Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le défi du samedi
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 057 671
Derniers commentaires
Archives
6 juin 2020

C'est absolument vous (TOKYO)

 

C’est absolument vous

Ne tremblez pas comme une flèche

Pensez plutôt à tous les matins qui vous attendent.

Alors c’est vrai que vous m’aimez à votre façon.

Absolument à votre façon.

Vous rentrez chez vous

Le pays des ours et des belettes.

DAVID ET JOELLE POUR LA VIE INSCRIT SUR L’ECORCE D’UN CHENE

Vous dites que vous voulez emporter mon cœur enflammé avec vous.

v

C’est absolument vous ça

J’ai tardé à vous le dire

J’ai pris le temps de vous écrire

Mon Dieu comme vous avez déjà changé ma vie

 Ça aussi c’est tout vous absolument vous.

Tout m’étonne quand il s’agit de vous

Avons-nous comme les enfants lancé trop haut certains ballons

 Qui sont entrain de retomber et qui nous invitent à jouer encore dans la vie

 A réclamer de l’espace, des possibles, du jeu, déjouant les règles parfois .

C’est absolument vous ce luxe de ces instants à m’offrir la riviére , un coucher de soleil

Un champ de colza et les larmes de sangs des coquelicots

Tout ça c’est absolument vous.

Il ne se passait plus rien ou si peu dans ma vie

Et vous avez osé entrer en poussant ma porte.

Je ne vois jamais aussi bien qu’à travers vos yeux quand ils scrutent, observent étudient

Quand vos mains, devinent, cherchent , animent, , tout ce qu’elles touchent.

On dit que tout arrive lentement dans un amour vrai

C’est absolument faux j’en ai la preuve maintenant

Tout est lent quand on ne croit plus en rien

Vous avez la foi et ça c’est absolument vous, uniquement vous .

N’oubliez pas que des animaux sauvages traversent souvent votre chemin

Ils viennent vous saluer , ils savent tous que vous rentrez chez vous

 Ça aussi c’est absolument vous

Mon Ulysse rentre d’un long voyage

Accoudé à la fenêtre ce soir je regarde de loin votre pays

 L’endroit où vous allez reprendre votre respiration

Ce second souffle c’est encore absolument vous.

Je n’ai pas tout déchiffré de vous

 Gardez vos mystères pour qu’à   jamais vous ne cessiez d’être cet homme que j’aime

Et qui est à cet instant absolument à moi .

Mais cet amour qui rôde ne porte pas de cravate

 Il ne vous étrangle pas 

 N’oubliez jamais je suis un brin d’herbe

Simplement un brin d’herbe qui a plusieurs vies celle-ci est à vous absolument à vous.

 

Publicité
6 juin 2020

La tempête... (maryline 18)

m18

 


Pour une fois l'harmonie était parfaite.

Ce que je voyais, ce que j'entendais, ce que je ressentais, tout se mêlait et semblait vouloir m'offrir un moment de félicité, de bien être...Je n'avais rien décidé, je n'avais rien prémédité et pourtant, la magie s'invitait. L'habitacle de la voiture s'effaçait. 

Des tourbillons de notes m'emportaient vers des pensées exaltées.

Bien que je voyais aussi ces matins qui n'existeront jamais et ces mots auxquels je ne prêterai pas ma voix, des coups de vent faisaient s'agiter les coquelicots par dizaines le long de la route sinueuse.

La beauté de l'instant, mettait en exergue cette douleur soudainement si belle au creux de mon être, cette impatience si turbulente. J'aurais presque pu me garer devant le champ de blé et en respirer les épis dans un besoin, comme animal. Pourquoi cette nature redevenait-elle bouleversante, enivrante ?

J'aurais presque pu m'assoir près des coquelicots et écrire que la campagne était belle pour m'en souvenir demain encore...

Mais je savais que je n'avais que le temps de prendre conscience de toutes ces envies qui m'assaillaient en écoutant ces notes qui me tordaient les entrailles et m'emportaient à toute allure vers la ville.

J'aurais voulu me tromper de route pour allonger mon trajet, repasser devant les fleurs, revoir les vagues ocres dans la mer de paille, aimer les éoliennes et ma vie... Aimer mes désirs violents et même le goût de ton absence.

Mais le temps me manquait pour prendre un autre chemin. Les pétales rouges s'envolaient et des voitures, s'imposaient dans mon beau tableau au ciel azur.

J'attendais la fin de la tempête pour respirer plus doucement. Il fallait continuer la journée le plus normalement possible, calmer cette vie intérieure qui avait dansé avec le vent et m'avait fait grâce d'une allégresse absolue...le temps d'un morceau de musique.

 

11 mai 2019

Le péril nous guette (Walrus)

 

5581

 

Plus je regarde l'image ornant la consigne, plus un doute me travaille. Vous n'avez pas l'impression qu'elle penche vers le vide cette échauguette ? J'espère que son constructeur après l'avoir achevée ne s'est pas exclamé, à l'instar de Shakespeare pour son cinquante-cinquième sonnet : "Exegi monumentum aere perennius", phrase que je ne vous traduirai pas, vous connaissez l'anglais aussi bien que moi.

Donc, un petit conseil :

Si un jour en goguette, au sortir des guinguettes,
Pris d'un besoin subit tu ouvres ta braguette,
Ne le fais surtout pas juste sous l'échauguette :
C'est là que la mort guette et boum, adieu Huguette !

 

Ouais, je sais :

  1. j'aurais pu faire un peu plus long, mais j'étais à court de rimes riches
  2. vous auriez préféré Germaine, mais vous savez où ça mène...

 

9 mars 2019

VERNACULAIRE (Venise)


Je suis entrée en coup de vent dans la masure
 v

Des milliers de bruits y murmuraient encore, une langue ancienne mâchonnée dans l’enfance
Est-ce que cette nuit recèlera un matin si j’y dépose mes valises
Sous ce soleil du sud enfin retrouvé la langue de ma mère si longtemps méprisée. Je suis née du désir de m’extraire et du remord de l’avoir fait.
Quel bonheur de m’endormir dans la longue chevelure de la mousse de ses robes et de la langue de son sein.
Je sais maintenant que tu as fait le mieux que tu pouvais avec le peu que tu possédais.
Je me demande maintenant ce que j’ai appris ou plutôt désappris à me battre loin de toi comme un animal
J’ai traversé son jardin sans le voir maintes et maintes fois.
Ma langue chaloupe à l’approche de la tienne, et je mesure mon égarement dans les débris de cette enfance que tu n’as su retenir.
Je reviens au lavoir l’ecchymose d’une langue qui a souffert d’être abandonnée et qui garde en son centre le palpitement d’un cœur attendri par tes mains dans ce lavoir.
Je laisse monter un soleil timide entre nous où ma langue prend enfin refuge .

30 mai 2020

Zinneke par bongopinot

 

b

 

C’était l’année des Z pour les chiens

Depuis l’enfance elle rêvait d’avoir un animal

Il fallait qu’elle arrive à en avoir un

Pour lui remonter enfin le moral

 

Elle s’est donc décidée d’aller le chercher

Là où certain abandonne les animaux

Et quand elle l’a vu elle l’a de suite adopté

Ensemble ils allaient former un joli duo

 

Elle décida de le surnommer Zinneke

C’était un superbe petit corniaud

Avec une robe sable magnifique

Pour commencer sa nouvelle vie avec brio

 

Et cela fait maintenant dix ans

Qu’ils sont devenus inséparables

Et au soleil ou dans le vent

Elle n’a plus le moral bancal

 

Son ami le chien lui a permis de remonter la pente

De reprendre gout et sens à la vie

Et d’avoir enfin des jours qui chantent

Avec ces doux yeux qui sourient

 

Cette boule de poil et de tendresse

Lui offre un lien si fort et charmant

Qui met son cœur en liesse

  Et qui ravit les petits et les grands

 

Publicité
23 mai 2020

Les cinq amis par bongopinot

b

 

 

C’était un jour de printemps si doux

Dans un joli petit coin d’Anjou

Cinq amis tristes d’aller s’enfermer

Dans des classes surpeuplées

 

Têtes basses trainant des pieds

En suivant ce chemin d’écoliers

Se sont mis à hurler à l’unisson

Une chanson de leur composition

 

Yallah, yallah les amis

C’est la fête aujourd’hui

Faisons l’école buissonnière

Retrouvons nous dans la clairière

 

Là où les oiseaux chantent

Où le ruisseau nous envoute

Allons grimper aux arbres

Et courons dans les hautes herbes

 

Jouons aux aventuriers

Aux gladiateurs son soulier

Et couvrons nous de fleurs

Pour embellir nos cœurs

 

Et, dès la nuit tombée

Rentrerons dans nos foyers

Nous serons sûrement punis mais si heureux

D’avoir pu partager nos éclats de rires de nos jeux

 

5 mai 2018

LA FACE CACHEE DU LOMBRIC (Venise)

 

Le Festival de Cannes battait son plein, toute la croisière était au rendez- vous.

v01

 Le Directeur artistique avait mis hors compétition le film LA FACE CACHEE DU LOMBRIC du réalisateur Walrus .
La salle de projection était comble. Tous attendaient avec impatience ce film tenu secret depuis des lustres.

Un inhabituel sourire de connivence et de sympathie se formait sur les lèvres des invités triés sur le volet.

JOYE au premier rang, suivi de bongopinot applaudissaient dès les premières images.

En vérité moi aussi j’étais bouleversée, et terrifiée à l’idée que ce film pourrait rencontrer la censure.

« Du début jusqu’à la fin ce film regorge de messages vulgaires » , murmurait une téléspectatrice.
Je crois à cet instant avoir   reconnu Béatrice Dalle .

Ne faites pas ce procès d’intention au film criait JOE  Krapov .La projection continua  et on évitait ainsi toute décision hâtive à propos de la survie du film.

 

 Cependant, on entendit encore « ce réalisateur a perdu la tête !!

 

Le directeur, lui-même apparu enfin sur scène.

 

Je ne crois qu’aucun de nous a vraiment compris ce film. Ce film traite de l’art de voir ce qui est caché derrière ce que vous voyez.

Repassez le film depuis le début sortez tous je veux le voir seul cria le directeur artistique nommé pascal chez les défiants .

La critique fut vive / les artistes se tortillent comme de pitoyables vers de terre , qui se dédoublent  quand on les coupe en deux au montage .

Ecrivait Kate la célèbre journaliste du magazine première .

Il ne restait plus qu’à ce cher walrus réalisateur censuré d’aller à la pêche ,muni de  ses fameux lombrics  !!!

 

5 mai 2018

Participation de Laura

l01

l02


Lombric, asticots et  vers


Si le grand Victor Hugo a su  placer un lombric dans une pièce de théâtre:
Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là - Qui vous aime,perdu dans la nuit qui le voile; - Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile;- Qui pour vous donnera son âme, s'il le faut; - Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut (1) .

Je me bornerais à évoquer des souvenirs personnels en me permettant d'évoquer ma famille(je m'en excuse auprès d'elle, même si elle ne me lira pas et même si je crois qu'on ne peut rien percevoir de négatif dans les lignes qui suivent). Mes grand-parents paternels(et ma mère à leur suite) étaient marchands d'articles de pêche dans un magasin acheté à la fin de la deuxième guerre mondiale et qui a vécu plus de soixante ans.
Dans ce magasin, on vendait des vers de terre (pour servir d'appât au bout de l'hameçon du pêcheur) que mon grand-père (et mon père) allait chercher dans la nature, la terre, des coins de nature dont ils gardaient jalousement le secret.
Pour servir d'appat,on vendait aussi des vers de vase (2) que mon grand-père allait chercher dans leur milieu naturel.
Je ne peux m'empêcher d'évoquer les asticots(qui ne sont pas ddes vers) mais des êtres rampants qui servent aussi d'appats et que la petite fille que j'étais utilisait pour faire des courses avec des bêtes de couleurs différentes.

Je vais cependant terminer par des vers de Jacques Roubaud dont le titre est vraiment "Le lombric":

Conseils à un jeune poète de douze ans.

Dans la nuit parfumée aux herbes de Provence,
Le lombric se réveille et bâille sous le sol,
Étirant ses anneaux au sein des mottes molles
Il les mâche, digère et fore avec conscience.
 
Il travaille, il laboure en vrai lombric de France
Comme, avant lui, ses père et grand-père ; son rôle,
Il le connaît. Il meurt. La terre prend l’obole   
De son corps. Aérée, elle reprend confiance.
 
Le poète, vois-tu, est comme un ver de terre
Il laboure les mots, qui sont comme un grand champ
Où les hommes récoltent les denrées langagières ;
Mais la terre s’épuise à l’effort incessant !
Sans le poète lombric et l’air qu’il lui apporte
Le monde étoufferait sous les paroles mortes.

Jacques Roubaud, Les Animaux de tout le monde, Seghers, 1983.


_____________________________

1. Ruy Blas (1838), II, 2, lettre de Ruy Blas à la reine de Victor Hugo

2. https://www.aquaportail.com/definition-290-vers-de-vase.html

3 février 2018

Participation de Venise


Au début du siècle, dans les terres glacées de l’arctique, en levant la tête vers le plafond du ciel le yeti aperçut la Grande Ourse.
Ce filon d’étoile jaune gros comme un saumon fut sa première prise.
Le hasard voulut que le yeti pendant longtemps ne rencontra aucune trace d’homme sur sa route.
Il s’est accouplé avec la baleine bleue, et pris dans le pôle magnétique des glaces, fut à l’origine des mondes, des ours blancs et des renards.

La fonte des glaces a poussé le yeti à rejoindre nos villes.
Il fut engagé immédiatement dans des films pornographiques, et ressentit de forts désirs de transgression.
Il put entr’apercevoir l’obscurité profonde de l’âme des hommes.
Il comprit que sa mémoire était encombrée de sottise à les fréquenter de trop près.
À la nouvelle lune se jura -t-il je rejoindrai mes compagnons des glaces, ici tout m’ennuie.
Il ressentait une lassitude immense, il en avait perdu le gout de vive.
Il décida de s’endormir sous des branches et ne plus se réveiller.
Il fit un étrange rêve.

v01


Il ramassait les feuilles des arbres pour les déposer au fond des soupes que buvaient les hommes et finissait par les transformer en cerfs.
Quand enfin il se réveilla, il était seul au milieu d’un paysage désolé.
Un cerf s’approcha de lui, si tu me donnes forme humaine je t’aiderai à passer la rivière pour rejoindre le Grand Nord.
Le yeti grimpa sur le dos du cerf, bien accroché aux cornes. Les remous tumultueux de la rivière ont failli plusieurs fois l’emporter, mais la force du cerf prit le dessus.
Maintenant c’est à toi de tenir ta promesse dit le cerf au yeti : redonne-moi forme humaine.
Le yeti ne tenu pas sa parole et le cerf lui jeta un sort.
Depuis le yeti est invisible aux hommes et seules ses traces de pas sont accessibles au regard.

30 décembre 2017

L’adulateur (JAK)

 


Une belle endimanchée, sur ses talons perchés

Plantureusement montrait ce que l’on ne saurait zieuter

L’Alphonse, ce voyeur flagorneur, par ces seins alléché

Lui roucoula :

Eh! Miss vous êtes ci-devant, une authentique vénusté.

Et si pour moi vous vouliez bien promptement turbiner

Je vous offrirais à vie, le gite et le couvert.

L’élogieux compliment fit alors chavirer la jolie dulcinée.

Et l’encenseur par son discours flatteur illico l’emballa

Laissant ses pères et mères, au bras de l’enjôleur de suite s’en alla.

Sur un boulevard, dans une voiture clinquante dès lors échoua.

Et depuis, elle chante à qui veut l’ouïr, honteuse et bien confuse,

Un peu tardivement toutefois, qu’on ne l’y prendra plus.


Il en va ainsi du verbe qui peut être louangeur et flatteur, et parfumer les chemins.

Le vil se l’approprie pour mieux manipuler, en authentique mâtin

Et pour lors de la sorte, arriver à ses fins

j01


Gardons nous bien des mots, n’aimons que les actions.

Il faut pourtant le reconnaitre la chose n'est pas toujours aisée

Il est si doux d’entendre la louange de l’obséquieux

Lorsque l’on veut à tout prix être aimé.

j02

 

23 décembre 2017

Participation de Venise

v2

v

Ça déboule sur scène, comme un boxer fou avec un mépris souverain pour la Romance.

 

Il incarne le rythme binaire, le retour têtu avec une opiniâtreté fiévreuse.

Il nous entraine dans son feu incandescent, ici on s’aime à mort.

Claude couronne l’impair et relègue le pair à la table de la canaille.

On boite avec lui sur ces arythmies endiablées.

C’est tout sauf de la chanson pépère

C’est Tristan et Yseult qui se seraient pris les pieds dans le tapis

Rien ne va plus rondement sur cette scène c’est la catastrophe des ruptures

C’est la syncope avant le malaise, et par à coup sismique il fabrique un temps qui pique , qui martèle qui bourdonne .

SALUT L’ARTISTE,

v1

28 octobre 2017

Ma vie en kaléidoscope par bongopinot

 

bo


Avec mon kaléidoscope
Mes journées sont jolies
Le temps bien moins gris
Bien mieux que mon horoscope

Amour travail santé
Je vois la vie en multicolor
Dans de superbes décors
En rose ou en bleuté

Mes moments en couleur
Sont un parterre de fleurs
Petits bouts de bonheur
Et tout ça à chaque heure

Essayez donc demain
Et surtout regardez bien
La beauté n’est pas loin
Elle arrive dès le matin

Un beau lever de soleil
De petites joues rosées
Une peau toute dorée
Pour de bien beaux réveils

Avec mon kaléidoscope
Mes matinées sont plus jolies
Mes après-midi me sourient
C’est mieux que l’horoscope

15 août 2020

la BARBE (TOKYO)


J’habitais une mezzanine au-dessus d’un bar
C’était la bonne planque. Je me disais qu’ainsi je me rapprocherais de ma cible.
 J’écoutais ainsi à sa porte sans qu’il le sache.
De l’autre coté de la porte me parvenaient des bruits, étranges des gargouillis de hamsters, de mulots et de musaraignes. Ainsi j’avais des visions étranges qui défilaient toute la nuit dans mes rêves à la suite de ces écoutes discrètes ;
Que pouvait-il bien faire de son temps quand il s’absentait.
Un jour la porte s’ouvrit j’ai à peine eu le temps de m’esquiver dans la cage d’escalier.
Une femme pas plus grande qu’une quille de bowling en sortit.
 Je la trouvais vraiment petite et de surcroit laide.
 J’avais la tête d’un pharaon ressuscité. Je voulais la vérité mais maintenant qu’elle était devant moi j’avais du mal.
 Le simple fait d’être devant cette vérité me faisait rougir.
 Pendant que la naine s’éloignait je ronchonnais dans ma barbe .

v

J’étais en train de tourner le dos à cette histoire, la déception et le soulagement amoureusement enlacés sur le lit défait de mon cœur s’inscrivaient sur mon visage.
 Pendant qu’il jouait au bowling avec sa quille j’énumérais les expressions que je voulais lui jeter en pleine gueule/ tu me fais suer , non c’était trop tendre
 La barbe ça/ ça en jetait.
En tête de la division sa quille et lui devaient être jetés aux ordures ménagères. J’avais hérité de ma mère sa radicalité enfantine.
 Heureusement je ne l’ai jamais plus croisé sur ma route.
 L’expression la barbe est restée inusitée.
 Je suis rentée chez moi je me suis douchée comme après un rapport sexuel qui ‘n’avait pas eu lieu.
 L’intérieur de mon moi était en pagaille .je consultais l’annuaire et je découvris que je n’habitais pas loin d’un bowling.
Depuis je démonte toutes les quilles sur le tapis histoire de me faire la main.

15 août 2020

Un détail (Walrus)


Ce barbu est-il chauve, comme moi ?

C'est l'impression qu'il donne en tout cas.

En examinant la photo pour confirmer cette opinion, un détail m'a frappé :

w6241

Ces membres inférieurs me donnent l'impression d'être palmés.

Pour tout dire, ils m'évoquent ceux d'un pinnipède...

Un pinnipède comme un morse, en anglais : walrus ! Ou un lion (de mer) en italien : leone !

Walrus, leone, ça ne vous rappelle pas quelque-chose ?

Est-ce que ce colosse barbu serait le gardien séquestrant l'otage Walrusleone évoqué par joye ?

Faut que j'arrête de lire ce roman-feuilleton, je finis par ne plus penser qu'à ça !
 

11 juillet 2020

Je t'aime la mer ! (TOKYO)

 

La mer c’est la peau des cachalots des baleines de ces grands voyageurs qui remuent la fine peau de l’eau

Bien avant le ciel il y avait la mer seule avec ces petites mains de vagues tremblotantes qui ont façonné, la vie toutes les vies.

Hébétée d’ignorance la mer a eu beaucoup de déconvenue quand l’homme a surgi des fonds marins.

Elle n’a jamais voulu se soumettre c’est pourquoi elle remue sans cesse.

 Elle cherche à s’échapper, pour aller où ?

Où veux-tu donc aller mer ?

v

Ne vois tu pas que c’est une tache impossible que d’échapper à ton sort.

 

Au fond tu es convaincue que l’homme disparaitra avant toi .

Cela t’apaise les grands soirs d’orage de savoir que ce grand échassier stupide une fois disparu provoquera ta résurrection.

Alors d’un bleu immaculé tu diras : « au diable l’homme et ses apôtres qu’il s’en aille

 

Il n’a jamais su m’aimer « 

Et pour la première fois, qui seront que des premières fois sous l’aile noire des corbeaux la vie reprendra ses droits .

Cette image folle de la solitude des cachalots et des baleines me noue le cœur

Comment notre vie s’en va la mer c’est vraiment ce que tu veux ?

Garde-nous dans les plis fatigués de ta peau mer bleue

Garde-nous dans nos vies ordinaires

 Je te fais une promesse

Qui t’obligera à tenir toutes les tiennes

Ne nous laisse pas nous perdre nous avons besoin de voir ton bleu avant que nos yeux ne partent en poussière.

 

18 juillet 2020

Moi je m'en fous (TOKYO)

 

Quelques jours s’étaient à peine écoulés depuis la disparition du régisseur du parc .Toute l’enquête avait conclu à un meurtre et la police scientifique commençait  à sonder le parc.

Dépité d’attendre l’élucidation de ce meurtre j’ai mis un fin limier sur l’affaire

 

 Et pan sur le bec de Monsieur l’Inspecteur.

Mon fin limier claironnait à qui voulait l’entendre que la brigade scientifique ne détenait pas les parangons de la vérité .

 La piste me paraissait séduisante. Le régisseur du parc c’était volatilisé dans une autre dimension . Une sorte de porte vers un autre univers.

v

Cette version des faits m’enthousiasmait.

Histoire de mettre les pendules à l’heure, je décidais de convoquer la presse et de faire une déclaration commune.

v2

Certes c’était acrobatique de soutenir sans nuance l’existence d’une troisième porte (il existait deux grandes portes dans le parc ) mais la troisième  s’ouvrait vers l’univers intergalactique. Il suffisait de la chercher.

Mais on n’était  pas tenu comme la police officielle d’avoir des conclusions ringardes.

Et puis de quoi se mêlait la police en ces temps difficiles.

On avait un meurtre sur les bras et le parc avait été fermé pour cause d’enquête.

Il n’y avait pas de quoi fouetter un chat que de penser que le régisseur même mort ici était en train de s’envoyer en l’air sur une autre planète.

Notre déclaration a la presse devint vite virale.

v3

En convoquant le fameux principe de Paracelse selon lequel, je vous le rappelle « l’effet d’une vérité  dépend du niveau d’exposition ‘ ma déclaration eu l’effet d’une bombe humaine.

Des milliers de touristes ont afflué derrière les grilles fermées du parc ?

v4

 On faisait figure d’OVNI . Les gens campaient , chantaient aux abords du parc jusqu’au jour où ils firent sauter les scellés  pour voir la porte de l’univers .On était comme à Woodstock en 69 sauf que le parc faisait 1hectare .

Notre principale faiblesse dans cette situation mon fin limier et moi c’est de ne pas avoir vu venir la déferlante d’idiots que contient notre planète

J’avais qu’une envie c’était de trouver la porte vers l’univers pour les envoyer Petre ailleurs

 L’enquête policière avait volé en éclat ...

 Le juge d’instruction s’était déplacé en personne il était fou de rage .

Il criait sur les flics je me suis approché de lui et je ne sais pourquoi j’ai crié  

Il n’y a aucune preuve que fumer soit une cause de cancer du poumon. » Alors pourquoi mon mari le régisseur du parc serait mort assassiné par un homme sous prétexte qu’il a disparu.

 

 

Pas question que je vous serre la main me dit le juge d’instruction droit dans les yeux.

Que faire de ces mains quand on ne peut les serrer. La tension était palpable.

Je fis alors preuve d’une étrange créativité.

Il semblait que le juge n’était pas au courant que le régisseur s’était volatilisé au cœur de la galaxie. Je lui ai mis mon point dans la gueule afin de l’expédier sur mars cet abruti.

Ces juges n’ont aucune fantaisie !!!!!
 

2 mai 2020

Une question de média de Jeu (Nana Fafo)

Cette semaine on parlera de vidéo

pour le défi du samedi 609...

Il paraît que la vidéo a tué la radio !!! un meurtre a été commis.

Dans mon univers ça ressemble plutôt à ça !

Egalité et Réconciliation

Chaque média de "je" a sa place

buggle

dada

Combat

partie1

Partie2

Egalité réconciliation

 

Buggle 2: Bubble Shooter : VIP Mod : Télécharger APK - APK Game ...

 

Gagner, perdre, le plus important c'est d'agir

Belle lecture en image à toutes et à tous !

7 novembre 2015

Peut-être par bongopinot

bo01

 

Petite déjà je les détestais 

Pourquoi deux petits mots 

Que je ne trouvais pas rigolos 

Pouvaient autant m’énerver 

 

Je ne supportais pas il faut l’admettre 

Lorsque je posais une simple question 

M'attendant à ce que l’on me dise oui ou non 

Je récoltais un malheureux peut-être 

 

 

Pourtant un non ou un oui 

C’est trois petites lettres 

Peut importe les unes ou les autres 

Cela m’aurait de suite réjouie 

 

Mais non systématiquement  

J’avais droit à peut-être 

Une certitude ou son contraire 

Ce n’était pas du tout amusant 

 

Aujourd’hui c’est un pareil 

je préfère une réponse franche 

Avec des explications en avalanche 

Qui, tout de suite me réveille 

 

10 octobre 2015

Participation de Venise

Je viens de comprendre quelque  chose en regardant cette photo.

                                Une chose capitale.

                La révélation si on veut.

                Je viens de comprendre que le vivant comptait sur nous.

                Et que nous avons revêtu l’habit du fossoyeur.

                Nous passons à la surface de ce monde sans l’aimer.

                Nous ne sommes pas arrivés à ne pas faire le mal que nous avions en nous.

Mais un jour une fauvette épuisée vous tombe dans la main.

Elle ignore l’existence du mal que vous avez en vous.             

Agrippée  au rideau de la beauté du monde, la fauvette vous cloue le bec. !!!Comme font les grands maitres quand ils veulent vous donner une leçon de modestie.

La fauvette c’est notre employeur, elle est prête à nous licencier un masque de voleur de vie sur la figure .

 

ve01

 

 

Depuis cette fauvette dans la main je ne suis plus orpheline, je suis la fille de la fauvette.

Nous devrions tous restaurer cette filiation avec la nature et colporter les dernières nouvelles du ciel .

Nous avons posé notre chaise sur un gouffre et seules les fauvettes  en faisant des trous dans la nuit  ont le pouvoir d’arrêter cette chute.

Nous sommes  devenus et resterons des moineaux effrayés devant la puissance de la nature

                              

3 août 2019

Vive la famille ! (Joe Krapov)

DDS 570

Je m’appelle Albert Camus, comme l’autre, mais je n’ai jamais écrit de roman ou de pièce sur Caligula et je ne suis pas philosophe pour un sou. Je suis inventeur de jeux de société.

C’est moi qui ai pris cette photo et je me souviens très bien de cette soirée chez mon oncle Jean-Claude et ma tante Adrienne. Ils habitaient alors avenue Louise à Bruxelles et j’étais de passage par-là pour aller vendre nos derniers jeux sortis au «Brussels game festival» comme on dit en flamand (ou en wallon, je n’ai jamais été doué pour les langues).

Je ne sais plus de laquelle de leur petite fille on fêtait l’anniversaire, justement le soir où ils m’avaient invité. Coumarine ? Pivoine ? Ou Emilie qui est devenue célèbre plus tard en étant la première actrice capable d’interpréter au théâtre le rôle de Madame Chapeau sans que le public ne voie qu’il ne s’agissait pas d’un homme travesti.

Peu importe. La soirée a été très gaie parce qu’après l’indigestion de gâteau au chocolat on a joué au jeu des sept familles modernes dont j‘avais amené un prototype. Qu’est-ce qu’on a pu rire avec ces tirades improbables :

- Papy, dans la famille Minquien, je voudrais le promeneur.
- Pioche !
- Dans la famille Toutélectrique, Coumarine, je te demande « ton kéké en segway ».
- Tiens !
- Dans la même famille je voudrais « ta mère en trottinette »
- Tiens !
- Dans la même famille je voudrais « ton papy en hybride »
- Pioche ! A mon tour. Albert, dans la famille Gravuredemode je voudrais « la pineupe décolletée mais pas touche !»
- Tiens !
- Je voudrais maintenant « Grand-mère Brigitte cougar en string » !
- Tiens ! La peste soit de cette gamine elle va me piquer toutes mes cartes !
- Je voudrais aussi « La mère s’habille en Prada » !
- Alors non, ça ce n’est pas possible ! Aujourd’hui maman est morte ! Pioche ! A mon tour !

A la fin de la partie on est allé coucher les gamines et j’ai terminé la soirée avec tante Adrienne et oncle Jean-Claude à boire de leur excellent vin de Porto et à disserter sur les qualités littéraires inégalables selon eux de Marcel Proust, d’Amélie Nothomb et de Fred Vargas.

***

A la relecture de cette note manuscrite jointe à cette photo dans l’enveloppe quelque chose me semble clocher. C’est pourtant bien mon écriture mais… je suis sûr et certain que je n’ai jamais eu de famille en Belgique.

Qui plus est je ne m’appelle ni Albert ni Camus. Mon prénom est Georges, mon nom est Lesaint et avant de venir dans cet endroit j’étais sous-lieutenant au 99e régiment de dragons à Mourmelon-le-Grand.

- Qu’est-ce que je dois faire, maintenant, Madame ?


DDS 569 124220413- Ouvrez une autre enveloppe, monsieur Krapov ! me répond l’animatrice de l’EHPAD. Et laissez-vous aller pour écrire ce que vous inspire cette photo-ci.

Devant l'image des deux filles avec un gant de vaisselle jaune sur la tête j’ai commencé :

- Je m’appelle Célestine Bongopinot et j’habite Edimburgh. C'est moi qui ai pris cette photo et je me souviens très bien...

DDS 570

Je m’appelle Albert Camus, comme l’autre, mais je n’ai jamais écrit de roman ou de pièce sur Caligula et je ne suis pas philosophe pour un sou. Je suis inventeur de jeux de société.

C’est moi qui ai pris cette photo et je me souviens très bien de cette soirée chez mon oncle Jean-Claude et ma tante Adrienne. Ils habitaient alors avenue Louise à Bruxelles et j’étais de passage par-là pour aller vendre nos derniers jeux sortis au «Brussels game festival» comme on dit en flamand (ou en wallon, je n’ai jamais été doué pour les langues).

Je ne sais plus de laquelle de leur petite fille on fêtait l’anniversaire, justement le soir où ils m’avaient invité. Coumarine ? Pivoine ? Ou Emilie qui est devenue célèbre plus tard en étant la première actrice capable d’interpréter au théâtre le rôle de Madame Chapeau sans que le public ne voie qu’il ne s’agissait pas d’un homme travesti.

Peu importe. La soirée a été très gaie parce qu’après l’indigestion de gâteau au chocolat on a joué au jeu des sept familles modernes dont j‘avais amené un prototype. Qu’est-ce qu’on a pu rire avec ces tirades improbables :

- Papy, dans la famille Minquien, je voudrais le promeneur.
- Pioche !
- Dans la famille Toutélectrique, Coumarine, je te demande « ton kéké en segway ».
- Tiens !
- Dans la même famille je voudrais « ta mère en trottinette »
- Tiens !
- Dans la même famille je voudrais « ton papy en hybride »
- Pioche ! A mon tour. Albert, dans la famille Gravuredemode je voudrais « la pineupe décolletée mais pas touche !»
- Tiens !
- Je voudrais maintenant « Grand-mère Brigitte cougar en string » !
- Tiens ! La peste soit de cette gamine elle va me piquer toutes mes cartes !
- Je voudrais aussi « La mère s’habille en Prada » !
- Alors non, ça ce n’est pas possible ! Aujourd’hui maman est morte ! Pioche ! A mon tour !

A la fin de la partie on est allé coucher les gamines et j’ai terminé la soirée avec tante Adrienne et oncle Jean-Claude à boire de leur excellent vin de Porto et à disserter sur les qualités littéraires inégalables selon eux de Marcel Proust, d’Amélie Nothomb et de Fred Vargas.

***

A la relecture de cette note manuscrite jointe à cette photo dans l’enveloppe quelque chose me semble clocher. C’est pourtant bien mon écriture mais… je suis sûr et certain que je n’ai jamais eu de famille en Belgique.

Qui plus est je ne m’appelle ni Albert ni Camus. Mon prénom est Georges, mon nom est Lesaint et avant de venir dans cet endroit j’étais sous-lieutenant au 99e régiment de dragons à Mourmelon-le-Grand.

- Qu’est-ce que je dois faire, maintenant, Madame ?


DDS 569 124220413- Ouvrez une autre enveloppe, monsieur Krapov ! me répond l’animatrice de l’EHPAD. Et laissez-vous aller pour écrire ce que vous inspire cette photo-ci.

Devant l'image des deux filles avec un gant de vaisselle jaune sur la tête j’ai commencé :

- Je m’appelle Célestine Bongopinot et j’habite Edimburgh. C'est moi qui ai pris cette photo et je me souviens très bien...

29 juin 2019

Conseil d'amie (Joe Krapov)

L’amiral ou l’adjoint au maire
Si jamais tu voulais leur plaire… ;

Si tu rêves de les emplir,
L’un ou l’autre de ces malades,
L’un aride et l’autre impala,
Du désir d’être ton mari ;

Si tu souhaites qu’on t’admire,
Si tu désires te faire aimer
Si tu veux te pâmer en prime
- Pardi, c’est humain après tout
Et tout le monde est bien pareil ! -
Change d’allure sans délai !

 

2019 06 28 - Isaure en robe à damier pour DDS 565

Quitte l’ample robe à damier,
Ton plaid à l’allure mariale
De paria de la séduction
Et cette armada de bijoux,
- Palme d’or, violettes de Parme -
Sous lesquels, oiseau de parade,
Prima donna de mardi gras,
Tu sembles un palmier du Mali
Atteint d’une maladie rare !

De ce look « trop » on médira,
Sois en sûre, et rira aux larmes
Et toi cela te déplaira
Tu t’en feras un nouveau drame.

Ton naturel parle pour toi.
Nul besoin d’un cœur en alarme.
Sans ces drapés tu n’es pas laide
Et si tu permets que je t’aide
L’idéal serait que tu sois
Simplement nue sous un imper !

Madre mia ! Qu’on t’aimera !
Comme ton corps seul plaidera
Pour que sur le dernier palier,
Je le parie, rapide raide,
L’élu de ton cœur, en péril,
Accroché la main à la rampe,
Derrière ton look à pâlir
Soit proche de l’apoplexie !

Sûr, la simplicité paiera
Ta beauté seule gagnera
Pour ton triomphe sans péril
En toute gloire.

Et surtout, surtout, c’est plié,
Pas de maquillage outrancier !
C’est la plaie : ça t’ fait ressembler
A un lampadaire de Noël !

 

3 février 2018

Tête de fan : Pourquoi Verlaine a tiré sur Rimbaud (joye)

Mesdames et messieurs les littéraires samediens,

J'ai le très grand honneur de vous faire part de ma toute dernière découverte académique, à savoir la vraie raison pour laquelle Verlaine a tiré sur Rimbaud. C'est tout simplement parce que celui-ci aurait traité celui-là de Yéti et que celui-là, hors de ce-lui-même, aurait cherché à se venger de l'insulte cruelle. Je viens tout juste de trouver les preuves de ce fait dans ce magnifique manuscrit retrouvé dans des archives obscures et jusqu'ici inconnues qui se trouvaient dans un carton égaré dans un coin poussiéreux d'un sous-sol quand même au sec dans une ferme resplendissante au délicieux Wyacondah Township en Iowa (USA). - P. Dagogue, à Champfleury, ce 02.03.2018

Tête de fan 1873

BIBLIOGRAPHIE

« Arthur Rimbaud. » Wikipedia, Wikimedia Foundation, 31 janvier 2018, fr.wikipedia.org/wiki/Arthur_Rimbaud.

« Krapov, l’ultime mordu de ces deux dingueux. » Pif pour les grands. 1 avril 2018, pp. 435–899.

« Lettres Du Voyant. » Pinterest, 14 Mar. 2015, www.pinterest.com/pin/457396905881419802/.

Iowagirl, Joye. Histoire d’une défiante samedienne. Éditions Plouc, 2018.

“Tête De Faune.” - Arthur RIMBAUD - Les Grands Poèmes Classiques - Poésie Française -    poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/arthur_rimbaud/tete_de_faune.html.

Verlaine, Paul. Le Jour où Arthur m'a traité de Yéti. Prison De Mons, 1874.

13 avril 2013

Désillusion (Célestine)

cél

Je l’ai bien regardée, contemplée, admirée, à travers mes pupilles en fente cillée, sourcillée, zébrée, lui faisant mon regard vert opalin, coquin, mignardin qu’elle adore. J’ai arrondi adouci amolli mes pelotes pour promener velours sur sa peau blanche.

J’ai ronronné roulé enroulé mon poil de touffe noire et douce comme soie au satin de ses jambes. J’ai miroulé, miauliné, mignonné mon museau de cuir rose et noir, triangle mou tout froid tout humide contre sa douceur angevine et j’ai langué, léché, léchouillé ses doigts de mon fin papier de verre âpre et scroutch scroutch scroutch sur le fin nylon de ses bas noirs résillés, elle a hurlé.  

J’ai trembloté, agité vibré vibrillonné mes fins longs cils moustaches chatouillantes affolantes sur sa joue rose, rosie, enrosie de plaisir

J’ai cru qu’elle aimerait mes papouilles léchouillantes papillonnantes, mes câlins charmants, chatonnants  ronronnants.

 Je me suis fait des idées…Elle m’a flanqué dans le jardin.

J'ai pas compris.

Elle avait dit : « Ce soir, je chatte pendant une heure ».

Et elle a pris son ordinateur.

Non. J’ai pas compris…

 

27 janvier 2018

Xérès que c'est ? (Kate)

 

Comment ne me suis-je pas plus préparée à l'arrivée de ce mot étrange que je connais mais n'emploie jamais ?

Pourquoi ai-je passé tant de temps à creuser encore le sujet "thuriféraire" ?

Comment n'ai-je pas pensé que la lettre X allait poser problème ?

Pourquoi ne pas avoir anticipé, cherché, pioché, planché, sachant que le mot "xylophage" avait déjà été traité (et bien traité !), dans le défi #457 ?

Comment faire pour me sortir de ce manque d'inspiration total ?

Pourquoi me suis-je secrètement persuadée que la lettre "x" elle-même allait être le thème du défi de la semaine non sans avoir envisagé qu'après T, U, W suivrait peut-être Y directement puisque suivant une logique (interne) la lettre V avait été négligée auparavant ?

Du xérès ? Mais je n'en ai jamais bu et même jamais vu !

scrabble xeres

verre xeres

Le mot servait (rarement !) au scrabble pour ma mère et était pour mon père prétexte à de longues digressions en forme de monologue sur la prononciation : à la française, à l'espagnole... ou à l'anglaise, le fameux "sherry" dont on entend toujours parler dans les films ("Vous prendrez bien un verre de sherry ?") mais qu'on ne consomme jamais ...

Certes, il en est de toutes les couleurs (des vertes et des pas mûres, sûrement !), de tous les degrés, du plus sec au plus liquoreux, du plus cher au moins cher, etc. C'est une religion merveilleuse et étrange à laquelle je vais être sous peu initiée par des fervents pratiquants, je vous en remercie par avance !

Post Scriptum : "tempus fugit", le temps s'en va, on ne peut le retenir mais ces verrières  (du XIVème siècle) de la cathédrale, choeur nord, baie Marie Madeleine, enfin trouvées et "nous en province aussi l'on a..." des anges thuriféraires ! Mais on ne le sait pas car ils sont tout là haut là haut !

 

 

tout

droit

gauche

25 novembre 2017

Vide-grenier (Joe Krapov) (427)

Dans le grenier aux mille frusques,
Encadrée par la soldatesque,
S’agite l’odalisque brusque,
Pour une braderie dantesque.

DDS 482 Sophie Anderson sheherazade


Telle, au désert, une bourrasque
Elle remue tapis et vasques 
Et statuaire éléphantesque,
Confisque tout le pittoresque
Du harem devenu burlesque.

Sa danse est une bergamasque !
Shéhérazade s’en inspire
Et s’en redescend pour écrire
Ceci :

L’obélisque est gigantesque,
L’odalisque est fantasque,
Moi je rêve de Manosque.
Qu’y boirai-je ? Une mauresque !

Jouer des musiques sous le kiosque
A la Daft Punk, dessous un casque,
Peindre mille et mille arabesque
Orner des boucliers étrusques…

Dois-je citer toutes mes frasques
Ityphalliques et pioupiesques ?

Prescription pour le pays basque ?
Je n’ai pas dégradé de fresque
Mais Omar a « manger » la bisque !
Pourquoi changerais-je de disque ?

Pourquoi tomberais-je le masque ?
L’exercice n’est pas sans risques :
Un jour nous aurons les joues flasques,
Nous serons des vieillards grotesques
Car toute existence est farcesque.

Sarcey se prénommait Francisque,
L’obélisque sera clownesque
On n’était pas chevaleresques
Mais juste… abracadabrantesques » *
 

DDS 482 Anna Karina Sheherazade

 
Ce que la conteuse nous chante
Finira-t-il à la brocante ?

Se pourrait-il, par aventure,
Que ses mille nuits d’écriture
Disparaissent dans la nature ?
Qu’un heureux acheteur du souk
Les emmène dans sa felouque ?

Se peut-il qu’un jour sur E-bay
Parmi d’autres trésors livresques
Un libraire ému les débusque ?

Ou suis-je par trop romanesque ?


* Oui, j’ai oublié de citer nommément l’astérisque.
C’est pour ça que j’en ai mis un quand même sous cette forme-là.
Tant pis s'il ne sert à rien !
Revendez-le au prochain vide-grenier près de chez vous !

Publicité
Newsletter
Publicité
Le défi du samedi
Publicité