09 décembre 2017

mes quinze (joye) (490)

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02 décembre 2017

Paraprofessionnellement (joye) (489)

para

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25 novembre 2017

Trouble-f êtarde (joye) (488)

s'amuser comme un rat mort

Fiston

marlena

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18 novembre 2017

le noctambule (joye)

noctambule

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11 novembre 2017

Maléfice (joye)

La voisine, je ne peux plus la voir en peinture.

Au début, oui, ça allait. Elle était jolie, le jean agréablement serré, un parfum indistinct qui fait rêver un mec. Une bouche carmine. Vous voyez le genre. Parfait pour moi, un homme distingué, compositeur et musicien accompli.

Un soir, elle vint frapper à la porte. C’était l’heure de l’apéro, ça tombait bien, j’avais passé la journée avec des gamins immondes, leur apprenant à ne pas baver sur le clavier de mon Hans Weber. J’étais sur le point de lui proposer un petit porto quand elle me fit sa demande.

Pouvais-je m’occuper de son chat ce week-end-là ? Elle venait de l'adopter de l'abri. Malheureusement, son jules était allergique et il l’attendait en bas, il voulait aller en amoureux au bord de la mer, mais elle ne pouvait pas laisser l'orphelin sans ses croquettes et puis le pauvre minou serait tout seul et serais-je un amour et le garder ?

Je n’avais même pas le temps de formuler un refus galant avant de me retrouver avec une boule blanche sous le bras et la voisine qui descendait rapidement l’escalier en riant « Il s’appelle Maléfice ! »

Le chat et moi nous regardâmes, l’un plus méfiant que l’autre.

C’était sans doute là le point culminant de son séjour.

Ça dura quatre jours, six bagarres et plusieurs lacérations. Mon appart’ sentait abominablement le vomi et le pipi. Ce crétin de chat avait aspergé les rideaux du living, laissé ses poils blancs partout sur mon meilleur costume, et ses crottes dégueues sur mon Kilim. La maudite créature renversa même ma petite figurine de Limoges. Bon, j’avoue que je n’aimais pas trop la babiole, maintenant en miettes, mais je regrettais les six cents balles qu’elle valait, c’est sûr.

Enfin, cette gonzesse de voisine fut de retour de son week-end voluptueux. Elle avait l'air heureuse et reposée. Moi non. Quand elle passa récupérer son sacré grippeminaud, j’étais prêt.

-          Eh oui, Madame, votre Maléfice était un amour ! je ronronnais. Tellement que je lui ai fait un petit cadeau.

-          Ah bon ? Un cadeau ?

-          Oui, oui, oui, j’ai découvert, figurez-vous, que votre chat était doué pour la musique.

-          La musique ?

-          Oui, oui ! Tout à fait ! Ne le saviez-vous pas ? Il joue de la sonnaille.

-          De la sonnaille ? Ça alors !

-          Bah oui, je sais. Allez, tenez, votre petite bouboule et la sonnaille. Je la lui offre en souvenir de notre petit week-end ensemble.

Elle semblait plus qu’un peu déconcertée, la voisine, mais elle ne pouvait pas refuser ma générosité. Soit cela, soit elle se méfiait de mon sourire inquiétant.

Après tout, depuis quatre jours, ce putain de raminagrobis n’avait pas arrêté de faire le vacarme chez moi. Et maintenant, il allait continuer chez elle. 

Et elle, elle tint exactement deux jours avant de ramener Maléfice d'où il venait. J'ignore ce qui arriva à la sonaille.

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04 novembre 2017

Pour Joe, qui n'aime jamais qu'on écrive triste (joye)

wikicomment

 

pizza lipizzan

bon appétit !

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28 octobre 2017

Kaléidoscope (joye)

Après la guerre, les parvis des églises étaient longtemps éclaboussés par des fragments coloriés des vitraux. La plupart des gens n’avaient ni le temps ni l’énergie de s’en occuper. Après tous, les vitraux étaient comme des vieux gens d’avant-guerre, fragiles et oubliés, sans importance générale.  Ce n’était pas de leur faute d’avoir brisé sous le choc.

Mon frère et moi allions jouer devant la cathédrale parmi les rubis, les saphirs, et les émeraudes de verre. Je dis que nous y allions jouer, mais nous ne jouions pas trop souvent. Pas vraiment. La plupart du temps, nous demandions de quoi manger aux passants. Ils n’étaient pas avares, ces gens, mais ils n’avaient jamais rien à nous donner,  pas vraiment, ils crevaient de faim eux-mêmes.

Au début, les femmes pleuraient en nous voyant. Je ne suis pas sûre de la raison.  C’était peut-être mon petit frère famélique, ou ma petite robe de dimanche crasseuse, ou peut-être nos plaies à moitié cicatrisées. Difficile à dire. Personne ne nous expliquait pourquoi, mais j’avoue que je n’avais pas pensé à le leur demander. Après un temps, toutefois, les larmes devenaient aussi rares que les passants.

En tout cas, une fois notre croûte ou la moitié d’une pomme pourrie était assurée, nous jouions parmi les échardes des vitraux. Au début, je m’amusais à les reconstruire en trouvant une tête ici ou là, les morceaux d’ailes à côté d’une bête de somme. Tout comme je ne les connaissais pas entières, mes reconstructions prenaient un aspect irréel – les hommes à trois pieds, un martyr à qui il manquait la bouche.

Essentiel, une bouche, pour hurler. Ça, j’avais appris ça pendant la guerre, aussi brève qu’elle fût.  Alors, je devais improviser. Une fois, j’ai mis un œil bleu au lieu d’une bouche, et je me contentais à imaginer ce que ce serait de pouvoir goûter avec les yeux. Les yeux, ça pique et ça pleure, mais ça ne vous ronge jamais de faim.

Les jours passaient. Et les nuits. Et un mois ou deux. Ou trois.  Et comme ça, c’était enfin encore le printemps. Un printemps tristounet, certes, sans oiseaux, sans écureuils, sans fleurs. Tout ce qui pouvait se manger, voyez-vous, s’était déjà mangé.  Et un jour, j’ai bien peur que mon petit frère, comme beaucoup d’enfants à cette époque, ait été cannibalisé à son tour.

Afin je ne l’oublie pas, je suis retournée une dernière fois au parvis. Je me suis à genoux avec les échardes ternies par les cendres et les poussières, et j’ai réalisé ma dernière œuvre.

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21 octobre 2017

pas de mots (joye)

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14 octobre 2017

Je, soussignée, iatrophobe (joye)

Mettez vos zécouteurs, ça passera mieux...ou pas.

Quand je suis malade, quand mon bien-être est en balade

Et je vais mal, mal, mal, non, ce n’est pas normal

Quand je chop’ un’ crève, quand ma santé n’est plus qu’un rêve

Et je vais mal, mal, mal, non, ce n’est pas normal

Quand la fièvre me grille, je me lève et je m’habille

Et je me rends très vite chez lui, s’il n’est pas à Tahiti

 Et l’on sort une grosse aiguille pour me faire une piqûre

Et je crie « Mondieu ! Quel salaud ! Tu appelles ça une vraie cure ??? »

 

Je crains les toubibs, je crains les toubibs, ouh hou hou

Mais si ça continue, je serai foutue

Je crains les toubibs, je crains les toubibs, ouh hou hou

Mais si ça continue, je serai foutue

 

 Et alors je rentre en maudissant ce grand diantre 

Je me recouche couche couche, et je me mouche, mouche, mouche 

Maudit soit l’infâme, il doit assumer tout  le blâme

Oh, que c’est louche, louche, louche, encore farouche, rouche, rouche

 Je m’endors et je roupille comme un’ mutilée de guerre

En murmurant quelques serments et des mots assez vulgaires

Mais j’irai bien mieux au matin en dépit de mon chagrin

Et vous me ferez la morale : Ce n’est pas un sal’ bourrin !

 

Je crains les toubibs, je crains les toubibs, Ouh hou hou 

Mais si je continue, je serai foutue

Je crains les toubibs, je crains les toubibs, Ouh hou hou

Mais si je continue, je serai foutue

 

Pour que la rage s'annonce...

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07 octobre 2017

Il court, il court, la maladie d'humour (joye)

J’adore mon médecin. C’est un homme super intelligent. Il ressemble assez à Gustave Flaubert, mais sans moustaches. Et souriant. Et il est moderne. Flaubert est figé au 19e siècle, avec des cravates stupides. Donc, imaginez Flaubert, mais heureux, et vous verrez un peu ce que je veux dire.

Alors, l’autre jour, je suis allée le voir. Mon médecin. Pas Flaubert. Bien sûr qu’il était un peu surpris. Il serait aussi très surpris de savoir que je pense qu’il tient de Gustave Flaubert, mais je vais garder ça pour une autre visite.

En principe, je ne le vois qu’une seule fois par an, et cette seule visite annuelle me suffit largement. En principe, je n’aime pas les toubibs. Et j’ai horreur des hostos. Alors, je les évite, même si le mien est sympa – tellement sympa qu’il ne m’oblige jamais de monter sur le pèse-personne. Sans blague !

Donc, depuis que Dr W me soigne, j’ai beaucoup maigri. C’est un génie, je vous le jure.

Toutefois, hier, je suis allée le consulter.

- Bonjour ! m’a-t-il dit en entrant. Cela fait moins d’un an depuis que je vous ai vue. Avez-vous des problèmes ?

- Eh oui, Dr W ! J’ai besoin de votre aide !

- Bon, ne vous en faites pas, on va vous aider. Quels sont vos symptômes ?

- Eh ben, tout d’abord, j’ai besoin d’un coup de pouce.

- Oh ? En êtes-vous sûre ?

- Oh oui, Docteur, parce que, cette semaine, j’ai la langue dans la poche.

- La langue dans la poche ? Humm…

- Et l’estomac dans les talons !

Il nota sur son petit calepin. Tout comme le Dr W est très minutieux, j’ai continué.

Je lui énumérais mes autres problèmes – les yeux dans les yeux de mon homme, le cœur sur la main, les deux doigts dans le nez, et aussi que je me faisais de la bile.

- C’est tout ? m’a-t-il demandé enfin.

- Oh, non, le pire, c’est que j’ai beau me creuser la tête, et cette semaine, j’ai froid aux yeux.

Alors, le Dr W m’examina les yeux. Il a pris leur température. Puis, il a regardé le thermomètre.

- Mais non, vous n’avez pas froid aux yeux !

- Non ? 

- Non.

- Alors, qu’est-ce j’ai ?

- Eh ben, on dirait que vous avez une consigne de chez les Défis du samedi…à propos de l’hypocondrie.

- Ah ! Mais c’est bien sûr !  Comment le saviez-vous ?

- Ben, tout d'abord parce que toutes ces expressions n’existent pas en anglais !

flauw

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