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Le défi du samedi
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3 septembre 2016

Participation de JAK


Dernière carte de l’étéj





Une nouvelle légende de Loch Ness

Souvenez-vous après mes malheurs conjugaux, j’avais trouvé une masure à louer, en Irlande.
Je l’ai fait retaper sommairement par le brave paysan qui m’a remis de mon coma éthylique.
Il maçonnait un peu.  
Voir ruines whisky et petites pépées - Mes ateliers d'écriture

 J’ai maintenant un toit et suis à l’abri des bruits.  Je me promène dans la lande, pêche avec une petite barquette dans le lac, bref je suis heureux. J’écris dans le calme
Désormais ce sera mon lieu de vacances..
 
Je ne vous l’ai pas dit, mais ma dernière carte au sujet des collections, c’était l’histoire d’une lointaine cousine Irlandaise éduquée en France. Elle avait décidé de revenir finir ses jours dans ce pays de rêve ; là où elle est née
Mystère et boule de gomme - Mes ateliers d'écriture

J’ai eu l’idée désastreuse d’écrire à cette parenté, qui s’est empressée de me rejoindre et m’a soumis son énigme de cartes postale. J’ignorais tout de cette histoire n’ayant que peu fréquenté sa famille dans ma jeunesse.
 Ma curiosité aidant j’ai décidé de l’aider,
J’aurais bien tenté l’inspecteur la Bavure, mais j’ai craint des représailles de la part de son chef qui en a l’exclusivité. Cet inspecteur de plus lui est entièrement dévoué, et n’aurait pas été infidèle à son supérieur...
J’ai pris les 3 cartes en mains et avec cette Suzanne, nous avons emprunté ma frêle esquisse pour la traversée du lac.
En effet sur la rive opposée, j’avais ouï-dire qu’un cheval extraordinaire murmurait   à l’oreille d’un maréchal ferrant, lui révélant toutes sortes de mystères.
Quelle idée m’a pris ! ma cousine a eu de mal de mer s’est penchée malencontreusement sur le bac pour expédier le copieux repas qu’elle avait ingurgité. Et floc, elle est tombée à l’eau.
Elle barbotait ne sachant pas nager.
Je vole à son secours je me jette à l’eau oubliant évidemment les cartes dans ma poche. Celles-ci bien sûr m’ont suivi dans mon élan. Nous avons pu les repêcher, mais l’écriture au stylo encre, comme la coutume des années 30, a été effacée par cette trempette inopinée : on ne pouvait plus rien lire !
Nous avons néanmoins décidé de continuer car nous n’étions pas loin du rivage de notre destination.
 Réchauffés devant un bon verre de whisky, en riant de nos exploits, nous avons décidé tout de même   d’aller voir le maréchal ferrant, en lui expliquant tant bien que mal l’affaire …des fois que son cheval saurait quelque chose
Le brave maréchal ferrant, très obligé, en a parlé à son cheval.
  Celui-ci, un véritable Tinker, n’a pas eu l’air de nous apprécier
Il a murmuré à l’oreille de son maitre :
 « Va te faire fiche », continue à me ferrer afin que je puisse galoper pour rejoindre ma belle ce soir
Et il a henni si bruyamment que nous sommes partis au trop d’un cheval de course


Ainsi on ne saura jamais le fin fond de cette histoire, mais moi, hélas j’ai pressenti que ma cousine reviendrait l’an prochain : elle tient absolument que je lui apprenne à nager.
A son âge, ! là encore c’est une histoire de fou.

Ça y est je rentre en France et vous dit Tchao, pour du sérieux

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1 octobre 2016

Poudre d'escampette (JAK)

j

 

Des presque bambins sous l’œil attendrit des parents font leur première grande escapade

Ils sont chargés d’immenses cartables flamboyants, sûrement en prévision de toute la science qu’ils vont acquérir ! Certains les ont posés à terre, d’autres s‘y agrippent de mains fermes comme si quelqu’un allait le leur dérober. Ils arborent le tee short dernier cri, a la queue leuleu, ils zieutent le début du rang pour voir le spécimen dont on leur a tant parlé : l’instituteur.

C’est l’entrée, en primaire

Les parents sont aussi émus, tout comme à la maternelle et s’éloignent impuissants : leurs petits sont pris dans le gouffre de la vie

 

Sortie à 16 h 30 très animées et pleine d’exubérance.

 

Ils se jettent dans les bras de leur géniteur, ils ont tant de chose à raconter !

 

La semaine s’émousse ainsi : C’est le samedi, repos.

 

Une note dans le cahier à l’attention des parents :

Attention une épidémie de poux surveiller la tête de vos enfants !

 

Les mamans s’affolent, le pharmacien est pris d’assaut, en fin connaisseur il avait prévu de s’approvisionner, tout le monde aura droit à son flacon de Marie Rose

Et voilà que je te frotte que je te lave que je te coupe que je surveille avec une loupe, la matinée du samedi y passe.

Pourtant il y en a un qui s’inquiète d’avantage, c’est le Pediculus humanus capitis, il va devoir s’échapper avec ses petits qu’il a pondu à foison : les lentes.

 

Mais rassurez-vous il reviendra sur d’autres têtes blondes, il est résistant….

Des œufs de poux ont été retrouvés dans des restes de cheveux d'une dépouille datant d'il y a 9000 ans !!!!

 

 

Nota histoire vécue il y a pour moi belle lurette !

 

13 août 2016

Ruines whisky et petites pépées (JAK)

 

Chers amis

Délaissé par ma belle, déçu de mes promenades dans les rues à contempler des scènes bonnes pour les badauds, je décidais d’aller chez mon oncle   surnommé dans la famille ; l’étranger de L’Irlande du Nord où il résidait plus précisément, dans un coin perdu

Je n’y étais jamais allé.  J’allais donc découvrir cette maison qu’il me décrivait dans ses courriers occasionnels, me recommandant entre autres de venir le voir.

Mais depuis longtemps je n’avais pas eu de ses nouvelles, et bien que le sachant très original, et un peu loufoque je ne désespérais pas malgré son âge, de le retrouver encore sportif et en pleine santé.  Je décidais donc de partir pour lui faire la surprise

Après de nombreuses péripéties routières et ferroviaires, j’arrivais enfin dans sa contrée, entre le comté du Kerry, et le comté de Galway, (mon once avait épousé une belle rousse Irlandaise).

À l’adresse indiquée au bord d’un lac je trouvais enfin ce semblant de maison, qui était plus que délabrée !

 

ja1

 Et je lus une annonce   plaquée sur les vieux murs ;

À louer !

 

En français, bien sûr, mon tonton ne sachant écrire le gaélique irlandais région où l'anglais y est proscrit et naturellement cela va de soi, le français aléatoirement !

Vous dire si cette affiche dénotait doublement !

Heureusement que le ciel était bleu, sinon j’aurais sombré dans le désespoir. Aventureux comme vous me connaissez, j’avais laissé repartir le brave paysan qui m’avait rendu jusqu’ici sur un chariot de fortune, cahin-caha sur des chemins caillouteux, en lui disant que je me débrouillerais bien tout seul.

C’était la fin de la soirée en attendant de prendre une décision pour la suite des évènements, et surtout d’enquêter sur ce qui avait bien pu se passer je décidais de dormir sur place.

J’avais un duvet dans mon havresac cela ferait l’affaire, et une nuit à la belle étoile n’allait pas gâcher mes vacances, j’avais déjà donné, et cela me permettrai d’épater mes potes en racontant mon odyssée au boulot, à la rentrée.

J’allais m’endormir sous un beau ciel étoilé, quand m’apparut Peter O'Tool.

Il avait avec lui quatre bouteilles de whisky du GLENTURRET 27 ans d’âge, Single Malt Ecosse comme vous pouvez le supputer.

Bizarrement je ne fus pas surpris bien que le sachant mort. Il devait errer en fantôme dans son pays d’origine comme ils en existent des myriades par ici.

Il me proposa de trinquer avec lui, Je ne refusais pas,       ayant moi-même un gout notoire peur ce délicieux breuvage.

A la deuxième bouteille, nous chantions à tue-tête le célèbre chant de Michel Sardou ; Les Lacs du Connemara

A la troisième il me propose qu’à nous deux nous jouions un remake de lord Jim où pendant une tempête, un officier de marine abandonne son navire et pour expier sa veulerie, se lance dans des aventures les plus périlleuses.

Courageux mais pas téméraire j’arrive à lui baragouiner, la langue pâteuse, que j’aimerai mieux choisir autre chose.

À la quatrième je l’implore de me faire apparaitre   la princesse. Margareth, la petite sœur de la reine Elizabeth, qui en son temps a été folle d’amour pour lui et avec qui il a eu une aventure……

 …………afin que nous nous en occupions un peu….

♥♥♥♥♥

 

Le lendemain matin, c’est authentique, le brave paysan qui m’avait déposé sur les lieux est revenu inquiet de mon sort … et au nombre de cadavres de bouteilles qui m’entouraient, il m’a rafraichi avec un seau d’eau qu’il était allé quérir dans le lac, bien frais.

Je n’avais plus aucun souvenir, mais deux choses étaient certaines la pancarte à louer n’y était plus, et sur un fil tendu entre deux arbres flottait au séchage un joli dessous féminin, qui avait forte ressemblance avec ceux qu’arborait la charmante Lady Antony Armstrong-Jones qui n’avait jamais eu la pudeur de cacher les siens du temps de son vivant ...

 

 

Après une bonne tisane requinquante, je vous dis tchao à la semaine prochaine

20 août 2016

Pour Pierre par bongopinot

bo


De belles lettres et des chiffres
Sur de petits cubes de bois
Gravés par mon grand-père
Pour un petit jeu de choix

Pensé pour mon petit cousin
 En situation de handicap
Pour qu’il apprenne sur son chemin
Et qu’il suive tranquillement son cap

Et tout doucement il se mit à reconnaître
Les lettres et les chiffres de zéro à neuf
C’est alors que notre grand-mère
Découpa dans des catalogues neufs

Les images de fruits et de légumes
Qu’elle colla sur les cubes de bois
Puis un soleil, la pluie, la neige, la brume
Décorèrent les autres faces des cubes de joies

Puis les animaux de la ferme et les animaux sauvages
Les feuilles des arbres les fleurs de toutes sortes
Les outils du quotidien le bricolage le jardinage
Égayèrent très vite toutes les faces des cubes papillotes

Et je lisais la fierté dans leurs beaux yeux
Dés que mon cousin trouvait le cube demandé
Il y eut des centaines de cubes merveilleux
Des moments de jeu où nous étions tous apaisés

Loin des moqueries et de tous ces regards mauvais
Mon cousin qui n’est que gentillesse et amour
Ces bêtises du dehors faites d’ignorance m’attristaient
Et rendaient certains moments de vie un peu lourds

Merci Mapnancy pour cette image
Qui m’a rappelé des moments heureux
D’enfance d’amour vrai et de partage
Avec mon cousin Pierre si merveilleux

13 août 2016

Une façade de pierres par bongopinot

ruine


Une façade faite de pierres
De chaque côté des rochers fiers
Un petit sentier très escarpé
Un endroit un peu oublié

Mais pour celui qui veut voir
La vie arrive quand vient le soir
C’est un beau défilé d’étoiles
Un feu d’artifice qui se dévoile

Ce sont des papillons battant des ailes
Qui sifflent leurs notes irréelles
C’est le vent qui souffle sur les feuilles
Et les fait tournoyer dans le ciel en deuil

Ce sont des chats se reposant dans cet abri
Et avec eux bien d’autres amis
Ils viennent apprécier ce spectacle
Où rien ne leur fait obstacle

Ce sont les feux-follets et les esprits d'antan
Qui entament une danse du printemps
Cette ruine maintenant désertée
Cache encore des secrets bien gardés

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6 août 2016

L'homme statue par bongopinot

La petite fille et le mime


Il se prépare pour le boulot
Tabouret, sacoche, casse-croûte
Il sort et passe incognito
Il marche et traverse une route

Il arrive se maquille et voilà
Dans sa main une rose il prend la pose
Une petite fille passe par là
S’arrête leurs regards se croisent

Il ne bouge pas reste de marbre
Il joue l’homme statue
Pour faire rire ou surprendre
C’est ainsi qu’il anime les rues

La petite fille doucement ose un pas
Elle sursaute lorsqu’il lui offre une fleur
Elle attrape la rose et s’en va
Elle se retourne lui sourit de bon cœur

De petits moments de doux bonheur
De surprises de rires et d’applaudissements
Moments de partage et de bonne humeur
Un bel artiste avec son spectacle vivant

Pour rien au monde il ne donnerait sa place
Il donne, n’est pas riche mais reçoit tant
Un saltimbanque qui jamais ne se lasse
Il n’a qu’à regarder les regards des passants.

6 août 2016

Participation d'Alain André

aa

 
J’avais abordé cet homme statue, un soir alors qu’il venait de ramasser sa sébile et s’en allait tranquillement vers son logis :
- Bonsoir !  Me permettez-vous quelques questions ?
- Bonsoir, et bien, oui, que voulez vous savoir ?
-Comment tenez-vous immobile aussi longtemps ? Avez-vous un exosquelette sous votre costume ?
-Mais non ! Quelle idée ? Il faut de la concentration mentale, ne penser à rien, et travailler sa respiration, c’est très important, la respiration ;  et puis je bouge de temps en temps, je change de position chaque demi-heure, et je cligne des yeux rapidement quand quelqu’un met une pièce dans ma sébile ! Et puis, j’ai de l’expérience, je fais cela depuis vingt ans.
-Vingt ans !!! Je ne vous avais jamais vu ici !
- j’ai beaucoup voyagé : Londres, Rome, Madrid, Barcelone puis ici ;  j’aime bien les gens d’ici, ils sont cool, et généreux.
-Vous faites toujours cette statue de pierre ?
-Non, je campe différents personnages, selon les saisons, mes tableaux expriment chacun une histoire différente, un poème, par exemple en ce moment,  mon personnage exprime la beauté éphémère, c’est une allégorie du poème de Ronsard : « Mignonne allons voir si la rose… » ! Quatre tableaux par tranche de deux heures, dans le premier je cueille la rose, le deuxième me montre la flairant, le troisième, je l’offre aux passantes, et Le soir, la rose que je tiens est fanée : Je rentre chez moi !
-En effet, on peut y penser, à vous voir avec cette rose, mais, le corps même du texte ne m’était pas apparu clairement ! D’autant que le poème ne parle pas du tout du parfum ni de l’offrande d’une rose mais d’aller voir si elle n’a pas perdu, cette vêprée, les plis de sa robe pourprée !
-En fait, chacun y voit ce qu’il veut, c’est toute la beauté de cette discipline théâtrale : Laisser le spectateur mettre des mots sur la performance de l’artiste. Parce qu’exprimer ce que chacun veut y trouver sans rien faire du tout,  c’est une  véritable performance !
En d’autres temps, je me serais gaussé de cette fatuité, mais désormais, ayant acquis une étonnante faculté d’indulgence envers mes concitoyens, je ne fis que pouffer !
Je pouffai donc, et lui assénais cette sentencieuse question :
-Tout de même, on peut penser que vous ne vous fatiguez pas beaucoup ?
-N’en croyez rien ! C’est très fatigant de ne pas bouger, c’est épuisant de ne rien faire, très dur : ne rien penser, ne pas parler demande une force de caractère hors du commun !
Je regardai l’homme attentivement : Ainsi grimé, il est vrai qu’il me semblait très… beau…enfin, tout dépend de votre conception de la beauté, n’est-ce pas ? Il me sembla soudain exceptionnel de porter à ce niveau l’art du farniente ( En italien far=faire, niente=rien ), une expression artistique au final assez sublime : cette beauté immobile serait peut—être, me dis-je, une forme d’art en soi ? On a bien eu la toile non peinte, la sculpture non sculptée, nous avons la pièce de théâtre non jouée !
Et puis, il me dit :
-Voir s’allumer les yeux d’une petite fille quand elle me regarde…Ca n’a pas de prix !

9 juillet 2016

Ça va être le cirque à Ar Santé et aux Fontaines par bongopinot

bo

 
Deux semaines circassiennes à Lannion
Un chapiteau en plein cœur d’un quartier
Pendant quinze jours joie et émotion
Et pour finir une déambulation et la grande traversée

Attention, attention, petits, grands et Ados
Le cirque à Léon sous son chapiteau
Proposera des ateliers de cirque aux habitants.
Jonglage, équilibre, fil, trapèze et cerceaux

Et la compagnie Basinga avec Yan et Tatiana-Mosio.
Vous pourrez essayer de marcher sur un fil tendu
Venez vous surpasser seul, à deux ou en trio
Et qui sait vous deviendrez peut-être mordu

Et la marche démarre à pied en échasses ou monocycle
Et un câble est tendu entre deux tours des Fontaines
La funambule va s’élancer pour la fin du spectacle
Les cavaletti sont en place, les chanteurs se déchaînent

De merveilleux moments pour tisser des liens magiques
Pour mettre en avant toute l’équipe qui agit dans l’ombre
Les techniciens, les musiciens et bien sûr le public
Sans qui rien ne serai possible et qui est venu en nombre

Elle glisse sur son fil pas à pas tranquillement
Devant ces habitants côtoyés pendant quinze jours
C’est pour eux et pour ces instants de partage si charmants
Qu’elle est là et, à son arrivée, elle les applaudit en retour


 

A VOIR SI VOUS AVEZ deux trois MINUTES

23 juillet 2016

"Fireflies on the water" (MAP)

 

 

Au milieu des lucioles

 

Doucement je referme la porte

de ce lieu nommé : « Infinity Mirror »

Je me retrouve seule

au milieu

de ces « Fireflies on the water » !

J'admire, je rêve, je m'émerveille

de la beauté lumineuse de ces lucioles !

Pur moment de grâce

magie de la rencontre

de la lumière et de l'eau !

Au cœur de cette œuvre étonnante

ravissante, apaisante 

le temps s'arrête

en un superbe rêve éveillé !

2 juillet 2016

Ma toute première évasion par bongopinot

bo

Ma toute première évasion
Se produisit à la fin d’un été
Lorsque j’eus droit à une punition
J’étais dans ma chambre enfermée

Avec interdiction de sortir
Lorsque j’aperçus un livre
Je m’en saisis et commençai à lire
Et d’un coup je me sentis libre

Les premières pages m’emmenèrent,
Loin très loin de mes murs
Je volais et traversais l’univers
Où rien n’était triste ni même obscur

Je compris tout de suite que la lecture
Était une très agréable distraction
Que c’était une très bonne nourriture
Pour faire grandir mon imagination

Et depuis le jour de mes dix ans
Tout est prétexte à m’évader
Aventure, fiction, ou roman
Attention à celui qui veut m’enfermer

Avec mes livres petits ou grands
Je suis armée pour m’échapper
Personne ne peut me garder longtemps
Je fuis les endroits compliqués

Et je m’évade de ce monde
Sans avoir besoin de sortir
Entourée de lettres rondes
Ça m’aide tous les jours à tenir

Et même les samedis je m’évade
Avec vos phrases avec vos mots
Au fil des thèmes et de vos textes
Ces moments sont mes cadeaux

16 juillet 2016

Petit tour en Espagne par bongopinot

Le tambourin


En Espagne j’ai découvert le Flamenco
Modelé par la douleur, la souffrance
Ça vous touche et le cœur et l’âme illico
Il peut aussi vous révéler un visage gai et drôle

Quand arrive sur la piste de danse
Accompagné d’un seul guitariste
Un couple de danseurs plein de grâce
Le temps suspendu doucement s’arrête

Transporté dans un monde de beauté
Geste lent ou rapide tout en légèreté
Castagnettes et claquettes le tout bien rythmé
A couper le souffle au son des « olé »

Vous donne le vertige et vous emplit le cœur
Entre par la tête et cadence vos pieds
Moment riche d’émotion de bonheur
Qui vous donne l’envie d’un jour y retourner

J’ai alors posé mon très joli tambourin
Sur une belle nappe en broderie
Pour ne pas oublier tous les moments sereins
De ce beau voyage en Andalousie

25 juin 2016

Minuscule (Clémence)


Pour un cadeau inattendu, ce thème en est un, en ce premier jour d'été…
Cadeau à double tranchant car s'il est sensé et censé être porteur de bonheur, il est aussi chargé d'une grande inquiétude !
Celle du choix pour ne pas frustrer les autres !

J'erre dans la maison, dans le jardin, sur la Toile… à la recherche de ce cadeau inattendu ! A ma plus grande honte, je ne trouve rien. En revanche, des cadeaux attendus, j'en ai trouvés ! Mais c'est une longue histoire….

Après avoir fait mes cartons et un long voyage, je suis arrivée dans le Midi. Je me suis installée dans une ravissante maison que je me plais à appeler « La maison du Petit Chaperon Rouge » car elle est blottie dans un écrin de douceur verte.

Mon premier été a été fourni en  désenchantements :
Les kilomètres de lierres, de ronces et de salsepareille. Sans oublier les moustiques et les araignées à l'appétit vorace !
Je déplorais une flore étiolée alors que partout ailleurs, les thyms, les romarins, les immortelles, les cistes et autres plantes méditerranéennes  se développaient langoureusement…

Je me suis transformée en jardinière chevronnée...et j'ai planté, repiqué, bouturé et j'ai persévéré…
A l'instar de l'adage : « Tout travail mérite salaire » j'attendais que mon travail fut récompensé par les premières floraisons. Et il le fut sous forme de cadeaux attendus : un feu d'artifice de couleurs et de senteurs.

Mais un matin de printemps, je fis une découverte qui fit pétiller mes yeux et palpiter mon coeur : des dizaines de minuscules thyms et  romarins pointant  leurs premières feuilles entre la caillasse du chemin…

Ils s'étaient débrouillés tout seuls, comme autant de petits bonheurs, comme des cadeaux inattendus….

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11 juin 2016

Une affaire d'amitié par bongopinot

bo

 

C’est avec le cœur triste et lourd
Que je participe à notre rendez-vous
Pour écrire un clin d’œil un bonjour
A ma petite sœur de cœur ma petite Babou

C'est en passant devant cette chapellerie
Que toute l’affaire d’amitié me revint en mémoire
Pourquoi maintenant et pourquoi ici
Parce que c’est là que débuta notre histoire

Quelques heures qui ont changé ma vie
Une amitié qui s’est installée au fil des jours
Et qui se poursuit encore aujourd’hui
Un soir de juillet au son des tambours

Une jeune femme aux yeux si bleus
Et une autre un peu plus âgée
Et une rencontre au milieu
Une discussion, jusqu’à la nuit tombée

Des aventures et une belle honnêteté
Très vite tu m’as surnommée Tantine
Nos moments difficiles, toujours surmontés
Toi rebelle et moi déjà dans la routine

Toi, l’indocile pas très fréquentable
Notre approche fut pourtant une évidence
Au fil des années nous sommes devenues inséparables
Et lorsque tu es partie, on s’appelait en abondance

Et tous les ans tes visites sont attendues
Tu es devenue ma petite sœur de cœur
L’éloignement a renforcé notre amitié assidue
Et aujourd’hui frappée par le malheur

Qui porte le vilain nom d’anévrisme
Je veux te donner la force de te battre
Et te dire combien je t’aime et je t’estime
Pour te voir je parcourrais des kilomètres

Dès que l’autorisation me sera donné
J’accourrai le plus vite possible
Car il ne faut pas faire attendre l’amitié
Et toutes deux nous serons indestructibles

Rappelle-toi nos premières sorties
Ça fait trente ans qu’on se suit toi et moi
Et c’est devant cette chapellerie
Que notre amitié est née je pense à toi.

2 juillet 2016

Participation de Venise

EVASION.

Mon Karma était de vivre , et non pas de travailler comme une forcenée . Je ne voulais pas avoir ce visage gris qui ressemble à un torchon ou à un mouchoir qui aurait écrasé plein de larmes.
Rien dans ma vie ne devait sentir le gasoil.
Alors quand le grand violier blanc ivoire fit escale dans ma vie j’enjambai  le pont  et parcourus le monde en mangeant du poisson cru.

J’ai esquissé pour passer le temps des dessins d’enfant sur de vieux carnets remâchant un ciel étoilé .
Ma vie était faite de petits instants sans penser aux grands;

Je me suis effacée devant le monde pour mieux l’écouter  . Le vernis de la lointaine civilisation s’est peu à peu écaillé pour arborer un visage vacant fait d’embruns et de silence.

L’évasion provoque un élargissement de conscience  chez moi .
Je ne comprends toujours pas comment les riches peuvent être aussi cons . Ils s’évadent  pourtant eux aussi , mais c’est peut être une autre évasion !!

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11 juin 2016

Participation de JAK

 

j

 

C'est en passant devant cette chapellerie que toute l'affaire me revint en mémoire ....

C’est une sombre histoire que je vais vous narrer  là. Je l’ai vécue dans ma tendre enfance.

Dans les années 45, dans une petite bourgade de province, où comme tant d’autres dans l’hexagone, chacun s’observait, il était de bon ton d’avoir une tenue vestimentaire impeccable, même  si la situation n’était pas au diapason.

Les hommes arboraient un couvre-chef, qu’ils soulevaient lorsqu’ils saluaient les passants dans la rue. Les femmes exhibaient  des bibis, souvent agrémentés  de leurs mains avec des fanfreluches laissant  deviner  des cheveux bien soignés.

Un ami de mes parents vint à décéder, il était dans la quarantaine.

Dans le village il était aimé de tous, principal employé municipal, chacun avait eu l’occasion de le rencontrer et d’échanger des mots gentils avec lui car il était de bon service, bienveillant, arrangeait tout le monde, riches ou démunis

Il laissait une veuve et 4 orphelins, en bas âge  ce qui chagrinait davantage la population.

Inutile de vous préciser que l’église fut bondée car il était pratiquant.  Même les mécréants s’y rendirent – restant toutefois debout dans le fond de la nef-  pour lui rendre un dernier hommage.

Un psaume entonné  par la chorale appesantit tristement l’assemblée, plusieurs pleuraient en sortant sur le parvis de l’église.

A cette époque, la coutume était d’accompagner le mort jusqu’au cimetière où le curé y faisaient une ultime bénédiction.

Ce cimetière était à 3 ou 4 kilomètres de la paroisse, et un cortège, avec en-tête   la veuve chapeautée d’un voile noir, commençât lentement,  suivait la  famille puis  tout le village formant  une longue  procession  ondulant comme un serpent.

Ce cimetière était sur un promontoire élevé, et le dénivelé pénible faisait sortir les mouchoirs, épongeant discrètement des nez larmoyants, et surtout  subrepticement,  des tempes moites.

La procession enfin accéda à une  petite place ombragée, où chacun put alors reprendre son souffle.

Mais c’était sans compter sur les éléments naturels, capricieux en cette période de l’année, et un vent violent soufflât   d’une façon intempestive, et ce qui devait arriver arriva : tous les chapeaux s’envolèrent dans toutes les directions.

 Chacun courait après le sien dans des fous rires irrépressibles, faisant contrepartie au chagrin accumulé  

Et ce fut une belle pagaie, et le mort  lui-même fut abandonné à son sort, sur son catafalque, le drap mortuaire dissimulant son cercueil  envolé lui aussi.

La débandade  dura plusieurs minutes, puis tout se remit en place, mais on voyait bien dans les regards et  les comportements confus  qu’il restait des lambeaux de cette scène un peu trop déplacée.

Le mort fut enfin mit en terre mais longtemps dans le  pays on se souvint de la scène épique de sa mise au tombeau.

 

4 juin 2016

Ah ! là là par bongopinot

 

Source: Externe



J’ai perdu la mémoire
Au fond d’un arrosoir
J’arrose donc tous les soirs
Pour au moins l’apercevoir

Depuis qu’elle est partie
Bonjour tous les ennuis
Et pour la retrouver
C’est galère assurée

Je ne reconnais plus personne
Et tout ça m’empoisonne
Je ne sais plus où je travaille
Alors je reste au bercail

Je ne retrouve plus mes affaires
Et je deviens amère
Y a-t-il quelque chose à faire
Car tout ça est un calvaire


J’essaie de me rappeler
Ma mémoire est brouillée
Le passé, le présent
Se mélangent c’est navrant

Je ne reconnais plus les fleurs
Ni leurs noms ni leurs odeurs
Je glisse dans le délire
Je ne pourrai bientôt plus écrire

J’ai plus de mots à mon histoire
J’ai pourtant sondé tous les tiroirs
Je ne sais plus ce que je cherche
J’ai mis les mains dans mes poches


Mon frigo est en détresse
J’ai oublié de faire les courses
Je ne vais plus à mes rendez-vous
Je reste prostrée dans le flou

J’ai perdu la mémoire
Je traine mon désespoir
Lorsqu’un soir par hasard
Je suis tombée dans l’arrosoir

J’ai retrouvé la mémoire
Mais c’est un peu le bazar
Je vais ranger tous les tiroirs
Et reprendre ma trajectoire

14 mai 2016

Un phénomène étrange par bongopinot

bo

 

 Ces Phénomènes étranges du soir

Mais qu’est-ce que ça peut-être

Etincelles, lumières dans le noir

Qui disparaissent pour réapparaitre

 

Ces manifestations chargées d’électricité

Formant de beaux rayons lumineux

Un spectacle irréel de toute beauté

Ne sont là que pour nous rendre heureux

 

Ils viennent d’une civilisation inconnue

Nous ne sommes plus seuls dans l’univers

Ils s’éclairent pour être reconnus

Par les plus sensibles des habitants de la terre

 

Tout un monde dans le ciel bleu nuit

Qui descend en flèche éclairante

Comme un vaisseau  qui reluit

Pour offrir une obscurité apaisante

 

Toutes ces choses bizarres sur notre planète

Qui illuminent le ciel certaines nuits

Indiquent le lieu d’une pause bienveillante

Qui descend sur terre après minuit

 

Pour nous réapprendre le partage

Dans un sourire qui offrira la lumière

Nous murmurant des mots doux et sages

Des moments pour certains bénéficiaires

 

Un bout de monde à coté des étoiles

Attrapeur de bonheur

Qui retire son voile

Pour nous protéger des malheurs

 

Un chemin qui peut être long

Qui va de l’esprit jusqu’au cœur

En faisant de tout petit bond

Pour goûter à la paix, que l’on effleure.

 

14 mai 2016

L’ONDE (Alain André)

 

Un phénomène étrange : Le phénomène ondulatoire est Le sujet qui intrigue le plus les scientifiques. En effet,  personne ne peut expliquer ce qu’est une onde, électromagnétique ou lumineuse ; On la constate on est obligé de l’admettre, mais on ignore ce que c’est réellement. De même la gravitation, les forces d’interaction fortes et  faibles dans les atomes, enfin toutes ces forces qui sont plus ou moins comparables à des ondes, les particules comme les photons qui sont en même temps des ondes …

En fait, ni les couleurs, ni les sons n’existent réellement puisque ce sont des vibrations ondulatoires (de très hautes fréquences pour les couleurs, de basse fréquence pour les ondes sonores) et  ce sont nos capteurs corporels de ces ondes qui nous permettent de les interpréter  en réalités magiques.

Quand aux autres ondes : radio, nucléaires, etc. …  allez savoir…

Pas aussi complexes que les ondulations du corps féminin…mais presque !

C’est vrai, soyons sérieux un instant : Si l’on considère l’onde produite par un corps féminin qui plonge dans une baignoire : que se passe-t-il ?  La réponse donnée par le professeur Desproges est incontestée encore de nos jours : « Quand une femme plonge son corps nu dans une baignoire … Le téléphone sonne ! »

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28 mai 2016

Mon coeur, à la fontaine (Clémence)


Mon cœur, à la fontaine...

Mon cœur arrêta de battre un instant et glissa doucement son regard sur  la longue lézarde de ma vie. De temps à autre, il s'attardait sur les manques  de bras accueillants, de câlins et d'un peu de temps pour jouer.  Il survola rapidement les colères et les révoltes matées par l'éloignement…
Il hésita sur l'incompréhension, le qu'en dira-t-on  et les jugements lapidaires... Il questionna encore  l'indifférence et les secrets trop bien gardés, il soupira devant les trahisons, les mensonges et le verbe outrancier…

Mon cœur frémit.
Il s'ébroua.
Il laissa s'envoler  le choc et le déni, la colère et le chantage, la tristesse et la résignation.
Il accueillit l'acceptation et la reconstruction...

Il était allé, encore une fois, se revivifier à la fontaine de la Résilience.

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Image/ Fontaine des quatre saisons – Mairie de Cotignac .


7 mai 2016

Emile (MAP)

La peinture d'Emile Friant me plaît énormément !

Récemment revisant pour la n'ème foi le Musée des Beaux Arts de Nancy

j'ai pu admirer de nouveau trois de ses oeuvres majeures :

DSCF6502

 

Le Travail du lundi 1884 Huile sur toile.

*

La TOUSSAINT !

"La scène de La Toussaint se déroule devant l'entrée du  cimetière de Préville à Nancy.

Elle nous présente une grande famille  lorraine, avec ses rites du deuil,

sa conception de la charité et les  principes d'éducation qui en découlent" ...

La Toussaint E

SyLvain LANG a eu l'idée d'une transformation animée de ce tableau

avec une installation vidéo et silicone !

Voilà en quelques photos ce que cela donne :

La Toussaint 1

La Toussaint 2

La Toussaint 3

A voir ici en mouvement :

https://youtu.be/zPgdM_6svv8

 

C'est assez impressionnant à voir !!!

Les personnages d'une peinture qui se mettent soudain à prendre vie

et à défiler devant nos yeux !

Il y a comme de la magie là-dedans !!!!

*

Et bien sûr le tableau que je vous ai proposé

pour ce nouveau défi :

 

La petite barque E

La petite barque 1895

Emile Friant

que j'aime pour la douce émotion qu'elle dégage !

* * *

Eh bien voilà ! Si vous passez par Nancy n'hésitez pas

à visiter notre beau Musée et à en admirer

ses chefs d'oeuvre !

 

 

30 avril 2016

Participation de JAK

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Jaklyne  joue du plumeau, comme d’autres de l’Ocarina

Chaque jour que dieu fait,  partout dans les rais du soleil

Elle observe de méchants galopins, particules de poussière

Qui s’en donnent à cœur joie

Voltigeant cependant  avec  grâce aérienne

Tout comme le feraient  des notes de musique

 

Aux  vestiges récalcitrants  qu’hier elle n’a pu éliminer

D’autres s’ajoutent continuellement  issus  des  courants d’air.

 Ils arrivent de tous les coins,  et grouillent  par  myriade

Si bien que 400 fois par jour, elle éternue  dans son mouchoir de lin

 

Mais malgré tous  ses efforts,  les granules, ces agrégats malsains restent fidèles au poste, et en tourbillon, comme un remue-ménage

Toujours, volettent, volettent, et re-volettent

 

Aujourd’hui, amèrement elle regrette de n’avoir pris

 Une plume à la place du plumeau

Et 400 fois écrit un défi chaque  samedi matin

Au lieu de bêtement s’échiner   à chasser les moutons

 

Là au moins, elle aurait été inondée de  commentaires pimentés

Tandis qu’à la place

 Présentement les poussières l’assaisonnent de particules

  Asséchant ses poumons malmenés

 

23 avril 2016

Une mystérieuse enveloppe (Marco Québec)

 

Que peut donc receler
Cette enveloppe cachetée
Que quelqu’un a laissée
Dans un livre emprunté
À la bibliothèque de mon quartier

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Peut-être que j’y trouverai
La lettre de madame Andrée
Qui a choisi de démissionner
Plutôt que de continuer
À se faire harceler
Par un directeur effronté
 

Peut-être que j’y trouverai
Sept billets de vingt dollars bien comptés
Pour régler le plombier
Qui ne les a jamais réclamés
La mort l’ayant convoqué
 

Peut-être que j’y trouverai
Un avis d’un banquier
Visant à informer
Que la marge de crédit accordée
A été dépassée
Et qu’une pénalité
Sera imposée
 

Peut-être que j’y trouverai
Un message enflammé
Qui aurait mené
Le mari qui l’aurait intercepté
À découvrir la vérité
Sur la paternité
De son dernier-né
 

Peut-être que j’y trouverai
Deux billets gagnés
À un party de fin d’année
Permettant d’assister
À une partie de hockey
Au mois de janvier

image[16]


Ce que j’y ai trouvé
Jamais vous ne le saurez
J’en suis désolé
Le livre emprunté
L’enveloppe qui y était cachée
Je les ai tous deux égarés
Je les ai bien cherchés
Sans les retrouver

9 avril 2016

La punition (MAP)

 

Un petit courant d’air malin

a été puni ce matin

car il avait osé souffler

la leçon à son grand copain.

 

Courant d'air

Quand le maître eut vent de l’histoire

le coupable fut condamné …

.. à travailler chez le meunier.

 

Meunier

Il l’aida à moudre son grain

Blé

en faisant tourner son moulin.

 

Moulin 

 

- C’est un travail bien fatigant

pour les petits et pour les grands !-

 

Après une rude journée

-sans relâche à s'époumoner-

.................................

il en eut le souffle coupé !

 

fatigue

 

 

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26 mars 2016

Superstition (Marco Québec)

C’est sur ce banc de parc que cette histoire a commencé.

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Deux hommes y sont assis.


-          Êtes-vous superstitieux?, demande l’homme aux yeux rougis.
-          Je ne vous connais pas, répond l’autre.
-          Je m’appelle Claude. Êtes-vous superstitieux?, redemande-t-il.
-          Pourquoi me parlez-vous?
-          Parce que vous êtes là et que je suis là.
-          Ce n’est pas une raison.
-          Pourquoi faudrait-il une raison?
-          Je ne sais pas.
-          Alors êtes-vous superstitieux?
-          Pourquoi me demandez-vous cela?
-          Pour engager la conversation, pour briser la solitude.
-          Qui vous dit que je vis dans la solitude?
-          Ce n’est pas ce que j’ai dit. Vivez-vous dans la solitude?
-          Je ne suis pas superstitieux.
-          Et vivez-vous dans la solitude?
-          C’est possible. Et vous, êtes-vous superstitieux?, demande l’autre.
-          Je ne sais pas.
-          Pourquoi poser la question si vous ne savez même pas?
-          Parce que
-          Ce n’est pas une réponse.
-          Vous savez ce qui s’est passé hier?
-          Non, je ne sais pas.
-          Si vous ne savez pas, c’est que vous vivez vraiment dans la solitude.
-          Vous commencez à m’énerver avec ma solitude.
-          Désolé, je ne veux pas vous énerver.
-          Qu’est-ce qui s’est passé hier?
-          Les attaques au Bataclan, dans les restaurants, comme chez Charlie Hebdo.
-          Comme chez Charlie Hebdo?
-          Oui, comme chez Charlie Hebdo, mais en plus gros, avec plus de morts et plus de sang.
-          Non vraiment, je ne savais pas.
-          Le Président a dit que c’était une déclaration de guerre.
-          Ah! Les présidents et leurs grands mots.
-          Et leurs grands chevaux.
-          Oui, leurs grands chevaux… Mais pourquoi me demandez-vous si je suis superstitieux?
-          Parce que c’est arrivé un vendredi 13.
-          Ah bon!
-          Ma petite-fille y était, dit Claude.
-          Où ça?
-          Au Bataclan.
-          Est-elle blessée?
-          Définitivement morte.
-          Ah bon! Mais pourquoi vous me dites tout cela?
-          À qui voulez-vous que je le dise?
-          À vos amis, à votre famille.
-          Je n’ai pas d’amis, je n’ai plus de famille.
-          Ah bon!
-          Cessez de dire « Ah bon! ».
-          Vous aussi, vous vivez dans la solitude?
-          C’est possible.
-          Quel âge elle avait votre petite-fille?
-          21 ans.
-          C’est tout jeune.
-          C’est tout bête surtout de mourir à 21 ans.
-          Peut-être.
-          Comment ça « Peut-être » ?, réplique Claude.
-          La mort est toujours bête. La violence aussi.
-          La solitude aussi, ça peut être bête.
-          Ah bon.
-          Encore vos « Ah bon! ». Avez-vous soif?
-          Pourquoi vous me demandez ça?
-          Pour vous inviter à boire.
-          Pourquoi?
-          Pour que je sois un peu moins seul. Pour que vous soyez un peu moins seul. Pour que le monde soit un peu moins bête.

2 avril 2016

CHAPEAU DE PAILLE… (Alain André)

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« Fais chaud aujourd’hui, ou donc ai-je mis mon chapeau ? »

J’eus beau chercher, sur les patères, par terre, point de chapeau !

Parti donc sans couvre chef ! Volai l’ombrelle de mon épouse. Mais une ombrelle ne fait pas le printemps … et surtout pas viril, croyez moi !

« Trois p’tits chat, trois p’tits chats, trois p’tits chats, chat, chat, chapeau d’paille, chapeau d’paille, chapeau d’paille, paille, paille. Paillasson, paillasson, paillasson, son, son, son…. »

(Vous voudrez bien noter, pour l’apprécier pleinement, la haute portée philosophique de ce texte signifiant qui fut un tube pendant de longues années dans les colonies de vacance que fréquentaient nos chers bambins et votre serviteur).

On n’échappe pas à la niaiserie. On peut échapper aux rayons du soleil en mettant un chapeau, mais quand remonte à la surface un truc aussi niais : t’es foutu !

« Som-nambule, som-nambule, somnanbule, bulle, bulle. Bulletin, bulletin, bulletin, tin, tin. Tintamarre, tintamarre, tintamarre, marre marre ! »

HA !... j’en ai marre, en effet ! Que c’est pénible ces comptines qui te prennent la tête et qui t’empêchent, du coup de parler de ton sujet !

Revenons en donc à mon chapeau.

Sans chapeau, donc, mais avec une ombrelle pour protéger le sommet de mon crâne dont la tonsure s’est élargie ces derniers temps de manière inquiétante…

Mais une ombrelle, c’est nul ! T’as l’air ridicule, sous une ombrelle ! Et puis, si tu croises une dame…Tu soulèves ton ombrelle ?  C’a n’a pas de sens ! Tandis qu’un chapeau !

J’aurais du acheter une casquette !

« marabout, marabout, marabout, bout, bout, bout d’cigare, bout d’cigare, bout d’cigare, gare, gare, gare Perrache, gare Perrache, gare Perrache, rache, rache, rache de dents, rage de dents, rage de dents, dents, dents… »

Non, c’est insupportable !   Surtout que là, c’est vraiment vaseux, personne ne sait  que c’est la gare de la ville de Lyon, et puis alors, rache de dents… !

Ou un béret … tiens, c’est bien,  un béret, on peut le mettre dans sa poche !

Imagine : Tu entres dans une boutique, tu croises une dame : Tu soulève ton chapeau…Et tu te retrouves avec ton chapeau à la main, tu en fais quoi ? Le reposer sur ton crâne dégarni ? Mais tu t’aperçois qu’il n’y a plus de soleil et que tu n’as pas besoin de protéger ta tonsure des rayons X, donc, tu es là comme un con avec ton chapeau dans une main et ton sac à provisions dans l’autre ! Et c’est là que tu croises ton chef de service : 

« Tiens ? Bonjour, Monsieur Fauderche ! Quelle surprise ! » Et tu lui colles ton chapeau dans la main qu’il te tend ?

Tandis qu’avec un béret, tu le glisses vite fait dans une poche…

Oui, mais quelle poche ? Mettons, il fait beau, on est en été, tu n’as pas de veste. Ni d’imper… Juste un jean, le béret, il dépasse de ta poche de jean !

« Dentifrice, dentifrice, dentifrice, frice, frice, Frise à plat,a, frise à plat,a, frise à plat, plat, plat ; platonique, platonique, platonique, platonique, nik,nik, Nick Carter, Nick Carter, Nick Carter, ter, ter. » Stop !!!! C’est vraiment trop nul !

Bon, le béret, c’est presque comme un chapeau mais pas tout à fait, c’est plus pratique, ça se met dans n’importe quel sens. Pas comme une casquette ! Si tu la mets à l’envers, ta casquette, t’as l’air, soit d’un coureur cycliste, soit d’une caillera !

Tandis qu’un béret … ça n’a pas de sens, un béret.

« Terrassier, terrassier, terrassier, sier, sier, scier du bois,a,scier du bois,a, scier du bois, bois, bois, boisson chaude, boisson chaude, boisson chaude, chaude, chaude, chaudière, chaudière, chaudière, hier, hier »

Zut, ça m’énerve ! et puis quel rapport avec le chapeau, je me demande ?...Ah, oui, chats, chapeau de paille !

Bon tiens, un chapeau de paille, ça, c’est bien ! Léger, sobre, isolant bien des UV ! Pas comme un béret ! Noir, en feutre, ça tient chaud…Mais s’il pleut ?  Bon, tu pars de chez toi, il fait beau, et parfois, sur le chemin, il se met à pleuvoir ? Ben, ton chapeau de paille, il goutte en dedans ! Alors, les gouttes d’eau sur la tonsure, bonjour !

« Hyères les iles, Hyères les iles, Hyères les iles, zils, zils, z’ils accou-ourent, z’ils acourent, z’ils accourent, court, court ; courtisane, courtisane, courtisane, zane, zane, Zane d’ar-que, Zanne d’Ar-que, zanne d’arc, d’arc, d’arc »

Mais que c’est tarte, cette comptine ! Ce n’est pas croyable que j’ai pu faire chanter ça à des centaines de gamins quand j’étais moniteur de colo ! Les pauvres, ils pourraient porter plainte, et ils n’auraient pas tort !… Surtout que des générations ont dû être dégoutées des chapeaux… Et des chats !

Mais un béret, sous la pluie, qu’est-ce qu’il fait, le béret sous la pluie, hein ? Ben y se gorge d’eau, le béret, sous la pluie…Et vas fourrer un béret mouillé dans ta poche !

Bon, il ne pleut pas toujours, enfin, tout dépend ou tu habites, n’est-ce pas ? Parce que, en Bretagne… Mais  dans le sud, il y a du vent…

Sur l’pont des arts aussi, d’ailleurs :

« Si par hasard, sur l’pont des arts, tu croises le vent, le vent maraud, prudent prends garde à ton chapeau… »  (1) 

 « D’arc en ciel, ciel couvert, vermifuge, fugitif, typhoïde, identique, tic nerveux, veuve de guerre, guerre de Troie, trois p’tits chats » ………………. HAAA !

Alain ANDRE

(1) Georges Brassens : Le vent.

 

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