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Le défi du samedi
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11 juillet 2015

A Sablé par bongopinot

bo01

 

Du seize au dix-huit juillet

Trois journées rien que pour les mômes

Satisfaction, rigolade et gaité

Que l'on soit en groupe ou en binôme

 

Suivez les pancartes, les marionnettes, le pantin

Les acrobates ou bien les jongleurs

Qui gentiment vous ouvrent le chemin

Passez tous des journées de rêve, de bonheur

 

Car à Sablé dans le parc du château

On se prépare pour trois jours de folie douce

Entourés de milliers de marmots

Avec une musique pour suceur de pouce

 

Animation, chanson, spectacle et jeu

Pour enfants venus avec leurs parents

Pour passer un moment joyeux

Pour enfants de trois à douze ans

 

Arrivés de partout en voiture ou en car

Les petits avec leurs yeux malicieux

Vont vivre au rythme de la fanfare

Un beau et grand festival heureux

 

Quelques jours festifs avec rokissimo

De beaux moments de partage

Découverte d'artistes-poètes aux doux mots

A voir et écouter pour garder de belles images

 

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4 juillet 2015

Participation de Nhand

MATHIS, AU LIT !

 

 

- Mathis ? Brossage de dents, pipi, et au lit ! Hop ! Hop ! Hop !
- Et tu me liras une histoire ? Celle de Monsieur Madame et le Grand Méchant Loup...
- Si tu te dépêches... Parce qu'après l'heure, ce ne sera plus l'heure.
- Plus l'heure de quoi ?
- De te lire une histoire, pardi !
- C'est jusqu'à quand l'heure de me lire une histoire ?
- Tu vois la grande aiguille ? Elle est bientôt sur deux. Quand elle sera sur six, ça voudra dire qu'il sera huit heures et demie, et ce sera trop tard. Après huit heures et demie, plus personne ne lit d'histoire à personne, c'est comme ça ! Alors vite, au lavabo, puis aux toilettes, alors j'aurai le temps de te lire un paragraphe...
- Bon, d'accord...
- Allez ! Allez ! Et que ça saute !
- Mais il a de la chance, papa...
- Comment ça ?
- Pour lui, ça dure longtemps, l'heure de lui lire une histoire...
- Qu'est-ce que tu racontes, je ne lis pas d'histoire à ton père ?!
- Ben si, le soir, quand il fait déjà très très très nuit...
- Ah ?
- Eh ben oui, je t'entends, tu lui parles, tu lui lis une histoire. Même que des fois, ça a l'air drôle, parce que vous rigolez ensemble. Après, lui, il fait comme un ours qui t'attrape, et puis il grogne, tu sais comme l'ours blanc dans la télé l'autre jour... Et toi, tu fais « Aïe ! Aïe ! Aïe ! », tu cries fort, parce qu'il fait semblant de te manger...
- L'heure tourne, Mathis.
- Et une fois, aussi, j'étais dans le couloir...
- La grande aiguille va dépasser deux.
- Et j'ai vu que tu lui faisais le cheval...
- Bon euh... Je compte jusqu'à trois...
- Pourtant, tu ne veux jamais faire le cheval pour moi, tu dis toujours que tu as mal au dos !
- Un... Deux...
- Tu pourras me lire la même histoire qu'à papa ?
- Certainement pas !
- Pourquoi ?
- Je te préviens, Mathis, vas-y, maintenant qu'il est encore temps, sinon, pas de Monsieur Madame et le Grand Méchant Loup, ce sera direct au dodo !

 

 

LOGO NH-PF

4 juillet 2015

Il était bien temps que je l'écrive ! (par joye)

click

L’heure, c’est l’heure;

Avant l’heure, c’est pas l’heure;

Après l’heure, c’est plus l’heure.

reverse clock

 Jusqu’à l’heure, ce ne sera pas encore l’heure,

Et bien après l’heure, c’était l’heure à l’heure.

 

(l'heure iowanienne)

À partir de l’heure, ce sera l’heure jusqu’à ce que ce ne soit plus l’heure.

Demain, dès l’heure, ce sera l’heure, mais demain ne sera plus demain demain,

Ce sera aujourd’hui.

 

(l'heure française)

Aujourd’hui était demain hier, mais il n’est plus demain, car demain est demain,

Et aujourd’hui sera hier demain.

moi

(vous êtes ici)

Hier était aujourd’hui hier, et même demain avant-hier, mais aujourd’hui ne sera pas hier avant demain.

D’ici deux jours aujourd’hui sera l’avant-hier, mais avant-hier aujourd’hui était le surlendemain.

(tic tac les aminches)

 Un jour le futur sera le passé,

 Mais ce n’est pas encore l’heure.

repentir

27 juin 2015

Remue-méninges (Walrus)

Quelques heures encore pour répondre au défi de MAP. Pas sûr que ça le fasse. Comme je l'ai expliqué récemment à cette chère, très chère Célestine, un test de personnalité m'a classé, il y a bien longtemps, dans la grande famille des non-émotifs, non-actifs, primaires (représentant type : Jean de La Fontaine*). Alors, trouver quelque chose qui m'impressionne...

Bien sûr, il y a toujours la fiction, mais pourquoi serait-elle à la hauteur puisque, comme on se plaît à nous le dire, la réalité dépasse la fiction.

J'ai bien pensé en écoutant ce matin à la radio le compte-rendu d'une séance de la Chambre où le Ministre du budget exigeait un vote d'urgence sur le dernier ajustement budgétaire alors qu'il manquait une voix à la majorité gouvernementale pour remporter le vote, prendre l'exemple de l'impressionnante bêtise des politiciens, mais si elle est impressionnante, elle n'en est pas moins tristement banale. J'ai donc abandonné l'idée.

J'ai cru avoir trouvé un peu plus tard en voyant apparaître dans la petite fenêtre en haut de mon écran une photo de la Basilique de Koekelberg, celle-là même que mon défunt prof de religion dénommait lui-même la "baignoire nationale" :

PICT0030

Mais j'ai dû être trompé par la perspective car vue d'un peu plus loin, elle semble un peu moins impressionnante :

PICT0033

 

C'est alors que je me suis rappelé que ce 27 juin, Mons rouvrait son Mundaneum.

Ahah ! Vous ne connaissez pas hein ? Grave erreur ! Le Mundaneum, c'est... mais pourquoi perdre mon temps, quelques media l'ont défini chacun à leur manière :

Le Monde : "Google de papier"

Le New-York Times : "The web time forgot"

Nature : "Un répertoire du savoir universel"

Cette création de Paul Otlet et Henri La Fontaine, les pères de la classification décimale universelle, c'est pas impressionnant ça ?

Bien sûr que non, c'est colossal !

 

Vous avez un doute ? Ben allez voir ici !

             

* et ne soulignez pas le fait que lui aussi écrivait des contes licencieux, je suis au courant

 

20 juin 2015

Mind the Gap (par joye)

Quand je raconterai la perte d’un bouton,
Et gai élève, et collègue moqueur
Seront tous en fête !
Les gars auront la folie en tête
Et moi du soleil aux seins !
Quand je raconterai la perte d’un bouton
Rira bien mieux les lecteurs moqueurs !

Mais c’est embarrassant, la perte d’un bouton
Où l'on s'en va deux recoudre en rêvant
D’épingles de nourrice...
Boutons manquant aux chemisiers

Libérant à la vue des bouts de sein...
C’est humiliant, la perte d’un bouton,
La vue de dentelle qu'on recouvre en fuyant !

Quand vous en serez de la perte d’un bouton,
Si vous n’avez pas peur des chagrins d'amour-propre,
Evitez les miroirs !
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour...
Quand vous en serez de la perte d’un bouton
Vous aurez aussi des chagrins d'amour-propre !

Je craindrai toujours la perte d’un bouton,
C'est de ces temps-là que je flashé à la classe
Une décolleté ouverte !
Ce stupide chemisier, en m'étant offert
N’aurait jamais été taillé correctement...

Je craindrai toujours la perte d’un bouton
Et le rouge d’humiliation que je garde aux joues !

bouton 2

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20 juin 2015

Participation de JAK

ja01 Maladie chronique

 

 

Depuis que j’ai mis un bouton pin->I tja02 sur mon blog,  aïe mes aïeux !,  j’en vois de toute les formes des boutons…  Il me suffit d’appuyer sur le bouton ja03 et j’en zieute en toute liberté !

Des ronds des carrés, des bleus, des jaunes,  des bicolores,  des faits mains, en perle, des transformés issus de  bijoux, certains même se pressent, de vieux boutons se transforment en broche,

Bref

Je boutonne, je boutonne… même sur mon nez, car l’attention oculaire chez moi a le désagrément d’irriter mon appendice nasal.( non ce n’est pas la dive bouteille, bien que devant celle de  la maison Bouton & Fils je ne rechigne pas)

Mais  tout ceci n’a rien à voir avec les boutons de mon cousin, Thadée Bouton, qui est atteint de psoriasis ;  un jour en riant je lui ai dit de les  épingler  sur Pinterest ! Il s’est fâché sec. Sa mère a téléphoné à la mienne pour lui reprocher mon indélicatesse : je lui avais provoqué des boutons de fièvre !

Dans la famille on a un penchant pour les boutons.

Déjà mon grand père possédait une De-Dion-Bouton dont il  était fier. Elle est restée longtemps admirée dans le garage, puis pendant les années sombres de la guerre  -(qui n’avait rien de commun avec celles de Boutons de Louis Pergaud ) pour des raisons de sous,  elle a été vendue à un trafiquant du marché noir qui l’a eu pour peu de chose : quelques molettes de beurre, peut être un jambon sec issu d’un cochon d’avant guerre !…. On avait faim et les biens matériels comptaient surtout pour faire  du troc chez nous… avec un sens assez naïf de la valeur, mais bah, l’argent ne fait pas le bonheur mais résout les problèmes d'estomacs d’affamés.

Ma grand-mère  maternelle c’était les boutons de roses qu’elles récoltaient, pour en faire des eaux florales, et lorsqu’ils étaient trop ouverts, elle en faisait de la confiture avec les pétales.

La mère de mon père, elle,  collectionnait les boutons dans des  boites qu’elle stockait dans une pièce spéciale de son grenier, où nous allions avec ma sœur les redécouvrir  chaque fois avec la même ferveur .Les tiroirs étaient  remplis de curiosités. Une sorte  fac-similé des cabinets de curiosités, moins précieux, mais qui nous apportait les joies de la trouvaille, car il  y en avait de toutes sortes et de vraiment beaux.

Mon oncle, je n’oserais pas dire nononcle devenant  plagiat*,  mais j’aime ce vocable, mon oncle Fernand donc,  un dandy de première collectionnait les boutons de cols et de manchettes. Il fallait le voir, distingué,  habillé   de chemises que son épouse  amidonnait avec patience. Il avait une réelle prestance lorsqu’il  les exhibait avec fierté, sa valisette en cuir à la main, pour se rendre à son bureau en qualité de sous-fifre. On voyait dépasser les manchettes, et chaque jour il avait une nouvelle liquette, mais surtout, des boutons de manchettes et de cols  assortis. Pauvre tante devant ses fers qu’elle devait chauffer avec soins, -car c’était au début du siècle,- et par tous les temps ! (– notez  au passage, quand même, que c’est ma mère- grand qui m’en a parlé, je ne suis pas aussi antédiluvienne  qu’il n’y paraîtrait  à cette lecture, pour avoir vu de visu) 

Bien sur j’ai hérité de cette manie de collectionner des boutons. Et la joie de mes petites filles,  me ravissait dans les années 80 !  C’était à leur tour alors  de venir faire l’inventaire de mes boites. Car en plus de ceux que  j’ai eus en  héritage, je garde tous les originaux qui passent sous  ma main.

Je n’ai aucune envie de les jeter… car avec eux partirait un peu de mon passé.

J’espère qu’ils ne seront jamais perdus et  que mes arrières petits enfants s’émerveilleront avec, et je rêve d’un successeur stylise qui saura en inventer de merveilleux… pour continuer leur vie de boutons,

Et

 

Tant qu’il aura des hommes,

Il y aura des habits

Qui auront besoin d’ boutons

 

   *pardon Vegas 

 

18 avril 2015

« Si j’aurais su, j’aurais menti » (JAK)

J’étais dans mon hamac, humant avec délice l’herbe que je venais de tondre.

Ce repos était mérité : 350m2 c’est dur dur par cette journée orageuse printanière.

Soudain le chant du coucou : c’est le signal de ma tablette pour un mail en entrance…

 Un peu désœuvrée, je jette un œil, on ne sait jamais, si un pote m’invitait au resto, ce ne serait pas de refus.

Non, ce sont les Finances Publiques qui me mèlent.

Je les avais totalement occulté ces ceusses.

Déjà que chaque mois ils me ponctionnent, si faut qu’en plus qu’ils m’écrivent ????  Pour me dirent quoi ????

Bon j’ouvre, et bien vous n’en reviendrez pas,

Ils me décernent le diplôme de l’assiduité – ca fait fais 60 ans qu’on se fréquente remarquez,

Je vous le reproduis ci dessous car il vaut son pesant d’or, et en matière d’impôts les mots veulent bien dire ce qu’ils veulent dire !

 ja01

Bon ce n’est pas que je veux me plaindre…j’apprécie, les routes avec  ses limitations de vitesse, les ronds points qui ne s’interrompent jamais, la carte des départements décomposés, moi qui avait dû les apprendre par cœur… etc.

Mais vrai de vrai on n’est vraiment pas tous à la même enseigne.

 

16 mai 2015

Participation de Venise

A cet instant je me suis rendue compte à quel point ma vie merveilleuse n’avait été qu’un long supplice.

L’urne de ma mère venait d’être volée.

Étant donné les dangers que représentaient les sépultures, j’avais opté pour l’incinération.

On m’avait déconseillé un investissement lourd.

Dés mon enfance ma mère me répétait à longueur de journée

 tu  perds  tout tu ne sais rien garder !!!!

Pour une fois je ne pouvais pas lui donner tort.

Au lieu de voler cette urne cet abruti n’avait qu’à frauder le fisc comme moi

Qui magouille ma feuille d’impôt avec mon avocat.

Ça parait idiot mais il doit avoir un revenu à la mesure de son intelligence  pour voler un tas de cendre.

Quand le conducteur sortit de son véhicule, je me suis surprise comme une conne à lui dire.

Vous avez de la chance de tomber sur moi. Pensez à celui qui aurait pu vous trouer le corps avec son chargeur.

 Le type se mit à rire et me dit qu’il était grec.

Comme le hasard est astucieux, ma mère voulait que je répande ses cendres sur l’acropole.

Je n’ai rien dit j’ai fais marche arrière en me disant que je venais de faire l’économie d’un  billet d’avion et j’ai disparu  comme dans un nuage de lait. .

 

ve01

 

28 mars 2015

Apparition (KatyL)

ka01


Je me sentais seule au milieu de la foule, je ressentais une impression d'étouffements comme si l'air me manquait .. Je regardais passer ces gens inconnus qui couraient partout dans tous les sens . Où allaient-ils?? Vers quels rendez-vous secrets ou maisons bien gardées? Vers quels amoureux ces femmes tendaient les bras?
Je sortis par la porte vitrée qui donnait sur la mer !
J'étais seule cette fois !
L'air du large iodé, le ciel bleu-gris , le sable presque blanc embrassait l'océan en grandes étendues à perte de vue.
Je m'assis sur une pierre polie par le ressac  et je fermai le yeux !
Je pris ma tête dans mes mains et je me mis à penser à ma vie au sens que j'allais lui donner, j'entrai en moi par grandes bouffées successives  pour aller au plus profond de mon être.
J'étais si plongée en mon inconscient que je ne vis pas cette fille à la robe blanche qui dansait sur la plage, sauf au moment où une mouette rieuse vient me frôler de son aile en brassant l'air au dessus de ma tête.
Là !  Je la regardais, elle semblait si heureuse, si joyeuse, elle chantait «à la claire fontaine» en sautant dans une flaque laissée par la mer. Des coquillages géants vibraient comme le ferait une basse en accompagnant le rythme des vagues !
C'était hallucinant !
Elle me redonna d'un coup le moral, un bien-être total m'envahit, elle irradiait dans le soleil et moi je recevais cette lumière en plein cœur.
Je me levai pour aller la rejoindre et faire connaissance..Elle s'arrêta d'un coup et leva ses yeux d'un vert de jade vers moi, un sourire IMMENSE illuminait son visage , ses cheveux blonds comme ceux d'un enfant des blés, faisaient une auréole autour de sa tête .
-«Mais qui êtes vous dis-je ? Qu'est-ce qui vous rend si gaie ?»
-«Vous KatyL votre visite je vous attendais !»
-«Vous m'attendiez vous connaissez mon nom , comment est-ce possible ?»
-«Voilà il y a bien longtemps vous étiez vous même la joie de vivre, et vous voilà perdue, je suis venue de bien plus loin que votre regard se portera sur l'horizon pour vous dire que le printemps sera parfumé des jacinthes, que les oiseaux auront les chants les plus doux, que la rivière fluide et claire coulera pour que le ciel se reflète dedans comme un miroir, que le vent léger chantera l'amour à vos oreilles en son temps ! Alors ne soyez plus triste ! Poursuivez le chemin bordé de bruyères et de romarin qui sillonnait votre vie  !»
-«Mais qui vous envoie ? Comment connaissez vous mes doutes ?»
-«Chère amie je repars comme je suis venue , vous avez la réponse en vous réfléchissez !»
et elle disparut !
Je  restai sous le choc de cette apparition ..
Tout autour de moi la vie avait repris. La plage bourdonnait de monde, des gens me souriaient en passant, maintenant je ne me sentais plus seule parmi eux, cet ange venu du ciel avait regonflé mes voiles.
Je ramassais des coquillages et je décidai de rentrer chez moi pour écrire cette histoire étrange.

 

ka02

4 avril 2015

Cadran solaire par bongopinot

bo01


Le cadran solaire un bel objet qui mesure l'écoulement du temps
Inventé et utilisé  par l'homme sur les allées du temps qui passe
Que tu ne peux retenir même en courant après l'ombre vent
Mais que tu peux ne pas perdre en allant vers l'avenir sans paresse.

Mais "la nuit, le saviez-vous, les cadrans solaires sont gris,
Étourdis sans doute d'avoir tourné encore et encore
Une journée entière et la tête au soleil jaune canari
Mais lorsqu'ils sont endormis, le temps s'arrête et ignore

Que tous les hommes en profitent pour refaire le monde
Pour rêver qu'ils ont cessé de vieillir" ou qu'ils rajeunissent
Tout en imaginant une vie d'amour que le soleil inonde
Et c'est pour cela que le soir heureux ils applaudissent

Mais dès le lever du jour ils reprennent leur vie monotone et triste
En ne pensant qu'à la tombée de la nuit mais en l'attendant
Ils avancent gérés par le tic-tac incessant des horloges égoïstes
Et le temps passe encore et toujours au rythme du vivant

Et quand la nuit redescend ils revivent leurs bons moments du jour
Ou ils s'inventent sans honte un paradis déchirant leurs malheurs
Ces nuits enfin ils oublient le temps qui passe, cet ennemi si lourd
Et les insomniaques eux voient passer les minutes sans cœur  



*(Extrait de "Pour tout l'or des mots" de Claude Gagnière)

4 avril 2015

quelques billevesées autour du cadran solaire... (Emma)

"La nuit, le saviez-vous, les cadrans solaires sont gris, étourdis sans doute d'avoir tourné, une journée entière et la tête au soleil. Lorsqu'ils sont endormis, le temps s'arrête  et les hommes en profitent  pour rêver qu'ils ont cessé de vieillir[1].

Les copains grattent autour de moi,
c'est foutu, le bac, j'l'aurai pas.
J' vais rendre copie blanche, à moins qu'on me laisse quelques années pour l'épreuve.

em01Je suis sûre que les esprits doctes ou mystiques vont parler du temps qui fuit, convoquer les philosophes 
Fugit irreparabile tempus. Sum si sol si [2]

Les plumes élégantes, ô temps, suspends ton vol[3] évoqueront l'amour à l'épreuve du temps, les vieux amants, l'amour plus fort que la mort.

"Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre, que cette heure arrêtée au cadran de la montre[4]"

"Tu vas avoir 82 ans. Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable[5]"

 

Les esprits concrets aborderont la gnomonique  qui consiste à se baser sur le fait que le style se trouve dans un plan vertical nord-sud et l'angle qu'il fait avec le plan horizontal est égal à la latitude du lieu[6]

Je ne suis pas philosophe,
(catastrophe catastrophe)
ni poète
(je suis bête je suis bête),
ni savante
(j'suis navrante j'suis navrante)[7],

 

 Je sèche, me reviennent seulement en vrac des anecdotes incongrues :

Je me souviens que mon petit garçon, vers ses quatre ans, luttait contre le sommeil, parce qu'il voulait savoir si la nuit les arbres se couchent pour dormir…

On dit qu'après avoir planté un bâton dans le sable, Robinson fut pris de désespoir et se jeta dans le lagon, parce qu'il était incapable de retrouver le nom "gnomon" (du moins c'est ce que prétendit Vendredi lorsqu'il fut interrogé à Guantanamo) 

De la bouillie pour les chats… qui la nuit sont gris, comme on sait…

En fait, le soleil ne se couche jamais ni sur les terres de Charles Quint ni sur la planète, et  je me souviens d'une publicité merveilleuse qui le prouve, vous en rappelez-vous ? Ne vaut-elle pas tous les films du monde ?

 

 

 

_______________________

1 C. Gagnière
2 Le temps, irréparable, fuit. Je ne suis que si le soleil y est
3 Le bonjour d'Alphonse
4 Aragon
5 André Gorz, lettre à D
6 Le web
7 Pardon, Marie Paule   https://www.youtube.com/watch?v=_VUKKsJnl7Y

 Photo : couple néolithique de Mantoue

20 juin 2015

Participation de Nhand

PAUVRE PETITE CHOSE

 

 

 

boutons-illets-pressions-15287-569be_big''

 

 

Je suis tombé d'une gabardine,
Puis, j'ai roulé sous un guéridon
Qui piétinait la touffe anodine
D'un faux mohair.

S'est approchée une bête immonde
Qui rugissait en fouillant le sol ;
J'ai terminé dans sa panse ronde...
J'y suis toujours !

Comment va-t-elle, la gabardine ?
J'ai l'impression d'être à l'abandon,
Et toute ma grâce smaragdine
Qui manque d'air !

C'est effrayant, quand la bête immonde
Repart en quête d'un nouveau bol
De saletés, je l'entends qui gronde,
Comme toujours.

Qui donc informera Géraldine
Que le bouton de sa gabardine,
N'ayant jamais quitté le secteur,
Est dans le sac de l'aspirateur ?

 

 

LOGO NH-PF

20 juin 2015

Participation de Fairywen

L'envoi

Bon sang où est passé ce satané bouton ???? Jamais là quand on a besoin de lui, celui-là ! Il est où ??? À droite, à gauche, au milieu… ? Ah bien oui, à droite, comme toujours, à côté du pavé numérique…. C’est pourtant la douzième fois que je clique dessus depuis le 15 août 2014… Oh, elle a été dure, cette première fois… Comme toutes les premières fois, d’ailleurs… Mais celle-là, c’était l’aboutissement d’un rêve vieux de… Oh, je ne sais même plus. Mon plus vieux rêve, mon rêve depuis toujours, mon rêve connu des seules personnes qui me sont très proches…

Confronter le fruit de mon travail à un public fut dur. Très dur. J’y avais mis tant de cœur et tant de moi-même… Que se passerait-il si personne n’aimait ? Arriverais-je à me remettre du choc de découvrir que mon rêve le plus profondément enraciné n’était qu’un leurre et qu’en fait, ce que je faisais était nul ?

Mais ça n’a pas été le cas. J’ai gagné mon pari. Et je l’ai gagné plusieurs fois, car il y a eu d’autres envois depuis ce fameux 15 août 2014. Le dernier en date a été celui de 12 juin 2015. Et il a l’air de plaire. Chaque fois que je vois que des gens achètent juste en voyant mon nom, je me sens émue aux larmes.

Car je n’y croyais. J’étais persuadée de ne pas avoir assez de talent. Oh, bien sûr, on ne parle pas de moi dans les magazines ou à la TV, mais j’ai un noyau de fidèles autour de moi, et ça me ravit. Un jour, peut-être que je jouerais vraiment dans la cour des grands, et que je pourrai faire de ma passion mon métier. Les rêves se réalisent parfois, même de façon inattendue. Le mien a commencé « pour de vrai » suite à un défi suivi d’un jeu avec deux amies.

 

Le 15 août 2015, j’ai publié mon premier livre.

 

Défi 355 du samedi 13 juin 2015

 

 

6 juin 2015

Participation de JAK

ja01

Il était une fois un jeu dont les participants devaient créer ensemble le plus merveilleux des contes de fées...

Et ces intervenants se trouvaient chaque samedi à minuit, heure fatidique pour faire apparaitre des  récits-fantomatiques

Les élucubrations allaient bon train, au delà de la déraison

Certains très érudits sortaient  le jeu de leurs connaissances, et épataient tout le monde

D’autres poètes dans l’âme trouvaient toujours quelques rimes  au chapeau en sonnet

Des out-atlantiques,  aimaient faire jaillir de leur youtube des  pantins animés qui nous ravissaient.

Des fantaisistes animaient leur récit d’images pour mieux convaincre.

Les valets étaient rois, les dames reines, et leurs enfants les mots pullulaient  de vocables rares ou savants qui  s’étalaient comme du miel sur le pain beurré, ils  se gaussaient, se gargarisaient,  quelquefois nous alarmaient, faisaient rire ou parfois  grincer les dents.

Le conteur qui parvenait  à rendre une histoire intéressante l’emportait par un nombre élevé de commentaires.

Mais tous étaient des joueurs invétérés, accros à leur rendez vous.

 

Le rendez vous de la jovialité

 

30 mai 2015

Petit coucou à notre lectorat flamand, bruxellois et assimilé (Walrus)

 

Damme

 

Dans une auberge des environs de Damme*, un client est attablé. Il attend l'arrivée de ce plat qui fait depuis longtemps la réputation de la maison : le ragoût de rat musqué.

Il jette de temps à autre un coup d'œil au cadran de l'horloge qui orne le mur d'en face : un splendide coucou de la Forêt-Noire soulignant au mieux l'ambiance rustique de l'endroit.

Dans quelques secondes, il sera vingt heures. Il fixe la petite porte de l'instrument, les secondes s'égrènent, l'aiguille des minutes passe le cap fatidique et... rien ne se produit.

Lorsque la patronne dépose devant lui le plat fumant au fumet agréable, notre homme s'informe : "Vous ne faites pas chanter le coucou ? Ce serait pourtant amusant !"

"Il a un problème" répond l'hôtesse, "Je devrais le porter chez l'horloger".

"Je connais assez bien ces petites mécaniques. Si vous le voulez, à la fin du repas, je pourrais y jeter un œil, ça me fera passer le temps avant de me coucher".

Le repas terminé, on procède comme convenu. Le client démonte le panneau arrière de l'horloge et inspecte le mécanisme de la "sonnerie".

"Ce n'est qu'un petit ressort qui s'est cassé" constate-t-il "Vous n'auriez pas quelque part un petit élastique ? Je pourrais alors le faire fonctionner en attendant la réparation définitive".

"Je crains que non" répond l'hôtesse "Quelque chose d'élastique... un préservatif, peut-être ?"

"Voyons voir !" dit le client.

Il découpe un mince tronçon de la chose, le replie en huit sur lui-même et l'attache délicatement aux endroits ad hoc.

On referme le boîtier et on teste la réparation : le coucou est rependu, les poids remontés, on pousse doucement l'aiguille des minutes devant la graduation zénithale (mais non pas génitale, est-ce que je zozote ? Ouvrez les oreilles enfin !) et le miracle se produit : la porte s'ouvre, le petit oiseau aux couleurs vives apparaît et il chante : "Poepoep !  Poepoep !"**

 

 

* Ville de Flandre occidentale, lieu de naissance de Thyl Ulenspiegel, reliée à Bruges par un canal dont les berges servent de refuge aux fameux rats musqués.

** Prononcez "Poupoup". Le verbe flamand "poepen" signifie (entre autres, consultez le dico) "baiser" ou "niquer" pour faire plus contemporain.

23 mai 2015

Participation de Venise

J’aspire à ce qu’il m’ouvre la porte à mon retour  à la maison

Qu’il me sourie

Qu’il me prenne dans ses bras

Qu’il s’informe de ma journée

Qu’il me prépare des œufs à la coque avec des mouillettes de pain grillé.

Qu’il me chante des berceuses peuplées de cinq petits canards ou de trois souris aveugles

Qu’il  rie sottement avec moi en faisant la vaisselle

Attelés au même joug   comme de bêtes dépareillées tirant une charrue

Mais voilà ce très beau garçon a rongé son harnais et je me tire la charrue toute seule

Je suis plantée là dans ce champ si vaste à porter ce fardeau de la vie sans que je n’aie rien demandé

J’en ai marre, marre marre .

Je vais faire en sorte que la force publique le cueille à son réveil un matin

J’en ai assez  d’avoir une tête comme un grenier où il pleut à longueur d’année.

Va rejoindre la valise dans le couloir et va –t-en

J’en ai marre

Mais je n’ai pas pu je lui ai tendu ma main  légère  comme une aquarelle

Il s’est inoculé dans mon corps  comme un venin

J’en ai marre.

C’est parce que je l’aimais toujours que j’ai épousé son fils vingt ans plus jeune que lui.

Mais il était si beau si jeune qu’on me l’a volé sur un parking en plein mois d’aôut.

J’ai vu une jeune fille qui agitait ses bras comme des ailes d’un moulin en venant vers lui.

Depuis j’ai trouvé la sérénité j’ai pris deux chats.

 

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16 mai 2015

Qu'est-ce qu'on encaisse ici !

Quelques jours après avoir pris possession de sa somptueuse villa, Ernst Kazirra, rentrant chez lui, aperçut de loin un homme qui sortait, une caisse sur le dos, d'une porte secondaire du mur d'enceinte, et chargeait la caisse sur un camion.

Il n'eut pas le temps de le rattraper avant son départ. Alors il le suivit en auto. Et le camion roula longtemps, jusquà l'extrême périphérie de la ville, et s'arrêta au bord d'un vallon.

L'homme quitta la cabine du véhicule, le contourna et ouvrit la ridelle. Il s'empara de la caisse et la balança sur la pente d'une poussée vigoureuse. Tandis qu'il rejoignait le véhicule, la caisse dévalait le flanc du vallon en rebondissant de ci de là. Elle finit par s'écraser contre le tronc d'un aulne.

Le camion disparu, Ernst quitta sa voiture et descendit la pente, prudemment car elle était assez forte. La caisse avait souffert et ses planches s'étaent disjointes. Ernst acheva d'en arracher quelques unes : que pouvait bien contenir cette caisse ?

Des boîtes ! Des dizaines de boîtes, des centaines de boîtes ! Toutes pareilles : des boîtes contenant des casse-tête chinois, ces tas de bouts de bois qui s'emboîtent et se déboîtent et qui, malgré tous vos efforts vous laissent toujours avec d'un côté un assemblage incertain et de l'autre, l'une ou l'autre pièce apparemment surnuméraire.

Des casse-tête chinois! Des casse-tête chinois fabriqués en Finlande, dans un bois dont on ne faisait manifestement pas des flûtes.

"Juste bon à brûler" pensa Ernst et il sortit son briquet pour concrétiser son idée. La matière était parfaitement sèche et le feu prit facilement puis se propagea rapidement à l'ensemble du colis.

De hautes flammes claires s'élevaient maintenant, Ernst ébloui commençait à voir la vie sous un autre éclairage. Il tourna le dos au brasier, devant lui, les flammes projetaient au sol un ombre immense, l'ombre d'un géant !

Le Roi des aulnes !

Un destin qui, somme toute, en valait bien un autre

Qui chevauche si tard dans la nuit et le vent ?
C'est le père avec son enfant... "

Mais, il n'avait pas d'enfant...

 

Bah, il en volerait un !

Erlkönig_Carl_Gottlieb_Peschel_1840_Goethe

 

28 mars 2015

La dame en rose par bongopinot

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Petit Pierre et sa famille vont pique niquer dans les bois

Après une balade et un délicieux déjeuner en plein air

Pierre du haut de ses huit ans décide d’aller explorer la forêt

Après les recommandations de ses parents il suit le sentier étroit.

 

Il a deux heures devant lui, il en profite pour investir les lieux.

Il retrouvera ses parents pour rentrer vers dix-sept heures

Et en cet instant il est ravi d'être seul, il devient un explorateur

il court, joue, saute,  il est le mousquetaire contre Richelieu

 

Le jour descend déjà lorsqu'il se rend compte qu'il est perdu

Il s'est trop éloigné et ici tout se ressemble il n'a plus de repère

Il prend son portable mais il est déchargé, ça a le don de l'exaspèrer

il appelle, crie, mais rien, et la nuit arrive très vite, il est fourbu.

 

Et à cet instant il sent quelque chose le frôler, il en a des frissons.

Puis arrive à lui une lumière éclatante, éblouissante, d'une beauté cristalline.

Il reste là sans bouger, il observe et devine une silhouette rosée qui se dessine.

Le vent se lève, les feuilles se mettent à danser au rythme de cette apparition.

 

Pierre est mort de peur seul, égaré, ne sachant que faire il est terrorisé

Et soudain la forme rose devient une jeune femme, il n'en croit pas ses yeux.

Elle lui sourit, elle le prend par la main, il se laisse guider un peu anxieux

Et sans un mot elle le ramène en quelques minutes sur l'étroit sentier.

 

Petit Pierre retrouva enfin ses parents soulagé content et heureux

La gentille dame en rose, d'un coup s’évanouit dans la nuit  étoilée.

Pierre raconte sa grande aventure mais comme réponse il se fait disputer.

Il est très triste que les grands ne puissent plus croire au merveilleux.

 

25 avril 2015

Défi #348

"Quand j'ai connu M. Hartz, il était marchand naturaliste et faisait

tranquillement ses affaires en vendant, aux amateurs de collections,

des minéraux, des insectes ou des plantes. Chargé d'une commission

pour lui, je m'intéressais médiocrement aux objets précieux

qui encombraient sa boutique, lorsque, tout en causant

avec lui de l'ami commun qui nous avait mis en rapport,

et en touchant machinalement

une pierre en forme d'oeuf qui s'était trouvée sous ma main,

je la laissai tomber."

...........................

"Laura ou Voyage dans le cristal" de George SAND 

 

Oeuf

 

A vous de continuer !

A tout bientôt à

samedidefi@gmail.com

25 avril 2015

Participation de Venise

Dans le bureau d’ALDO,

il y a un aquarium dans lequel les poissons  ont trouvé  l’âme d’ALDO.

Il l’a perdue dans un tripot la nuit dernière, et elle est venue se détremper au milieu  des

ACARONIA.

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Sa femme dort à coté dans son lit .

Elle est si brune qu’elle a l’air d’être peinte sur les draps blancs

Elle a retrouvé dans ses songes l’espoir d’ALDO  perdu un matin de cale sèche.

Les gisants perdent leur nom sur les pierres tombales cachées par des lauriers roses.

ALDO  a encore perdu ses initiales, c’est sur un coin d’un cahier d’école que son fils les a retrouvées.

C’est par distraction qu’ALDO perd son âme, son temps, l’espoir et ses initiales

Il est la proie d’une maladie métaphysique  qui l’allège, l’allège ; !!!!

 

18 avril 2015

Un jour, un diplôme par bongopinot

 

Je me souviens à l'école vers la fin de l'année scolaire

Le directeur distribuait aux meilleurs élèves un diplôme

On se retrouvait dans une salle décorée de belle manière

Qui semblait grande pour nous qui n'étions que des mômes

 

Les meilleurs écoliers allaient chercher ce certificat

Un joli parchemin enroulé et fermé d'un nœud sage

Je m'étais assise au fond de cette pièce tout à côté d'un yucca

Avec ma voisine, nous attendions la récré telles des oiseaux en cage

 

Comme tous les ans on s’apprêtait à applaudir le meilleur en mathématique

En orthographe, en sport, en histoire, en géographie en récitation

Ensuite le directeur nous annonça une nouvelle sympathique

Le retour de M. Plume un homme adoré de tous et plein de bonnes attentions

 

il faisait l'entretient des locaux et s'occupait de la cour de récré

il nous avait manqué, nous avions l'habitude de le voir dès le matin

et nous les deux petits cancres de l'école nous avions décidé de le remplacer

et Monsieur Plume nous appela pour remettre de sa part un petit parchemin

 

le plus beau cadeau que nous avons reçu de toute notre courte scolarité

il avait appris par le directeur que nous l'avions remplacé pendant son absence

nettoyé la cour, enlevé les feuilles, papiers et, décollé les gommes à mâcher

Il nous remercia à sa façon et nous offrit un prix, c'était pour lui une évidence 

 

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28 mars 2015

Participation de JAK

 

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Sur le défi du 21 2 2015  j’avais citée une  Dame Blanche, objet de frayeur de nos escapades….

http://samedidefi.canalblog.com/archives/2015/02/21/31561119.html

 Extrait….

 «Les anciens certifiaient que le soir venu il s’y tramait des choses étranges…
Une Dame Blanche y rodait…. Mais notre courage émérite ne nous permettait pas d’aller en vérifier la véracité aux heures tardives. Nous avions, devant  cette énigme  menaçante,  une curiosité bien velléitaire » 

 

 

Et bien,  cette fameuse dame blanche un jour apparut réellement   dans la vie de cette garçonne   chahuteuse.

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Sous la forme d'une robe : Le jour de son mariage dans les années 50.

 

Oui je le concède mon billet est court et facile, mais actuellement indisponible, je voulais néanmoins vous faire un coucou à tous

 

11 avril 2015

Au bord de la fontaine (MAP)

Fontaine

Au bord de la fontaine

quand le cadran solaire

ne marque plus les heures

et que la lune dort

au doux creux des nuages

un petit, tout petit homme

munie d'une fine épuisette

recueille les piécettes

que les promeneurs jettent

espérant le bonheur !

Puis il va les semer

dans la sébile vide

de l'aveugle assoupi

oublié par la vie.

Et puis le petit homme

sans un mot, sans un bruit 

repartant faire un somme

disparaît dans la nuit !

11 avril 2015

Les piécettes par bongonpinot

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Que deviennent toutes les piécettes

Jetées un jour dans les fontaines

Eh bien certaines sortent en file indienne

Et transportées par un vent de tempête

 

Arrivent pimpantes dans un ciel sans nuage

Et la nuit elles brillent telles des étoiles

Pour toi pour nous elles se dévoilent

Pour nous redonner espoir et courage

 

Les autres préfèrent ne pas aller si haut 

Et sautent et s'accrochent aux souliers

Où gentiment se cramponnent aux lacets

De ceux qui en ont besoin comme un cadeau

 

Les plus petites d'entre elles se laissent aspirer

Au petit jour elles sont ramassées et comptées

Elles seront ainsi tranquillement redistribuées

Aux gens que la vie a négligés ou oubliés

 

Et les dernières, elles parcourent le monde

Recherchant tous ceux qui ont jeté des piécettes

Dans l'eau vive de ces fontaines mignonnettes

Pour leur offrir une belle danse toute ronde

 

Alors si vous le pouvez, jetez une pièce ou deux

Dans l'eau vive des plus magnifiques fontaines

Elles deviendront les plus belles des reines

Et jamais jamais vous ne regretterez vos vœux

 

31 janvier 2015

Participation de Venise

 

Il fallait bien que je m'y attende

le taux d’échec des kangourous  au saut de clôture est extrêmement élevé et les espaces australiens fourmillent de clôtures meurtrières.

Ce kangourou là était particulièrement incompétent car dans sa chute en avant il s'était emmêle ses pattes arrière dans les fils de fer .

Sous son poids les fils remontèrent encore plus haut et l'animal se retrouvait  pied et poing liés .

 

Quand je le vis je roulais à folle allure en direction de Sydney Un frisson me parcouru le dos .

En m'approchant je sentis que son rythme cardiaque  s'accélérait. Il avait l'air franchement ridicule avec ses jambes en l'air et la tête pleine de bruit.

Je m'approchai de lui pour réfléchir au problème . Il n’avait qu’une façon de le soulager sans que les fils déchirent  sa peau .J'exerçais une pression sur les fils de fer pour soulever le kangourou.  Mais il pesait une tonne . Il me fixait d'un regard totalement inexpressif comme pour me dire “désolé-je ne parle pas ta langue” . Faut dire qu'ils ressemblent aux moutons car ils ont comme eux une gamme très restreinte d' expressions significatives .

Gardez à l'esprit que je n'avais jamais vu la couleur d'un kangourou dans mon pays natal  .je décidais de trancher  le câble avec mon coupe à boulon ramassé sur le pont de bois

Allez mon vieux  c'est pas le moment de faire des caprices lui dis-je énergiquement . A ma grande surprise il passa ses deux bras autour de mon coup . Puis il sauta sur le pont et j'ai pu lire furtivement dans ses yeux noisettes son étonnement .

 

 

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