23 mars 2019

Eh, vrille des pie-poules (joye)

coucou les xénophobes

on vous emmerde

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16 mars 2019

Double-goth (joye)

wictor le wisigoth

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09 mars 2019

Funnelcakes (joye)

Il y a 3915 mots qui commencent par VER.

Il y a 139 mots qui commencent par VERNA.

Il y a 2 mots qui commencent par VERNAC.

VERNACULAIRE. VERNACULAIRES.

Il y a 245 mots finissant par LAIRE.

Il y a 67 mots finissant par CULAIRE.

Il y a 6 mots finissant par ACULAIRE.

...

Il y a

un seul mot

finissant par NACULAIRE.

VERNACULAIRE.

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02 mars 2019

Fait-divers (joye)

L’horrible scène, cher lecteur, chère lectrice, a lieu dans le métro crade et répugnant d’une ville connue non pas pour sa saleté ni pour sa répugnance, mais plutôt pour sa lumière ravissante. On supprimera sa vraie identité pour protéger les gentils aveuglés qui y vivent et qui visitent.

Chaque jour un monsieur – on peut l’appeler peut-être un monsieur, bien qu’il n’y ait aucune trace de noblesse ni dans son allure ni dans ses actes – y porte dans ses bras sa belle-mère, une vieille dame habillée de haillons douteux et la pose, sans un mot, contre un mur dans un des couloirs caverneux avant de disparaître vers le carré de clarté en haut de l’escalateur.

Munie seulement d’une paume vide et maculée pour faire son boulot, cette momie vivante y passe silencieusement de longues journées pendant que tous les pieds du monde trottinent devant sa tête baissée. Ses oreilles retentissent des échos creux des voix parlant toutes les langues indistinctes de l’univers.  Elle ne boit ni ne mange ni ne parle.  

Pleurez-vous déjà ? Non ?  Bon, je continue.

Si je vous disais qu’une bonne journée pour elle est de recevoir une pièce qu’elle fourre sur-le-champ dans ses loques puantes avant que quelqu’un ne vienne la lui voler ?

Qu’une telle pièce se fait de plus en plus rare ces jours-ci, et que la chance veut trop souvent que ce qu’on lui jette est un mégot encore tout chaud qui la brûle ?

Non ? Pas de larmes ?

Qu’on lui hurle souvent des injures salaces ?  Non ? Qu’on aime de plus en plus souvent la frapper avec un parapluie, ou qu’une bande de loubards qui passent régulièrement la prend parfois pour un ballon de foot destiné aux coups de pied experts ?

Non ? Rien ?

Si je vous disais qu’avant la Révolution, elle était danseuse, qu’elle perdit une jambe lors une des centaines et centaines des bombardements qui ont lieu tous les jours dans les pays comme le sien ? 

Non ? Rien ?

Saviez-vous que dans la langue de chez elle, quand elle était jeune et belle, on l’appelait « Fleur » ?

Non ?  Bon.

Si je vous disais que dans le squat où son beau-fils la ramène le soir, elle mange dernière, bien après l’homme et ses enfants et sa fille et la tante et même le chien ?  Non ?

Alors, que faudrait-il pour que les larmes viennent à vos yeux ?  Dois-je la tuer ?  Non ? La torturer avant ? Non ? La faire violer ?

Ou, faut-il que je vous dise que cette ancienne Fleur n’était pas, après tout, une vieille dame ?

Que c’était un petit chaton égaré, un tout petit tigré qui miaule de faim ?

Ah, voilà.

Enfin. 

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23 février 2019

Si Wikipedia m'était conté (joye)

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16 février 2019

Bonsoir tristesse (joye)

francois sagouin

Le vieux schnoque, Harry Ouinestone, possédait un sagouin savant. La petite bête moustachue qu’il avait gagnée lors d’un jeu de poker savait danser, jouer d’un petit accordéon et faire encore tout plein d’astuces.  Elle lui apportait même ses pantoufles miteuses.

Rentrant tout éméché un soir, Harry entendit, éberlué, le petit singe  qui commença à lui parler. D’abord en français, et après en anglais, en espagnol, en allemand, et, enfin, en portugais.  C’était, après tout, sa langue natale. 

Harry fut tellement surpris qu'il perdit connaissnce, soit à cause du choc, soit à cause des multiples verres pris au bistrot avec les potes après son taf de pépère à l’usine de la ville.

Bien sûr que cet Harry dit à tous ses copains le lendemain après le boulot que son petit singe savait parler et bien sûr que les copains ne le croyaient pas. Après tout, ils savaient bien que leur pote était non seulement un schnoque mais aussi un ivrogne et aussi quelque peu menteur. Comme quoi, ils ne prirent pas la peine d’étouffer quelques murmures dérisoires en sifflant leurs verres.

-          Beuh non, pardi, je vais vous le prouver ! cria-t-il.  Harry appela le tamarin qui l'attendait, selon son habitude, dehors.

La bestiole arriva à ses pieds et attendit que son maître le commande.

-          Parle anglais ! grommela l’ivrogne, mais l’animal restait silencieux jusqu'à ce que Harry le tape.

-          Fiiiiiiiiiiiiiiii ! hurla l'animal.

-          Voyez-vous ? s'exclama Harry à ses potes. Il a dit « Fee ». C’est le mot anglais pour « honoraire » !

Le groupe d’amis ne se montra pas très convaincu. Un bruit irrité monta au fond du comptoir.

-          Allez, parle l’espagnol ! cria Harry. De nouveau, silence, alors le schnoque le pinça.

-          Ahiiiiiiiiiiiii ! cria le petit singe.

-          Je vous l’ai bien dit, gloussa Harry. « Ahí » en espagnol, cela veut dire « là-bas » !

Ses amis n’avaient visiblement pas assez bu, et ils commençaient même à se moquer ouvertement du pauvre Harry et de son encore plus pauvre bête moustachue.

-          Non, non, les mecs, attendez !  Il parle l’allemand !  Allez, toi, parle allemand ! et sans attendre le silence préliminaire, il tira méchamment sur la queue de la piteuse créature.

-          Ziiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! glapit-elle.

-          Vous avez bien entendu, elle a dit « Sie » ! En allemand, cela veut dire « vous » !

Tout un chacun dans le bistrot explosa en rires, sauf Harry, qui allait sans doute étrangler sa petite victime polyglotte.

Excédé, et plus bourré que d’habitude, Louis, qui cotisait en secret à la SPCA, saisit la pauvre bête qui grimpa tout de suite sur sa tête chauve, hurlant toutes sortes de mots dans la langue des singes. 

Les copains roulaient par terre à l’entendre, criant tour à tour « Y parle japonais ! » et « Bah, ouais, c’est bien le wolof, ça ! »  Harry rentra chez lui, humilié.

Mais hélas, c’était la dernière fois qu’on vit la petite bestiole, devenue le nouvel amour de Louis. Trop tard, il apprit qu’elle parlait dans son sommeil, évoquant le prénom de son ancien maître :  « Ha-riiiiiiiiiiii ! Ha-riiiiiiiiiiiii ! »  

Louis, consterné, regrettait fort de l’avoir baptisée « Françoise ».

Bah oui. Françoise Sagouin.

Vous vous attendiez à Marmoset Saugham ?

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09 février 2019

Horto-gaffe (joye)

roture oblige

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02 février 2019

On y perd son latin (joye)

Mon oncle Xavier, horresco referens, était le dernier des profs de latin. Vous voyez le genre, moitié Sénèque, moitié Cicéron, moitié Aristote avec un bon pourcentage de Socrate – son tout étant plus que la somme de ses parties, quoi.  Méthodique, et muni d’une garde-robe qui datait d’au moins depuis l’Antiquité. Tout comme ses diplômes et doctus comme libro.

Tonton Xavier était la terreur de la salle des profs. Les individus mal avisés qui osaient lui adresser la parole reçurent toujours une réponse érudite, mais obscure, en latin.

-          Bonjour monsieur !  Comment allez-vous ?

-          Aequo animo ! répondait-il, sèchement.

-          Salut Xavier ? Ça va ?

-          Parturiunt montes, grommela-t-il.

Chaque malheureux qui avait l’occasion de le saluer troisièmement dans la même journée ou après avait droit à un « Bis repetita placent ! » impatient.

Les anciens collègues en avaient l’habitude, et les jeunes s’orientaient vite au phénomène, sustine et abstine. Jusqu’à l’arrivée d'Avis Wellington, la nouvelle prof d’anglais. C’était une veuve, grande, blonde et charmante, venue de l’Angleterre, et qui avait presque l’âge de la retraite. Il lui fallait encore une petite année d’enseignement afin de toucher sa pension. Son français était passable, mais elle ne comprenait pas encore le débit de ses collègues, servum pecus. Donc, les conseils obligatoires concernant Tonton passaient incompris par la nouvelle venue.

Donc, oui, vox clamatis in deserto, le lendemain matin, madame Wellington s’adressa à son collègue, le prof de latin, terreur de la salle des profs.

-          Bonjour monsieur, je suis Avis Wellington, lui sourit-elle en tendant la main.

Et vae victus ! Tonton Xavier resta muet, une lueur étrange dans ses yeux bleu délavé.

-          Bonjour monsieur, répéta-t-elle. Je suis Avis Wellington.

Après tout, audaces fortuna juvat.  Mais toujours rien. Muet, figé, une véritable statue, Tonton restait sans mots. Alea jacta fuit.

Madame Wellington dût décider que Tonton était soit sourd, soit plus désagréable que son air, et elle se retira pour rejoindre ses Première-B. Il fallut même plusieurs minutes pour Tonton de revenir à lui. L’effet n’était pas inaperçu par les collègues, qui se mirent ensemble pour perfectionner un plan : à partir de désormais, personne n’adresserait la parole à Tonton. On laisserait cela à La Wellington…après tout, delenda Carthago ! On lui rendrait ses bizarreries. Madame Wellington serait la porte-parole du groupe qui lui clouerait Le Bec selon La Vulgate.

Hélas, ils oublièrent encore de le dire à la nouvelle prof, qui, elle, avait décidé de lui rendre la monnaie de sa pièce. Elle refusa tout simplement de lui dire quoi que ce soit, et tous les autres profs firent pareil, comme leur nouvelle idole, cette rara Avis.

Voyez-vous, le tout était un délicieux…quid pro quorum.

Et Tonton ?  Eh bien, il épousa enfin sa petite amie qui s'appelait, bien sûr, Gloria Victis.

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26 janvier 2019

Lis tes ratures (joye)

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19 janvier 2019

Oui, nie le piou-piou (joye)


bear tracks

teddy bear

ce nonours

d'ourson

dévorait,

dévoué,

du Boursin

à la Bourse

la bourse

puis grommelait

à la gamelle de lait

qui fut trop laid…

monsieur son Père

un ours amer

grouchy bear

mais méritoire

de tant de gloire

gobait, goulu,

du miel moulu,

bear eating honey cropped

mais…

…ce fut de la glu

si malvoulue

qu’il cria « HU ! »

enfin…

il voulait,

mais…

sa bouche-goulet

ne permettait

qu’un cri

petit

et ahuri

oops

l'ourson

son fils

fissa

fit ça

à son papa : 

ours bisou

papa, gaga,

cria « Hourra ! »

louant l'ourson

tout raplapla

ratapla

 bear tracks

 NB: Toutes les images sont de Google, of c-ourse ! 

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