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Le défi du samedi
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18 janvier 2020

Le gateau d'anniversaire, (maryline18)

m18

Si comme moi vous êtes "formidable", n'attendez pas que tout le monde soit servi pour vous mettre à table. Poussez les convives malotrus qui prennent un peu trop leurs aises et prenez place au banquet de la vie. Humez, dévorez des yeux les mets bien présentés, attisez votre appétit puisqu'il y a encore tant à manger !

Si comme moi vous êtes "formidable", alors je vous invite à ma table. Prenez une chaise et racontez moi des histoires du temps passé, quand la gabelle tombait dans l'escarcelle du gabelou. Ne soyez pas avare de détails surtout et rions en levant nos verres à la vie. J'aime voir vos yeux rieurs et plein d'envies. Trinquons au printemps si proche et au retour des hirondelles.

Si comme moi vous êtes "formidable", je vous réserve pour le dessert, une part de gateau, celui de l'anniversaire de la future première année du temps qu'il nous reste. Dans un an nous rirons de nos peurs passées et des hésitations qui nous encourageaient au grignotage, qui pouvait parfois prendre des allures d'anorexie. Nous mordrons à pleines dents dans la pâte fondante du bonheur de vivre et la crème débordera sur nos lèvres.

Si comme moi vous êtes formidable, n'attendez pas que la paresse des uns révèle votre courage, ni que l'esprit calculateur des autres ne mette au grand jour votre générosité. Vous qui êtes libres de toute aliénation, ne laissez aucun manipulateur vous resservir un plat froid dépourvu de goût. Un repas forcé ne peut que se révéler indigeste, aussi frugal soit-il.

Vous qui êtes formidable, vivez, riez, chantez, parce que voyez vous le temps qu'il nous reste ne peut avoir que des saveurs encore inconnues et j'ai hâte de les découvrir, pas vous ?

S'il vous plait, ne cessez jamais de vous trouver formidable !

 

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19 octobre 2019

Je ne suis pas Baudelaire (Laura)


Même si j'ai cultivé parfois "Les fleurs du mal", que j'écris des "Petits poèmes en prose"
Et que j'ai éprouvé le "Spleen de Paris", je ne suis malheureusement pas Baudelaire
Notamment en ce qui concerne son éminence en qualité de critique d'art; je suis juste
Folle d'art, m'extasiant devant des artistes qu'il jugeait sévèrement comme Ingres
Auquel il reconnaît des qualités de portraitiste; il admire aussi son "charme bizarre."
Je ne suis pas Baudelaire et je ne sais que regarder et m'extasier devant le peinture
Troubadour d'Ingres lorsqu'il peint Raphael, son peintre favori, avec sa maitresse, La Fornarina [1].

l

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] https://www.louvre.fr/genese-d-une-histoire-d-amour%C2%A0-raphael-et-la-fornarina-d-ingres

21 septembre 2019

Têter le pitchoun (Walrus)

 

Quand j'habitais le rez-de-chaussée de l'immeuble, j'avais une vue directe sur le chemin traversant la propriété et donc sur Fanny qui y promenait son chien.

Bien que même par grand vent elle ne dévoilât pas ses fesses (et pour cause : elle portait des pantalons), je ne pouvais m'empêcher d'évoquer à chacun de ses passages l'expression redoutée de tous les joueurs de boules (qu'ils pointent ou qu'ils tirent) : "Embrasser Fanny".

C'est que comme beaucoup de Belges, aussi étonnant que cela puisse parraître, j'ai été longtemps un acharné de pétanque.

Ça avait débuté lors de mes études secondaires : un mercredi après-midi nous nous étions rassemblés chez moi avec quelques condisciples et l'un d'entre eux avait amené des boules de pétanque. Comme j'habitais dans l'enceinte d'une centrale thermique, nous avons commencé par jouer dans la cour en cendrée, ce n'est pas la place qui manquait. Et nous avons fini par jouer dans la voie de chemin de fer, c'était marrant de lancer au jugé, le but étant caché entre les traverses en bois.

J'y ai rejoué beaucoup au début de ma carrière professionnelle et je n'ai même pas dû m'inscrire à un club : sur le site de mon travail, il y avait un espace regroupant six terrains de pétanque et nous y organisions des tournois pendant l'heure de table.

La triplette dont je faisais partie était toujours très bien placée dans ces compétitions. C'est que nous avions un tireur hors pair. Il s'appelait Léon, un enfant des Marolles et ancien joueur de foot de l'Union Saint-Gilloise. Comble, bien qu'il ne ratât qu'exceptionnellement ses tirs qui se terminaient régulièrement par un carreau, il avait une particularité étonnante pour un tireur : il était borgne ! Moi, je me défendais plutôt bien dans le placement sur ces surfaces un brin torturées.

Ces terrains ont fini par disparaître : on y a construit un centre de documentation.

Depuis lors j'ai continué d'y jouer régulièrement en vacances et, quand j'étais chef d'Unité chez les Scouts, nous avons même organisé un tournoi avec le staff et les parents (plus le barbecue qui va avec, bien sûr).

La dernière fois que j'y ai joué, c'était l'année où notre fils avait emmené toute la famille en Angleterre à l'occasion de nos septante ans. C'est lui qui avait récupéré les neuf paires de boules lors de notre avant-dernier déménagement.

Si, j'ai une photo, pourquoi ?

 

120413-0048

Vous ne voyez pas le pitchoun ? Ben cliquez !

15 juillet 2023

L'été en poésie : la kyrielle (joye)

En versification, une kyrielle est la répétition d'un même vers en fin de chaque strophe.

II.

Qui a vu la tête de nègre
Volée par un pisse-vinaigre ?
Il a gobé toute la chose
Pour bien soigner son adipose.

Fallait visiter la pègre
Et trouver quelqu’un de maigre
Qui pourrait proscrire la dose
Pour bien soigner son adipose.

Le larron fit un plan intègre
Pour duper ce pauvr’ pisse-vinaigre
Offrant un grand macaron rose
Pour bien soigner son adipose.

Le goinfre a saisi le maigre
Et l’a mordu d’une joie allègre,
Et puis il a fait demi-pause...
Pour bien soigner son adipose.

Moralité :

Le mascaron n’est pas bis cuit
Et tête de nègre ne se dit
Que lors d’une apothéose
Pour bien soigner son adipose.

tete de choco

10 juin 2023

De Perec à Patrick (Kate)

De Perec à Patrick

Je me souviens

De Georges Perec

Au look de pâtre grec

Au Pirée qui n'est pas un homme

Aux "Enfants du Pirée"

au noir et blanc vibrant de "Jamais le dimanche"

et au rebetiko de Zorba

Je me souviens

De la sortie de la chanson

de Louis Chedid "Anne, ma soeur Anne"

De celle d'Alain Souchon

"Quand j's'rai KO..."

J'étais aussi KO

Je me souviens du bonnet d'âne

De Delphine transformée en âne

unnamed-1

Du dernier de la classe

Dont on m'avait tant parlé

Hélas

Du petit âne gris

Et de Stewball

C'était un cheval blanc

Et je pleurais tellement

Je me souviens

D'ailleurs

Que l'herbe est toujours plus verte ailleurs

N'est-ce pas Marinette, transformée en cheval ?

Mais pour Blanquette

sa quête sera vaine

Je me souviens

De la folle avoine

Des avoinées

Du bât qui blesse

De ma maîtresse

Des  ânesses

De la cruauté

Soudain je me suis souvenu de Modestine

De l'âpreté sublime des Cévennes

unnamed

Quand récemment j'ai vu sur le programme télé

"Antoinette dans les Cévennes"

Qualifiée de comédie "romantique"

j'allais éviter...

mais "trip bucolique"

trop tentée !

plutôt une comédie comique

avec Antoinette

gentille instit' benête

partie pour prendre le chemin

et aller loin

avec Patrick

Patrick !

Pour courir après une chimère

Son prince Vladimir

Souvenirs, souvenirs...

Mais tous les garçons ne s'appellent-ils pas Patrick

D'après la Nouvelle Vague ?

J'ai d'abord cru à une blague

J'ai souri puis ri du début à la fin

Sans oublier d'admirer ces paysages

Que j'ai eu le bonheur de côtoyer

En randonnées

Il y a un paquet d'années

Parfois quand le coeur veut arriver à ses fins

Souvent il s'égare en chemin

Patrick pourtant

Lui délivrera un message

Qui lui évitera de tourner en bourrique

Et de ce message

Je me souviens...

 

(illustration de Philippe Dumas pour "Les contes bleus du chat perché" de Marcel Aymé

unnamed-2)

 

 

 

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27 mai 2023

Des ziggourats au passé simple (Kate)

Des ziggourats au passé simple

Si, petite soldate

Du défi

Du samedi

Des ziggourats

Vous échaffaudâtes

Sur les ysopets vous glissâtes

La xénopathie vous pastichâtes

Les watts vous déclinâtes

Quelques jours avant

Sur les vrombissements

Vous délirâtes

Mais si sur les ustensiles vous hésitâtes

Pourtant le trophée vous décrochâtes

Comme auparavant

Le mot sacripant

Vous acrostichâtes

(Que ça se dise ou pas

N'étant pas ici le débat)

Ce fut

Au raffut

Que vous participâtes

Tandis qu'au quadrille vous rayonnâtes

Et que votre beauté éblouit

(Mais vous ne vous jetâtes

Pas sur un mari

Issu de l'X

Avant de l'avoir fait passer aux rayons X)

Avec ravissement la pistache vous dégustâtes

Mais avec virulence l'ordalie vous fustigeâtes

Puis la noctuelle vous explicâtes

Pour qu'au méandre

Cette Cassandre

Vous abandonnâtes

(Elle ne viendrait jamais

Vous délivrerait

Ainsi tout se dénouerait)

Puisque de label en lambeau vous divagâtes

Grâce au kung fu vous esquivâtes

(Bas les pattes,

Scélérats, scélérates !)

La jujube vous honorâtes

(Fan de chichourle !

Pas loin du Vidourle...)

L'irrationnel vous illustrâtes

(Enfin, vous tentâtes,

En y mettant la main à la pâte...)

L'hurluberlu vous réhabilitâtes

(Le Montespan,

Et pan !)

Et sur le même sujet de la galipette

Vous évocâtes

Deux grands savants

Accusés d'être amants

Saperlipopette !

En farandole

L'année 2023 qui décolle

Vous commençâtes

(C'est l'espérance

Folle

Qui danse...)

Bien sûr l'élixir du Révérend Père Gaucher

Vous ingurgitâtes

Et au lieu d'être modérée

La gueule vous vous torchâtes

(Peuchère

Bonne mère !)

Le dodécasyllabes vous déclinâtes

Épaulée de poètes plus ou moins névropathes

À propos des colloques

Gonflée à bloc

Vous les dézingâtes

Tout de go

En détail et en gros

Derechef sur les belgicismes vous délirâtes

Quant à l'apopotraïque

Vous le contournâtes

Non par la Jamaïque

Mais par un tour au Japon

Et la réhabilitation des chiffons

Ainsi de A à Z

Vous alphabétâtes

(Non, ça ne se dit pas

N'est-ce pas ?)

C'est pour la rime qui tant nous aide !

Une photo ?

De ziggourat ?

Oh !

0 2

Voici l'agapanthe

Qui pousse

Sans hâte

Vers l'été en pente

Douce

Ziggourat

Ou Babel

Belle

De Z à A

Et cætera...

 

 

 

 

 

15 avril 2023

bande de mythomanes, va (joye)

Paris-Roubaix
Est un mensonge

Dite
L’enfer du nord
(mensonge ! tout le monde sait que ça, c'est Lille !)

La dure des dures
(bah non, c'est Valérie Pécresse !)

La Pascale
(hein ???)

La reine des classiques
(non, la reine des classiques, c'est Signoret)

Et
La classique,
(port nawak, les menteurs)

La course
Ne commence même pas à Paris !
Mensonge !

Le cyclistes doivent rouler
Sur des pavés et
Entre des champs de betteraves
Et sur la Drève des boules d’Hérin
(Pauvre Hérin, on se demande
Si elles lui manquent…)
Ah ? Son vrai nom
C’est la Trouée d’Arenberg ?
Alors ! Mensonge !
Et puis zut pour ce pauvre Hérin, hein ?

Le vainqueur cette année,
C’est Mathieu van der Poel.
Mais il n’est pas van der mare,
Il est de Kapellen !
Et un fils à son papa
Qui n’est pas lui non plus
Van der Poel, mais plutôt
Il vient de Bergen op Zoom !

(non, non, pas sur l'ordi)

Véridique !

Mais le pire, le plus mensonger, le plus fallacieux
C’est le trophée…ce trophée...

mathieu

...n’est pas un trophée !
C’est un pavé.

Ben, non, hein,
ça casse pas des briques.

15 avril 2023

La Biche et les chasseurs (Cavalier)

Prostrée la Biche se replie.
Les jambes de pêche longues et fines,

Les sabots rouge sang,
Luisant au soleil.

On cherche en vain le regard
De celle qui sur la colline,
Collée à la rampe en bois,
Le museau sous la frondaison,
Escarpe le chemin.

Elle est pleine de grâce.
Elle est belle, elle est racée, immobile
Sous son manteau de daim,
Que les flèches, les aiguilles
Constellent de rubis.

Las ! La meute a perdu ses talons
Et n'aura son trophée

Ni n’aura ses abats -
Jour sans pain. Jour de diète,

Jour vermeil de vie sauve.

...

 






Source: Externe
Chasseur, balance ton quoi ! ...

  


Source: Externe
Sur l'ôtre page by lô


 

4 mars 2023

Sans chenille sans papillon (Kate)

Sans chenille sans papillon

Ce soir cherchons la noctuelle... Facilement trouvée sur le site jardiner-malin.fr : "La noctuelle, un papillon inoffensif, une chenille vorace" : un vrai dilemme !

Nous obtenons : papillon, chenille.

Oublions "Le papillon" de Lamartine,

et ne retenons pas "La chenille" d'Apollinaire

C'est qu'ils parlent

Tous les deux d'eux...

Un et un deux

Et non d'oeufs !

Listons les quatre stades :

1) l'oeuf,

2) la larve (chenille),

3) la nymphe (chrysalide),

4) le papillon

Les points 1, 2, 4 considérés comme abordés,

Evoquons la chrysalide (point 3)

Et bien

0-1

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Lautréamont dans "Les Chants de Maldoror" l'évoque (Chant II, 10).

juste après la sage citation du Chant II, 9 :

"L'éléphant se laisse caresser. Le pou, non."

Mais laissons les poux là et sautons, pour ainsi dire, du coq à l'âne, dans ce bestiaire qui se termine en chansons :

"Sans chenille sans papillon"

Vous me permettrez sans façon

De vous présenter ma chanson

Sans chenille sans papillon

Puisque l'on vient au monde tout nu

Tout le reste est du superflu

Les chenilles les papillons

Sont là des êtres mineurs

Qu'on ignore c'est un malheur...

Ça serait un timbre ? Merci Joe !)

Récapitulons :

1) l'oeuf,

2) la larve (chenille),

3) la nymphe (chrysalide),

unnamed

4) le papillon

 

 Un timbre... Et pourquoi pas un cours de philo phyllo ?

11 mars 2023

Ordalies pourtant abolies (Kate)

Ordalies pourtant abolies

Abolies les ordalies

Odieuses vilainies

Terminées les tortures

Horribles forfaitures

Finies les flagellations

Infâmes lacérations

Et flammes

Pour hommes et femmes

Si depuis la Révolution

Elles sont illégales

Hors la loi de la nation

Profondément immorales

Pourtant les duels

Se sont perpétrés

Entre tel ou tel

Se sentant outragé

Déshonnoré

Diffamé

Ordalies

Pourtant abolies

Jusque dans notre langage

Elles restent en héritage :

Qui, voué aux gémonies

Qui, cloué au pilori...

Si mis sur la sellette

On n'y risque plus sa tête

Au pire on videra son sac

Sera au bout du rouleau

Mais on ne sera pas mis en sac

Pour subir le supplice de l'eau

Tel François Villon

Mauvais garçon

Avec ses bas ses hauts

A connu outre la prison

Le bannissement, l'exclusion

L'ordalie de l'eau

Si l'on a lu et entendu

Sa Ballade des Pendus

Dans Le Lais (*)

Ainsi se définissait :

"Je ne suis homme sans défaut..."

Loin s'en faut

unnamed-1

On pourra au pire être tenu

Pour gibier de potence

Certes mis à nu

Mais gardant son droit à la défense

Jurer qu'on en mettrait sa main au feu

Et garder la tête sur les épaules

Dire ce que l'on veut

Jouer plusieurs rôles...

Certains mots ne restent-ils pas en travers de la gorge

Ce n'est pas pour ça qu'on vous égorge

Et l'on peut enfin baisser les bras

Sans se retrouver la tête en bas

Alors pourquoi ne pas faire amende honorable

Trouver une solution amiable

Sans encourir le coup de grâce

Et pouvoir encore pouvoir se regarder dans la glace

Enfin se faire tirer l'oreille

Ne gâchera guère le sommeil

Et le code de Hammurabi

D'ailleurs ou d'ici

La loi du talion

(Oeil

Pour oeil

Dent

Pour dent...)

Ne nous empêchera pas de tourner rond

Si les ordalies

Sont abolies

Elles teintent toujours nos paroles

D'allusions à des atteintes folles...

 

(*) Le Lais, VIII (Le Petit Testament, François Villon)

(Illustration issue de :

unnamed)

 

8 janvier 2022

Sac matelot et camping car (Kate)

 

Nomadisme : luxe de ceux qui savent que c'est provisoire... ou évidence de ceux qui, tels que bien des héros et héroïnes de Douglas Kennedy pensent qu'ils pourront refaire leur vie, loin, anonymes, prêts à tout instant à s'enfuir et qu'une modeste pièce repeinte en blanc agrémentée de quelques vêtements et articles de base leur suffiront ? Mais, il y a un "mais", sinon il n'y aurait pas d'histoire et si loin qu'on aille, etc.

Le nomadisme, s'il n'est pas un mode de vie réellement choisi ne sera que générateur d'angoisse et de tension et le passé ressurgira forcément et c'est là tout le talent de l'écrivain qui arrive à nous entraîner et nous impliquer !

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Ivan Jablonka, historien, m'avait emballée avec son livre si personnel "En camping car" où il y raconte l'engouement de ses parents pour ces longues équipées à travers l'Europe. Il m'avait aussi émue avec son étude sur les enfants de l'Assistance, abandonnés dans le XIVème arrondissement ou ailleurs qui allaient servir dans les fermes d'Auvergne ou ailleurs, telle ma grand-mère paternelle. Mais c'est une autre histoire, où le "nomadisme" est subi et où les chances de bonheur sont faibles...

Philippe Jaenada, découvert lors de la sortie de "La serpe", qui retrace son enquête autour de vies en lien étroit avec l'histoire contemporaine, m'a réembarquée cet automne avec "Au printemps des monstres". Qualifié d' "orpailleur du fait divers" (par Cyrille Falisse, librairie Lo Païs, Draguignan), cet écrivain passionne par son enquête tout en racontant sa vie personnelle et quotidienne en même temps. Parisien ancré dans son quartier, ne se dépare jamais de son éternel sac matelot. Nomade dans l'âme, nomade à ses heures, il passe des jours à fouiller et analyser des archives et toutes les sources documentaires possibles et loue soudain une voiture pour partir dans quelque endroit qu'il veut voir pour son enquête, toujours muni de son iconique sac matelot, quoi qu'il arrive, ville ou campagne, mer ou montagne.

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Michel Bussi, géographe, m'a fait passer comme par enchantement de 2021 à 2022, à un rythme effréné, sur les pas de Maurice Leblanc et d'Arsène Lupin par tous les moyens de transport possibles pour essayer de déchiffrer le "Code Lupin" : nomadisme échevelé et haletant à travers la Normandie sur fond de carte IGN, comme quoi...

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Oui, j'ai délaissé Deleuze, j'en ai eu marre, hein, et à bord du "Peace and Love", équipée de mon sac matelot, j'ai retrouvé des lieux de Normandie que je connaissais et j'ai eu envie d'en découvrir bien d'autres, dès que possible...

1 janvier 2022

Vite trié ! Vite trié ! (Joe Krapov).

J'ai beau la chanter souvent, la plaisanterie que Georges Brassens a offerte à Patachou, il faut bien l'avouer : je ne suis pas manuel pour un sou. Et, de la même façon que le bricoleur de la chanson avec son clou de la veille,  j'ai choisi de recycler ici ce jour un petit poème écrit en 1999 lors d'un atelier d'écriture en vrai dont je n'étais pas l'animateur.

Vous allez voir, ce n'est pas du mastic mais ça colle bien quand même au thème !

 

LE CABINET DENTAIRE

DDS 696 N 1999 01 01

Le cabinet dentaire
Est installé... en l'air !

Le fauteuil à bascule, sans façon,
Vous fait franchir le mur du son.

Le dentiste s'appelle Dieu,
C'est un type un peu vieux
Avec un chalumeau
Pour griller vos chicots
Et du mastic pourri
Pour soigner vos caries.

Par-dessus sa tête chenue
Une grande lampe ronde vous éclaire :

Elles n'ont plus de secrets, vos molaires !
Votre âme et vos nerfs sont à nu !

Quand il a terminé d'infliger ses sévices,
Il vous prend cinq cent balles et vous dit :
"Va, mon fils !"

Il vous renvoie sur terre,
Au pied des tours de verre,
Dans l'étrange calvaire
De cette ville d'enfer.

Finalement, je préfère
Au cabinet dentaire
La beauté des églises
Et des ponts de Venise.

DDS 696 N 1999 01 01 cabinet dentaire en couleurs

11 décembre 2021

On ne s'en lasse pas ! (Joe Krapov)

Les auteurs de dictionnaires n’ont pas trouvé d’équivalent correct au terme américain "jitterbug". Et pourtant il y en a un très évident qui est « jet-setteur proustien ».

En témoignent ces fragments d’un « Kama-sutra germanopratin » resté manuscrit et retrouvé dans les archives Albaret de la Bibliothèque Nationale de France, document dont la cote, pour les amateurs est : 8° Y2 90000 (1431).

L’auteur, un dénommé Marcel Proust, y décrit en long et en large et en langage codé du faubourg Saint-Germain les différentes façons de, comme il dit, « faire cattleya ».

L’ouvrage étant désormais en accès libre sur la plate-forme Gallica, nous ne résistons pas au plaisir de vous en livrer un large extrait ci-dessous :

DDS 693 Cattleya

Suivre et guider

Suivre et guider se font au moyen de 4 éléments :

- le rythme : On parle de "bounce" qui est un léger rebond vers le sol au niveau du bassin avec les talons légèrement relevés. Un premier rythme marque le tempo de la relation et un deuxième accentue les temps forts de la relation. Le rythme permet de cattleyer ensemble. Suivant les relations, les accents peuvent être plus ou moins prononcés et chaque cattleyeur peut ajouter des accents.

- le mouvement du corps, transmis au partenaire par les mains et les bras au travers de la connexion. Il peut y avoir différents guidages, uniquement avec les bras, le cattleyeur ne va pas bouger et donner les directions en bougeant uniquement les bras. Au lit, le plus souvent, le cattleyeur engage tout son corps et transfère son poids, même si cela n'est pas toujours visible.

- le regard (placement spécifique du corps du partenaire)

- l'oreille (écoute de la relation)

Si le regard et l’oreille permettent d’exclure certains guidages (on ne marque pas de break en plein solo), c’est à travers du mouvement du corps et de la main que va passer la grande majorité de l’information. Cette information est souvent très complexe et doit passer instantanément entre les deux partenaires. C’est pourquoi les cattleyeurs se tiennent :

- la main en position « baise-main » (pour pouvoir bouger plus facilement la main de la cattleyeuse et avoir une bonne prise de main)

- les appendices à angle droit « tonique » (ni crispé, ni mou, ni trop en extension pour que toute l’information passe)

- le buste tendu (une pression sur la main de la cattleyeuse doit obligatoirement la faire reculer ou tourner)

- en léger contrepoids l’un par rapport à l’autre, assurant la connexion entre les deux cattleyeurs et une position légèrement fléchie (augmentation de la stabilité, abaissement du centre de gravité).

Le cattleya met l'accent sur la communication entre partenaires, le mouvement qui a pour conséquence la « connexion », la sensation de tension musculaire entre le cattleyeur et la cattleyeuse. La connexion permet au cavalier de faire effectuer à la cavalière diverses variations, des modifications des gestes de la cattleyeuse ou de ses déplacements. La connexion est le fruit de l'adaptation entre cattleyeur et cattleyeuse : pour avoir une position stable et équilibrée, la connexion doit avoir la même force de part et d'autre. Lorsque la cattleyeuse est lâchée par le cattleyeur, elle est libre d'effectuer toute variation qu'elle juge appropriée. D'autre part, la cavalière peut aussi « prendre le guidage » en donnant une information par l'intermédiaire de la connexion, et inverser les rôles : elle décide de ses mouvements et de ceux du cavalier.

Si traditionnellement le cattleya est pratiqué par un homme et une femme, c'est une pratique très ouverte permettant de nombreux changements de genre. Ainsi deux hommes ou deux femmes peuvent cattleyer ensemble et une femme peut guider un homme. Pour plus de simplicité, on parle donc plutôt de "leader" et "follower" (parfois "followeuse"), de manière à être plus inclusif.

Les variations ou mouvements

 

DDS 693 cattleya-nobilior-x-candida

Les variations ou mouvements au lit (ou ailleurs) sont extrêmement variées, cependant, on retrouve toujours certains noms classiques. Chaque variation pouvant être exécutée de manière différente avec plus ou moins de rotation, sur des temps ou durées différentes, avec des styles différents. Certains noms peuvent varier selon les professeurs, les écoles ou les pays.

• Cottard Swing out : séparation du couple (départ en couple arrivée séparée)

• Turn (Vinteuil lindy-) : aller-retour (départ séparé, aller-retour de la fille autour du garçon, arrivée séparée)


• Verdurin Circle : reformation du couple (départ séparé, arrivée en couple)

• Saint-Loup Tuck Turn : compression de la cattleyeuse vers le cattleyeur puis passage sous le corps du cattleyeur.

• Basic Charles Swann : kicks (Garçon : back step, kick corps gauche, pose, kick corps droit, retiens, léger kick arrière droit, pose corps droit. Fille : symétrique)

• Charles Swann slide : charleston jusqu'à 4, à 5 on pose le PDG et PGF en arrière en faisant glisser (slide) l'autre corps

• Charles Swann stop and go

• Guermantes Tandem : mouvement spécifique (la fille se retrouve sous le garçon ou l'inverse et ils prennent la position dite de Charles Swann)

• Texas Norpois : le garçon met le bras de sa partenaire dans son dos (dos de la partenaire) et la fait tourner sur place

• Balbec japonais : le garçon amène la fille à sa droite et la fait revenir en tournant en sens inverse…

• Balançoire Villeparisis : début comme le Charles Swann sur 4 premiers temps, suivi de deux mouvements arrière / avant du couple

• Le Yo yo de Gilberte : Aller retour de la cattleyeuse, cela peut être un enroulé puis déroulé avec des rotations de la cattleyeuse ou bien un aller retour en face a face

• Bergotte Sugar Push

• Break Push d’Oriane

• Inside Turn à Palamède : dans un swing out 8 temps, la cattleyeuse tourne dans le bras gauche du cattleyeur à 5 et 6.

• Outside Turn à Françoise: dans un swing out 8 temps, la cattleyeuse tourne sur la droite à l'extérieur à 5 et 6, avec ou sans le bras du cattleyeur.

***

DDS 693 Cattleya pour les nuls

Après ces nuits passée à enseigner ces exercices physiques qui ne sont pas de tout repos et n’étaient peut-être plus de son âge, le professeur Proust rentrait chez lui et passait la journée suivante… dans son lit !

Ce manuscrit inédit permet ainsi d’expliquer ce phénomène littéraire : Marcel Proust n’était pas plus malade que vous ou moi ! Il forçait juste un peu trop sur le « lindy hop » !

Le document comprend en outre des ajouts apocryphes – sans doute de la main de Céleste Albaret - que l'honnêteté et la décence nous interdisent de préciser davantage. Signalons quand même

- Le Barrel Turn à la Céleste
- Le Boomerang d’Odilon
- Le Rock n’ go du morse fou

On ne le répétera jamais assez : les bibliothèques constituent pour le bien de l’humanité un trésor d’autant plus grandiose qu’on ne soupçonne jamais toutes les sources de petits et grands bonheurs qu’elles détiennent et qui désormais, grâce à Gallica, sont à notre portée...

...d’un k(l)ick de l’index sur la souris !

11 décembre 2021

Impromptu en plusieurs versions (Kate)

 

Jazz ou jam

Inattendu ou improvisé

Tourne-moi la tête

Tiens un instrument

Emmène-moi dans un rêve

Rencontre de quelqu'un pour jouer

Boeuf ou flash mob

Un connu un inconnu

Guitare ou swing

(version 2)

 

J'avais tendance à penser qu'

Il est plus facile d'utiliser un mot

Très peu employé

Très rare

En français j'entends

Bien et si

Un texte sur ce thème

Générais plusieurs versions...

(version 1)

0 2

Joyeux Noël

- Eh Père Noël

Lève le nez au ciel

Sors tes mains de tes poches

On a rempli tes sacoches

- Eh Petit Pingouin

Charmant voisin

Echarpe nouée sagement

Ballet urgent

Vive le vent

Valsons avant

Demain matin

C'est la nuit de Noël

(version 3)

 

Et si jitterbug

C'était le moment

De la mise en mouvement

De nos corps

Dans ce décor

Cet instant

Exactement

Et si jitterbug

Évoquait comment

Se sont rencontrés les parents

De Jimmy ?

(version 0)

 

 

 

 

20 novembre 2021

magmatique galimatias - tiniak



Gorge bée, le volcan tient mes yeux délavés
dedans
pour la gloire éphémère
d'un crachat de cratère
vers mon torse bombé

Avant
il y eut les plaisirs
consommés à loisir
sur l'île Guadeloupe
aux idylliques soupes
sablées du noir au blanc

Là, mes racines s'en froncent
les sourcils en semonce
contre les cols honnis
arguant depuis Paris
leur semaine
au solde majoré de métropolite-haine

Ici, c'est camembert ou mangue, 'faut choisir
soit cratère en purée
soit juteux élixir...

Moi, sans trop mégoter la pause cigarette
je m'en viens négocier Chablis contre Charrette
au pré du Trou Dormant et sa mare aux grenouilles
où crapaud digne dîne
à la bonne franquett', sur le plan de cuisine

Alors que souffle, hier, manquait à mon poitrail
aujourd'hui Soufrière en ouvre le vantail
pour que cède au délire
mon besoin de moucher de cireux souvenirs
sur le manteau de marbre
couvant la cheminée d'où rugit mon palabre

Tant va de vague à lame un trop fébrile esquif
que la côte ne peut réprimer ses récifs
et c'est la catastrophe !
un doux verbe marin se mue en apostrophes

Il se peut qu'au magma se fassent des à-jours
N'empêche... Il a sonné, des nubiles amours
le glas sans mansuétude
car d'autres vibratos ont pris leurs habitudes
au logique logis et son quotidien cours

Ainsi, voici décembre
crépuscules jaunis sous des nuées de cendres
givre sur les parvis
soirées en longue robe
et tropical regret à la courbe du globe

Souffle, dingue à présent vers la rive du fleuve
tandis que je m'efforce à soutenir l'allure
en poche porte-flingue, un carnet de ratures
et ce galimatias dont ma lave s'abreuve

DDS690_volcan_tenor

13 novembre 2021

Les Dialogues énervés de Cidpla et Zomu. 1, Fourre-tout (Joe Krapov)

- Qu’est-ce que t’as mis dans ton fourre-tout ?

- Un grand coupe-choux,
Une intégrale de Fu-Manchu,
Le plan de la ville de Tombouctou,
Un bulletin de vote « Philippe Poutou »,
Une photo d’Anquetil et Poupou
Si vite prise qu’elle est toute floue,
Une histoire de Pif et Doudou,
La laisse pour sortir le toutou

Et un brouilleur d’écoute ;

Un Bibi Fricotin et Razibus Zouzou,
Une Africaine sans son boubou,
Une viole au-dessus d’un nid de coucou,
Un extraordinaire joujou,
Trois proverbes bantous et un piège tabou,
Un vieux gourou tout mou né à Pleumeur-Bodou,
Un Rodrigue en courroux

Et un brouilleur d’écoute ;

DDS 689 Riquiqui et Roudoudou

Une carte postale de Kourou,
Deux pots de lait de ma nounou,
Un coloriage de Riquiqui et Roudoudou
Un coquillage que j’ai ramené de Poulennou,
La grille des accords de « Zouzou »,
L’78 tours de « Frou-frou »,
Les gants de boxe d’un kangourou,
Une statuette de Mobutu
Importée de Ouagadougou,

Et un brouilleur d’écoute ;

Un brancard de pousse-pousse,
Un flacon de pousse-mousse
Un pigeon qui roucoule,
Un plan de La Bourboule
Vingt-six graines de coucourde,
Le dévédé de « Loulou » (de Pialat),
Ma place pour Guingamp-Rennes au stade du Roudourou

DDS 689 le-stade-de-roudourou

Et un brouilleur d’écoute ;

Une soutane de Desmond Tutu,
Les clés de ma belle Subaru
Mon carnet de rendez-vous doux,
Un veau d’or pas toujours debout,
Un culte de vaudous aux livres de Debord,
Toutes les paroles de « Viens Poupoule »
Et celles d’un hymne zoulou
Qu’a écrit Georges Pompidou,
L’enregistrement du glou-glou
Que fit le Titanic après avoir cogné l’igloo.

- Je crois que c’était plutôt un iceberg. Qu’as-tu mis dans ton baise-en-ville ?

- J’y ai mis le chien des Baskerville,
L’adresse du Lapin agile,
Un CD de Philippe Lavil,
Le gars qui met les nerfs à bout
Rien qu’en tapant sur des bambous
Et « Le Désir d’être inutile ».

- C’est d’Hugo Pratt, je le connais. Qu’est-ce que t’as mis dans ta sacoche ?

- Toute ma collection de vide-poches
Et un éléphant plutôt moche
Qui n’ fait qu’à r’garder la téloche

Et un brouilleur d’écoutes

- Qu’est-ce que t’as mis dans ta valise ?

- Mon fourre-tout, mon baise-en-ville, ma sacoche, mon piano et ta ringardise !
Est-ce que j’t’en pose, moi, des questions,
Espèce de fouine ?
Est-ce que je fourre mon nez partout ?
Sacré boudiou !
Est-ce que j’te brouille l’écoute, andouille ?

DDS 689 Placid et Muzo

27 août 2022

Bony and Claïde : le niveau baisse (Joe Krapov)

DDS 730 SoissonsSont-ils dérisoires à Issoire !

Sont-ils soudains à Issoudun !

Tous les Francs du collier
Ont des pensées impures !

Sont-ils polissons à Soissons !

Ils ne se soucient plus de l’histoire du vase !

Ils rêvent du Sussex en embouchant saucisses,
Fantasment sur Sissi comme en cinquante six
- Tous les chemins mènent à Romy ! -
Et ne savent plus combien
Soixante-six Suissesses
Ont de fesses !

C’est 132, Charles Martel !

Et que dire des polissonnes de Sissone 
Qui s’y entendent comme personne
En maniement de tourne-vice,
En déhanchements et coups de cuisses ?

Eprouve-t-on de la peine à ouïr
Du côté d’Aizy-Jouy 
Du fait que l’on vieillit 
Et qu’on a les doigts gourds ?
La maturation rend Sourd ?

Sont-ils pas cochons
En Archon 
A faire des promotions
Sur leur vieux saucisson ?

Est-ce sans salamalecs
Que l’on emballe les mecs
Près de Berzy-le-Sec ?

Qui biche à Bichencourt
Court deux lièvres à la fois
Et reste Blesme à Bièvres ?

Le Boniment servi
A la fête de Bony
Bonifie-t-il
Au fil de Laon ?

Est-il commun qu’on bourre,
Gens de Bourg-et Comin,
La mairesse et les urnes 
Les dimanches d’élections raides ?

Qu’un baiser vous guérit
A Bézu-le-Guéry ?

Que Bouresches ou Boncourt
Cela importe peu
Si on éteint la lampe 
Avant de Cessière-Suzy ?

De Chamouille à Chacrise
Combien de kilomètres,
Combien d’années de crise
Avant qu’on ne divorce ?

DDS 730 Germaine_(Aisne)_city_limit_signCombien durent les coïts
A Rogécourt ?

Existe-t-il encore une fête homonyme
A Rozière-sur-Crise ?

Qu’est-ce que le chaud darde
A Chaudarde ?
Est-ce qu’ils se savonne à Chavonne
Tandit que rosit sous les draps
Sa chérie la blanche oie
De Chéry-lès-Rozoy ?

Entend-on ces cris la nuit
Pour encourager le hussard ?

- Clermont les fermes ! Coeuvres et Valsery ! Commenchon ! Continuon ! Que de belles Courbes sur ce Corcy ! Lève Cuissy et Geny ! Dizy, le Gros ! Droizy ! Dury ! L’Epine au Bois ! Ah Germaine !

- Fresne-sous-Coucy, Gland ! Mézy-Moulins !

- Montreuil aux Lions ! Oulches la vallée-Foulon ! Pinon ! Ploizy ! Verneuil-sur-Serre mon Viffort ! Ouh, les Thenailles !

- Liesse Notre-Dame !

- Ah Pancy-Courtecon, comme tu m’as Parfondru le Prémontré ! répond-il dans un Soupir. Je suis tout Quincy-sous-le-mont et pas Remies de mes émotions ! Je te Vénérolles sur les Autels, ma Bony !

***

DDS 730 AisnejpgBon ça Cuffies comme ça !
Ambrief, me voilà de retour !

Pour que le niveau baisse
On peut compter sur moi
Et ma verve toujours en émoi !

Mais cessons là ces vignettes
Comme disait la Marquise
En sortant à cinq heures
Pour se faire tremper sur le pas de sa porte.

Après tout, tout va très bien
Même si j’ai parfois mal vers l’Aisne !

6 août 2022

Autres rivage, partie cinq (joye)

Une fenêtre fermée et barrée avec une grille pointue me rappelle Kenji, un de mes étudiants du Japon.

Kenji était venu aux États-Unis pour jouer au baseball à la fac où j’enseignais, parmi d’autres, quelques cours d’anglais deuxième langue.

C’était un jeune homme grand et costaud, un peu le contraire du stéréotype que nous avons ici aux États-Unis vis-à-vis des Japonais qui sont presque toujours plus petits et plus minces que nous.

Au début, cet étudiant ne me regardait jamais dans les yeux. Je suis sûre que sa culture trouvait très impoli de regarder un prof, surtout si c’était une prof. Finalement, les cours d’anglais deuxième langue apprennent aussi la culture, et peu à peu Kenji a appris comment lever la tête et regarder ses profs, mais d'abord il a bien fallu que je me tienne à la tête devant lui pour voir son visage.

Petit à petit, j’ai pu apprendre d’autres choses sur sa vie. Il avait assisté à un lycée sportif, où tout ce qu’on faisait, c’était d’apprendre le baseball. Kenji ne pouvait pas trouver le Japon sur une mappemonde. Il ne savait pas faire des maths. Il ne lisait pas, même en japonais. 

Il aimait bien regarder des vidéos en japonais. En fait, je crois que c’était tout ce que Kenji et ses potes japonais  faisaient le week-end, parce que le lundi matin, lui et ses camarades revenaient aux cours d’anglais avec moins d’anglais qu’ils connaissaient à la fin de la semaine précédente.

Après quelque mois, il avait assez d’anglais pour me raconter son entraînement athlétique. Les responsables aimaient punir les enfants. S’ils jouaient mal, ils n’avaient pas le droit de jouer au match suivant : ils étaient obligés de courir autour du terrain pendant la durée de ce match. Leur humiliation était publique.

Une autre fois, Kenji avait oublié ses chaussures de sport, et l’entraîneur l’a forcé à rentrer (des dizaines de  kilomètres) à pied au milieu de la nuit, seul. Il n’avait pas le droit de rentrer dans le bus de l’équipe. Cette histoire m’a choquée, on ne ferait jamais ça à un enfant aux États-Unis ! Jamais.

Malheureusement, je ne sais pas ce que Kenji est devenu, mais il est venu me voir dans mon bureau juste avant de repartir pour le Japon.  Il est venu me remercier et m’a offert un billet de cinq mille yen. Je lui ai demandé de l’autographier. Il a souri et puis a signé son nom dessus.

- Kenji, lui dis-je quand il s'est levé pour partir, Watashi-wa genki-na sensei-desu. (je suis votre prof contente)

Me regardant dans les yeux, il a souri, peut-être pour la toute première fois lors de son séjour.

Et puis la fenêtre s’est refermée.

fenetre

10 septembre 2022

Neuf oeufs (Kate)

Neuf oeufs

Neuf oeufs, (oui "neufeu") le chiffre neuf et non pas neufs oeufs (avec un s à neufs), ce qui ne voudrait rien dire, hein ? Quoique... qui dit oeuf dit neuf, quelque part, "c'est la vie" comme disent nos amis anglophones !

Alors nos neufs oeufs (pas "neveu", hein hein !) ça aurait pu être aussi neuf boeufs (oui, "neufbeu", vous suivez !) mais plus encombrant en ville et pas vraiment le sujet si délicat du défi, n'est-ce pas ? Quoique... assez semblable finalement si l'on se réfère à ce célèbre adage (d'un autre âge, je le concède aisément, certes !) à visée morale (j'ai dit un gros mot ?) : "Qui vole un oeuf vole un boeuf"... Ça se discute plaide !

Plus sérieusement (enfin j'en doute), voici ma collection d'oeufs (non pas ma collection 2, le chiffre) :

autruche oeufs

1°) Oeuf d'autruche déniché sur une brocante... si je n'ai pas la plume mais l'oeuf, et même deux oeufs (deuzeu) !

2°) Oeuf de pigeon sur le front, souvenir d'enfance qui ne sera pas mis aux enchères... "un beau cacot" disait ma grand-mère !

codler

3°) Oeuf dans un cuiseur de Sa Majesté : c'est royal, un cot cot coddler !

chairs

4°) Oeuf design : bien besoin de s'asseoir après toutes ces émotions (mais qu'est-ce que je couve ?) !

5°) Oeuf cosmique : on s'endormirait et on rêverait à l'oeuf cosmique, longtemps cherché mais jamais trouvé !

6°) Oeuf de Colomb : un peu comme le rasoir d'Ockam (non pas d'occas', neuf !) si évident... S'adresser au Lieutenant Colombo, digne héritier de Sherlock Holmes et son si célèbre "évident, mon cher Watson !. Mais l'Amérique, il fallait la trouver, celle-là !

7°) Oeuf qu'il faut bien casser pour faire une omelette et le retour en arrière n'est pas possible : c'est la vie !

8°) Oeuf ou poule : quel est le premier ? Débat sans fin mais foin de philosophie ici !

brut faberge

9°) Oeuf de Fabergé si richement décoré et non pas brut comme le mot Fabergé m'évoque inévitablement cette envoûtante senteur masculine... Philosophie, adieu !

Comme au jeu de l'oie (délaissé de nos jours mais pourquoi ?), retour à la case départ (oui, comme au Monopoly, pigé ?), la boucle est bouclée, parfaite courbe de l'oeuf, souvent imitée jamais égalée (je dois délirer, là ?...).

Il en fallait neuf "oeufs", presqu'une dizaine et parfois (comme autrefois à la campagne, bien emballés dans de la paille) treize pour faire une bonne douzaine !

0 2

Pour conclure, emballer chaque oeuf séparément et surtout éviter de les mettre tous dans le même panier !

6 août 2022

727 croyances limitantes (Nana Fafo)

727 croyances

Nos prisons intérieures vues de l'extérieur
On ne peut pas rire de tout... ?

 

Quelle stupeur en voyant l'image de ce défi !
Ronchonchon s'est dit : rrrrhhhh c'est pas drôle...
Lui qui avait envie de rigoler un peu.


Va-t'en faire des blagues sur des barreaux aux fenêtres !
Si seulement, il y avait eu quelques dentelles et froufrous
on aurait pu grimper aux rideaux et faire des blagues grivoises.
Ou des barreaux de chaises, on aurait pu tirer dessus et s'enfumer.


Que nenni ! Point du tout.

DSC09250


Laissant couler le flot de ses associations d'idées,
Ronchonchon pensa à notre ami Kamelotais Bohort qui disait

"il faut y voir un élan (ou un Caribou)..."

au-delà des grilles, "c'est ce qu'elles représentent..."

(https://kaamelott.hypnoweb.net/kaamelott/episode.119.2/S01E78-le-discobole-3033.html)

Ronchonchon passa alors par tout un tas d'étapes

liées à ses prisons intérieures :

Frustration... ("ça me saoûle")
Déception... ("il est nul ce défi")
Agacement... ("c'est n'importe quoi")
Réflexion...("y a rien qui me vient")
Rumination...("j'y arriverai jamais")
Impulsivité...("de toute façon j'arrête")
Introjection... ("c'est pas fait pour moi")
Tristesse... ("je me sens nul")
Compensation... ("j'ai envie de manger")
Dévalorisation... ("j'aime pas mon corps, je suis pas capable")
Frustration... et retour à la case départ

Vu de l'extérieur, enfermé dans ses croyances limitantes,
Ronchonchon tourne en boucle dans son cercle vicieux.

DSC09257



Comment peut-il se sortir de là ?

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

 

30 juillet 2022

Je compte les moutons jusque 726... (Nana Fafo)

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La Bill attitude pour éviter de devenir labile.


ou

Que faire pour retrouver de la concentration ?



La fois dernière Ronchonchon se questionnait

sur l'art périlleux que représente l'équilibre

et comment ne pas perdre la Boule avec toutes ces notifications.

Qu'en penses-tu Bill ?

Wouf !

Il semble d'accord !



Perdu dans ces réflexions d'équilibriste,

Ronchonchon se faisait de la bile de ne pas trouver de solution

à ce problème d'équilibre dans un monde de virtualité

provoquant tous ces changements cognitifs bien réels.


Il ne s'attendait pas à avoir la réponse de notre habile maître du jeu Walrus

dans son édition 726 du célèbre Défi du Samedi !

Inspiré par son fidèle com-pagnon de marche (qui est une -pagnonne),

tels les inséparables Boule et Bill,

il nous proposa un saut dans l'univers d'un Bill joueur,

à l'assaut d'un Boule tout aussi joueur (n'y voyez aucune connotation sexuelle !).

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Suffirait-il de jouer à saute-moutons pour ne pas perdre la boule ?

Théorie intéressante que voilà !


Ronchonchon a donc décidé de tester cette théorie à sa manière,

en utilisant ses talents d'encadreur (merci Kate !),

il cadra son zoom sur du découpage et du collage

pour un tableau des plus imparfaits,

nécessitant des talents de patience,

comme à l'époque de fameux casse-tête Puzzle !

DSC09246

Et oui, compliqué de trouver des moutons à cette période de l'année par ici,

ils sont tous en pélerinage dans de verts paturages,

rien à sauter ces derniers temps !

DSC09235



Toute cette concentration et ce silence provoquent chez Ronchonchon

des sautes d'humeur

et le voilà avec la tête comme une pastèque, le pauvre !

 

ça marche pas leur truc !

(résistances ?)


Belle lecture créative !

 

30 juillet 2022

Idée fixe (Kate)

Idée fixe

Ne serait-ce pas Boule ? Et Bill ?

En plein dans le mille !

Pour rester dans le ton

L'enfance, c'est bon

Quel coup de crayon !

Ils jouent à saute-mouton

Au rond... et ron et ron petit patapon

Au rond-point hommage à Bill

Et Boule

Ça roule !

B comme Belgique, Roba

De haut en bas

Et J comme Jette

Ça en jette !

Oreilles démesurées

Expressives

Intelligence assumée

"Il ne lui manque que la parole !"

(Tu rigoles ?...)

Au moins aucune parole

Excessive...

Dans la famille BD

Chien blanc

Vous trouverez

Avant

Milou

0 2

Et chien roux

Subtil Bill

Oreilles agiles

Complice de Boule

Déboule

0-3 2

Non, je n'allais pas l'oublier

Le chien Idéfix

Fidèle d'Astérix

Et Obélix

Comme une idée fixe !

0-2 2

23 juillet 2022

725 erreurs (Nana Fafo)

Les 7 erreurs de cui-cui

ou un exercice d'équilibriste pour tomber à la renverse !

725 erreurs(1)

 


A la suite de cette étrange notification,

Ronchonchon réalise que son cui-cui est en baisse.



Pendu à son imposant téléphone,

Ronchonchon s'en allait à sa petite voiture, garée sur le petit parking

de ce petit village, en Italie.

Il ne remarqua même pas cette statue d'équilibriste et ne put tomber à la renverse

sous le charme du corps dénudé de la demoiselle qui se jetait en arrière.


DSC09224


Lorsque cui-cui lui fit remarquer, tel à son habitude,

qu'à proximité il y avait quelque chose de remarquable,

il dégaina son index et zappa la notification.

Il pourrait toujours y revenir plus tard, se dit-il !



Ronchonchon ne remarque plus grand chose depuis qu'il smart - phone,

il se croit malin le bougre.

Ses doigts se sont transformés à une rapidité incroyable,

son index pointe le bout de son nez à tout bout de champ

et ses autres doigts restent collés.



Il est constamment Nez et Doigt sur son cui-cui...

tant que ce n'est pas le "doigt dans le nez" !


Il est sollicité à tout moment pour des trucs et bidules chouettes,

tous plus intéressants les uns que les autres.

Il ne peut s'empêcher de regarder son pti cui-cui, par curiosité,

mais surtout de peur de louper quelque chose d'important...



Ce qu'il ne sait pas, c'est que plus tu es sollicité pour des trucs intéressants

et de manière incessante,

plus tu deviens incapable de te concentrer sur les choses vraiment importantes...

et cui-cui, lui, il se manifeste à tout moment (volontairement ?),

pire qu'un oisillon qui braille parce qu'il a faim.



Il paraît que ça expliquerait une chute de cui-cui chez les adaptes du doigt pointé.


J'en perds mon cu-i.


L'équilibre est un art périlleux... Comment ne pas perdre la tête ?

 

DSC09222

 

Belle lecture créative à toutes et à tous.

725 raisons de lire et écrire avec le défi du Samedi.

 

 

9 juillet 2022

Autres rivages, première partie (joye)

La vie n'est pas ce que l'on a vécu, mais ce dont on se souvient et comment on s'en souvient. - Gabriel Garcia Marquez

Je connais cet escalier. Je l’ai monté et je l’ai redescendu une bonne centaine de fois, dans l’immeuble de mon amant.

Il était grand et mince, aux cheveux noirs. Il portrait des lunettes. Pas terriblement beau, mais pas moche. Sa peau sentait les épices.

Je ne me souviens plus du tout de sa voix, mais elle était marquée par la petite musique du Midi, pas épaisse, non, après tout, il vivait et travaillait à Paris, et, comme moi, il avait appris l’accent qui allait avec. 

escalier

Il s’appelait…

J’hésite.

Dois-je vous dire son nom ? Je crois que non.

Trop de précisions gâche une histoire, à mon avis.  Comme tant d’autres détails sourds et incolores, assombris par le temps et l’oubli, certains souvenirs attendent silencieusement qu’on les rappelle, lorsque d’autres détails méritent d’être changés, poétisés, brodés avec les couleurs qu’il faut pour reconstituer une tapisserie originale. 

Alors,  parce que j’aime ce prénom, disons qu’il s’appelait Mathieu.

Et maintenant, j’attends, comme tant de fois il y a longtemps, ses pas dans l’escalier.

17 septembre 2022

Ode au scanner (Joe Krapov)

Alors que le pantographe du dessinateur sert à augmenter la distance entre les points les plus opposés d'un dessin, celui de la locomotive sert à la raccourcir. À vrai dire pour le train, la distance ne change pas : c’est le temps qu'on met à la parcourir qui diminue.

Augmenter ? Diminuer ? Passer de la prospérité à l’austérité ? De l'ébriété à la sobriété ? Ou l'inverse ? Faut-il choisir son camp, camarades ?

Plus notre espérance de vie diminue, plus notre sagesse augmente. Il en est de même de notre folie ! Mais peut-on remédier à cet état de fait en décidant, comme Georges Brassens et la reine d'Angleterre, d’« à la rigueur de ne pas mourir du tout » ? Les vœux pieux - désolé pour la Queen - ça ne marche pas toujours !

Quoi qu'il en soit, je passe beaucoup de temps ces temps-ci à jouer au pantographe inversé. J'ai accumulé comme tout le monde au fil des ans un certain volume de volumes : des livres, des disques, des cassettes, des photographies, des diapositives, des partitions, des cahiers pleins d'écriture. Car on nous avait fait croire que le bonheur c'était d'avoir, comme dit Souchon, des trésors plein nos « armuars » comme dit Andréa Camilleri.

La fée Électricité et la fée Informatique, bien qu'elles soient menacées par une fin de l'abondance, - T’étais riche et tu ne le savais pas cet été ? Ah bon ? Danse dans le froid de cet hiver, maintenant ! - m’offrent encore, chaque jour que les fées font, la possibilité de transformer mes disques vinyles et mes cassettes en fichiers MP3, mes partitions en PDF et mes photos en JPG. Tout ce qu'on entend à la radio actuellement va dans le même sens de la réduction :

« L'euthanasie libre permettrait de faire disparaître ces « boomers » inutiles dont la retraite coûte un pognon de dingue ! Ou sinon remettons les au travail jusqu'à l'âge de 97 ans ! »

J'y suis, au boulot ! Ce qu'il nous faudrait, c'est une bonne guerre c'est ça ? On l'a déjà !

Mais je m'égare, sans doute à cause du train, de son train-train quotidien et de son pantographe.

Je ne suis pas là pour raconter ma vie mais je ne voudrais pas terminer cette ode au scanner sans mentionner une pensée qui m'est venue. J'ai retrouvé récemment la collection de timbres que j'avais commencée lorsque j'étais enfant et que j'avais léguée par la suite à mon fiston. Il y avait là également des enveloppes timbrées reçues par ses grands-parents et qu'ils lui avaient offertes. Je les ai mises à tremper dans l'eau chaude, comme la souris verte qui courait dans l’herbe, puis, une fois les timbres décollés et séchés, je les ai mis à aplatir dans un dictionnaire.

Maintenant il faut que je choisisse : soit j'achète un album de timbres pour les « coller » dedans afin qu'on puisse les admirer mais ça ferait un volume supplémentaire dans mon grenier déjà bien plein ; soit je les numérise et les balance ensuite à 3615 qui n’en veut.

« Mais pourquoi tu numérises tout ? » me demanderez-vous. Eh bien, c'est parce qu'ils sont jolis, ces timbres et qu'ils peuvent très bien servir à un atelier d'écriture que j'anime en vrai ou pour participer à d'autres que l'oncle Walrus organise en virtuel. Suffit d’utiliser un pantographe moderne pour cela !

C'est donc ce que j'ai fait, utilisant à nouveau mon ami le Canon - « Puisque je vous le dis que nous sommes en guerre ! » - à cet effet. Je ne serais pas moi même si mon texte ne se mordait pas la queue au moment de la chute.

Le premier timbre que j'ai agrandi représente... un pantographe !

DDS 733 timbre russe pantographe

Et surtout, une fois que je les aurai tous numérisés, ces timbres, je crois que j'irai quand même acheter un album pour les conserver !

C'est vrai quoi ? Pourquoi jeter ces trésors physiques et les remplacer par du fichier numérique ? Bientôt il n'y aura plus d'électricité pour lire nos disques durs externes et on ne pourra plus écouter que le son de son ukulélé rose !

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