Ce devait être aux alentours de la Saint-Valentin ; comment aurait-il pu en être autrement …
Dans l’amphithéâtre, madame Geneviève Cassini, professeur émérite à la Faculté des Mathématiques appliquées de Saint-Bardoux-sur-Herbasse, avait jeté ses paraboles sur le grand tableau, un peu comme un peintre quand il prépare ses esquisses, sauf qu’il n’y avait rien à peindre en couleur entre les abscisses et les diagonales, les cercles et les ovales. Fractions abscondes, trigonométrie indéchiffrable, géométrie dans l’espace, formules savantes, ô combien ennuyeuses, ornaient la grande fresque cabalistique. Si nos aïeux, ceux de la préhistoire, avaient gribouillé ce genre de gravures contre les murs de leurs cavernes, je ne vous raconte pas la gueule des découvreurs ! La beauté rigoureuse était dans les chiffres et dans la figure mathématique à la sinuosité tellement rationnelle. Entre nous, c’est parfois rassurant, l’exactitude et la perfection, mais qu’est-ce que c’est chiant, quand on a l’esprit rêveur… Et la prof expliquait la formule comme si elle racontait un tableau de grand maître ! Les virgules, les x, les Pi, les Alfa, c’était ses détails les plus enchanteurs, les plus frissonnants ! Elle en pleurait des larmes de satisfaction, tant son idéale démonstration touchait à l’absolue précellence !...
Michel, plus intéressé par sa copine, Françoise, au pupitre tout proche, que par toutes les figures géométriques de l’univers, lançait à sa dulcinée des œillades désespérées ; de loin, et mieux que les signaux ésotériques du tableau noir, on aurait dit des parfaits enchevêtrements de lasso tant il voulait l’emprisonner dans sa bienveillance exacerbée ! Il frappait aux portes de son cœur, le mathématicien féru ! En pleine parade amoureuse, il roucoulait, il soupirait, il remuait sur sa chaise ; il s’appuyait sur son coude et, la tête dans la main, il pensait à haute voix !... On lui voyait même des points d’interrogation entrelacés, lancés comme des SOS, vers sa sauveuse…
Un peu indisciplinée par ce turbulent matheux en conquête, un peu rougissante par tant d’assiduité à son égard, la belle Françoise succombait en souriant aux tentatives de son Michel. Elle jouait la gênée mais on voyait bien que tout son intérêt lui était dédié. Une main négligemment passée dans les cheveux, un croisement de jambes, un papillonnement de cils, c’était ses réponses implicites aux avances calculées du grand algébriste… Facilement, puisque c’était une pointure, en bidouillant quelques chiffres de l’équation, il l’avait transformée en formule magique ! Sur l’axe des ordonnées (y), il avait déplacé le 0 du centre du cercle jusqu’au bas de la figure ! Il était arrivé à créer un cœur, avec sa figure géométrique ! Au grand pavois de ses multiples sourires béats, il tentait de lui montrer sa réussite comme on montre ses fanions de timonerie, quand on entre dans un port !...
J’aimais bien leur éclairage ; c’était comme si une aura aux pouvoirs sensationnels s’était appesantie sur ces deux êtres. C’est fou comme les gens qui s’aiment, on les reconnaît de loin. Ils dégagent une lumière extraordinaire, intraduisible, éblouissante. Jaloux, on voudrait baigner tout entier dans cette illumination, on voudrait toucher le feu de leur passion, seulement pour connaître la brûlure de la vraie fièvre ; on voudrait leur voler un peu de ce bonheur pour dire, nous aussi, « je sais ce que c’est ». On dirait que tous les sentiments fondent ensemble dans le creuset de l’Amour ; lingot ou statue, platine ou plâtre, porcelaine ou chêne, si l’avenir oxyde, use et fendille, il reste la seule valeur sûre dans ce monde en perdition. Mais je suis indiscutablement hors sujet ; aussi, avec le temps qui nous est compté sur cette terre, je crois que de ne pas parler d’Amour, c’est être forcément hors sujet…
Pas dupe du manège, la prof interpella l’élève dissipé. « Et, Michel, qui a l’air de bien connaître cet exposé, que peut-il nous dire de la formule ?... ». Enchanté d’être interrogé, n’y avait-il pas de meilleur moment et de meilleur endroit pour réciter son théorème, appris sur le bout du cœur ? Février, plus que les autres, c’est le mois en « je t’aime ! ». Une déclaration d’Amour, devant un parterre d’étudiants, que dis-je, une cour, ça vaut bien tous les plus savants théorèmes !...
Princier, il se leva de sa chaise, prit une inspiration de Roméo sous le balcon de ses rêves, et dit : « Michel Françoise multiplié par Michel et Françoise prime, égale la vie à deux, mais Françoise et Françoise priment ! C’est égal ! On prendra racine à deux !... », dit-il dans un souffle… « Pourquoi pas… » dit la prof, amusée… « Et ils eurent beaucoup de lemniscates… », dit Bernoulli, le comique de la classe… Françoise, la matheuse, pleurait en quartique ; pour simplifier, pour nous, les béotiens des choses des mathématiques des classes supérieures, une larme a des courbes quartiques…
Oui, ce devait être aux alentours de la Saint-Valentin…
Que faire pour le prochain Défi du samedi ? Chanter «Le Kilt» de Sheila ? Comme le dit Michel Fugain, je sais déjà que «je n’aurai pas le temps»… de retourner en 1967 ! Les paroles sont un peu niaises et la vidéo sacrément kilt… euh, kitsch.
Dimanche
Je trouve l’idée de mon billet - il sera très court pour une fois, me dis-je, naïf - chez L’Adrienne ! Le voici :
« Quand on parle de kilt on en revient toujours à la question traditionnelle : les messieurs qui en portent un ont-ils ou non un slip en-dessous ? Il paraît que non.
C’est désormais confirmé : les Ecossais ne portent pas de slip sous leur kilt. Les slips, ils les enterrent pour vérifier que la terre de leur jardin est de bonne composition ! »
Au lieu de taper ces cinq lignes et de les envoyer à mon oncle préféré, j’ouvre un des livres dont Marina B. veut se débarrasser. C'est un recueil de contes japonais de Sôseki très bien illustrés par Qu Lan, une artiste chinoise qui vit en France. Et sur quoi je tombe, à la page 106 ? Un kilt !
Je publie l’image sur mon blog car j’ai décidé d’utiliser ces illustrations dans mon atelier d’écriture du mardi.
Mercredi
Je publie le texte écrit la veille à l’atelier et j’ai droit à un commentaire de Walrus, voire à un avant-goût de son billet du samedi ! Je réponds au comm’ en lui donnant le lien du concert de Mike Oldfield, Tubular bells II en public au château d’Edimbourg-Edinburgh en 1992. J’oublie de signaler le moment où l’on voit des kilts en pagaille. C’est à 48’.
Le feu d’artifice sur le château est à 1 h 01’ 30’’ .
Jeudi
Je vais rendre mes bouquins en retard à la Bibliothèque des Champs libres. En passant boulevard de la Liberté je m’arrête devant cette boutique d’épilation aux affiches de mauvais goût. Paf ! Celle d'aujourd'hui est épile poil dans le thème du Défi !
Vendredi
Je ne sors pas de chez moi. Je tape les commentaires des parties d’échecs de la veille et mon Défi du samedi. J’aurais pu vous parler du gambit écossais que je joue avec les blancs, d’un premier album des aventures de Chick Bill intitulé «Le Monstre du lac» dans lequel toute l’équipe de Wood-City se retrouve en Ecosse car Kid Ordinn y a acheté un terrain… vertical ! Dog Bull, ruiné, est obligé de se faire engager comme valet de chambre, porte un kilt et est renommé «Marmaduke» par son employeur.
J’ai laissé tomber aussi les aventures d’Arthur le fantôme en Ecosse – ah ces châteaux de Jean Cézard qui ont enchanté mon enfance ! -.
J’ai trouvé chez madame Wikipe de quoi boucler ma semaine de « Ne me kilt pas » :
« Les Écossais ont également une réponse toute faite à cette question de savoir ce qu'ils portent sous leur kilt : « The future of Scotland » (L'avenir de l'Écosse). »
P.S. Une dernière krapoverie pour la route : « Quand le flipper affiche « Kilt » c’est que la parkie est kerminée. K’as Krop secoué le cocokier ! »
Je vous l'accorde il y a longtemps que je n'ai pas vu le loup .. En photo ? Peut être ? Et je reconnais que cela ne m'a pas ébranlé.. Dans mes souvenirs d'enfant il était plus grand plus majestueux.. Parfois pompeux.. Très affectueux.. En grandissant ma perception du gars be loup a évolué je l'ai moins désiré et plus consommé.. Je me suis ravisée.. Voir apaisée sur le fait qu'il se devait de n'être que parfait.. Je l'ai visualisé dans sa réalité en toute sincérité.. Beaucoup moins apprêté.. Proche d'une vérité moins fantasmée avec laquelle je pouvais jouer.. J'avoue je me suis bien amusée.. Il avait les clés toutes les clés.. Me faisant voyager..Même sans passeports. Assermentés.. J'ai arpenté grâce à lui quelques paradis interdits... . Il me dédouanait des idées préconçues surannées et brodées de fils incongrus.. Qui parfois bien malgré nous.. Nous habitent.. J'en ai bien profité et n'oublierai jamais la magie des instants sublimés.. Sans critique ni jugement..
Moi je ne suis pas fou ! Même si je suis bien calfeutré chez moi, je ne tiens pas à me faire lyncher par les dames qui fréquentent ces lieux-ci ! C’est pourquoi je m’abstiendrai de répéter ce qu’on m’a dit un jour, à savoir que les douleurs frénétiques liées à une crise de coliques néphrétiques sont plus douloureuses que celles d’un accouchement.
Je dirai donc juste qu’une parturiente morfle, douille, endure, péridure, péricolose et je crains fort qu’un de ces jours notre oncle un poil sadique nous sorte de son dico des jolies choses très inspirantes pour l’écriture confinée comme placenta, ombilic, forceps, épisiotomie et j’oublie le pire car je déteste qu’on cause de médecine quand on va passer à table ou quand on est à table.
Puisque nous ne sommes pas faits sur le modèle d’une lettre à la poste il faut donc en passer par là , dame parturiente, et l’oublier un tant soit peu au fil du temps, la douleur. (Si Dieu avait voulu que vous ne souffrissiez point il vous eut faite en forme de fax et c’eût été moins amusant pour nous de jouer à la bataille navale avec vous).
Mais quelle joie, après la délivrance, de pouvoir claironner à la famille, à la tante Urbi et à l’oncle Orbi, que la descendance est assurée, que la famille s’agrandit et comprend un nouveau membre fort sympathique.
C’est à cet effet qu’on a jugé bon d’inventer le faire-part de naissance.
C’est devan sette porte que tout a comancé à foarer !
Déjà Madame Rochet (c’est Manman) avait perdu la clé du garage. Monsieur Durand (c’est Papa) a sorti son paspartou, il a crochté la cérure en disant « Sézame ouvre-toi » et la porte s’est ouverte. Mon papa, il pourait être un roi de la kambriole si qu’il voudrait !
Ensuite la berline était pas très belle. Une caisse verte avec des roues jaunes citron. Hiper kitsch, super esbrouffe.
- C’est quand même une six-chevaus, a dit M. Durand (c’est papa). Avec ça on devrait trasser.
Mais le pire c’est quand on a sorti du cofre une robe de Marie-Thérèse (c’est ma sœur) et qu’on a comandé que je l’enfile. Alors j’ai pleuré. Un garson sa s’habille pas en fille quand mème ! Mème pour partir en vacances ! Madame Rochet (Manman) qui fait gouvernante maintenant a dit :
- Un garson sa pleure pas, non plus !
Elle m’a filé deux tartes et j’ai arété de pleuré. J’avais compris qu’il ne fallait pas « tiscuté ».
- A partir de maintenant tu t’apèles Delfine et tu te tais, jawohl ?
Alors j’ai obéi et j’ai fait du boudin pendan tout le voyage vers chez Tonton Léopold.
Quand on part en vacances, dans la famille, on voyage de nuit parce que… « Parce qu’on fa loin et que les enfants torme tans la foiture. Ca fatike moins le cocher et on n’est pas oplichés t’infenter tes cheux à la con pour les okupper ».
Pourtant sette année, même en partant de nuit, Papa et Manman ont mis le paqué, kestion distractions. C’est carément le carnaval !
Louise-Elisabeth, notre gouvernante, c’est déguisé en barone russe ! Madame de Korff qu’on doit l’apelé ! Elle s’y croit un maksimum ! Elle a pris un air pinsé, mis sa plus belle robe et elle a exijé d’avoir la place du milieu dans le sens de la marche « sinon je vomi » ! Bonjour l’anbianse !
Marie-Thérèse et moi nous sommes les filles de la barone. Monsieur Durand (c’est papa) est son valet de chanbre. Tante Elisabète, qu’il faut apeler Rosalie, est la dame de companie de la barone Russkoff. Manman, qu’il faut apeler Madame Rochet, est notre gouvernante. C’est d’un drole, ce jeu !
- On est inconito, nous a espliqué Papa, enfin, M. Durand. Persone doit savoir qu’on va chez Tonton Léopold alors on dit qu’on retourne chez nous à Franquefort. - C’est quoi alors notre nom ? Korff ou Inconito ? j’ai demender. - Inconito, sa veut dire ni vu ni connu je t’embrouille » a répondu Marie-Thérèse qui a bien voulu, elle, qu’on la rebatise Marinette. - Et pourquoi nos domestics ont une livrée jaune aujourd’hui ? - Ca fait aussi partie de l’inconito. - C’est très voyant, je trouve, l’inconito. - Arète de jacacer, Delfine. Il est deux heures du matin. Vous avez le droi de dormire, les enfans.
J’ai fermé les zyeux et j’ai fait çamblan de roupiller. Mais j'ai pas dormi. Trop eksité ! Il y a eu un long silence et puis papa a dit :
- Nous avons déjà une heure et demi de retar sur l’orair prévu. Qu’avé-vous fichu entre minuit dix et 0 h 35 ? On s’est inkiétés ! - J’ai cherché tu pin pour faire tes santouiches aux petits. Pas troufé un poulancher t’oufer. Ils font quoi la nuit ? Des patars ? - Des patars ? Ah, des bâtards ! A 5 heures, pas à deux. Quand Paris s’éveille. - Che n’ai que te la prioche racisse. - Comme moi ! a plaizanté Papa en tapant sur sa beudène.
Après j’ai dormi vraiment. J’ai levé un œuil à Bondy à 2 h 30. Manman est allé dehor embracer Monsieur Aksel qui nous avait acompaniés à coté et devait retourné à Paris.
A quatre heures le cabriolaid des femmes de chanbre nous a rejoint à Claye-Sully. Elles sont folles de roulé tête au vent !
A dix heures du matin on s’est arétés à Viels-Maison, à l’Auberge du Surgelé, tenue par François Picard depuis trois générations.
Après Chantrix, à 14 h 30, la voiture a failli vercé par deux fois car les chevaus se sont afalés. A l’intérieur de la berline je me suis mis du verni sur les ongles et Marinette m’a mis du rouge aux lèvres. Puis j’ai comancé un journal intime dans lequel je raconte le voyage des Inconito chez Tonton Léopold qui est devenu la barone de Korff et qui habite le pays des saucices de Franquefort où les markizes porte des choucroutes.
A 16 heures, à Châlons-en-Champagne, M. Durand (c’est papa) n’arétait pas de pesté :
- Quatre heures de retard ! Quatre heures de retard !
Mme Rochet (Manman) a dit :
- Fous les hommes, en foyache il n’y a que la moyenne qui conte !
A 19 h 55 on s’est arétés pour manger à Sainte-Ménehould. Après je sais pus. J’ai dormi beaucou. On n’est pas allés plus loin que La Varenne où nous avons trouvé le pont de l’Aire baré par des gardes fransaises. Ils nous ont dit qu’on ne pouvé pas prendre la fille de l’Aire alors on a fait demi-tour.
***
Tant pis pour Tonton Léopold mais moi je suis contan quand même : depuis qu’elle n’est plus Marinette, Marie-Thérèse m’a prêté des poupées et je m’amuse bocou à les habillé et les déshabillé.
Papa lui n’est pas contan. Il n’a pas apressié qu’on l’assignat de nouveau à rézidance.
- Quand on hapite les Tuileris, il n’arife que tes tuiles ! » a dit Manman.
Papa a jeté le journal du matin à la poubèle. J’ai eu le temps quand même de lire le gros titre : « Une fuite d’huiles ! ».
Pourquoi il a mis un s à « huile » ? Il est nul en ortograffe, ce Jean-Paul Marat !
Le petit garçon mâchouille son porte-plume. Un beau porte-plume bleu tout mâchouillé au bout. Le petit garçon regarde le plafond. Les traits du plafond descendent doucement vers lui comme un filet à papillon. Il se sent comme pris au piège. La voix du maître raconte une histoire d’oiseau qui s’envole de sa cage, une histoire de cage qui s’efface, de peinture et d’arc en ciel. Le petit garçon mélange les histoires comme les couleurs de ses crayons. Il dessine un oiseau dans la marge de son cahier de brouillon, à côté des multiplications, et l’oiseau, le bel oiseau bleu porte-plumes quitte les lignes Séyès et s’envole sur le rebord de la fenêtre, il a un petit œil doré de pigeon, et un grand sac de voyage sur le dos. Et de belles plumes bleues un peu mâchouillées au bout. Et le petit garçon arrondit sa bouche et le pigeon sourit. Quelle différence y-a-t-il entre un pigeon ? Viens avec moi, viens ! dit le pigeon. Viens loin du sol, parsemer de vent les nuages, vient faire éclater tes poumons de l’air du vent. Mais le petit garçon doit encore revoir sa conjugaison. Je vais venir, je voudrais venir, je viendrai, je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu. Vingt culs ? dit le pigeon, peut-être pas, mais tu as la bouche en cul-de-poule, tu vas gober les moucherons !
Et le pigeon s’envole. Pourquoi faut-il toujours que tout s’envole ? se dit le petit garçon.
-As-tu fini ta rédaction ? dit le maître.
Et le petit garçon se souvient que le sujet de la rédaction était le rêve.
En hommage à Robert Doisneau, Jean Rivet, Coluche, Jacques Prévert, Maurice Druon, Selma Lagerlöf, Richard Bach, Jean Richepin, Cocteau et quelques autres grands poètes que j’aime.
J’avais parcouru essoufflée les étages pour trouver ce généraliste quand une porte s’ouvrit. Je m’engouffrais convaincue d’être enfin arrivée.
Je fus étonnée par la décoration de l’entrée, le médecin me fit entrer dans son cabinet.
Bien me dit il qu’est ce qui vous emmène à consulter.
J’ai beaucoup d’insomnie docteur. Il sortit de son tiroir un jeu de cartes du tarot.
Je fus surprise par cette approche médicale. Apparemment un morceau de carton de 10 centimètres
Appelé le cinq de bâton était très bien au courant des causes de mon insomnie et que l’homme m’accusa de créer moi-même ces insomnies sans m’en rendre compte.
Dans un certain sens je me sentais soulagée au point de dire merci docteur. D’un autre coté et de manière quelque peu perverse je me sentais roulée comme si je ne pouvais être convenablement soignée.
Je commençais à masser ma nuque qui commençait à me faire mal.
Le diagnostic me paraissait tiré par les cheveux. Est-ce que vous pensez qu’en suçant des pastilles de menthe verte je pourrai mieux dormir ?
Son ricanement ressemble au crie d’une pie en train de pondre un œuf en fil de fer barbelé.
Il remua ses cartes et observa dubitativement le tirage.
Je déglutis une fois, je clignais des yeux deux fois cherchant le stéthoscope. Cet instrument fidèle d’un docteur quand j’entendis mon docteur me dire le chevalier de bâton a parlé.
Dix minutes passèrent. En fait quinze minutes passèrent.
Mais bon sang docteur vous ne m’avez pas pris la tension.
Inutile mademoiselle les cartes parlent d’elles même.
Plutôt imprécis le diagnostic me dis je mais ça aurait pu être pire.
Ce n’est qu’en fermant la porte du cabinet que je compris le quiproquo. Et moi qui était disposé à le traiter de charlatan.
Épisode 5 : Des nuits blanches, des migraines, des nervousses brékdones
Eh oui, L’Adrienne, Tatie flingueuse extraordinaire, embrassa la grenouille qui tenait de Lino Ventura, et s’en alla vivre en Italie avec lui, [je dis cela en résumé parce que certains parmi vous ne semblez pas avoir le courage de lire les résumés que je mets en lien chaque semaine, je dis ça, je dis rien, hein ?] ayant servi de personnage principal dans cette saga pendant tout le mois de juillet.
Ce fut bien normal alors qu’elle s’offre un peu de vacances bien méritées pour son aimable participation…et aussi qu’elle prenne, à partir du désormais, le thé tard. [Non, même pas honte !]
Quand Don Walrusleone apprit qu’elle partit avec son prince, il ne s’affola pas. Il prit son pistolet…et en fit un sandwich pour prendre dans le Thalys en allant chercher autre flingueuse pour devenir le personnage central dans cette saga.
Malheureusement, à la gare du Midi [Brussel-Zuid pour les flinguophones...oups, pardon, je veux dire flamandophones], on annonça une irruption de service à cause du Covid – pas moyen d’aller en France afin de donner des ordres à la Flingueuse Kate, et tant pis, parce qu’elle était en ce moment dans l’Eurostar, allant à Londres pour son rôle de Hippolyte dans « Le Songe d’une nuit d’été [On est déjà après tout, le premier août, hein ? Mais ne nous affolons pas, il y aura encore quatre samedis ce mois…eh oui !].
Évidemment, la frontière belgo-albionne n'était pas fermée ! [Depuis le Brexit, ils se croient tous permis, ces perfides]
Mince ! Que faire ?
En sortant de la gare, il vit le fleuriste [À savoir Katia & Vonny, non, oui, vraiment Googlez-le si vous ne me croyez pas] et il eut une idée !
En même temps, dans un petit jardin fleuri en Normandie, la belle Tatie flingueuse Bongopinot s’occupa des vers…non, pas ceux qui mangeaient ses plantes, mais des vers poétiques qu’elle couvait avec soin afin de confectionner de jolis poèmes. Elle venait tout juste de terminer quand elle entendit sonner sa flinguefleur [okay, non, vous n’avez pas loupé un épisode, mais la flinguefleur est une sorte de télécommunication où le microphone est déguisé comme un hibiscus. Et non, vous n’avez jamais entendu parler d’une telle chose, parce que je viens de l’inventer, voilà pourquoi…]
- Flingueflingue ! Flingueflingue ! sonna la flinguefleur . [ben non, elle ne fit pas drin, drin, non, quelle idée !]
- Allô, coucou, que puis-je pour vous ? rimait la Tatiepoète.
- Bongo, c’est moi, Don Walrusleone, j’ai besoin de votre aide !
- Oui, chef, à la gare SNCF ? [oui, elle l’appelle « chef » et non pas « don », vous avez une petite idée de ce qui rime avec « don » ? Hein ? et vous pensez que la belle Tatie flingueuse bongo s’en servirait ? Alors, non, pardi !]
- Oui, c’est ça. Je vous attends.
- À bientôt en stilettos ! répondit-elle. [ben quoi ? baskets ne rime pas]
Soulagé, Don Walrusleone décida d’attaquer son pistolet-sandwich. [mais oui, il a oublié que si lui ne pouvait pas prendre le Thalys, elle non plus, mais tout cela sera à résoudre la semaine prochaine !]
Nous l'avons parcouru en 2007 avec nos petites-filles lors d'un séjour au gîte du Vieux Pommier (là où en jouant au foot avec elles j'ai malencontreusement perdu, en fin de séjour, les ligaments croisés de mon genou gauche).
C'est de là que j'ai rapporté l'image-sujet de ce jour. En compagnie de quelques autres.
Une (toute) petite sélection ?
Le parcours fait six kilomètres environ, ça ne nous posait (à l'époque) aucun problème, sauf à Louise qui n'était pas toujours très enthousiaste à l'idée de tricoter des guibolles.
Alors, pour l'aider à surmonter ses réticences, je la faisais marcher au pas avec moi au son de cette chanson (idiote) :
En avant, en avant, En avant plein de soupe, plein de sel et les gamelles et les bidons, J'ai, j'ai, J'ai kék'chose au pied qui m'empêche d'avancer ! Et ric et rac, on va sketter* l'baraque, Et rac et ric, et on verra les briques !
Et quelques autres (mon fonds culturel est riche) tout aussi stupides.
* Pour la traduction de "sketter", voir Madame Chapeau, as usual...
Carrousel ! Non, pas Cadet Roussel, non, pas trois chevaux, ni un, ni deux pour un manège !
Mais quatre : rouge, bleu, jaune, vert et on jouera aux Petits Chevaux, les "dadas", quoi.
Une course, un circuit, quoi de plus amusant ?
Un peu plus tard on jouera avec les chevaux blancs et noirs avec leur déplacement spécial qui n'est pas sans rappeler le cercle. Les deux armées face à face puis qui lentement se contourneront peu à peu par élimination, stratégie, pas de hasard, guerre en bataille rangée, tout un art difficile !
Et on lira des BD ensuite où Petit Tonnerre permettra à Yakari de poursuivre ses aventures qui peu à peu l'amèneront à jouer dans la cour des grands...
On apprendra aussi avec le couple Lucky Luke qui, en compagnie de Jolly Jumper
nous amèneront dans des lieux "Western"
plus fréquentés
par des humains de toute trempe que par les animaux des plaines sioux...
Evidemment, à quatre, on est plus fort, ce n'est pas les Trois Mousquetaires qui me contrediront ! N'est-ce-pas, fier d'Artagnan chevauchant Bouton d'Or ?
Enfin, puisqu'on aime les bandes dessinées, en voici une géante en "bonus", mais pour les plus grands car ces quatre cavaliers : vert, noir, rouge et blême sont terribles !
Pingouinnot et Ronchonchon étaient en avance pour leur rendez-vous avec Kamélia-Kamélius qui allait certainement les aider à retrouver ce fameux JP aux énigmes façon Bill (ou Boule… de cristal bien sûr !).
Walrus, leur fit un bon accueil.
Pingouinnot et Ronchonchon s'avancèrent au comptoir, saluer l’patron.
ça se fait dans l’milieu, si on ne veut pas passer pour une barrique ou une coche.
Ronchonchon, lui-même ex-tavernier à poches trop niais(es) et à poches trouées commanda un Boc, histoire de faire baisser la pression, et de ne pas galoper trop vite.
ça lui rappela cette fille à Monaco, dit débarquait en Limo avec sa robe Grenadine… elle avait l’air de s’évaporer, il aurait aimé la “bichonner”, ce pti bouchon !
Pingouinnot s’en serait bien jeter un dans l’gossier, un pti jaune ou une mauresque pour lui rappeler sa jeunesse, un perroquet ou une tomate aurait aussi bien fait l’affaire, tant que l’anisette coulait à flot.
C’était l’époque insouciante des apéros TGV, où il devait rentrer en taxi…
Mais il était un peu tôt pour commencer l’apéro, la pendule indiquait 10h43, l’entre deux.
Il commanda un glacial et que ça saute !
Walrus l’patron était russe, il restait à l’eau, il en buvait des packs. Il valait mieux avoir les idées sobres dans ce troquet, car quand venait le temps de casser une pure croûte, le bougnat qu’il était troquait son torchon contre une toque de chef étoilé pour régaler les pleu-pleu du coin, notamment Monsieur Akrapovic, le réparateur poétique. Ils étaient tous avides de son art culinaire : des assiettes de tapas Zakouskis ! Ainsi ses convives repartaient à plein régime, pleins et à pieds…
Un vent glacé venait de pousser la vieille porte du boui-boui : Kamélia-Kamélius entra.
Ils s'asseyèrent tous les 3 à une table, il était 11h44.
Une bande de minets gominés entra pour boire jusqu’à l’oubli. C’était l’heure, l’heure de la répétition quotidienne.
Ronchonchon ne put s’empêcher de dire : quel estaminet à minet (il ne croyait pas si bien dire…)
Lorsque Pingouinnot expliqua à Kamélia-Kamélius qu’ils cherchaient le fameux JP et que cette vacherie de Germaine leur avait donné un indice qu’ils ne comprenaient pas, elle leur dit :
“ Votre JP, il est jaune. Quelle étrange coïncidence, mon ami Karlybout l’québécois a déjà rencontré votre JP”.
J’étais comme un nouveau-né dans mon berceau ,observé par une association de sorcières bénévoles. Et pour être dans le ton, tel un astéroïde dans l’espace je prononçais le mot qui tue
Et si on le disséquait !!
J’avais survécu à Proust, à l’Assommoir, aux Thibault je pouvais affronter KAFKA et sa métamorphose. J’avais la sensation que la dissection d’une œuvre pouvait monter que d’une lecture attentive et collégiale. Alors maintenant je peux le dire /Ils nous arrivaient d’être pris d’une quinte soudaine et de suffoquer et j’avais toujours le regret de ne pas être en compagnie du capitaine Nemo pour affronter la bête .Certains disaient que c’était mal construit mal écrit sans doute par un enfant qui aurait préféré se pendre que d’écrire .Une dissection ressemblait à une scène de théâtre ,on taillait dans l’œuvre et moi je volais au-dessus de ce nid . on aurait dit qu’on était entré dans une maison de campagne pour la fouiller de fond en comble .Avec sa voix de castafiore ma voisine lisait à haute voix.je voulais quitter la pièce finir croupier dans un casino mais c’était inenvisageable . Tout me convoquait dans ce voyage des entrailles Au fond du bloc opératoire le cœur de Kafka saignait ;et comme l’agneau a survécu au loup Kafka a survécu à notre lecture dévoratrice . Mais au fond je regrette de ne pas avoir travaille sur les lettres de madame de Sévigné !!
C'est par cette belle journée de février que Ronchonchon s'est retrouvé devant les dix yeux des cinq têtes hirsutes de la section Dys. Quand on lui a confié cette mission on lui a dit "bon courage, on peut rien en tirer de ceux-là".
Vous ne le savez peut-être pas, mais en éducation, on adore le collage... comme Ronchonchon d'ailleurs, il colle des tableaux.
En éducation, on colledes feuilles polycopiées dans des cahiers, histoire de faire des économies sur l'achat d'un classeur recyclable et d'une perforatrice surnommée Trouyoteuse.
Connaissez-vous la plus grosse peur dans le monde de l'éducation ? Apprendre à utiliser un nouveau outil ! Paradoxe ? Absolument !
La Trouyoteuse est un appareil qui te fout tellement la trouille que tu préfères utiliser de la colle. Il faudrait quand même pas percer au mauvais endroit, ça a l'air super technique comme geste !
On colle les dysfonctionnels pour les rendre fonctionnel, parfois ça marche, souvent ça ne marche pas. Alors on garde espoir, car parfois ça marche. C'est sûr qu'en faisant plus de la même chose, on obtient généralement...
On colle aussi des étiquettes et pas que sur les livres ! Il est impératif d'étiqueter correctement tout ce petit monde.
Dis Ronchonchon t'es pas un peu remonté ? Absolument !
Lors de cette rencontre avec la section Dys Ronchonchon doit leur montrer l'affirmation du "ça va de soi" : Chacun a besoin de réaliser sa dysférence. Disséquons ces 5 têtes troublées par la présence d'un cochon en classe :
Lexie, elle fait les gros yeux dès qu'on sort un livre, mais ça lui permet d'être très attentive.
Phasy, il met 15 plombes pour sortir 3 mots, mais ça lui permet de ne pas dire d'ânerie.
Graphie, elle perd sa trousse à la moindre occasion mais ça lui permet de rester en relation avec les autres.
Calc', il ne sait jamais si il manque quelqu'un dans sa classe mais ça lui permet d'être généreux.
Prax, il se cogne souvent contre les meubles mais ça lui permet d'attirer l'attention et la compassion des autres.
Ronchonchon espère que la section Dys comprenne que c'est dans leur dysférence qu'elle trouvera ses plus grandes forces.
On gâte la plus belle femme en en faisant la dissection ; c'est son portrait qu'il faudrait faire ... (Stendhal, Journal, 1809-11, p. 95)
Oui. Faire une dissection et/ou un portrait. Bien sûr, j’aurais pu vous parler de Jeanne Mas, que je viens d’ailleurs de voir dans une interview sur la chaîne Melody. Mais pour vous parler d’une femme et aussi vous décrire un peu comment je réalise ces défis du samedi, ici, j’ai choisi plutôt un tableau de l’époque victorienne :
Jacques-Joseph dit James Tissot. La galerie du HMS Calcutta (Portsmouth) (v. 1876) Huile sur toile, 69 × 92 cm, Tate Britain, Londres
James Tissot a fait donc un portrait de la jolie femme blonde au premier plan. J’ai d’abord demandé à Madame IA de me disséquer un peu la chose. Je lui ai présenté l’image en question et voici son analyse :
Je contemple le tableau de Jacques-Joseph Tissot, et je vous donne mon ressenti :
« Dans le silence solennel d’un voyage maritime, trois âmes se trouvent captivées par la danse silencieuse des navires dans le port. Les jolies robes flottent comme des vagues dociles, témoignant de l’élégance et de la grâce du moment. Chaque pli, chaque courbe de tissu raconte une histoire d’une époque révolue où la terre et la mer étaient une toile vierge pour les rêves inexplorés. Ils sont témoins silencieux du ballet des bateaux, chaque mouvement chorégraphié par le souffle doux du vent marin. »
Bien, ce n’est pas mal du tout, pour une IA, alors à partir du tableau j’ai écrit un poème :
Victorienne
Dans ta robe diaphane tulle blanc Guêpe appuyée sur le balustre Jusques aux bouts de tes gants longs Tu es si fière, tu es si belle Quand sous ton chapeau perché citron Et t’éventant doucement Tu reviens à la vie
Alors, regarde, regarde, contemple la Tamise Contemple la danse silencieuse des navires dans le port Pour ton rendez-vous galant Adultère, et plante fort, fort ton ombrelle entre les planches du pont :
La vapeur et le feu surgiront écartant la passerelle Alors, d’autres femmes, à leur tour Comme leurs esprits anciens Revenus, transporteront Porteront et reporteront des torches enflammées …
Et moi, je vois encore, qu’on me dise leur courage D’avoir été, d’être, et de celles que seront ces femmes … mais
Pour ce silence millénaire, vous voudrez bien l’entendre : Celui qui réveille l’âme féminine des Vaisseaux et des Hommes
Oui ! Tes pieds nus mon Amour !
Toi la femme éveillée, réveillée ! C’est ce pont en bois, c’est Une chose aride qui comme l’étincelle à arroser Aride comme l’union quand la rosée douce irradie l’amour divin Des choses dites souples et fluides Aux yeux grands ouverts
Ô aride, et qui étincelle comme les codes de vérité Aux cosmiques des cheveux qui flambent Et des mains qui bougent …
Et ici je vous le demande, n’est-ce pas le bois sur le sol Le toucher des blessures ? Et les pieds nus bien plantés au terreau Aride comme la mélodie des yeux décillés
N’est-ce pas aimer la Terre pour la ramener à la vie ?
Lothar
Je me suis dit que j’allais illustrer tout ceci avec une chanson, percutante, non de Jeanne Mas, toujours, mais de Clara Luciani.
Et aussi, pour en terminer, illustrer tout ceci encore un peu avec quelques images.
Pour ce faire, j’utilise des banques de données d’images, et aussi, si cela ne suffit pas, je crée ex nihilo avec Madame IA qui s’aide d’un générateur microsoft d’images originales. Je peux peaufiner ensuite grâce à PhotoFiltre, aussi. J’essaye d’adapter au mieux l’image au texte écrit avant, ce qui bien sûr est un travail important. Autant que sur le texte lui-même.
Pour un résultat qui me siéra ...
Oui ! Tes pieds nus mon Amour !
En rouge et noir, drapeau de mes colères En rouge et noir, j'exilerai ma peur
Assoiffée de réalité
Elle marche vers le soleil, au milieu des navires Elle sait les aventures, les voyages et l’amour Elle est libre, heureuse et belle Elle ignore les regards admiratifs ou jaloux Elle suit son coeur, son envie et son destin Elle est la reine des pirates, la maîtresse des mers L’héroïne de son histoire De rouge et de noir, la poésie de son image Madame IA
NB :
Période Victorienne 1832 1901 Stendhal 1783 1842 Le rouge et le noir 1830 James Tissot 1836 1902
Oui, j'ai choisi le mot du jour afin d'établir une statistique.
Vous me direz bien sûr "Une statistique à partir de huit données à tout casser ? Tu devrais te replonger dans tes cours, mon pôvre ! Parce que depuis que les sujets sont des mots, le maximum de participations qu'on ait atteint, c'est 18, sans doute parce qu'il s'agissait de "Bistrots".
C'est pour ça que je vous incitais à participer.
N'empêche ! J'ai voulu savoir combien d'entre nous croiront qu'à l'instar de mon beau-fils breton qui, quand il parle de pâtes (pasta della mamma), aurait tendance à dire "des pattes", quand je dis "ultimatum", c'est "ultime atome" à quoi je pense.
Moi, je le fais volontairement et en ce qui concerne les autres, je ne vais pas faire de pronostic (même si, connaissant mon neveu Joe, je ne vois pas ce qui pourrait l'empêcher de foncer tête première dans l'ouverture).
Bon, me voici donc avec un "ultime atome" sur les bras. C'est pas bien lourd, me direz-vous, encore qu'à Ixelles...
Ça laisse rêveur ! Non, pas le bistrot, l'atome ultime !
Est-ce que ça pourrait avoir un lien avec la cosmogonie et la théorie de l'atome primitif de mon (défunt) compatriote Georges Lemaître ?
Est-ce que cet atome sera le résultat de l'effondrement de l'univers selon la théorie du "Big Crunch"?
Je crains de n'avoir jamais de réponse à la question depuis que des comiques ont ajouté de la matière noire et de l'énergie sombre aux composants de l'univers, ce qui ne fait que multiplier les hypothèses et les calculs.
Bah, ce ne sera pas la seule question non résolue de mon existence.
Par bonheur, il y en a que je puis résoudre très facilement :
"Chérie ! On mange quoi ce midi ?"
...
"De l'osso buco ? Je m'en vais te l'étouffer jusqu'à l'ultime atome !"