25 mars 2017

Bons baisers de Nouilly-Sur-Sauce (joye)

Bon baisers de Nouilly-sur-Sauce

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,


18 mars 2017

La Caisse de Monbazaillac (joye)

J’avais supporté du mieux que j’avais pu les mille injustices de Nanardo ; mais, quand il en vint à l’insulte, je jurai de me venger. Vous cependant, qui connaissez bien la nature de mon âme, vous ne supposerez pas que j’aie articulé une seule menace. À la longue, je devais être vengé ; c’était un point définitivement arrêté ; — mais la perfection même de ma résolution excluait toute idée de péril. Je devais non seulement punir, mais punir impunément. Une injure n’est pas redressée quand le châtiment atteint le redresseur ; elle n’est pas non plus redressée quand le vengeur n’a soin de se faire connaître à celui qui a commis l’injure.

Certes, ce Nanardo, ivrogne et goinfre, fut une cible facile, je vous le concède, volontiers. Toutefois, l’énormité de son crime méritait une correction sévère, une correction que seulement moi, sa victime, saurait réaliser, alors, je pris toutes les précautions : il ne soupçonnait rien. Je devins son meilleur ami, un camarade de la coupe, comme on disait. Et un beau jour après plein de nuits bourrées, je lui fis savoir que je venais de recevoir une superbe bouteille de Monbazillac.

Je me souviens de ses yeux quand je le lui racontai. Ils luisaient comme une flaque d’eau de vie versée sur un comptoir par un barman paresseux. La bave imperceptible montait à ses lèvres, et ses bajoues de porc rougeâtres tremblaient d’anticipation.

- Vous et moi, on se le goûtera ensemble, n’est-ce pas, Nanardo ? lui fis-je dans une voix moelleuse.

- Euh oui, oui, oui, il faudra se le goûter, très certainement, bredouilla-t-il.

- Mais vous, vous êtes déjà éméché, Nanardo, ce serait peut-être une erreur de boire ce vin exquis quand vous ne savez pas l’apprécier. Revenez demain, à jeun, et puis on se fera des gâteries…

Le feu s’éteint immédiatement dans ses yeux de porc. Mais il me connaissait assez pour savoir que j’étais formel. Alors, le lendemain, il revint, tellement sobre que je le regrettais presque. Malheureusement, sa cohérence était fondamentale à sa punition. Alors, j’étouffai ce petit lancement moral. J’aurais ma vengeance…

Le lendemain, il parut à l’heure convenue. Je l’invitai à s’asseoir. Je notai qu’il le fit difficilement. Je savais qu’il voulait vraiment m’arracher la bouteille afin de la porter à sa bouche et la vider d’un trait. Je vis, non sans plaisir, ses mains qui tremblaient d’envie. Il avait raison. Un bon verre de Monbazillac, douce comme une demoiselle timide, est un des plus grands plaisirs de la vie, mais pas plus que celui dont joui un vengeur.

Je pris pitié sur mon compagnon, et je lui versai un petit verre, de taille correcte, afin qu’il ne se doute de rien.

Il le prit et attendait que je remplisse mon propre verre. Je refusai. « Non, non, mon ami, cette dégustation est pour vous et pour vous seul. Je me retins simplement le plaisir de vous contempler en train de boire. »

Tout comme prévu, il le but avidement et tendit son verre pour en reprendre. Je me demandais s’il l’avait même goûté dans sa hâte.

Et puis, son visage me dit que ses papilles sevrées ne le trompaient pas.

- Comment est-ce que vous le trouvez, cher ami ? lui murmurai-je ?

- Euh, à vrai dire, eh ben…

- Eh ben ?

-Eh ben, votre Monbazaillac, j’hésite à vous le dire, cher ami, mais votre Monbazillac, euh…ça a un sacré goût d’urine.

- Un goût d’urine ?

-  Bah oui, d’urine…mais sucré, quoi.

- Ah. D’urine ! Mais parfaitement, mon ami ! C’est normal !

- Normal ? Comment ça, normal ?

- Bah, vous savez bien, cher Nanardo, vous avez dû oublier…vous savez bien que je suis diabétique.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : ,

11 mars 2017

Le Coup de fouet (joye)

Une Défiante, ayant joué
Toute la semaine
Se trouva fort dépourvue
Quand la consigne fut venue.
Pas un seul traître trait
D’esprit, ni beau ni laid !
Elle voulut se montrer maligne
À son morse préféré, fort digne,
Le priant de lui prêter
Quelques idées à générer
Jusqu'à la consigne nouvelle.

- Je vous écrirai, lui dit-elle,
Avant vendredi, foi d’écrivain,
Quelque chose de beau, hein ?

Mais, le morse ne mordit pas;
(C'est là son petit défaut.)

- Que faisiez-vous ces sept jours ?
Dit-il à cet assaut.

- Nuit et jour à tout venant,
Je pensais, ne vous déplaise.

- Vous pensiez ? j'en suis fort aise :
Eh bien ! Dansez maintenant !

- Danser ? Mais quoi ?

- La lambada, ma foi !

~   Moralité  ~

Le coup de fouet se fait souvent dans le dos
Entre le Défiant lambda et son sacré lumbago

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : ,

04 mars 2017

Et hop ! Dans la poche ! (joye)

Le travail de l'artiste est singulier. Il faut d'abord avoir ce qu'on appelle, en bon français d'affaires,  ze action plan...NB : cliquer pour voir en plus grand si nécessaire...

Et hop

Donc, sasleepy kangaroumedi matin...la consigne...

KANGOUROU

Allez, bon, oui, c'est le week-end, hein ? L'artiste se repose...

Et puis dimanche, oui...il ne faut pas se faire prier, boudieu !y réfléchir il faut commencer à réfléchir...

Lundi, eh bien lundi, on travaille quoi...on pointe à son boulot payant.

Tout de même, en rentrant, un peu d'Attenborough pour s'inspirer. Film at 11...

Mardi, bon, mardi, ça chante un peu...

Tie Me Kangaroo Down, Sport

musique smaller

Et puis oui, mercredi, après le travail, on prend son dico de rimes, et on se reconvertit en parolier...

frappeOuais, bon, n'est pas chef d'oeuvre qui veut, hein, mais patience, ça viendra...jeudi, on se repose en attendant que la génie frappe !

Euh...

Mouais...

 

 

...Et puis vendredi, vendredi, hein, on est déjà vendredi, faut s'y mettre, qu'est-ce qu'on va faire, hein, qu'est-ce qu'on va faire, eh ben, non, pas de panique, Rick, non pas de panique, Rick !

Bah non, hein, on fouille tout de même Google pour repérer des images qui feront bondir...

Et puis, enfin, on se rappelle que les Défiants sont bon public, et hop ! C'est dans la poche !

vite

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
Tags : ,

25 février 2017

Alors, queutchi, peucher ! (joye)

adieu cropped partie ii

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags : ,


18 février 2017

Iconoclaste (joye)

portrait de jesusJe ne sais pas trop comment cela commença. Un beau matin, ou, plutôt, un beau midi il y a deux ou trois mois, je me réveillai et je vis ce poster affiché au mur, sans doute une blague d’adieu de mon crétin de coloc qui décampa sans payer sa partie du loyer ni les thunes qu’il me devait. Bon débarras, Justin ! grommelai-je en arrachant le truc affiché au-dessus de mon bureau. Je me soulageai à le froisser vigoureusement avant de le jeter à la corbeille.

portrait de jesusEt puis une semaine plus tard, après une soirée pas mal alcoolisée, même chose, le poster y était. C’était trop bête, me dis-je, si j’avais repéré Justin parmi mes invités à l’improviste, j’aurais cassé sa sale gueule. De nouveau, j’arrachai le poster et le déchirai, faisant des confettis pour Sally, ma femme-de-chambre-que-je-sors-à-l’occasion qui était encore au lit. Elle n’en était pas trop contente, non, mais peut-être parce que je lui dis après de se payer du shampooing anti-pellicules.

Et puis un mois plus tard, je me réveillai et je revis cette sacrée image portrait de jesusde nouveau sur le mur. Cela faisait quelques jours que je n’avais pas revu Sally et au moins une semaine que je me couchai seul, alors, bon, je rêvais ou quoi ? Qui faisait cela ? Le proprio ? Non, ce vioque n’avait pas assez d’énergie pour monter l’escalier, sans parler de venir afficher un truc sur mon mur…

Alors, ce matin-là, j’arrachai l’image, je la mis dans le lavabo et j’y foutis le feu avec mon briquet. Puis je fis couler l’eau jusqu’à ce que le dernier morceau noir disparaisse dans le petit trou.  Cíao, pantin, ricanai-je, avant d’allumer ma Gauloise matutinale. Il me fallut un moment. Je ne sais pas pourquoi mes doigts tremblaient.

portrait de jesusBon, ce que je vais vous dire maintenant serait peut-être un peu plus difficile à comprendre...

Alors, oui, ce matin, à mon réveil – et j’avoue que je sors du lit un tantinet plus alerte ces jours-ci – alors, oui, je vis encore l’image au-dessus de ma commode. Je n’étais pas encore sûr de ce que j’allais faire exactement, mais avant de pouvoir y mettre la main, je vous jure que l’image commença à me parler.

Ne me demandez pas ce qu’il dit, passe que moi, je partis en courant, et ce soir, j’ai trop peur de rentrer.

portrait de jesus

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : ,

11 février 2017

On gautie comme on peut (joye)

 

faucon hobereau l'eau

Le hobereau

Ne boit pas d’eau

Pour rester cul sec.

Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid.

 

bec

 

La hoberelle

Ne s’arrête, elle,

Pour faire une prise de bec.

La musique est la plus chère mais la plus désagréable des bruits.

 

super_hobereau_IMG_3625-border

 

Hobereautaille ?

Belle volaille,

Aime son biftek.

Peu de gens ont le courage d’être lâches devant témoins.

 

 

~ NDLR ~

Les images ici ne sont pas les miennes, je les ai pêchées sur Google images.

Les phrases en italiques sont des citations du grand Gautier, lui-self.

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [24] - Permalien [#]
Tags : ,

04 février 2017

méchant ou meugnon ? (joye)

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags :

28 janvier 2017

Sieur Oualrus, allons voir ces sonnets à ta gloire (joye)

le sonnet

sieur oualrus, allons voir

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , ,

21 janvier 2017

Le Retour du cancre : cette fois-ci de Bruges (joye)

A vous de placer cet extrait du livre "l'Enfant de Bruges"

de Gilbert Sinoué dans votre participation.

"... il avait aperçu l'étonnante composition :

une miniature exécutée à la tempera

sur un panneau de pin"

fat cheeked

Administratif : « …l’intéressé aurait valorisé l’œuvre opérationnelle : une représentationnelle outillée à la détrempe dont le liant est une émulsion à base d'œuf conceptionalisée sur un morceau de bois focalisé aux abiétacées, à préciser, un forestier résineux aux feuilles en aiguilles, dont il existe plusieurs espèces dans les forêts européennes »

Baba Cool :  « …c’mec, y avait zieuté un morceau trop extra, t’sé : une ch’tit trépor peint sur un morceau de bois, quoi, hein, dis, t’as pas un’ clop ? »

Bourrelé : « … il avait aperçu et visionné l’étonnante, voire incroyable, un petit portrait en miniature joliment exécuté et rendue dans la sorte de peinture qui s’appelle tempera sur un panneau plat géométrique qui se trouvait sur un panneau fait de ce bois qui s’appelle le pin »

Culinaire  :  « …il avait persillé l’étonnante salade composée : une mirepoix exécutée à la tempura sur un panneau de pain »

Enrhubé : « …il abait aberçu l’édonnande gombosition : une miniadure exégudée à la dembera sur un banneau de bin »

Hiéroglyphe : « ...bon, personne ne sait lire les hiéroglyphes :  je peux dire ici ce que je veux »

Moliéresque :  Leandre.  Aperçu il avait, sur un panneau de pin

                                           Une miniature !  Merveille ! Pas vrai, Scapin ?

Journaliste :  « Miniature exécutée : Valls s’indigne »

Synonyme :  « …la personne eut  remarqué un assemblage merveilleux : un tout petit portrait peint à la peinture sur une plaque de bois »

Totalement largué : Tiens, je vais faire de cette consigne un exercice de style…

flirt

Posté par Walrus à 00:01 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : ,