

le pigeon voyageur (Sergio)

 

  • OH Marcel, viens voir il y a de la lumière chez les Borne
  • Qu’est-ce que tu racontes ? ils sont morts depuis au moins cinq années.
  • Je sais mais je te dis que j’ai vu……… viens voir !!
  • Ah oui tu as raison mais c’est une lanterne. Cela doit être des Roms qui s’installent. Demain avec les copains chasseurs, on les déloge. On va se faire emmerder par ces loqueteux .Viens te coucher.

 

Marcel j’ai préféré appeler la gendarmerie. Ils arrivent et je préfère cela. Avec ta bande d’excités de la gâchette, vous me faites peur. Vous n’êtes capable que de bêtises que tout le monde regrettera après.

 

Je regardai caché derrière le vieux Berlingot de chasse de mon oncle. Ils s’étaient tous armés comme pour partir à la guerre. Heureusement les gendarmes étaient arrivés avant & avaient pris les choses en main. Devant la maison, au milieu des ronces, des herbes folles et des arbres renversés était garé un vieux pick-up Toyota  jaune sale. Le portail avait été ouvert de force. Derrière les vitres sales, ou du moins ce qu’il en restait après le passage de nos frondes, vacillaient des lueurs tremblantes. Le capitaine Anglada, peu rassuré pris son courage à deux mains et bougea son quintal en direction de la maison. Ses deux collègues en retrait assuraient sa sécurité. Ils semblaient peu rassurés et il est vrai qu’avec  ces squatters on ne savait pas trop à quoi s’attendre. Le capitaine de son pas léger mis le pied sur la première marche qui grinça dans le silence épais du petit matin. Aussitôt la lumière à l’intérieur s’éteignit. Plus personne n’osait respirer. De mon observatoire je voyais la sueur dégouliner dans le cou du capitaine. Il s’avança et frappa à la porte .Un bruit métallique de chien de fusil que l’on arme déchira le silence. Tout s’arrêta. Il me semble que même les oiseaux& les insectes se turent. La porte s’ouvrit. Le bruit d’armement n’était que le bruit de la serrure grippée par le temps. Le capitaine avança, salua d’un doigt porté à son képi et entama une discussion avec les occupants tapis dans l’obscurité. Il resalua, serra une main & reparti vers le petit groupe d’hommes qui attendait au bout du chemin.

  • Alors capitaine, on les vire ?
  • Non
  • Mais qu’est ce qui se passe ? on ne va pas se laisser envahir, il faut réagir. Si les pandores ne font rien, nous on y va !!
  • Vous n’allez nulle part.
  • Et pourquoi ?
  • Parce qu’on ne déloge personne, car personne est chez lui. C’est chez lui !!
  • Chez lui ?
  • Oui c’est le fils Borne. c’est jean.
  • Il est revenu. Il est chez lui et on lui fiche la paix. Circulez !!!

 

Le retour du pigeon voyageur.

J’appris au repas qu’il était parti il y vingt-deux ans le jour de ses dix-huit ans. Cela se passait très mal avec le vieux.il était parti à Orange  par le train .il s’était engagé dans la légion étrangère. D’abord le troisième REC à Orange puis le deuxième REP à CALVI Il n’avait jamais donné de nouvelles. Ma mère qui ne parlait jamais à table dit « si il donnait des nouvelles mais uniquement à sa mère en poste-restante »je le sais par Henriette, la postière. C’est une ami d’enfance & elle lui portait les lettres, discrètement après ses tournées. Nous apprîmes qu’il avait été engagé au Liban puis au Tchad et enfin en Afghanistan.il avait été blesse grièvement, démobilisé et n’avait plus donné e signe de vie depuis.sa mère était morte de chagrin et son père l’avait suivi de près. Lui aussi était mort de chagrin mais à l’intérieur, consumé, cramé mais muré derrière son entêtement et son mutisme.

La vie reprit. Il ne parlait à personne, ne jetant même pas un regard. Personne ne lui parlait .Tout le monde l’évitait soigneusement. Tout un chacun avait quelque chose à se reprocher .Tout le monde était allé se servir dans la maison et l’atelier des vieux, une fois qu’ils furent décédés. Certains n’attendirent  pas très longtemps. « On n’allait pas s’laisser perdre toutes ces choses, ma bonne dame ! »

Il avait défriché, coupé des arbres,  redressé les clôtures en bois et les avait repeint d’un joli vert anglais qui fit beaucoup parler .il avait remis les bardeaux de la toiture en place et replacé tous les carreaux de fenêtre qui avait été cassé par les gamins du quartier.

Sans crier gare il disparaissait des jours, des semaines & un matin en partant à l’école on voyait le pickup décrépi garé dans la cour. Notre imagination allait bon train, suivait des chemins de traverse et nous lui attribuions des histoires épiques, des aventures secrètes et des voyages insolites dans des lieux où nous n’irions jamais pour la plupart d’entre nous.  Nous lui bâtissions une légende. Il était notre héros.

ser03

8 février 2014

Carrefour giratoire (Sergio)

Il était 17 h45 ce soir d’hiver

PIOTR fonçait perché dans la cabine toute neuve de son SCANIA V8 730 CH. Il n’en revenait  pas de conduire un tel camion. Lui, le petit enfant de la campagne bulgare il revoyait son père Pavel, le pêcheur qui revenait juché debout sur son char attelé à un bœuf  une fois sa journée terminée à Artchar, son village de naissance .Il le voyait arrivé, son père était un géant indestructible. Maintenant il était mort, terrassé par le « crabe »héritage des cigarettes « Belomorkanal » spaciba URSS. Maintenant, c’était lui qui était le chef de famille  mais lui arpentait les routes d’Europe, loin de chez lui sur son char moderne. Ce soir, insouciant dans sa nouvelle cabine confortable, climatisée et insonorisée il roulait vite, trop vite vers ce giratoire. Roulant vers l’ouest le soleil couchant l’éblouissait mais il était ailleurs perdu dans sa solitude et sa nostalgie.

Il était 17h45 ce soir d’hiver.

Marcel, pied au plancher dans sa vieille camionnette de chantier rentrait chez lui après un après-midi bien arrosé. Il faisait froid ce jour-là et il n’avait pu avec son équipe couler la dalle de compression du plancher du premier niveau .Le chantier était encore ouvert à tous les vents. Avec cette bise polaire déferlant du nord et des températures négatives le coulage  était impossible techniquement. Ils auraient coulé mais le contrôleur technique avait mis son véto. Le froid et la météo n’avaient pas de prise sur eux. C’était leur fierté d’homme, la seule peut être mais ils s’y accrochaient. Attitude incompréhensible pour l’architecte parisien qui les saluait à peine, du bout des lèvres et qui serait furieux lors du prochain rendez-vous de chantier .Il avait donc invité toute son équipe au routier du coin pour arroser la petite fille de Jésus son chef d’équipe .Arrosée, le terme  le plus indiqué serait plutôt inondée. Mais bon, Marcel rentrait chez la « baronne »et bien que le soleil lui fasse de l’œil, il avait bien vu  le camion flambant neuf qui fonçait sur la route venant de droite. Mais, foi de Marcel ce n’est pas ce cochon d’étranger de l’est avec son camion rouge qui allait l’impressionner. Ah non pas lui, pas Marcel !!!!!

 Il était 17h45 ce soir d’hiver

Marie rentrait chez elle, après sa journée de travail au supermarché du sud. Elle était caissière, non ! hôtesse de caisse maintenant, dixit le nouveau DRH. Son salaire n’avait pas évolué depuis.  Son compagnon, amateur de western italien déclamait l’air sérieux, singeant Clint Eastwood «Tu sais Marie, dans la vie il y a deux catégories de personnes. Ceux qui ont un costume gris de premier de la classe et ceux qui rament. Eh bien toi Marie tu rames !!!! »Ils éclataient de rire et le soir, heureux ils se repassaient le film. Elle avait récupéré chez la nounou en plus de son trésor, son petit Jules tout blondinet, les deux jumelles de sa sœur. Ces deux pestes se chamaillaient et tentaient de se tirer les couettes bien que, séparées par le siège auto de P’ti Jules. La route était glissante. Elle savait que dans ces plaines balayées par la bise les sols se couvraient de verglas. Avec ses pneus lisses, qu’elle n’avait  pu changer le mois passé elle se dépêchait de rentrer. Elle se retourna, exaspérée par les cris stridents des deux chipies.

Il était 17h45 ce soir d’hiver

Daoud roulait tranquillement, plein sud direction Marseille puis la Tunisie .L’hiver il rentrait chez lui cumulant tous ses congés, récup, RTT. Il détestait le froid humide qui te transperce. Vivement le soleil de Tozeur, la porte du désert et la lumière éclatante, éblouissante, assourdissante du Chott-el-Djérid. Daoud roulait prudemment. Il n’était pas pressé et le chargement sur la galerie invitait à la prudence. Tout le monde lui disait « tu pars au bled Daoud ? » «  EH comment t’as deviné ? » « j’sais pas, la galerie…… » Et là ,ils éclataient de rire. Il emmenait des cadeaux pour la famille plus des produits introuvables qu’il revendrait  et puis toutes les commandes spécifiques ;un pot d’échappement de Renault 12.un tambour de machine à laver de tel modèle, même deux pneus neige 175-55-R17 pour son cousin Djalil .La commande l‘avait surpris mais il avait promis. Peut-être que  Djalil anticipait la prochaine glaciation ?? Inch Allah !!

Il était 17h45 ce soir d’hiver

Un troupeau de chevreuils après s’été gavés de mais dans un champ bizarrement oublié empruntait la cinquième route menant au nouveau rond-point. Les animaux, non informés par les services de la DRIRE n’avaient pas  encore intégré la nouvelle géographie urbaine qui grignotait leur territoire. Ils s’engageaient donc pensant trouver le petit bosquet de boulots qui leur avait souvent servi de refuge. Ils se retrouvèrent désorientés et apeurés avec quatre monstres hurlants qui se précipitaient vers eux, les  aveuglant de leurs énormes yeux jaunes..

Il était 17h45 ce soir d’hiver

Fort heureusement Daoud qui bien que peu pressé, arriva exactement douze secondes avant Marie qui conduisait bizarrement en regardant vers l’arrière. Fort heureusement le chargement africain de Daoud mal arrimé perdit les deux pneus de Djalil qui allèrent percuter le flanc gauche de la voiture de Marie. Dans un réflexe idiot, mais salvateur elle donna un coup de volant vers la gauche .Elle finit sa course, hébétée, sa voiture  enlisée dans un champ de betteraves fraichement retourné. Heureusement Marcel dans un rêve éthylique  cru voir, lui sur sa droite un troupeau de rennes et même le Père Noel sur son traineau. Il freina doucement, silencieusement pour admirer avec ses yeux d’enfant ce spectacle quasi miraculeux. Heureusement le camion scandinave de PIOTR équipé d’ESP, bardé de technologie de contrôle anti ……etc. détecta à temps le verglas, ralentit en douceur le mastodonte avant le nouveau giratoire. Il vit donc Daoud perdre son chargement et Marie foncer dans le champ. Il vit, aussi Marcel les yeux exorbités, le regard tendu vers le troupeau de chevreuils qui s’enfuyait à toutes jambes,  passer son chemin,  perdu  dans ses rêves d’alcooliques. Daoud et Piotr aidèrent Marie à sortit de son bourbier. Elle les invita à diner .Elle leur devait bien cela.

Tout fini bien mais !

ser03

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8 février 2014

La croisée des chemins (Mamido)

Mam01

Je ne sais pas vous mais moi, j’ai toujours aimé le cinéma de  Claude Lelouch.

Les gens s’y croisent. Sans le savoir. Mais nous spectateurs, si. Car, grâce à son talent de cinéaste, Lelouch nous fait comprendre que ces deux-là, même si cette fois, ils se sont ratés dans ce hall de gare, dans cet aéroport, dans cette foule… Ces deux-là sont fait pour se rencontrer.

Et nous, on attend. On sait que pour ces deux-là, le destin est en marche, et on attend.

C’est du cinéma, me direz-vous. Dans la vraie vie, ça ne fonctionne pas de cette manière.

Pas sûr…

J’ai croisé pour la première fois l’homme de ma vie lors de la communion de ma cousine. J’avais douze ans et lui dix-huit. Nous ne gardons aucun souvenir l’un de l’autre ce jour-là. Pourtant chacun a de cette journée sa propre vision. Je suis avec ma cousine, reine de la fête dans sa belle aube blanche. Nous écoutons les disques des idoles de l’époque sur le Teppaz de son frère. En fin d’après-midi, des collègues, normaliens comme lui viennent le chercher pour sortir.

Mon mari se souvient l’avoir attendu, avec d’autres, dans la cour. Ils ne voulaient pas déranger. Mais comme on leur a payé le champagne, ils sont entrés. Mon oncle a pris une photo, avant qu’ils ne s’en aillent. On y figure, tous les deux.

Quatre ans après, bal organisé par le sou des écoles. C’est mon cousin, nouvellement nommé dans une des écoles de la ville qui nous a eu des places. Regardez attentivement le cliché du journal de l’époque, pieusement conservé par ma tante. La grande bringue dégingandée qui s’agite sur la piste, au premier plan, c’est moi. Le beau blond accoudé au bar, en costume de velours, dans le fond, c’est lui.

Deux ans plus tard, il est l’instit de mon frère en CM1. Je passe le bac. Impossible que l’on ne se soit pas croisé plusieurs fois, cette année-là. A la sortie des classes quand je venais récupérer mon frère, à la fête des écoles, à ce fameux bal… Aucun souvenir.

L’année suivante, j’ai dix-neuf ans. Institutrice remplaçante, je suis nommée dans l’école où il enseigne. C’est là que nous nous rencontrons pour la première fois. A ce que nous croyons.

Et tout commence… Ou tout continue, comme il vous plaira.

Qui vous dit que vous aussi n’avez pas croisé, plusieurs fois, sans le savoir, les personnes importantes de votre vie ?  Avant de les rencontrer, pour de vrai.

C’est pour ça que j’ai toujours aimé les films de Lelouch.

25 janvier 2014

De l'art d'être ubique* (Epamine)

 

ep01

 

- Allo! T'es où ?

- À Y !

- C'est où Y ?

- Hihihi ! C'est dans la Somme ! Salut à vous, Ypsiloniens !

 

 

Allo! T'es où ?

Là!

C'est où là ?

C'est là où je t'ai rencontré, un soir d'avril et c'était bien!

 

 

Allo! T'es où ?

Ici!

C'est où ici ?

C'est ici que l'on s'est parlé la première fois, tu t'en souviens ?

 

 

Allo! T'es où ?

Loin!

C'est où loin ?

C'est loin, trop loin pour te faire un signe de la main.

 

 

Allo! T'es où ?

Céans!

C'est où céans ?

Oh ! Céans, tu le sais bien, c'est où sied mon séant pas loin de ton popotin!

 

 

Allo! T'es où ?

Dehors!

C'est où dehors ?

Dehors, c'est une zone à l'air où les phylactères s'envolent en nuages de fumée d'Indiens.

 

 

Allo! T'es où ?

Dedans!

C'est où dedans ?

Dans notre petite cabane, tout près des étoiles, au bout du chemin.

 

 

Allo! T'es où ?

Là-bas!

C'est où là-bas ?

C'est là où tu dois aller pour voir si j'y suis bien.

 

Allo! T'es où ?

Là-haut!

C'est où là-haut ?

C'est là-haut sur la colline, avec un petit bouquet d'églantines, que sifflait Joe Dassin.

 

 

Allo! T'es où ?

Ailleurs!

C'est où ailleurs ?

Ailleurs, c'est l'odeur du pain frais, le soleil du matin et des rires de gamins. Viens!  

 

 

Allo! T'es où ?

Partout!

C'est où partout ?

Partout, c'est nulle part quand on est loin des siens.

 

 

Allo! T'es où ?

Au-delà !

C'est où au-delà ?

C'est plus loin que l'horizon et quand tu arriveras, je te tendrai la main…


* ne pas confondre avec "une bique"

 

 

ep02

 

11 janvier 2014

Perdre la tête (Prudence Petitpas)

duke-r2-d2-par-hillary-white_

Quand il s’est vu ainsi sur le portrait fini, il a ri…

Quand il s’est vu ainsi sur le portrait fini, il a fui …

Un gros mal de tête lui a prit la ciboulette

Et depuis il n’ose plus se regarder dans la glace…

Quand il s’est vu ainsi sur le tableau commandé

A cette artiste qui de lui, s’est jouée,

Meurtri, il a pleuré de dépit…

Son mal de tête a empiré,

Il a presque voulu la tuer…

Et dans une dépression, il est tombé

Quand Hillary l’a su

Elle s’en est beaucoup voulu…

C’est la dernière œuvre qu’elle s’est alors promis

De saccager ainsi…

 

23 novembre 2013

Au temps jadis (MCL)

MCL

J’entends marcher dehors. Tout est clos. Il est tard. Ma lampe seule veille. Une vieille lampe à pétrole qui jusque là trônait sur le buffet de la salle à manger parmi d'autres bibelots. Quand la tornade a tout dévasté et que l’électricité a été coupée, j’ai bien apprécié de l’avoir gardée pendant tout ce temps. Dehors, tout est chaos et désolation. Chacun se terre chez soi, avec le secret espoir qu’après une bonne nuit de sommeil toute cette histoire n’aura été qu’un cauchemar. Demain, tout sera rentré dans l’ordre. Moi aussi je me suis laissé aller à espérer. Tous les soirs. Et tous les matins, je découvre que rien n’a changé. J’entrouvre les volets et je passe la tête furtivement, juste le temps de réaliser qu’il fait toujours nuit noire, ou presque. L’air est chargé de particules de poussière, une poussière épaisse qui empêche les rayons du soleil d’atteindre le sol. Depuis plus de quinze jours, c'est comme si nous subissions les effets d’une éclipse permanente. En bas, dans le jardin, tout est gris. Impossible de distinguer le vert tendre du gazon. Quoiqu’il en soit, personne ne se risque à aller dehors. L’air est devenu irrespirable. D’ailleurs, je doute qu’une tornade ait pu provoquer un tel désastre, même si ce sont les derniers mots que j’ai entendus à la radio, quand elle émettait encore. A présent, elle s’est définitivement tue, après les dernières recommandations à la population : « Restez chez vous. Calfeutrez portes et fenêtres et attendez que l’on vienne vous secourir ». Tu parles, je n’ai pas vu âme qui vive, pas le moindre animal, même pas un insecte. Pourtant, je jurerais entendre des pas à l’extérieur.

N’y tenant plus, je monte à l’étage et ouvre le volet de la chambre, juste ce qu’il faut. Des ombres semblent flotter dans la rue, mais dans cette purée de pois je ne distingue rien. Je suis trop loin. Tant pis, au point où j’en suis, je dois m’armer de courage. Je redescends les escaliers en trombe et m’approche de la porte d’entrée. Avec mille précautions, je l’entrouvre. Le moindre bruit pourrait les alerter. Mais qui sont-ils ? Un groupe d’hommes vêtus de combinaisons noires, cagoulés, déposent un paquet devant chaque maison. Il est impossible de distinguer leur visage, caché par une sorte de masque à gaz. En baissant les yeux, j’aperçois un carton à mes pieds. Les hommes en noir sont déjà loin. Je saisis le paquet et referme vite la porte. L’air vicié brûle mes poumons et je tousse violemment pour essayer de l’expulser. Le carton. Mes mains arrachent le ruban adhésif avec frénésie. C’est de la nourriture. Je ne comprends pas. S’il y a de la nourriture ailleurs, pourquoi nous laisse-t-on ici ? Pourquoi nous maintenir en vie plutôt que nous sortir de ce guêpier ? Les idées se bousculent dans ma tête quand, soudain, un son strident me vrille les tympans. Trois coups brefs.

— Franchement, pourquoi vous vous acharnez avec cette machine ?

La jeune femme me regarde avec dédain, tout en soulevant le casque qui recouvre ma tête. Je m’assoie, un peu hébété.

— L’heure est écoulée. Alors, pourquoi vous obstinez-vous à vouloir démarrer la séance au début du XXème siècle ? Visiblement, ce n’est pas ce qui vous convient, puisqu'à chaque fois, vous vous arrangez pour vous retrouver dans le futur.

C’est un comble ! Je paie pour utiliser la machine à idées et voilà que je me fais engueuler par cette pimbêche. Pourtant le prospectus annonçait des résultats époustouflants. La machine à idées avait été inventée par Imagina Corp pour les écrivains en panne d’inspiration. Ce n’est pas ma faute si je ne parviens pas à entrer dans une scène historique, si je détourne le scenario pour revenir systématiquement dans le présent ou le futur proche.

— La prochaine fois, on oublie la lampe à pétrole. Essayez de me dégoter dans votre base de données une scène qui se passe à l’extérieur. Tiens, pourquoi pas à Chicago, à l'époque de la prohibition ?

— Très bien, c’est comme vous voulez. C’est vous le client.

Je n’ai pas plutôt le dos tourné qu’elle chuchote avec sa collègue.

— De toute façon, quand on est un écrivain raté, on le reste.

J’ai très bien entendu, mais je préfère me taire. Je lui prouverai qu’elle se trompe.

23 novembre 2013

Obscure-moi (Stella No.)

J'entends marcher dehors. Tout est clos. Il est tard.Ma lampe seule veille le temps qui s’écoule inexorablement. La nuit est mon domaine. Tout y est perceptible. Les canalisations du voisin, le chien errant, l’adolescente babillant dans l’appartement du dessus. Je suis seule et j’ai conscience de tout ce qui m’entoure. Chaque murmure me parvient avec clarté.  Chaque battement de mon cœur martèle mes pensées. Des pensées sombres. Sombres comme la nuit. Sombres comme ma vie.

Un verre de JD à la main, plantée devant la fenêtre ouverte, le regard fixé sur la rue. J’observe le monde à ma manière. J’exhale un soupir de bien-être. L’invisible devient discernable. Je deviens le monde qui m’entoure. J’existe sans crainte et sans fureur. Je m’accomplis parmi les ténèbres. Les stimuli de la nuit m’emplissent et me rassérènent. Là où la lumière me détruit, l’obscurité me nourrit.

Pas besoin de se concentrer pour discriminer les sons. Tout est pur. Je peux isoler et définir chaque élément du monde. Je fais enfin partie de ce monde qui m’est hostile le jour.Pas besoin de se contraindre afin d’éviter des obstacles. Mon monde est solitaire. Je peux marcher dans la rue, je peux courir sans risquer de percuter un être humain trop égoïste pour s’écarter. Je suis le monde, je suis la plénitude.

 Et demain… demain m’effraie encore plus que la lumière. On me propose de quitter les ténèbres. Un médecin aurait la solution. Demain, il souhaite m’opérer. Demain, il a prévu de rendre la vue à l’aveugle que je suis. L’obscurité m’a accompagnée depuis tant d’années. On me demande de la trahir. Au nom de la famille, au nom de l’amitié, au nom de l’amour. Ils disent que ce sera mieux pour moi. Ils disent que je serai plus libre. Qu’en savent-ils, ceux du monde de la lumière ? Je ne sais pas ce que je suis, mais ce dont je suis sûre, c’est que je suis connectée à la nuit.  Alors demain… demain, je verrai bien.

 Ste

*Photo de Arif Ali (AFP/Getty Images) que j’ai légèrement retravaillée.

30 novembre 2013

Décret Municipal (Célestine)

On savait déjà que le Maire de la petite ville de Sassent-la-Rose aimait beaucoup la propreté, mais là, vraiment, son dernier décret municipal dépasse les bornes et jette un froid sur toute la commune. Désormais, en automne, les arbres ne seront plus autorisés à laisser négligemment tomber leurs feuilles mortes sur le sol. Depuis que les platanes de ma rue, en bons citoyens, traversent la chaussée à tout bout de champ, les bras chargés de feuilles, pour aller les déverser dans les containers prévus à cet effet, la circulation est devenue difficile! Et on ne compte plus les troncs d'arbres qui percutent violemment des automobiles. Les sapins, eux, sont au bord de la crise de nerfs. Leurs aiguilles leur filent entre les doigts. Les saules n'arrêtent pas de pleurer, Le mélèze est mal à l'aise, le marronnier marronne dans son coin. «Hêtre ou ne pas hêtre? » se demande le chêne. Seul le bouleau s'y met, alors vraiment, non, trop d'amendes! Trop de prunes! Aux prochaines élections, monsieur le Maire, les électeurs vont vous montrer de quel bois ils se chauffent!

 

cél

 

30 novembre 2013

La fuite (MCL)

 

MCL

 

D’habitude, j’aime les couleurs flamboyantes de l’automne, la lumière magique qui filtre à travers les branches, mais ce qui me ravit le plus c’est le craquement des feuilles mortes sous mes pas.  Ce bruissement a toujours eu un effet apaisant sur moi. Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, je donnerais tout pour une forêt dense, des arbres feuillus bien verts et surtout le silence d’un tapis de mousse et d’herbe tendre. A chaque pas, à la moindre brindille écrasée, je sursaute, le cœur battant. Je jette un coup d’œil par dessus mon épaule. Je ne les vois pas, mais je sais qu’ils sont à mes trousses. Je sens la sueur qui dégouline dans mon dos. La peur suinte par tous mes pores. J’ignore qui ils sont ni pourquoi ils me pourchassent. J’ai même oublié depuis combien de temps je cours dans ces sous-bois. Mon seul souvenir est cette petite route de campagne et la grosse berline noire qui me suivait. C’est au moment où j’ai dû faire une embardée pour éviter le ravin que j’ai compris qu’ils en avaient après moi. J’ai accéléré au mépris des limitations de vitesse et, dès que l’automobile a disparu de mon rétroviseur, j’ai bifurqué sur un chemin de terre. Je crois qu’ils ne m’ont pas vue, mais j’ai préféré ne pas reprendre la route. La voiture est restée cachée derrière un talus, à l’abri des regards. Je ne sais pas où cela me mènera mais je dois fuir à travers bois.

La peur au ventre, je continue à courir. Le souffle me manque, ma gorge est sèche malgré l’humidité qui commence à tomber. Le ciel s’assombrit. Bientôt il fera nuit. La fatigue qui me gagne peu à peu me fait trébucher à plusieurs reprises. Soudain, au loin, je perçois des lueurs, comme si la ville était tout près. J’ai vaguement conscience qu’elle ne devrait pas se trouver là, pourtant c’est bien un réverbère qui m’apparait, répandant son halo de lumière dans une ruelle sombre. Quelque chose ne tourne pas rond. J’ai l’impression qu’il s’agit d’un rêve, un cauchemar dont je ne parviens pas à émerger. Le danger est palpable, tout proche. Pour autant, j’ai le sentiment que je n’ai plus rien à craindre. La bise mordante ne me transperce plus. Une douce chaleur m’envahit progressivement. C’est comme si mes sens percevaient des sensations contradictoires. Je fais des efforts pour aller vers cette chaleur réconfortante qui me procure un sentiment de sécurité. J’essaie de faire le vide dans ma tête car je suis en train de comprendre que j’ai tout imaginé. J’ai beau à présent en avoir la certitude, je peine à remonter à la surface, à revenir à la réalité. Chaque fois, c’est un peu plus difficile. Un dernier effort. Un cri rauque monte de ma gorge, un cri de désespoir.

— Ma chérie, réveille-toi. Ce n’est qu’un mauvais rêve !

Je m’assois dans le lit complètement hébétée, en nage. Toujours ce même rêve qui revient, ces mystérieux poursuivants, dont je ne vois jamais le visage, dont j'ignore tout. Ce sont juste des silhouettes, des ombres malfaisantes. Au fil du temps, elles s’approchent de plus en plus près. Le danger est imminent. Et chaque fois, j’ai de plus en plus de mal à me réveiller. Je raconte mon rêve à Paul, des sanglots dans la voix. J’ai peur.

— Ne cherche pas à fuir. Au contraire, tu dois les affronter.

C’est décidé, la prochaine fois je les attends. Je dois savoir. C’est le seul moyen de vaincre mes démons. Mais si ce jour-là je ne me réveillais pas...

 

7 décembre 2013

Maison (par joye)

Ma maison est une de ces vieilles dames qui portait et qui porte encore et avec classe le souvenir de sa beauté disparue. Elle était grande, spacieuse, et, pour son époque, elle était vraiment superbe. Hélas, ce n’était plus le cas quand je l’ai vue pour la première fois. Elle était sale, négligée, abîmée. Elle avait des trous dans ses murs ; des abeilles vivaient dans ces murs et sortaient par ces trous à des moments inopportuns.

D’une grande pudeur, elle dissimulait discrètement la plupart de ses rides et ses cicatrices jusqu’à ce que je commence à lui enlever ses habits et ses fards pour lui faire des relooking. Quand il y eut enfin d’argent pour réaliser des rénovations, nous fîmes ses strip-teases de papier peint ensemble, peu à peu, été après été. 

Jake, le vieux voisin qui avait grandi dans cette maison approuvait mes travaux. Il passait souvent pour dire bonjour et me raconter une histoire sur la maison, comment il y avait grandi, et comment la maison avait généreusement reçu sa jeune femme, Anabel.  Son vrai prénom était Anabel, mais Jake l’appelait « Becky », comme l’amoureuse de Tom Sawyer. Les deux étaient inséparables. Même à leur grand âge, ils s’aimaient encore, férocement. Je les imaginais terriblement heureux ici.

Anabel se plaignait beaucoup de la famille qui avait vécu dans la ferme avant nous. Scandalisée, elle racontait comment les garçons sauvages de cette famille enfoncèrent de gros clous partout, dans les murs et dans la boiserie. Ce n’était pas faux. Ça me faisait de la peine aussi, car la maison dut être d’une beauté exceptionnelle, construite aux années vingt,  parfaite pour une famille de douze enfants, même si elle était au début sans WC et sans électricité, deux choses qui n’existaient pas à la campagne à cette époque-là, même pour les familles aisées.

Alors, ma belle demeure et moi, nous nous connûmes peu à peu, un peu à cause des histoires de Jake et son Anabel, et aussi dans les heures, les jours, les semaines, les mois où je la nettoyais, la soignais, et aussi en lui faisant des liftings pour assouvir ses rides et ses cicatrices. J’appris à l’aimer, et elle dut faire pareil, parce qu’en 2005, elle me fit enfin une confidence de copine.

Un jour, j’enlevais le papier peint dans l’escalier entre le rez-de-chaussée et le premier étage. Il était affreux, vieux et crade. D’un coup, je découvris un message écrit en crayon sur le plâtre du mur nu :

Jake + Sarah, le vrai amour pour toujours 

Ce même après-midi, Jake et son fils passèrent me faire le bonjour. Jake ne voyait plus, il fallait que son fils le conduise partout, il devenait de moins en moins rapide, on le voyait de moins en moins. Son Anabel avait disparu trois ans avant, et il était vraiment perdu sans elle. Ce jour-là, Jake ne put sortir du camion.

Alors, je m’approchai du véhicule et saluait Jake de son côté pendant que son fils bavardait avec mon mari. Il me fit signe de la main, mais je vis qu’il ne me reconnaissait pas.

-          Dis-moi, Jake, c’était qui, Sarah ?  Un autre sobriquet pour ton Anabel ?

Sans hésiter, Jake me répondit, une vague lueur dans ses yeux bleu fade.

-          Ah non, non, Sarah, c’était ma cousine. Elle était magnifique. Mon plus bel amour. Je l’adorais…

Un mois plus tard, Jake mourut et fut enterré à côté de sa petite Becky.

Quelques jours après les obsèques, j’étais enfin prête à peindre les murs dans l’escalier.

Je pris ma brosse, la trempai dans le blanc et puis j’enterrai pour toujours le secret entre Jake et la maison, celui d’un petit garçon et sa maison qui  avait fidèlement gardé le silence pour bientôt cent ans.

maison

 

30 novembre 2013

Participation de Pivoine

Récolte d'automne



PREMIERE :

Impressions d'octobre...

Conversations multicolores

Le velours cramoisi se relève, les trois coups retentissent.

Trois amours en un automne

Egalent le feu la glace

Et l'arbre nu.

(Parc Solvay, La Hulpe, Brabant wallon)



***



DEUXIEME :

Comme la grippe connaît des pics de fièvre,

Des douleurs profuses et des réveils à l'eau de Cologne,

L'amour a ses décollages de fusée, ses atonies de sensations

Et ses abîmes démultipliés, comme des miroirs...



Maison d'Erasme, Anderlecht.



***



TROISIEME :

Champignon Bon pasteur Bon beurre Belles couleurs

Automne Mot menteur

Amour Et saule pleureur ...



Parc Solvay, La Hulpe, Brabant wallon



2 novembre 2013

Définitions (Célestine)

jeune homme

Un homme jeune marche dans la rue.

Une personne de sexe masculin, qui n'est pas âgé, se déplace en mettant un pied devant l'autre dans la voie publique aménagée entre les maisons.

 Un individu considéré en lui-même et titulaire de droits et d'obligations, qui présente certaines caractéristiques de la jeunesse, va d'un lieu à un autre en mettant la partie terminale du membre inférieur articulée avec la jambe permettant l'appui au sol dans la station debout ou la marche, devant la partie terminale de l'autre membre inférieur, le tout dans le dispositif permettant la circulation des personnes et des objets sur terre, sur l'eau et dans les airs aménagé entre les constructions individuelles abritant une famille.

 

Un spécimen vivant de l'espèce humaine considéré en lui même et titulaire de facultés d'accomplir ou d'obtenir quelque chose et aussi de contraintes imposées par la loi ou la morale, affublé d'un organe permettant aux êtres vivants de perpétuer leur espèce, propre aux individus produisant les cellules les plus petites et les plus mobiles appelées spermatozoïdes, et qui donne à voir certains caractères distinctifs propres à la période de la vie comprise entre l'enfance et l'âge mûr, va d'une partie circonscrite de l'espace à une autre partie circonscrite du même espace en posant délicatement la partie qui marque la fin du membre inférieur articulée avec la jambe permettant l'appui sur la formation superficielle meuble de l'écorce terrestre, dans la station verticale ou le déplacement pédestre, devant la partie terminale de l'autre membre inférieur, le tout dans le dispositif permettant le mouvement de tout ce qui circule c'est à dire des individus considérés en eux mêmes et titulaires de droits et d'obligations, et des choses concrètes perceptibles par la vue ou le toucher sur la surface solide de la planète, sur la partie liquide de la même planète et dans la partie gazeuse de l'atmosphère entourant la planète, dispositif transformé afin de le rendre le rendre plus pratique et apte à passer entre les bâtiments construits à l'usage d'une ou de quelques personnes par opposition aux bâtiments collectifs, abritant l'ensemble formé par le père, la mère et les enfants.

 

Je continue, ou vous avez compris qu'il faut user avec parcimonie du dictionnaire ?

définitions: Petit Larousse 2013

7 décembre 2013

! Attention Public Averti ! (Stella No.)

ste

 

Aujourd’hui, je fête mes trente ans. Mariée, trois enfants, un poste de cadre peu épanouissant, je suis plutôt du genre sage et réservé. Je ne bois pas, je ne fume pas et je sors peu car j’ai toujours une tonne de repassage qui m’attend à la maison. Une vie très passionnante, en somme.

Ce soir, mes amies m’entrainent en boite de nuit. Ça fait bien dix ans que je n’y suis pas allée. En fait, pour être exacte, c’est depuis que j’ai rencontré celui qui allait devenir mon époux, pour la vie, pour le meilleur et pour le pire.

Mes amies ont décidé que je devais fêter cette nouvelle dizaine, autrement que par la bouteille de mousseux et le fondant au chocolat que je fais chaque année. Elles ont donc préparé une soirée de fête : restaurant chic puis boite de nuit. Selon elles, je manque de fun dans ma vie. Elles ont surement raison, mais comment pourrais-je manquer de ce que je n’ai jamais eu ?

Devant leur insistance, je me suis résignée. Elles m’ont demandé de faire un effort, alors j’ai mis une jolie robe indienne, mauve et noire à manches trois-quarts, qui m’arrive au-dessus du genou. Emma m’a prêtée ses bottes noires à talons hauts. Je suis assez surprise de pouvoir marcher avec ces choses. Elle voulait que je mette des bas mais impossible de faire tenir la bande élastique alors je les ai abandonnés au profit de petites socquettes pour protéger mes pieds.

Je suis un peu fébrile, j’ai peur des surprises qu’elles peuvent m’avoir réservée.

Emma, Mel et Sally viennent me chercher avec la décapotable de cette dernière. C’est vrai que c’est la classe d’être véhiculée ainsi, ça me change de ma vieille berline. Les filles sont excitées, on dirait que ce sont elles qui fêtent leur anniversaire.  

Elles m’emmènent dans un restaurant proche de la boite de nuit.  Le repas est bon, l’ambiance feutrée, je ris beaucoup avec mes amies. Je ne suis, cependant, pas sereine. J’ai comme un nœud à l’estomac qui ne me permet pas de profiter pleinement de la soirée. J’ai le pressentiment que quelque chose va se produire. Je suis incapable de manger avec le bon appétit qui me caractérise d’ordinaire. Les filles s’en rendent compte et expédient le repas rapidement. Nous ne prenons même pas de dessert, un comble pour un anniversaire !

La boite de nuit est encore déserte lorsque nous arrivons. Je me sens déjà plus à l’aise dans cette pénombre, je le suis encore plus lorsque l’espace se remplit d’anonymes. Nous avons une table réservée, et tout en dégustant des mojitos, je peux observer les ballets de corps inconnus. Je me sens hypnotisée par leur transe, j’oublie peu à peu mes inhibitions. Je sens monter l’envie irrépressible de m’adonner au lâcher-prise. Et c’est cette chanson que j’aime tant qui va mettre le feu à ce désir que je dois assouvir. Les premières notes de Midnight City se font entendre et je me lève en m’écriant : « j’adore cette chanson ! ». Mes amies sont surprises mais elles rient et me suivent.

Je commence à me déhancher sans réfléchir, je laisse mon corps s’exprimer en toute quiétude.  Je ferme les yeux et ressens la musique. Les vibrations des basses résonnent dans mon cœur, je sens leurs effets dans mon ventre. Mes bras virevoltent autour de moi, tandis que je penche la tête en arrière et laisse mes longs cheveux caresser mes fesses. Mon esprit s’imagine seul et heureux. Je peux entendre tout proche de moi la voix du chanteur, elle me parle, elle m’attise, elle chuchote à mon oreille cette ode à la vie. J’ouvre les yeux en sentant un souffle dans ma nuque : il est là. Le chanteur. Il murmure ses incantations au creux de mon oreille, il est dans mon dos, si proche que je ressens sa chaleur. Je me tourne vers lui, nous sommes face à face. Il chante toujours tandis que je tends la main vers lui. Il est bien là, je ne rêve pas. Cet homme à la voix envoutante et au regard brulant. Il s’approche de moi afin que je puisse le toucher et nos corps se meuvent en harmonie l’un contre l’autre. Les yeux dans les yeux, nos souffles se mélangeant, nous évoluons sans nous soucier de ce qui nous entoure. Je ne sais plus qui je suis, je vis l’instant tel qu’il se présente. Sa main remonte doucement mon bras pour effleurer ma joue. Son contact m’électrise, je passe la langue sur mes lèvres, j’ai soif, j’ai faim, je ne sais plus. J’aperçois une lueur de convoitise dans son regard. Je sais qu’il me veut. Mes seins sont durs, ils crient pour être délivré de leur gangue de coton. Mon bas-ventre me supplie de commettre l’innommable. J’ai envie de cet homme. Et il le sait. Mais la musique nous soumet à sa volonté. Inexorablement nos corps se cherchent, se repoussent puis s’attirent. La tension monte en même temps que le tempo se fait plus rapide. Nos mains s’effleurent, nos corps se frôlent, je joue de mes cheveux pour me cacher de son regard ou au contraire pour m’offrir pleinement. Je lui tourne le dos pour faire mine de m’éloigner, il me retient contre lui murmurant ses mots enchanteurs. Nos lèvres se rapprochent dangereusement et les derniers accords de la chanson résonnent sans que nous avoir laissé commettre l’irréparable. Plus rien existe autour de nous. Le temps est suspendu. Je suis ancrée dans son regard, nos respirations sont rendues rapides par le désir et chacun attend de l’autre la permission de franchir les quelques millimètres qui nous séparent. Un coup de pouce du destin et un danseur me propulsent contre lui. Nos lèvres s’unissent avec ferveur et empressement. Nos langues se cherchent et se rencontrent. Il n’existe rien d’autres que le ballet sensuel qui se joue et nos mains qui s’effleurent encore avec pudeur. J’oublie tout ce qui se passe autour de moi, je ne suis plus une mère, je ne suis plus une épouse. Je ne suis qu’une femme qui s’enivre de sensations depuis longtemps oubliées.

Le regard dans le sien, je n’existe que pour sentir sa peau contre la mienne. Je penche légèrement la tête pour lui présenter le creux de mon cou, cet endroit si tendre où pulse ma vie. Il comprend instantanément et pose ses lèvres délicates sur cette zone qui a toujours été la plus érogène. Des frissons parcourent ma peau, mes poils s’érigent tandis que les sensations se décuplent. Tout devient plus intense. Il pose ses doigts autour de mon poignet gauche et remonte doucement vers mon coude. Le chemin ainsi tracé me semble brulant, il garde l’empreinte de sa délicatesse. Ses lèvres s’affairent sereinement, la ferveur a laissé place à une exploration sensuelle : mon cou, mon oreille, ma joue, mes yeux, mon nez, mes lèvres. L’homme est méthodique pour mon plus grand plaisir. Il apprécie chaque zone offerte à lui. Il goute, savoure, exalte. Et moi, j’exulte.

Mes mains s’aventurent sur ses bras, son torse, son dos, sa nuque. Je plonge mes doigts dans ses cheveux et attire son visage afin de parcourir moi aussi cette peau qui m’embrase. Je veux le respirer comme il m’a respirée. Je veux que lui et moi ne fassions qu’un. Je me coule contre lui, il n’y a que nos vêtements qui nous empêchent d’être peau contre peau. Le désir fait rage, nous ne contrôlons plus nos pulsions. Il me prend la main et pose son front contre le mien. Nos souffles sont courts et nos yeux ne se quittent pas. Je sais qu’il attend que je m’éloigne. Je reste et m’appuie encore plus fermement contre lui. Il sourit légèrement en fermant les yeux, je l’effleure de mes lèvres. Il m’entraine vers les toilettes. Je ne me pose aucune question, je le suis. Sans aucune frayeur, je l’observe fermer la porte après que la dernière personne soit sortie. Je ne souffle aucun mot lorsqu’il prend un préservatif au distributeur, puis après un regard furtif vers moi, quelques autres. Je n’ai qu’un sourire béat aux lèvres lorsqu’il se tourne de nouveau vers moi et qu’il pose ses mains sur mes hanches. Là encore il pose son front sur le mien, en quête d’un refus. Pour toute réponse, je pose une main sur son torse et de l’autre je déboutonne un bouton de ma robe. Je laisse ainsi apparaitre la dentelle qui me gène tant depuis que je l’ai entendu chanter doucement à mon oreille. Le signal est donné, il me prend presque maladroitement les lèvres tout en soulevant ma robe. Je relève une jambe afin se sentir les effets de notre corps à corps sur lui et commence à onduler les hanches. Après un râle, il interrompt le baiser pour embrasser mon sein à travers le tissu. Dans mon bas-ventre, l’orage gronde. Je suis indifférente à l’environnement et aux gens qui frappent à la porte. Je ne vis que pour l’instant. Je suis pressée, impatiente, je souffre de ne pas être délivrée de cette tension en moi. Je saisis fermement son jeans et fais sauter bouton et braguette. Il s’immobilise, surpris de ma véhémence, et pousse une plainte faible lorsque je baisse pantalon et caleçon afin d’avoir accès librement à l’objet de mes investigations. Lorsque je le saisis entre mes mains et que je le parcoure, il frissonne violemment et reprend mes lèvres tout aussi fortement. Je frotte son sexe contre ma culotte, j’en ai assez de ce jeu de séduction. Je revêts son sexe de l’enveloppe protectrice : il me le faut en moi maintenant. Il partage le même empressement que moi. D’une main sous les fesses, il me soulève le dos contre le mur pendant que je noue mes jambes autour de lui. De l’autre main, il arrache le derrière rempart avant mon intimité puis il plonge en moi. Le feu de mon bas-ventre s’en trouve à la fois soulagé et attisé. Rien ne nous sépare, nos désirs se fondent l’un dans l’autre. Chaque coup de reins m’emplit d’un plaisir si intense que j’ai la sensation que je vais m’évanouir. Je ne peux retenir les petits cris de ravissement et je le sens attisé par mes réactions. Le rythme s’intensifie et la profondeur des mouvements se fait plus ample. La tension monte inexorablement jusqu’à je n’en puisse plus et laisse échapper un long murmure de plaisir. L’orgasme m’a pris en même temps que mon compagnon se déversait par spasme. Nous reprenons peu à peu nos esprits. Aucun mot n’est échangé, les regards sont tendres, les gestes empreints de douceur. Ce que nous avons partagé ne se commente pas, il se vit. Nous nous rhabillons sereinement. Nos cœurs s’apaisent, nos mains cessent de trembler, nos esprits sont apaisés.

Nous nous quittons à la sortie des toilettes sur un dernier baiser.

Je rejoins mes amies partagées entre le choc, la crainte et l’envie. Là encore je ne dis rien, je me contente de ressentir.

Ce soir, j’ai trente ans. Ce soir, j'existe.

2 novembre 2013

En verre et endroits (MAP)

C'est en cherchant les endroits intéressants à visiter depuis mon coin de vacances en Franche Comté que j'ai fait une découverte fort intéressante du point de vue vocabulaire. A la Maison du Parc du Haut Jura se trouve la Bardouflée d'Egruzelures (aucune invention dans ces mots, c'est du vrai de vrai !) Restait à savoir ce que signifiait ces mots !  HELP !!! A moi le dico !!!!

« La"bardouflée d'égruzelures", commande du Parc du Haut-Jura à un maître verrier local, Cyril Micol, est une oeuvre qui joue avec la lumière et les miroirs pour mettre en valeur les couleurs et les motifs des vitraux ».

                                vitrail 2                   Vitrail 1

 

Bardouflée 3

Bardouflée est un terme courant à Morez et ses alentours ! Nom féminin. Une grosse quantité. Ex : Ce soir je vais livrer une grande bardouflée de lunettes.

Egruzelures : morceaux de verre.

Donc : Une grosse quantité de morceaux de verre. Excellent pour désigner l'oeuvre d'un Maître Verrier !!!!!!

MOREZ : "commune labellisée "Ville et Métiers d'Art", capitale internationale de la Lunette." comme chacun sait !

En feuilletant le dictionnaire des "Particularités du français parlé dans la région de Morez Haut Jura"  je trouve aussi le mot :

Affaitioux : "Nom masculin. Pont d'où l'on jette les balayures.

Toponyme unique à Morez qui s'explique par le fait que les balayures et les déchets des lunettiers étaient amenés sur ce pont et jetés dans la rivière."

Je vous passe toute ma recherche sinon j'y serais encore car je m'en suis payé une bonne bardouflée ! !!!!!

Ah les mots, les mots !!! Quel régal !!!!!

30 novembre 2013

liberté! liberté! (titisoorts)

Il y a des rêves qui n'ont pas de limites. Il y a des rêves qui malgrés les évidences, malgrés les renoncements, que l'on croyait morts au fond de nous. Il suffit qu'une simple lueur nous les fasses resurgir, remontés à la surface, et que vous reprenez en pleine face. Je vais vous racontez l'histoire d'un de ses rêves qui va en travers de vous essayer d'exister en plein jour.

 
-" Allez maman, laisses moi partir, allez"
Maman erable était bouleversé, jamais un de ses enfants n'avaient été si pressé de quitter le nid, n'avait cette enthousiasme au fond de lui.
-" Ecoutes, ce n'est pas encore le moment, profites du paysage. Regardes ou tu vies. Ouvres tes yeux. Tu n'es pas bien au milieu de tes frères et soeurs. Tu ne risques rien ici. Nous sommes là ensemble, à nous protéger mutuellement contre le soleil brûlant, une famille quoi.Et moi qui t'aime, qui te nourrit de ma sève, à te faire grandir à te rendre magnifique. Tu sais la vie, grandir auprès de sa famille, je t'es vu naître le jour du printemps, je m'en souviens encore. Ensuite l'été fut venu, tu découvrais la vie, tu ressentais tu touchais la nature du bout de tes sensations. Et bientôt tu commenceras à changer de couleur. Le dessus de ta peau va se tacheté, tes marques de vieillesses. Tu te détacheras de moi, triste, je te regarderais mourir à mes pieds pour perpétuer notre famille. 
-" Oui,  tu m'as déjà raconté cette histoire" dis l'enfant feuille en soupirant.
-" Je te dis çà pour te protéger, j'ai peur pour toi. Tu veux finir sur un trottoir, loin de nous? Il se fait tard maintenant, à demain. Nous ne sommes qu'au début de l'automne".
-" Oui maman, bonne nuit". L'enfant feuille s'est endormit avec ses rêves et ses envies, rêva beaucoup cette nuit. Une nuit comme les autres, enfin pas tout à fait.
Le vent se leva dans la nuit. Il soufflait par rafales. Cela réveilla la feuille qui rêvait de voyage, de vols. Et de la pensée à l'acte, de la folle pensée à l'acte fou, il décida, au lieu de se recroqueviller dans le sens du vent, comme lui avait appris sa maman. L'enfant feuille se gonfla, se redressa et fit face au vent. "Emmènes moi, disait la feuille emmènes moi vers mes rêves". Et le vent souffla fort, la feuille résista, fit front, puis se détacha sous l'effort. Cela réveilla maman arbre, elle ressentit ce détachement se manque et vit son enfant feuille, encore vert encore jeune s'élever vers le ciel et on entendit loin dans le vent "liberté liberté yaouh!"
Maman arbre souriait, sa chair a prit son envol et elle ferma les yeux heureuse d'un amour mélancolique. Si vous levez les yeux dans le ciel de votre ville, vous pourrez voir une feuille avec la banane, si vous tendez l'oreille vous entendrez
" liberté ! liberté! yahou!"

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16 novembre 2013

Télé Réalité (Célestine)

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Kevin :   Aaaah ! J’ai dormi comme un noir ! mais…Qu’est-ce que tu as, Ashley ? Tu fais une tête de six pieds et demi !

 Ashley : Oh, Kevin, tu sais quoi ? Steven me trompe avec Stéphanie.

Kevin : Ça alors, c’est la cerise sur le chapeau ! Tu es sûre ?

Ashley : j’en mettrais ma langue au chat !

Kevin : Chut ! parle moins fort, les murs ont des orteils !

Ashley : Je savais que c’était la décatombe, cette émission ! Mais là, c’est l’étincelle qui fait déborder le vase.

Kevin : C’est vrai qu’il n’y est pas allé avec le dos de la main morte !

Asley : Tu me diras que les goûts et les couleuvres...Mais, bon, qu’est-ce qu’elle a de plus que moi cette bimbo ? Elle a pas inventé le fil à couper le plomb, tout ce qu’elle cherche depuis le début de l’émission, c’est à courir le billet doux avec tous les mecs…mais c’est vieux comme mes robes, sa technique !

Kevin : Ouais, c’est connu comme le houblon. Je voyais bien qu’il y avait anguille sous cloche…

Ashley : Mais il va voir de quel doigt je me chauffe ! Il ne va pas longtemps me faire prendre des WC pour des latrines ! S’il croit que je vais attendre les calanques grecques pour réagir ! Il se fourre le doigt dans l’oreille !

Kevin : c’est vrai qu’il est fier comme un bar tabac, il faudrait lui rabattre son baquet… Quand je pense qu’il t’a juré le grand amour, il dépasse les borgnes ! Mais moi je suis là, si tu veux que je te console…

Ashley : Oh, t’es gentil, toi, Kevin…Tu vois, tu crois que tu as une amie, mais se faire des amies, ici, c’est la croix et la galère…Autant chercher une aiguille dans une meute de chiens…

Kevin : t’as raison ! Moi aussi je suis déçu par les autres. Avant qu’ils soient  réglos, les moules auront des gants !  Mais toi, Ashley, tu n’as pas la langue dans ta bouche, je te fais confiance, 

Ashley: C'est vrai, Kevin,  je suis têtue comme une moule. La vengeance est un poulet qui se mange froid.

ndlr: toute ressemblance avec des cerveaux en coquille de noix ne serait que pure coïncidence.
30 novembre 2013

Feuille d’automne - suite au défi 271 - (Sergio)

Elle était la devant ses yeux, magnifique, éblouissante .Elle était la première chose et la seule qu’il voyait depuis qu’il avait décidé de rouvrir les yeux.

Ce fut une souffrance atroce de se forcer à mettre en mouvement vers le haut ses paupières brulées, craquelées. Mais il fallait qu’il voit, qu’il se raccroche à quelque chose Apres ce qu’il venait de vivre il devait s’arrimer à quelque chose de beau .

Il ne fut pas déçu. Elle était la devant lui, tout prêt de son visage et dans sa merveilleuse simplicité elle lui tendait les bras semblant lui dire « regarde-moi, oublie »

C’est ce qu’il avait fait .Oubliées les horribles minutes précédentes, oubliés cet instant où dans le train qui le ramenait chez lui il avait vu les deux cabas à carreaux blancs & bleus oubliés par les deux africains et presque en même temps que cette lecture prémonitoire un terrible flash, blanc à l’extrême et comme une expansion de l’univers dans un assourdissant hurlement cataclysmique. Il avait été projeté au travers de la vitre du wagon puis avait traversé le grillage bordant la voie et un enchevêtrement d’arbres, de ronces et de lianes. Il avait été éructé comme si l’explosion le vomissait tel un aliment indésirable. Son dos et ses vêtements avaient été lacérés. Au passage forcé au travers du grillage, sa peau et des muscles avaient été arrachés. Il avait atterri durement dans ce sous-bois, dans ce creux remplis de feuilles mortes.

 Il s’était recroquevillé en position fœtale ne pouvant même plus hurler de douleur tant il était dans un halo flottant, assourdi comme hors de ce lieu .Il avait mentalement fait le tour de son corps.

Aucune information ne put le rassurer. Chaque centimètre de peau, chaque articulation, chaque extrémité lui envoyait des signaux alarmants. A chaque aspiration il avait l’impression d’ingérer du verre pilé.

La petite feuille morte, si fragile lui sauva la vie.

Elle était désormais sa seule amie. Il suivit ses conseils.

Il se retira entièrement dans sa boite crânienne, tout au fond de lui-même dans un endroit secret que lui seul connaissait. Il avait déjà pratiqué cela, certes en des moments moins pénibles pour s’échapper dans des réunions familiales ou professionnelles. Il était présent à n’en point douter, écoutant doctement des surdéveloppés de l’Ego pérorer, physiquement mais déjà il était ailleurs.

Sa position couchée latérale lui donnait une vision verticale de son amie. Elle représentait presque l’ensemble de son champ de vision. Sans ses lunettes perdues dans la tourmente il ne possédait plus que la vision de prêt. Ce qu’il voyait le réconfortait. Il se concentra sur cette feuille et une vision apaisante lui vint à l’esprit, ce qui ne manqua pas de l’étonner au vu de la froideur de leur relation depuis bien longtemps, mais ………..

Cette feuille, bienveillante, souriante presque dans son bel habit de soie mordoré, avançant ses deux bras dans un élan protecteur lui rappela un tableau qu’il avait vu dans sa jeunesse, au bras de son père au musée des beaux-arts de Lyon : La vierge à l’enfant. Elle était devant lui, prête à le prendre dans ses bras maternels et l’envelopper dans un linge immaculé. Elle lui souriait, apaisée. Son visage rond, bienveillant lui apportait un refuge.

Peut-être étais ce aussi les effets des analgésiques puissants que son cerveau, dans un réflexe programmé fabriquait en grande quantité. Dès l’atterrissage, si l’on peut dire, son hypothalamus avait libéré massivement des opioïdes dans l’espace inter-neurone afin d’amortir les signaux de la douleur qui remontaient de toute part puis injecté des endorphines. Pour le moment c’était la seule solution qui s’offrait à lui. Durer, simplement durer. Il ne pouvait supprimer l’origine du mal mais bâillonnait les messagers.

Sa vierge parée de feuilles mortes faisaient la même chose. Elle l’exfiltrait de la zone de cauchemar. Il n’était plus la, il flottait dans une zone inatteignable.

Au bout d’u temps qu’il ne pouvait définir, il entendit une voie bizarre, étouffée, évoluant dans un registre hertzien ultra bas et comme exaaaaagéééééément raaaaaleeentiiiie .Il ressentit plus qu’il ne sentit réellement, au travers de sa forteresse, des bruissements, des pas sourd autour de lui .il ressentait dans son corps la vibration sourde du choc des semelles sur le sol autour de lui.

Il sut que les secours étaient là.

Il ouvrit les yeux et vit la petite feuille qui lui souriait.

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9 novembre 2013

Dans les déboires éternels (Joe Krapov)

DDS 271 train 1

Il avait commencé à lire le roman quelques jours auparavant. Il l’abandonna à cause d’affaires urgentes et l’ouvrit de nouveau dans le train en retournant à sa propriété. Il se laissait lentement intéresser par l’intrigue et le caractère des personnages. Ce soir-là, rentré chez lui, il prit après le repas une feuille de papier et entreprit de noter ce qui lui semblait, dans les dialogues, relever de la folie douce. Du chapitre 1 au chapitre 26 – le roman en comptait 67 – cela donnait ceci :

- Celui-là, pas de plomb dans la tête, pas de plomb dans les mains. Il va sur son âne en suivant sa boussole, comme ça l’arrange.
- Eh bien laisse-le !

- Elle n’est pas bien réglée, votre radio. Vous voulez que je vous l’arrange ?
- Non, hombre. Je ne veux pas entendre leurs âneries. A mon âge on a le droit de ne pas se laisser faire.

- Et si on meurt avant d’avoir fini de vivre, c’est pareil. Les assassins continuent à tourner dans le vide, des engeances qui viennent nous démanger sans cesse

- Eh bien quel est le problème ?
- C’est moi le problème.

- Tu n’as pas remis tes chaussures ?
- C’est bien comme cela : les idées peuvent circuler par la plante des pieds.

- Mais qu’est-ce qu’on peut faire, si c’est la mort ?
- On va voir, on va s’arranger.

Il est évident que le chat avait un tempérament d’alcoolique, à surveiller.

- On ne peut vivre en homme en restant sur les berges
Et celui qui s’y tient dans le néant s’immerge.

Arrivé à ce stade, Jean-Baptiste, bien que cela ne fût pas dans ses habitudes, tapa du poing sur la table et il vociféra : « Elle va trop loin ! Ca ne peut plus durer ! ».

Il traversa plusieurs salles du château et pénétra dans son bureau. Il ouvrit son agenda de cuir rouge et consacra le reste de la soirée à passer une bonne dizaine de coups de téléphone. Ses interlocuteurs habitaient des pays différents dans le monde et cela lui prit un certain temps. Cela aurait été plus pratique de lancer un « Doodle » sur Internet mais il n’était pas au fait de ces technologies modernes et eux non plus sans doute aucun. Le stage de génétique qu’Elle lui avait fait effectuer au Québec lui avait laissé trop de mauvais souvenirs pour qu’il s’y mette un jour vraiment.


***

Quinze jours après cet énervement, les véhicules les plus divers franchirent, sur le coup de 18 heures, la grille de sa propriété de Saint-André-Goule-d’Oie. Les gens du village, étonnés, virent passer un coupé 504 Peugeot, une 4 CV Renault conduite par une ménagère de plus de cinquante ans accompagnée d’un passager lourd et massif , un cabriolet 403 Peugeot immatriculé aux USA, trois véhicules anciens immatriculés en Belgique, une Torpédo 1925 et même un cab anglais avec cocher, entouré d’une nappe de brouillard et tiré par deux chevaux blancs.

DDS 271 Rouletabille

Tous ces gens portaient des couvre-chefs aussi bizarres que démodés, des casquettes, des melons, des chapeaux mous, même un deerstalker et bien qu’il ne plût pas, certains semblaient n’avoir jamais quitté l’imperméable beige qu’ils portaient sur le dos sauf peut-être pour dormir. Un autre, par pléonasme ou plaisanterie, était vêtu d'un costume en tissu à pied-de-poule.


La nombreuse domesticité du château mena les invités dans les différentes chambres à eux destinées puis sur le coup de 20 heures tous ces messieurs, fumant la pipe ou pas, la dame en tailleur anglais, l’Ecossaise en kilt, le couple de semi-retraités où la femme portait la culotte et l’homme le kilt se retrouvèrent dans le grand salon, pour une fois fin prêts à passer à table pour ce repas de « retrouvailles confraternelles ».

Quand Jean-Baptiste descendit l’escalier, des applaudissements furent émis mais il fut bien le seul à ne pas sentir qu’ils étaient simplement polis. Il serra des mains, fit des bises aux dames, balançant du « cher collègue » par-ci, du « Comment vas-tu depuis le temps ? » par là.

On servit du Champagne à l’apéritif et puis on s’assit devant les empilements d’assiettes qui laissaient présager de nombreux services.

L’hôte réclama le silence et dit :

DDS 271 Maigret

- Mes chers amis, je vous ai réunis ici pour que tous ensemble nous prenions la défense de notre profession et nous libérions de ces semi-divinités qui font de nous des jouets ridicules du destin et nous infligent un sort que nous n’avons pas mérité. ..»
- Il y a sans doute plus grand malheur que d’habiter dans un château, même tout seul, tu ne crois pas, Jules ? » glissa tout bas Mme Maigret à l’oreille de son mari.
- Ou alors il veut parler des adaptations cinématographiques ! répondit le commissaire retraité.
- Celles dans lesquelles on nous remplace par des duos comiques. On m'a parlé de Lampion et Larosière ! Il fallait bien qu'ils se mettent à deux pour égaler mes petites cellules grises !" plastronna Hercule Poirot.



- Moi qui vous parle, je dois vous avouer que ma créatrice ne m’a pas ménagé au long de ses récits. J’ai failli attraper la peste, être accusé de meurtre par des policiers québécois, être acculé au suicide par un serial killer octogénaire… Franchement, est-ce bien crédible ?
- Nous aussi, on se moque de nous ! lança Dupondet. 
- Je dirai même plus, on se fout de notre gueule ! ajouta Dupontet
- Ne vous fâchez pas ! conseilla Imogene.

- Je n’ai dû mon salut qu’en me dissimulant tout nu dans le peignoir de mon lieutenant, accroché comme un ouistiti dans le dos de Violette Retancourt ! Y a-t-il plus ridicule comme situation ?
- Ce type n’a pas d’humour » glissa San-A. à l’hénaurme Béru.
- Ni de tempérament ! rétorqua celui-ci.

DDS 271 Burma

- Je ne vous parlerai pas de ma brigade ! 27 personnalités atypiques dont certains hystériques avec lesquels je suis à deux doigts de m’affronter violemment à coups de tessons de bouteille. 
- En parlant de bouteille, quand est-ce qu’on reboit ? demanda Marlowe à Burma qui était en train de bourrer sa pipe à tête de taureau.
- J’espère que ce mec va mettre son mystère KO un peu plus vite que ça ! Sa jactance m’ennuie ! As-tu remarqué, mon cher Philip, comme Miss Marple a des roberts choucards ?

- Et ma vie affective ? De quoi j’ai l’air avec cette paternité assumée en toute camaraderie avec une artiste- plombière qui est toujours barrée aux quatre coins du monde et qui couche avec mes adjoints ?
- Ah si nos enfants pouvaient partir se balader plus souvent avec leurs horribles mioches, confia Tuppence « the bag » Beresford à son mari Tommy.

DDS 271 Sherlock

- C’est pourquoi je vous ai réunis ici ce soir. Ras le bol de mon passé pyrénéen qu'elle me renvoie dans la figure ! Marre de ces dialogues ridicules, de toutes ces moqueries sur mon manque de vocabulaire et mon peu de mémoire ! Je pense qu’avec toute notre science en matière criminelle, nous pouvons ensemble traverser le miroir et aller mettre fin définitivement aux agissements de cette femme qui dénature le roman policier et le transforme en roman-photos pour midinettes amoureuses de psychologie de salle d'attente médicale  et de cinéma fantastique pour adotes !
- Décrochez-moi ces gousses d’ail qui déshonorent mon portail ! » higelinisa Rouletabille.
- Si je comprends bien, Adamsberg, vous nous proposez d’aller tous ensemble commettre un meurtre ? s’étonna Hercule Poirot.
- Oui, le crime parfait, même ! Qui irait soupçonner un héros de fiction d’avoir assassiné son créateur ?
- Vaste fumisterie, protesta Sherlock Holmes. Rebellion de potache ! Mauvais fils ! Parvenu nihiliste ! Ingrat double !».

Et, de l’autre bout de la table, il balança sa loupe à la tête du commissaire. Celui-ci, atteint au front par ce boomerang sans retour, s’écroula et resta immobile.
Nick Charles s’approcha de lui et dit à Nora en lui prenant le pouls :
- Comme aurait dit Groucho Marx : soit ma montre est arrêtée, soit cet homme est mort !

Asta, leur chien, vint lécher l’oreille d’Adamsberg puis s’en retourna aux cuisines où flottaient de meilleures odeurs.

- Bon ! L’enquête va pouvoir commencer, m'sieur-dames ! déclara Columbo.
- Ah non, on bouffe d’abord ! protesta Bérurier. On se débarrassera du corps après. On n'a qu'à le mettre dans un lieu incertain en attendant. De toute façon on a bien vu que c'est Holmes qui a fait le coup. Devait être encore shooté, à mon avis, ce sacré Rosbif !
- Je ne comprends pas pourquoi ce gars détestait tant les zoologues ! s’étonna Wenceslas Vorobeïtchik.
- Moi c’est les archéologues, avoua Miss Marple.
- Et moi c’est les prologues ! plaisanta Ferdinand Flure.

***

DDS 

271 train

Le train s’arrêta. La jeune fille au pantalon vert éteignit sa tablette. Sa voisine lui demanda :

- C’était quoi, le nibouque que tu lisais ?
- C’était une Krapoverie !
- En html ?
- Ouais, il a pas eu le temps de faire des Acrobaties autour de sa daube, cette semaine ! Ni de faire intervenir Arthur le fantôme justicier pour faire disparaître le corps de la victime, ni de chanter « Arthur où t’as mis le corps ».
- Ah ben tu t’es fait voler alors, côté multimédia !
- Ouais ! Je vais me remettre au livre en papier ! Et toi tu lisais quoi ?
- J’peux pas t’le dire ! Des trucs salaces !
- J’ai d’viné ! Vargas-sur-Sarthe !

 DDS 271 

Sherlock 2

23 novembre 2013

Les âges de la vie (Célestine)

Cé

 

Baby sitter

Allez, dodo, petit gouzi gouzi , papa et maman vont bientôt rentrer, enfin, s’ils se souviennent qu’ils m’ont payée pour supporter tes vagissements, changer tes couches dégoûtantes, et éponger ton vomi sur la lampe de chevet…parce que là, quand même, ils exagèrent,  je vais leur faire le tarif de nuit, non mais qu’est-ce qu’ils foutent ? Ah enfin, j’entends marcher, ça doit être eux !

***

Terreurs nocturnes

 

Maman !!! laisse la lumière allumée, j’ai peur. Maman, pourquoi t’es pas là ? Maman ? C’est toi qui marche dehors ? Maman, t’es sûre que t’as bien fermé la porte ? J'entends des bruits bizarres! Reviens maman, s’il te plaît…Mamaaaaan ! J’ai peuuuurrr !!

-(Bon sang, ce gosse regarde trop la télé)...Tais toi et dors!!!

***

Lendemain de teuf

 

Wow !!Chuis déchiré, grave ! Chais pas pourquoi j’ai bu  hier soir, oh la la j’ai un mal de crâne…Il est pas tard !à peine quatorze heures trente du mat ! J’vais dormir encore une heure ou deux…J’entends marcher dehors, ça c’est ma daronne, elle va encore me dire que j’ai le bac à la fin du mois, et que chuis un feignant…Grounf ! J’ai mal à la tête et cette lampe qui m’explose les yeux, il est où l’interrupteur , VDM !

***

Agence immobilière

Vous allez vous plaire, dans cette maison, monsieur, madame, c'est moi qui vous le dis !

-Oh, regarde chéri, ici, là, nous ferons le salon, nous mettrons le canapé, la petite lampe rose, on va être bien…-Oui, l’endroit est très calme, remarquablement bien placé! Vous n’entendrez pas un chat marcher dehors à partir de huit heures du soir. Il vous suffira de bien fermer les doubles vitrages !

 ***

Cinq à sept

-Alors, heureuse ?

-Oh oui, bien sûr, mais tu dois partir maintenant, mon amour. Il est tard…

-Attends, encore un peu, laisse-moi te regarder, tu es si belle à la lueur de la lampe…

-Ciel, tu n’entends rien ? Oh mon dieu, des pas dans le jardin…Vite, sauve-toi, c’est lui, j’aperçois son Audi derrière les volets clos, il a un revolver, méfie-toi !

 

***

Absence

J'entends marcher dehors. Tout est clos. Il est tard. Ma lampe seule veille... je ne sais pas si j’aurai la force de tendre le bras pour éteindre la lampe…de toutes façons, personne ne vient jamais  me voir…Tiens la porte s’ouvre. Bonjour Madame !

-Mais papa, c’est moi, Madeleine, ta fille…

19 octobre 2013

Vincent Carrière, berger urbain. La pub. (MCL)

Une petite explication préalable : cette pub prise toute seule ne présente aucun intérêt. En fait, elle est censée illustrer une histoire (qu’il aurait fallu lire avant, mais c’est raté... ;-)  ) écrite pour un autre défi :   http://moncafelecture.wordpress.com/2013/10/18/le-camion-de-vincent-carriere/

MCL

 

Vous n’avez pas le temps de tondre votre pelouse ? Vous ne savez plus comment faire face à toute cette herbe qui envahit votre pré ?

Et si quelqu’un s’en occupait à votre place,  sans que vous ayez à débourser le moindre centime ?

Faites appel à Vincent Carrière, berger urbain.

Modalités :

- dépôt à votre domicile d’une ou plusieurs brebis à 7 heures le matin et récupération de l’animal le soir à 17 heures (prêt d’une brebis par hectare d’herbe à  brouter).

- possibilité d’acheter du fromage de brebis à un prix préférentiel (moins 15 % du prix habituel).

Pour tout renseignement, appelez-moi au 06 12 34 56 78.

 

19 octobre 2013

PUB en images (MAP)

Non, Mesdames et Messieurs je ne veux pas  vous mener en bateau

Les 3 bateaux

ni même vous rendre complètement marteau

Marteau et enclume

pas plus que vous faire croire à l'existence des bottes de 7 lieues ...

Bottes rouges

Non, non  ! 

Mais sachez que pour un prix défiant toute concurrence

 

Prix défiant toute concurrence

vous pourrez passer un magnifique week-end  dans un cadre exceptionnel :

 

Château

J'ai bien dit : le château de la célèbre Comtesse Bellismina

dont le sourire a inspiré plus d'un peintre !!!

 

Comtesse

Pas d'hésitation !

Vous ne le regretterez pas, j'en suis sûr ... sinon ...

..........................................................

je mange mon chapeau !!!

 

 Chapeau

..................................

...................

.......... 

Bon week-end

 

16 novembre 2013

Yannick Noix ? (Joe Krapov)

DDS 

272 noix

23 lignes pour dire ce qu’il y a à l’intérieur d’une noix ? Mais on me demande l’impossible, là ! Et ce n’est pas parce qu’à la ligne 3, ayant répondu « un cerneau », je poserai un point final et mon stylo, loin de là !

C’est plutôt qu’à jouer sur les mots, ou avec eux ou même ici avec leurs lettres on risque d’aller se planter bien plus loin que sous le noyer !

Car dans NOIX il y a ION, ce petit truc dont je ne sais rien mais qui intéressa tellement Etienne Klein, le physicien de France-Culture, qu’il en fit sa professION et nous régale d’anagrammes si bien troussées que je ne rate plus jamais la conneXION sur sa chronique du jeudi matin.

En parlant de trousser, il y a un X dans NOIX et c’est l’occasion d’évoquer Marcel Stroskane, un personnage de fiction qui se fait des films X dans sa tête. L’outil dressé droit comme un I en permanence, les deux NOIX pleines comme des O de spermatozOÏdes prêts à hurler Banzaï, scout toujours prêt pour le cOÏt, il est aussi nul que neuneu mais pas aussi nuirisible que son modèle dans le réel qui chercha des NOIses à la NOIre Nafissatou. Marcel préfère Sophie Tell, la fille au gars Guillaume qui sous l'arbre halète.

DDS 272 Argus

Il y a aussi dans la NOIX la vache la plus connue de la mythologie et des cruciverbistes. En un mot et en deux lettres, c’est IO qui nous fait penser à Argus, un type qui avait cent yeux tout autour de la tête mais qu’Hermès parvint à endormir pour lui subtiliser la génisse à lui confiée par Héra pour la rendre à Zeus. Pour le punir Héra lui vola ses yeux afin d’en parer la queue du paon et en plus elle lui supprima son bonnet rouge, sa carte professionnelle de bouvier et sa subvention de Politique Agricole Commune, d’où l’expression « PAC ôtée à l’Argus » (je vous l’avais bien dit qu’on s’en éloignerait, du noyer ).

neil-
young-vs-neil-old

Enfin dans NOIX il y a INOX, abréviation sans doute aucun d’INOXydable et je ne connais pas plus INOXydable que ce vieux Young, l’uncle Neil qui chante que la rouille ne dort jamais, que cette nuit (NOX en latin) c’est la nuit et qu’il vaut mieux brûler d’un seul coup que de se délaver. Je ne comprends pas trop cette philosophie à la noix parce que brûlé ou délavé, ton jean est foutu ! Encore que maintenant, on les porte déchirés. Avant on était entourés de locdus, maintenant on est cernés par des loqueteux !

DDS 272 Xoxo

 

Et puis dans sa coquille de NOIX, dans son bateau d’amour, il y a aussi XOXO qui écrit sur les murs qu’elle aime son Max un max !

 


Avant que je n’atteigne ou ne dépasse la 23e ligne, qu’il me soit permis de mentionner, plutôt que la chanson de Charles Trénet, le sketch de Chanson Plus Bifluorée car pour ma part je ne peux jamais entendre parler de noix sans fredonner « Casser la (les ?) noix » sur un air de Patrick Bruel ni penser à Marie-Hélène Arotine, au stage folk, aux tables de la MJC, au dulcimer, au grand-père de Bernard Lavilliers et aux châtaignes bouillies dans les narines !
 

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Le défi du samedi
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