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Le défi du samedi
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7 juin 2014

Tour de force d'une musarde (JAK)

 

defi 300 la boutique magique

 

Tour de force d’une musarde

 

Chouette aujourd’hui, c’est du boulevard sur Sam’ défi

Le magasin là bas au bout de l’avenue nous offre d’office le texte de notre billet.

 C’est consigné en gros sur sa vitrine...

On y fait une cure  de magie et ca dans tous les styles.

On aide les débutants  avec du matériel ad hoc.

Même les amateurs y sont sollicités

Alors je ne parle pas de tous les passionnés.

Quand aux professionnels qu’ils aillent voir ailleurs.

 Ici c’est la boutique des mages- bricoleurs

 Qu’on les laisse en paix escamoter, charmer, illusionner

 En qu’en un  tour de passe-passe  d’mél magique,

 La consigne 302 vous apparaisse ici.

                                                                 J@cadi’scourt

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28 juin 2014

Le Prince du Loch (Célestine)

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-Hola ! Myrmidon, comment céans pénètre-t-on?

-Il vous faudra, messire,  semer trois poils de mandragore dans le calice de cette fleur de pourpier, tout en récitant le Kâma-Sûtra à l’envers. Qui cherchez-vous ?

-Je cherche, vile fourmi, Nessie, prince du Loch et des landes désolées.

- D’abord la fleur de pourpier…

- Voilà qui est fait. Me donneras-tu la clé ?

- Et le Kâma-Sûtra ?

-Si fait, et à l’envers, comme demandé. Puis-je, chétif insecte, excrément délétère ?

-Entrez, messire, dans le palais improbable des créatures. Prenez garde aux colimaçons !

-Je connus en Chine il y a longtemps des ouvriers bâtisseurs de maisons, des  coolies maçons… Sont-ce ceux-là ?

-Nenni, ceux-là sont pis que des méduses et des scorpions. Ils vous emporteraient sur le Styx en un instant…

-Le Styx…n’est-ce point là que Cerbère jadis…

-Le pauvre vieux cabot, hélas,  n’est guère plus bon à rien, il vend des cartouches de tabac au rabais à la frontière des Pyrénées…

 

-Hola ! Aimable  reptile, je cherche Nessie, prince du Loch et des terres désolées. Me diras-tu où le trouver?

-Je suis l’Hydre de Berne, monstre financier multinational aux bourses pleines. Je me nourris de stokopcheunn… Poursuis ton chemin, étranger, il est trop tôt, je préfère les princes du cas tard !

 

Hola ! Etrange cheval volant et nauséabond, connais-tu Nessie, Prince du Loch et des friches ventées ?

-Mon nom est Pet-Gaz de Schiste, je fais des prospections aériennes pour le compte de Total Pétro Léhomme Limited. Et je n’ai point aperçu dans mon radar celui que tu cherches.

 

Hola, bizarre volatile, connais-tu Nessie, Prince du Loch et des nuées embrumées ?

-je suis la Fée Nixe Dézotte Decébois, et je vends des maisons en carton, les fameuses maisons Fée Nixe. Désolée, je n’ai pas de client de ce nom dans mon listing de mailings.

 

-Hola, Etrange et visqueuse chose, connais-tu bien Nessie, Prince du Loch et des torrents pollués?

-Non, je retourne dans ma Lozère,  je tiens une salle à Mende, et n'ai point temps à rêvasser. Je risque une sale amende!

 

-Hola, homme-tronc sans tort, infâme bovidé, qui me dira où se cache Nessie, Prince du Loch et des chemins empierrés ?

-Je suis Centaure et sans reproche, en effet, et ne connais que les routes bien goudronnées, car j’organise des stages de conduite et de sécurité routière. Avez-vous votre permis ?

 

Mais enfin, bande d’Hippocaméléphantocamélos, salamandres, licornes et poils de chameau ! Personne ici ne connaît donc Nessie, Prince du loch et des  forêts entourbées ?

-Si fait, l’ami ! Moi je le connais !

-Ah ! Enfin ! Mais qui es-tu donc, impressionnant géant ?

-Je suis Atlas  Desmeublescanapéssalons, frère d’Axis Desassurances Dumêmenom.

 Jadis, au jardin d’Olympe, je trouvai dans ma salade un gros vers blanc, qui se coinça dans ma molaire. Dégoûté, je le crachai dans une flaque que les humains appelaient Ness. Ils en firent tout un pataquès.

-Tu m’en vois tout ébaubi ! Le Prince du Loch ? Un ver ? Un misérable asticot ?

-Eh oui, l’ami, Shakespeare lui seul le savait : il en a écrit une pièce.

- Et quelle est-elle, pédant colosse ?

-Eh bien parbleu…« Beaucoup de bruit pour rien ! »

26 juillet 2014

Participation de JAK

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Comme je me suis  de nouveau fourvoyée  dans mon choix pour me déplacer pendant  mes vacances, J’en conclus qu’après cette longue année laborieuse, j’ai en définitif plus besoin de relaxation que de voyages aux plus ou moins longs cours.

Je prends le parti de réintégrer  mes pénates pour mettre en pratique  d’interminables  siestes dans mon transat près du bassin  rayonnant de nénuphars épanouis (un « MONET- Nymphéas » réelle),

 

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   L’esprit  bercé  par le murmure de la source et le croâ  affectueux  de ma grenouille paresseuse.

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Mais Le Destin en avait décidé autrement.

 

Arrivée dans mon ‘Chez Moi ‘ (By RER poussif) j’ai trouvé une carte postale   de mon amie et colocataire J L L  qui me suppliait de venir à son secours.

En quelques mots écrits à la hâte elle m’annonçait qu’elle était en ‘panne sèche’ car dans une descente vertigineuse et caillouteuse elle avait perdu son sac  à dos, elle n’avait plus de monnaie-papiers – CB, et son Vtt   était en pièces détachées.

Elle avait trouvé refuge à l’enseigne de la carte postale, me disait-elle.

 Je fulminais, en moi même :-« panne sèche !, un comble pour un véhicule  sans carburant !

 J’étais furieuse, car  malgré mes (toujours bons) conseils, Il y a une semaine elle avait eu la savante idée de partir seule,  faire une  randonnée VTT  dans la Région Lorraine, réputée pour de fameux sentiers, le rêve des  deux roues sans moteur.

Et,  le hic, sa carte non oblitérée par le postier (c’est les vacances, les coups de tampons laborieux, souvent absents sur les  missives) ne mentionnait pas la ville  de l’envoi. ???

 

Il m’a fallut surfer sur internet- (entre deux achats aux Trois Suisses).

J’ai  enfin réussi à identifier  l’endroit, grâce a une amie sam’défiante as photographe.

C’était à Nancy que ma J L L avait trouvé refuge !

Un atelier de réparation pour vélo dans la Grand-rue…. J’ai supposé qu’ils faisaient chambre d’hôtes ?

Adieu mon hamac, je me dévouais - mon bon cœur me perdra-  et je cogitais comment la rejoindre.

Comme je ne voulais pas gâcher complètement mes vacances, je n’avais pas envie  de faire la route seule cette fois.

J’ai prié mon tendre tourtereau (qui ronronnait au soleil) de venir avec moi, et bien équipés, pour rester dans le style, c’est à  vélocipède, que nous sommes partis à sa rescousse

Cependant, 

 

Elle nous attendra bien un peu, le patron à l’air sympa, la ville belle à visiter,

Le temps que l’on arrive ….

 

 

 Capture

 Vu sur pinterest

 

 

N’empêche que mes vacances  cette année s’annoncent laborieuses et la semaine prochaine je ne demande ce que le sort va encore me réserver.

Ne me conseillez pas des barbituriques pour dormir de lundi à samedi, j’ai malgré tous ces déboires, encore plein de projets

A plus  les amis

Jak békas’in

 

26 juillet 2014

Chez Jojo par bongopinot

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Je vois au loin une vielle et belle enseigne

Indiquant un endroit ou l'on répare les vélos

On peux y voir aussi, des bicyclettes anciennes

Le réparateur est un passionné qui se nomme JOJO

 

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Je découvre à ma grande surprise la draisienne

Un vélo tout en bois qui roulait grâce à l'action des pieds

avec une poutre reliant deux roues, une machine saine

Qui permettait d'avancer plus vite et de moins se fatiguer

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Et sur ma gauche j'aperçois un vélo un peu fou

Une énorme roue devant et une petite derrière

un siège sur le dessus de la grande roue

Au milleu de celle-ci des pédales légères

 

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Et je regarde les photos du premier tour de France,

Juillet 1903 les cyclistes sur leur petite reine

Ce tour est toujours populaire quelle chance

Car il fait découvrir de beaux paysages, des vues aériennes. 

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Voilà grâce à ce Monsieur féru de bicyclettes

j'ai passé un bon moment convivial

Et ce soir je profiterai de la guinguette

Pour finir ce doux week-end jovial

 

19 juillet 2014

La fête du cheval par bongopinot

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J’arrive dans un village western,

Où les chevaux sont à l’honneur,

Où, tout y est si harmonieux

Un endroit nouveau et moderne.

 

Ici ! Comme des fanions

Sont exposés des fers à cheval.

Et là ! Une foule digne d’un carnaval

Venue admirer de jolis canassons.

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Et dans un nuage de poussière

Une course a commencé

Et des chevaux aillés

S’envolent au dessus de la rivière 

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Puissant chevaux de trait

Ou bien beau pur-sang

Le tout sans faux semblant

Nous offre un beau moment de paix.

 

De ces endroits inoubliables

Je garde un petit sourire aux lèvres

Et des photos posées dans un livre

Pour me rappeler ces jours incomparables 

 

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19 juillet 2014

Carte postale n°2 (JAK)

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La cheville encore sensible, je garde  un mauvais souvenir de mon premier séjour de vacances. Bien sur la Suisse n’y est pour rien, mais j’ai décidé de m’éloigner de ses cimes infranchissables pour moi désormais.

 Cette semaine j’ai résolu de descendre dans le Sud. Mais cette période pré-aoutienne, n ‘est pas très propice aux cheminements automobiles sur les routes de France, quelques nombre de chevaux qu’on ait sous le capot.

J’opte  pour un autre moyen de locomotion.

Une chance, en surfant sur la toile, je trouve la façon idéale.

Et me voici  suivant les berges d’un canal, bien installée  sur une pimpante péniche, halée par une jument, au son charmant de sa sonnaille.

Le rêve, bucolique et reposant.

Mais je ne suis pas au bout de mes  revers.

A l’auberge de la première étape, dans une atmosphère agréable je savoure quelques produits régionaux tout en dégustant un Saint-Chinian fameux. Mon regard erre sur la rive, un peu embué par l’alcool et cette journée somme tout assez longue, quand je vois un bel étalon s’approcher de notre jument  haleuse.

Le marinier qui nous pilote, probablement assoiffé lui aussi, a reporté le moment de détacher l’animal. 

Et celle-ci, une belle rétive, effrayée par les approches de l’étalon, tire sur sa corde et part au galop dans une pente douce … Notre péniche suit et tous, badauds, nous ne savons que faire, sinon crier et alerter l’escorteur qui stationne au bar.

Mais trop tard, notre confortable péniche « atterrit » sur la berge d’en face, elle est pliée en deux.

Il va  me falloir  trouver un moyen plus sur pour me déplacer pour la semaine prochaine !

Je vais malgré tout chercher une carte à vous envoyer, ici, le choix n’est pas vaste, mais je choisis celle ci en espérant qu’elle vous portera  du bonheur.

 

 

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Souhait double-jeu car je pense à ma suite et espère en bénéficier aussi !

Allez Tchao à bientôt amis défiants.

 

12 juillet 2014

Le point culminant du jour (KatyL)

Le point culminant du jour

 

Cet été là j’étais en vacances en Ardèche, non pas dans cette partie très touristique et tant visitée, mais sur les hauts  plateaux où coulaient  des rivières sauvages, et des villages avec peu d’habitants.

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J’étais adepte de randonnées montagnardes et quelques jours auparavant avec le cousin Gilbert facteur à ALBON qui connaissait tous les sentiers ainsi que d’autres amis, nous avions décidé d’aller marcher du côté d’ANTRAIGUES-SUR-VOLANE, petit village perché et bien typique, ce qui nous faisait environ 32 km à pied en passant par des sentiers escarpés et bien pentus.

Nous devions arriver à bon port dans l’après-midi, et pour le retour l’oncle Emile reprendrait tout le monde en camionnette vers 18h devant la fontaine du village.

Nous étions partis tôt le matin à la fraîche sacs à dos avec ravitaillement pour le midi, bien chaussés.

 L’air sentait bon les herbes, des oiseaux s’envolaient à notre passage  dans un bruissement d’ailes, le soleil perçait les feuillages.

J’emportais toujours mes petits carnets car je dessinais pendant les haltes et je notais mes impressions tout le long des trajets, munie de mon appareil photo en bandoulière.

La marche fut assez longue et difficile, parfois périlleuse à cause des pentes à gravir, et la chaleur de l’été se faisait bien sentir au fur et à mesure de notre marche, heureusement je m’étais protégée du soleil par une bonne couche de crème et un bob sur la tête ! 

Les petits arrêts  le long du parcours permettaient de respirer et de profiter des paysages splendides dont je m’extasiais sans modération !

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En ces instants de répit, je notais tout ce que je voyais et je croquais vite fait une fleur, un ruisseau, un arbre, une charrette, au détour de mes découvertes ….Et, quelques phrases poétiques venaient ponctuer mes impressions.

**********************************

Arrivés à ANTRAIGUES vers 14h , les garçons prirent tout de suite la direction du bistrot pour s’en jeter une (bière) dirent-ils en chœur,  me laissant la seule femme du groupe aller sur un banc du village à l’ombre des platanes boire l’eau de ma gourde et prendre des notes.

Arrivée à la hauteur du banc je vis un Monsieur déjà assis bien tranquille qui me regardait, je le reconnus tout de suite c’était le chanteur tant aimé par moi J. F. mon sang ne fit qu’un tour ! Mince alors moi qui ne pensais même pas l’apercevoir, voilà que je m’asseyais à côté de lui en lui demandant :

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-« Bonjour puis-je m’asseoir ici, si je ne vous dérange pas ? Peut-être attendez-vous quelqu’un ?»

-« Oui j’attends un ami pour jouer aux boules mais il ne sera pas là avant 15h nous avons le temps de faire connaissance me dit-il avec son regard charmeur.  Vous êtes randonneuse à ce que je vois, vous venez d’où ? »

-« D’ALBON où je suis en vacances, mais suis Parisienne le reste du temps, vous pensez bien que ces balades dans vos montagnes me font le plus grand bien, et j’en profite pour noter dans des carnets, ce que je vois. »

« Ah c’est TRES  bien ça ! Quel est votre prénom ? »

-« Katy »

-«  Voudriez-vous me montrer ce que vous avez déjà fait ? »

Je sortis mes deux carnets contenant dessins, impressions et poésies et je les lui montrai comme s’il s’agissait d’un vieil ami.

Il fut très attentif et me complimenta pour les dessins, surtout ceux avec les charrettes de foin, de fleurs et autres que j’avais dessinées le long de mes périples.

ka04Il regarda les poèmes en souriant gentiment ou hochant de la tête, il semblait absorbé, je ne disais rien savourant cet IMMENSE privilège d’être à côté d’un tel Homme ne serait-ce qu’une heure de ma vie et de parler de moi avec lui ! Impensable le matin même.

- « Vous dessinez très bien, et vos poèmes sont très doux, emplis de contemplation, ils sont le fruit de vos observations, vous devriez continuer de faire cela, moi j’ai toujours écrit aussi pour moi, je ne me contente pas de chanter les textes de grands auteurs, mais dites-moi Katy que faites-vous dans la vie ? »

- «  Je suis secrétaire, mais je rêve de peindre et d’avoir un atelier de peinture, je suis allée aux Beaux-Arts et je pensais en faire mon métier mais hélas il faut travailler pour se nourrir, la vie d’artiste ne remplit pas les assiettes »

Il rit de bon cœur me regarda droit dans les yeux, fouilla mon âme, je me sentis frissonner jusqu’aux racines de mes ancêtres.

- «  Si vous avez vraiment envie de réaliser cela, faites-le !  La vie est très courte, il faut vivre ses passions le plus possible, dire et faire ce que vous sentez, je vous encourage à la vue de vos carnets à continuer, croyez-moi »

- «  Mais vous savez bien que dans ce monde sans « connaissances » nous restons des anonymes avec pour certains pourtant beaucoup de talent »

Il fit une pause avant de me répondre, les boulistes s’invectivaient avec grand bruit sur la place, mais il ne les voyait pas plongé dans une profonde réflexion.

Les gens me regardaient se demandant sans doute qui était cette jeune-femme en short et chaussures de rando un peu échevelée, avec ses deux grandes nattes blondes qui parlait avec «  LEUR J.F. ».

ka05Mais je n’en avais cure car je voulais vivre à fond cet instant sublime.

-« Oui vous avez raison, le monde est offert sur un plateau à certaines personnes, certains ont tout de même du talent, d’autres pas du tout et sont «reconnus et exposés»  à tort ! Le monde est ainsi fait, ne vous embarrassez pas de ces pensées qui vont vous empêcher de voler, allez de l’avant, vous trouverez le passage et les bonnes personnes, vous trouverez votre route, être connu n’est pas une fin en soi, ce qui compte c’est de remplir VOTRE vie avec ce qui vous tient le plus à cœur, ne serait-ce que pour vous, remplissez votre vie de beauté »

J’étais médusée, il me poussait à faire ce que personne dans ma propre famille et surtout pas mon père ne m’avait encouragée à faire bien au contraire ! Je voyais en cette rencontre inespérée un signe du destin,  les larmes me montèrent aux yeux tant j’étais émue, il le vit, posa sa main sur la mienne en signe bienveillant de réconfort.

- « Merci lui dis-je, je m’en souviendrai de cette rencontre croyez-moi, vous êtes si connu et vous prenez la peine de parler avec moi, puis-je vous embrasser dis-je spontanément ?»

- « Oui dit-il, bien que les gens du village vont cette fois-ci m’interroger ce soir sur qui vous étiez, et bien sûr me taquiner, mais oui sans souci »

Je l’embrassai donc sur la joue comme si j’allais en ce baiser y mettre toute la tendresse du monde et il me rendit mon baiser.

Son co-équipier pour la partie de boules arriva à cet instant précis et me sourit.

Je les regardai jouer aux boules  un bon quart d’heure lorsque mes copains de la marche arrivèrent dans mon dos !

- « Alors Katy tu ne t’es pas ennuyée sur ton banc, nous pas ! Nous avons bien ri avec les anciens du village, « une vraie » charrette ! » Et nous avons bu quelques bonnes bières, tu as tout raté ! »

- « Oh que non dis-je je viens de gravir des sommets inoubliables plus hauts que ceux que nous avons franchis cet été en haute Ardèche croyez-moi ! »

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12 juillet 2014

Ces lieux pittoresque par bongopinot

 

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Dans des lieux un peu pittoresques

Où j’aime à me balader

Et tout aussi bien rêver

j'admire sur mon parcours une fresque

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Je prends un peu de hauteur et m'éloigne

Pour admirer les bordures de toits

Décorés en fleurs de joie

Formant de petits carrés de campagne

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Ici des ardoises peintes

Là ! Une petite carriole ancienne

Attendant  ses petites rennes

Et le tout en demi-teinte

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Bordures de toits ou façade décorés

Sans besoin d’attendre Noël

Ont la douceur des aquarelles

Aux belles couleurs chamarrées

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Un soleil timide, éphémère

Illumine un chat en poterie

Et une belle petite sourie

Se tenant de belle manière

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Et dans ces patelins sans âge

Toutes ces façades en trompe l'oeil

C'est une veritable merveille

Et forme un très bel habillage

 

5 juillet 2014

Défi #306

Chers amis défiants voici revenu le temps des

 "Défis de l'été"

pour juillet et août

autrement dit pendant ces deux mois

une photo

vous sera présentée chaque semaine

afin qu'elle vous inspire

à votre guise ...

Voici la première :

 

Charrette fleurie sur le toit

En haut, toujours plus haut ! :-)

Nous attendons vos participations à

samedidefi@gmail.com

A tout bientôt

et bel été à vous !

 

 

17 mai 2014

Participation de Mamido

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Le ciel était clair lorsque j’ai décollé ce matin du petit aérodrome des Everglades où est basé mon Cessna 310 habituellement.

J’ai survolé un moment la mangrove. Le bruit de mes moteurs a dérangé des oiseaux qui se sont envolés dans de grands battements d’ailes, juste devant mon appareil. J’ai pu apercevoir un crocodile se faufiler furtivement dans l’eau saumâtre à la recherche de son petit-déjeuner. Lorsque j’ai relevé les yeux, face à moi, l’immensité de l’océan s’offrait à mon regard.

 

J’ai dirigé mon avion au-dessus de ce bleu d’azur qui se confondait avec l’horizon. Quitter la terre et le spectacle affligeant des comédies humaines qui s’y déroulaient. Larguer les amarres. Oublier la pesanteur et les obligations futiles de ma vie ratée.

 

Hier matin, elle m’a quitté. Sans espoir de retour.

Je lui avais pourtant tout donné : mon amour fou et ma fortune. Mais ça n’a pas suffi.

« L’amour ne s’achète pas, Morty. Tu ne peux pas me retenir, même dans une cage dorée. Il faut me laisser partir, il faut me libérer. » Alors, j’ai fait un pas de côté, j’ai ouvert la porte en grand, sans rien dire. Elle est passée devant moi, avec juste deux grosses valises. Elle laissait derrière elle des armoires pleines de vêtements griffés, des coffrets remplis à ras bord de bijoux précieux. Et mon cœur brisé. Sans aucun regret, semblait-il. Dehors, un taxi l’attendait. Destination inconnue. Je l’ai regardée s’en aller. Elle emmenait mes espoirs et mon amour en me laissant seul, au milieu de ma vie dévastée.

 

C’est pourquoi à présent, je vole plein Sud, vers le triangle des Bermudes. Sans espoir de retour, moi non plus.

Ce n’était pas prémédité. C’est lorsque j’ai entendu la voix affolée de Jane, là-bas dans la tour de contrôle de notre petit aérodrome.

« Allo Papa Tango Charlie, répondez, nous vous cherchons ! Apparemment vous avez dévié de votre plan de vol et vous vous dirigez plein Sud, vers le triangle des Bermudes. »

A ce moment-là, ce n’était de ma part qu’un instant d’inattention. Je noyais ma solitude dans le bleu de l’océan. Il aurait suffi d’une légère traction à gauche sur le manche à balai pour réintégrer mon chemin habituel.

Mais ce rappel angoissé de la tour de contrôle m’a fait prendre conscience qu’à terre, plus grand-chose ne me retenait. Alors, cette fois-ci, délibérément, j’ai gardé le cap au Sud, vers le triangle des Bermudes. Je suis décidé à voler jusqu’aux dernières limites des réservoirs de mon bimoteur, et advienne que pourra.

 

« Allo, Papa Tango Charlie, répondez, nous vous cherchons… »

Déjà, je les entends moins bien. Ma décision est prise. J’ai perdu celle que j’aimais, je sais qu’elle ne reviendra jamais. A quoi bon continuer cette vie de chien où je ne compte pour personne ?

Désormais, la radio est muette. Je ne capte plus rien. Plus de «Allo, Papa Tango Charlie » pour me faire changer d’avis. Les instruments sont tous déréglés, les commandes ne répondent plus. Je perds de l’altitude. Mais je m’en moque. Je ferme les yeux, je me laisse aller. Plus rien ne compte puisqu’elle m’a quitté.

 

« Allo, Papa Tango Charlie, vous êtes arrivé ! Dans la faille des désespérés, vous vous êtes glissé. De ce côté, je vous attendais. » J’ouvre les yeux sur le magnifique sourire de la plus belle femme que j’ai jamais rencontré. Elle prend ma main pour m’aider à descendre de l’avion. Elle m’attire vers elle pour m’embrasser. D’autres gens l’accompagnent. Ils m’entourent et m’accueillent avec des gestes bienveillants.

« Vous allez voir, tout va bien se passer. Vous allez vous plaire ici. Vous avez bien fait de vous diriger plein Sud, vers le triangle des Bermudes ! »

 

Rive de Gier, le 10 Mai 2014.

7 juin 2014

La marchande de BONHEUR (KatyL)

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J’adore ma boutique arrangée avec goût, on y trouve de tout, du bonheur en paillettes pour en jeter plein les yeux de ceux qui ont perdu cette étincelle au fond du regard, du plaisir à donner pour des nuits sans fin à des gens qui passent des nuits blanches à ruminer leurs défaites, des délices pour papilles qui ont trop fumé et qui ne savent plus la douceur des choses, des fleurs odoriférantes qui répandent un parfum si exceptionnel pour  ceux dont le nez a perdu toute sensibilité , des crèmes de jouvence au bleuet, des poudres à rendre un homme (avachi par des années de football à la télé) fou de sa femme au point qu’elle croira avoir à faire à Apollon lui-même descendu de l’Olympe pour la combler d’amour.

J’ai mis toutes ces poudres dans des flacons anciens aux couleurs si belles.

Ah ! j’en étais là dans mes pensées caressant mon chat noir, lorsqu’elle a ouvert la porte de ma boutique.

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Mademoiselle Barbara Zemotte n’était pas petite (comme son nom ne l’indique pas) mais juste dans la moyenne, presque laide, car mal fagotée jogging et gros baskets !! et la coiffure !! Une passe partout ! Et c’était bien là son drame, pensez donc dans une société où la beauté est critère à tous les coins de rues !

Elle entra timidement et me dit de sa voix cassée.

-« Bonjour Madame Vénus, je suis venue dans votre boutique de magie car il parait que vous connaissez tous les secrets du bonheur et que pour chaque cas vous trouvez la solution. »

-«  quel est votre souci majeur Barbara vous permettez que je vous prénomme Barbara depuis le temps que je vous vois passer devant ma boutique sans jamais en ouvrir la porte, j’ai demandé à notre voisin Tartan Pion qui vous étiez et il m’a tout dit de vous, alors que désirez-vous Barbara ? »

-« voilà, je voudrais être jolie, être désirée et être aimée par un homme qui ne me regarde pas et que j’aime en secret, que pouvez-vous faire pour moi ? »

-« tout mon enfant je peux tout si vous suivez mes conseils à la lettre, ici c’est un magasin de magie

Je suis magicienne et j’offre du Bonheur mais il faut le chercher ce bonheur ça ne vient pas tout seul »

-«  je suivrai tout ce que vous me direz dit-elle en reniflant dans un mouchoir déjà bien froissé ! »

-« asseyez-vous là, déjà vos cheveux il faut faire quelque chose, cette coiffure à la brosse avec une couleur grisaille ! On va commencer par la tête, avalez cette poudre de blond vénitien recueillie sur les toits de Venise avec un grand verre d’eau ! »

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Elle but et au bout de 5 mn ses cheveux se mirent à pousser dans un reflet de champ de blés en été c’en était un enchantement, du coup tout son visage se détendit et elle rajeunit de 10 ans !

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Barbara lui dit merci avec ses grands yeux tout embués de reconnaissance.

Maintenant passons à vos habits , elle alla fouiller dans une grande malle à trésors où elle avait des robes à couper le souffle du plus mufle et du plus imbécile d’homme qui ne veut rien voir, et elle étala une robe rose de taffetas avec des petites fleurs en ruban cousues au bord de l’ourlet avec une délicatesse digne d’une petite main de chez « DOIR », des chaussures à talons assortis, un jupon en tulle pour ébouriffer la tenue, des rubans dans les cheveux, Barbara était transformée.

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Mais ce n’était pas tout il fallait s’attaquer à l’état d’esprit il fallait qu’elle se voit belle, qu’elle y croie et surtout qu’elle sache émoustiller ce godelureau dont elle était amoureuse, d’ailleurs Vénus s’occuperait de ce Monsieur plus tard !

Elle lui versa au creux de l’épaule là ou des saillies si féminines ne peuvent que toucher le cœur des plus irréductibles, une lotion d’eau de violette de sa composition qui devait rendre Barbara enfin sûre d’elle, et faire succomber le nigaud.

Aussitôt la lotion coulante entre les seins charnus de Barbara elle sentit un frisson inconnu lui parcourir le ventre, sa tête se mit à lui raconter des choses que les oreilles chastes ne peuvent entendre sans en rougir de plaisir.

Vénus s’approcha et vit que ses lotions et ingrédients faisaient leur effet, les yeux de Barbara étaient devenus des paillettes et ses joues devinrent roses comme une corolle qui s’étire au jardin des amours, et dont les lèvres gonflèrent dans un frémissement divin qui reçoit le baiser.

-« bon ce n’est pas tout ma petite Barbara il va falloir que votre Monsieur au fait comment se prénomme-t-il ? Il me faut son prénom pour faire agir mes potions sur lui, avez-vous une photo de lui ?

-« oui la voici il s’appelle Achille ! »

Vénus prit la photo entre ses mains elle le trouvait bien falot et entreprit de faire un travail assez poussé sur cette image, elle émit quelques sons aigus et chanta la barcarole à l’envers histoire de réveiller le terne personnage qu’elle avait sous les yeux, et comme par magie la photographie renvoya un Achille sûr de lui souriant et bellâtre.

Barbara en était toute émue comme une jeune jouvencelle qui se rend au bal un samedi soir.

Vénus lui dit de mettre cette photo dans son corsage tout près de son cœur et de réciter en rentrant chez elle une poésie de Ronsard, puis elle donna à Barbara des gélules de sa composition contenant gingembre et ginseng,  paprika et poivre vert, et autres plantes dont elle avait le secret et qui devaient redonner vigueur à ce piètre amoureux, elle recommanda à Barbara d’aller le voir ce soir prétextant de lui demander un livre de Stephen KING et tandis qu’il la ferait entrer et lui demanderait si elle veut  boire un verre, de lui verser ces poudres dans le sien sans qu’il s’en aperçoive.

Ce qui fut dit fut fait.

Barbara maintenant déambule aux bras de son Adonis d’Achille qui fait le paon tout fier d’avoir cette donzelle si chaude et voluptueuse à son bras, étonné de ses propres prouesses !

Et ils coulèrent des nuits heureuses à rendre jaloux cupidon, et tous les siens, grâce à Melle Vénus et sa boutique de magie.

ka06

                                                     

Moralité : si vous voyez une boutique de magie ! ENTREZ et demandez la marchande de bonheur!!!

 

28 juin 2014

Incroyable !!! (MAP)

Quand la brume envahit le LOCH

 

1 -DSCF4129

d'étranges visions peuvent apparaître

aux promeneurs aventureux...

4 - Vision étranfe

L'atmosphère est propice aux hallucinations !

Des formes fantomatiques

glissent sur l'eau !

 

7 -Fantôme de Nessie

 

 Toute chose naturelle peut vous sembler effrayante,

même de simples racines ...

3 - Racines

L'imagination travaille, le pêcheur solitaire

croit avoir ferré un monstre !

 

5 - Cousin de Nessie 2

Tandis que la gentille NESSIE

-que j'ai eu l'insigne honneur

de pouvoir photographier-

 s'amuse tranquillement

à faire des bulles !

6 - Nessie Vision

Elle est très joueuse !!!

Hi,hi,hi !!!

Incroyable n'est-il pas !!!

 

28 juin 2014

Jolie demoiselle par bongopinot

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Jolie demoiselle
Dans ton lac d'eau douce
Tu donnes de tes nouvelles
De ta vie en Écosse

Au fond de l'eau si bleue
Ta silhouette serpent de mer
Se rapproche de mes yeux
Ma vie est moins amère

Tu prends le temps de vivre
Tu sors peut-être d'un rêve
Je te regarde me sourire
Image fugace et brève

Ma toute belle Nessie
Tu es un phénomène
Dans ton coin sans bruit
Sur l'eau tu te promènes

Une Jolie mademoiselle
Une belle qui s’apprête 
Ça te donne des ailes
Dans ce lac de paillettes

Tu te caches entre deux eaux
Ton lac t'entoure d'un voile
Te protégeant tel un manteau
Formant une superbe toile

De mes douces nuits d'ivresse
Mon monstre du loch Ness
A l'éternelle jeunesse
Me suivra dans ma vieillesse

 

21 juin 2014

Charing-Cross (Célestine)

 

Cé01

 

Il courait comme un fou à perdre haleine sur les dalles noires et blanches du sol de la gare. Il jouait sur ce damier géant son dernier joker, tel un roi déchu de sa tour. Et les voyageurs semblaient devant lui comme des pions innombrables freinant sa route.

« Bataille perdue ! Echec et mat ! » Répétaient les haut-parleurs de  Charing-Cross.

Au jeu de l’amour et du hasard, il lui semblait pourtant qu’il n’avait pas encore joué sa dernière carte, ni dit son dernier mot. Il lui fallait la rattraper avant que le train de la vie ne l’emportât à jamais.

Alice ! cria-t-il en croyant apercevoir sa chevelure brune sur un duffle-coat rouge sang. Pardonne-moi!

Un gigantesque lapin blanc tenait dans ses pattes l’horloge monumentale de la gare. Ses dents énormes lui faisaient un rictus ignominieux.

 Et la vapeur de la locomotive commençait à envahir le plateau de jeu, de son panache cotonneux. Les silhouettes paraissaient moins nettes. Tout se fondait dans une brume de silence et d’angoisse.

Alice, je t’aime ! hurla-t-il, bousculant sur le quai un nain jaune qui le menaça de son poing, les fesses aplaties dans la neige molle de novembre.

 Mais aucun son ne sortit plus de sa gorge étranglée.

Tous ces personnages ricanant, grimaçants, n’étaient que des quilles sans importance sur la piste d’un bowling dérisoire. Pourtant il avait l'impression de comparaître devant ses juges. Le train s’ébranla. Le rideau de fer de la boutique « La Dame de Pique » retomba lourdement avec un fracas de tonnerre dans son cœur lacéré.

Midi sonna, il trébucha. 

Alice…

Il regarda longuement le long monstre d’acier qui emportait sa reine.

Et s’offrit à ses dents de métal hurlant, dans un long cri silencieux.

21 juin 2014

Mes vieux souvenirs de Jeu par bongopinot

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Mes vieux souvenirs de jeu

Me reviennent peu à peu

On pouvait jouer tous les JEU-dis

Se réunir avec jacques a dit

 

Une balle aux prisonniers

Où l'on est jamais enfermé

De petits chevaux

Jeté de dé, petit saut

Colin Maillard

Où l'on est dans le brouillard

Un Jeu de sept familles

Ravissant garçons et filles

Lego et construction

Éveillant l'imagination

Mon jeu de solitaire

Qui ne me semblait pas austère

De jolies oies tournant en rond

Nous faisant faire des bonds

Dominos alignés en rang

Souvenir de grand-parents

Jeu de chat perché

Sur les arbres nous grimpions pour gagner

Cluédo mais qui a tué le docteur Lenoir

Avec quelle arme et dans quelle pièce du manoir

Monopoly et ses opérations immobilières

Où l'on faisait fortune en ruinant nos concurrents de belle manière

Et mon préféré le nain jaune et son tableau

Jeu de hasard raisonné et un jeton sur le dix de carreau

 

Mes vieux souvenirs de jeu

Me sont revenus pour ce défi bien heureux

J'aimais bien mes JEU-dis

Et maintenant j'aime les défis du Samedi

 

14 juin 2014

Non mais... (Rose)

J'aime le vent.
Le vent glacial qui te coupe les membres
Et le vent chaud qui te caresse l'intimité.
Comme une caresse d'amant dans le cou.
Un baiser rapide sur le sein.
La robe qui se soulève et le vent qui glisse,
Les cheveux en bataille.
J'aime le soleil aussi et la pluie.
J'aime quand il m'aveugle.
J'aime quand elle me brouille la vue.
Qu'elle tombe en grosses gouttes.
Plus jeune, j'allais sous la pluie.
C'était drôle.
Tout le monde se cachait sous son parapluie.
Et mes cheveux me collaient à la figure.
Ils avaient bon goûts.
J'aime aussi les oiseaux qui chantent à quatre heures du matin.
J'aime le chocolat qui brûle les lèvres et la langue
Qui me fait regretter d'être gourmande
A chaque fois je me dis que je le mérite.
Je n'avais qu'à souffler avant.
J'aime pleurer aussi.
Tous mes soucis coulent hors de mon coeur.
J'aime quand je me réveille.
Que mes pieds se frottent contre les draps.
Qu'ils sentent un coup le tissu frais,
Un coup le tissu chauffé par le soleil.

Sans titre-7

24 mai 2014

Défi #300

Pour ce 300ème Défi

 

Feu d'artfifce

 

voici les quatre premiers vers du poème de

Luc Bérimont : "La nuit d'aube" :

 

"Une rose a percé la pierre de la neige

Une rose a percé la pierre de l'hiver

Galopez dans le ciel, chevaux blancs des cortèges

Une rose a percé la pierre de la neige"

.....

A vous  de poursuivre

ou d'inclure ces vers dans un texte

à votre gré. 

 

Une rose

A tout bientôt à

samedidefi@gmail.com

24 mai 2014

Participation de Venise

Elle prit ma main et énonça avec une voix suave au timbre haut

Mon avenir que je pensais brillant !!

Ta vie sera courte dit elle mais consoles toi elle sera la tienne !!

Un nuage sombre passa sur mon visage.

Ta main est frappée de quatre lettres

MISÈRE, MALARIA, SUEUR SANG.

Il ya aussi un télégramme qui brule dans ta main

Il est plus volumineux qu’un soleil

Il éclaire toute la vallée.

C’est ton grand père qui vient de mourir à VERDUN..

J’entends mon cœur qui bat la chamade.

Elle soulève soudain tous mes doigts en criant à qui veut l’entendre.

Voyez !! elle a encore tous ses doigts.

Laisses tes illusions au vestiaire ma belle

Elle m’a prise pour qui cette bougresse qui cherche à me conduire au bord de la fosse ?

Ce qu’elle n’a point vu venir c’est ma main dans sa figure !!!

ve01

7 juin 2014

Participation de Venise

La porte de la boutique était restée entr’ouverte.

Madame CHANTECOEUR dormait sur le comptoir

Il  y avait dans ce commerce de nombreuses bêtes sauvages empaillées

Dauphins, loutre, héron, renards, vipères

Et cette arche me réservait à chaque fois milles surprises

Je subtilisais le pouvoir magique des animaux captifs pour réenchanter le monde des hommes.

Je commençais  par y voir comme eux la nuit et m’insinuais dans leurs  rêves comme une goutte de mercure.

Je filais comme une indienne sur les flots du haut Orénoque  et remontais la pirogue jusqu’aux paupières des hommes.

A chaque battement de cœur  j’insufflais de nouvelles envies  de vivre.

Pour ne pas oublier la sottise qui habite l’âme des hommes je punaisais au dessus de leur lit

L’âne culotte.ve01

A la chandelle clandestine de leur chambre je me mettais à lire à haute voix des immenses lectures de jack London

Je les invitais grâce à mon invisibilité à ouvrir l’œil sur les nuages à dresser l’oreille,

À froncer le nez comme un lapin, à prendre au plus court à ne rien perdre des cambrures des femmes, de l’odeur du chèvrefeuille.

J’entretenais un commerce trouble et incessant avec quantité de gnomes, fées gobelins

Pour qu’ils puissent aller le cœur léger.

 

31 mai 2014

Spleen (Célestine)

 

Cé01

 

Une rose a percé la pierre de la neige

Une rose a percé la pierre de l'hiver

Galopez dans le ciel, chevaux blancs des cortèges

Une rose a percé la pierre de la neige

 

Une rose de vent en haut du Mont Saint Clair

A capté, fugitive, l’or du premier soleil

Sur la ville endormie dans ses troubles merveilles

Et dardé ses rayons sur mon cœur entr’ouvert

 

Alors j’irai m’asseoir au bout des crépuscules

Regarder le soleil s’effondrer dans la mer

Et les bateaux me paraîtront si minuscules

Du haut des Pierres Blanches où le ciel est si clair

 

Dans le port, les marins tutoieront les étoiles

Et l’ombre de Brassens enserrera mon cœur

Cependant que la nostalgie comme une voile

Bercera en mon âme une morne douceur

 

Et de l’Etang de Thau au bar de la Marine

De la Corniche en fleurs à ton blanc cimetière

Je trainerai partout un indicible spleen

La rose aura percé la pierre de l’hiver

 

Les blancs chevaux d’écume en leur mousseux cortège

Crieront comme les mouettes ce malheur fatal

Une rose a percé la pierre de la neige

De ses maudits piquants  sur le pont du canal

31 mai 2014

Participation de Mamido

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Une rose a percé la pierre de la neige. Puis elle a frappé à ma porte. C’était tôt ce matin. L’aube rosissait à peine la longue nuit de l’hiver. La robe en haillon de la pauvrette était raide et mouillée. Rien d’autre pour la protéger de la froidure qu’un capuchon de laine mitée sur ses cheveux givrés.

Une rose a percé la pierre de l’hiver. Ce matin. Malgré sa triste allure, je l’ai laissée entrer. Dans le ciel, chevaux blancs des cortèges lancés au triple galop, la bourrasque a bien tenté de s’engouffrer à sa suite. Mais je lui ai fermé la porte au nez. Hennissements et ruades, claquements de fouet ! De se sentir ainsi évincée, ivre de colère, elle a longtemps ébranlé les murs de ma chaumière. La demeure est solide, elle est restée dehors.

Une fois à l’abri, j’ai ôté à la rose son capuchon de laine et l’ai accompagné près du feu pétillant. Sous l’effet de la chaleur, effaçant peu à peu sa couronne de reine, le givre a quitté sa chevelure, fondant sur le parquet.

Ce matin, une rose a percé la pierre de la neige.

Ce matin, une rose a percé la pierre de mon cœur.

 

Rive de Gier, le 24 Mai 2014.

31 mai 2014

Naissance (MAP)

"Une rose a percé la pierre de la neige

Une rose a percé la pierre de l'hiver"

Bel espoir printanier, doux sourire esquissé

"Galopez dans le ciel, chevaux blancs des cortèges

Une rose a percé la pierre de la neige"

C'est toi mon tout petit dedans mes bras blotti

Mon printemps ébloui, mon ange, mon chéri

Petit bout de nez rose à fondre de douceur

Sur mon coeur tu reposes, te voilà tendre fleur !

 

Bébé

 

*

31 mai 2014

Participation de Venise

Une rose a percé la pierre de la neige ;

Et le vent du nord qu’on a laissé balayer la saison

A poussé nos nuits sans rien dire.

 

Une rose a percé la pierre de l’hiver

Pour se tenir afin incurvée quand les premières lueurs de l’aube viendront.

Galopez dans le ciel chevaux blancs des cortèges

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Pendant qu’on ira fièrement cueillir ces tiges de ronces  odorantes

Une rose percera la pierre de la neige

Et nous nous arriverons encore dans l’épaisseur des aiguilles du temps

À trouver notre rose de lumière fût-ce dans le bégaiement

 

17 mai 2014

Participation de Venise


Dans le triangle des Bermudes,
Il y a deux cabines téléphoniques publiques suspendues  à un fil
Qui répètent  inlassablement :
Dans l’éternité le temps n’existe pas.
Tu ressens à chaque fois une griffure de chat en bas des reins quand les cabines sonnent.
Le ciel devient alors aussi chauve qu’une lotion capillaire
Et tu peux entre voir SATAN lui-même déshabillant sa jeune épouse.
Il n’en finit pas de faire l’éloge de cette petite marre portative.
SEIGNEUR DIEU DOUX JÉSUS
Ma conscience s’efface !!!!! 

ve01

17 mai 2014

Le triangle des Bermudes (bongopinot)

Je ne veux plus, que cette vie m'empoisonne
Je rentre dans mon linceul ma camisole
Et que nul ne me raisonne
Je vous rassure ... Je ne suis pas folle

Je ne veux plus de cette existence si rude
De tous ces maux toutes ces querelles
Et pars à la recherche du triangle des Bermudes
Celui, qui me donnera le repos... Éternel

Et que personne ne me juge
Ma décision vous devez l'accepter
Car je cherche seulement un refuge
Et rien ! Non rien ! Je ne veux regretter

Je pars, un retour est-il  possible ?
Je ne sais pas et déjà je suis comme aspirée
Ce triangle pour moi ne peut être nuisible
Mes Bermudes je viens vous rencontrer

Que se passera t-il donc à mon arrivée
Je me lance plonge c'est mon destin
Ce triangle des Bermudes je veux y demeurer
Vous saurez tout de lui... Si un jour ... je reviens
 
Je descends comme dans un trou noir
Je sombre, mon infini, je tombe
Mes yeux se ferment dans le soir
Oublie tout, étourdie, je vole et... succombe.

Triangle des Bermudes

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